Les chevaux sont des herbivores dont le système digestif est parfaitement adapté à une alimentation composée de plantes fibreuses. Toutefois, la façon dont ces animaux se nourrissent à l’état sauvage diffère souvent de celle des chevaux domestiques aujourd’hui.

Les chevaux sauvages ou féraux passent la majeure partie de leur journée à paître une variété d’herbes, d’arbustes et d’autres fourrages naturels, sélectionnant soigneusement les plantes pour répondre à leurs besoins nutritionnels. En revanche, les chevaux domestiques reçoivent souvent des moulées concentrées, du foin et des suppléments qui ne reproduisent pas toujours pleinement la diversité et l’équilibre d’une alimentation naturelle.

Comprendre les différences entre l’alimentation des chevaux sauvages et domestiques est essentiel pour les propriétaires, les entraîneurs et les soigneurs qui cherchent à optimiser la santé, la digestion et les performances des animaux qu’ils côtoient.

Comprendre comment les chevaux féraux répondent à leurs besoins nutritionnels et les défis que posent les pratiques alimentaires modernes chez les chevaux domestiques aide à mieux adapter leur alimentation à leur physiologie. Cela contribue à la santé digestive, à la longévité et au bien-être.

En quoi l’alimentation des chevaux sauvages diffère-t-elle de celle des chevaux domestiques?

Les chevaux, qu’ils vivent librement dans les grands espaces ou qu’ils soient gardés au pâturage et au box, partagent la même physiologie nutritionnelle de base façonnée par leur évolution en tant qu’animaux herbivores.

Il est plus juste de désigner les chevaux communément appelés « chevaux sauvages » comme étant des animaux féraux, c’est-à-dire des chevaux issus de chevaux domestiqués qui vivent désormais sans intervention humaine directe.

Ces chevaux consomment un régime alimentaire à base de fourrage, constitué principalement d’herbes fibreuses à faible teneur en calories. Selon la saison et l’habitat, leur alimentation comprend également des carex, des arbustes, des plantes herbacées et d’autres végétaux naturellement disponibles, les herbes constituant la majorité de l’apport total.

Le système digestif équin est adapté pour extraire l’énergie de ce type d’alimentation grâce à la fermentation de l’intestin postérieur. Les chevaux dépendent des populations microbiennes présentes dans le cæcum et le côlon pour décomposer les glucides structuraux tels que la cellulose, libérant des acides gras volatils qui servent de principale source d’énergie.

Cette adaptation est favorisée par une ingestion de fourrage quasi continue. Les chevaux féraux paissent pendant de nombreuses heures chaque jour, ce qui aide à maintenir une fermentation stable, un bon équilibre intestinal et une extraction efficace des nutriments à partir de végétaux à faible densité énergétique.

Les chevaux féraux vivent indépendamment de l’intervention humaine et doivent trouver leur nourriture pour répondre à tous leurs besoins alimentaires. En revanche, les chevaux domestiques dépendent des humains pour fournir et réguler leurs sources alimentaires, souvent dans des environnements qui diffèrent considérablement de leur habitat à l’état sauvage.

L’observation de l’alimentation des chevaux féraux permet de mieux comprendre leurs stratégies de survie et d’adopter des pratiques d’alimentation plus naturelles et axées sur la santé pour les chevaux domestiques. La comparaison des régimes alimentaires des chevaux féraux et ceux des chevaux domestiques révèle des différences importantes en matière de nutrition et de comportement alimentaire.

Répartition du temps chez les chevaux féraux et domestiques

Comprendre comment les chevaux répartissent leur temps au cours de la journée offre des informations précieuses sur leurs comportements naturels et leur bien-être général.

Un « budget temps » fait référence à la manière dont un animal répartit son temps entre diverses activités, comme le pâturage, le repos, les interactions sociales et les déplacements. Les budgets temps sont un facteur important à prendre en compte, car ils reflètent les rythmes et comportements naturels qui soutiennent la santé physique et mentale d’un animal.

Figure 1. Répartition du temps chez les chevaux sauvages et domestiques [1]

graphique des budgets temps des chevaux

Légende :
Percentage time : Pourcentage de temps
Lying down : S’étendre au sol
Standing : Se tenir debout
Eating : Manger
Socializing : Socialiser
Wild : Sauvage
Groupe : En groupe
Stabled with Contact : Au box avec contact
Stabled without contact : Au box sans contact

Chez les chevaux féraux et sauvages, le pâturage constitue l’activité dominante, et ils passent généralement de 12 à 16 heures par jour à paître.

Ce temps de pâturage prolongé est entrecoupé d’autres comportements comme le repos, les interactions sociales et les déplacements vers de nouvelles zones d’alimentation, en fonction de la disponibilité de la nourriture, de l’eau et de l’abri. [2][3][4]

En comparaison, les budgets temps des chevaux domestiques sont plus variables, selon leur mode de gestion et leur système d’hébergement. En moyenne, les chevaux domestiques passent beaucoup moins de temps à chercher de la nourriture et à paître. [5]

Pour ces chevaux, avoir l’opportunité d’adopter des comportements naturels de recherche de nourriture peut aider à réduire le stress, favoriser la stimulation mentale et contribuer à une digestion saine en encourageant une alimentation plus lente et plus régulière.

Des recherches montrent que les chevaux domestiques adoptent des budgets temps similaires à ceux des chevaux féraux lorsqu’ils en ont la possibilité, ce qui suggère que dans des conditions optimales, ils adoptent des comportements plus conformes à leurs adaptations naturelles. [3]

Origines et adaptations des chevaux féraux

Bien que le terme « cheval sauvage » soit couramment utilisé, il est important de préciser que les vrais chevaux sauvages – ceux qui n’ont jamais été domestiqués – sont pratiquement éteints. La seule espèce de cheval véritablement sauvage encore existante est le cheval de Przewalski, originaire des steppes de Mongolie. [6]

Tous les autres chevaux dits « sauvages », comme les Mustangs d’Amérique du Nord ou les Brumbies en Australie, sont techniquement des chevaux féraux ou en liberté. Ces équidés sont les descendants de chevaux autrefois domestiqués qui sont retournés à un mode de vie sauvage. [7][8]

Les chevaux féraux vivent en troupeaux autonomes, sans soins ni intervention directe de l’humain, et s’adaptent à une variété de climats et de terrains, des déserts arides aux plaines herbeuses. Au fil des générations, ils ont développé des comportements et des habitudes alimentaires qui leur permettent de survivre à l’état sauvage, tout comme leurs ancêtres. [9]

Cependant, comme ils sont issus de populations domestiques, leur biologie reste identique à ces dernières, ce qui signifie que leurs besoins nutritionnels, leurs systèmes digestifs et leurs instincts de pâturage demeurent fondamentalement inchangés.

Influences de l’environnement sur le comportement des chevaux féraux

Les chevaux féraux dépendent entièrement de leur environnement pour répondre à leurs besoins nutritionnels. Contrairement aux chevaux domestiques dont l’alimentation est contrôlée, les chevaux féraux s’adaptent aux conditions changeantes, en broutant les fourrages disponibles selon la saison, le terrain et le climat.

La disponibilité de la nourriture est le principal facteur qui détermine les déplacements des chevaux féraux. Lorsque les ressources sont limitées, ils parcourent de grandes distances pour trouver suffisamment de fourrage et d’eau. Leur aire de répartition et leurs habitudes de pâturage sont également influencées par la topographie, les conditions météorologiques, le risque de prédation et la densité du troupeau. [10][11]

Ces contraintes environnementales déterminent non seulement ce que mangent les chevaux féraux, mais aussi la fréquence et l’étendue de leurs déplacements pour y accéder. Pour les propriétaires de chevaux, cela souligne l’importance de favoriser des comportements naturels en offrant des régimes riches en fourrages, en encourageant le mouvement et en évitant les régimes alimentaires trop riches et rigides pouvant entraîner des problèmes de santé.

Alimentation et comportements de recherche de nourriture des chevaux féraux

Tout comme leurs ancêtres sauvages, les chevaux féraux sont des herbivores qui se nourissent d’herbes, de carex et d’autres végétaux pour leur subsistance.

Bien qu’ils ne soient pas originaires des États-Unis, leurs habitudes de pâturage ont considérablement influencé la végétation locale, en particulier dans des régions comme le Grand Bassin, où les écosystèmes n’étaient pas adaptés aux grands herbivores. [12]

Le régime alimentaire des chevaux féraux est déterminé par la disponibilité du fourrage dans leur environnement, qui varie selon la saison, l’emplacement géographique et les espèces végétales présentes.

Composantes principales du régime alimentaire des chevaux féraux

L’herbe constitue la base du régime alimentaire des chevaux féraux, fournissant des nutriments essentiels et de l’énergie pour la survie.

Des études ont montré que les herbes représentent environ 83 à 88 % du régime alimentaire total des chevaux féraux. Toutefois, dans certaines populations, la consommation totale d’herbes peut représenter près de 56 % du régime. [7][13][14][15]

Outre les herbes, les chevaux féraux consomment également des arbustes, des plantes ligneuses et des plantes herbacées (plantes à fleurs). Les arbustes comme l’armoise et les plantes herbacées sont consommés moins fréquemment, mais deviennent plus importants lorsque les herbes se font plus rares, particulièrement durant les mois d’hiver. [16]

Les plantes herbacées peuvent contenir des niveaux plus élevés de composés phénoliques, des substances chimiques naturelles présentes dans de nombreuses plantes, que les chevaux ont du mal à décomposer ou à éliminer de leur organisme. Par conséquent, les chevaux sont moins enclins à consommer ces plantes sauf en cas de nécessité. [14]

Hydratation

Comme leurs congénères domestiques, les chevaux féraux ont besoin d’un accès constant à de l’eau fraîche et propre pour une santé optimale. Leur consommation quotidienne d’eau varie en fonction de facteurs tels que le poids corporel, le niveau d’activité, les conditions environnementales et le régime alimentaire. [14]

Les chevaux ont des besoins élevés en eau. Un cheval adulte à l’entretien pesant environ 1 100 lb (500 kg) consomme entre 22 et 34 L (6 à 9 gal) d’eau par jour dans des conditions thermoneutres. [17][18]

Dans leur habitat naturel, les chevaux féraux parcourent souvent de grandes distances pour trouver des sources d’eau, et leurs habitudes d’abreuvement changent en fonction de la disponibilité et de la qualité de l’eau. Par temps chaud, les chevaux féraux visitent les sources d’eau plus fréquemment, y passant parfois jusqu’à 73 % de la journée. [18]

Les chevaux domestiques qui ont un accès constant au fourrage peuvent avoir une meilleure rétention d’eau comparativement à ceux nourris selon un horaire typique de deux repas par jour. Cette observation pourrait expliquer pourquoi les chevaux féraux peuvent se débrouiller pendant de longues périodes sans boire, en cherchant de la nourriture jusqu’à 55 km (34 mi) des sources d’eau. [19]

Chevaux domestiques

Il est crucial de bien comprendre les pratiques alimentaires des chevaux domestiques afin de préserver leur santé et de prévenir des problèmes courants tels que les coliques, l’obésité et les troubles métaboliques.

Les chevaux domestiques vivent sous la responsabilité des humains et dépendent de leurs propriétaires ou de leurs soigneurs pour leur nourriture, leur eau et leur gestion générale. Contrairement aux chevaux féraux, ils ne se nourrissent pas librement et consomment plutôt des aliments distribués selon un horaire défini par l’humain.

Leur alimentation comprend souvent du foin, du pâturage, des céréales, des concentrés commerciaux et des suppléments alimentaires conçus pour répondre aux besoins énergiques, sportifs ou de croissance.

Les habitudes alimentaires des chevaux domestiques diffèrent considérablement de celles des chevaux féraux. Les chevaux domestiques mangent souvent deux à trois repas structurés par jour, plutôt que de paître presque continuellement, et leur alimentation peut inclure des aliments riches en calories qui ne se trouvent pas dans le fourrage naturel.

Ces différences peuvent affecter la santé digestive, le comportement, le métabolisme et le bien-être général. [4][20][21]

Contraintes environnementales sur le comportement des chevaux domestiques

Les chevaux domestiques vivent dans des environnements fortement façonnés par les humains, y compris des écuries, des pâturages, des manèges et des enclos. L’espace et les sorties à l’extérieur sont souvent limités comparativement aux vastes espaces occupés par les chevaux féraux. Cette restriction affecte non seulement les déplacements, mais aussi des comportements naturels tels que le pâturage, la recherche de nourriture et les interactions sociales.

Les chevaux confinés à des espaces plus restreints peuvent développer de l’ennui ou du stress, ce qui peut parfois entraîner des comportements stéréotypés comme le tic à l’appui, le tic de l’ours ou le tic déambulatoire. [#][23]

La gestion humaine dicte également les routines quotidiennes, y compris les horaires d’alimentation, l’exercice, et la manipulation. Bien que ces routines puissent favoriser l’entraînement, les performances et la sécurité, elles peuvent perturber les rythmes naturels de pâturage et réduire les occasions d’activité continue de faible intensité.

Les dynamiques sociales diffèrent également; les chevaux domestiques sont souvent hébergés en petits groupes ou individuellement, ce qui peut limiter les interactions naturelles du troupeau et les hiérarchies de dominance qui aident à réguler le comportement et à réduire les conflits dans les populations férales. [4][20]

L’enrichissement environnemental, comme un terrain varié, des occasions de pâturage et des compagnons sociaux, est essentiel dans les environnements domestiques pour soutenir à la fois la santé mentale et physique. Sans cela, les chevaux peuvent souffrir de stress accru, de troubles digestifs ou de problèmes de gestion du poids, ce qui souligne l’importance de stratégies de gestion soigneusement planifiées. [24][25]

Régimes alimentaires des chevaux domestiques

L’alimentation des chevaux domestiques, en particulier ceux qui vivent dans une écurie, diffère considérablement de celle des chevaux féraux. Alors que ces derniers passent la majeure partie de leur journée à paître et à se déplacer, les chevaux domestiques sont souvent confinés pendant de plus longues périodes. [17]

Historiquement, des céréales comme l’avoine, le maïs et l’orge étaient ajoutées à l’alimentation des chevaux au travail, tels que les chevaux de trait et de transport. Au fil du temps, les concentrés sont devenus une pratique alimentaire courante pour de nombreux chevaux, surtout lorsque l’accès à un fourrage de qualité est limité. [26]

Cependant, les régimes riches en céréales peuvent entraîner des problèmes de santé. Par exemple, les Pur-sang de course, généralement nourris avec des régimes riches en céréales tout en étant confinés à l’écurie, sont sujets à des affections comme les ulcères gastriques, les coliques et la laminite.

Ces problèmes sont associés à un accès limité au fourrage, un mode de vie qui ne correspond pas au comportement naturel de pâturage des chevaux en liberté. [27]

La fermentation rapide des céréales riches en amidon peut perturber l’équilibre naturel de l’intestin, entraînant des problèmes digestifs. De plus, les régimes riches en céréales sont pauvres en fibres, essentielles à une digestion saine et aux comportements naturels de mastication. [28]

L’alimentation influence également le comportement. Par exemple, le fait de donner un régime à base de céréales ou de concentrés à de jeunes chevaux avant le sevrage peut contribuer à des comportements stéréotypés, tels que le tic à l’appui ou le tic de l’ours, qui sont des signes de stress, d’ennui ou d’inconfort. Ces comportements sont moins fréquents chez les chevaux en liberté, qui peuvent paître et se déplacer naturellement. [28]

Principaux composants de l’alimentation des chevaux domestiques

L’alimentation des chevaux domestiques est contrôlée et diffère considérablement des modes de recherche de nourriture des populations férales. Pour la plupart des chevaux, le fourrage demeure le principal composant de l’alimentation, généralement fourni sous forme de pâturage ou de foin.

Il est généralement recommandé que le fourrage constitue la majeure partie de la ration, représentant souvent de 1,5 à 2 % du poids corporel par jour. Cet apport fournit les fibres structurelles nécessaires pour favoriser la santé de l’intestin postérieur et la fonction digestive normale. [29][30]

En plus du fourrage, de nombreux chevaux domestiques consomment des concentrés ou des moulées commerciales. Ces produits sont utilisés de manière stratégique pour fournir des calories, des protéines, des vitamines ou des minéraux supplémentaires lorsque le fourrage seul ne répond pas aux besoins nutritionnels du cheval.

Bien qu’utiles dans certaines situations, les concentrés doivent être distribués avec précaution afin de favoriser la santé métabolique et gastro-intestinale et d’éviter un apport excessif en amidon.

L’alimentation des chevaux domestiques peut également inclure des ingrédients supplémentaires, tels que des équilibreurs de vitamines et minéraux, des sources de matières grasses, ou des suppléments adaptés conçus pour répondre à des besoins individuels. Il est préférable d’effectuer ces ajouts avoir après réalisé une analyse du fourrage, en tenant compte de l’âge, de la charge de travail et de l’état de santé du cheval afin de garantir que l’alimentation est parfaitement équilibrée.

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Contrairement aux chevaux féraux, qui ajustent leur consommation en fonction de la disponibilité naturelle du fourrage, les chevaux domestiques dépendent de leurs soigneurs pour recevoir une alimentation équilibrée. C’est pourquoi la formulation adéquate et l’évaluation régulière des plans alimentaires sont essentielles.

En ajustant la qualité du fourrage, le type de concentré et les suppléments, les propriétaires de chevaux peuvent répondre aux besoins spécifiques de leur animal à différents stades de vie, niveaux d’activité physique et problèmes de santé.

Si vous n’êtes pas certain que l’alimentation de votre cheval répond à tous ses besoins, un nutritionniste équin qualifié peut vous aider à effectuer une évaluation complète et à élaborer un plan individualisé.

Hydratation

Les chevaux domestiques ont besoin d’un accès constant à de l’eau fraîche et propre pour rester en santé, soutenir leur digestion et réguler leur température corporelle. Contrairement aux chevaux féraux qui se déplacent pour trouver de l’eau, les chevaux domestiques dépendent de leurs soigneurs pour fournir des sources fiables au moyen de seaux ou d’abreuvoirs automatiques.

La consommation quotidienne d’eau dépend du poids corporel, de l’alimentation, de la charge de travail et des conditions environnementales. Un cheval typique de 1 100 lb (500 kg) boit environ 23 à 43 L (6 à 9 gal) par jour, avec des besoins plus élevés par temps chaud, lors d’un effort physique ou lorsqu’il consomme des aliments secs comme le foin. Les chevaux nourris uniquement au fourrage boivent davantage que ceux recevant des aliments mélangés ou granulés, car ils consomment plus de nourriture pour répondre à leurs besoins énergétiques. [31][32][33]

Alimentation à base de fourrage pour le bien-être des chevaux

Avec l’amélioration de nos connaissances sur la santé et le bien-être équins, on observe une tendance croissance vers une alimentation à base de fourrage pour les chevaux domestiques. Alors que plusieurs considéraient autrefois le fourrage seul comme insuffisant pour répondre aux besoins énergétiques, des études ont montré que les chevaux peuvent effectuer des activités intenses avec une alimentation composée uniquement de fourrage. [34][35]

Les rations à base de fourrage favorisent également une diversité et une stabilité microbienne accrues dans l’intestin postérieur, ce qui améliore la santé digestive. Mettre l’accent sur la teneur en fibres de l’alimentation peut améliorer le bien-être en offrant une alimentation plus naturelle et équilibrée, tout en soutenant les comportements de mastication et de recherche de nourriture importants pour le bien-être mental.

Mise en œuvre d’une approche d’alimentation axée sur le fourrage

Pour les propriétaires de chevaux qui souhaitent passer à une routine d’alimentation basée sur le fourrage, l’objectif est d’imiter les habitudes de pâturage des chevaux féraux, en veillant à ce que l’alimentation de votre cheval favorise ses comportements naturels ainsi qu’une santé optimale.

Suivez ces conseils pratiques pour effectuer la transition, et si vous avez besoin de plus d’aide, prenez rendez-vous pour une consultation gratuite avec l’un de nos nutritionnistes équins experts dès aujourd’hui.

1) Fournir un accès continu au fourrage

Offrez à votre cheval un accès illimité à un fourrage de bonne qualité afin d’imiter les comportements naturels de pâturage des chevaux sauvages. Cela aide à maintenir une digestion saine, favorise des comportements naturels de mastication et réduit le risque de problèmes comportementaux.

2) Assurer une disponibilité constante de l’eau

Fournissez toujours de l’eau fraîche et propre à votre cheval. Tout comme les chevaux féraux se déplacent à la recherche d’eau, un accès constant à une eau abondante constitue l’un des aspects les plus importants pour soutenir la digestion et la santé globale de votre cheval. [36]

Fournir plusieurs points d’eau propres et surveiller la consommation est essentiel pour prévenir la déshydratation et maintenir le bien-être. Ajouter 2 c. à soupe de sel par jour à la ration de votre cheval, ainsi qu’un accès libre à du sel en vrac, soutient également l’hydratation et la santé digestive globale.

3) Équilibrer l’alimentation

Une alimentation composée exclusivement à base de fourrage ne répond pas toujours à l’ensemble des besoins nutritionnels d’un cheval, en particulier si la qualité du fourrage est variable ou si le cheval a des besoins supplémentaires liés à la croissance, à la reproduction ou à l’exercice.

Même si les chevaux sauvages ou féraux peuvent survivre et paraître en bonne santé avec le fourrage naturel, leur alimentation leur apporte rarement un apport équilibré en vitamines et minéraux. L’un des principaux avantages de l’alimentation domestique est la possibilité d’optimiser cet équilibre pour favoriser le bien-être général, la longévité et les performances.

Pour combler les lacunes d’une alimentation à base de fourrage, la plupart des chevaux bénéficient d’un équilibreur de ration ou d’un supplément complet en vitamines et minéraux. Omneity® de Mad Barn est un mélange complet de vitamines et de minéraux conçu pour répondre aux besoins des chevaux nourris principalement au foin, sans agents de remplissage ni céréales ajoutés.

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4) Fournir un enrichissement environnemental

Encouragez les comportements naturels en offrant à votre cheval des occasions de se déplacer, de socialiser et de paître. Les activités d’enrichissement comme les filets à foin à alimentation lente, les casse-têtes alimentaires et l’alimentation dispersée (répandre du foin dans un pâturage ou un enclos) peuvent aider à simuler le temps de recherche de nourriture naturel et à réduire l’ennui, ce qui est essentiel pour le bien-être mental. [37][38]

Application des connaissances sur l’alimentation des chevaux féraux aux chevaux domestiques

L’observation des chevaux féraux offre un contexte utile pour comprendre comment le comportement de pâturage, le mouvement et l’alimentation interagissent afin de soutenir une fonction digestive normale. Bien que les chevaux domestiques vivent dans des environnements très différents, plusieurs aspects de leurs programmes alimentaires peuvent être ajustés afin de mieux refléter ces schémas naturels.

Il est important de mettre l’accent sur un apport constant en fourrage, une hydratation adéquate et des occasions d’exprimer des comportements naturels afin de soutenir la santé digestive et le bien-être général des chevaux domestiques.

Foire aux questions

Voici quelques questions fréquemment posées sur l’alimentation des chevaux sauvages :

Résumé

Les chevaux sauvages et domestiques partagent les mêmes besoins nutritionnels, mais diffèrent considérablement dans la façon dont ils obtiennent et consomment leur nourriture. Les chevaux sauvages se nourrisent de végétaux fibreux qu’ils trouvent eux-mêmes dans la nature, tandis que les chevaux domestiques dépendent d’une alimentation fournie par l’humain.

  • Les véritables chevaux sauvages sont pratiquement éteints, et la plupart des chevaux dits sauvages, tels que les Mustangs et les Brumbies, sont en réalité des chevaux féraux issus de populations domestiquées
  • Les chevaux féraux consomment principalement des herbes, des carex et des arbustes, adaptant leur alimentation en fonction des conditions saisonnières et environnementales, les herbes constituant la majorité de leur apport
  • Les chevaux féraux adaptent constamment leurs habitudes de pâturage, parcourant de longues distances pour trouver de la nourriture et de l’eau, les facteurs environnementaux influençant leurs habitudes de pâturage et leur alimentation
  • Les chevaux domestiques reçoivent souvent moins de fourrage et peuvent consommer des régimes riches en céréales, ce qui peut entraîner des problèmes comportementaux et de santé comme les coliques et les ulcères
  • Une alimentation à base de fourrage pour les chevaux domestiques peut améliorer leur santé et leur comportement, favorisant une meilleure digestion et un bien-être mental accru, tout en imitant les habitudes de pâturage des chevaux féraux
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Références

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