Le virus du Nil occidental (VNO) est un arbovirus transmis par les moustiques, connu pour causer des maladies graves chez les humains, les oiseaux et les chevaux.
Les chevaux atteints peuvent développer une inflammation du cerveau (encéphalite) ainsi que des symptômes neurologiques, tels que des difficultés à avaler, un manque de coordination et une tendance à appuyer la tête contre divers objets ou surfaces. [1][2]
Bien que seulement 10 % des chevaux infectés par le VNO présentent des signes de la maladie, le taux de mortalité peut atteindre 57 % chez ceux qui manifestent des symptômes. [3]
Il n’existe aucun traitement spécifique pour le virus du Nil occidental chez le cheval. La prise en charge repose principalement sur les soins de soutien, visant à réduire les symptômes et à prévenir les complications. [11]
Chaque année, des cas sporadiques de virus du Nil occidental sont signalés en Amérique du Nord. Heureusement, les vaccins équins contre le VNO et les mesures de lutte contre les moustiques ont permis de réduire l’incidence de cette pathologie chez les chevaux. [4][5]
Virus du Nil occidental (VNO) chez le cheval
Le virus du Nil occidental (VNO) appartient à une famille de virus à ARN appelée Flaviviridae. [6] Le virus a été isolé pour la première fois en 1937 chez une femme ougandaise. Depuis, il s’est propagé à l’échelle mondiale et constitue aujourd’hui une cause majeure d’encéphalite virale. [6]
En 1999, le premier cas équin de VNO a été signalé aux États-Unis, suivi de milliers de cas au cours des années suivantes. [18]
Les moustiques sont le vecteur principal du VNO, ce qui signifie qu’ils sont les principaux agents de transmission entre les hôtes. Les moustiques contractent le virus auprès d’oiseaux infectés, puis le transmettent aux humains, aux chevaux et à d’autres animaux.
Tous les chevaux peuvent contracter ce virus, mais les chevaux non vaccinés, jeunes ou âgés présentent un risque accru de maladie grave. [4]
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Transmission
La transmission du virus du Nil occidental aux chevaux est facilitée par les moustiques qui contractent le virus en se nourrissant d’oiseaux infectés.
Les oiseaux sauvages constituent un réservoir du VNO, ce qui signifie qu’ils transportent le virus sans tomber malades. [2][6] Ils servent aussi d’hôtes amplificateurs, permettant au virus de se répliquer. Le moineau domestique (Passer domesticus) et d’autres passériformes comme la corneille et le merle d’Amérique présentent les taux les plus élevés de virus circulant dans leur sang. [3]
Les moustiques, en particulier les espèces du genre Culex, propagent le virus en le transportant des oiseaux infectés vers d’autres animaux. [3] Le virus se réplique dans les glandes salivaires des moustiques infectés. Une fois infecté, le moustique transmet le virus à l’animal sur lequel il se pose pour son repas de sang suivant. [3]
Les moustiques ne contractent le virus que chez des animaux virémiques. Lorsqu’un animal est virémique, la charge virale dans son sang est suffisamment élevée pour que le moustique ingère le virus et devienne porteur. [3]
Chez les chevaux et les humains atteints du VNO, la charge virale dans le sang est minimale, ce qui les rend incapables d’infecter les moustiques. Ces deux espèces sont considérées comme des culs-de-sac épidémiologiques, ce qui signifie qu’elles ne contribuent pas au cycle de transmission du virus. Cela signifie également que le virus ne peut pas se propager d’un cheval à un autre, ni d’un cheval à un humain ou inversement. [1][3]
Pendant l’hiver, on croit que le VNO persiste chez les moustiques et reste présent à de faibles concentrations chez les espèces hôtes et/ou les oiseaux migrateurs. [3] Cela permet au virus de rester endémique dans la région et d’entraîner de nouvelles infections l’année suivante.
Éclosions de la maladie
Les infections au virus du Nil occidental chez les chevaux peuvent survenir sous forme de cas sporadiques ou d’éclosions régionales. L’éclosion la plus importante en Amérique du Nord a eu lieu entre 1999 et 2002.
Le virus a été détecté pour la première fois à New York, puis s’est rapidement propagé au Canada, au Mexique et dans les Caraïbes. Cette éclosion de VNO a entraîné près de 15 000 cas confirmés d’encéphalite chez les chevaux, 4 000 cas chez les humains, et la mort de 16 500 oiseaux. [3]
Pour réduire les risques d’éclosion, il est essentiel de demeurer vigilant quant aux signes de maladie chez votre cheval et de mettre en place des mesures de prévention.
Pathogenèse de l’encéphalite liée au VNO
L’infection par le virus du Nil occidental chez les chevaux peut entraîner une encéphalite, caractérisée par une inflammation du cerveau. Les chevaux atteints peuvent développer une inflammation généralisée du système nerveux, touchant le cerveau, la moelle épinière et les tissus protecteurs. [5]
Le virus est capable de franchir la barrière hémato-encéphalique pour atteindre le système nerveux central (SNC). La réplication du virus à l’intérieur du SNC ainsi que la réponse immunitaire qui s’ensuit causent des dommages aux neurones et aux cellules environnantes.
« Le virus du Nil occidental demeure une menace sérieuse pour la santé équine, en particulier chez les chevaux non vaccinés. Même si certains chevaux ne présenteront peut-être jamais de signes d’infection, ceux qui en présentent peuvent souffrir de symptômes neurologiques aux conséquences graves, voire mortelles. La vaccination et la lutte contre les moustiques sont des mesures de protection essentielles pour prévenir la propagation du VNO. »
— Dre Madison Ricard, D.M.V., PhD, DACVP, PASÉducatrice vétérinaire chez Mad Barn
Les symptômes neurologiques associés au VNO, tels que l’ataxie (manque de coordination), sont causés par une infection du pont de Varole et du bulbe rachidien dans le tronc cérébral, ainsi que des nerfs crâniens adjacents. [7]
Le virus peut aussi se répliquer dans d’autres tissus, notamment la rate, le foie, le cœur, les ganglions lymphatiques et les poumons. [3] Bien que rares, les infections par le VNO peuvent également endommager ces tissus, comme l’illustre un cas d’hépatite induite par le VNO chez un poulain sud-africain. [8]
Signes cliniques
Ce ne sont pas nécessairement tous les chevaux infectés par le virus du Nil occidental qui présentent des signes cliniques évidents. Toutefois, les chevaux symptomatiques peuvent avoir divers signes cliniques, principalement de nature neurologique.
Les premiers signes de VNO chez le cheval sont généralement vagues et incluent un inconfort général, une boiterie et de la fièvre. [4] Des changements de comportement peuvent aussi être observés, certains chevaux semblant confus, léthargiques ou agités.
Chez les chevaux gravement atteints par le VNO, les principaux signes sont des atteintes neurologiques causées par des dommages au SNC. Ces problèmes peuvent être bilatéraux (touchant les deux côtés du corps) ou asymétriques (touchant un seul côté du cheval). [7]
Symptômes neurologiques
Les signes neurologiques associés à une infection par le VNO chez les chevaux incluent : [2][3][9]
- Des spasmes du museau
- Une activité mentale anormale (allant de la léthargie à une hyperexcitabilité)
- Un affaissement de la tête et/ou des lèvres
- Une paralysie du visage
- Une dysphagie (difficulté à avaler)
- Une ataxie (manque de coordination)
- Une faiblesse des membres postérieurs
- Une incapacité à se tenir debout
- Une hypersensibilité au toucher ou au bruit
- Une faiblesse musculaire
- Des tremblements ou fasciculations musculaires
- Des spasmes cutanés
Comportements anormaux
Les chevaux peuvent également présenter des comportements anormaux, tels que :
- Appuyer la tête contre des objets ou surfaces
- Tourner en rond
- Grincer des dents
Certains symptômes impliquent une déficience visuelle, qui se traduit par une errance sans but, des problèmes de proprioception (manque de conscience de la position du corps), une absence du réflexe de menace, ou même la cécité. [4][7]
Facteurs de risque
Heureusement, 90 % des chevaux infectés par le virus du Nil occidental (VNO) ne présentent aucun signe clinique. [3] Toutefois, le taux de mortalité est élevé chez les chevaux symptomatiques atteints d’encéphalite du Nil occidental.
Certains chevaux sont plus vulnérables à une encéphalite grave causée par le VNO, notamment ceux qui sont : [1][4]
- Jeunes (<5 ans)
- Non vaccinés contre le VNO
- Âgés (>15 ans)
Compte tenu du risque de mortalité associé à une infection par le VNO, il est essentiel de contacter votre vétérinaire sans délai si vous observez des signes neurologiques chez votre cheval.
Diagnostic
Si un cheval présente une ataxie (manque de coordination des mouvements) accompagnée d’au moins deux autres signes neurologiques, on soupçonne fortement une infection par le VNO. [9]
Votre vétérinaire prendra en compte votre région géographique pour évaluer l’activité des moustiques et vérifier les cas signalés de VNO. Les antécédents de santé et le dossier de vaccination de votre cheval sont également essentiels pour poser un diagnostic précis.
Votre vétérinaire voudra aussi savoir à quel moment votre cheval a été vacciné contre le VNO pour la dernière fois, car certains vaccins peuvent influencer l’interprétation des résultats d’analyse. [9]
Analyse des anticorps
La méthode de dépistage la plus fiable consiste en un test sanguin de détection des anticorps contre le VNO. Le liquide céphalorachidien (LCR) peut également être utilisé pour cette analyse. [3]
Ce test mesure la concentration d’anticorps IgM (immunoglobulines M) contre le VNO circulant dans le sang du cheval. Il s’agit de la méthode diagnostique privilégiée, car les anticorps IgM ont une durée de vie courte; leur présence indique donc une infection récente. [9]
Un test d’immunoglobulines G (IgG) par échantillons appariés est aussi disponible. Pour ce test, un premier échantillon de sang est prélevé dès l’apparition des premiers signes cliniques, puis un second test est effectué 14 jours plus tard. Une multiplication par quatre du taux d’anticorps IgG contre le virus indique une infection importante chez le cheval. [3]
Évaluation post-mortem
Chez les chevaux décédés ou euthanasiés, le cerveau et la moelle épinière peuvent être examinés pour détecter le virus, soit par analyse du matériel génétique, soit à l’aide de techniques de coloration permettant une identification visuelle. [6]
Un examen microscopique (histologique) peut également révéler une inflammation du cerveau et de la moelle épinière. [3]
Diagnostics différentiels
Les symptômes d’autres maladies virales affectant le système nerveux peuvent ressembler à ceux du VNO. Ces maladies doivent être écartées par le vétérinaire au moment du diagnostic. [6]
Parmi les virus équins dont les signes cliniques sont similaires au VNO, on retrouve : [3][11]
- La rage
- Les encéphalites équines (encéphalite équine vénézuélienne (EEV), de l’Ouest (EEO), et de l’Est (EEE))
- L’encéphalite japonaise
- La myéloencéphalite équine à protozoaire (MEP)
- La myélite/myéloencéphalopathie causée par l’herpèsvirus équin de type 1 (EHV-1) (MHE)
- La maladie de Borna
Les causes moins probables de symptômes neurologiques chez les chevaux comprennent : [2][3]
- Le botulisme
- Une hypocalcémie (faible taux de calcium sanguin)
- Une intoxication aux mycotoxines
- Une maladie hépatique sévère
Dans de rares cas, la migration de larves de parasites telles que Strongylus vulgaris vers le système nerveux central peut également entraîner des problèmes neurologiques.
Déclaration de la maladie
Un diagnostic précis du VNO est crucial, car il s’agit d’une maladie à déclaration obligatoire. Cela signifie qu’une fois détectée, elle doit être signalée aux autorités gouvernementales afin que des mesures appropriées soient prises pour éviter la propagation et d’éventuelles épidémies.
Lorsqu’un cheval est diagnostiqué avec le VNO dans une région, cela indique la présence du virus et un risque élevé d’infection pour les autres chevaux ainsi que pour les humains. [6]
Aux États-Unis, les cas confirmés de VNO chez les chevaux sont signalés au United States Department of Agriculture (USDA) ainsi qu’aux autorités vétérinaires des États.
Au Canada, les cas confirmés sont signalés tant aux autorités fédérales que provinciales responsables de la santé animale et publique. De plus, le virus est à déclaration obligatoire auprès de l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA). [10]
Ces organismes collaborent avec les services de santé locaux pour surveiller et gérer la propagation de la maladie, assurant ainsi une réponse coordonnée et informant le public de tout risque potentiel.
Traitement
Tout comme pour d’autres maladies virales, le traitement du virus du Nil occidental est axé sur les soins de soutien prodigués au cheval. Les médicaments antiviraux sont souvent inefficaces chez les chevaux. [11]
Des médicaments anti-inflammatoires, comme les AINS ou les corticostéroïdes, sont fréquemment administrés pour gérer les symptômes. [4][5]
La flunixine meglumine (banamine), un AINS, aurait des effets bénéfiques pour réduire les tremblements et les spasmes musculaires. [2] Au besoin, le sédatif acépromazine peut être administré pour diminuer l’anxiété. [2]
Si le cheval a de la difficulté à manger ou à boire, des fluides via perfusion intraveineuse peuvent être nécessaires pour prévenir la déshydratation. Les chevaux atteints du VNO ont parfois besoin de recevoir des soins de soutien jusqu’à six mois suivant l’infection avant de retrouver un fonctionnement normal. [4]
Bien que certains traitements, y compris des anticorps ciblant le virus, aient été étudiés, leur efficacité demeure incertaine. [4]
Chevaux en position de décubitus
Dans les cas graves, les chevaux atteints demeurent en position de décubitus (allongés au sol) pendant de longues périodes. Il est toutefois possible qu’ils demeurent alertes et qu’ils se débattent, mettant ainsi leur sécurité et celle des humains qui les soignent en danger.
Pour prévenir les blessures, des tranquillisants comme le chlorhydrate de détomidine peuvent s’avérer nécessaires. [2]
Les chevaux qui restent couchés pendant de longues périodes sont plus susceptibles de développer des infections des plaies, une cellulite et une pneumonie. Ces chevaux peuvent également avoir besoin d’antibiotiques pour traiter les infections secondaires. [2]
L’utilisation d’élingues pour maintenir les chevaux couchés en position verticale peut prévenir d’autres blessures et complications. [12] Si malgré tout un cheval atteint du VNO reste allongé au sol, il est possible que l’euthanasie représente l’option la plus humaine. [2]
Pronostic
Lors des éclosions du virus du Nil occidental, le taux de mortalité chez les chevaux symptomatiques varie entre 38 % et 57 %. [3] Les chevaux présentant des symptômes graves tels que des convulsions, une paralysie et un décubitus ont un pronostic sombre et un risque accru de décès. [4][5]
Selon certains rapports, entre 10 et 40 % des chevaux atteints se rétablissent, bien qu’ils puissent conserver des séquelles neurologiques à long terme, notamment des anomalies de la démarche et du comportement. [1][5]
On estime que les chevaux rétablis acquièrent une immunité à vie contre le VNO, ce qui les rend moins vulnérables aux réinfections graves. [1]
Prévention
Le virus du Nil occidental représente un risque important pour l’économie et la santé des populations équines à l’échelle mondiale. La section suivante présente un aperçu complet des mesures visant à prévenir la transmission du VNO chez les chevaux.
Vaccins
Des vaccins équins contre le virus du Nil occidental sont facilement accessibles et considérés efficaces pour protéger les chevaux contre cette maladie. [13][14]
En Amérique du Nord, le vaccin contre le VNO est considéré comme un vaccin essentiel, ce qui signifie qu’il devrait être administré régulièrement à tous les chevaux selon un calendrier régulier. [1] Les autres vaccins essentiels pour les chevaux incluent :
- L’encéphalomyélite équine de l’Est et de l’Ouest
- La rage
- Le tétanos
Calendrier de vaccination
Discutez avec votre vétérinaire du calendrier de vaccination approprié pour votre cheval en fonction de votre région, de la prévalence du VNO dans votre secteur et des directives de santé publique en vigueur. [4]
Voici un exemple de calendrier de vaccination typique contre le VNO pour les chevaux adultes, les juments poulinières et les poulains.
Chevaux adultes
- Déjà vaccinés – risque normal : rappel annuel au printemps [15][16]
- Déjà vaccinés – risque élevé : les chevaux dans les zones à risque élevé peuvent être vaccinés tous les six mois
- Jamais vaccinés ou historique inconnu : administrer une série initiale de deux doses espacées de 4 à 6 semaines, suivie de rappels annuels ou semestriels selon le niveau de risque
- Chevaux adultes âgés : vaccination plus fréquente pour maintenir l’immunité [1]
Juments gestantes
Bien qu’aucune recherche spécifique n’ait été menée sur la vaccination contre le VNO chez les juments gestantes, il s’agit d’une pratique acceptable en raison des risques élevés associés à l’infection comparativement aux effets secondaires du vaccin. [1]
Pour les juments poulinières dont l’historique vaccinal est inconnu, il est recommandé de vacciner les juments lorsqu’elles ne sont pas gestantes. Sinon, la vaccination doit être faite annuellement et 4 à 6 semaines avant la mise bas. [16]
La vaccination d’une jument gestante contribue également à protéger le poulain contre les formes graves de la maladie. Les anticorps produits par la jument à la suite de la vaccination seront transmis au poulain par le colostrum, c’est-à-dire le premier lait de la mère.
Poulains et jeunes chevaux
- Poulains à risque normal : administrer une série initiale de trois doses à partir de l’âge de 4 à 6 mois. [17]
- Poulains à risque élevé : les poulains peuvent être vaccinés avant l’âge de 4 mois s’ils sont dans une zone à risque élevé ou nés de juments non vaccinées et exposées au VNO. [17]
- Jeunes chevaux (1 à 5 ans) : une vaccination plus fréquente peut être recommandée pour prévenir les formes graves de la maladie. [1]
Lutte contre les moustiques
La diminution de l’exposition de votre cheval aux moustiques est également essentiel pour prévenir le VNO. Les pratiques de gestion de l’environnement qui suivent contribuent à contrôler les populations de moustiques et à limiter la propagation du virus :
- Éliminez l’eau stagnante pour limiter les sites de reproduction des moustiques. Chaque semaine, videz les récipients d’eau, les barils et les autres endroits propices à l’eau stagnante, comme les vieux pneus. [4]
- Installez des ventilateurs et des souffleurs d’air à haute puissance dans votre écurie pour empêcher les moustiques de se poser sur les chevaux et de transmettre le virus. Suivez d’autres conseils pour améliorer la circulation de l’air. [4]
- Rentrez les chevaux à l’intérieur au crépuscule et à l’aube, qui sont les périodes d’activité maximale des moustiques. [6]
- Appliquez des insecticides ou des répulsifs contre les moustiques durant les périodes de forte activité. Suivez les instructions fournies sur l’étiquette pour vous assurer que vous appliquez le produit correctement. [4]
Mesures supplémentaires
Les corneilles et autres corvidés sont des indicateurs avant-coureur des éclosions du virus du Nil occidental (VNO). Une augmentation des cas rapportés de décès d’oiseaux précède souvent les signalements de cette maladie chez les humains et les chevaux. [3]
Signalez les carcasses d’oiseaux aux autorités fauniques provinciales ou étatiques afin de contribuer à la surveillance du virus du Nil occidental. Ces signalements permettent aux autorités d’aviser les propriétaires de chevaux de la région des risques accrus, afin qu’ils puissent mettre en place des mesures préventives pour protéger leurs chevaux.
Foire aux questions
Le virus du Nil occidental (VNO) est un virus transmis par les moustiques qui cause une maladie neurologique chez les chevaux. Il peut entraîner une inflammation du cerveau et de la moelle épinière (encéphalomyélite), provoquant des symptômes tels que l’ataxie, des spasmes musculaires et une tendance à appuyer la tête contre des objets ou des surfaces. [1][2][3]
Le VNO est transmis aux chevaux par des moustiques qui se sont préalablement nourris du sang d’oiseaux sauvages infectés. En tant qu’hôtes, les chevaux sont ce qu’on appelle des culs-de-sac épidémiologiques, ce qui signifie qu’ils ne transmettent pas le virus à d’autres animaux ni aux humains. [3]
Les signes neurologiques sont les plus fréquents, incluant l’ataxie, des fasciculations musculaires, des spasmes du museau, une paralysie du visage, des difficultés à avaler et des changements de comportement. Certains chevaux peuvent également présenter des déficits visuels ou des comportements anormaux comme s’appuyer la tête contre des objets ou des surfaces. [2][3][4]
Il n’existe aucun traitement antiviral contre le VNO. La prise en charge repose sur des soins de soutien, incluant des anti-inflammatoires, des fluides intraveineux, des sédatifs et, dans certains cas, des élingues ou des antibiotiques pour traiter des complications. [4][5][11]
Le pronostic pour un cheval atteint du virus du Nil occidental dépend de la gravité des symptômes. Le taux de mortalité chez les chevaux symptomatiques varie de 38 à 57 %. Les chevaux présentant une atteinte neurologique grave ou en décubitus prolongé ont un pronostic moins favorable. [3][4]
La vaccination est la méthode de prévention la plus efficace. De plus, la lutte contre les populations de moustiques, notamment en éliminant l’eau stagnante, en utilisant des insectifuges et en gardant les chevaux dans l’écurie durant les périodes d’activité maximale des moustiques, permet de réduire les risques. [1][4][6]
Oui, le vaccin contre le virus du Nil occidental est sécuritaire pour les chevaux. Il est considéré comme un vaccin essentiel en Amérique du Nord et est très efficace pour prévenir le VNO. Les chevaux devraient recevoir une dose de rappel chaque année ou plus fréquemment dans les régions à haut risque. [13][14][15]
Non, les chevaux ne peuvent pas transmettre le VNO aux humains. Les chevaux étant des culs-de-sac épidémiologiques, ils n’excrètent pas suffisamment de charge virale dans leur sang pour infecter les moustiques ou les humains. Toutefois, la présence du VNO chez les chevaux indique que les humains dans la même région sont également à risque en cas de piqûres de moustiques. [1][3]
Résumé
Le virus du Nil occidental (VNO) est une maladie transmise par les moustiques qui représente une menace sérieuse pour la santé équine, entraînant souvent des symptômes neurologiques sévères et un taux de mortalité élevé chez les chevaux atteints.
- Les oiseaux sauvages sont des réservoirs du virus du Nil occidental, qu’ils transmettent ensuite aux moustiques piqueurs
- Les moustiques sont les principaux vecteurs du VNO et peuvent transmettre le virus aux chevaux et aux humains
- Bien que la plupart des chevaux infectés par le VNO ne présentent aucun signe de la maladie, certains développent des symptômes neurologiques et ont un risque élevé de mortalité
- Il n’existe aucun traitement contre le VNO, mais plusieurs chevaux se rétablissent grâce à des soins de soutien appropriés
- La meilleure façon de prévenir l’infection est de vacciner votre cheval. Discutez avec votre vétérinaire du meilleur moment pour administrer le vaccin
- Réduisez l’exposition de votre cheval aux moustiques en éliminant l’eau stagnante, en utilisant des produits insectifuges et en assurant une bonne circulation d’air dans l’écurie
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