L’urolithiase, ou lithiase urinaire, est une affection rare chez les chevaux, caractérisée par la formation de calculs vésicaux dans les voies urinaires. Ces calculs urinaires, ou urolithes, sont des accumulations dures de cristaux ou de dépôts minéraux pouvant entraîner diverses complications de santé. [1][2][3]

Le type de calcul urinaire le plus fréquent chez les chevaux est constitué de cristaux de carbonate de calcium présents dans la vessie. Les infections de la vessie sont souvent à l’origine de la formation de ces calculs. [1][2][3]

Les symptômes de l’urolithiase varient selon l’endroit où se forment les calculs dans les voies urinaires. Les chevaux peuvent présenter des signes discrets comme une perte de poids et une diminution de l’appétit, ou des symptômes plus évidents comme des difficultés à uriner et la présence de sang dans l’urine. [1][2][3]

Les vétérinaires diagnostiquent généralement les calculs urinaires à l’aide d’un examen physique, incluant une palpation rectale. Dans certains cas, d’autres outils diagnostiques peuvent être nécessaires. [2][3]

La lithiase urinaire est une pathologie qui nécessite une attention rapide et une prise en charge appropriée pour assurer le bien-être du cheval atteint. Le but du traitement est d’éliminer les calculs des voies urinaires et de prévenir les récidives. [2][3]

Urolithiase chez le cheval

L’urolithiase, ou lithiase urinaire, chez les chevaux résulte généralement de l’accumulation de sels minéraux, principalement du calcium, dans les voies urinaires. [1][3]

Les calculs vésicaux touchent le plus souvent les chevaux âgés d’au moins 10 ans, bien qu’ils puissent aussi affecter des chevaux plus jeunes. Les mâles, en particulier les hongres, sont les plus susceptibles de développer des calculs urinaires. [5][6]

Certains chevaux peuvent aussi avoir des urolithes dans les reins, qui sont plus difficiles à détecter. Si les calculs passent dans la vessie et se déplacent ensuite dans le tube étroit appelé urètre, ils peuvent y rester coincés et bloquer l’écoulement normal de l’urine. [2][3]

Les obstructions urinaires sont plus fréquentes chez d’autres espèces animales. Chez les chevaux, les mâles, plus particulièrement les hongres, sont plus souvent touchés par ce problème que les femelles. [2]

Habituellement, il n’y a qu’un seul calcul présent dans les voies urinaires à la fois. Toutefois, si un calcul présente une face lisse et une face rugueuse, cela indique qu’il y a plus d’un calcul et qu’ils se frottent l’un contre l’autre. [3]

Facteurs de risque

Plusieurs facteurs peuvent contribuer à la formation de calculs urinaires chez les chevaux :

  • Alimentation : une alimentation déséquilibrée contenant des niveaux excessifs de certains minéraux, en particulier de calcium et de phosphore, peut prédisposer les chevaux à l’urolithiase. Les régimes alimentaires riches en foin de luzerne ou en légumineuses peuvent favoriser la formation de calculs vésicaux.
  • Déshydratation : un apport insuffisant en eau peut entraîner une concentration accrue de minéraux dans l’urine, ce qui augmente le risque de formation de calculs. Les chevaux qui n’ont pas accès à de l’eau propre et fraîche sont plus susceptibles de développer une lithiase urinaire.
  • Âge et sexe : l’urolithiase est plus fréquente chez les chevaux mâles, particulièrement les hongres. Cela s’explique par le fait que leur urètre est plus étroit, ce qui augmente le risque que des calculs restent coincés dans les voies urinaires.
  • Prédisposition raciale : certaines races, comme les chevaux miniatures, semblent plus sujettes à développer une urolithiase en raison de différences de conformation. Toutefois, la génétique n’est pas un facteur de risque reconnu dans la formation d’urolithes chez le cheval. [3]
  • Utilisation d’AINS : l’administration prolongée d’anti-inflammatoires (AINS) peut entraîner des lésions rénales, susceptibles de favoriser la formation de calculs dans les reins et la vessie. [2][6]

Types de calculs vésicaux

Les urolithes chez les chevaux peuvent être composés de divers minéraux qui forment des cristaux dans les voies urinaires. Ces compositions minérales peuvent varier selon les conditions spécifiques et les facteurs alimentaires influençant la formation des calculs.

Les calculs vésicaux les plus fréquents chez les chevaux sont composés de carbonate de calcium, une combinaison d’ions calcium et carbonate. [1][2] Les calculs formés à partir de ce type de cristal présentent généralement une surface rugueuse et peuvent s’effriter au toucher. [3]

Dans certains cas, la vessie ne parvient pas à se vider complètement de son urine, habituellement en raison de troubles neurologiques. Ce type de lithiase urinaire est connu sous le nom d’urolithiase « sabuleuse » et se caractérise par la présence de sédiments sableux dans une vessie distendue. [1][3]

Dans de rares cas, les calculs peuvent être composés de phosphate de calcium, formé d’ions calcium et phosphate. Ces calculs sont généralement blanc-gris, lisses et difficiles à briser. [1]

Les calculs composés de cristaux de struvite sont encore plus rares chez les chevaux. Ce type de calcul vésical est plus fréquent chez les chats et les chiens. [2][7]

Signes cliniques

Il est important de savoir reconnaître les signes de lithiase urinaire chez les chevaux afin de poser un diagnostic et de débuter le traitement rapidement. Les symptômes fréquents incluent : [1][3][6][8][9]

  • Une perte de poids
  • De la fièvre
  • Une urine rouge ou sanglante
  • Des efforts pour uriner
  • Une miction fréquente
  • Des fuites urinaires
  • L’émission de petites quantités d’urine à la fois
  • Des gémissements pendant la miction
  • Des coliques
  • De la transpiration
  • De l’agitation
  • Une diminution de l’appétit
  • Une anorexie
  • Des difficultés à évacuer les matières fécales
  • Une faiblesse des membres postérieurs

La gravité des signes cliniques varie selon l’emplacement des calculs dans les voies urinaires. Certains symptômes peuvent aussi être plus apparents après l’exercice ou vers la fin de la miction. [3][4][9]

Les chevaux qui présentent des fuites urinaires peuvent développer des lésions cutanées, aussi appelées dermatite d’incontinence. [2] Les signes associés à la dermatite d’incontinence incluent une rougeur et une humidité de la peau autour du périnée chez les juments ou des membres postérieurs chez les mâles.

Causes des calculs urinaires

Les calculs urinaires se forment chez les chevaux en raison d’un ensemble de facteurs liés au fonctionnement des voies urinaires et à l’équilibre minéral.

  1. Minéraux dans l’urine : les chevaux excrètent naturellement de grandes quantités de minéraux, comme le carbonate de calcium, dans leur urine. Lorsque la concentration de minéraux dans l’urine devient trop élevée, le calcium et d’autres minéraux peuvent se précipiter hors de l’urine et former de minuscules cristaux. Ces cristaux constituent la base pour la formation des calculs vésicaux. [1][2][3]
  2. Agrégation de cristaux : avec le temps, ces petits cristaux peuvent s’agréger et s’agglutiner pour former des structures plus solides et plus volumineuses dans la vessie. Ce processus est facilité par la présence de matières organiques et de protéines dans l’urine, qui peuvent servir de matrice pour l’agrégation des cristaux. [1][2][3]
  3. Cellules inflammatoires : les tissus endommagés et les cellules inflammatoires dans les voies urinaires offrent aussi des surfaces propices à l’adhérence des cristaux et au début de la formation des calculs. Les infections urinaires augmentent la présence de tissus et de cellules endommagés dans les voies urinaires, ce qui accroît le risque d’urolithiase. [3][6]
  4. Croissance des calculs : une fois que les cristaux commencent à se développer dans les voies urinaires, l’urine alcaline (à pH élevé) des chevaux favorise la poursuite de leur formation. Si l’urine reste trop longtemps dans la vessie, les cristaux ont davantage de chances d’entrer en contact les uns avec les autres, ce qui favorise davantage leur agrégation. [3]

Si les calculs ne sont pas retirés de la vessie, ils peuvent entretenir un cycle persistant de lithiase urinaire. Les calculs dont la surface est rugueuse peuvent endommager les tissus de la vessie, créant de nouvelles surfaces propices à la formation de calculs supplémentaires. La présence de bactéries dans les calculs peut indiquer une infection vésicale concomitante. [1]

Affections secondaires

La lithiase urinaire peut représenter un risque important pour la santé des chevaux, pouvant entraîner de l’inconfort, de la douleur et des complications graves si elle n’est pas traitée.

Les affections secondaires associées aux calculs vésicaux incluent l’obstruction urinaire, l’insuffisance rénale chronique et la rupture de la vessie.

Obstruction urinaire

L’affection secondaire la plus courante associée à l’urolithiase est l’obstruction urinaire. Celle-ci survient lorsqu’un calcul se loge dans l’urètre étroit en sortant de la vessie, entraînant une obstruction. Les calculs coincés peuvent obstruer partiellement ou complètement l’écoulement de l’urine. [3]

Les chevaux mâles ont un risque accru d’obstruction urinaire en raison de la forme plus étroite de leur urètre comparativement à celui des juments. Chez les mâles, l’endroit le plus fréquent où les calculs se logent est la portion de l’urètre qui contourne le bassin, appelée l’arc ischiatique. [3]

Insuffisance rénale chronique

Les chevaux présentant des calculs vésicaux devraient être examinés pour vérifier la présence de calculs ailleurs dans le système urinaire. Bien que cela soit plus rare, certains chevaux peuvent également avoir des calculs dans les reins ou les uretères (les canaux reliant les reins à la vessie). Les calculs rénaux peuvent entraîner une insuffisance rénale chronique. La perte de poids est le symptôme le plus fréquent chez les chevaux atteints d’insuffisance rénale chronique causée par des urolithes. [1]

Toute affection qui endommage les reins et produit des cellules mortes auxquelles les minéraux peuvent se fixer peut favoriser la formation de calculs rénaux. L’utilisation prolongée d’AINS et la déshydratation constituent les facteurs de risque les plus fréquents des calculs rénaux. [10][13]

Rupture de la vessie

Si un calcul vésical obstrue l’évacuation de l’urine, la vessie du cheval continuera à se remplir et risque de se rompre.

Une rupture de vessie peut entraîner une affection grave appelée uropéritoine, dans laquelle l’urine s’échappe dans la cavité abdominale. L’uropéritoine provoque de graves déséquilibres électrolytiques et nécessite une prise en charge urgente. [1]

Diagnostic

Le diagnostic des calculs urinaires chez le cheval repose généralement sur une combinaison d’examen clinique, d’imagerie et d’analyses de laboratoire. Les vétérinaires commencent souvent par un examen physique approfondi afin d’évaluer l’état général du cheval et de rechercher des signes comme de l’inconfort, des efforts pour uriner ou la présence de sang dans l’urine.

Les calculs vésicaux sont habituellement faciles à palper lors de l’examen physique. Si une masse ferme et ovale peut être palpée dans la vessie lors du toucher rectal, un diagnostic de lithiase urinaire est posé.

Un examen approfondi du plancher pelvien doit être réalisé lors de la palpation rectale afin d’éviter d’omettre de petits calculs vésicaux. [2][3] L’échographie peut également être utilisée durant l’examen pour aider à identifier les calculs vésicaux qui ne peuvent pas être détectés uniquement par palpation rectale. [2][3]

Diagnostic de l’obstruction urinaire

Si un calcul bloque complètement l’évacuation de l’urine, la vessie du cheval sera extrêmement pleine. Toutefois, si le cheval réussit encore à uriner, on observe généralement une petite vessie vide.

Un petit tube (cathéter urinaire) peut être inséré dans l’urètre afin d’identifier l’emplacement approximatif du ou des calculs responsables de l’obstruction. On peut aussi insérer une petite caméra dans l’urètre pour visualiser la présence d’un calcul. [2]

Avant d’utiliser une caméra pour examiner la vessie à la recherche de calculs, celle-ci doit d’abord être vidée. L’urine présente dans la vessie peut recouvrir et masquer les calculs. [3]

Les petites caméras introduites dans la vessie permettent également de vérifier si l’urine s’écoule correctement des reins. Un écoulement inadéquat vers la vessie indique qu’un problème rénal pourrait être à l’origine de l’obstruction. [3]

« Le fait de reconnaître tôt les signes subtils, tels qu'une diminution du débit urinaire, des mouvements de la queue ou des coliques intermittentes, peut faire toute la différence dans le diagnostic de la lithiase urinaire. Souvent, de simples ajustements, comme équilibrer les minéraux dans l'alimentation et s’assurer que le cheval boit beaucoup d’eau fraîche, peuvent aider à dissoudre les petits calculs. En présence de calculs plus volumineux, il peut être nécessaire d'avoir recours à une chirurgie minimalement invasive et à un soutien nutritionnel afin de prévenir les récidives. »

Dre Madison Ricard, D.M.V., Ph. D., DACVP, PAS
Éducatrice vétérinaire chez Mad Barn

Traitement

Le traitement de l’urolithiase chez les chevaux vise à éliminer les calculs des voies urinaires. Le choix de la procédure est généralement déterminé par le vétérinaire, en tenant compte de facteurs comme le sexe du cheval, son état de santé général et la taille des calculs. [3][8][11]

Il est recommandé de faire une culture d’urine après l’extraction du calcul afin de détecter toute infection sous-jacente de la vessie. Il est également conseillé de soumettre les calculs à une analyse en laboratoire, ce qui permettra d’orienter les futures mesures préventives. [2]

Traitement chez les juments

L’urètre des juments est beaucoup plus large que celui des chevaux mâles. Les petits calculs vésicaux peuvent donc parfois être expulsés spontanément dans l’urine, sans provoquer de symptômes.

Si un calcul vésical se coince dans l’urètre d’une jument, il est possible de le retirer manuellement, ce qui permet souvent d’éviter une intervention chirurgicale. [1][3]

La procédure de retrait manuel nécessite une sédation et une épidurale afin d’anesthésier l’arrière-main. Ensuite, l’urètre peut être doucement élargi manuellement pour permettre l’extraction du calcul. [3]

L’extraction manuelle est habituellement effectuée lorsque le calcul mesure moins de 10 cm de diamètre. Pour les calculs plus volumineux, un laser est d’abord utilisé pour les fragmenter en plus petits morceaux, qui pourront ensuite être éliminés dans l’urine, rincés ou retirés manuellement. [2][3][11]

Traitement chez les mâles

Chez les chevaux mâles, l’ablation chirurgicale des calculs vésicaux sans fragmentation est généralement recommandée. Cette approche permet d’éviter les lésions supplémentaires aux tissus causées par le passage de calculs pointus dans l’urètre étroit. [2][3]

La chirurgie visant à retirer les calculs vésicaux requiert habituellement une anesthésie générale, car une incision dans la paroi abdominale est nécessaire pour visualiser la vessie. Une chirurgie assistée par caméra (chirurgie laparoscopique) est aussi une option si le vétérinaire dispose de l’équipement requis. [3][11]

Pour les propriétaires de chevaux avec des contraintes budgétaires, une sédation en position debout peut être utilisée. Dans ce cas, les calculs sont fragmentés en minuscules morceaux à l’aide d’un laser, puis une petite incision est pratiquée dans l’urètre pour les retirer. Si les calculs sont suffisamment proches de l’extrémité du pénis, des instruments spécialisés permettent de les retirer manuellement. [3][8][11]

Soins de soutien

En plus du retrait des calculs urinaires, d’autres traitements et soins de soutien sont régulièrement administrés, notamment : [6][11]

  • Des antibiotiques
  • L’administration de fluides intraveineux (IV)
  • Un nettoyage régulier de la région génitale et des membres postérieurs pour prévenir les lésions cutanées causées par l’urine
  • Une alimentation à base de foin pauvre en calcium afin de prévenir la formation de calculs
  • L’administration d’électrolytes ou de sel par voie orale pour encourager l’hydratation

Pronostic

Le pronostic chez les chevaux atteints d’urolithes dépend de l’emplacement du calcul et de la présence potentielle d’autres pathologies. [1]

Les calculs qui bloquent complètement le passage de l’urine doivent être traités immédiatement afin que le pronostic soit favorable. Dans le cas contraire, des complications secondaires peuvent survenir, aggravant le pronostic. [4]

Les chevaux souffrant d’une insuffisance rénale chronique ou d’autres problèmes rénaux sous-jacents ont un pronostic défavorable. [1][6][9]

Les récidives de calculs vésicaux sont fréquentes : jusqu’à 40 % des chevaux développent de nouveau une lithiase urinaire après le traitement. [1][6]

Les procédures qui consistent à fragmenter les calculs pour les laisser passer naturellement dans l’urine présentent le risque de récidive le plus élevé. Cela s’explique par la forte probabilité qu’une partie des fragments ne soit pas éliminée. [1][6][11]

Parmi les traitements disponibles, le retrait chirurgical offre le taux de réussite le plus élevé, bien que cette option comporte des risques liés à l’anesthésie générale. Les complications possibles incluent : [6][9][11]

  • Une fuite d’urine dans la cavité abdominale
  • Une infection de la cavité abdominale
  • Une infection du site chirurgical
  • Un rétrécissement supplémentaire de l’urètre causé par l’inflammation et le processus de guérison

Prévention

L’alimentation et la gestion de votre cheval jouent un rôle important dans la prévention de la formation de calculs urinaires. Si votre cheval a déjà souffert de calculs vésicaux, collaborez avec un nutritionniste équin pour élaborer un régime préventif approprié.

Programme alimentaire

Il est important d’équilibrer la composition minérale de l’alimentation de votre cheval afin de prévenir la formation de calculs urinaires. Évitez les fourrages et les aliments riches en calcium, comme la luzerne, les autres légumineuses et la pulpe de betterave. [2][3][12]

Les régimes alimentaires pauvres en calcium peuvent prévenir efficacement la formation de calculs chez les chevaux souffrant de lithiase urinaire récurrente. L’utilisation de foin d’avoine peut aussi réduire le risque d’urolithes par rapport au foin de graminées. [12]

Pour déterminer la teneur en calcium de l’alimentation de votre cheval, il est crucial de faire analyser un échantillon de foin. Le rapport d’analyse fournira les niveaux de calcium et de phosphore, qu’un nutritionniste équin pourra utiliser pour s’assurer que le rapport entre ces minéraux est adéquat et que les teneurs sont appropriées pour votre cheval.

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Hydratation

L’augmentation de l’apport en eau de votre cheval aide à réduire la concentration de cristaux de carbonate de calcium dans l’urine. Une augmentation de la consommation d’eau diminue aussi le temps pendant lequel l’urine stagne dans la vessie. [3]

Vous pouvez favoriser l’hydratation en ajoutant 1 à 2 onces de sel naturel en vrac à la ration de votre cheval, et en offrant du sel en vrac à volonté dans son environnement. Évitez les blocs de sel, car ils ne fournissent pas nécessairement un apport suffisant en sel.

Veillez à ce que votre cheval ait toujours de l’eau fraîche et propre à sa disposition et fournissez-lui suffisamment d’eau tiède durant les mois plus froids.

Médicaments

Plusieurs médicaments favorisent l’excrétion de carbonate de calcium dans l’urine, réduisant ainsi le risque de formation d’urolithes. Ces médicaments agissent en acidifiant l’urine du cheval (baisse du pH).

Les substances suivantes ont été données aux chevaux pour acidifier l’urine : [2][3][12]

  • Chlorure d’ammonium (50 à 200 mg par kg par jour)
  • Sulfate d’ammonium (200 à 300 mg par kg par jour)
  • Méthionine (1 g par kg par jour)
  • Acide ascorbique (1 à 2 g par kg par jour)

Toutefois, l’efficacité de ces composés n’a pas été prouvée et de telles doses peuvent être désagréables au goût. [3] De plus, la prise prolongée de certains de ces médicaments peut entraîner des affections graves comme l’ostéoporose, particulièrement chez les chevaux de sport. Une supervision vétérinaire est nécessaire pour une utilisation adéquate de tout médicament. [2]

Chez les chevaux atteints d’urolithiase sabuleuse, des médicaments tels que le chlorure de béthanechol peuvent être utilisés pour faciliter la vidange de la vessie. Le chlorure de béthanechol est administré par voie orale à une dose de 0,25 à 0,75 mg par kg, de 2 à 4 fois par jour. [3]

Questions Fréquemment Posées

Voici quelques questions fréquemment posées sur l’urolithiase chez les chevaux :

Résumé

  • L’urolithiase ou lithiase urinaire chez le cheval désigne la présence de calculs dans la vessie et les voies urinaires. Ces calculs se forment à partir d’agrégats de cristaux de carbonate de calcium, qui sont naturellement présents dans la vessie de chevaux en santé. [1][2][3]
  • Des problèmes de santé tels que les infections des voies urinaires peuvent prédisposer les chevaux au développement de calculs vésicaux. Les hongres d’âge moyen sont les plus fréquemment affectés par l’urolithiase. [1][2][3][6]
  • Les symptômes des calculs vésicaux incluent des efforts pour uriner, des fuites urinaires et du sang dans l’urine. Votre vétérinaire posera le diagnostic d’urolithiase via une palpation rectale ou d’autres outils diagnostiques. [1][2][3][6]
  • Le traitement consiste à retirer les calculs des voies urinaires, souvent par des techniques chirurgicales. Toutefois, le risque de récidive est élevé. [1][2][3]
  • L’alimentation et la gestion jouent un rôle dans la prévention de la formation des calculs vésicaux. Les chevaux sujets à l’urolithiase peuvent recevoir des médicaments pour augmenter l’excrétion du carbonate de calcium de leur organisme. [1][2][3]
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Références

  1. Duesterdieck-Zellmer K.F., Equine Urolithiasis. Veterinary Clinics of North America: Equine Practice. 2007. View Summary
  2. Jones M., Urolithiasis in Horses - Urinary System. Merck Veterinary Manual. Accessed Oct. 26, 2023.
  3. Edwards B. and Archer D., Diagnosis and Treatment of Urolithiasis in Horses. In Practice. 2011.
  4. DeBowes R.M., Surgical Management of Urolithiasis. Veterinary Clinics of North America: Equine Practice. 1988. View Summary
  5. Carleton C.L., Blackwell’s Five-Minute Veterinary Consult Clinical Companion: Equine Theriogenology. John Wiley & Sons, Incorporated. 2011.
  6. Lavoie J.-P. and Hinchcliff K.W., Blackwell’s five-minute veterinary consult: equine. 3nd ed. Wiley-Blackwell. 2019.
  7. Reuss, S. Bladder Stones. University of Florida. Accessed Nov. 02, 2023.
  8. Laverty S. et al., Urolithiasis in 68 Horses. Veterinary Surgery. 1992. View Summary
  9. Holt P.E. and Pearson H., Urolithiasis in the Horse — A Review of 13 Cases. Equine Veterinary Journal. 1984. View Summary
  10. Macbeth B.J., Obstructive Urolithiasis, Unilateral Hydronephrosis, and Probable Nephrolithiasis in a 12-Year Old Clydesdale Gelding. Can Vet J. 2008. View Summary
  11. Hawkins J.F., Surgical Treatment of Urolithiasis in Male Horses. Equine Veterinary Education. 2013.
  12. Remillard R.L. et al., Dietary Management of Cystic Calculi in a Horse. Journal of Equine Veterinary Science. 1992.
  13. Murillo, D.F.B. et al. Severe unilateral nephrolithiasis and recurrent colic in a horse. Vet Record. 2023.