Les ulcères gastriques et l’acidose du gros intestin chez les chevaux peuvent sembler très similaires à première vue. Les deux peuvent contribuer à des coliques, à des changements de comportement, à une baisse des performances, à une diminution de l’appétit ou à un fumier irrégulier. Toutefois, à l’intérieur du tube digestif du cheval, il s’agit de problèmes très différents.
Lorsqu’un cheval présente des signes d’inconfort digestif, de nombreux propriétaires soupçonnent d’abord des ulcères gastriques. Cependant, chez certains chevaux, le problème sous-jacent peut se situer plus loin dans le tube digestif, où des changements dans la fermentation du gros intestin peuvent perturber l’équilibre microbien, abaisser le pH et affecter la fonction digestive globale.
Cette distinction est importante, car les ulcères gastriques et l’acidose du gros intestin se développent pour des raisons différentes et nécessitent des stratégies de gestion différentes. Dans certains cas, l’estomac et le gros intestin peuvent tous deux être touchés, ce qui rend un diagnostic précis, des ajustements alimentaires appropriés et un soutien digestif à long terme essentiels.
Cet article explique les principales différences entre les ulcères et l’acidose du gros intestin chez les chevaux, notamment comment chaque affection se développe, pourquoi leurs symptômes se chevauchent, comment les vétérinaires identifient la source du problème et quelles stratégies nutritionnelles et de gestion peuvent favoriser la santé digestive de l’ensemble du tractus gastro-intestinal.
Différence entre les ulcères gastriques et l’acidose du gros intestin chez les chevaux
Les propriétaires de chevaux ont tendance à associer tout signe d’inconfort digestif chez leur cheval à des ulcères gastriques avant d’envisager d’autres affections.
Les ulcères sont fréquents, bien connus et largement discutés dans les communautés équestres, mais ils ne sont pas le seul problème intestinal pouvant causer des coliques, des changements de comportement, une baisse des performances et d’autres signes de troubles digestifs. Dans de nombreux cas, la véritable cause de ces symptômes ne se trouve pas du tout dans l’estomac.
L’acidose du gros intestin est un trouble digestif moins évident, mais tout aussi préoccupant, qu’il est facile de confondre avec les ulcères en raison du chevauchement important des symptômes. Ces deux affections touchent différentes parties du tube digestif et nécessitent des stratégies de traitement et de gestion différentes.
Traiter un problème du gros intestin comme s’il s’agissait d’un problème gastrique (et vice versa) peut permettre au déséquilibre digestif sous-jacent de persister ou de s’aggraver.
Déterminer si les troubles digestifs d’un cheval impliquent des ulcères gastriques, une acidose du gros intestin ou les deux est essentiel pour résoudre les problèmes digestifs chroniques, améliorer les performances et favoriser la santé digestive à long terme.
Tableau 1 : Comparaison des ulcères et de l’acidose du gros intestin chez les chevaux
| Catégorie | Ulcères | Acidose du gros intestin |
|---|---|---|
| Définition | Dommages à la muqueuse du tube digestif | Perturbation de la fermentation du gros intestin et de l’équilibre du pH |
| Principales localisations | Estomac et, dans certains cas, gros intestin | Cæcum et gros côlon |
| Cause sous-jacente |
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| Principaux facteurs de risque alimentaires |
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| Moment d’apparition des symptômes | Variable; peut survenir autour des repas ou de l’exercice | Souvent plusieurs heures après avoir mangé |
| Modifications des crottins | Peuvent être normaux ou irréguliers | Crottins mous, diarrhée, gaz |
| Signes courants |
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| Principal objectif de gestion | Protéger et favoriser la guérison de la muqueuse digestive | Stabiliser le pH du gros intestin et l’équilibre microbien |
| Réponse aux traitements contre les ulcères | Les symptômes s’améliorent souvent, mais une rechute peut survenir si les facteurs sous-jacents ne sont pas corrigés | Habituellement peu ou pas d’amélioration |
| Réponse au soutien du gros intestin | Peut ne pas résoudre les dommages liés aux ulcères | S’améliore souvent lorsque la fermentation est stabilisée |
Système digestif équin
Le système digestif équin est complexe et très sensible à l’alimentation et à la gestion. Bien qu’il soit souvent présenté comme un seul système, il comprend deux principales sections : l’intestin antérieur et l’intestin postérieur. Les troubles digestifs touchant ces régions se manifestent différemment et nécessitent des approches distinctes en matière de traitement et de gestion.
Le tube digestif antérieur comprend l’estomac et l’intestin grêle, où les aliments sont décomposés par l’acide gastrique et les enzymes digestives. L’estomac est l’endroit où les ulcères chez les chevaux se développent le plus souvent, particulièrement lorsque les chevaux passent de longues périodes sans fourrage ou consomment des régimes riches en amidon. [1][2]
Le tube digestif postérieur comprend le cæcum et le gros côlon, où les fibres sont fermentées par des milliards de microbes. Ce processus de fermentation est essentiel à la production d’énergie et à la santé globale du système digestif, mais il est très sensible aux excès d’amidon et de sucre.
Lorsque des glucides non digérés atteignent le tube digestif postérieur, l’équilibre microbien peut être perturbé, le pH peut diminuer et une acidose du tube digestif postérieur peut se développer. Dans certains cas, une inflammation ou une ulcération de la muqueuse du tube digestif postérieur peut également survenir. [3]
Puisque le tube digestif antérieur et le tube digestif postérieur fonctionnent de façon très différente, les problèmes digestifs chez les chevaux nécessitent souvent des stratégies nutritionnelles ciblées. Déterminer où un problème digestif prend son origine constitue la première étape vers un traitement efficace et une santé digestive à long terme.
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Ulcères chez les chevaux
Les ulcères chez les chevaux surviennent lorsque la muqueuse du tube digestif est endommagée par l’acide, l’inflammation ou une diminution des mécanismes de protection. Bien que les ulcères gastriques de l’estomac soient les plus connus, des ulcérations peuvent également se développer dans d’autres parties du tube digestif, y compris le tube digestif postérieur.
Les ulcères gastriques se développent dans l’estomac, où les chevaux produisent de l’acide en continu, même lorsqu’ils ne mangent pas. Lorsque l’apport en fourrage est limité ou que les repas sont espacés de façon excessive, l’acide gastrique peut endommager la muqueuse de l’estomac.
Les régimes riches en amidon, ainsi que le stress, l’entraînement intensif, le transport et certains médicaments augmentent davantage le risque d’ulcères. [4][5][6][7][8]
Les signes d’ulcères chez les chevaux peuvent être subtils et inconstants. Ceux-ci peuvent inclure : [6][7]
- Changements de l’appétit
- Mauvaise condition corporelle
- Irritabilité
- Sensibilité à la sangle
- Coliques légères ou récurrentes
- Baisse des performances
Comme ces signes ne sont pas propres aux ulcères, le diagnostic est souvent soupçonné à partir des signes cliniques plutôt que confirmé par des tests. [6][7]
Contrairement à l’acidose du gros intestin, qui est causée par un déséquilibre de la fermentation, les ulcères impliquent des dommages directs à la muqueuse digestive.
Le traitement vise généralement à réduire l’exposition à l’acide et à favoriser la guérison des tissus. Il est important d’identifier l’emplacement des ulcères, car les ulcères situés dans différentes parties du tube digestif peuvent nécessiter des stratégies de gestion différentes.
Acidose du gros intestin chez les chevaux
Environ trois heures après qu’un cheval a mangé, les aliments atteignent le gros intestin, qui comprend le cæcum et le côlon. C’est là que les fibres sont fermentées par des bactéries bénéfiques, produisant de l’énergie et des nutriments importants comme les vitamines.
Un gros intestin en santé maintient un pH légèrement acide mais stable qui favorise les microorganismes digesteurs de fibres et le bon fonctionnement digestif. [3][9][10]
L’acidose du gros intestin se développe lorsque l’alimentation d’un cheval contient une quantité excessive d’amidon ou de sucre. Les glucides non digérés peuvent passer dans le gros intestin, où ils sont rapidement fermentés en acides gras volatils. Cela augmente la production d’acide, abaisse le pH du gros intestin, perturbe l’équilibre microbien et peut endommager la muqueuse intestinale. [10][11][12][13]
Au fil du temps, ce processus peut contribuer à l’acidose du gros intestin chez les chevaux, entraînant : [10][11][12][13]
- Inconfort
- Coliques
- Diminution de l’appétit
- Crottins mous
- Inflammation
- Risque accru de fourbure
Comme le gros intestin joue un rôle central dans la digestion des fibres, les changements dans cet environnement peuvent affecter bien plus que la qualité des crottins. Même des diminutions modestes du pH du gros intestin peuvent réduire l’efficacité microbienne et contribuer à des changements du confort digestif, de l’appétit et de la fonction intestinale globale, particulièrement chez les chevaux qui consomment régulièrement des repas riches en amidon.
Symptômes des troubles digestifs
Les ulcères et l’acidose du gros intestin peuvent être difficiles à distinguer en se basant uniquement sur les signes observables. Ces deux affections peuvent affecter l’appétit, le comportement, la qualité des crottins, le confort et les performances, mais ces signes ne permettent pas de confirmer où le problème se situe dans le tube digestif.
C’est pourquoi les symptômes digestifs doivent être considérés comme une raison d’approfondir l’investigation, et non comme un diagnostic. Un cheval sensible au sanglage, irritable, qui mange moins, présente des crottins mous ou est irrégulier sous la selle peut souffrir d’ulcères gastriques, d’un dysfonctionnement du gros intestin, d’un autre trouble gastro-intestinal ou de plusieurs problèmes en même temps. [6][7][8]
Une évaluation vétérinaire est particulièrement importante lorsque les signes sont persistants, récurrents, graves ou ne s’améliorent que temporairement avec des changements alimentaires ou un traitement contre les ulcères. Votre vétérinaire peut aider à déterminer si des examens complémentaires, comme une gastroscopie, des analyses sanguines, des analyses fécales ou de l’imagerie diagnostique, sont nécessaires pour identifier la source du problème.
Les signes pouvant justifier une investigation plus approfondie comprennent : [8]
- Des coliques intermittentes
- Des changements de comportement ou d’attitude
- Une diminution de l’appétit
- Une baisse de performance
- Une sensibilité lors du pansage ou du sellage
- Des changements dans les crottins, comme des selles molles ou de la diarrhée
Comme ces signes sont non spécifiques, l’étape suivante consiste à déterminer si le problème est plus probablement lié à l’estomac, à l’intestin postérieur, à un autre système de l’organisme ou à une combinaison de facteurs. Cette distinction permet d’orienter plus adéquatement le traitement, les modifications alimentaires et le soutien digestif à long terme.
Pourquoi les ulcères et l’acidose de l’intestin postérieur nécessitent des traitements différents
Les ulcères gastriques et l’acidose de l’intestin postérieur peuvent produire des signes externes semblables, mais ils sont causés par des processus différents au sein du tube digestif. Cela signifie qu’un plan de gestion qui aide à traiter l’une de ces affections peut ne pas répondre complètement à l’autre.
Les stratégies de traitement des ulcères visent généralement à réduire l’exposition à l’acide, à protéger la muqueuse gastrique et à favoriser la guérison des tissus. Toutefois, ces approches ne corrigent pas directement le déséquilibre microbien ni l’excès de fermentation dans l’intestin postérieur.
De même, les stratégies nutritionnelles conçues pour soutenir la santé de l’intestin postérieur ne remplacent pas les traitements vétérinaires pour les ulcères gastriques confirmés et ne corrigent pas les dommages causés par l’acide dans l’estomac. [14]
C’est pourquoi les signes digestifs persistants ou récurrents devraient être évalués avec l’aide d’un vétérinaire. Chez certains chevaux, le problème peut toucher l’estomac, l’intestin postérieur ou plusieurs régions du tractus gastro-intestinal. Déterminer la source la plus probable de l’inconfort permet d’orienter le traitement approprié, les modifications alimentaires et le soutien digestif à long terme. [14]
Tableau 2. Principales différences entre le diagnostic et le traitement des ulcères gastriques et de l’acidose du gros intestin
| Affection | Méthode de diagnostic habituellement utilisée | Principal objectif du traitement | Ce que le traitement comprend habituellement |
|---|---|---|---|
| Ulcères gastriques |
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| Acidose du gros intestin |
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Diagnostic des troubles digestifs chez les chevaux
Comme les ulcères et l’acidose du gros intestin présentent souvent des signes semblables, l’identification de la cause sous-jacente d’un trouble digestif nécessite généralement l’intervention d’un vétérinaire. Les changements d’appétit, de comportement, de performance ou de fumier peuvent fournir des indices utiles, mais ces signes ne permettent pas à eux seuls de confirmer quelle partie du tube digestif est touchée.
La gastroscopie demeure la méthode de référence pour le diagnostic des ulcères gastriques, puisqu’elle permet une visualisation directe des régions squameuse et glandulaire de l’estomac.
Il s’agit actuellement de la seule façon de confirmer la présence, la gravité et l’emplacement des ulcères gastriques. Toutefois, la gastroscopie n’évalue pas l’intestin postérieur, donc un examen endoscopique n’exclut pas une maladie liée à l’intestin postérieur. [14][15][16][17]
Il n’existe aucun test unique permettant de diagnostiquer de façon définitive l’acidose de l’intestin postérieur ou les ulcères de l’intestin postérieur. Les vétérinaires s’appuient plutôt sur une combinaison des éléments suivants : [14]
- Historique alimentaire
- Signes cliniques
- Qualité des crottins
- Analyses sanguines
- Réponse du cheval à des changements ciblés dans l’alimentation et la gestion
Dans certains cas, des outils supplémentaires comme une analyse fécale ou l’imagerie diagnostique peuvent être utilisés pour aider à écarter d’autres causes d’inconfort gastro-intestinal. [14]
Travailler avec un vétérinaire et, lorsque cela est approprié, un nutritionniste équin permet une évaluation complète des éléments suivants : [7][11][18]
- Pratiques alimentaires
- Apport en amidon
- Accès au fourrage
- Utilisation de médicaments
- Facteurs de stress liés à la gestion
Cette approche multidisciplinaire favorise un diagnostic plus précis et permet de mettre en place des stratégies ciblées qui s’attaquent à la cause sous-jacente plutôt que de traiter uniquement les symptômes. [7][11][18]
Quand consulter un vétérinaire
Les signes digestifs associés aux ulcères et à l’acidose du gros intestin peuvent se chevaucher avec ceux de nombreux autres troubles gastro-intestinaux et métaboliques, ce qui rend une évaluation vétérinaire importante chaque fois que les symptômes deviennent persistants, sévères ou récurrents.
Comme les chevaux souffrant d’inconfort digestif présentent souvent des changements comportementaux ou de performance subtils avant l’apparition de signes cliniques plus évidents, une intervention précoce peut aider à identifier le problème sous-jacent avant que les complications ne s’aggravent.
Communiquez avec votre vétérinaire si votre cheval présente :
- Des coliques récurrentes ou persistantes
- Du fumier mou ou de la diarrhée persistante
- Une diminution de l’appétit ou une perte de poids inexpliquée
- Des changements de comportement, de l’irritabilité ou de la sensibilité pendant le pansage ou le sellage
- Une baisse de performance ou une intolérance à l’exercice
- Des signes qui ne s’améliorent que temporairement avec des changements alimentaires ou un traitement contre les ulcères
- Des problèmes digestifs répétés pendant l’entraînement, les déplacements ou lors de changements de gestion stressants
Une attention vétérinaire rapide est particulièrement importante si votre cheval développe des signes graves de coliques, une diarrhée persistante, de la fièvre, de la déshydratation ou des signes de fourbure, car ceux-ci peuvent indiquer un trouble gastro-intestinal plus grave nécessitant des soins immédiats.
Soutenir l’ensemble du tube digestif
Les défis digestifs chez les chevaux sont rarement limités à une seule région du tube digestif. Les problèmes gastriques sont fréquents chez les chevaux de performance comme chez les chevaux de loisir, et des facteurs tels que la confinement au box, un accès irrégulier au fourrage, les régimes à base de céréales, les exigences de l’entraînement et le transport fréquent peuvent exercer un stress sur l’ensemble du système digestif. [4][7][8][16]
Plutôt que de nourrir votre cheval pour une seule affection, la gestion digestive devrait viser à réduire les facteurs de risque et à soutenir le fonctionnement normal de l’ensemble du tractus gastro-intestinal.
Fourrage et gestion
Le soutien de la santé de l’ensemble du tube digestif commence par de bonnes pratiques d’alimentation et de gestion. Un accès constant au fourrage aide à tamponner l’acidité gastrique et favorise une fermentation normale dans l’intestin postérieur, tandis que la limitation des excès d’amidon et de sucre réduit la quantité de glucides non digérés qui atteignent l’intestin postérieur.
Offrir des repas plus petits et plus fréquents peut également réduire le stress digestif en évitant les fortes augmentations de la production d’acide et de la fermentation. [4][7][11][16]
Les pratiques de gestion jouent également un rôle important. Réduire au minimum les longues périodes sans nourriture, maintenir des routines constantes et effectuer les changements alimentaires progressivement contribuent tous à protéger la stabilité digestive.
Les chevaux en entraînement, en transport ou soumis à des changements de charge de travail peuvent bénéficier d’une attention supplémentaire à l’apport en fourrage et au moment des repas, puisque le stress peut affecter à la fois la fonction digestive et l’équilibre microbien. [7][8][16]
Ces stratégies fondamentales soutiennent la santé digestive de l’ensemble du tractus gastro-intestinal et sont essentielles, que des ulcères, une acidose de l’intestin postérieur ou les deux soient soupçonnés.
Soutien complémentaire pour la santé de l’ensemble du système digestif
Un soutien ciblé à l’aide de suppléments digestifs peut compléter de bonnes pratiques de gestion en aidant à maintenir une fonction digestive normale, l’équilibre microbien et l’intégrité de la barrière intestinale. [11]
Pour les chevaux présentant une sensibilité digestive persistante, l’objectif est de soutenir l’ensemble du tractus gastro-intestinal, et non seulement une région de l’intestin. Cela signifie combiner un accès constant au fourrage, un apport approprié en amidon et en sucres, des conseils vétérinaires lorsque nécessaire, ainsi qu’un soutien nutritionnel adapté aux principales préoccupations digestives du cheval.
Visceral+ est la formule la plus complète de Mad Barn pour les chevaux ayant besoin d’un soutien à la fois gastrique et du gros intestin. Elle est conçue pour soutenir les barrières protectrices naturelles du tractus digestif, notamment la muqueuse de l’estomac, la paroi intestinale et l’environnement du gros intestin. [11]
Visceral+ fournit des nutriments appuyés par la science qui contribuent au maintien d’une production normale de mucine, soutiennent la santé des tissus digestifs et favorisent l’équilibre microbien. Sa formule comprend des acides aminés, des phospholipides, des levures, des plantes, des prébiotiques et des probiotiques sélectionnés pour soutenir la fonction digestive dans l’estomac et le gros intestin.
Cela fait de Visceral+ un excellent choix pour les chevaux présentant des signes de sensibilité digestive généralisée, notamment des changements d’appétit, de la qualité du fumier, du comportement ou des performances pendant l’entraînement, les déplacements, les compétitions ou d’autres facteurs de stress liés à la gestion.
Optimum Digestive Health est une formule axée sur le gros intestin pour les chevaux qui ont besoin d’aide pour maintenir l’équilibre microbien, la fermentation des fibres, la fonction immunitaire et une qualité de fumier constante. [11]
Il contient des probiotiques, des prébiotiques, des levures, des enzymes digestives, des nucléotides immunitaires et des liants de toxines conçus pour aider à maintenir un microbiome sain du gros intestin, à soutenir l’efficacité alimentaire et à favoriser des défenses immunitaires normales.
Ce type de soutien peut être particulièrement utile lors de changements alimentaires, de stress lié à l’entraînement, de voyages, de défis environnementaux ou dans le cadre de programmes alimentaires comprenant des niveaux plus élevés d’amidon et de sucre. En soutenant les microbes bénéfiques et une fermentation normale, Optimum Digestive Health aide à maintenir la stabilité digestive dans le gros intestin.
Bien que les suppléments puissent jouer un rôle de soutien important, ils ne peuvent pas remplacer une alimentation appropriée, une bonne gestion ou des soins vétérinaires.
Les chevaux présentant des signes digestifs persistants, récurrents ou sévères devraient être évalués par un vétérinaire afin de déterminer si des ulcères gastriques, un dysfonctionnement du gros intestin, un autre problème de santé ou plusieurs facteurs sont en cause.
Une approche globale du système digestif vise à réduire les facteurs de risque sous-jacents tout en utilisant un soutien nutritionnel ciblé pour aider à maintenir l’équilibre digestif, le confort et la santé gastro-intestinale à long terme. [4][7][11][16]
Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur la différence entre les ulcères gastriques et l’acidose de l’intestin postérieur chez les chevaux :
La différence entre les ulcères gastriques et l’acidose de l’intestin postérieur chez les chevaux est que les ulcères impliquent des dommages à la muqueuse digestive, tandis que l’acidose de l’intestin postérieur est un déséquilibre de la fermentation et du pH dans le cæcum et le gros côlon. Les ulcères gastriques se développent généralement dans l’estomac lorsque l’exposition continue à l’acide dépasse les mécanismes de protection de l’estomac. L’acidose de l’intestin postérieur se développe lorsqu’un excès d’amidon ou de sucre atteint l’intestin postérieur et est rapidement fermenté, ce qui abaisse le pH et perturbe l’équilibre microbien. Comme ces affections touchent différentes parties du tube digestif, elles ne répondent pas aux mêmes traitements ni aux mêmes stratégies alimentaires.
L’acidose de l’intestin postérieur est un trouble digestif dans lequel un excès d’amidon ou de sucre atteint l’intestin postérieur et est rapidement fermenté en acides gras volatils. Ce processus abaisse le pH de l’intestin postérieur et perturbe la population microbienne qui soutient normalement la digestion des fibres. À mesure que le déséquilibre s’aggrave, les chevaux peuvent développer de l’inconfort, des crottins mous, des coliques, de l’inflammation et un risque accru de fourbure. Il s’agit d’un problème de l’intestin postérieur plutôt que d’un problème lié à l’acidité gastrique.
Les principaux facteurs de risque des ulcères gastriques et de l’acidose de l’intestin postérieur diffèrent, même si certains problèmes d’alimentation et de gestion se chevauchent. Les ulcères gastriques sont généralement associés à un apport limité en fourrage, à de longues périodes entre les repas, au stress, à l’entraînement intensif, au transport, aux régimes riches en amidon et à certains médicaments. L’acidose de l’intestin postérieur est davantage associée à un apport excessif en amidon et en sucre, particulièrement lors de gros repas de grains qui permettent aux glucides non digérés d’atteindre l’intestin postérieur. En pratique, les chevaux exposés à un accès irrégulier au fourrage et à une alimentation riche en amidon peuvent être à risque des deux affections en même temps.
Déterminer si les signes observés chez votre cheval correspondent davantage à des ulcères ou à une acidose de l’intestin postérieur dépend du tableau clinique global plutôt que d’un seul symptôme. Les deux affections peuvent provoquer des coliques, une diminution de l’appétit, de l’irritabilité, une baisse de performance et des changements de comportement, ce qui explique pourquoi elles sont souvent confondues. L’acidose de l’intestin postérieur est plus souvent associée à des crottins mous, à la diarrhée, aux gaz et à des signes qui apparaissent plusieurs heures après les repas, tandis que les ulcères gastriques sont davantage associés à une sensibilité au sanglage, à des changements d’appétit et à de l’inconfort lié à l’alimentation ou à l’exercice. Ces indices peuvent être utiles, mais ils ne sont pas suffisamment spécifiques pour confirmer un diagnostic sans évaluation vétérinaire.
Un cheval peut avoir des ulcères et une acidose de l’intestin postérieur en même temps, particulièrement lorsque le régime alimentaire ou les pratiques de gestion exercent une pression sur l’ensemble du tube digestif. Les régimes riches en amidon, un accès irrégulier au fourrage et des exigences d’entraînement intensives peuvent contribuer à des problèmes à la fois dans l’intestin antérieur et l’intestin postérieur. Lorsque les deux problèmes sont présents, les signes peuvent être encore plus difficiles à interpréter, car les traitements peuvent n’améliorer qu’une partie du problème. C’est pourquoi une amélioration partielle avec une seule approche ne signifie pas toujours que le problème sous-jacent est complètement résolu.
Les ulcères gastriques sont diagnostiqués chez les chevaux à l’aide d’une gastroscopie, considérée comme la méthode de référence. Cette procédure permet au vétérinaire d’examiner directement la muqueuse de l’estomac et de confirmer la présence d’ulcères, leur emplacement et leur gravité. La gastroscopie est actuellement la seule méthode permettant de diagnostiquer de façon définitive les ulcères gastriques. Il est important de se rappeler qu’une gastroscopie normale n’exclut pas une maladie de l’intestin postérieur, puisque cette région n’est pas examinée lors de l’examen.
Les vétérinaires identifient l’acidose ou les ulcères de l’intestin postérieur en combinant plusieurs indices cliniques plutôt qu’en s’appuyant sur un seul test définitif. Ils peuvent évaluer l’historique alimentaire, l’apport en amidon, l’accès au fourrage, la qualité des crottins, les analyses sanguines, l’utilisation de médicaments et la réponse du cheval à des changements ciblés dans l’alimentation ou la gestion. Dans certains cas, des analyses fécales ou de l’imagerie peuvent être utilisées pour aider à exclure d’autres causes d’inconfort digestif. Cette évaluation plus globale est importante parce que les problèmes de l’intestin postérieur peuvent imiter d’autres affections gastro-intestinales ou métaboliques.
Le traitement des ulcères gastriques ne corrige pas l’acidose de l’intestin postérieur parce que ces deux affections sont causées par des mécanismes différents dans des parties différentes du tube digestif. Le traitement des ulcères vise à réduire l’exposition à l’acide et à favoriser la guérison des tissus gastriques endommagés. L’acidose de l’intestin postérieur nécessite une stratégie qui rétablit l’équilibre microbien et réduit la fermentation excessive causée par un surplus d’amidon et de sucre. Si un cheval est traité uniquement pour des ulcères alors que le véritable problème se situe dans l’intestin postérieur, les symptômes peuvent s’améliorer seulement temporairement ou ne pas s’améliorer du tout.
Les ulcères de l’intestin postérieur sont traités chez les chevaux en s’attaquant aux causes sous-jacentes et en soutenant la santé de l’intestin postérieur plutôt qu’en utilisant uniquement un traitement des ulcères axé sur l’estomac. La gestion comprend généralement une révision de l’apport en amidon et en sucre, une amélioration de l’accès au fourrage, une correction des pratiques alimentaires et une évaluation de l’historique médicamenteux avec un vétérinaire. Comme les ulcères de l’intestin postérieur ne sont pas diagnostiqués ni gérés de la même façon que les ulcères gastriques, les approches visant à supprimer l’acidité gastrique ne suffisent pas à elles seules. Les chevaux chez qui l’on soupçonne des ulcères de l’intestin postérieur ont besoin d’un plan ciblé fondé sur une évaluation vétérinaire et une analyse de l’alimentation.
Vous devriez appeler un vétérinaire lorsque les signes digestifs sont persistants, graves ou récurrents. Des coliques récurrentes, des crottins mous ou de la diarrhée persistants, une diminution de l’appétit, une perte de poids inexpliquée, des changements de comportement, une baisse de performance ou des signes qui ne s’améliorent que brièvement malgré des modifications alimentaires justifient une évaluation vétérinaire. Une intervention vétérinaire rapide est particulièrement importante si votre cheval développe des coliques sévères, de la déshydratation, de la fièvre, une diarrhée persistante ou des signes de fourbure. Une évaluation précoce peut aider à déterminer si le problème se situe dans l’estomac, l’intestin postérieur ou les deux.
Vous pouvez réduire le risque à la fois d’ulcères gastriques et d’acidose de l’intestin postérieur en gérant votre cheval dans une optique de santé digestive globale plutôt qu’en vous concentrant sur une seule partie du tube digestif. Un accès constant au fourrage aide à tamponner l’acidité gastrique tout en soutenant une fermentation normale dans l’intestin postérieur, tandis que la limitation des excès d’amidon et de sucre réduit le risque qu’un surplus de glucides atteigne l’intestin postérieur. Des repas plus petits et plus fréquents, des changements alimentaires graduels et des routines quotidiennes stables peuvent également réduire le stress digestif. Les chevaux en entraînement, en déplacement ou exposés à d’autres sources de stress nécessitent souvent une attention encore plus étroite quant à l’horaire des repas, à l’apport en fourrage et à l’équilibre général de l’alimentation.
Résumé
Les ulcères et l’acidose du gros intestin sont des troubles digestifs différents ayant des causes sous-jacentes distinctes. Les traiter de la même façon mène souvent à de mauvais résultats.
- Plusieurs symptômes se chevauchent, notamment les coliques, les changements de comportement, la baisse de performance, les changements d’appétit et les problèmes de fumier, ce qui rend difficile l’identification de la cause à partir des signes seulement.
- Les chevaux sont souvent touchés à la fois par des ulcères et un déséquilibre du gros intestin, particulièrement lorsqu’ils sont exposés à des régimes riches en amidon, à un accès irrégulier au fourrage ou au stress.
- Les ulcères impliquent des dommages à la paroi digestive, tandis que l’acidose du gros intestin est causée par un déséquilibre de la fermentation et un faible pH; ainsi, les traitements pour l’un n’aident pas nécessairement l’autre.
- Un diagnostic précis et une amélioration à long terme dépendent d’une alimentation appropriée, d’une bonne gestion et des conseils d’un vétérinaire plutôt que d’un traitement par essais et erreurs.
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