Le trot enlevé est une technique d’équitation fondamentale qui aide les cavaliers à suivre le rythme du trot à deux temps du cheval. En se levant et en se rasseyant au rythme du mouvement diagonal du cheval, le cavalier peut réduire les secousses du trot et rendre la monte plus fluide et plus confortable.

Bien qu’il soit souvent enseigné tôt dans la formation d’un cavalier, le trot enlevé ne constitue pas seulement une compétence pour débutants. Lorsqu’il est exécuté correctement, il peut contribuer à réduire les forces d’impact sur le dos du cheval, à maintenir un rythme régulier et à améliorer l’équilibre, la coordination et les sensations du cavalier par l’entremise de son assiette.

Les personnes qui apprennent à monter, qui perfectionnent leur équitation ou qui remontent en selle après une période d’arrêt peuvent toutes tirer profit d’un travail axé sur l’efficacité du trot enlevé. Comprendre le fonctionnement de ce mouvement aide également les cavaliers à éviter les erreurs courantes, comme se lever trop haut, crisper les jambes ou s’appuyer sur les rênes.

Poursuivez votre lecture pour découvrir ce qu’est le trot enlevé, son fonctionnement, la façon de l’enseigner et de l’apprendre, les erreurs courantes à éviter ainsi que les exercices permettant d’améliorer les compétences et la confiance en selle.

Trot enlevé

Le trot enlevé est une technique d’équitation fondamentale dans laquelle le cavalier se lève et se rassoit de façon rythmée, en synchronisation avec l’allure à deux temps du trot du cheval.

Plutôt que de rester assis pendant tout le trot ou de se maintenir en position en équilibre, le cavalier alterne entre une légère élévation et un retour contrôlé dans la selle. [1]

Ce mouvement s’harmonise avec le rythme naturel du cheval et réduit l’impact physique sur le cheval comme sur le cavalier. Bien qu’il soit principalement associé aux disciplines d’équitation anglaise comme le dressage, le concours complet et les disciplines de chasse et de saut d’obstacles, le trot enlevé est également de plus en plus utilisé en équitation western et en randonnée équestre récréative. [1]

Les cavaliers de toutes les disciplines reconnaissent son utilité pour améliorer le confort et la communication ainsi que pour soutenir le cheval pendant des périodes de trot prolongées ou énergiques.

Histoire du trot enlevé

Les origines du trot enlevé remontent à l’Angleterre, où cette technique a été mise au point par les postillons, des cavaliers chargés de livrer le courrier à cheval avant l’arrivée des transports mécanisés. Ces cavaliers parcouraient souvent de longues distances sur des chevaux qui trottaient vivement entre les relais. [1]

Rester assis au trot pendant des heures s’avérait épuisant et inconfortable, tandis que rester continuellement debout entraînait de la fatigue. La solution consistait à alterner entre la position assise et la position debout selon un rythme régulier de montée et de descente.

Cette adaptation pratique permettait aux postillons d’économiser leur énergie et de demeurer plus à l’aise pendant les longs trajets. Au fil du temps, elle est devenue la technique structurée aujourd’hui connue sous le nom de trot enlevé. [1]

Mécanique du trot enlevé

Comprendre les allures naturelles du cheval peut aider les cavaliers à mieux comprendre le trot enlevé. Les chevaux se déplacent selon quatre allures principales, et chacune possède un rythme, une vitesse et une séquence de poser des membres qui lui sont propres.

Les quatre allures du cheval sont les suivantes : [2]

  • Pas : Le pas est une allure à quatre temps dans laquelle chaque membre se déplace indépendamment selon une séquence précise. Il s’agit de l’allure la plus lente et la plus stable, souvent utilisée pour l’échauffement et le retour au calme.
  • Trot : Le trot est une allure diagonale à deux temps dans laquelle les paires de membres opposés se déplacent ensemble : le postérieur gauche avec l’antérieur droit, puis le postérieur droit avec l’antérieur gauche. Cette allure est symétrique et comporte un temps de suspension entre les battues.
  • Petit galop : Le petit galop est une allure à trois temps caractérisée par un rythme distinct et un temps de suspension. Il est plus fluide que le trot, mais plus complexe à apprendre.
  • Grand galop : Le grand galop est l’allure la plus rapide, avec quatre temps et une phase de suspension plus longue. Il est couramment associé aux courses et aux déplacements à grande vitesse.

Le trot est l’allure la plus souvent associée au trot enlevé. Sa séquence diagonale de poser des membres et son temps de suspension créent un mouvement rebondissant qui peut être inconfortable pour les cavaliers novices. Le trot enlevé offre une solution en synchronisant le corps du cavalier avec le rythme du cheval.

Variations du trot

Le trot est une allure active de vitesse moyenne caractérisée par un rythme à deux temps et un temps de suspension entre les foulées. Comme il s’agit d’une allure diagonale, le cheval déplace ses membres par paires diagonales : le postérieur gauche avec l’antérieur droit, puis le postérieur droit avec l’antérieur gauche.

Cela crée un mouvement symétrique et cadencé qui est essentiel dans la plupart des disciplines équestres, du dressage et du saut d’obstacles à l’endurance et à la randonnée équestre. [2]

Il existe différentes variations du trot, notamment : [2]

  • Le trot de travail : Il est énergique et rythmé, ce qui le rend utile pour l’échauffement et l’entraînement de base
  • Le trot moyen : Il présente une plus grande amplitude et davantage d’expression sans accélération du tempo
  • Le trot rassemblé : Il se caractérise par des foulées plus courtes et relevées, avec davantage de poids porté sur l’arrière-main
  • Le trot allongé : Il présente une amplitude et une suspension maximales, exigeant force, équilibre et engagement de l’arrière-main

Rythme et équilibre

Pour comprendre le trot enlevé, il est utile de comprendre d’abord la nature du trot lui-même. Le trot est une allure diagonale à deux temps dans laquelle les membres du cheval se déplacent par paires opposées : le postérieur gauche se déplace avec l’antérieur droit, et le postérieur droit avec l’antérieur gauche. [1]

Lorsqu’une paire diagonale quitte le sol, l’autre se pose, créant un mouvement rebondissant qui soulève naturellement le cavalier vers le haut et légèrement vers l’avant à chaque foulée. Si un cavalier tente de rester assis pendant ce mouvement sans préparation ni soutien, il peut rebondir de façon inconfortable dans la selle. Cela peut perturber le rythme du cheval, contribuer à un inconfort au niveau du dos et rendre plus difficile le maintien du contrôle et de la coordination par le cavalier. [1]

Le trot enlevé permet au cavalier de suivre l’impulsion naturelle du cheval plutôt que de lutter contre elle. Lorsqu’il exécute correctement le trot enlevé, le cavalier se soulève légèrement de la selle lorsque le postérieur intérieur et l’antérieur extérieur du cheval poussent contre le sol. Le cavalier demeure brièvement soulevé pendant la phase de suspension, puis revient doucement dans la selle lorsque ces membres se posent. Le processus se répète selon un rythme fluide et contrôlé. [1][3]

Les cavaliers ne doivent pas exagérer ce mouvement en « se mettant debout » dans les étriers. Les hanches doivent plutôt se déplacer vers l’avant et vers le haut en réponse à la poussée du cheval, puis vers l’arrière et vers le bas lorsque le cavalier se rassoit. Une selle bien ajustée et une longueur d’étriers appropriée peuvent faciliter l’apprentissage et le maintien de ce mouvement. [3][4]

Une erreur courante chez les débutants consiste à interpréter le trot enlevé comme un mouvement strictement vertical, ou simplement comme un mouvement de « haut en bas ». Bien que cette description soit courante, elle peut amener les cavaliers à exagérer la phase de soulèvement, à se soulever trop loin de la selle ou à perdre l’équilibre. Il est plus juste de concevoir le mouvement comme allant vers l’avant et vers l’arrière. [3][4]

Alors que le cheval propulse le cavalier vers l’avant à chaque foulée, les hanches se déplacent naturellement vers l’avant et légèrement vers le haut. Pendant la phase assise, les hanches reviennent vers l’arrière et vers le bas, en direction de la partie la plus profonde de la selle.

Se concentrer sur ce mouvement vers l’avant et vers l’arrière aide les cavaliers à développer une technique de trot enlevé plus fluide et équilibrée. Cela favorise également une utilisation adéquate des articulations des hanches et des muscles abdominaux, plutôt que de se lever avec les jambes raides ou de se pousser en prenant appui sur les bras. [1][3][4]

Synchronisation coordonnée

Un trot enlevé réussi exige une coordination avec l’allure du cheval. Chaque phase de lever et d’assise doit correspondre à la bonne phase de la foulée du cheval. [4]

Lorsqu’il trotte enlevé sur le bon diagonal, le cavalier se lève lorsque l’antérieur extérieur et le postérieur intérieur du cheval avancent. Cela aide à alléger la charge exercée sur le membre postérieur intérieur, qui joue un rôle important dans l’équilibre et l’impulsion pendant les virages et les cercles. [1][4]

Effectuer correctement le trot enlevé et en cadence avec le cheval peut améliorer la communication et la performance, tout en rendant la monte plus fluide et harmonieuse. Cette coordination favorise également des aides du cavalier plus claires, surtout lorsque les cavaliers commencent à travailler des figures et des transitions plus complexes. L’apprentissage et le perfectionnement du trot enlevé constituent donc l’une des compétences les plus précieuses pour les cavaliers de tous les niveaux. [1][4]

Bienfaits du trot enlevé

Le trot enlevé procure des bienfaits différents, mais interreliés, au cheval et au cavalier. Pour le cheval, sa valeur repose sur une réduction des impacts, une amélioration du rythme et une synchronisation plus constante du cavalier. Pour le cavalier, le trot enlevé développe la coordination et la conscience corporelle nécessaires à un travail plus avancé.

Les bienfaits du trot enlevé pour le cheval comprennent : [1][5]

  • Soulagement de la colonne vertébrale : Le trot enlevé répartit le poids du cavalier plus doucement que le trot assis, ce qui peut être particulièrement bénéfique pour les chevaux jeunes ou sensibles.
  • Favorise le balancement : Un trot enlevé détendu et rythmé peut aider le dos du cheval à se balancer et à s’engager plus librement.
  • Symétrie musculaire : Lorsque le cavalier change régulièrement de diagonal, le trot enlevé favorise un développement plus uniforme de l’arrière-main du cheval.
  • Développement gymnastique : S’asseoir au bon moment permet au cavalier d’influencer la phase de poussée du postérieur intérieur du cheval, ce qui améliore sa force et son engagement.

Ces effets sont particulièrement pertinents dans le cadre du travail sur le plat et des programmes de conditionnement.

Les avantages du trot enlevé pour le cavalier comprennent : [1][6]

  • Confort et endurance : Le trot enlevé est moins exigeant physiquement que le trot assis et moins fatigant que de rester continuellement debout pendant le trot.
  • Équilibre et rythme : Il apprend aux cavaliers à accompagner le mouvement du cheval plutôt qu’à aller à son encontre.
  • Force du tronc et coordination : Le trot enlevé développe la force et la conscience corporelle, particulièrement au niveau des hanches, du bas du dos et des muscles abdominaux.
  • Synchronisation des aides : Les diagonales au trot enlevé entraînent les cavaliers à sentir l’allure du cheval et à appliquer les aides plus efficacement.

Ensemble, ces avantages font du trot enlevé une transition pratique entre les premières habiletés d’équitation et une communication plus raffinée sous la selle.

En comprenant la mécanique de l’allure, en apprenant à sentir la bonne diagonale et en travaillant l’équilibre et le centrage, à cheval comme au sol, les cavaliers peuvent transformer le trot enlevé, auparavant source de rebonds frustrants, en une conversation rythmée et équilibrée avec leur cheval.

Comment apprendre le trot enlevé

La plupart des cavaliers apprennent le trot enlevé tôt dans leur formation équestre, bien que la qualité de l’enseignement et la profondeur des explications puissent varier. Le processus consiste à développer la coordination, le rythme et la perception du mouvement du cheval.

1) Commencer par les sensations

Avant d’utiliser les étriers, il peut être utile de s’exercer sur un tapis de monte à cru ou dans une selle sans étriers afin de sentir comment le mouvement du cheval soulève naturellement le cavalier. Avec l’aide d’une personne au sol, le cavalier peut se concentrer sur la synchronisation de son mouvement avec les rebonds du cheval, en se levant lorsque le cheval le soulève et en se rasseyant doucement lorsqu’il redescend. [1][4]

Ce travail initial aide les cavaliers à développer les sensations avant l’effort. Plutôt que de pousser sur leurs pieds ou de tirer sur les rênes, ils apprennent à suivre le mouvement créé par le cheval. [1]

2) Trouver la diagonale

Un trot enlevé correct exige aussi d’utiliser la bonne diagonale. Sur un cercle, le cavalier doit se lever lorsque le membre antérieur extérieur et le membre postérieur intérieur du cheval avancent. Cela favorise l’équilibre du cheval et encourage un engagement approprié. [3][4]

Les cavaliers peuvent apprendre à reconnaître la bonne diagonale en observant l’épaule extérieure du cheval ou, avec davantage d’habileté, en sentant l’abaissement de leur ischion qui correspond au mouvement du membre postérieur intérieur. Avec le temps, cela devient une question de conscience corporelle et de synchronisation plutôt qu’une habitude consistant à regarder vers le bas. [4]

3) Introduire le travail avec les étriers

Une fois les étriers introduits, les cavaliers commencent généralement à s’exercer à l’arrêt ou au pas, en se levant et en se rasseyant lentement pour ressentir la mécanique du mouvement. L’essentiel est de garder les genoux légèrement fléchis et d’éviter de verrouiller les articulations. [1][3]

La longueur appropriée des étriers est également importante. Des étriers plus longs réduisent la hauteur à laquelle le cavalier peut se lever, mais peuvent offrir une plus grande stabilité, tandis que des étriers plus courts augmentent l’amplitude du mouvement et exigent davantage de contrôle. Les cavaliers doivent chercher à adopter une position qui favorise un alignement équilibré sans fatiguer excessivement les jambes. [1]

Erreurs courantes des cavaliers au trot enlevé

Au début, de nombreux cavaliers éprouvent des difficultés avec le trot enlevé en raison d’idées fausses sur la mécanique corporelle ou de tensions dans le corps.

Les problèmes courants comprennent : [1][6]

  • Se lever excessivement : Se lever trop haut ou avec trop de force peut perturber l’équilibre et la synchronisation.
  • Se pencher vers l’avant ou vers l’arrière : Certains débutants pensent qu’il faut se pencher vers l’avant pour se lever et vers l’arrière pour se rasseoir, ce qui peut provoquer un balancement et de l’instabilité.
  • Articulations raides : Verrouiller les genoux ou les chevilles réduit l’absorption des chocs et peut entraîner des retombées brusques.
  • Mauvaises diagonales : Toujours trotter enlevé sur la même diagonale, particulièrement en randonnée, peut contribuer à un développement musculaire inégal chez le cheval.
  • Utiliser les bras pour se soulever : Tirer sur les rênes ou exercer une forte pression avec les mains peut nuire aux aides de rênes et à l’équilibre.

  mauvaise posture à cheval

Ces erreurs reflètent souvent de la tension, un mauvais alignement ou de l’incertitude quant à la sensation que devrait procurer le mouvement du trot enlevé.

Exercices pour améliorer le trot enlevé

Des exercices ciblés, en selle comme au sol, peuvent améliorer la capacité du cavalier à trotter enlevé avec aisance, rythme et une forme adéquate. Ces exercices aident à développer la conscience corporelle, l’équilibre au-dessus du centre de gravité ainsi qu’une utilisation appropriée des hanches et des jambes.

Les pratiquer régulièrement permet de développer la mémoire musculaire nécessaire pour trotter enlevé avec assurance. De plus, intégrer des exercices pour les cavaliers précis à votre routine hebdomadaire peut aider à développer la force, la mobilité et la coordination en selle.

Ces exercices peuvent être adaptés au niveau d’expérience du cavalier et au stade d’entraînement du cheval. L’objectif n’est pas d’amplifier le mouvement, mais de le rendre plus discret, mieux synchronisé et plus équilibré.

Tableau 1. Exercices de trot enlevé pour les cavaliers

Exercice Idéal pour améliorer Comment cela aide
Exercices sur chaise
  • Mécanique de base du trot enlevé
  • Conscience corporelle
  • Aide les cavaliers à pratiquer le mouvement de se lever et de se rasseoir hors du cheval
  • Renforce le maintien du centre du corps au-dessus des pieds
L’exercice de la boîte
  • Stabilité du bas de la jambe
  • Contrôle des hanches et du tronc
  • Apprend aux cavaliers à déplacer les hanches vers l’avant et vers l’arrière sans déplacer le bas de la jambe
  • Réduit le recours aux genoux, aux chevilles ou aux rênes pour maintenir l’équilibre
Travail à cru ou sans étriers
  • Perception du rythme du trot
  • Équilibre indépendant
  • Aide les cavaliers à suivre le mouvement naturel du cheval
  • Favorise des hanches plus souples sans serrer les cuisses
Enlever un temps à la fois
  • Précision
  • Contrôle entre la montée et la descente en selle
  • Développe l’équilibre sans dépendre de l’élan
  • Permet aux cavaliers d’ajouter davantage de foulées uniquement lorsque l’alignement demeure stable
Exercices de changement de diagonale
  • Conscience de la diagonale
  • Synchronisation sur les figures de manège
  • Entraîne les cavaliers à changer volontairement de diagonale en restant assis pendant deux temps
  • Développe le ressenti plutôt que de se fier uniquement à l’observation de l’épaule du cheval

Exercices sur chaise

Le mouvement des exercices sur chaise imite ce qui devrait se produire en selle et aide à rééduquer la perception qu’a le cavalier de la séquence debout-assis.

Suivez les étapes suivantes pour effectuer cet exercice : [1][3]

  1. À l’aide d’une chaise à dossier droit ou d’un tabouret, asseyez-vous en gardant les pieds à plat et espacés comme ils le seraient dans les étriers.
  2. Levez-vous et rasseyez-vous lentement en portant attention au mouvement naturel de votre corps.
  3. Lorsque vous vous levez, le haut de votre corps s’incline naturellement légèrement vers l’avant à partir des hanches, et votre torse se redresse.
  4. Lorsque vous vous asseyez, vos hanches reculent et vos ischions reviennent vers la chaise tandis que vous demeurez centré au-dessus de votre base d’appui.

L’exercice de la boîte

Cet exercice améliore le contrôle du bas du corps et le centrage, tout en renforçant l’alignement vertical et l’articulation des hanches pour un trot enlevé fluide et équilibré.

L’exercice avec une boîte suit les étapes suivantes : [1][3]

  1. Placez vos genoux et vos orteils contre une boîte ou la base d’une chaise afin de reproduire l’alignement avec les étriers.
  2. À partir d’une position debout légère, déplacez vos hanches vers l’avant et vers le haut tout en gardant le bas des jambes immobile.
  3. Déplacez ensuite vos hanches vers l’arrière et vers le bas tout en continuant de garder le bas des jambes immobile.

L’objectif est d’isoler les hanches et le tronc tout en évitant de compenser avec les genoux, les chevilles ou les bras.

Travail à cru ou sans étriers

Cet exercice aide les cavaliers à intégrer le rythme naturel du trot et à développer un véritable ressenti.

Pour effectuer un travail à cru ou sans étriers : [1][3]

  1. Avec l’aide d’une personne au sol, trottez sur un tapis de monte à cru ou dans une selle sans étriers.
  2. Posez légèrement vos mains sur le garrot du cheval.
  3. Laissez le mouvement du cheval guider votre lever et votre descente en selle.
  4. Évitez de serrer les cuisses, ce qui peut bloquer les hanches et nuire à l’équilibre.

Trot enlevé une foulée à la fois

Cet exercice développe la précision et l’équilibre sans dépendre de l’élan. Pour trotter enlevé une foulée à la fois : [1][3]

  1. Commencez par trotter enlevé pendant une seule foulée, puis revenez en position en équilibre ou debout.
  2. À mesure que vous progressez, passez à deux, trois foulées ou plus tout en maintenant le contrôle et l’alignement.

Exercices de changement de diagonale

Exercez-vous à changer de diagonale intentionnellement en restant assis pendant deux temps lors des transitions entre les figures de manège, comme les serpentines, les cercles et les boucles. Cela renforce la conscience corporelle et apprend aux cavaliers à sentir la bonne diagonale plutôt qu’à se fier uniquement à la vue. [1][3]

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Quand utiliser le trot enlevé

Le trot enlevé est utilisé de façon stratégique selon l’âge du cheval, son niveau d’entraînement et les objectifs du cavalier. Il est particulièrement utile lorsque le cavalier souhaite maintenir le rythme tout en réduisant les chocs dans le dos du cheval et le corps du cavalier.

Le trot enlevé peut être utile pour : [1][5][7]

  • Les chevaux jeunes ou verts : Le trot enlevé réduit la charge sur le dos du cheval et peut favoriser la détente et le mouvement d’oscillation dans l’allure.
  • Échauffement et récupération : Le trot enlevé peut aider à détendre les muscles du dos du cheval pendant l’échauffement et à maintenir leur souplesse pendant la récupération. Ces phases font partie d’une séance d’entraînement complète, tout comme les routines progressives d’échauffement et de récupération.
  • Périodes prolongées au trot : Pendant de longues périodes de travail au trot, le trot enlevé peut réduire la fatigue du cheval et du cavalier.
  • Transitions et travail de l’équilibre : Certains exercices, comme la cession à la jambe ou les transitions au galop, peuvent bénéficier d’un trot enlevé stratégique. Par exemple, le cavalier peut synchroniser la phase assise afin d’influencer le postérieur extérieur pour l’aide au départ au galop.
  • Développement du cavalier : Le trot enlevé aide les cavaliers débutants à développer leur rythme, la force de leur tronc et leur équilibre avant d’apprendre à trotter assis.

Comme le trot enlevé influence à la fois le cheval et le cavalier, il doit être utilisé de façon réfléchie dans le cadre du plan d’entraînement global plutôt que comme une habitude mécanique.

Questions fréquemment posées

Voici quelques questions fréquemment posées sur le trot enlevé :

Résumé

Le trot enlevé est une technique d’équitation où le cavalier se lève et se rassoit au rythme du trot du cheval.

  • Le trot enlevé aide à réduire les rebonds et rend le trot plus confortable pour le cheval et le cavalier
  • Un trot enlevé correct suit le mouvement diagonal du cheval et devrait donner une sensation de mouvement vers l’avant et vers l’arrière, plutôt que directement de haut en bas
  • Les cavaliers devraient apprendre le bon rythme, les diagonales, l’équilibre et la maîtrise calme du corps
  • Les erreurs courantes comprennent le fait de trop se soulever, de se crisper, de se pencher, de garder les articulations raides, de trotter sur la mauvaise diagonale et d’utiliser les rênes comme appui
  • Le trot enlevé favorise le rythme, la coordination du cavalier, le confort du cheval et la communication sous la selle
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Références

  1. Bucklin. G. S. The Gentle Art of Horseback Riding. Human Kinetics, Champaign, IL. 2013.
  2. Pilliner. S. et al. The Horse in Motion. Blackwell Science. 2002.
  3. Sydnor. S. The Importance of Posting Diagonals. USDF ConneCtion. 2017.
  4. Equitation. E. How to Rise on the Correct Diagonal in Trot without Looking. Empowered Equitation. 2021.
  5. 4 Reasons Why We Post In Trot. Horse Listening. 2018.
  6. Rodriguez. D. How Can I Improve My Balance in Posting Trot? Dressage Today. 2017.
  7. Goodnight. J. The Importance of the Posting Trot. AQHA. 2018.