Le trot enlevé est une technique d’équitation fondamentale qui aide les cavaliers à suivre le rythme du trot à deux temps du cheval. En se levant et en se rasseyant au rythme du mouvement diagonal du cheval, le cavalier peut réduire les secousses du trot et rendre la monte plus fluide et plus confortable.
Bien qu’il soit souvent enseigné tôt dans la formation d’un cavalier, le trot enlevé ne constitue pas seulement une compétence pour débutants. Lorsqu’il est exécuté correctement, il peut contribuer à réduire les forces d’impact sur le dos du cheval, à maintenir un rythme régulier et à améliorer l’équilibre, la coordination et les sensations du cavalier par l’entremise de son assiette.
Les personnes qui apprennent à monter, qui perfectionnent leur équitation ou qui remontent en selle après une période d’arrêt peuvent toutes tirer profit d’un travail axé sur l’efficacité du trot enlevé. Comprendre le fonctionnement de ce mouvement aide également les cavaliers à éviter les erreurs courantes, comme se lever trop haut, crisper les jambes ou s’appuyer sur les rênes.
Poursuivez votre lecture pour découvrir ce qu’est le trot enlevé, son fonctionnement, la façon de l’enseigner et de l’apprendre, les erreurs courantes à éviter ainsi que les exercices permettant d’améliorer les compétences et la confiance en selle.
Trot enlevé
Le trot enlevé est une technique d’équitation fondamentale dans laquelle le cavalier se lève et se rassoit de façon rythmée, en synchronisation avec l’allure à deux temps du trot du cheval.
Plutôt que de rester assis pendant tout le trot ou de se maintenir en position en équilibre, le cavalier alterne entre une légère élévation et un retour contrôlé dans la selle. [1]
Ce mouvement s’harmonise avec le rythme naturel du cheval et réduit l’impact physique sur le cheval comme sur le cavalier. Bien qu’il soit principalement associé aux disciplines d’équitation anglaise comme le dressage, le concours complet et les disciplines de chasse et de saut d’obstacles, le trot enlevé est également de plus en plus utilisé en équitation western et en randonnée équestre récréative. [1]
Les cavaliers de toutes les disciplines reconnaissent son utilité pour améliorer le confort et la communication ainsi que pour soutenir le cheval pendant des périodes de trot prolongées ou énergiques.
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Histoire du trot enlevé
Les origines du trot enlevé remontent à l’Angleterre, où cette technique a été mise au point par les postillons, des cavaliers chargés de livrer le courrier à cheval avant l’arrivée des transports mécanisés. Ces cavaliers parcouraient souvent de longues distances sur des chevaux qui trottaient vivement entre les relais. [1]
Rester assis au trot pendant des heures s’avérait épuisant et inconfortable, tandis que rester continuellement debout entraînait de la fatigue. La solution consistait à alterner entre la position assise et la position debout selon un rythme régulier de montée et de descente.
Cette adaptation pratique permettait aux postillons d’économiser leur énergie et de demeurer plus à l’aise pendant les longs trajets. Au fil du temps, elle est devenue la technique structurée aujourd’hui connue sous le nom de trot enlevé. [1]
Mécanique du trot enlevé
Comprendre les allures naturelles du cheval peut aider les cavaliers à mieux comprendre le trot enlevé. Les chevaux se déplacent selon quatre allures principales, et chacune possède un rythme, une vitesse et une séquence de poser des membres qui lui sont propres.
Les quatre allures du cheval sont les suivantes : [2]
- Pas : Le pas est une allure à quatre temps dans laquelle chaque membre se déplace indépendamment selon une séquence précise. Il s’agit de l’allure la plus lente et la plus stable, souvent utilisée pour l’échauffement et le retour au calme.
- Trot : Le trot est une allure diagonale à deux temps dans laquelle les paires de membres opposés se déplacent ensemble : le postérieur gauche avec l’antérieur droit, puis le postérieur droit avec l’antérieur gauche. Cette allure est symétrique et comporte un temps de suspension entre les battues.
- Petit galop : Le petit galop est une allure à trois temps caractérisée par un rythme distinct et un temps de suspension. Il est plus fluide que le trot, mais plus complexe à apprendre.
- Grand galop : Le grand galop est l’allure la plus rapide, avec quatre temps et une phase de suspension plus longue. Il est couramment associé aux courses et aux déplacements à grande vitesse.
Le trot est l’allure la plus souvent associée au trot enlevé. Sa séquence diagonale de poser des membres et son temps de suspension créent un mouvement rebondissant qui peut être inconfortable pour les cavaliers novices. Le trot enlevé offre une solution en synchronisant le corps du cavalier avec le rythme du cheval.
Variations du trot
Le trot est une allure active de vitesse moyenne caractérisée par un rythme à deux temps et un temps de suspension entre les foulées. Comme il s’agit d’une allure diagonale, le cheval déplace ses membres par paires diagonales : le postérieur gauche avec l’antérieur droit, puis le postérieur droit avec l’antérieur gauche.
Cela crée un mouvement symétrique et cadencé qui est essentiel dans la plupart des disciplines équestres, du dressage et du saut d’obstacles à l’endurance et à la randonnée équestre. [2]
Il existe différentes variations du trot, notamment : [2]
- Le trot de travail : Il est énergique et rythmé, ce qui le rend utile pour l’échauffement et l’entraînement de base
- Le trot moyen : Il présente une plus grande amplitude et davantage d’expression sans accélération du tempo
- Le trot rassemblé : Il se caractérise par des foulées plus courtes et relevées, avec davantage de poids porté sur l’arrière-main
- Le trot allongé : Il présente une amplitude et une suspension maximales, exigeant force, équilibre et engagement de l’arrière-main
Rythme et équilibre
Pour comprendre le trot enlevé, il est utile de comprendre d’abord la nature du trot lui-même. Le trot est une allure diagonale à deux temps dans laquelle les membres du cheval se déplacent par paires opposées : le postérieur gauche se déplace avec l’antérieur droit, et le postérieur droit avec l’antérieur gauche. [1]
Lorsqu’une paire diagonale quitte le sol, l’autre se pose, créant un mouvement rebondissant qui soulève naturellement le cavalier vers le haut et légèrement vers l’avant à chaque foulée. Si un cavalier tente de rester assis pendant ce mouvement sans préparation ni soutien, il peut rebondir de façon inconfortable dans la selle. Cela peut perturber le rythme du cheval, contribuer à un inconfort au niveau du dos et rendre plus difficile le maintien du contrôle et de la coordination par le cavalier. [1]
Le trot enlevé permet au cavalier de suivre l’impulsion naturelle du cheval plutôt que de lutter contre elle. Lorsqu’il exécute correctement le trot enlevé, le cavalier se soulève légèrement de la selle lorsque le postérieur intérieur et l’antérieur extérieur du cheval poussent contre le sol. Le cavalier demeure brièvement soulevé pendant la phase de suspension, puis revient doucement dans la selle lorsque ces membres se posent. Le processus se répète selon un rythme fluide et contrôlé. [1][3]
Les cavaliers ne doivent pas exagérer ce mouvement en « se mettant debout » dans les étriers. Les hanches doivent plutôt se déplacer vers l’avant et vers le haut en réponse à la poussée du cheval, puis vers l’arrière et vers le bas lorsque le cavalier se rassoit. Une selle bien ajustée et une longueur d’étriers appropriée peuvent faciliter l’apprentissage et le maintien de ce mouvement. [3][4]
Une erreur courante chez les débutants consiste à interpréter le trot enlevé comme un mouvement strictement vertical, ou simplement comme un mouvement de « haut en bas ». Bien que cette description soit courante, elle peut amener les cavaliers à exagérer la phase de soulèvement, à se soulever trop loin de la selle ou à perdre l’équilibre. Il est plus juste de concevoir le mouvement comme allant vers l’avant et vers l’arrière. [3][4]
Alors que le cheval propulse le cavalier vers l’avant à chaque foulée, les hanches se déplacent naturellement vers l’avant et légèrement vers le haut. Pendant la phase assise, les hanches reviennent vers l’arrière et vers le bas, en direction de la partie la plus profonde de la selle.
Se concentrer sur ce mouvement vers l’avant et vers l’arrière aide les cavaliers à développer une technique de trot enlevé plus fluide et équilibrée. Cela favorise également une utilisation adéquate des articulations des hanches et des muscles abdominaux, plutôt que de se lever avec les jambes raides ou de se pousser en prenant appui sur les bras. [1][3][4]
Synchronisation coordonnée
Un trot enlevé réussi exige une coordination avec l’allure du cheval. Chaque phase de lever et d’assise doit correspondre à la bonne phase de la foulée du cheval. [4]
Lorsqu’il trotte enlevé sur le bon diagonal, le cavalier se lève lorsque l’antérieur extérieur et le postérieur intérieur du cheval avancent. Cela aide à alléger la charge exercée sur le membre postérieur intérieur, qui joue un rôle important dans l’équilibre et l’impulsion pendant les virages et les cercles. [1][4]
Effectuer correctement le trot enlevé et en cadence avec le cheval peut améliorer la communication et la performance, tout en rendant la monte plus fluide et harmonieuse. Cette coordination favorise également des aides du cavalier plus claires, surtout lorsque les cavaliers commencent à travailler des figures et des transitions plus complexes. L’apprentissage et le perfectionnement du trot enlevé constituent donc l’une des compétences les plus précieuses pour les cavaliers de tous les niveaux. [1][4]
Bienfaits du trot enlevé
Le trot enlevé procure des bienfaits différents, mais interreliés, au cheval et au cavalier. Pour le cheval, sa valeur repose sur une réduction des impacts, une amélioration du rythme et une synchronisation plus constante du cavalier. Pour le cavalier, le trot enlevé développe la coordination et la conscience corporelle nécessaires à un travail plus avancé.
Les bienfaits du trot enlevé pour le cheval comprennent : [1][5]
- Soulagement de la colonne vertébrale : Le trot enlevé répartit le poids du cavalier plus doucement que le trot assis, ce qui peut être particulièrement bénéfique pour les chevaux jeunes ou sensibles.
- Favorise le balancement : Un trot enlevé détendu et rythmé peut aider le dos du cheval à se balancer et à s’engager plus librement.
- Symétrie musculaire : Lorsque le cavalier change régulièrement de diagonal, le trot enlevé favorise un développement plus uniforme de l’arrière-main du cheval.
- Développement gymnastique : S’asseoir au bon moment permet au cavalier d’influencer la phase de poussée du postérieur intérieur du cheval, ce qui améliore sa force et son engagement.
Ces effets sont particulièrement pertinents dans le cadre du travail sur le plat et des programmes de conditionnement.
Les avantages du trot enlevé pour le cavalier comprennent : [1][6]
- Confort et endurance : Le trot enlevé est moins exigeant physiquement que le trot assis et moins fatigant que de rester continuellement debout pendant le trot.
- Équilibre et rythme : Il apprend aux cavaliers à accompagner le mouvement du cheval plutôt qu’à aller à son encontre.
- Force du tronc et coordination : Le trot enlevé développe la force et la conscience corporelle, particulièrement au niveau des hanches, du bas du dos et des muscles abdominaux.
- Synchronisation des aides : Les diagonales au trot enlevé entraînent les cavaliers à sentir l’allure du cheval et à appliquer les aides plus efficacement.
Ensemble, ces avantages font du trot enlevé une transition pratique entre les premières habiletés d’équitation et une communication plus raffinée sous la selle.
En comprenant la mécanique de l’allure, en apprenant à sentir la bonne diagonale et en travaillant l’équilibre et le centrage, à cheval comme au sol, les cavaliers peuvent transformer le trot enlevé, auparavant source de rebonds frustrants, en une conversation rythmée et équilibrée avec leur cheval.
Comment apprendre le trot enlevé
La plupart des cavaliers apprennent le trot enlevé tôt dans leur formation équestre, bien que la qualité de l’enseignement et la profondeur des explications puissent varier. Le processus consiste à développer la coordination, le rythme et la perception du mouvement du cheval.
1) Commencer par les sensations
Avant d’utiliser les étriers, il peut être utile de s’exercer sur un tapis de monte à cru ou dans une selle sans étriers afin de sentir comment le mouvement du cheval soulève naturellement le cavalier. Avec l’aide d’une personne au sol, le cavalier peut se concentrer sur la synchronisation de son mouvement avec les rebonds du cheval, en se levant lorsque le cheval le soulève et en se rasseyant doucement lorsqu’il redescend. [1][4]
Ce travail initial aide les cavaliers à développer les sensations avant l’effort. Plutôt que de pousser sur leurs pieds ou de tirer sur les rênes, ils apprennent à suivre le mouvement créé par le cheval. [1]
2) Trouver la diagonale
Un trot enlevé correct exige aussi d’utiliser la bonne diagonale. Sur un cercle, le cavalier doit se lever lorsque le membre antérieur extérieur et le membre postérieur intérieur du cheval avancent. Cela favorise l’équilibre du cheval et encourage un engagement approprié. [3][4]
Les cavaliers peuvent apprendre à reconnaître la bonne diagonale en observant l’épaule extérieure du cheval ou, avec davantage d’habileté, en sentant l’abaissement de leur ischion qui correspond au mouvement du membre postérieur intérieur. Avec le temps, cela devient une question de conscience corporelle et de synchronisation plutôt qu’une habitude consistant à regarder vers le bas. [4]
3) Introduire le travail avec les étriers
Une fois les étriers introduits, les cavaliers commencent généralement à s’exercer à l’arrêt ou au pas, en se levant et en se rasseyant lentement pour ressentir la mécanique du mouvement. L’essentiel est de garder les genoux légèrement fléchis et d’éviter de verrouiller les articulations. [1][3]
La longueur appropriée des étriers est également importante. Des étriers plus longs réduisent la hauteur à laquelle le cavalier peut se lever, mais peuvent offrir une plus grande stabilité, tandis que des étriers plus courts augmentent l’amplitude du mouvement et exigent davantage de contrôle. Les cavaliers doivent chercher à adopter une position qui favorise un alignement équilibré sans fatiguer excessivement les jambes. [1]
Erreurs courantes des cavaliers au trot enlevé
Au début, de nombreux cavaliers éprouvent des difficultés avec le trot enlevé en raison d’idées fausses sur la mécanique corporelle ou de tensions dans le corps.
Les problèmes courants comprennent : [1][6]
- Se lever excessivement : Se lever trop haut ou avec trop de force peut perturber l’équilibre et la synchronisation.
- Se pencher vers l’avant ou vers l’arrière : Certains débutants pensent qu’il faut se pencher vers l’avant pour se lever et vers l’arrière pour se rasseoir, ce qui peut provoquer un balancement et de l’instabilité.
- Articulations raides : Verrouiller les genoux ou les chevilles réduit l’absorption des chocs et peut entraîner des retombées brusques.
- Mauvaises diagonales : Toujours trotter enlevé sur la même diagonale, particulièrement en randonnée, peut contribuer à un développement musculaire inégal chez le cheval.
- Utiliser les bras pour se soulever : Tirer sur les rênes ou exercer une forte pression avec les mains peut nuire aux aides de rênes et à l’équilibre.

Ces erreurs reflètent souvent de la tension, un mauvais alignement ou de l’incertitude quant à la sensation que devrait procurer le mouvement du trot enlevé.
Exercices pour améliorer le trot enlevé
Des exercices ciblés, en selle comme au sol, peuvent améliorer la capacité du cavalier à trotter enlevé avec aisance, rythme et une forme adéquate. Ces exercices aident à développer la conscience corporelle, l’équilibre au-dessus du centre de gravité ainsi qu’une utilisation appropriée des hanches et des jambes.
Les pratiquer régulièrement permet de développer la mémoire musculaire nécessaire pour trotter enlevé avec assurance. De plus, intégrer des exercices pour les cavaliers précis à votre routine hebdomadaire peut aider à développer la force, la mobilité et la coordination en selle.
Ces exercices peuvent être adaptés au niveau d’expérience du cavalier et au stade d’entraînement du cheval. L’objectif n’est pas d’amplifier le mouvement, mais de le rendre plus discret, mieux synchronisé et plus équilibré.
Tableau 1. Exercices de trot enlevé pour les cavaliers
| Exercice | Idéal pour améliorer | Comment cela aide |
|---|---|---|
| Exercices sur chaise |
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| L’exercice de la boîte |
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| Travail à cru ou sans étriers |
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| Enlever un temps à la fois |
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| Exercices de changement de diagonale |
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Exercices sur chaise
Le mouvement des exercices sur chaise imite ce qui devrait se produire en selle et aide à rééduquer la perception qu’a le cavalier de la séquence debout-assis.
Suivez les étapes suivantes pour effectuer cet exercice : [1][3]
- À l’aide d’une chaise à dossier droit ou d’un tabouret, asseyez-vous en gardant les pieds à plat et espacés comme ils le seraient dans les étriers.
- Levez-vous et rasseyez-vous lentement en portant attention au mouvement naturel de votre corps.
- Lorsque vous vous levez, le haut de votre corps s’incline naturellement légèrement vers l’avant à partir des hanches, et votre torse se redresse.
- Lorsque vous vous asseyez, vos hanches reculent et vos ischions reviennent vers la chaise tandis que vous demeurez centré au-dessus de votre base d’appui.
L’exercice de la boîte
Cet exercice améliore le contrôle du bas du corps et le centrage, tout en renforçant l’alignement vertical et l’articulation des hanches pour un trot enlevé fluide et équilibré.
L’exercice avec une boîte suit les étapes suivantes : [1][3]
- Placez vos genoux et vos orteils contre une boîte ou la base d’une chaise afin de reproduire l’alignement avec les étriers.
- À partir d’une position debout légère, déplacez vos hanches vers l’avant et vers le haut tout en gardant le bas des jambes immobile.
- Déplacez ensuite vos hanches vers l’arrière et vers le bas tout en continuant de garder le bas des jambes immobile.
L’objectif est d’isoler les hanches et le tronc tout en évitant de compenser avec les genoux, les chevilles ou les bras.
Travail à cru ou sans étriers
Cet exercice aide les cavaliers à intégrer le rythme naturel du trot et à développer un véritable ressenti.
Pour effectuer un travail à cru ou sans étriers : [1][3]
- Avec l’aide d’une personne au sol, trottez sur un tapis de monte à cru ou dans une selle sans étriers.
- Posez légèrement vos mains sur le garrot du cheval.
- Laissez le mouvement du cheval guider votre lever et votre descente en selle.
- Évitez de serrer les cuisses, ce qui peut bloquer les hanches et nuire à l’équilibre.
Trot enlevé une foulée à la fois
Cet exercice développe la précision et l’équilibre sans dépendre de l’élan. Pour trotter enlevé une foulée à la fois : [1][3]
- Commencez par trotter enlevé pendant une seule foulée, puis revenez en position en équilibre ou debout.
- À mesure que vous progressez, passez à deux, trois foulées ou plus tout en maintenant le contrôle et l’alignement.
Exercices de changement de diagonale
Exercez-vous à changer de diagonale intentionnellement en restant assis pendant deux temps lors des transitions entre les figures de manège, comme les serpentines, les cercles et les boucles. Cela renforce la conscience corporelle et apprend aux cavaliers à sentir la bonne diagonale plutôt qu’à se fier uniquement à la vue. [1][3]
Quand utiliser le trot enlevé
Le trot enlevé est utilisé de façon stratégique selon l’âge du cheval, son niveau d’entraînement et les objectifs du cavalier. Il est particulièrement utile lorsque le cavalier souhaite maintenir le rythme tout en réduisant les chocs dans le dos du cheval et le corps du cavalier.
Le trot enlevé peut être utile pour : [1][5][7]
- Les chevaux jeunes ou verts : Le trot enlevé réduit la charge sur le dos du cheval et peut favoriser la détente et le mouvement d’oscillation dans l’allure.
- Échauffement et récupération : Le trot enlevé peut aider à détendre les muscles du dos du cheval pendant l’échauffement et à maintenir leur souplesse pendant la récupération. Ces phases font partie d’une séance d’entraînement complète, tout comme les routines progressives d’échauffement et de récupération.
- Périodes prolongées au trot : Pendant de longues périodes de travail au trot, le trot enlevé peut réduire la fatigue du cheval et du cavalier.
- Transitions et travail de l’équilibre : Certains exercices, comme la cession à la jambe ou les transitions au galop, peuvent bénéficier d’un trot enlevé stratégique. Par exemple, le cavalier peut synchroniser la phase assise afin d’influencer le postérieur extérieur pour l’aide au départ au galop.
- Développement du cavalier : Le trot enlevé aide les cavaliers débutants à développer leur rythme, la force de leur tronc et leur équilibre avant d’apprendre à trotter assis.
Comme le trot enlevé influence à la fois le cheval et le cavalier, il doit être utilisé de façon réfléchie dans le cadre du plan d’entraînement global plutôt que comme une habitude mécanique.
Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur le trot enlevé :
Le trot enlevé est une technique d’équitation dans laquelle le cavalier se lève et se rassoit au rythme du trot à deux temps du cheval. Au lieu de rester assis à chaque foulée, le cavalier laisse le mouvement du cheval le soulever légèrement hors de la selle, puis se rassoit doucement au temps suivant. Cette technique aide à réduire les secousses, à améliorer le confort et à favoriser un rythme plus fluide pour le cheval comme pour le cavalier. Le trot enlevé est aussi appelé trot enlevé.
Le trot enlevé porterait ce nom parce que cette technique aurait été mise au point par des postillons anglais qui livraient le courrier à cheval. Ces cavaliers parcouraient souvent de longues distances au trot et avaient besoin d’un moyen de réduire la fatigue et l’inconfort. En alternant entre la position levée et la position assise, ils pouvaient demeurer plus à l’aise que s’ils restaient continuellement assis au trot ou debout tout le temps. Au fil du temps, cette méthode d’équitation pratique est devenue la technique structurée connue sous le nom de trot enlevé.
Le trot enlevé consiste à synchroniser le mouvement du corps du cavalier avec le rythme diagonal du trot du cheval. Au trot, le cheval déplace simultanément des paires de membres opposés, ce qui crée un mouvement élastique qui soulève naturellement le cavalier. Un trot enlevé correct ne consiste pas en un grand mouvement de haut en bas, mais en un mouvement contrôlé des hanches vers l’avant et vers l’arrière. Le cavalier se soulève légèrement sous l’impulsion du cheval et revient doucement dans la selle sans se raidir, rebondir ni tirer sur les rênes.
Être sur le bon diagonal au trot enlevé signifie se lever lorsque l’antérieur extérieur et le postérieur intérieur du cheval avancent. Cette synchronisation aide le cheval à maintenir son équilibre, particulièrement dans les cercles et les virages, puisque le postérieur intérieur joue un rôle important dans l’équilibre et la propulsion. Les cavaliers apprennent souvent à vérifier leur diagonal en jetant un coup d’œil à l’épaule extérieure du cheval. Avec de la pratique, ils peuvent également apprendre à sentir le bon diagonal dans leur assiette plutôt que de regarder vers le bas.
Les cavaliers changent de diagonal au trot enlevé afin de favoriser une utilisation plus uniforme du corps du cheval. Toujours trotter enlevé sur le même diagonal peut solliciter de façon répétée le même schéma de mouvement, particulièrement pendant les longues randonnées ou les séances d’entraînement. Changer régulièrement de diagonal aide à répartir plus uniformément l’influence du cavalier et favorise une meilleure symétrie musculaire. Cette pratique est particulièrement utile en randonnée, pendant le travail de conditionnement physique et lors des exercices en manège qui comportent de fréquents changements de direction.
Le trot enlevé est bénéfique pour les chevaux parce qu’il peut réduire les impacts répétés du poids du cavalier sur leur dos. Cette technique est particulièrement utile pour les jeunes chevaux, les chevaux peu expérimentés, les chevaux sensibles du dos et ceux qui effectuent de longues périodes de travail au trot. Un trot enlevé équilibré peut également encourager le dos du cheval à se balancer plus librement et favoriser un rythme régulier et détendu. Lorsque le cavalier se lève au bon moment et change de diagonal de façon appropriée, le cheval peut se déplacer avec plus de confort et d’équilibre.
Le trot enlevé est utile pour les cavaliers parce qu’il rend le trot plus confortable et plus facile à suivre. Il aide les cavaliers à développer leur rythme, leur équilibre, leur coordination, la force de leur tronc et un meilleur synchronisme de leurs aides. Pour les débutants, le trot enlevé peut rendre le trot moins intimidant tout en leur apprenant à accompagner le mouvement du cheval plutôt qu’à lutter contre celui-ci. Les cavaliers plus expérimentés utilisent également le trot enlevé pour affiner leur ressenti, améliorer leur équilibre et réduire la fatigue pendant les périodes prolongées de travail au trot.
Le trot enlevé n’est pas réservé aux cavaliers débutants, même s’il est souvent enseigné tôt dans les cours d’équitation. Les cavaliers de nombreux niveaux l’utilisent pour favoriser le confort du cheval, améliorer le rythme, réduire la fatigue et affiner leur synchronisme. Les cavaliers avancés peuvent choisir le trot enlevé pendant l’échauffement, le conditionnement physique, l’entraînement des jeunes chevaux ou certains exercices de travail. Comme toute compétence équestre, le trot enlevé devient plus efficace à mesure que le cavalier développe un meilleur équilibre, un meilleur ressenti et une meilleure coordination.
Le trot enlevé peut être utilisé en équitation western, particulièrement pendant les randonnées, le travail de conditionnement physique ou l’entraînement des chevaux jeunes et sensibles. Bien que le trot enlevé soit fortement associé aux disciplines anglaises comme le dressage, le concours complet et l’équitation de chasse ou de saut d’obstacles, cette technique est utile dans de nombreux styles d’équitation. Les cavaliers western et de loisir peuvent utiliser le trot enlevé pour réduire les contraintes exercées sur le dos du cheval et améliorer le confort pendant les périodes prolongées de trot. L’utilité du trot enlevé dépend davantage du cheval, du cavalier et de la situation que du type de selle.
On peut trotter enlevé à plusieurs vitesses de trot, notamment au trot de travail, au trot moyen et au trot allongé. Le trot enlevé est particulièrement utile lorsque le cheval se déplace vers l’avant avec suffisamment de ressort et de suspension pour soulever naturellement le cavalier. Au trot rassemblé, le trot enlevé est moins courant parce que la foulée du cheval est plus courte, plus relevée et plus contenue. Dans le travail rassemblé, le trot assis peut donner au cavalier une influence plus directe lorsqu’il possède l’équilibre et les compétences nécessaires.
Un cavalier devrait utiliser le trot enlevé lorsqu’il aide le cheval à se déplacer plus confortablement, plus librement ou avec un meilleur rythme. Il est couramment utilisé pendant l’échauffement, la récupération, les longues périodes de trot, le travail de conditionnement physique et les séances d’entraînement avec de jeunes chevaux ou des chevaux peu expérimentés. Le trot enlevé peut aussi aider les cavaliers débutants à développer leur confiance et leur coordination avant d’apprendre à bien trotter assis. Les cavaliers peuvent également utiliser le trot enlevé de façon stratégique pendant le travail latéral, les transitions ou les exercices d’équilibre.
Le trot enlevé ne devrait pas donner l’impression de se tenir complètement debout dans les étriers. Un mouvement correct est petit et contrôlé : les hanches se déplacent vers l’avant et légèrement vers le haut, puis reviennent vers l’arrière et vers le bas dans la selle. Se lever trop haut peut déséquilibrer le cavalier, rendre le retour en selle plus lourd et perturber le rythme du cheval. L’objectif est d’accompagner l’impulsion du cheval tout en gardant le bas de la jambe immobile et en revenant doucement dans la selle.
Les erreurs courantes lors de l’apprentissage du trot enlevé comprennent le fait de se lever trop haut, de se pencher trop vers l’avant ou vers l’arrière, de verrouiller les genoux et d’utiliser les rênes pour garder l’équilibre. Certains cavaliers raidissent également leurs jambes ou se poussent vers le haut à partir des étriers au lieu de laisser le mouvement du cheval les soulever. Une autre erreur courante consiste à toujours trotter enlevé sur la même diagonale, ce qui peut contribuer à un développement musculaire inégal chez le cheval au fil du temps. Un trot enlevé correct devrait être souple, centré et rythmé plutôt que forcé.
Vous pouvez savoir que vous exécutez correctement le trot enlevé lorsque le mouvement est rythmé, équilibré et lié au trot du cheval plutôt que forcé. Vos hanches devraient se déplacer vers l’avant et vers l’arrière avec l’impulsion du cheval, tandis que le bas de vos jambes demeure stable et que vos mains restent indépendantes. Vous ne devriez pas avoir besoin de tirer sur les rênes, de serrer les genoux ou de vous pousser très haut hors de la selle. Un trot enlevé correct est généralement plus fluide pour le cavalier et perturbe moins le rythme du cheval.
Le trot enlevé peut aider un cheval au dos sensible en réduisant les impacts répétés et brusques qui peuvent survenir lorsqu’un cavalier reste assis à chaque foulée. Un trot enlevé souple et bien synchronisé permet au dos du cheval d’osciller plus librement et peut être plus confortable pendant l’échauffement, les périodes prolongées de travail au trot ou les séances d’entraînement. Toutefois, le trot enlevé ne remplace pas l’évaluation de la douleur, de l’ajustement de la selle, d’une boiterie ou des problèmes d’équilibre du cavalier. Cela dit, si un cheval montre des signes d’inconfort au dos sous la selle, un vétérinaire, un spécialiste en ajustement de selles ou un professionnel qualifié devrait intervenir.
Vous pouvez améliorer votre trot enlevé en pratiquant des exercices qui développent l’équilibre, la synchronisation et la conscience corporelle. Les exercices sur une chaise et les exercices sur une boîte peuvent aider les cavaliers à comprendre le mouvement des hanches vers l’avant et vers l’arrière sans dépendre des rênes ou des étriers. Le travail à cru ou sans étriers, avec une assistance sécuritaire, peut aider les cavaliers à ressentir le soulèvement naturel et le rythme du cheval. Les exercices de changement de diagonale aident également les cavaliers à apprendre à changer volontairement de diagonale et à ressentir plus précisément le mouvement du cheval.
Les exercices qui aident les cavaliers à améliorer leur trot enlevé comprennent les exercices sur une chaise, les exercices sur une boîte, le travail à cru ou sans étriers, le trot enlevé un temps à la fois et les exercices de changement de diagonale. Les exercices sur une chaise aident les cavaliers à pratiquer le mouvement de montée et de descente sans être à cheval, tandis que les exercices sur une boîte améliorent la stabilité du bas de la jambe et le contrôle des hanches. Le travail à cru ou sans étriers peut améliorer la perception du rythme naturel du cheval lorsqu’il est effectué de façon sécuritaire avec de l’aide. Les exercices de changement de diagonale aident les cavaliers à développer leur synchronisation, leur conscience et un meilleur contrôle du moment où ils se lèvent et s’assoient.
Le trot enlevé n’est pas toujours préférable au trot assis, mais il est souvent plus approprié lorsque l’objectif est le confort, le rythme et la réduction des impacts. Le trot enlevé est utile pour l’échauffement, la récupération, le conditionnement, les jeunes chevaux, les chevaux peu expérimentés et les cavaliers qui développent encore leur équilibre. Le trot assis peut donner au cavalier une influence plus directe dans certains types de travail rassemblé, mais il exige de la force, de la coordination et une assiette indépendante. Le meilleur choix dépend du niveau d’entraînement du cheval, des capacités du cavalier et de l’objectif de l’exercice.
Un mauvais trot enlevé peut affecter le cheval si le cavalier retombe lourdement, tire sur les rênes, raidit ses jambes ou se lève à contretemps. Ces erreurs peuvent perturber l’équilibre du cheval, nuire au mouvement naturel de son dos et rendre plus difficile le maintien d’un trot régulier. L’utilisation répétée de la même diagonale peut également contribuer à un développement inégal au fil du temps. L’amélioration de la synchronisation, de l’alignement et de la souplesse rend le trot enlevé plus confortable et plus utile pour le cheval.
Résumé
Le trot enlevé est une technique d’équitation où le cavalier se lève et se rassoit au rythme du trot du cheval.
- Le trot enlevé aide à réduire les rebonds et rend le trot plus confortable pour le cheval et le cavalier
- Un trot enlevé correct suit le mouvement diagonal du cheval et devrait donner une sensation de mouvement vers l’avant et vers l’arrière, plutôt que directement de haut en bas
- Les cavaliers devraient apprendre le bon rythme, les diagonales, l’équilibre et la maîtrise calme du corps
- Les erreurs courantes comprennent le fait de trop se soulever, de se crisper, de se pencher, de garder les articulations raides, de trotter sur la mauvaise diagonale et d’utiliser les rênes comme appui
- Le trot enlevé favorise le rythme, la coordination du cavalier, le confort du cheval et la communication sous la selle
Références
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- Equitation. E. How to Rise on the Correct Diagonal in Trot without Looking. Empowered Equitation. 2021.
- 4 Reasons Why We Post In Trot. Horse Listening. 2018.
- Rodriguez. D. How Can I Improve My Balance in Posting Trot? Dressage Today. 2017.
- Goodnight. J. The Importance of the Posting Trot. AQHA. 2018.










