Le transport des chevaux sur de longues distances peut être une entreprise à la fois intimidante et gratifiante. De nombreux éleveurs, entraîneurs, exportateurs et cavaliers doivent éventuellement transporter un cheval sur une longue distance, soit par avion ou par voie terrestre.
Même les propriétaires qui voyagent peu peuvent devoir expédier leurs chevaux vers une destination lointaine à la suite d’un déménagement. Savoir préparer le cheval au transport de longue durée peut épargner du stress à son propriétaire, en plus de protéger la santé et le bien-être de l’animal.
Aux fins de ce guide, on définit le transport de longue durée comme le transport en remorque d’un cheval qui dure plus de 12 heures, ou bien n’importe quel déplacement par avion.
Au cours de ces voyages prolongés, les chevaux doivent demeurer en station debout pendant de longues heures dans une petite boîte en mouvement qui remue constamment. De plus, ils doivent subir les changements de température et de climat, ainsi que s’habituer aux changements de routine et de groupe social.
Ces événements sont des facteurs de stress considérables pour les chevaux, autant du point de vue physique que psychologique. Il revient à la personne responsable du cheval de le préparer et de planifier son voyage pour faciliter sa transition vers un nouvel environnement.
Le transport des chevaux sur de longues distances
Les chevaux peuvent voyager sur de longues distances par voie terrestre, aérienne ou maritime. Le moyen le plus fréquemment utilisé est le transport routier dans une remorque tractée par un véhicule.
Cependant, on estime que chaque année, 30 000 chevaux s’envolent autour du monde dans des avions spécialement conçus pour le transport équin. [22] On peut aussi transporter les chevaux à bord de trains ou de navires, mais ces méthodes sont plus rares.
Le choix du moyen de transport dépend des facteurs suivants :
- la distance à parcourir;
- le budget prévu;
- l’aptitude du cheval à voyager;
- les disponibilités et le calendrier.
La distance à parcourir
Le premier facteur à considérer est la distance que le cheval doit parcourir pour parvenir à destination. Est-ce qu’une partie ou la totalité du voyage implique de traverser de grandes étendues d’eau ou une région accidentée?
Le transport du cheval par voie terrestre sera-t-il plus long que le transport aérien? Y a-t-il des vols directs ou la destination est-elle éloignée des aéroports convenables?
Si on importe un cheval d’outre-mer, c’est-à-dire qu’il doit voyager entre l’Europe et l’Amérique du Nord, l’avion est la seule option possible. En revanche, s’il doit se déplacer sur le continent, on a le choix de le transporter par voie terrestre ou aérienne.
Certaines distances sont trop longues ou ardues à parcourir avec un véhicule et une remorque. Dans ce cas, le transport aérien peut être la seule option réalisable.
Image : chevaux qui s’apprêtent à être chargés dans un avion spécialisé en transport équin.

Le budget à prévoir
Quel moyen de transport respecte le budget prévu? Lorsqu’on expédie un cheval en remorque, le coût du voyage dépend de la distance à parcourir, du nombre de chevaux transportés et du prix actuel du carburant.
Les sociétés de transport ajustent aussi leurs prix pour tenir compte des coûts d’assurance, de l’usure du véhicule et de la remorque, des frais de péage encourus le long du trajet et de la durée totale du trajet effectué par le chauffeur.
Lorsqu’on expédie un cheval par avion, on doit s’attendre à payer plus cher, car le transport aérien est plus onéreux et requiert plus de personnel. Il nécessite un pilote, un copilote, un ou plusieurs palefreniers qui accompagnent les chevaux en vol pour les soigner, ainsi que d’autres membres du personnel impliqués dans l’organisation du vol.
Ces coûts peuvent s’additionner rapidement. Toutefois, le prix du transport peut baisser si on embarque autant de chevaux que possible dans l’avion. Certains avions-cargo peuvent accueillir de 15 à 20 chevaux. D’autres appareils spécialisés peuvent transporter jusqu’à 87 chevaux. Le partage des coûts est à la discrétion du transporteur, mais la plupart des entreprises essaient de remplir leurs appareils au maximum pour diminuer le prix facturé au client.
Les billets d’avion pour chevaux coûtent entre 5 000 $ et 30 000 $ pour les vols domestiques aux États-Unis. Le coût des vols nolisés privés peut s’élever à plus de 100 000 $.
Les frais supplémentaires
Selon les directives locales et internationales, on peut devoir également tenir compte des coûts de quarantaine une fois que le cheval est arrivé à destination. Il est alors mis en quarantaine dans une installation de biosécurité pour prévenir la propagation de maladies infectieuses.
Il peut par ailleurs devoir subir des examens vétérinaires ou des analyses sanguines pour vérifier qu’il ne véhicule aucune maladie transmissible avant que les autorités le libèrent de la quarantaine.
Les frais de quarantaine et des examens vétérinaires obligatoires sont à la charge du propriétaire. Ce dernier peut s’attendre à dépenser entre 2 000 $ et 10 000 $ en frais de quarantaine lorsqu’il expédie un cheval par avion.
Il faut aussi prévoir un fonds d’urgence en cas de perturbation durant le trajet ou de soins vétérinaires imprévus pendant le voyage.
L’aptitude du cheval au transport
Pour choisir le moyen de transport, il faut aussi tenir compte du comportement général du cheval et de ses antécédents en matière de déplacement. De plus, on doit prendre en considération son état de santé général, son état de chair et ses besoins particuliers.
Le remorquage a-t-il tendance à lui causer beaucoup de stress? Tolère-t-il habituellement bien les bruits forts et les étrangers, ou a-t-il un tempérament anxieux?
Les facteurs à considérer pour le transport aérien
Les déplacements en avion et en remorque peuvent être stressants pour les chevaux. Cela dit, certains animaux supportent mieux les déplacements plus courts. Il faut alors peut-être envisager de les expédier par avion jusqu’à leur destination.
Il ne faut pas oublier que les chevaux sont des proies qui dépendent du troupeau. Ils se méfient naturellement des nouveaux environnements et des changements de routine. Pour le transport aérien, on doit amener le cheval dans de nouvelles installations bruyantes, l’éloigner de son groupe social habituel et lui faire subir les manipulations d’humains qu’il ne connaît pas.
Selon la réglementation gouvernementale, le cheval peut devoir rester en quarantaine sans aucune mise en liberté pendant plusieurs jours à son arrivée. Il peut aussi devoir se soumettre à des analyses sanguines pour vérifier qu’il ne souffre d’aucune maladie transmissible.
Le personnel qui travaille dans ces installations sait bien soigner les chevaux, mais ce sont de nouvelles personnes que le cheval ne connaît pas. Certains animaux supportent mieux les déplacements par voie terrestre qui leur évitent ce stress supplémentaire.
Les facteurs à considérer pour le transport terrestre
Les transports terrestres de longue durée comportent leurs propres risques et complications. Les chevaux qui voyagent en remorque peuvent devoir passer plus de temps dans un espace restreint qui ne leur accorde aucune liberté de mouvement, ce qui accroît le risque de colique. [1]
Le mouvement de la remorque nécessite d’autre part beaucoup d’efforts de la part du cheval qui doit conserver son équilibre et éviter de tomber. Les études montrent que les chevaux qui se tiennent debout dans une remorque en mouvement ont une fréquence cardiaque accrue, ainsi que des contractions musculaires plus fortes et plus fréquentes. [2]
Pour garder son équilibre dans une remorque, le cheval dépense plus d’énergie et brûle plus de calories pendant le transport. Parallèlement, les chevaux diminuent souvent leur consommation de foin durant les longs trajets.
L’augmentation des dépenses caloriques et la diminution de la prise alimentaire peuvent provoquer une perte de poids importante chez certains animaux qui passent beaucoup de temps dans une remorque. [3]
Bien que les chevaux perdent aussi du poids en vol, la durée des trajets aériens est souvent plus courte, ce qui limite l’effet total sur leur état de chair. [3]
Les chevaux âgés
Les chevaux âgés qui ont besoin de se coucher régulièrement peuvent éprouver des difficultés à endurer de longs déplacements. La plupart des chevaux ne se sentent pas suffisamment en sécurité pour se coucher dans une remorque. Ils peuvent donc tenter de rester debout plus longtemps que d’habitude.
Le fait de passer moins de temps allongé peut engendrer des douleurs et de la raideur musculaire, ainsi que d’autres signes de privation de sommeil. Si un voyage d’une durée plus courte peut mieux convenir à un cheval âgé, le transport aérien pourrait être un choix plus avisé.
Les disponibilités et le calendrier
Quel que soit le moyen de transport préféré, on peut devoir exclure certaines options selon le calendrier prévu et la disponibilité des transporteurs.
Les chevaux transportés pour l’élevage, la vente et la relocalisation ont parfois un échéancier d’arrivée à destination plus souple que ceux des cavaliers de haut niveau qui voyagent pour la compétition.
Certaines sociétés de transport aérien équin offrent des vols réguliers entre les principaux aéroports d’Amérique du Nord, d’Europe, d’Asie et du Moyen-Orient. Dans le cas des vols vers les aéroports plus petits, on peut les affréter ou les programmer en fonction de la demande, par exemple avant un concours important ou un grand événement.
Si on ne trouve pas de vol dans les délais requis, le transport par voie terrestre peut être la seule option réalisable. Non seulement l’offre de services de transport terrestre est plus grande, mais il coûte souvent moins cher d’affréter une remorque pour un usage particulier si aucun voyage n’est déjà prévu le long de l’itinéraire souhaité.
Pour réduire les coûts et maximiser les revenus, les transporteurs de longue distance attendent de combler autant de places que possible dans leur véhicule avant de partir. Il faut parfois retarder son départ jusqu’à ce que d’autres propriétaires soient prêts à expédier leurs chevaux le long du même trajet ou payer plus cher pour un transport accéléré.
Le propriétaire doit donc décider s’il est prêt à attendre ou si l’attente est possible, ou bien s’il est disposé à débourser un montant supplémentaire pour obtenir une date convenable.
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Le choix d’un transporteur
Que ce soit par voie terrestre ou aérienne, il faut prendre le temps de bien choisir son transporteur. Différentes sociétés de transport offrent différents services. Elles peuvent avoir des protocoles différents pour gérer les arrêts, la distribution des aliments et l’équipement utilisé.
Il importe de parler à plusieurs prestataires potentiels et de discuter des besoins du cheval pour pouvoir atténuer le stress du propriétaire et de l’animal.
Les arrêts et les pauses
Lorsqu’un propriétaire décide d’expédier le cheval par voie terrestre dans une remorque attachée à un camion ou à un autre gros véhicule, il doit demander au transporteur à quelle fréquence il prévoit de s’arrêter pour les pauses et la durée de ces arrêts. Il voudra aussi savoir si les chevaux ont la possibilité de descendre de la remorque.
L’alimentation et l’eau
Il doit aussi s’informer après du transporteur de la fréquence des arrêts pour nourrir et abreuver les chevaux. Pendant le trajet, le chauffeur doit s’arrêter et immobiliser le véhicule toutes les quatre heures pour leur permettre d’uriner et de boire.
Les chevaux urinent environ six fois par jour. Ils doivent alors prendre une position « accroupie » qui peut compromettre leur équilibre dans une remorque en mouvement.
Ils peuvent retenir leur miction s’ils sentent qu’ils ne peuvent pas s’accroupir en toute sécurité, ce qui leur fait courir un risque de développer des troubles rénaux et de la douleur lorsque la vessie est distendue. [5][6]
Les nuitées
Selon le transporteur, la distance du trajet et la disponibilité, certains prévoient des arrêts pour passer la nuit dans des installations de confiance en vue de donner un répit aux chevaux et aux chauffeurs lors des longs trajets.
Certains chevaux ont grandement besoin d’une nuit de repos. Le transport est épuisant physiquement. Si le cheval a besoin d’occasions de se coucher, il pourrait mieux supporter un voyage qui prévoit une nuitée.
Les arrêts pour la nuit peuvent ne pas être possibles lorsqu’on doit respecter un échéancier serré. Ces pauses prolongées ne font qu’allonger la durée du trajet et elles exposent le cheval à de nouveaux environnements inconnus.
L’embarquement et le débarquement
L’embarquement et le débarquement du cheval peuvent être exclus s’il ne monte pas facilement dans la remorque. Le stress du chargement peut hausser son niveau de cortisol et le rendre plus sujet aux infections. [4]
La plupart des transporteurs refusent de décharger et de charger les chevaux qui montent difficilement dans la remorque. Un cheval qui refuse d’embarquer peut rapidement devenir agressif ou dangereux. Pour éviter le stress pour le personnel et les animaux, certains propriétaires choisissent de laisser le cheval dans la remorque et de renoncer à le faire descendre durant les arrêts.
La biosécurité
En dernier lieu, chaque fois que le cheval s’arrête dans un établissement le long de son trajet, le risque de transmission des maladies augmente si des protocoles de biosécurité ne sont pas en place.
Même avec la mise en œuvre de mesures de biosécurité appropriées, des erreurs et des manquements peuvent se produire. Il y a toujours un risque lorsqu’on introduit un animal dans un nouvel environnement où se trouvent des chevaux inconnus ou d’autres vecteurs de maladie.
Les positions de chargement et la configuration des stalles dans la remorque
Il faut s’informer auprès du transporteur du type de remorque employé et des positions de chargement lors du transport.
Les études indiquent que les chevaux gardent plus facilement leur équilibre s’ils sont tournés en direction opposée au déplacement (face à l’arrière) ou de biais. [7][8]
Les entre-deux versus les box
Si le transporteur est équipé de box, le cheval peut s’orienter librement pour compenser les changements d’équilibre pendant que la remorque se déplace.
En revanche, si le transporteur emploie des entre-deux, le cheval n’a pas la liberté de bouger comme il le souhaite pour rester en équilibre.
Le chargement oblique ou droit
Il importe de demander au transporteur si les chevaux se tiennent de biais ou droits vers l’avant une fois dans la remorque. Dans une remorque à chargement oblique, le cheval doit se tenir de biais, ce qui lui permet de garder plus facilement son équilibre.
Dans une remorque à chargement droit, le cheval ne peut pas bouger autant pour compenser les variations d’équilibre. Pour cette raison, il est déconseillé de transporter les chevaux sur de longues distances dans des remorques à chargement droit face à l’avant. [7][8]
La préparation du cheval aux longs trajets
Après avoir choisi le moyen de transport et le transporteur, il est temps de préparer le cheval au voyage. Plusieurs mesures importantes peuvent aider à le garder en bonne santé, heureux et en sécurité lors de ses déplacements.
Les six principales préoccupations lors du transport des chevaux sur de longues distances sont les suivantes :
- les coliques et les troubles du tube digestif;
- la raideur et la douleur;
- les difficultés respiratoires;
- l’affaiblissement du système immunitaire;
- la perturbation du sommeil;
- la préparation aux changements de climat.
Les coliques et les troubles du système digestif
Les chevaux courent le risque de souffrir de coliques et d’autres troubles du système digestif lorsqu’ils voyagent sur de longues distances. Les coliques peuvent se produire en raison des changements d’alimentation, de la déshydratation, d’obstructions intestinales ou de la douleur causée par les ulcères. [9]
Plusieurs pratiques de gestion avant le transport peuvent aider à diminuer le risque de colique et de troubles digestifs.
L’hydratation
Les chevaux sont des animaux très particuliers. Le stress du transport sur de longues distances peut les empêcher de s’abreuver. [11] Ils peuvent d’autre part boire moins d’eau si elle a une odeur ou un goût inhabituel ou si leur équilibre électrolytique est perturbé.
Il faut s’assurer que le cheval a toujours accès à de l’eau propre et fraîche lorsqu’il est dans la remorque. Si cela n’est pas possible, on demande au transporteur d’offrir de l’eau fraîche au cheval chaque fois qu’il s’arrête, au moins toutes les quatre heures.
Le cheval doit pouvoir boire autant d’eau qu’il le souhaite pendant et après son voyage.
L’hydratation du cheval avant un trajet de longue durée améliore la motilité intestinale, soit le transit des aliments dans le tractus gastro-intestinal. Une hydratation adéquate lubrifie les aliments et empêche les matières fécales sèches d’obstruer les intestins. [10]
Encourager la consommation d’eau
Pour hydrater le cheval avant un long trajet, on peut lui donner des cubes de foin ou de la pulpe de betterave bien trempés la veille du départ.
Bien qu’il ne soit pas souhaitable de trop remplir l’intestin du cheval avant un long voyage, la purée détrempée contient beaucoup d’humidité. Elle agit comme un réservoir d’eau dans l’intestin qui permet à l’animal de demeurer hydraté plus longtemps.
On peut aussi lui donner du sel et des électrolytes supplémentaires dans les jours qui précèdent le départ. Le sodium contenu dans le sel et les électrolytes déclenche une réaction de soif qui encourage le cheval à boire plus d’eau. [12]
On privilégie l’eau tiède plutôt que l’eau froide pour encourager le cheval à s’abreuver davantage. Les chevaux choisissent souvent l’eau froide plutôt que l’eau tiède. Mais ils boiront une plus grande quantité d’eau tiède s’il s’agit du seul choix à leur portée. [13]
On peut d’autre part stimuler la consommation d’eau en y ajoutant des arômes, par exemple du jus de pomme ou d’autres additifs. La plupart des chevaux boivent plus si l’eau est légèrement aromatisée. [11]
Lorsqu’on sait que le cheval a des antécédents de déshydratation ou de crises de colique, on peut demander au vétérinaire de lui administrer des liquides par voie intraveineuse la veille du départ. Malgré son coût supplémentaire, cette intervention peut prévenir les obstructions et la déshydratation. [11]
Les sorties en liberté
Les chevaux bougent très peu pendant les trajets de longue durée, ce qui peut hausser le risque de colique. Le mouvement est crucial pour éviter ce trouble, car il favorise le transit des aliments dans les intestins. [14]
Pour atténuer ce risque, on octroie au cheval de longues sorties en liberté à l’extérieur durant les jours qui précèdent et qui suivent un long voyage.
Les ulcères gastriques
Les trajets en remorque sont stressants pour les chevaux, ce qui augmente considérablement le risque d’apparition d’ulcères gastriques. On peut prévenir les ulcères et la douleur qui les accompagne en nourrissant le cheval de manière appropriée avant, pendant et après le transport.
Avant et après le voyage, on donne au cheval un supplément qui soutient les intestins, comme le produit Visceral+ de Mad Barn. Les vétérinaires et les athlètes de haut niveau recommandent Visceral+ pour aider à maintenir la santé de l’estomac et de l’intestin postérieur, ainsi que soutenir le système immunitaire.
Pendant le trajet, on veille à ce que le cheval ait toujours accès à du foin. La consommation de fourrage aide à tamponner l’acide gastrique. Le foin forme une barrière qui protège les parois sensibles de l’estomac non glandulaire. [15]
Après le voyage, il faut surveiller le cheval pour détecter les signes courants d’ulcération. Les ulcères gastriques touchent la majorité des chevaux de performance. Ils sont souvent le résultat des changements de milieu, de routine et de groupe social. Consultez un vétérinaire si vous pensez que votre cheval a développé des ulcères.
Les aliments à base de céréales
Les chevaux qui voyagent sur de longues distances sont bien souvent dans la remorque durant leurs heures normales de repas. Idéalement, on essaie de respecter autant que possible le régime alimentaire habituel du cheval pendant le trajet afin de minimiser le risque d’apparition de troubles intestinaux.
Ce n’est toutefois pas toujours possible. La plupart des transporteurs commerciaux ne donnent pas de moulée ou de suppléments lorsqu’ils sont en route. Ils ne fournissent que du foin dans un filet à foin.
Si le cheval a absolument besoin de médicaments ou de suppléments pendant le trajet, il faut s’assurer de choisir un transporteur qui offre ce service. Ce dernier demandera probablement un supplément pour les chevaux qui nécessitent des soins particuliers.
La raideur et la douleur
Les chevaux âgés peuvent ressentir de la raideur ou de la douleur pendant un trajet prolongé. Si le cheval est âgé ou souffre de troubles articulaires, par exemple l’arthrite, il vaut mieux demander au vétérinaire si on peut lui administrer des anti-inflammatoires prophylactiques.
L’utilisation appropriée d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), tels que la flunixine (banamine) ou la phénylbutazone (butazone), peut aider le cheval à demeurer à l’aise durant le transport. Certains animaux reçoivent aussi des AINS après le trajet pour soulager la raideur musculaire.
Avant d’administrer des AINS, contactez toujours votre vétérinaire pour discuter des intervalles posologiques et de l’innocuité. L’utilisation à long terme d’AINS à forte dose peut provoquer des effets secondaires.
Une alimentation équilibrée qui contient suffisamment d’antioxydants et de vitamine E favorise également la récupération musculaire après un long trajet dans une remorque en mouvement. [9]
Les difficultés respiratoires
Les chevaux transportés sur de longues distances courent le risque d’éprouver des difficultés respiratoires, en particulier la fièvre des transports.
Le stress des déplacements inhibe le système immunitaire, ce qui rend plus difficile la lutte contre les bactéries qui pénètrent dans les voies respiratoires et les poumons. De plus, le fait de devoir garder la tête haute pendant de longues périodes nuit aux mécanismes naturels d’élimination des muqueuses, ce qui permet à davantage de corps étrangers d’atteindre les voies respiratoires et les poumons inférieurs. [23]
Une étude qui a observé plus de 800 chevaux sur 81 envolées qui ont atterri à Hong Kong a révélé que 11 % des sujets souffraient de la fièvre des transports et qu’environ 60 % des avions contenaient au moins un cheval malade. [24]
Plusieurs stratégies de gestion peuvent aider à réduire le risque de fièvre des transports, notamment :
- donner au cheval plusieurs occasions de baisser la tête au sol;
- minimiser la poussière en choisissant une litière peu poussiéreuse et en donnant du foin traité à la vapeur, si possible;
- s’assurer que les vaccins du cheval sont à jour.
La spiruline, une algue bleu-vert aux propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires, peut aussi être bénéfique. Des rapports anecdotiques ont montré une diminution de la toux, de l’encensement et des éternuements chez les chevaux atteints de troubles respiratoires récurrents. [25]
L’affaiblissement du système immunitaire
Les déplacements sur de longues distances peuvent aussi nuire aux défenses immunitaires du cheval et accroître le risque de contracter une infection. Le stress joue un rôle important dans l’affaiblissement de la réponse immunitaire observée chez les chevaux qui voyagent.
Le stress hausse le taux de cortisol dans le sang du cheval, une hormone qui peut diminuer sa capacité à combattre les infections.
Certaines mesures permettent de renforcer son système immunitaire afin qu’il puisse lutter contre les infections auxquelles il pourrait être exposé. La meilleure façon de favoriser sa fonction immunitaire est de lui donner une alimentation équilibrée qui contient suffisamment de vitamines, de minéraux, de protéines, d’acides gras oméga-3 et d’antioxydants.
Les protéines
Les chevaux qui ne reçoivent pas assez de protéines dans leur alimentation peuvent avoir une réponse immunitaire altérée. La lysine, l’histidine et l’arginine sont des acides aminés particulièrement importants pour le bon fonctionnement des cellules du système immunitaire. [17]
L’alimentation du cheval doit donc contenir suffisamment de sources de protéines de bonne qualité. Le foin de luzerne est un choix populaire pour hausser la teneur en protéines de la ration.
Les acides gras oméga-3
Les acides gras oméga-3 peuvent promouvoir la régulation de l’inflammation et la santé du système immunitaire. [16] Les études ont aussi lié les oméga-3 à la santé des articulations, à un comportement calme et à une diminution de la réaction au stress.
Les graines de lin moulues, l’huile de caméline, les algues et les huiles de poisson d’eau froide sont des sources d’oméga-3. Inversement, le maïs, le soja, le canola et d’autres huiles végétales sont riches en acides gras oméga-6.
L’huile w-3 de Mad Barn est enrichie d’acides gras oméga-3 DHA, ainsi que de vitamine E d’origine naturelle. Elle est aussi une source dense de calories pour les chevaux de sport. L’huile w-3 est un excellent supplément à donner aux chevaux avant et après un trajet de longue durée.
Les antioxidants
Les antioxydants comme le sélénium, la vitamine C et la vitamine E sont essentiels pour favoriser le système immunitaire du cheval. Ils sont souvent en quantité insuffisante dans l’alimentation équine et il faut les ajouter pour prévenir les carences. [18]
Un supplément complet de vitamines et de minéraux, par exemple Omneity de Mad Barn, permet de combler ses besoins nutritionnels. Omneity est conçu pour équilibrer un large éventail de fourrages. Il contient tous les micronutriments nécessaires au soutien de la santé immunitaire, de la qualité des sabots et du bien-être général.
Les perturbations du sommeil
Tout comme les humains, les chevaux qui voyagent peuvent souffrir de décalage horaire et de privation de sommeil. [26]
Les troubles du sommeil peuvent découler de la modification du rythme circadien (quotidien) des hormones comme la mélatonine et le cortisol. Les changements d’environnement peuvent également rendre les chevaux hypervigilants et moins aptes à dormir pendant qu’ils s’adaptent à leurs nouvelles conditions. [27]
Les chevaux privés de sommeil risquent de s’écrouler à cause de la fatigue, ce qui peut engendrer des blessures, notamment aux boulets, aux genoux et à la tête.
Si possible, on peut envisager de modifier la litière, l’éclairage, le bruit ambiant, la température et la qualité de l’air dans le milieu du cheval pour favoriser son sommeil.
La préparation aux changements de température
Lorsque l’hiver arrive en Amérique du Nord, de nombreux propriétaires expédient leurs chevaux vers les climats plus chauds du sud des États-Unis pour participer aux concours ou s’entraîner. Ces chevaux peuvent ensuite revenir vers le nord à la fin de l’hiver.
Ces modifications brusques de température et de milieu peuvent avoir un impact sur l’appétit, la consommation d’eau et le niveau d’activité du cheval. Les changements d’alimentation rendent aussi les chevaux en déplacement vulnérables à la déshydratation, aux ulcères et aux coliques. [19]
Les mesures suivantes préparent le cheval aux déplacements vers de nouveaux climats afin de prévenir les problèmes de santé.
Pour passer d’un climat froid à un climat chaud
Les cavaliers canadiens qui ont la chance d’aller en Floride chaque hiver accueillent avec bonheur les températures chaudes.
Toutefois, pour le cheval, l’arrivée soudaine dans un climat chaud peut accroître le risque de colique. Lorsqu’il fait chaud, les chevaux ont tendance à réduire volontairement leur niveau d’activité. Ils se déplacent moins dans leur enclos et préfèrent rester immobiles.
Il importe de garder le cheval au frais et d’éviter le stress thermique ou la déshydratation au début de son acclimatation à la chaleur. On s’assure de lui fournir de l’eau fraîche et propre en tout temps et on l’encourage à boire pour éviter la déshydratation.
C’est aussi une bonne idée de le tondre avant de partir. Le poil d’hiver épais emprisonne beaucoup de chaleur et fait transpirer le cheval par temps chaud. Une transpiration excessive peut entraîner une perte importante d’eau et d’électrolytes, ce qui rend les chevaux sujets à la déshydratation et aux crampes musculaires. [19]
On peut le couvrir d’une chemise anti-mouche de couleur claire ou blanche qui reflète les rayons du soleil et aide à le garder au frais.
Les enclos devraient avoir un abri ou des arbres qui procurent de l’ombre pour donner un répit aux chevaux pendant les heures les plus chaudes de la journée. Par temps très chaud, on peut les sortir la nuit et les garder dans une écurie climatisée pendant le jour tandis que le soleil brille.
Pour passer d’un climat chaud à un climat froid
La préparation du cheval à une chute soudaine de température est tout aussi cruciale. Lorsqu’ils passent soudainement d’un climat chaud à un climat plus froid, les chevaux se déplacent moins dans leur champ et boivent moins d’eau, ce qui contribue aussi au risque accru de colique.
On peut les encourager à bouger en leur faisant faire du travail léger en longe ou en les marchant en main tous les jours. Il faut veiller à ce qu’ils s’abreuvent suffisamment en leur donnant de l’eau tiède et du sel pour stimuler la soif.
Si le cheval arrive d’un climat chaud, il n’aura pas de poil épais pour se protéger du froid. Il brûlera aussi plus de calories pour maintenir une température corporelle stable.
On peut alors lui mettre une couverture au besoin. Il faut le surveiller pour détecter tout signe de perte de poids. Il aura possiblement besoin d’une couverture plus rembourrée pour rester au chaud et être à l’aise.
Les documents de voyage
Le transport de chevaux à l’échelle nationale et internationale peut propager des maladies, compromettre la santé et le bien-être des équidés, en plus d’entraîner des pertes financières.
Pour réduire le risque de propagation des maladies, la plupart des pays exigent une documentation attestant que le cheval a subi des examens vétérinaires récents avant son importation ou son exportation.
Les maladies transmissibles les plus préoccupantes sont les suivantes : [28]
- la peste équine africaine;
- la dourine ou syphilis du cheval;
- la morve;
- le surra;
- la lymphangite épizootique et ulcéreuse;
- la piroplasmose équine;
- l’anémie infectieuse des équidés;
- la stomatite vésiculeuse;
- la métrite contagieuse équine;
- l’encéphalomyélite équine.
Dans la plupart des pays, les certificats vétérinaires doivent attester que le cheval : [28]
- est exempt de symptômes d’une maladie transmissible;
- n’a eu aucune exposition connue à une maladie transmissible;
- n’a reçu aucun vaccin dans les 14 jours précédant le transport;
- a obtenu un résultat négatif au test de l’anémie infectieuse des équidés (AIÉ), soit par un test de Coggins ou ELISA;
- n’a pas séjourné dans un pays où sévit la métrite équine.
Selon l’origine et la destination, la réglementation diffère quant au moment de l’examen vétérinaire qui doit précéder le transport.
De plus, les exigences varient selon que le cheval déménage de manière permanente ou qu’on prévoit son retour au pays d’origine en deçà de 30 à 90 jours.
Il faut toujours vérifier auprès du vétérinaire et des autorités locales pour s’assurer de respecter les délais obligatoires.
L’évaluation de l’aptitude au transport
Les directives fédérales stipulent également que le cheval doit être apte au transport avant d’être chargé. Toute personne responsable du chargement, du transport et du déchargement des chevaux doit connaître les exigences en matière de transport des animaux.
Au Canada, le Conseil national de protection des animaux d’élevage publie des lignes directrices pour les soins aux équidés pendant le transport que l’Agence canadienne d’inspection des aliments a la responsabilité de faire respecter.
L’évaluation de l’aptitude au transport relève du propriétaire du cheval et de toute personne qui le transporte. Le chauffeur a le droit de refuser de charger un cheval qu’il juge inapte.
À l’exception des soins vétérinaires conseillés par un professionnel, on doit juger un cheval inapte au transport dans les cas suivants : [28]
- Le cheval a subi une fracture ou une blessure grave.
- Il est malade ou contagieux (par exemple, il est atteint de la gourme, de l’herpèsvirus ou d’une pneumonie).
- Il montre des signes de fièvre.
- Il souffre d’une boiterie grave (c.-à-d. qu’il ne peut se lever sans aide).
- Il souffre d’engelures aiguës.
- Il souffre de colique.
- Il montre des signes d’épuisement, de déshydratation, de choc systémique ou de mort imminente.
- Il est excessivement maigre.
- Il est faible.
- Il ne peut pas se déplacer de lui-même.
- Il s’agit d’une jument aux derniers stades de gestation (10 % qui restent ou moins).
- La mise bas a eu lieu il y a moins de 48 heures.
- Le cheval présente des symptômes de troubles généraux du système nerveux (par exemple, la rage).
- La jument a subi un prolapsus utérin, vaginal ou rectal.
- La respiration est anormale.
Si vous n’êtes pas en mesure de déterminer si votre cheval est apte au transport, contactez votre vétérinaire pour obtenir des conseils. Le non-respect de la réglementation peut entraîner des amendes ou des poursuites judiciaires.
Foire aux questions
Voici quelques questions fréquemment posées sur l’expédition de chevaux sur de longues distances :
La préparation commence en s’assurant que votre cheval est en bonne santé, hydraté et à l’aise avec le chargement et le confinement. Planifiez un examen vétérinaire avant le voyage, maintenez des routines d’alimentation constantes et fournissez de l’eau propre jusqu’au départ. Offrez des cubes de foin trempés ou de la pulpe de betterave à l’avance pour favoriser l’hydratation, et accordez à votre cheval beaucoup de temps de sortie au pâturage avant et après le voyage afin de soutenir la digestion et de réduire le stress.
La meilleure méthode dépend de la distance, du budget et du tempérament de votre cheval. Le transport aérien est plus rapide et moins fatigant pour les longs voyages internationaux, mais peut être plus stressant pour les chevaux anxieux. Le transport terrestre est généralement plus abordable et permet des pauses plus fréquentes, bien que les trajets prolongés en remorque augmentent la fatigue et le risque de déshydratation s’ils ne sont pas gérés correctement.
Les coûts varient considérablement selon la distance, la méthode et les services fournis. Le transport terrestre longue distance en Amérique du Nord peut aller de quelques centaines à plusieurs milliers de dollars. Le transport aérien est nettement plus coûteux, les vols intérieurs coûtant souvent entre 5 000 $ et 30 000 $, et les vols nolisés internationaux dépassant 100 000 $ une fois les frais de quarantaine et de vétérinaire inclus.
La réglementation en matière de voyage exige une preuve de bonne santé et d’absence de maladie transmissible. Les chevaux ont généralement besoin d’un certificat de santé vétérinaire, d’un test Coggins ou ELISA récent pour l’anémie infectieuse équine, et parfois de documents de quarantaine pour les voyages internationaux. Vérifiez toujours les exigences d’importation et d’exportation tant pour les pays d’origine que de destination avant de planifier le transport de votre cheval.
Résumé
Le transport sur de longues distances, que ce soit par voie terrestre ou aérienne, nécessite une planification rigoureuse afin d’assurer la sécurité et le bien-être du cheval.
- Une recherche approfondie sur les différents moyens de transport et les entreprises spécialisées permet de réduire le stress, tant pour le cheval que pour son propriétaire.
- Il est important de préparer le cheval avant le départ en s’assurant qu’il est en bonne santé, bien hydraté et nourri avec une alimentation équilibrée.
- Les déplacements, qu’ils soient nationaux ou internationaux, exigent une documentation conforme et le respect des règlements locaux et fédéraux en vigueur.
- Une planification adéquate permet de prévoir les certificats de santé, les exigences sanitaires et les délais nécessaires avant le départ.
- Si vous n’êtes pas certain de connaître les meilleures pratiques pour transporter votre cheval, n’hésitez pas à consulter votre vétérinaire pour obtenir des conseils adaptés.
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