Le tic de l’ours est un comportement stéréotypé locomoteur généralement observé chez les chevaux gardés au box. On estime que entre 3 et 10% des chevaux gardés au box tiquent de l’ours. [1]

L’expression de ce comportement implique un déplacement répétitif du poids corporel d’une jambe antérieure à l’autre, combiné à un balancement latéral de la tête. [2] Parfois, ce mouvement de balancement répétitif implique l’arrière-train. [3]

Le tic de l’ours n’a aucun but ni fonction. Cette stéréotypie peut se développer lorsqu’on empêche un cheval de se déplacer vers un objectif désiré, tel que de la nourriture ou d’autres chevaux. [4]

Les chevaux peuvent commencer à tiquer de l’ours en raison du stress, de la frustration, de leur environnement ou d’une incapacité à exprimer des comportements équins naturels. Avec le temps, le tic de l’ours peut causer des problèmes aux sabots et aux articulations ou conduire à une perte de poids s’il interfère avec le comportement alimentaire.

Il est important de comprendre pourquoi votre cheval tique de l’ours pour gérer le comportement et éviter les effets à long terme sur la santé et le bien-être. Si votre cheval présente à plusieurs reprises des épisodes de tic de l’ours, discutez des options de traitement potentielles avec votre vétérinaire ou votre comportementaliste équin.

Stéréotypies chez les chevaux

Les stéréotypies sont des schémas de comportement répétitifs qui semblent ne pas avoir de but ou de fonction. On estime qu’entre 19,5 et 32,5% des chevaux domestiques développent des stéréotypies. [2]

Les stéréotypies peuvent être divisées en comportements oraux ou locomoteurs. Les stéréotypies orales sont plus courantes que les stéréotypies locomotrices et comprennent le tic à l’appui, le tic à l’air, la mastication du bois, la géophagie, le tic de la langue serpentine et le grincement des dents.

Les stéréotypies locomotrices comprennent le tic de l’ours, le tic déambulatoire, des allers-retours le long de la clôture, l’encensement, les ruades au mur du box et plus encore.

On pense que ces comportements sont des réponses automatisées ou mécanismes d’adaptation en réponse au stress ou à des conditions de gestion inadéquates. [5] Un cheval peut développer une stéréotypie si on l’empêche d’exprimer un comportement approprié à son espèce.

Ces comportements étaient auparavant appelés vices d’écurie. Cependant, ce terme est désormais considéré comme inexact car il suggère que le comportement représente un problème moral chez le cheval.

Le bien-être équin continue d’être un domaine de recherche important pour réduire la prévalence des stéréotypies et optimiser le bien-être des chevaux gérés par les humains.

Quelles sont les causes du tic de l’ours chez les chevaux ?

Le tic de l’ours est un comportement équin au cours duquel le cheval reste immobile mais déplace continuellement son poids entre les membres antérieurs tout en balançant latéralement la tête.

Le cheval peut effectuer ce mouvement de 30 à 90 fois par minute, pendant quelques minutes jusqu’à plusieurs heures par jour. [6]

Plusieurs facteurs différents peuvent contribuer au tic de l’ours au box chez les chevaux. Certains facteurs de risque identifiés incluent:

  • Le stress et la frustration
  • Le manque d’exercice ou de sorties à l’extérieur
  • L’isolement social et l’hébergement
  • Le manque de fourrage dans l’alimentation
  • L’anticipation de la récompense
  • La génétique
  • Une personnalité nerveuse et réactive

Stress et frustration

Les chevaux peuvent ressentir du stress ou de la frustration en réponse à de nombreux facteurs de stress physiques ou psychologiques, notamment les blessures, la maladie, l’exercice intense ou des conditions environnementales sous-optimales.

Les chevaux soumis à des niveaux de stress élevés peuvent commencer à montrer des signes de dépression. Votre cheval peut devenir léthargique ou renfermé, exprimant peu d’intérêt pour son environnement. [7]

Pour faire face aux environnements frustrants et aux états de stress, les chevaux peuvent développer des stéréotypies telles que le tic de l’ours pour tenter de satisfaire une pulsion spécifique.

Manque d’exercice ou de sorties

Les chevaux qui ne font pas suffisamment d’exercice ou de sorties à l’extérieur sont plus susceptibles de présenter des comportements locomoteurs répétitifs. Le confinementt pendant plus de 4 heures par jour est également associée à des taux plus élevés de comportements répétitifs. [8]

Le manque d’exercice peut entraîner une activité locomotrice compensatoire, telle que des périodes intenses de galop et de ruade pendant les sorties, et un comportement stéréotypé lorsque le cheval est au box. [9]

Les sorties et l’exercice permettent aux chevaux d’avoir la liberté d’exprimer des comportements équins normaux, comme paître, courir et bouger librement. Le temps passé hors du box aide également à prévenir l’ennui.

Dans une étude, les chevaux utilisés pour les leçons d’équitation avaient des niveaux plus faibles de cortisol, l’hormone du stress, dans leur salive par rapport aux chevaux au repos sans exercice. Cela suggère que l’exercice modéré peut réduire les niveaux de stress chez les chevaux. [10]

Taille limitée de l’enclos

Les chevaux gardés dans de petits enclos (moins de 1,5 hectare ou 3,7 acres) sont plus susceptibles de présenter des comportements locomoteurs répétitifs. [8]

Les enclos de cette taille peuvent restreindre la capacité à galoper, inhibant potentiellement l’expression du libre mouvement du cheval. [8]

Isolement social et hébergement

Les chevaux sont des animaux sociaux qui forment des hiérarchies de troupeau en milieu naturel. Cependant, la gestion domestique signifie souvent que les chevaux sont hébergés individuellement dans des box pendant de longues périodes.

Les box individuels restreignent la capacité du cheval à se déplacer librement et limitent le contact entre les chevaux. Cet isolement et ce manque de stimulation peuvent conduire à la frustration.

Les chevaux sont de plus en plus souvent hébergés en groupe avec une liberté de mouvement et la possibilité d’interagir avec d’autres chevaux. Cela est particulièrement répandu dans certains pays européens. [11]

La recherche montre que le contact direct avec d’autres chevaux réduit les niveaux de stress et diminue la prévalence du tic de l’ours. [12] Le contact social avec les humains ou d’autres espèces peut également réduire l’expression de comportements stéréotypés. [13]

Il est intéressant de noter que les études démontrent que loger les chevaux dans des box permettant de voir d’autres chevaux peut en réalité augmenter le stress si les chevaux ne peuvent pas établir de contact étroit. [14] Les chevaux gardés dans des box alignés face à face avec d’autres chevaux ont exprimé plus de tics de l’ours par rapport aux chevaux gardés dans des box côte à côte. [13]

Cependant, le risque de troubles du comportement est également accru lorsque le contact visuel avec les compagnons équins est complètement interrompu. [2]

Manque de fourrage dans l’alimentation

Le fait de donner moins de foin est corrélé à une plus longue période de tic de l’ours chez les chevaux. [13] Les régimes alimentaires fournissant moins de 6,8 kg (15 lb) de fourrage par jour sont associés à des taux plus élevés de tic de l’ours, de mastication de bois et d’autres comportements anormaux. [8]

La majorité de l’alimentation de votre cheval devrait être composée de fourrage. Les chevaux ont évolué pour brouter continuellement tout au long de la journée, consommant un régime à base de fourrages riches en fibres. [15]

En comparaison, les chevaux domestiques reçoivent souvent quelques repas copieux par jour composés de concentrés à base de céréales ou de moulées commerciales.

Lorsque des concentrés sont ajoutés à l’alimentation, moins de fourrage est généralement offert au cheval. Cela conduit à beaucoup de temps d’inactivité entre les repas pendant lequel le cheval n’a pas accès au fourrage.

La recherche montre qu’en modifiant le temps que le cheval alloue naturellement à l’alimentation, nous augmentons potentiellement les schémas d’activité locomotrice active, menant ainsi à l’expression de comportements stéréotypés. [7]

Restreindre l’accès au fourrage entre les repas peut entraîner de l’ennui, du stress et de la frustration chez les chevaux au box. Cela peut augmenter le tic de l’ours en anticipation du prochain repas.

Idéalement, les chevaux devraient avoir un accès constant à du fourrage adéquatement sélectionné dans leur box. L’utilisation d’un filet à foin à alimentation lente peut prolonger le temps de broutage pour votre cheval afin d’éviter les périodes d’inactivité sans foin.

Anticipation du repas ou d’une sortie

Les chevaux apprennent rapidement de nouvelles routines et commencent à anticiper les heures régulières de repas ou de sortie tout au long de la journée.

La recherche montre que la fréquence et l’intensité du tic de l’ours augmentent lorsque le cheval anticipe d’être nourri. Le tic de l’ours augmente également chez les chevaux anticipant des repas concentrés appétissants et lorsque les repas sont offerts plus fréquemment. [2]

L’expression des stéréotypies augmente également lorsqu’il y a une activité et une stimulation accrues dans l’environnement du cheval, par exemple dans l’heure précédant la sortie. [16]

Douleur ou blessure

Les chevaux qui ressentent de la douleur peuvent temporairement adopter un comportement de tic de l’ours. [6]

La douleur peut être associée à une blessure récente, un problème dentaire, un problème articulaire, une colique, une laminite, un problème de sabot ou une autre cause. Si vous pensez que votre cheval tique de l’ours à cause de la douleur, consultez votre vétérinaire pour obtenir un diagnostic.

Races et génétique

Certaines races, notamment les pur-sang et les sang chaud, sont plus susceptibles de développer des stéréotypies que d’autres races, telles que les standardbreds, les arabes et les poneys. [2] La tendance au tic de l’ours peut également être héritée, suggérant un lien génétique. [6]

On pense que les pur-sang sont nerveux et présentent un risque plus élevé de tic de l’ours. [13] Cependant, les pur-sang sont également couramment utilisés dans les sports de performance, et les taux plus élevés de tic de l’ours peuvent refléter les pratiques de gestion typiques de ces disciplines plutôt que des différences au niveau de la race.

Comportement d’imitation

On pensait auparavant que les chevaux imitent les comportements stéréotypés exprimés par d’autres chevaux dans leur environnement. Cependant, la théorie selon laquelle les stéréotypies sont des comportements appris en copiant d’autres chevaux a été réfutée. [16]

Certains établissements équins continuent de séparer les chevaux présentant des stéréotypies des autres chevaux pour les empêcher de se copier mutuellement. Malheureusement, l’isolement social provoque du stress et peut renforcer ces comportements. [17]

Pratiques de sevrage

Les pratiques de sevrage peuvent influer considérablement sur le risque de comportement stéréotypé chez les chevaux. Il est recommandé de sevrer les chevaux progressivement et en groupes.

Les stratégies de sevrage en enclos ou en groupe sont associées à un risque plus faible de comportements anormaux par rapport au sevrage individuel au box. [8]

Compensation pour une autre stéréotypie

Les chevaux peuvent adopter un comportement de tic de l’ours si on les empêche d’exprimer une autre stéréotypie locomotrice.

On a observé que les chevaux attachés pour prévenir les comportements stéréotypés impliquant de tourner en rond ou de faire des aller-retours constants adoptaient un comportement de tic de l’ours pendant jusqu’à trois heures par jour. [6]

Autres facteurs associés

Un résumé de la convention de l’American Association of Equine Practitioners (AAEP) de 2005 mentionnait les constats suivants chez les chevaux exprimant le tic de l’ours: [8]

  • L’âge moyen auquel les chevaux commencent à montrer des signes de tic de l’ours est de 60 semaines (environ un an et deux mois)
  • Le cheval a une routine de gestion hautement prévisible
  • Le cheval ne montre aucun signe de boiterie
  • La litière du cheval n’est pas de la paille

Problèmes associés au tic de l’ours chez les chevaux

Le tic de l’ours est-il mauvais pour les chevaux? Les épisodes de balancement latéral à court terme sont peu susceptibles de nuire à votre cheval, mais les comportements stéréotypés persistants pourraient nuire au bien-être du cheval.

L’expression de stéréotypies locomotrices sur de longues périodes pourrait potentiellement contribuer à: [2][3]

L’AAEP constate qu’il y a un manque de recherches sur les conséquences du tic de l’ours pour les chevaux et recommande de mener des études supplémentaires sur le sujet. [8]

Comment réduire le tic de l’ours chez les chevaux

Pour aider un cheval qui tique de l’ours, il est crucial d’identifier et d’éliminer la cause sous-jacente du comportement.

Examinez l’environnement, la routine et le programme alimentaire de votre cheval pour identifier les facteurs de risque potentiels pouvant contribuer aux comportements stéréotypés.

Envisagez d’adopter certaines des pratiques de gestion suivantes pour favoriser le bien-être de votre cheval et réduire le stress.

Il n’est pas recommandé d’arrêter votre cheval de tiquer de l’ours en empêchant physiquement le mouvement. L’utilisation de dispositifs anti-tic de l’ours peut aggraver le stress de votre cheval et entraîner le développement d’autres stéréotypies.

Limitez la confinement au box et augmentez les sorties à l’extérieur

Garder les chevaux en box pendant de longues périodes peut être une pratique de gestion courante, mais cela peut également contribuer aux comportements stéréotypés tels que le tic de l’ours.

La manière la plus simple de prévenir le tic de l’ours est d’augmenter les sorties au pâturage et de limiter le confinement au box à moins de 4 heures par jour. [8][15]

L’hébergement des chevaux dans un environnement qui imite fidèlement leur habitat naturel peut améliorer leur bien-être mental et physique.

La liberté de mouvement quotidienne à l’extérieur du box permet aux chevaux d’exprimer des comportements naturels qu’ils ne peuvent pas adopter lorsqu’ils sont confinés, tels que paître et marcher.

Augmentez l’exercice

L’augmentation de la fréquence et de la durée de l’exercice peut également réduire les cas de tic de l’ours, et on pense qu’un manque d’exercice contribue à cette stéréotypie. [15]

Les chevaux sauvages effectuent généralement 10 000 foulées par jour tout en exprimant des comportements alimentaires normaux. [2] L’exercice permet au cheval d’exprimer son comportement naturel de mouvement et peut éliminer la motivation sous-jacente à l’expression des stéréotypies locomotrices. [8]

Accès libre au fourrage

Les chevaux ayant un accès ad libitum (à volonté) ou libre au fourrage sont moins susceptibles de présenter des comportements stéréotypés.

Évitez d’utiliser des concentrés riches en énergie et nourrissez votre cheval avec un régime à base de fourrage. Fournissez au moins 6,8 kg (15 lb) de fourrage par jour pour un cheval de 500 kg (1100 lb). [8]

Dans une étude de cas, un cheval qui tiquait de l’ours a été soumis à un régime exclusivement constitué de foin, avec des galettes de foin distribuées à différentes stations d’alimentation dans le box.

Le comportement stéréotypé locomoteur du cheval s’est transformé en un mouvement plus lent et détendu ressemblant au broutage, imitant le comportement de recherche de nourriture naturel du cheval. [6]

Si votre cheval a tendance à tiquer de l’ours lorsqu’il anticipe un repas, essayez de supprimer tous les signaux indiquant l’heure du repas. [15] Il ne s’agit peut-être que d’une solution à court terme, car les chevaux peuvent apprendre à associer d’autres indices à l’heure du repas.

Dynamique de troupeau saine

Un contact social positif accru peut réduire l’expression du tic de l’ours et d’autres stéréotypies locomotrices. [8] Permettez à votre cheval d’établir des relations sociales saines avec d’autres chevaux pour favoriser son bien-être mental.

Chez les chevaux gardés au sein de groupes sociaux préférés, on observe plus de comportements de toilettage mutuel (allogrooming) et de jeu. [18] Cela peut réduire le stress, tel que mesuré par les niveaux de cortisol sanguin chez les chevaux. [19]

Surveillez la socialisation de votre cheval pour vous assurer qu’il fait partie d’un groupe d’amis compatible. Les chevaux avec un faible statut social dans leur troupeau peuvent avoir des niveaux de stress plus élevés. [20]

Dans un environnement domestique, le fait de changer fréquemment les chevaux de groupe lors des sorties peut entraîner des relations instables et augmenter le stress. La recherche montre que les jeunes chevaux sont particulièrement affectés par l’incapacité à former des groupes sociaux stables. [21]

Conception de l’hébergement

Les périodes de tic de l’ours sont réduites lorsque les chevaux au box peuvent voir, toucher et interagir avec leurs voisins. [12] Utilisez des barres entre les box pour faciliter le contact entre les chevaux.

Certains établissement optent pour des systèmes d’hébergement en groupe pour promouvoir le bien-être équin et fournir une stimulation mentale aux chevaux domestiques. [22]

Le concept HIT Active Stable® est une conception moderne qui favorise l’interaction sociale entre les chevaux, fournit un système de piste pour l’exercice et donne aux chevaux un accès constant à l’eau, au fourrage et à la nourriture.

La mise en place d’un nouveau système d’hébergement est difficile et coûteuse, et les box individuels demeurent la norme dans l’industrie équine. Cependant, il vaut la peine d’envisager d’autres options que le box individuel pour votre cheval.

Accrochez des miroirs dans le box de votre cheval

Des miroirs suspendus dans l’environnement du cheval peuvent imiter le contact social et réduire l’anxiété lorsque les compagnons équins ne sont pas disponibles. [3] Des affiches imprimées de chevaux semblent également être efficaces pour réduire le tic de l’ours. [2]

Il est recommandé d’accrocher un miroir à l’avant du box afin que le cheval voie sa propre réflexion au moment où il s’adonnerait normalement au tique de l’ours. [8]

Les miroirs constituent une intervention relativement peu coûteuse, mais les résultats sont très variables. [3] Chez certains chevaux, les effets s’estompent après un court laps de temps, tandis que chez d’autres chevaux, on ne voit pas d’amélioration.

Cependant, il existe des rapports de cas de tique de l’ours chroniques ayant cessé dans les 24 heures suivant l’installation d’un miroir dans l’environnement. [8]

Offrez de l’enrichissement

Fournir à votre cheval des jouets de box ou des activités d’enrichissement peut aider à prévenir l’ennui et à réduire le stress.

Certains jouets de box sont conçus pour réduire les comportements stéréotypés chez les chevaux en perturbant les habitudes établies. [4] Les jouets alimentaires peuvent réduire les comportements d’anticipation en prolongeant le temps de repas et en diminuant la motivation alimentaire avant le repas suivant.

L’introduction d’un nouvel objet dans le box peut interrompre temporairement le tic de l’ours en distrayant votre cheval. Toute nouvelle stimulation visuelle ou changement d’environnement pourrait détourner temporairement l’attention de votre cheval de l’expression du tic de l’ours.

Utilisez de la litière en paille

L’incidence du tic de l’ours semble être plus élevée chez les chevaux avec un matériau de litière autre que la paille, bien que les raisons de cette association ne soient pas bien comprises.

Il est recommandé d’utiliser de la litière en paille pour réduire le tic de l’ours chez les chevaux. [8]

Médicaments

Si le tic de l’ours pose un problème important pour le bien-être de votre cheval, votre vétérinaire peut recommander un traitement médicamenteux. Cependant, l’AAEP déconseille généralement l’utilisation de médicaments pour le tique de l’ours. [8]

Les résultats préliminaires suggèrent que les antidépresseurs tricycliques peuvent être bénéfiques pour les chevaux présentant des stéréotypies locomotrices. Un rapport de cas a noté des résultats positifs chez sept chevaux exprimant des comportements de tic de l’ours, de déplacement en cercle au box et des aller-retours le long de la clôture. [6]

La médication peut ne pas être appropriée pour votre cheval et n’est utilisée qu’en dernier recours lorsque d’autres interventions ont échoué. Consultez votre vétérinaire pour en savoir plus sur les risques et les autres options de traitement.

Barrières physiques

Le tic de l’ours peut être évité en installant des barrières physiques telles que des barres ou des grilles pour les box ou en utilisant des harnais ou licous qui restreignent le mouvement, mais cette pratique n’est pas recommandée.

Empêcher physiquement les chevaux d’exprimer des stéréotypies ne traite pas la cause sous-jacente du comportement et peut causer de la détresse chez le cheval. [23]

Les stéréotypies représentent un mécanisme d’adaptation pour les chevaux subissant du stress. Le fait de supprimer le mécanisme d’adaptation en empêchant votre cheval de tiquer de l’ours ne peut qu’aggraver sa frustration.

Conclusion

Le tic de l’ours est un exemple de comportement stéréotypé exprimé par les chevaux en réponse au stress ou à la frustration. Il peut être causé par un manque de liberté, un apport en fourrage insuffisant dans l’alimentation, l’ennui, la douleur, l’isolement social ou des facteurs environnementaux liés à l’hébergement et à la gestion.

La meilleure façon de réduire le tic de l’ours de votre cheval est de s’attaquer aux facteurs sous-jacents déclenchant le comportement. Suivez certaines des recommandations en matière de bien-être suggérées dans cet article pour réduire le stress de votre cheval et favoriser son bien-être général.

Consultez votre vétérinaire pour tout problème de santé et travaillez avec un nutritionniste équin pour formuler un programme alimentaire équilibré fournissant un fourrage adéquat pour votre cheval.

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Foire aux questions

Voici quelques questions fréquemment posées sur le tic de l’ours chez les chevaux :

Résumé

Le tic à l’ours est un comportement locomoteur répétitif lié au stress, au confinement et à une stimulation sociale ou environnementale limitée. Les chevaux peuvent manifester ce comportement lorsqu’ils ne peuvent pas exprimer des comportements naturels, et un tic à l’ours persistant peut affecter la santé physique ainsi que le bien-être général.

  • Le tic à l’ours consiste en un déplacement et un balancement rythmiques, souvent déclenchés par le confinement, l’anticipation ou un accès limité au pâturage
  • Les facteurs contributifs comprennent le stress, le manque de fourrage, l’isolement social, la restriction des déplacements et certaines routines de gestion
  • À long terme, le tic à l’ours peut entraîner des tensions articulaires, une usure des sabots, de la fatigue et une diminution des performances
  • Améliorer le temps au pâturage, les contacts sociaux, l’accès au fourrage, l’enrichissement et la conception du logement peut réduire ce comportement
  • Traiter les causes sous-jacentes avec l’aide d’un vétérinaire ou de conseils comportementaux favorise le bien-être à long terme et réduit les schémas stéréotypés
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Références

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  2. Roberts, K. et al. Causal factors of oral versus locomotor stereotypy in the horse. J Vet Behav. 2017.
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