L’insuline est une hormone produite par des cellules spécialisées du pancréas afin d’assurer plusieurs fonctions essentielles, dont le transport du glucose du sang vers les cellules sensibles à l’insuline du foie, du tissu adipeux (graisse) et des muscles squelettiques.

Lorsque des aliments riches en glucose sont consommés, une plus grande quantité d’insuline doit être libérée. La résistance à l’insuline (RI) est une condition dans laquelle les cellules de l’organisme ne répondent plus normalement à cette hormone, ce qui entraîne de nombreux problèmes de santé graves.

La résistance à l’insuline peut être induite par l’utilisation de médicaments corticostéroïdes ou par les déséquilibres hormonaux associés à la maladie de Cushing / au PPID. La RI peut également accompagner des infections chroniques telles que la maladie de Lyme.

La gestation peut aussi déclencher ou aggraver la résistance à l’insuline, permettant de préserver des réserves précieuses de glucose pour le fœtus.

Cependant, la majorité des cas de RI sont associés au syndrome métabolique équin. De solides données indiquent que cette condition est d’origine génétique. [1][2][3][4]

Résistance à l’insuline chez le cheval

La résistance à l’insuline est un type métabolique qui s’est développé afin de conserver le glucose pour des organes vitaux comme le cœur et le cerveau, à une époque où les chevaux évoluaient dans des environnements pauvres en végétation.

De nombreuses races modernes, telles que les Pur-sang, les Standardbreds, les Quarter Horses, les chevaux de trait de grand format et les Warmbloods, ne présentent généralement plus ce métabolisme résistant à l’insuline. En revanche, les chevaux qui restent proches de leur type ancestral conservent cette caractéristique.

Si ces chevaux, poneys, ânes et mulets vivaient une existence semblable à celle de leurs ancêtres — travaillant toute la journée ou parcourant jusqu’à 30 kilomètres par jour pour trouver suffisamment de nourriture et d’eau — ils ne présenteraient généralement aucun problème. Or, très peu de chevaux domestiques atteignent un tel niveau d’activité.

À cela s’ajoute une alimentation moderne beaucoup plus riche en glucides hydrolysables, soit les ESC et l’amidon, qui constituent les glucides non structuraux (NSC) responsables de la réponse insulinique.

Symptômes de la résistance à l’insuline équine

La résistance à l’insuline chez le cheval peut entraîner plusieurs symptômes, notamment :

La fourbure est une affection qui touche les sabots du cheval, provoquant l’allongement et l’affaiblissement des lames du sabot ainsi que de la boiterie.

La mesure des concentrations sanguines d’insuline et de glucose constitue une méthode simple pour diagnostiquer la résistance à l’insuline. Une fois le diagnostic posé, plusieurs mesures doivent être mises en place pour gérer cette condition.

Traitements

Le changement le plus évident à mettre en œuvre concerne l’amélioration de l’alimentation. Nourrir le cheval avec un foin pauvre en sucres et en amidon peut aider à prévenir la fourbure. Le foin destiné aux chevaux atteints de RI ou de SME devrait contenir moins de 10 % d’ESC + amidon.

Une méthode couramment utilisée pour améliorer la qualité du foin consiste à le faire tremper dans l’eau, ce qui permet de réduire la teneur en sucres (ESC). Différentes durées de trempage ont été étudiées, mais une recommandation fréquente est de 30 minutes dans l’eau chaude ou d’une heure dans l’eau froide.

Un autre changement important consiste à réduire l’apport en matières grasses. Ainsi, les aliments riches en lipides tels que les huiles et le son de riz ne sont généralement pas utiles, sauf pour couvrir les besoins en acides gras essentiels ou comme vecteurs de la vitamine E. L’huile w-3 de Mad Barn fournit 900 mg de DHA, un acide gras oméga-3 aux propriétés anti-inflammatoires, ainsi qu’environ 890 UI de vitamine E naturelle par 60 ml (2 oz).

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Certaines vitamines et minéraux, comme le magnésium, peuvent être bénéfiques pour les chevaux atteints de résistance à l’insuline.

Les chevaux atteints de SME ou de RI sont également plus susceptibles de présenter une surcharge en fer, laquelle est connue pour aggraver la résistance à l’insuline chez d’autres espèces. [5] Des apports plus élevés en cuivre et en zinc peuvent aider à contrer la compétition du fer pour l’absorption.

Le supplément de vitamines et minéraux AminoTrace+ de Mad Barn a été spécifiquement formulé pour répondre aux besoins des chevaux résistants à l’insuline.

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Gestion

Bien que tous les chevaux atteints de RI ne soient pas obèses, la plupart prennent du poids. Il est donc très important d’augmenter le niveau d’exercice, à condition que le cheval ne souffre pas de fourbure. L’activité physique est en réalité un excellent moyen d’améliorer la sensibilité à l’insuline, souvent plus efficace que l’alimentation seule. [6][7]

L’exercice ne peut être négligé dans la gestion de la résistance à l’insuline ; il doit être combiné à des ajustements alimentaires afin d’améliorer l’état corporel du cheval.

Enfin, puisque la fourbure constitue une menace sérieuse associée à la résistance à l’insuline équine, une attention particulière doit être portée aux sabots afin de limiter les effets d’une insulinémie élevée.

Il est reconnu depuis les premières études sur cette condition que les lames du sabot s’affaiblissent et s’allongent, même chez des chevaux ne présentant aucun signe de douleur. [8]

Un parage régulier avec une pince courte et arrondie et un angle palmaire ne dépassant pas 5 degrés permet de réduire la traction et la pression excessives sur les lames.

La résistance à l’insuline équine est une affection grave, étroitement liée à la maladie de Cushing et à la fourbure, qui nécessite une prise en charge rigoureuse et attentive.

Toutefois, avec une alimentation équilibrée, de bons soins des sabots et un niveau d’exercice approprié, les chevaux atteints de résistance à l’insuline peuvent mener une vie normale.

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Questions fréquemment posées

Voici quelques questions fréquemment posées sur la résistance à l’insuline chez les chevaux :

Résumé

La résistance à l’insuline (RI) survient lorsque les cellules du cheval répondent mal à l’insuline, entraînant une élévation du glucose et de l’insuline sanguins pouvant provoquer de graves problèmes de santé.

  • La RI peut être déclenchée ou aggravée par l’utilisation de corticostéroïdes, le PPID/la maladie de Cushing, des infections chroniques et la gestation, mais la majorité des cas sont liés au syndrome métabolique équin d’origine génétique.
  • Les chevaux de type « bon économe » nourris avec des rations riches en glucides non structuraux (NSC) et faisant peu d’exercice sont les plus à risque. Les signes courants comprennent des dépôts graisseux régionaux, l’obésité et une forte association avec la fourbure.
  • Le diagnostic repose sur des analyses sanguines de l’insuline et du glucose, et la prise en charge commence par un programme de fourrages pauvres en sucres et en amidon (ESC + amidon < 10 %), incluant le trempage du foin pour réduire les sucres et l’évitement des ajouts inutiles de matières grasses.
  • Une nutrition ciblée soutient la gestion de la RI, notamment un apport adéquat en magnésium, des teneurs plus élevées en cuivre et en zinc pour contrer l’interférence du fer, une vigilance face à une surcharge en fer, ainsi qu’un supplément équilibré en vitamines et minéraux.
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