Le syndrome métabolique équin (SMÉ) est une pathologie qui affecte la façon dont les chevaux métabolisent les sucres contenus dans l’alimentation et les exploitent pour obtenir des calories et de l’énergie.
Elle implique une incapacité à réagir correctement à l’hormone insuline, un dysfonctionnement qui se compare au diabète de type 2 chez l’humain. En plus de l’insulinorésistance, le SMÉ entraîne une augmentation de l’obésité, la formation de dépôts adipeux anormaux, par exemple sur la crête de l’encolure, ainsi qu’un risque accru de contracter la laminite.
Le syndrome métabolique touche généralement les poneys et les chevaux qui tendent à prendre facilement du poids. Tous les chevaux obèses ne souffrent pas nécessairement de SMÉ. C’est pourquoi le dépistage est important pour diagnostiquer ce trouble.
Le traitement du SMÉ comprend la diminution des quantités d’amidon et de sucre dans l’alimentation, la réduction de l’apport calorique pour favoriser la perte de poids, l’augmentation prudente de l’activité physique et, dans certains cas, l’usage de médicaments. Les contrôles vétérinaires réguliers sont importants pour prévenir et soigner le SMÉ.
Si votre cheval a reçu un diagnostic de SMÉ ou si vous cherchez des stratégies pour le prévenir, contactez nos nutritionnistes équins qui vous aideront à élaborer un régime alimentaire adapté.
Le syndrome métabolique équin
Le syndrome métabolique équin (SMÉ) englobe un ensemble de facteurs de risque liés au dysfonctionnement métabolique. [1][2][3]
Autrefois, on référait aux signes cliniques du SMÉ en parlant de maladie de Cushing périphérique, d’hypothyroïdie, de syndrome précurseur de la laminite ou de syndrome X. Le terme « syndrome métabolique équin » est apparu dans la recherche pour la première fois en 2002. [4]
La caractéristique prédominante du SMÉ est l’hyperinsulinisme qui désigne un taux sanguin d’insuline anormalement élevé.
Chez les chevaux atteints de SMÉ, les cellules ne réagissent pas correctement à l’hormone insuline, ce qui conduit à un taux d’insuline supérieur à ce qui est normalement nécessaire pour acheminer le glucose dans les cellules. Les taux sanguins de sucre demeurent normaux dans la plupart des cas.
Les chevaux atteints de SMÉ peuvent présenter l’une ou plusieurs des caractéristiques suivantes :
- un taux d’insuline élevé (l’hyperinsulinisme);
- l’insulinorésistance (IR);
- un taux élevé de triglycérides (l’hyperlipidémie);
- des dépôts adipeux sur la crête de l’encolure;
- d’autres dépôts adipeux anormaux, y compris au-dessus des yeux, à la base de la queue, sur le garrot ou sur toute autre partie du corps;
- des cycles œstraux anormaux, parfois accompagnés de poussées de douleur et de laminite.
Ces symptômes coïncident souvent avec l’obésité et accroissent le risque de laminite débilitante.
De plus, les chevaux atteints d’insulinorésistance et de SMÉ peuvent être plus sensibles à l’administration de stéroïdes, par exemple, les infiltrations intra-articulaires, ou les stéroïdes administrés en cas d’allergies cutanées ou respiratoires. Il est donc possible de déclencher par inadvertance une crise de laminite en administrant à ces chevaux des stéroïdes dans des circonstances habituellement sans conséquence. [5]
Le diagnostic du SMÉ requiert un examen vétérinaire. Les tests diagnostiques couramment utilisés pour évaluer les chevaux soupçonnés de souffrir de cette maladie incluent :
- la mesure des taux d’insuline, de glucose et de leptine ou d’adiponectine de base;
- le test d’hormone adrénocorticotrophe (ACTH) pour écarter la possibilité que le dysfonctionnement de la pars intermedia de la glande pituitaire (DPIP)/maladie de Cushing soit à l’origine de l’hyperinsulinisme;
- le test de tolérance au sucre provoquée par voie orale ou l’épreuve d’hyperglycémie provoquée par voie orale.
Les facteurs de risque
Plusieurs facteurs influencent le développement du SMÉ, notamment la génétique, l’environnement, l’alimentation, l’activité physique, le sexe et possiblement le microbiome intestinal.
La génétique semble jouer un rôle important dans le risque d’apparition du SMÉ. Les poneys bien en chair ont toujours été les têtes d’affiche de la laminite associée au pâturage. En 2006, Treiber et coll. furent les premiers scientifiques à étudier la génétique du SMÉ dans le cadre d’une étude d’un an menée sur des poneys au pâturage. [23] En comparaison, les races modernes telles que les chevaux thoroughbreds, standardbreds, quarter horses, les chevaux de trait pleine grandeur et les Warmbloods sont peu susceptibles de développer le SMÉ à moins de souffrir du DPIP.
La recherche indique que l’insulinorésistance est liée à l’âge. [6] Les concentrations d’insuline sont considérablement plus élevées chez les chevaux âgés et les poneys que chez les chevaux plus jeunes. Les chevaux âgés de 5 à 16 ans sont les plus enclins à souffrir du SMÉ. En revanche, on sait que des symptômes du SMÉ sont apparus chez certains chevaux dès l’âge de trois ans, une fois que la période de croissance rapide était terminée.
D’autres maladies endocriniennes, en particulier le dysfonctionnement de la pars intermedia de la glande pituitaire (le DPIP), peuvent accroître le risque de développer le SMÉ concomitant. Dans le passé, le DPIP était officiellement appelé maladie de Cushing équine. Bien qu’on ait diagnostiqué le DPIP chez certains chevaux dès l’âge de 7 ans, il se manifeste habituellement chez les chevaux âgés de 15 ans et plus. La probabilité qu’il apparaisse augmente à mesure que le cheval vieillit.
Les chevaux plus jeunes atteints du SMÉ possèdent normalement une glande pituitaire normale. En revanche, les chevaux âgés atteints du SMÉ et de DPIP sont susceptibles de présenter des lésions sur leur glande pituitaire. [7]
Le SMÉ est beaucoup plus rare chez les étalons que chez les hongres ou les juments, à moins de souffrir du DPIP. La Dre Kellon du groupe Equine Cushings and Insulin Resistance a suivi pendant plus de deux décennies des milliers de chevaux atteints du syndrome métabolique. Elle rapporte qu’elle n’a jamais trouvé de cas de SMÉ chez un étalon qui n’avait pas déjà reçu un diagnostic de DPIP.
La prévalence
Plus de 90 % des chevaux dont le principal signe clinique est la laminite souffrent du SMÉ. [8]
Les chevaux atteints du SMÉ sont souvent obèses, bien que cette pathologie puisse aussi survenir chez les animaux minces. Les chevaux minces qui ont cette maladie présentent ordinairement des dépôts adipeux anormaux sur différentes parties du corps, par exemple sur l’encolure et près de la queue.
Il est essentiel de surveiller objectivement l’évolution de l’état de chair des chevaux au fil du temps pour évaluer leur risque de développer le SMÉ.
Cette pathologie est prévalente chez les ânes, les poneys et certaines races équines, notamment les Saddlebreds, les Tennessee Walkers, les Paso Finos, les Morgans, les Mustangs et les Quarter Horses. La maladie est moins fréquente chez les Pur-sang anglais (Thoroughbreds) et les Standardbreds.
Le sexe ne prédispose pas les chevaux au SMÉ.
L’insulinorésistance, une caractéristique clé du SMÉ
La plupart des chevaux qui reçoivent un diagnostic de SMÉ sont résistants à l’insuline. Leur organisme est incapable de métaboliser correctement les glucides contenus dans leur alimentation.
Cette pathologie les expose à un risque de laminite si on les nourrit avec des aliments riches en amidon ou en sucre, ou encore s’ils ont accès à des pâturages luxuriants.
L’insuline est une hormone que sécrète le pancréas en réaction à une hausse du niveau de sucre dans le sang. L’insuline permet à l’organisme d’exploiter le sucre comme source d’énergie en aidant les cellules musculaires et adipeuses à absorber le glucose sanguin.
Lorsqu’un cheval ingère de l’amidon, ce dernier se décompose en glucose dans l’estomac puis est absorbé dans le sang. Le glucose stimule le pancréas qui libère alors de l’insuline.
L’insuline joue de nombreux rôles dans l’organisme, notamment en permettant le mouvement du glucose dans les cellules musculaires et adipeuses (graisseuses) de l’organisme. Lorsque l’insuline se lie à son récepteur sur ces cellules, elle ouvre les canaux qui extraient le glucose sanguin et l’acheminent dans la cellule.
L’insulinorésistance fait référence à une affection où les concentrations normales d’insuline ne stimulent pas l’absorption du glucose dans les tissus.
Lorsque les cellules deviennent résistantes à l’insuline, le pancréas réagit en libérant plus d’hormone pour éviter une hausse excessive de la glycémie.
Cette réaction mène à des taux sanguins élevés d’insuline (l’hyperinsulinisme) chez les chevaux atteints du syndrome métabolique.
Les signes et symptômes du SMÉ
Les chevaux atteints du SMÉ sont généralement trop gras. Ils présentent une augmentation des dépôts adipeux sur l’encolure, les côtes, la chaîne dorsale, au-dessus des yeux et à la base de la queue. [9] Leur cote d’état de chair se situe souvent entre six et neuf sur l’échelle de neuf points.
Les hongres qui souffrent de SMÉ ont souvent des dépôts adipeux supplémentaires au niveau du fourreau. Chez les juments, ces dépôts de graisse apparaissent autour des glandes mammaires. Les chevaux affectés ont souvent des antécédents de prise de poids facile une fois qu’ils deviennent adultes.
La laminite se déclenche fréquemment chez les chevaux atteints de SMÉ qui ont mangé des aliments riches en glucides solubles. Les crises de laminite sont plus susceptibles de se produire chez ceux qui ont consommé de l’herbe luxuriante ou des aliments riches en glucides.
Les signes de laminite liée au SMÉ incluent des anneaux de croissance anormaux sur la muraille des sabots, le basculement de l’os du pied visible sur les radiographies et la déminéralisation de la troisième phalange (l’ostéite de la troisième phalange).
Les chevaux atteints de cette maladie peuvent en outre présenter des symptômes liés à un taux élevé de glucose circulant et à l’insulinorésistance, notamment ceux qui suivent :
- une consommation d’eau et une miction excessives;
- une atrophie de la masse musculaire;
- des modifications d’appétit;
- des changements de tolérance à l’exercice;
- l’infertilité ou une activité ovarienne anormale.
Les résultats d’analyses sanguines soumises par le vétérinaire qui étayent le diagnostic peuvent inclure ceux qui suivent :
- un taux d’insuline élevé (l’hyperinsulinisme);
- un taux sanguin d’acides gras élevé (l’hyperlipidémie);
- un taux de leptine élevé (une hormone sécrétée par les cellules adipeuses ou graisseuses);
- la glycémie peut être normale ou élevée (l’hyperglycémie).
Les causes du SMÉ
La cause exacte du syndrome métabolique équin est inconnue. Les chercheurs pensent toutefois que de nombreux facteurs influent sur le développement de la maladie, notamment ceux qui suivent :
La génétique
La recherche démontre que les chevaux atteints du SMÉ ont hérité de gènes qui les prédisposent à développer la maladie. [10] Ces gènes ont peut-être contribué à la survie des ancêtres des chevaux modernes en favorisant une meilleure efficacité énergétique.
Le stockage de réserves d’énergie sous forme d’un surplus de graisse pourrait avoir permis aux chevaux ancestraux de survivre dans des milieux hostiles. Ce trait peut causer des problèmes aux chevaux modernes qui disposent d’aliments riches en calories à leur portée.
L’obésité
Lorsque les chevaux atteints du SMÉ deviennent obèses, leur foie emmagasine plus de graisse. Le surplus de graisse stocké dans le foie peut favoriser l’insulinorésistance en interférant avec l’activité normale de signalisation de l’hormone.
Les tissus adipeux des chevaux obèses atteints du SMÉ sécrètent une grande quantité d’adipokines, un groupe d’hormones produites par les cellules adipeuses qui ont une variété d’effets sur l’organisme, notamment l’augmentation de l’inflammation.
Un état inflammatoire prolongé dans l’organisme affecte la façon dont les cellules réagissent à l’insuline et conduit à l’insulinorésistance ainsi qu’à la hausse de la glycémie et du taux d’insuline.
On sait qu’un taux élevé d’insuline cause la laminite chez les chevaux et les poneys. Un taux d’insuline anormal peut altérer la fonction des cellules lamellaires épidermiques du sabot et leur capacité à absorber le glucose, ce qui accroît le risque que les chevaux atteints du SMÉ développent la laminite.
Les pratiques de gestion
L’influence des pratiques de gestion sur le développement des troubles métaboliques est plus grande au cours de la première décennie de la vie du cheval. [7]
Les chevaux qui sont relativement inactifs et qui reçoivent une alimentation riche en calories courent un plus grand risque de développer le SMÉ.
Le microbiome intestinal
On pense que le microbiome intestinal joue un rôle dans le développement des maladies métaboliques et de l’obésité chez l’humain ainsi que chez d’autres espèces.
Une petite étude menée sur des chevaux atteints du SMÉ a révélé moins de diversité dans leur microbiote fécal comparativement aux sujets en bonne santé, ainsi qu’une hausse des biomarqueurs associés à l’intolérance au glucose chez l’humain. [11]
Les facteurs environnementaux
Certains scientifiques ont suggéré que les perturbateurs endocriniens (PE) pourraient être un facteur de risque pour le développement du SMÉ.
Les données recueillies auprès de chevaux hébergés dans des fermes situées à moins de 48 kilomètres (30 miles) des sites d’élimination de composés perturbant la fonction endocrine ont révélé une incidence plus élevée de laminite et de dysrégulation de l’insuline. [12]
Comment pose-t-on un diagnostic de SMÉ?
Le diagnostic définitif du SMÉ requiert un examen vétérinaire. Il est fondé sur un examen physique, des tests diagnostiques et une évaluation des antécédents alimentaires du cheval. [13]
L’examen physique
Avant de commencer un plan de traitement pour les chevaux soupçonnés de souffrir du SMÉ, on doit établir une cote d’évaluation de base de la circonférence de l’encolure et de l’état de chair.
Le système de notation évalue l’état de chair des chevaux en fonction de la quantité de graisse accumulée dans certaines parties du corps, y compris les côtes, les épaules, le garrot, les reins, la queue et l’encolure.
La cote d’état de chair est une valeur numérique qui s’échelonne de 1 à 9. On considère qu’une valeur de 5 correspond à l’état de chair idéal pour un cheval adulte.
L’évaluation des sabots
Les chevaux soupçonnés d’être atteints du SMÉ doivent subir un examen minutieux des sabots. Les symptômes de la laminite incluent la présence d’anneaux de croissance sur la muraille qui s’élargissent au niveau des talons, une augmentation du pouls digité et des sabots chauds au toucher.
Lorsque la laminite est suffisamment grave, les chevaux peuvent être incapables de marcher ou se déplacer avec une foulée raccourcie.
Les radiographies
Les radiographies sont utiles pour déterminer si un cheval a déjà vécu une crise de laminite.
Les images latérales de l’os du pied permettent de détecter certains changements comme le basculement et l’affaissement de la troisième phalange, l’amincissement de la sole et les poches de gaz ou de liquide accumulé dans la boîte cornée.
Les analyses sanguines diagnostiques
Les analyses sanguines les plus fréquemment utilisées pour diagnostiquer et surveiller le SMÉ et l’hyperinsulinisme qui accompagne la maladie sont : la mesure des taux d’insuline et de glucose de base, le test de tolérance au sucre provoquée par voie orale et la mesure du taux basal de leptine ou d’adiponectine.
L’évaluation du taux d’insuline de base
Les chevaux atteints du SMÉ présentent souvent un taux d’insuline élevé qu’on appelle l’hyperinsulinisme. Une concentration sanguine d’insuline supérieure à 20 mUI/ml indique l’insulinorésistance. [13]
Il s’agit cependant d’une limite supérieure établie mathématiquement qui peut engendrer de nombreux résultats faussement négatifs. Par exemple, dans une étude de terrain menée sur des poneys, les sujets qui n’étaient pas prédisposés au développement de la laminite présentaient des taux d’insuline de 13 mUI/ml ou moins, même lorsqu’ils broutaient sur des pâturages printaniers. [23]
Autrefois, les directives prescrivaient d’évaluer le niveau d’insuline après une période de jeûne. On ne recommande désormais plus de faire jeûner les chevaux avant les analyses d’insuline en raison du nombre élevé de faux négatifs. Il faut effectuer les tests lorsque le cheval a un accès constant au pâturage ou au foin, mais qu’il ne mange rien d’autre. Ce régime alimentaire exclusivement à base de fourrage doit commencer la veille du test et se poursuivre le jour même.
Si le cheval est à jeun, le niveau de référence de l’insuline sanguine normale baisse. Le taux d’insuline d’un cheval à jeun doit être inférieur à 10 mUI/ml. [24][25]
Pour éviter d’obtenir de faux résultats, les tests doivent se dérouler dans un contexte qui minimise le stress, et non pendant une crise aiguë de laminite. De nombreux facteurs influent sur l’état de l’insuline, notamment l’alimentation, l’exposition au stress et la douleur.
Le taux de glucose de base
Les chevaux atteints du SMÉ ont généralement des concentrations sanguines de glucose (sucre) qui se situent dans la plage normale ou qui sont légèrement élevées (l’hyperglycémie).
Le cheval peut souffrir de DPIP ou de diabète sucré si les taux de glucose sont nettement supérieurs à la normale.
Le test de tolérance au sucre provoquée par voie orale
Plus sensible, le test de tolérance au sucre provoquée par voie orale consiste à donner au cheval une solution sucrée, par exemple du sirop de maïs, après une période de jeûne de trois à douze heures.
Le vétérinaire prélève des échantillons de sang au bout de 60 et de 90 minutes et les analyse pour déterminer la concentration d’insuline. Une concentration supérieure à 60 mUI/ml est anormale. [13] Dans certains cas, le seuil de référence est aussi bas que 40 mUI/ml. [26]
L’épreuve d’hyperglycémie provoquée par voie orale
L’épreuve d’hyperglycémie provoquée par voie orale évalue la concentration sanguine d’insuline après avoir donné au cheval des aliments qui contiennent de la poudre de dextrose ajoutée à raison d’un gramme par kilogramme de poids vif. Les vétérinaires emploient rarement ce test, car l’acceptation du repas et le taux de vidange gastrique ont un impact sur les résultats. [13]
L’épreuve d’hyperglycémie provoquée par voie intraveineuse
L’épreuve d’hyperglycémie provoquée par voie intraveineuse est le test le plus sensible qui existe pour diagnostiquer l’insulinorésistance.
Ce test nécessite un prélèvement sanguin avant d’administrer du sucre (du dextrose) par voie intraveineuse. Le vétérinaire prélève ensuite d’autres échantillons 1, 15, 30, 45 et 60 minutes après l’injection.
Il analyse les échantillons de sang pour évaluer les taux de glucose et d’insuline. Chez les chevaux en bonne santé, les concentrations de ces substances reviennent rapidement à la normale. Les taux de glucose et d’insuline demeurent élevés plus longtemps chez ceux atteints du SMÉ.
Le taux de leptine basal
La leptine est une hormone que sécrètent les cellules adipeuses ou graisseuses. Elle est normalement plus concentrée dans le sang des chevaux qui souffrent du SMÉ. [14]
Ce test est utile pour suivre la perte de poids du cheval, car celle-ci fait baisser la concentration de leptine.
Le taux d’adiponectine basal
L’adiponectine de haut poids moléculaire est une autre hormone que sécrètent les réserves de graisse. Elle remplace la leptine en tant que marqueur de la SMÉ dans l’Union européenne, au Royaume-Uni et en Australie. L’adiponectine augmente la sensibilité à l’insuline et sa concentration est basse chez les chevaux atteints du SMÉ.
La science a démontré que l’adiponectine est plus étroitement liée à l’insulinorésistance que la leptine. [26]. Selon les études, l’adiponectine de haut poids moléculaire variait de 2,8 à 24,2 µg/ml chez les chevaux maigres contre 0,7 à 4,9 µg/ml chez les sujets obèses. [27]
Les tests pour exclure le DPIP
Il importe de tester les chevaux atteints du SMÉ pour le DPIP, car cette maladie peut aggraver l’insulinorésistance.
Les chevaux âgés de plus de 15 ans, ceux qui présentent des signes d’augmentation de leur consommation d’eau et de la miction, ou qui ont des crises de laminite à l’automne devraient subir un test de dépistage du DPIP.
Les tests de détection du DPIP incluent la mesure de l’hormone adrénocorticotrophe (ACTH) ou le test à la TRH plus sensible qui vérifie le taux d’ACTH après la stimulation avec l’hormone de libération de la thyréostimuline.
Le traitement du SMÉ
La première étape du traitement du syndrome métabolique équin consiste à modifier le régime alimentaire du cheval pour l’aider à revenir à un poids normal. Les stratégies de gestion alimentaire peuvent comprendre la sélection de fourrages à faible densité calorique ainsi que l’élimination de l’excès de céréales et de sucres.
De plus, l’exercice peut aider ces chevaux à maintenir un état de chair adéquat et à améliorer leur sensibilité à l’insuline.
Certains animaux atteints du SMÉ peuvent avoir besoin de médicaments pour améliorer leur état si la gestion de l’alimentation et de l’exercice ne suffit pas.
La gestion de l’alimentation
Les animaux trop gras doivent recevoir une alimentation pauvre en glucides pour perdre du poids et améliorer la régulation de l’insuline. Les études démontrent que les chevaux atteints du SMÉ qui perdent leur surplus de poids enregistrent une meilleure réaction à l’insuline. [15]
On doit éliminer les aliments dont la teneur en sucre est élevée comme les céréales, les fruits, les légumes et les friandises sucrées. On peut devoir diminuer la quantité d’aliments riches en matières grasses dans la ration en raison de leur teneur élevée en calories. En effet, la recherche n’a pas établi l’innocuité de cette catégorie d’aliments chez les chevaux qui souffrent du SMÉ.
Les chevaux trop gras atteints du SMÉ ont besoin que l’on restreigne ou même élimine leur accès au pâturage jusqu’à ce qu’ils aient retrouvé un poids normal. Une muselière de pâturage peut aider à réduire la consommation d’herbe du cheval tout lui en permettant de profiter de sorties en liberté. Il faut tout particulièrement restreindre le pâturage lorsque les graminées poussent activement et contiennent beaucoup de sucre.
Il faut faire analyser les fourrages donnés aux chevaux atteints du SMÉ pour connaître leur teneur en amidon et en sucre. Le rapport d’analyse de foin mentionne les pourcentages d’amidon et de glucides solubles à l’éthanol qu’il contient. La somme de l’amidon et des glucides solubles à l’éthanol représente la proportion de glucides hydrolysables.
Le contenu en glucides hydrolysables du fourrage donné aux chevaux atteints du SMÉ devrait idéalement être inférieur à 10 % de la matière sèche. Le trempage du foin diminue la concentration de sucre. Il peut néanmoins entraîner la perte de certains nutriments si le foin trempe trop longtemps. [16] Un trempage de 30 minutes dans l’eau chaude ou de 60 minutes dans l’eau froide suffit à abaisser le niveau de sucre.
Le taux idéal de perte de poids des chevaux obèses atteints du SMÉ se situe entre 0,5 % et 1,0 % de la masse corporelle par semaine.
Nous vous recommandons de consulter votre vétérinaire et un nutritionniste équin pour concevoir un régime alimentaire qui stimule la perte de poids de votre cheval. Un nutritionniste peut l’aider à atteindre ses objectifs de gestion du poids tout en veillant à combler ses besoins nutritionnels en vitamines et en minéraux.
Les suppléments
Les chevaux touchés par le SMÉ qui reçoivent un régime alimentaire restreint peuvent avoir besoin d’un supplément de vitamines et de minéraux pour éviter les carences nutritionnelles qui résultent d’une prise alimentaire diminuée ou des déséquilibres présents dans le fourrage.
Dans certains cas, des protéines alimentaires supplémentaires peuvent être nécessaires si le fourrage n’en contient pas suffisamment.
La recherche démontre que les suppléments qui contiennent du magnésium, du chrome et des fructo-oligosaccharides à chaîne courte, un prébiotique, aident à améliorer la sensibilité à l’insuline des chevaux normaux ou de ceux atteints du SMÉ auxquels on donne des aliments riches en amidon. [17][18][19]
Le supplément de minéraux et de vitamines AminoTrace+ de Mad Barn est spécialement conçu pour les chevaux atteints du SMÉ ou d’insulinorésistance. Sa formule concentrée à faible teneur en glucides non structuraux contient la gamme complète des nutriments dont les chevaux qui souffrent du SMÉ ont besoin pour favoriser une fonction métabolique saine.
L’exercice
La recherche révèle un certain nombre de bienfaits liés à l’exercice pour les chevaux atteints du SMÉ, notamment une diminution de l’inflammation et des concentrations d’insuline dans le sang. [20][21][22]
La conception du programme d’exercice qui convient au cheval dépend de son état de chair, de sa condition physique ainsi que de la stabilité de ses sabots s’il souffre ou a déjà souffert de laminite.
La médication
Si le régime alimentaire et l’exercice n’améliorent pas suffisamment l’état des chevaux qui souffrent du SMÉ, on peut envisager d’incorporer la pharmacothérapie dans le plan de traitement. Les médicaments suivants peuvent en faire partie.
La metformine : on l’utilise pour soigner les chevaux qui présentent une dysrégulation de l’insuline grave. Ce médicament empêche les hausses de la glycémie et du taux d’insuline après l’ingestion de nourriture. [13] Ses effets peuvent toutefois diminuer avec le temps.
La lévothyroxine : ce médicament est bénéfique pour les chevaux qui ont du mal à perdre du poids. [13]
Le pergolide : ce médicament est seulement nécessaire pour les chevaux qui ont reçu un diagnostic concomitant de DPIP (la maladie de Cushing équine). Le pergolide agit en régulant la surproduction d’hormones que sécrète l’hypophyse du cerveau.
Les inhibiteurs du SGLT2 : les inhibiteurs du co-transporteur sodium-glucose-2 (SGLT2) bloquent le recaptage du glucose dans les reins pour que l’organisme l’élimine dans l’urine. Ils diminuent ainsi la quantité d’insuline que le pancréas doit sécréter.
À ce jour, les vétérinaires ont employé deux inhibiteurs du SGLT2 pour soigner les chevaux, soit la canagliflozine (Invokana) et l’ertugliflozine (Steglatro). [28][29] Ils sont ordinairement très efficaces pour abaisser le taux d’insuline. Ils réussissent dans tous les cas à soulager la douleur causée par la laminite.
La hausse des triglycérides est un effet secondaire qu’il faut gérer en surveillant l’alimentation. [30] Les chevaux qui prennent ces médicaments ont besoin d’une généreuse supplémentation en sel pour les encourager à s’abreuver, car ces drogues entraînent une production accrue d’urine. On doit faire preuve de prudence si on souhaite donner des AINS comme la banamine ou la butazone aux chevaux qui reçoivent des inhibiteurs du SGLT2. Des études menées sur l’humain montrent que cette combinaison de médicaments accroît le risque de lésions rénales. [31]
La prévention du SMÉ et la récupération
Un vétérinaire doit évaluer régulièrement les chevaux traités pour le SMÉ afin de décider si les stratégies de gestion en place sont utiles. De nouveaux tests des taux d’insuline sont par ailleurs nécessaires pour surveiller l’amélioration de l’état de santé du cheval.
Il est possible d’inverser l’hyperinsulinisme et de prévenir la récurrence de cette maladie! Malheureusement, de nombreux chevaux peuvent contracter à nouveau le SMÉ, en particulier si leur hérédité l’y prédispose. Les stratégies suivantes vont aider le cheval à se rétablir et à rester en bonne santé :
- Son régime alimentaire doit être axé principalement sur un fourrage pauvre en glucides hydrolysables pour prévenir l’obésité et éviter de stimuler une hausse de sécrétion d’insuline.
- Si le cheval doit recevoir des céréales ou un équilibreur de ration, la ration doit en contenir moins de 0,45 kilogramme (une livre).
- Pour donner les suppléments, on peut les mélanger à de la pulpe de betterave bien rincée et trempée.
- Si le cheval ne boite pas, un programme d’exercice adapté permet de mieux gérer son état de chair.
- La collaboration avec un nutritionniste équin permet de concevoir une alimentation équilibrée sur le plan nutritionnel dont l’apport calorique convient au cheval concerné.
- Il faut inspecter régulièrement les sabots pour détecter les premiers signes de laminite comme une hausse du pouls digité.
- On doit restreindre ou éliminer l’accès aux pâturages luxuriants riches en sucres.
- Le port d’une muselière de pâturage permet de réduire la consommation d’herbe. Si le cheval reçoit du foin à volonté, il est préférable de le distribuer dans un filet à foin.
- On héberge les chevaux affectés dans un enclos de terre pour leur permettre de faire de l’exercice tout en évitant qu’ils mangent de l’herbe.
- Le trempage du foin pendant 30 minutes dans l’eau chaude ou 60 minutes dans l’eau froide permet de réduire la quantité de sucre qu’il contient.
Si vous souhaitez obtenir un régime alimentaire complet pour prévenir le SMÉ ou améliorer la sensibilité à l’insuline de votre cheval, transmettez-nous les détails de son alimentation pour obtenir une évaluation par nos nutritionnistes équins.
Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur le syndrome métabolique équin :
Le syndrome métabolique équin est un ensemble de facteurs de risque métaboliques qui affectent la façon dont les chevaux réagissent à l’insuline et métabolisent les sucres provenant de l’alimentation. [1][2][3] La principale caractéristique est un taux anormalement élevé d’insuline dans le sang, souvent accompagné d’une résistance à l’insuline, de dépôts graisseux anormaux, d’obésité et d’un risque accru de fourbure. La glycémie est souvent normale, même lorsque l’insuline est élevée. Le syndrome métabolique équin touche fréquemment les chevaux qui maintiennent facilement leur poids, mais tous les chevaux en surpoids ne sont pas atteints de cette affection, d’où l’importance des tests vétérinaires.
Le syndrome métabolique équin est influencé par la génétique, l’alimentation, l’exercice, l’âge, le sexe, l’état corporel, l’environnement et possiblement le microbiome intestinal. Les chevaux porteurs de certains gènes peuvent être plus efficaces pour stocker l’énergie sous forme de graisse, ce qui peut devenir problématique lorsqu’une alimentation riche en calories est facilement accessible. [10] Les chevaux inactifs nourris avec des régimes riches en calories sont davantage à risque, particulièrement au cours de la première décennie de leur vie. [7] L’obésité peut aggraver la résistance à l’insuline en augmentant l’accumulation de graisse dans le foie et en favorisant les signaux inflammatoires provenant du tissu adipeux.
Les chevaux les plus à risque de syndrome métabolique équin comprennent les poneys, les chevaux qui maintiennent facilement leur poids et les races génétiquement prédisposées à stocker efficacement l’énergie. Les poneys constituent un groupe classique à haut risque, tandis que les Thoroughbreds, les Standardbreds, les Quarter Horses, les chevaux de trait de race pure et les Warmbloods sont moins susceptibles de développer cette affection, à moins qu’ils ne soient également atteints d’un dysfonctionnement de la pars intermedia de l’hypophyse. [23] Les chevaux âgés de 5 à 16 ans sont fréquemment touchés, bien que des signes puissent apparaître dès l’âge de 3 ans. [6] Les chevaux plus âgés devraient également être évalués pour un dysfonctionnement de la pars intermedia de l’hypophyse, puisque cette affection peut aggraver la dysrégulation de l’insuline.
Les signes du syndrome métabolique équin peuvent inclure l’obésité, un chignon graisseux, des dépôts graisseux au-dessus des yeux, de la graisse autour de la base de la queue, de la graisse au niveau des côtes ou de la ligne du dessus, ainsi que des dépôts graisseux anormaux autour du fourreau ou des glandes mammaires. [9] Les chevaux atteints peuvent également présenter des antécédents de prise de poids facile à l’âge adulte, des cycles œstraux anormaux, une consommation excessive d’eau et une miction excessive, une perte musculaire, des changements d’appétit, une intolérance à l’exercice, de l’infertilité ou un taux élevé d’insuline dans le sang. La fourbure est un signe d’alerte majeur, particulièrement après l’accès à un pâturage luxuriant ou à des aliments riches en glucides. Les signes au niveau des sabots peuvent inclure des anneaux de croissance anormaux, une rotation de la troisième phalange, une augmentation du pouls digital et des sabots chauds.
Le syndrome métabolique équin est étroitement lié à la fourbure parce qu’un taux élevé d’insuline est une cause reconnue de fourbure chez les chevaux et les poneys. Un taux élevé d’insuline peut altérer le fonctionnement des lamelles du sabot et accroître le risque de lésions douloureuses du pied. Plus de 90 % des chevaux présentant la fourbure comme principal signe clinique sont atteints du syndrome métabolique équin. [8] Les chevaux résistants à l’insuline peuvent également être plus sensibles à l’utilisation de stéroïdes, notamment les injections articulaires ou les stéroïdes administrés pour les allergies cutanées ou respiratoires, ce qui peut augmenter le risque de fourbure dans certains cas. [5]
Le syndrome métabolique équin est diagnostiqué par un vétérinaire à l’aide d’un examen physique, d’un historique alimentaire, d’une évaluation des sabots et de tests diagnostiques. [13] Une mesure de référence de la circonférence de l’encolure et une cote d’état corporel permettent de suivre l’accumulation de graisse et les progrès de la perte de poids. Un examen des sabots et des radiographies peuvent être utilisés pour vérifier la présence d’une fourbure passée ou actuelle, y compris la rotation de la troisième phalange, son affaissement, une réduction de l’épaisseur de la sole ou la présence de poches de gaz et de liquide dans la capsule du sabot. Les analyses sanguines comprennent généralement la mesure de l’insuline et du glucose de base, un test oral au sucre ainsi que des analyses de leptine ou d’adiponectine.
Le syndrome métabolique équin est traité principalement par des changements alimentaires, la gestion du poids, l’exercice lorsque cela est sécuritaire et un suivi vétérinaire régulier. La première étape consiste à ajuster le programme alimentaire afin de favoriser un poids corporel sain et de réduire la réponse insulinique après les repas. Les chevaux en surpoids devraient recevoir une alimentation restreinte en glucides, et la perte de poids peut améliorer la régulation de l’insuline. [15] Certains chevaux peuvent nécessiter des médicaments si l’alimentation et l’exercice ne suffisent pas à contrôler les taux d’insuline ou le risque de fourbure.
Les chevaux atteints du syndrome métabolique équin devraient recevoir une alimentation à base de fourrage faible en sucre et en amidon. Les céréales, les fruits, les légumes, les gâteries sucrées et les aliments riches en glucides devraient généralement être retirés puisqu’ils peuvent augmenter l’insuline. Le fourrage devrait être analysé pour sa teneur en amidon et en glucides solubles dans l’éthanol, qui forment ensemble la fraction des glucides hydrolysables. Le niveau de glucides hydrolysables du fourrage destiné aux chevaux atteints du syndrome métabolique équin devrait idéalement être inférieur à 10 % de la matière sèche.
Les chevaux atteints du syndrome métabolique équin peuvent nécessiter un accès restreint ou nul au pâturage, particulièrement lorsque les graminées sont en croissance active et que leur teneur en sucre est élevée. Un pâturage luxuriant peut déclencher une fourbure chez les chevaux résistants à l’insuline puisqu’il peut stimuler une production excessive d’insuline. Une muselière de pâturage, un enclos sec ou un filet à foin peuvent aider à réduire l’ingestion tout en permettant les sorties et le mouvement. Faire tremper le foin pendant 30 minutes dans l’eau chaude ou 60 minutes dans l’eau froide peut réduire sa teneur en sucre, mais un trempage excessif peut également éliminer certains nutriments. [16]
L’exercice peut aider les chevaux atteints du syndrome métabolique équin en améliorant la sensibilité à l’insuline, en favorisant la gestion du poids et en réduisant l’inflammation. Les recherches montrent que l’exercice peut réduire les concentrations d’insuline dans le sang ainsi que les marqueurs inflammatoires chez les chevaux atteints. [20][21][22] Le programme d’exercice approprié dépend de l’état corporel, du niveau de forme physique et de la stabilité des sabots. Les chevaux souffrant de fourbure active, de douleurs importantes aux pieds ou d’une instabilité des sabots ne devraient pas être forcés à faire de l’exercice sans supervision vétérinaire.
Les suppléments destinés aux chevaux atteints du syndrome métabolique équin devraient d’abord corriger les carences en vitamines, minéraux et protéines causées par les régimes restreints ou les déséquilibres du fourrage. Le magnésium, le chrome et les fructo-oligosaccharides à chaîne courte ont démontré leur capacité à améliorer la sensibilité à l’insuline chez les chevaux normaux ou atteints du syndrome métabolique équin après un défi riche en amidon. [17][18][19] Un supplément de vitamines et de minéraux faible en sucre et en amidon peut aider à combler les besoins nutritionnels sans ajouter de calories inutiles. Les suppléments devraient soutenir, et non remplacer, le contrôle du fourrage, la gestion du poids, l’exercice et le suivi vétérinaire.
Le syndrome métabolique équin peut souvent être amélioré, et un taux élevé d’insuline peut être renversé grâce à une gestion appropriée. Les chevaux peuvent développer de nouveau cette affection, particulièrement s’ils présentent une prédisposition génétique; un suivi à long terme demeure donc important. Les stratégies de rétablissement comprennent une alimentation à base de fourrage faible en glucides hydrolysables, l’évitement des céréales et des gâteries sucrées, l’utilisation de pulpe de betterave trempée comme support pour les suppléments au besoin, la restriction de l’accès aux pâturages luxuriants, le maintien d’un programme d’exercice sécuritaire et la surveillance des sabots pour détecter les premiers signes de fourbure. Il est important de refaire les tests d’insuline afin de confirmer que les changements de gestion sont efficaces.
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