Un système urinaire en bon état joue un rôle primordial dans le maintien de la santé et du bien-être général du cheval. Ce système agit comme un filtre. Il élimine les déchets et les toxines de la circulation sanguine, et empêche ainsi l’accumulation des substances nocives dans l’organisme. [1]
Comme tous les organes internes et leurs structures connexes, le système urinaire équin est susceptible de développer un certain nombre de pathologies qui peuvent perturber ses fonctions normales. Ces affections et maladies peuvent être des infections et de l’inflammation, des anomalies structurelles ou des troubles métaboliques.
Il importe que les propriétaires de chevaux se familiarisent avec les symptômes caractéristiques d’un dysfonctionnement urinaire. Ces signes incluent des mictions fréquentes, la présence de sang dans l’urine, des difficultés à uriner, l’augmentation de la soif ainsi que de la douleur ou de la gêne en urinant.
En comprenant comment les changements urinaires peuvent signaler des maladies sous-jacentes, les propriétaires et les palefreniers peuvent prendre des décisions de gestion éclairées et demander rapidement l’aide du vétérinaire. Ils garantissent ainsi au cheval les meilleures chances d’un résultat positif pour sa santé.
Le système urinaire équin
Le système urinaire du cheval joue un rôle crucial dans le maintien de sa santé globale en éliminant les déchets et en régulant l’équilibre hydrique.
Ce système comprend plusieurs composantes clés : [1][2][3][4]
- les reins;
- les uretères;
- la vessie;
- l’urètre.
Bien que le système urinaire, le système digestif et le système reproducteur se trouvent tous à l’intérieur des cavités abdominale et pelvienne, et qu’ils soient à proximité les uns des autres, il faut savoir que ce sont des systèmes distincts.
Les trois systèmes sont dotés d’orifices et de facultés d’excrétion. Leurs indicateurs de santé peuvent parfois se recouper. Chaque système remplit néanmoins des fonctions uniques et fonctionne indépendamment des autres.
L’anatomie du système urinaire équin
L’apprentissage des fondements de l’anatomie du système urinaire représente la première étape dans la compréhension des symptômes urinaires. Les principales composantes de cette anatomie sont les suivantes : [1]
- Les reins se trouvent de chaque côté de la colonne vertébrale, juste en dessous de la dernière côte. Les chevaux ont deux reins. Ces organes filtrent le sang. Ils éliminent les déchets et le surplus de métabolites pour fabriquer l’urine. De plus, ils régulent l’équilibre électrolytique, la pression artérielle et la synthèse des globules rouges en sécrétant des hormones.
- Les uretères sont des conduits étroits qui relient les reins à la vessie. Les uretères transportent l’urine par des mouvements péristaltiques. Ces derniers sont des contractions musculaires ondulatoires qui propulsent l’urine vers le bas.
- La vessie est un organe creux et musculaire qui se trouve dans le bassin. La vessie emmagasine l’urine jusqu’à ce que la miction l’expulse du corps.
- L’urètre est un conduit qui transporte l’urine de la vessie vers l’extérieur du corps. Il évacue l’urine des voies urinaires. L’urètre des mâles est considérablement plus long que celui des juments, car il occupe toute la longueur du pénis. L’urètre des étalons expulse également le sperme synthétisé dans les testicules.
Illustration: Dr. Ana Mesa, PhD Légende
Urinary Tract of the Stallion: Tractus urinaire de l’étalon
Kidneys: Reins
Ureters: Uretères
Bladder: Vessie
Penis: Pénis
Urethra: Urètre
La synthèse et l’excrétion de l’urine
La synthèse de l’urine commence lorsque le sang pénètre dans les reins par les artères rénales. Les structures subalternes fonctionnelles des reins s’appellent les néphrons. Chaque rein contient des centaines de milliers de néphrons. C’est à cet endroit que la filtration du sang a lieu.
À la naissance de chaque néphron se trouve un glomérule, un faisceau de petits capillaires qui empêche l’excrétion de composants sanguins importants et utiles, notamment les protéines. Le liquide qui quitte le glomérule contient de petits composants sanguins, par exemple des électrolytes. Ce liquide pénètre dans les tubules rénaux, où les déchets et les métabolites en excès sont déposés et triés. La circulation sanguine réabsorbe les nutriments essentiels, l’eau et les électrolytes, puis le néphron transforme les déchets en urine.
Les tubules rénaux acheminent l’urine dans les conduits collecteurs qui l’évacuent ensuite dans les uretères. Ceux-ci transportent l’urine vers la vessie qui l’emmagasine jusqu’à ce que le cheval urine.
L’urine d’un cheval en bonne santé est jaunâtre ou beige. Cette teinte indique que l’animal est suffisamment hydraté et que sa fonction rénale est normale. En général, les chevaux urinent de sept à dix fois par jour. [5]
Les symptômes urinaires du cheval
En surveillant les habitudes urinaires de leur cheval et en étant à l’affût des changements, les propriétaires peuvent repérer rapidement les problèmes de santé sous-jacents. Des changements dans la fréquence de la miction ou le comportement du cheval qui urine peuvent signaler un trouble urinaire.
Ce guide vous en apprend plus sur les symptômes à surveiller et leur importance, afin de pouvoir traiter de manière proactive tout problème de santé éventuel.
La soif et les mictions exagérées : la polyurie et la polydipsie
La polyurie équine fait référence à une élimination excessive d’urine, c.-à-d. une quantité supérieure à 50 millilitres par kilogramme (0,8 once par livre) de poids vif par jour dans le cas d’un cheval adulte. La polyurie n’est pas une maladie en soi, mais plutôt un symptôme qui peut signaler différentes affections sous-jacentes. [6][7]
La polydipsie fait référence à une soif exagérée et à une augmentation de la consommation d’eau au-delà du niveau normal. Elle accompagne souvent la polyurie. Ce comportement instinctif aide le cheval à éviter la déshydratation. [6][7]
Les mictions fréquentes : la pollakiurie
La pollakiurie et la polyurie peuvent paraître similaires. Ce sont néanmoins des symptômes distincts qui décrivent une miction anormale, chacun faisant référence à différents aspects du dysfonctionnement physiologique. [8]
La pollakiurie décrit des mictions à une fréquence anormale ou la nécessité d’uriner plus souvent que d’habitude. Elle est différente de la polyurie, qui se caractérise par le fait d’uriner en grande quantité.
La pollakiurie se manifeste habituellement par l’envie d’uriner fréquemment en petites quantités ou par la sensation persistante d’avoir besoin d’uriner. [8]
La présence de sang dans l’urine : l’hématurie, la myoglobinurie et l’hémoglobinurie
Une couleur brune, rose ou rouge indique ordinairement la présence de sang ou de composants sanguins dans l’urine. Il existe trois sous-types biochimiques d’urine teintée de sang qu’une analyse d’urine permet d’identifier.
Voici les trois types d’urine contenant du sang selon la composante sanguine détectée : [9][10]
- L’hématurie signale la présence de globules rouges entiers.
- La myoglobinurie réfère à la présence de myoglobine, la protéine qui stocke l’oxygène dans les muscles.
- L’hémoglobinurie désigne la présence d’hémoglobine, la protéine qui transporte l’oxygène dans le sang.
En identifiant la composante sanguine qui se trouve dans l’urine, les vétérinaires peuvent localiser l’origine du saignement. Par exemple, l’hématurie découle d’une hémorragie ou d’un saignement dans les voies urinaires, par exemple à la suite d’une blessure, d’une infection ou de calculs urinaires. [11]
La myoglobinurie survient lorsque les muscles se dégradent à l’excès, comme lors d’une crise de rhabdomyolyse (tying-up en anglais). Les reins filtrent les produits de la dégradation musculaire, y compris la myoglobine, qui aboutissent dans l’urine. [11]
L’hémoglobinurie se produit en cas d’hémolyse ou de destruction des globules rouges dans l’organisme. Par exemple, l’intoxication à l’érable rouge est une affection qui provoque l’hémoglobinurie. [11]
Les causes communes de présence de sang dans l’urine des chevaux incluent les suivantes : [2]
- les infections du tractus urinaire;
- les calculs de la vessie ou des reins;
- les lésions;
- l’inflammation de la vessie ou de l’urètre;
- les tumeurs dans les voies urinaires ou les reins;
- l’anémie infectieuse équine;
- la leptospirose.
Les mictions douloureuses : la dysurie
La dysurie équine se caractérise par des difficultés à uriner ou de la douleur lors de la miction. Ce symptôme peut signaler différents troubles sous-jacents des voies urinaires.
Les chevaux dysuriques peuvent : [10]
- forcer en essayant d’uriner;
- tenter d’uriner fréquemment, souvent sans succès;
- tenter d’uriner en adoptant une posture inhabituelle, par exemple en s’étirant ou en courbant le dos;
- montrer des signes de douleur et d’inconfort, par exemple de l’agitation, des coups de pied au sol, des coups de pied à l’abdomen ou autres.
- avoir un débit urinaire réduit.
Les affections du système urinaire
Le système urinaire du cheval est vulnérable à différentes maladies et affections qui présentent souvent des symptômes similaires. On peut normalement classer les affections urinaires selon qu’elles sont d’origine infectieuse, non infectieuse ou congénitale.
Les maladies non infectieuses
Certaines des affections associées aux symptômes du système urinaire sont liées à l’hérédité, au mode de vie, à la gestion et à d’autres facteurs de risque qui prédisposent le cheval et qui ne sont pas contagieux.
Les maladies rénales et l’insuffisance rénale
La néphropathie chronique ou insuffisance rénale chronique (IRC) est une maladie rare et évolutive qui se caractérise par une perte progressive de la fonction rénale au fil du temps. Chez les chevaux, la néphropathie chronique peut survenir à la suite du vieillissement, d’une prédisposition héréditaire, de l’exposition à long terme à des toxines, de la prise de certains médicaments et de problèmes de santé sous-jacents. [7][12]
Les signes cliniques de l’IRC chez les chevaux peuvent être subtils. Ils peuvent n’apparaître qu’une fois que la maladie a atteint le stade avancé. Les symptômes courants de l’IRC comprennent ceux qui suivent : [7][12]
- l’augmentation de la soif et de la miction (la polydipsie et la polyurie);
- l’œdème ventral, soit l’accumulation de liquide sous la peau du ventre;
- la perte de poids;
- le manque d’appétit;
- le manque d’énergie;
- un poil en mauvais état.
Un aperçu de l’IRC chez les chevaux : [7][12]
- la prédisposition selon l’âge: elle est plus prévalente chez les chevaux âgés;
- la prédisposition selon le sexe: aucune;
- le diagnostic: la prise de radiographies, l’échographie, les analyses d’urine, les analyses sanguines;
- le traitement: il faut s’attaquer à la cause première; en cas d’insuffisance rénale terminale, on prodigue des soins de soutien;
- le pronostic: défavorable.
Les calculs urinaires
Les calculs urinaires, qu’on appelle aussi des urolithes, sont des dépôts minéraux qui se forment dans les voies urinaires. Chez les chevaux, ces calculs se développent principalement dans la vessie. La prévalence des calculs chez les chevaux est basse. Elle survient chez 0,04 % à 0,5 % des cas rapportés dans les cliniques vétérinaires pour équidés. [13]
Les symptômes courants de la présence d’urolithes chez les chevaux incluent les suivants : [14]
- de la difficulté à uriner;
- des tentatives répétées d’uriner (la pollakiurie);
- la présence de sang dans l’urine;
- des crises répétées de coliques bénignes.
Un aperçu des urolithes chez les chevaux : [14]
- la prédisposition selon l’âge: elle est plus prévalente chez les chevaux âgés;
- la prédisposition selon le sexe: aucune;
- le diagnostic: les analyses d’urine, les symptômes;
- le traitement: l’ablation chirurgicale (la cystotomie);
- le pronostic: favorable après le traitement, mais les récurrences sont fréquentes.
L’uropéritoine chez les poulains
L’uropéritoine chez les poulains désigne l’accumulation anormale d’urine dans la cavité péritonéale, c.-à-d. l’espace dans l’abdomen. Cette pathologie survient habituellement en raison d’une rupture ou d’une déchirure du tractus urinaire. La lésion permet à l’urine de s’infiltrer dans l’abdomen au lieu d’être expulsée par la voie normale. [12][15][16]
Les signes cliniques courants de l’uropéritoine comprennent ceux qui suivent : [12][15][16]
- le manque d’énergie;
- la diarrhée;
- la faiblesse;
- la tachycardie (un rythme cardiaque accéléré);
- la tachypnée (une respiration rapide);
- la distension de l’abdomen;
- l’écoulement d’urine;
- les coliques.
Un aperçu de l’uropéritoine chez les chevaux : [12][15][16]
- la prédisposition selon l’âge: cette pathologie touche les poulains de moins d’un an;
- la prédisposition selon le sexe: aucune;
- le diagnostic: l’échographie abdominale ou la paracentèse abdominale;
- le traitement: une intervention chirurgicale;
- le pronostic: optimiste dans les cas simples.
Les tumeurs aux reins (la néoplasie rénale)
La néoplasie rénale primaire, majoritairement l’hypernéphrome ou cancer à cellules rénales, est une forme rare de tumeur aux reins. Il s’agit de la tumeur rénale primaire la plus fréquente chez le cheval. Elle se développe dans les cellules épithéliales des tubules rénaux. L’hypernéphrome est grave en raison de sa nature maligne et agressive qui mène souvent à un pronostic sombre. [17][18][19]
L’hypernéphrome touche ordinairement un seul rein et les signes cliniques initiaux sont vagues. Des symptômes tels que les douleurs abdominales, la présence de sang dans l’urine et des masses abdominales palpables n’apparaissent habituellement que tard dans l’évolution de la maladie, ce qui nuit à sa détection précoce. [17][18]
Les signes cliniques fréquents incluent les suivants : [17][18]
- la perte de poids;
- les coliques;
- la présence de sang dans l’urine (au stade avancé).
Un aperçu de l’hypernéphrome équin : [17][18]
- la prédisposition selon l’âge: aucune;
- la prédisposition selon le sexe: aucune;
- le diagnostic: l’échographie transabdominale;
- le traitement: l’ablation totale ou partielle du rein (la néphrectomie); on prodigue des soins de soutien aux cas avancés;
- le pronostic: favorable si la néphrectomie réussit; pessimiste dans les cas avancés.
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Les tumeurs de la vessie
Les tumeurs de la vessie sont extrêmement rares chez les chevaux. La forme la plus signalée est le carcinome épidermoïde. Cette tumeur singulière se développe dans les cellules épithéliales squameuses qui tapissent la vessie. [18][20][21]
Les signes cliniques associés aux tumeurs de la vessie ressemblent beaucoup à ceux des calculs de la vessie, ce qui souligne l’importance d’un examen vétérinaire sans attendre lorsqu’on remarque les symptômes. [21]
Les signes cliniques courants incluent les suivants : [21]
- la présence de sang dans l’urine;
- la douleur abdominale (les coliques).
Un aperçu des tumeurs de la vessie chez les chevaux : [21]
- la prédisposition selon l’âge: aucune;
- la prédisposition selon le sexe: aucune;
- le diagnostic: l’échographie transrectale, la palpation rectale, la cystoscopie;
- le traitement: il n’existe aucun traitement;
- le pronostic: pessimiste.
Les maladies infectieuses
Le système urinaire est d’autre part vulnérable aux maladies contagieuses. Celles-ci peuvent être le résultat d’une infection généralisée ou d’une exposition directe à des agents pathogènes qui entrent par l’orifice urinaire qui se trouve à l’extrémité de l’urètre.
L’infection des voies urinaires
Les infections des voies urinaires sont des infections bactériennes qui peuvent toucher n’importe quelle partie du système urinaire du cheval, y compris la vessie, l’urètre et les reins. Ces infections sont normalement ascendantes. Les bactéries pénètrent dans l’urètre où elles amorcent une infection dans les voies urinaires inférieures avant de se propager vers le haut. [21]
Les infections urinaires sont rares chez les chevaux en bonne santé. Plusieurs facteurs peuvent toutefois les prédisposer à une infection. Les chevaux âgés et ceux dont le système immunitaire est affaibli sont plus susceptibles de développer une infection urinaire. C’est aussi le cas des animaux dont le débit urinaire est faible et qui ne parviennent pas à vider complètement leur vessie pendant la miction. [12]
L’urétrite bactérienne est une infection de l’urètre. La cystite fait référence à une infection de la vessie. Si les bactéries atteignent les reins, elles peuvent provoquer une pyélonéphrite, une infection rénale grave. Cette pathologie peut évoluer vers une maladie généralisée de l’organisme en entier. Elle requiert une intervention vétérinaire rapide. [12]
Les symptômes courants d’infection urinaire équine comprennent ceux qui suivent : [12]
- les mictions fréquentes : la pollakiurie;
- de la difficulté à uriner;
- une urine brouillée ou la présence de sang dans l’urine;
- de la gêne ou de la douleur lors de la miction.
Si le cheval souffre d’une infection rénale, il peut manifester les symptômes suivants : [12]
- une poussée de fièvre;
- le manque d’énergie;
- la faiblesse;
- une perte de poids;
- une perte d’appétit.
Un aperçu des infections urinaires équines : [12]
- la prédisposition selon l’âge: aucune;
- la prédisposition selon le sexe: ces infections touchent les juments;
- le diagnostic: les analyses d’urine;
- le traitement: les antibiotiques et le traitement de la cause première, le cas échéant;
- le pronostic: généralement favorable, selon la gravité de l’infection.
La néphrite interstitielle
La néphrite interstitielle décrit l’inflammation du tissu interstitiel qui entoure les tubules rénaux. Cette affection peut altérer la fonction rénale en perturbant la structure et le fonctionnement normal des reins. En général, elle est le résultat d’une infection bactérienne. [12]
Les symptômes courants de la néphrite interstitielle comprennent ceux qui suivent : [12]
- les mictions fréquentes : la pollakiurie;
- de la difficulté à uriner;
- une urine brouillée ou la présence de sang dans l’urine;
- de la gêne ou de la douleur lors de la miction.
Si le cheval souffre d’une infection rénale, il peut manifester les symptômes suivants : [12]
- une poussée de fièvre;
- le manque d’énergie;
- la faiblesse;
- une perte de poids;
- une perte d’appétit.
Un aperçu de la néphrite interstitielle chez les chevaux : [12]
- la prédisposition selon l’âge: aucune;
- la prédisposition selon le sexe: aucune;
- le diagnostic: les analyses d’urine;
- le traitement: les antibiotiques; en cas d’insuffisance rénale terminale, on prodigue des soins de soutien;
- le pronostic: variable.
La leptospirose
La leptospirose est une infection par la bactérie Leptospira spp. Les chevaux contractent l’infection par contact avec de l’eau, de la terre ou de l’urine contaminée par d’autres animaux infectés. Bien que les signes cliniques diffèrent, la leptospirose est liée aux avortements et à l’uvéite équine. [12][22]
Les poulains atteints de leptospirose sont sujets aux lésions rénales qui peuvent entraîner une augmentation de la soif, une baisse d’appétit, un manque d’énergie et une altération de la miction. La détection et le traitement précoces des poulains touchés sont essentiels pour maîtriser l’infection et prévenir les complications. [23][24]
Les symptômes courants de la leptospirose équine comprennent ceux qui suivent : [23][24]
- une poussée de fièvre;
- des yeux ou des gencives jaunes (la jaunisse);
- l’uvéite récurrente;
- l’avortement.
Un aperçu de la leptospirose chez les chevaux : [23][24]
- la prédisposition selon l’âge: aucune;
- la prédisposition selon le sexe: aucune;
- le diagnostic: les symptômes, les analyses sanguines;
- le traitement: les antibiotiques (l’oxytétracycline, la pénicilline, la streptomycine ou autre);
- le pronostic: optimiste pour les chevaux adultes, réservé pour les jeunes poulains.
Les anomalies congénitales
Les anomalies congénitales du système urinaire, bien que rares chez les chevaux, sont des défauts structurels ou fonctionnels présents dès la naissance. Ces anomalies se développent pendant la croissance du fœtus et peuvent affecter différentes structures du système urinaire.
Les anomalies rénales
Les anomalies rénales congénitales sont des troubles du développement qui affectent la structure et le fonctionnement des reins dès la naissance du poulain. Ces anomalies se développent pendant la croissance du fœtus. Elles peuvent engendrer des conséquences importantes pour la santé du cheval tout au long de sa vie.
La dysplasie est une anomalie congénitale. Dans ce cas, le rein ne se forme pas bien avant la naissance. La dysplasie peut donner lieu à une malformation ou à une anomalie du tissu rénal qui compromet l’efficacité de l’organe. [15]
L’hypoplasie est une autre pathologie congénitale. Les reins sont alors sous-développés ou plus petits que la normale. En cas d’hypoplasie, la quantité de tissu fonctionnel dans les reins peut être insuffisante pour que ces organes puissent remplir correctement leur rôle essentiel. [15]
Ces anomalies congénitales peuvent être plus ou moins graves et engendrer des effets variables à long terme. Dans les cas bénins, les chevaux qui présentent des anomalies rénales congénitales peuvent ne manifester que peu ou pas de signes cliniques. Dans les cas plus graves, elles peuvent éventuellement conduire à l’insuffisance rénale chronique ou à l’insuffisance rénale terminale. [15]
Les symptômes courants d’anomalies rénales congénitales chez les chevaux incluent les suivants : [15]
- une perte de poids;
- l’hypertrophie des reins;
- une perte d’appétit;
- la présence de sang dans l’urine;
- des crises de colique récurrentes.
La maladie polykystique des reins ou polykystose rénale, bien que rare chez les chevaux, est une possibilité. Il s’agit normalement d’une maladie héréditaire. Dans ces cas, des kystes remplis de liquide de différentes tailles se développent dans l’un des reins ou les deux. Ils détruisent le tissu rénal et en altèrent la fonction au fil du temps. [25]
Un aperçu de la polykystose rénale équine : [25]
- la prédisposition selon l’âge: aucune;
- la prédisposition selon le sexe: aucune;
- le diagnostic: les symptômes, les antécédents médicaux, les analyses d’urine, les analyses sanguines;
- le traitement: il n’existe aucun traitement, on se contente de prodiguer des soins de soutien;
- le pronostic: pessimiste.
Les anomalies des uretères
L’anomalie la plus fréquente du système urinaire du cheval est un uretère ectopique. Cette affection congénitale survient lorsqu’un uretère ou les deux ne se joignent pas correctement à la vessie. Ils s’ouvrent plutôt dans l’urètre, le vagin ou un autre endroit. [26][27]
Les symptômes de l’uretère ectopique chez les chevaux incluent les suivants : [15]
- l’écoulement d’urine;
- l’incontinence;
- des brûlures causées par l’urine sur la peau autour de la région génitale des juments, qui peut provoquer une vaginite ou une vulvite, ou sur celle du ventre des mâles.
Dans le cas d’un uretère ectopique unilatéral, c’est-à-dire un seul uretère et non les deux, le cheval pourrait toujours être en mesure d’uriner normalement. L’animal peut éprouver des difficultés à uriner si l’anomalie est bilatérale, auquel cas les deux uretères sont ectopiques.
Un aperçu des uretères ectopiques chez les chevaux : [26][27]
- la prédisposition selon l’âge: aucune;
- la prédisposition selon le sexe: cette pathologie touche surtout les juments;
- le diagnostic: l’endoscopie, l’échographie, le pyélogramme excréteur (une radiographie du tractus urinaire);
- le traitement: l’ablation chirurgicale par néphrectomie ou le réacheminement de l’uretère pour le raccorder à la vessie;
- le pronostic: optimiste s’il n’y a pas de complications après l’opération.
Les anomalies de l’uretère qui peuvent affecter plus rarement la fonction urinaire des chevaux incluent les suivantes : [26][27]
- l’aplasie: l’absence ou le sous-développement de l’uretère;
- la duplication: la présence de deux uretères dans chaque rein;
- l’urétérocèle: une enflure ou une boursouflure à l’extrémité de l’uretère, souvent à l’endroit où il se raccorde à la vessie.
Les anomalies de la vessie et de l’urètre
La vessie peut présenter différentes anomalies congénitales, telles que la présence de plusieurs vessies ou des anomalies du développement. Ces anomalies peuvent coïncider avec d’autres pathologies des voies urinaires. [28]
La persistance de l’ouraque est une affection où l’ouraque, une structure qui joint la vessie au cordon ombilical, ne se ferme pas après la naissance. Le résultat est une fuite d’urine à travers l’ombilic. Les poulains immunodéprimés, prématurés ou faibles sont plus susceptibles de développer cette pathologie. [28][29]
Les symptômes de persistance de l’ouraque chez les poulains comprennent ceux qui suivent : [28][29]
- l’enflure de l’ombilic;
- l’écoulement d’urine par l’ombilic;
- des brûlures causées par l’urine sur les tissus environnants;
- une inflammation locale;
- les infections des voies urinaires.
Un aperçu de la persistance de l’ouraque chez les poulains : [28][29]
- la prédisposition selon l’âge: cette pathologie touche les poulains;
- la prédisposition selon le sexe: cette pathologie touche les mâles;
- le diagnostic: les antécédents du patient, les signes cliniques et les radiographies après l’injection d’un colorant par voie intraveineuse;
- le traitement: une intervention chirurgicale (la cautérisation ou la cryochirurgie), les antibiotiques;
- le pronostic: favorable s’il n’y a pas de complications après l’opération.
Les anomalies des urètres congénitales sont rares chez les chevaux. Elles peuvent cependant inclure différents défauts structurels qui affectent le fonctionnement normal de l’urètre, le tube qui joint la vessie à l’extérieur du corps et qui permet l’évacuation de l’urine.
Un survol des affections équines qui s’accompagnent de symptômes urinaires
| Prédisposition selon l’âge | Prédisposition selon le sexe | Examens diagnostiques | Traitement | Pronostic |
|---|---|---|---|---|
| Les calculs ou urolithes | ||||
| Chevaux âgés | Aucune |
|
|
|
| Uropéritoine | ||||
| Poulains (moins de 1 an) | Aucune |
|
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|
| Hypernéphrome ou carcinome à cellules rénales | ||||
| Aucune | Aucune |
|
|
|
| Tumeurs de la vessie | ||||
| Aucune | Aucune |
|
|
|
| Infection des voies urinaires | ||||
| Aucune | Aucune |
|
|
|
| Néphrite interstitielle | ||||
| Aucune | Aucune |
|
|
|
| Leptospirose | ||||
| Aucune | Aucune |
|
|
|
| Anomalies rénales congénitales | ||||
| Aucune | Aucune |
|
|
|
| Uretères ectopiques | ||||
| Aucune | Juments |
|
|
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| Persistance de l’ouraque | ||||
| Poulains | Mâles |
|
|
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Les symptômes urinaires et les maladies endocriniennes
Les troubles endocriniens, tels que le dysfonctionnement de la pars intermedia de la glande pituitaire (DPIP) ou syndrome de Cushing et le syndrome métabolique équin (SMÉ), peuvent avoir des conséquences importantes sur la santé et le fonctionnement du système urinaire du cheval. [6]
Les reins sont étroitement liés à la régulation des hormones qui commandent la soif et la consommation d’eau. La perturbation de ces voies de signalisation hormonale peut entraîner des changements en regard à la soif et à la miction.
Le DPIP, qui se caractérise par une sécrétion excessive de cortisol due à un dysfonctionnement de l’hypophyse, s’accompagne couramment de troubles urinaires chez les chevaux.
Une étude a suggéré qu’environ 31 % des chevaux atteints de DPIP présentent de la polyurie et de la polydipsie. Ces symptômes peuvent néanmoins passer inaperçus en raison des difficultés à surveiller la consommation d’eau et l’évacuation d’urine. [30]
La hausse de cortisol déclenche une sensation de soif et une évacuation d’urine exagérées en interférant avec l’hormone antidiurétique, la principale hormone qui diminue la synthèse de l’urine. Ce stimulus accru qui pousse le cheval à uriner peut solliciter les reins plus que la normale. Cette activité rénale accrue augmente le risque de déséquilibre électrolytique et de déshydratation.
Favoriser la santé du système urinaire
Bien qu’il ne soit pas possible d’éviter complètement certaines maladies liées aux symptômes urinaires, les propriétaires et les palefreniers peuvent prendre des mesures pour s’assurer que leurs chevaux profitent d’une excellente santé des reins et du système immunitaire.
L’hydratation
Une consommation suffisante d’eau aide à prévenir la déshydratation. Cette dernière peut concentrer l’urine, et accroître le risque d’infections des voies urinaires et de calculs rénaux. Tous les chevaux ont besoin de pouvoir accéder à de l’eau fraîche et propre en tout temps.
Les chevaux à l’entretien ont besoin d’environ 60 millilitres d’eau par kilogramme (1 once par livre) de poids vif par jour. Pour un cheval de 500 kilogrammes (1 100 livres), cela équivaut à environ 30 litres ou 7,9 gallons d’eau par jour. [31]
Les chevaux ont tendance à boire plus par temps chaud et pendant les séances d’exercice pour remplacer les fluides perdus en transpirant. Plusieurs autres facteurs haussent les besoins en eau des chevaux, notamment ceux qui suivent :
- l’allaitement;
- une alimentation riche en protéines;
- la maladie ou une infection (diarrhée, fièvre ou autre);
- le stress et les déplacements.
Privilégier une alimentation équilibrée qui évite la surconsommation de protéines
Une alimentation équilibrée garantit que le cheval reçoit les nutriments essentiels en quantités optimales, notamment les protéines, les vitamines, les minéraux et les glucides. Bien que les protéines soient cruciales pour le développement musculaire et la fonction immunitaire, un apport excessif peut nuire à la fonction rénale. [32]
Lorsque les chevaux consomment plus de protéines que nécessaire, l’organisme métabolise et excrète le surplus d’azote principalement sous forme d’urée évacuée dans l’urine. Le corps en élimine aussi une fraction dans les matières fécales. Cela peut mener à une augmentation de la consommation d’eau alors que le corps tente d’éliminer le surplus d’urée. [32]
La transpiration et la synthèse d’urine augmentent alors que l’organisme s’efforce d’éliminer l’excès d’azote, perturbant l’équilibre hydrique et le métabolisme. Les reins subissent un stress accru en raison du traitement du surplus d’azote, ce qui peut en altérer la fonction avec le temps. [32]
Pour vous assurer que l’alimentation de votre cheval répond à ses besoins tout en évitant les excès qui pourraient fatiguer ses reins, consultez un nutritionniste équin qualifié qui vous aidera à élaborer un régime alimentaire sur mesure.
En résumé
Le système urinaire des chevaux filtre les déchets qui circulent dans le sang, régule l’équilibre hydrique et élimine l’excès de métabolites par la production et l’excrétion d’urine.
- La surveillance des habitudes de miction est un volet important de la gestion des chevaux, car les changements peuvent signaler divers problèmes de santé.
- Les caractéristiques d’un dysfonctionnement du système urinaire incluent une soif et une miction excessives (la polyurie et la polydipsie), des mictions fréquentes (la pollakiurie), une miction douloureuse (la dysurie) et la présence de sang dans l’urine.
- Les maladies et les pathologies qui affectent le système urinaire peuvent être de nature infectieuse, non infectieuse ou congénitale.
- Les affections endocriniennes telles que le DPIP (la maladie de Cushing) et le SMÉ peuvent avoir un impact sur la fonction urinaire qui se manifeste souvent par la polyurie et la polydipsie.
Foire aux questions
Voici quelques questions fréquemment posées sur la santé urinaire des chevaux :
Vous pouvez déterminer si les habitudes de miction de votre cheval sont normales en portant attention à la fréquence, au volume et à l’apparence. La plupart des chevaux en bonne santé urinent de 7 à 10 fois par jour, produisant une urine jaune à beige avec un aspect légèrement trouble dû aux cristaux de carbonate de calcium. Les chevaux qui forcent, prennent à répétition la posture pour uriner sans évacuer beaucoup d’urine, ou présentent des changements soudains dans leurs habitudes de miction peuvent signaler un problème qui justifie une vérification vétérinaire.
La miction fréquente chez les chevaux est considérée comme un problème lorsque le cheval évacue souvent de petites quantités, force pour uriner ou montre des signes d’inconfort. Contrairement au fait de produire simplement plus d’urine en buvant davantage d’eau, ce type de schéma — appelé pollakiurie — indique souvent une irritation ou une maladie de la vessie ou des voies urinaires. Si la miction fréquente persiste, elle devrait être évaluée par un vétérinaire afin d’écarter une infection, des calculs ou d’autres problèmes de santé.
Si l’urine de votre cheval semble rouge ou brune, elle peut contenir du sang ou des pigments provenant d’une lésion musculaire ou de la dégradation des globules rouges. La présence réelle de sang dans l’urine (hématurie) peut résulter d’infections des voies urinaires, de calculs vésicaux ou d’un traumatisme. Une urine brune peut aussi être due à la myoglobine provenant d’une blessure musculaire ou à l’hémoglobine associée à des affections comme l’empoisonnement à l’érable rouge. Comme l’urine décolorée peut avoir de nombreuses causes, des tests vétérinaires sont nécessaires pour en identifier la source exacte et amorcer le traitement.
Les meilleures mesures que vous pouvez prendre à la maison pour soutenir la santé urinaire de votre cheval consistent à lui offrir un accès constant à de l’eau propre, à lui donner une alimentation équilibrée et à éviter l’excès de protéines qui sollicite les reins. Maintenir votre cheval bien hydraté dilue l’urine et réduit le risque de calculs ou d’infections. Des soins vétérinaires et dentaires réguliers aident aussi en veillant à ce que votre cheval puisse manger et boire correctement. Travailler avec un nutritionniste équin peut également permettre d’ajuster finement la ration afin de réduire le stress inutile sur le système urinaire.
Résumé
Le système urinaire chez les chevaux filtre les déchets du sang, régule l’équilibre hydrique et élimine l’excès de métabolites par la production et l’excrétion d’urine.
- La surveillance des habitudes de miction est importante pour la gestion équine, car des changements peuvent indiquer divers problèmes de santé
- Les signes caractéristiques d’un dysfonctionnement du système urinaire comprennent une soif et une miction excessives (polyurie et polydipsie), des mictions fréquentes (pollakiurie), une miction douloureuse (dysurie) et la présence de sang dans l’urine
- Les maladies et affections qui touchent le système urinaire peuvent être infectieuses, non infectieuses ou congénitales
- Les affections endocriniennes comme le PPID/la maladie de Cushing et le SME peuvent affecter la fonction urinaire, se manifestant souvent par une polyurie et une polydipsie.
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