Les problèmes respiratoires sont fréquents et souvent négligés chez les chevaux. Leurs causes sont variées et comprennent notamment les infections, les allergies, les irritants environnementaux et les anomalies anatomiques.
Les chevaux dépendent d’une fonction pulmonaire efficace pour répondre aux besoins importants en oxygène de leur corps imposant et athlétique. Même de légères perturbations du système respiratoire peuvent entraîner une baisse notable de leurs performances et de leur confort ainsi que des conséquences sur leur comportement.
Ces problèmes peuvent toucher les voies respiratoires supérieures, comme le nez et la gorge, les voies respiratoires inférieures, incluant les poumons et la trachée, ou les deux. Des signes avant-coureurs comme un écoulement nasal, de la toux, une respiration laborieuse, des sons respiratoires inhabituels ou une baisse d’endurance peuvent indiquer un problème nécessitant une attention particulière.
Reconnaître les symptômes respiratoires chez les chevaux et comprendre les causes sous-jacentes ainsi que les traitements disponibles permet aux propriétaires et aux soigneurs de chevaux d’intervenir rapidement et efficacement. Avec une bonne gestion et une intervention rapide, la plupart des chevaux peuvent maintenir une fonction respiratoire saine et éviter des complications qui affecteraient leur qualité de vie ou leur capacité de travail.
Dysfonction respiratoire chez les chevaux
Les affections respiratoires comptent parmi les problèmes de santé les plus courants chez les chevaux, touchant à la fois les voies respiratoires supérieures et inférieures. Ces problèmes de santé peuvent interférer avec la respiration normale et compromettre la santé générale ainsi que les performances du cheval. [1][2][3]
L’appareil respiratoire dépend de mécanismes de défense naturels, comme la production de mucus, les éternuements et la toux, pour éliminer la poussière, les agents pathogènes et autres irritants. Lorsque ces défenses sont affaiblies ou submergées, des substances nocives peuvent s’accumuler, menant à de l’inflammation, une infection ou une obstruction des voies respiratoires. [1][2][3]
Il est essentiel de bien comprendre comment ces affections se développent afin d’identifier rapidement les symptômes et de protéger la santé respiratoire de votre cheval.
Fonction respiratoire
En comprenant le fonctionnement du système respiratoire de votre cheval, vous pouvez repérer plus facilement les problèmes susceptibles de survenir en cas de difficultés respiratoires.
L’appareil respiratoire est divisé en deux grandes régions. Le tractus supérieur comprend les narines et la trachée cervicale. Le tractus inférieur inclut la trachée thoracique, les bronches, les bronchioles et les alvéoles. [2][4]
Les poumons sont le principal site des échanges gazeux, où l’oxygène entre dans la circulation sanguine et où le dioxyde de carbone est expulsé. Comme tous les mammifères, les chevaux dépendent encore plus de ce système lors d’efforts accrus, comme pendant l’exercice physique. [1][2]
Lors de l’inspiration, l’air entre par les narines et descend dans la trachée. De là, il se dirige vers les deux bronches, une pour chaque poumon, qui se ramifient en bronchioles plus petites situées en profondeur dans le tissu pulmonaire. [4][5]
Au bout des bronchioles se trouvent les alvéoles, de minuscules sacs d’air entourés de capillaires. C’est dans ces structures que se déroulent les échanges gazeux. Les globules rouges libèrent le dioxyde de carbone et absorbent l’oxygène, qu’ils transportent ensuite vers les muscles et les autres tissus. Une fois l’oxygène transféré et le dioxyde de carbone libéré, le cheval expire pour éliminer le dioxyde de carbone de ses voies respiratoires et compléter le cycle. [4][5]
Évaluer la respiration chez les chevaux
Faire le suivi de la fréquence et de l’effort respiratoires normaux de votre cheval peut aider à détecter rapidement les changements et à déceler d’éventuels problèmes de santé.
Lorsque vous évaluez la fonction respiratoire de votre cheval, deux facteurs sont à prendre en compte : l’effort respiratoire et la fréquence respiratoire.
Effort respiratoire
L’effort respiratoire désigne le travail visible que le cheval effectue pour faire entrer et sortir l’air de ses poumons. Chez un cheval en bonne santé et au repos, la respiration devrait être fluide, silencieuse et sans effort apparent.
Certains chevaux peuvent modifier leurs schémas respiratoires lorsque des personnes se trouvent à proximité; il est donc préférable d’observer à distance.
Pour obtenir l’évaluation la plus juste, observez le cheval après qu’il se soit reposé calmement pendant plusieurs minutes. Cela permet de s’assurer que la fréquence et l’effort respiratoires reflètent réellement un état de repos au lieu d’être influencés par un mouvement ou un stress récents.
| Niveau d’urgence | Observation |
|---|---|
| Sécuritaire Cheval en bonne santé |
|
| Prudence Consultez un vétérinaire dès que possible |
|
| Urgence Consultez un vétérinaire d’urgence |
|
Fréquence respiratoire
Vous pouvez mesurer la fréquence respiratoire d’un cheval à deux endroits clés à l’aide d’un stéthoscope : au niveau de la trachée et au niveau des poumons. Si vous ne disposez pas d’un stéthoscope, l’observation du mouvement des flancs lorsqu’ils se soulèvent et s’abaissent constitue une alternative utile.
Pour évaluer les sons trachéaux, placez le stéthoscope le long de la trachée, environ au milieu de l’encolure. Ces sons ont tendance à être plus forts et plus distincts que ceux entendus au niveau des poumons.
Évaluation de la respiration au niveau de la trachéePour écouter les poumons, placez le stéthoscope entre deux côtes du cheval, à peu près à mi-hauteur de sa cage thoracique et à mi-hauteur de son corps. Écoutez attentivement, car les sons pulmonaires sont généralement très discrets.
Évaluation de la respiration au niveau d’un poumon| Niveau d’urgence | Observation |
|---|---|
| Sécuritaire Cheval en bonne santé |
|
| Prudence Consultez un vétérinaire dès que possible |
|
| Urgent Consultez un vétérinaire d’urgence |
|
Signes de problèmes respiratoires chez les chevaux
Un cheval qui émet des bruits excessifs ou inhabituels lorsqu’il respire, que ce soit au repos ou à l’exercice, peut présenter des signes de dysfonction respiratoire.
Les bruits respiratoires anormaux chez les chevaux comprennent : [2]
- Des râles : un bruit grave et rauque pouvant indiquer une accumulation de mucus ou une obstruction partielle des voies respiratoires, souvent associé à des infections ou à une inflammation respiratoire.
- Des gargouillements : un son humide ou bouillonnant généralement causé par la présence de liquide ou de mucus dans les voies respiratoires. Ce bruit peut survenir en cas d’obstruction récurrente des voies respiratoires ou d’infection des voies respiratoires inférieures.
- Le cornage : un bruit fort et vibrant entendu à l’inspiration, généralement associé à une hémiplégie laryngée, une affection où un côté du larynx est paralysé et bloque partiellement le passage de l’air. Ce bruit est le plus souvent perceptible pendant l’exercice.
- Des sifflements : un son aigu pouvant indiquer un rétrécissement ou un affaissement des voies respiratoires, souvent causé par un déplacement des tissus mous ou des cicatrices dans les voies respiratoires supérieures.
Selon la cause sous-jacente, les chevaux souffrant de problèmes respiratoires peuvent aussi présenter d’autres symptômes, notamment : [1][2][3][6]
- De la fièvre
- De la toux
- Une respiration rapide (tachypnée)
- Une léthargie
- Une diminution de l’appétit
- Une enflure au niveau de la gorge
- Une intolérance à l’exercice
- Une enflure sur le visage ou autour des yeux
- La dilatation des narines
- Une indentation marquée le long de la paroi abdominale (souvent appelée « ligne de pousse »)
- Un écoulement nasal brun-rouge, jaune ou blanc
- Une difficulté à récupérer après l’exercice
Quelle est votre priorite numero un pour la sante de votre cheval?
Affections respiratoires équines
Les troubles respiratoires chez les chevaux peuvent découler de diverses causes sous-jacentes. Ils peuvent être liés à des infections, des facteurs environnementaux, des allergies ou des obstructions physiques, notamment : [1][3][7][8]
- Des infections bactériennes
- Des virus
- Des hypersensibilités ou allergies
- L’asthme
- De la poussière, des moisissures ou autres irritants
- Des obstructions
Asthme équin
L’asthme équin désigne des symptômes respiratoires chroniques chez les chevaux. Il s’agit d’un terme générique qui englobe l’obstruction récurrente des voies respiratoires et la maladie inflammatoire des voies respiratoires. [9]
Ces affections entraînent une inflammation des poumons, ce qui contribue à l’accumulation de mucus dans les voies respiratoires inférieures. Les chevaux souffrant d’asthme équin ont généralement besoin de soins vétérinaires continus et de changements au niveau de leur gestion pour prévenir et contrôler l’inflammation respiratoire persistante. [9]
Les symptômes incluent la toux et, souvent, une respiration laborieuse. Les symptômes s’aggravent généralement après l’exercice, mais dans les cas sévères, ils peuvent également apparaître lorsque le cheval est au repos. [10]
Obstruction récurrente des voies respiratoires
L’une des affections respiratoires les plus fréquentes chez les chevaux est l’obstruction récurrente des voies respiratoires, une maladie inflammatoire chronique des voies respiratoires inférieures. Autrefois appelée pousse ou maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC), l’obstruction récurrente des voies respiratoires a des caractéristiques communes avec l’asthme chez l’humain. [1][7][8][11]
L’obstruction récurrente des voies respiratoires est une maladie inflammatoire qui cause de la toux, des difficultés respiratoires, un écoulement nasal et une ligne abdominale prononcée (ligne de pousse). Les symptômes sont évidents au repos et s’aggravent à l’effort ou si le cheval est exposé à un environnement poussiéreux. Ces signes résultent d’une constriction des bronches et des bronchioles, ainsi que d’une accumulation de mucus à travers l’ensemble du tractus respiratoire. [1]
Dans les climats plus chauds, il existe une pathologie associée appelée maladie pulmonaire obstructive associée aux pâturages d’été, déclenchée par des allergènes et des moisissures présents dans les pâturages à la fin de l’été. Il est important d’empêcher les chevaux sensibles à ces irritants de paître à ce moment de l’année. [1]
Grippe équine
La grippe équine est une infection virale fortement contagieuse qui touche les poumons. Bien qu’il s’agisse d’une maladie équine, certaines données indiquent qu’elle possède un potentiel zoonotique, et de rares cas d’infection chez l’humain ont été documentés.
Cela souligne l’importance de mesures rigoureuses de biosécurité et de quarantaine lors d’une éclosion. [12]
La grippe équine n’est généralement pas mortelle chez les chevaux dont le système immunitaire est en bonne santé, mais dans les cas graves, elle peut mener à une pneumonie et à d’autres infections secondaires sérieuses. [13]
Les chevaux atteints de grippe équine peuvent présenter les symptômes suivants : [13][14][15]
- Fièvre
- Écoulement nasal
- Toux sèche et rauque
- Respiration laborieuse
- Ganglions lymphatiques enflés sous la mâchoire
Gourme
La gourme, également appelée maladie de Carré, est une maladie très contagieuse causée par une infection à Streptococcus equi. Cette bactérie touche généralement les chevaux de moins de 2 ans. La plupart des cas de gourme sont bénins, mais les infections sévères peuvent être potentiellement mortelles. [16]
Les chevaux atteints de gourme peuvent présenter les symptômes suivants : [17]
- Fièvre
- Ganglions lymphatiques enflés pouvant se rompre et libérer du pus
- Léthargie
- Perte d’appétit
- Dysphagie (difficulté à avaler)
Le traitement de la gourme varie selon la sévérité des symptômes. La plupart des chevaux répondent bien aux soins de soutien. Des antimicrobiens peuvent être prescrits, mais leur utilisation demeure controversée et n’est pas recommandée dans les cas simples. [17]
Herpèsvirus équin
L’herpèsvirus équine, également appelé rhinopneumonie, est une infection très fréquente et hautement contagieuse chez les chevaux. Il se transmet principalement par les sécrétions respiratoires. [18] Tout cheval suspecté d’infection par l’herpèsvirus doit être immédiatement mis en quarantaine. Une prise en charge vétérinaire rapide est essentielle.
L’herpèsvirus équin peut provoquer des symptômes au niveau des voies respiratoires supérieures tels que la toux et un écoulement nasal aqueux. Dans de rares cas, cette maladie peut évoluer vers des signes neurologiques, entraîner un avortement chez les juments gestantes, et même causer la mort. [18]
Il n’existe aucun traitement curatif contre l’herpèsvirus équin. Plusieurs chevaux répondent bien aux soins de soutien et à l’administration d’AINS pour contrôler la fièvre. Des recherches sont en cours afin d’évaluer l’efficacité des antiviraux comme mesure préventive et thérapeutique contre l’infection par ce virus. [18]
Affections des poches gutturales
Les affections des poches gutturales désignent une inflammation ou une infection des cavités remplies d’air situées dans le crâne du cheval. Ces problèmes de santé peuvent être déclenchés par divers facteurs, notamment des spores fongiques, l’accumulation de pus liée à des infections bactériennes, ainsi que certaines anomalies anatomiques. [19]
Dans la majorité des cas, l’atteinte des poches gutturales n’est pas mortelle, mais une évaluation vétérinaire est nécessaire afin d’écarter des maladies sous-jacentes plus graves.
Les symptômes possibles d’affections des poches gutturales comprennent : [19]
- Un écoulement nasal purulent
- De la fièvre
- Une léthargie
- Des difficultés à avaler
- Des bruits respiratoires à l’effort
- Une enflure et de la douleur derrière la mâchoire
- Une paralysie des muscles du visage
Déplacement dorsal du voile du palais
Le déplacement dorsal du voile du palais (DDVP) survient lorsque le voile du palais se déplace dans la bouche durant l’exercice et bloque les voies respiratoires du cheval. [20]
Cette affection est généralement temporaire, mais si elle devient chronique, la gestion des facteurs de risque peut s’avérer nécessaire. Dans certains cas, une intervention chirurgicale est requise pour prévenir les complications. [20]
Les symptômes du DDVP surviennent généralement uniquement lors d’un exercice intense et incluent : [20]
- Une respiration bruyante
- De la toux
- De mauvaises performances
- Une intolérance à l’exercice
Autres affections
Les causes possibles de problèmes touchant les voies respiratoires supérieures incluent : [2][3][6][7][8][21]
- L’obstruction des voies respiratoires
- La chondrite du cartilage aryténoïde
- L’accrochement de l’épiglotte
- Les kystes sous-épiglottiques
- L’hémiplégie laryngée idiopathique
- La sinusite
- L’hématome ethmoïdal
- Les kystes des sinus
Les causes possibles de problèmes touchant les voies respiratoires inférieures incluent : [6]
- La pneumonie
- La pneumonie nécrosante
- La pleuropneumonie
- L’œdème pulmonaire
- Le SDRA (syndrome de détresse respiratoire aiguë)
Diagnostic
Les chevaux présentant des signes de détresse respiratoire doivent être évalués par un vétérinaire dès que possible. Si le cheval a du mal à respirer ou montre des signes de difficulté respiratoire sévère, il s’agit d’une urgence médicale. Certaines pathologies respiratoires peuvent mettre la vie de l’animal en danger si elles ne sont pas traitées rapidement.
Dans certains cas, en particulier lorsqu’un cheval peine à respirer ou ne peut plus respirer du tout, le traitement immédiat prime sur l’identification de la cause exacte. Stabiliser le cheval et rétablir le passage de l’air constitue la priorité, le diagnostic devenant l’étape suivante lorsque l’animal n’est plus en détresse. [6]
Lorsque la situation permet d’investiguer, le diagnostic de la maladie sous-jacente peut nécessiter : [2][6]
- Un examen physique
- Une imagerie diagnostique, notamment des radiographies, une tomodensitométrie, une échographie ou une IRM
- Une endoscopie vidéo ou dynamique
- Un lavage bronchoalvéolaire
- Des analyses sanguines
Traitement et gestion
Le traitement des symptômes respiratoires chez le cheval dépend de plusieurs facteurs clés, y compris la gravité de l’affection, la cause sous-jacente (si connue), ainsi que la santé générale et l’environnement du cheval. La plupart des maladies respiratoires sont prises en charge au moyen de médicaments tels que des antibiotiques, des anti-inflammatoires, des immunosuppresseurs ou des bronchodilatateurs.
Pour les chevaux éprouvant une détresse respiratoire, des mesures d’urgence sont nécessaires. Les traitements d’urgence possibles pour les dysfonctions respiratoires incluent : [6]
- Une trachéotomie d’urgence : une ouverture est percée directement dans la trachée depuis l’extérieur, contournant ainsi une obstruction potentielle des voies respiratoires supérieures
- Une thoracentèse à l’aiguille : une aiguille est utilisée pour percer la cavité thoracique afin de retirer le liquide et de soulager la pression
- Une chirurgie : certaines pathologies ne peuvent être résolues que par une intervention chirurgicale
Le cheval peut également avoir besoin de soins de soutien pour favoriser la convalescence et maintenir le bien-être général pendant le traitement. Ces mesures aident à stabiliser l’animal, à réduire l’inconfort et à soutenir la capacité de son corps à guérir pendant que l’affection principale est traitée. [6]
Les mesures de soutien peuvent inclure : [6]
- La sédation
- L’anesthésie locale
- La trachéostomie
- La gestion des plaies
- L’oxygénothérapie
- La perfusion intraveineuse
Prévention des problèmes respiratoires équins
Il existe plusieurs mesures pratiques et simples que les propriétaires et les soigneurs de chevaux peuvent adopter pour réduire le risque de symptômes respiratoires. Ces pratiques sont particulièrement importantes pour les chevaux prédisposés aux affections respiratoires ou ceux vivant dans des environnements à risque élevé. [12]
La manière la plus efficace de prévenir les problèmes respiratoires chez le cheval est de réduire les irritants en suspension dans l’air, tels que la poussière, les spores de moisissure et autres particules pouvant irriter les voies respiratoires. Limiter l’exposition à ces déclencheurs courants peut considérablement réduire le risque de problèmes respiratoires. [12]
Les particules en suspension dans l’air proviennent de diverses sources, notamment : [12]
- Le sol
- Les insectes et autres espèces nuisibles
- Les poils
- Les matières fécales
- Les moisissures
- Les bactéries
- Les matières végétales
Pour réduire la présence de particules en suspension dans l’air dans l’environnement du cheval, envisagez certaines des stratégies suivantes : [1][12]
- Contrôlez la poussière : utilisez une litière peu poussiéreuse, comme des copeaux de bois plutôt que de la paille, pour réduire la quantité de particules en suspension dans l’air. Optez pour des options de nourriture contenant peu de poussière, comme des cubes de foin, des granulés, de l’ensilage ou du foin enrubanné pour minimiser la poussière inhalée pendant les repas.
- Optimisez l’accès à la nourriture : offrez le foin au niveau du sol ou dans des mangeoires propres pour permettre aux voies respiratoires du cheval de se drainer naturellement et réduire l’inhalation de poussière ou d’allergènes. Évitez de placer la nourriture dans des bacs profonds ou des filets à foin qui obligeraient le cheval à enfouir son nez en mangeant.
- Maintenez une ventilation adéquate : assurez-vous que les écuries et autres espaces intérieurs soient bien ventilés pour maintenir une bonne qualité de l’air. Une ventilation appropriée aide à disperser la poussière et les contaminants, réduisant la charge globale sur le système respiratoire du cheval.
- Misez sur l’hygiène et la propreté : évitez d’encombrer les écuries afin d’éviter l’accumulation de poussière dans les endroits difficiles d’accès. Les espaces encombrés retiennent plus facilement la poussière et compliquent un nettoyage en profondeur, ce qui contribue à une mauvaise qualité de l’air.
- Inspectez le foin avant de le distribuer : évitez de donner du foin moisi ou trop poussiéreux aux chevaux, car il peut compromettre leur santé respiratoire.
- Entreposez correctement la nourriture : Entreposez le foin à l’écart des box pour réduire le risque que la poussière et les spores de moisissure contaminent l’espace de vie immédiat du cheval. Un entreposage adéquat peut considérablement réduire la quantité de débris en suspension dans l’air de l’écurie.
- Faites tremper le foin : le trempage du foin avant sa distribution aux chevaux élimine les particules de poussière, les empêchant de se disperser dans l’air lorsque les chevaux le consomment.
- Prévoyez d’effectuer les tâches de nettoyage pendant les sorties à l’extérieur : balayez les écuries et effectuez d’autres tâches générant de la poussière pendant que le cheval est à l’extérieur afin de l’empêcher d’inhaler les particules en suspension. Attendez au moins 30 minutes avant de ramener le cheval à l’intérieur afin que la poussière se dépose et que son exposition soit ainsi réduite.
Assurez-vous que les soins de routine et vétérinaires sont à jour, y compris les vaccins, la vermifugation et les soins dentaires pour contribuer à la santé générale du cheval et augmenter les chances de détecter rapidement tout problème.
Offrez un régime alimentaire équilibré, axé sur le fourrage, afin de favoriser un système immunitaire sain et une fonction respiratoire optimale. Il est crucial d’éviter les carences en vitamines et minéraux, car des nutriments comme la vitamine E, le sélénium et le zinc jouent un rôle clé dans la défense immunitaire et la réparation des tissus du système respiratoire.
Pour un soutien respiratoire supplémentaire, envisagez d’ajouter NOCR de Mad Barn à l’alimentation de votre cheval. Cette formule basée sur la recherche contient des ingrédients naturels, y compris des herbes adaptogènes, pour aider à dégager les voies respiratoires, soutenir la fonction immunitaire et favoriser un échange efficace d’oxygène.
NOCR est particulièrement bénéfique pour les chevaux de performance ou ceux vivant dans des environnements poussiéreux ou à risque élevé. Il aide à soutenir une fonction pulmonaire saine et à maintenir les défenses respiratoires normales en période de stress.
Si vous n’êtes pas certain que l’alimentation de votre cheval répond à tous ses besoins, planifiez dès aujourd’hui une consultation gratuite avec l’un de nos nutritionnistes équins qualifiés.
Foire aux questions
Voici quelques questions fréquemment posées sur les problèmes respiratoires chez les chevaux :
Les signes courants de problèmes respiratoires chez les chevaux incluent la toux, un écoulement nasal, une respiration bruyante, des naseaux dilatés, de la fièvre, de la léthargie et une endurance réduite. Certains chevaux présentent également une respiration laborieuse, une récupération lente après l’exercice, un gonflement près de la gorge, ou une ligne de flanc visible le long de l’abdomen. Des signes graves, comme une respiration par la bouche ouverte ou un effort abdominal marqué, nécessitent des soins vétérinaires d’urgence.
Le dysfonctionnement respiratoire chez les chevaux peut se développer à partir d’infections, d’allergies, d’asthme, de poussière, de moisissures, d’obstructions des voies respiratoires ou de problèmes anatomiques. Les causes peuvent affecter les voies respiratoires supérieures, les voies respiratoires inférieures, ou les deux. Des exemples courants incluent l’influenza équine, la gourme, l’herpèsvirus équin, la maladie des poches gutturales, l’obstruction récurrente des voies respiratoires et le déplacement dorsal du voile du palais. Un vétérinaire peut aider à identifier la cause sous-jacente.
Une respiration normale chez un cheval au repos doit être silencieuse, régulière et sans effort. Les chevaux adultes respirent généralement de 8 à 24 fois par minute, tandis que les poulains peuvent respirer de 20 à 50 fois par minute. Un mouvement minimal des flancs, aucune dilatation des naseaux et aucun bruit respiratoire sont attendus. Un effort abdominal accru, une respiration sifflante ou des fréquences respiratoires anormales doivent inciter à consulter un vétérinaire.
Un problème respiratoire chez un cheval constitue une urgence lorsque la respiration devient difficile, bruyante, très rapide, très lente ou visiblement laborieuse. Les signes d’alerte incluent une extension de la tête et du cou, de l’anxiété, une respiration bouche ouverte, des naseaux dilatés, de la mousse ou des aliments sortant de la bouche, ou un effort abdominal marqué. Ces signes peuvent indiquer une obstruction grave des voies respiratoires ou une détresse respiratoire et nécessitent des soins vétérinaires immédiats.
Un cheval qui a de la difficulté à respirer nécessite des soins vétérinaires d’urgence immédiatement. Gardez le cheval aussi calme que possible, évitez de le forcer à bouger et contactez un vétérinaire sans délai. Une détresse respiratoire grave peut nécessiter une oxygénothérapie, des médicaments, un soutien des voies respiratoires en urgence ou une chirurgie. Dans certains cas, la stabilisation du flux d’air doit être réalisée avant que la cause exacte puisse être diagnostiquée.
Une respiration bruyante chez les chevaux peut indiquer la présence de mucus, de liquide, d’inflammation, un rétrécissement des voies respiratoires ou une obstruction des voies respiratoires supérieures. Des bruits de gargouillement ou de cliquetis peuvent suggérer une accumulation de mucus, tandis que le « roaring » est souvent lié à une hémiplégie laryngée pendant l’exercice. Un sifflement peut indiquer un rétrécissement ou un affaissement des voies respiratoires. Tout bruit respiratoire nouveau, excessif ou lié à l’exercice doit être évalué par un vétérinaire.
L’asthme équin est une affection inflammatoire chronique des voies respiratoires qui inclut l’obstruction récurrente des voies respiratoires et la maladie inflammatoire des voies respiratoires. Il provoque une inflammation pulmonaire, une accumulation de mucus, de la toux et parfois une respiration laborieuse. Les signes s’aggravent souvent après l’exercice ou l’exposition à des environnements poussiéreux. Les chevaux atteints d’asthme équin nécessitent généralement des soins vétérinaires continus, une gestion de l’environnement et une réduction de l’exposition à la poussière, aux moisissures et à d’autres irritants aéroportés.
Les symptômes respiratoires chez les chevaux sont diagnostiqués par une évaluation vétérinaire, qui peut inclure un examen physique, des analyses sanguines, de l’imagerie, une endoscopie ou un lavage bronchoalvéolaire. Les tests diagnostiques dépendent des signes du cheval et de leur gravité. Lorsqu’un cheval est en détresse grave, le traitement visant à rétablir le flux d’air peut être prioritaire, avec des tests diagnostiques réalisés une fois que le cheval est stable.
Les affections respiratoires chez les chevaux sont traitées en fonction de la cause, de la gravité et de l’état de santé général du cheval. Le traitement peut inclure des antibiotiques, des anti-inflammatoires, des bronchodilatateurs, des immunosuppresseurs, une oxygénothérapie, des fluides IV ou des soins de soutien. Certaines obstructions des voies respiratoires ou affections thoraciques graves nécessitent des interventions d’urgence ou une chirurgie. Un encadrement vétérinaire est nécessaire, car le traitement varie considérablement entre les infections, l’asthme et les problèmes structurels des voies respiratoires.
La prévention des symptômes respiratoires chez les chevaux repose sur la réduction de la poussière, des moisissures et des irritants aéroportés dans l’environnement du cheval. Une litière peu poussiéreuse, une bonne ventilation, un entreposage adéquat du foin et la sortie du cheval pendant le balayage peuvent aider à protéger les voies respiratoires. Donner le foin au niveau du sol ou dans des mangeoires propres, éviter les fourrages poussiéreux et maintenir des soins vétérinaires réguliers soutiennent également la santé respiratoire à long terme.
Le foin poussiéreux peut contribuer à des problèmes respiratoires en exposant les chevaux à des particules en suspension, des spores de moisissures et des matières végétales qui irritent les voies respiratoires. Les chevaux sensibles peuvent tousser, développer un écoulement nasal ou présenter une aggravation des signes d’asthme après avoir consommé un fourrage poussiéreux. Inspectez le foin avant de le donner, entreposez-le à l’écart des stalles et envisagez du foin trempé, des cubes de foin, des granulés, de l’ensilage ou de l’enrubanné pour une alimentation moins poussiéreuse.
La toux pendant ou après l’exercice peut survenir lorsque l’inflammation des voies respiratoires, le mucus, une infection, l’asthme ou des problèmes des voies respiratoires supérieures interfèrent avec le flux d’air normal. Certains chevaux présentant un dysfonctionnement respiratoire montrent des signes uniquement pendant le travail, car l’exercice augmente la demande en oxygène. Une endurance réduite, une respiration bruyante ou une récupération lente après l’effort peuvent également indiquer un problème respiratoire qui doit être évalué par un vétérinaire.
Résumé
Les dysfonctions respiratoires chez le cheval affectent les voies respiratoires supérieures ou inférieures, altérant à la fois la respiration et l’élimination des irritants des voies aériennes. Les symptômes peuvent résulter d’infections, d’allergies, de facteurs environnementaux ou d’autres pathologies et peuvent provoquer des complications graves en l’absence de traitement.
- Le système respiratoire comprend les voies respiratoires supérieures et inférieures, responsables de l’apport en oxygène et de l’élimination du dioxyde de carbone dans le système sanguin
- Les symptômes respiratoires incluent une respiration bruyante (gargouillements, râles, sifflements) ainsi que des symptômes comme la toux, la fièvre et l’écoulement nasal
- L’obstruction récurrente des voies respiratoires, une affection inflammatoire chronique similaire à l’asthme chez l’humain, provoque de la toux, des difficultés respiratoires et un écoulement nasal, et est souvent déclenchée par la poussière ou l’exercice
- Les affections respiratoires courantes comprennent les obstructions des voies respiratoires comme la gourme, le déplacement dorsal du voile du palais, la pneumonie, la pleuropneumonie et les affections des poches gutturales
- Le traitement varie selon la gravité et la cause et peut inclure des médicaments, des soins de soutien et, parfois, des procédures telles que la thoracentèse ou la trachéotomie
- Les mesures préventives incluent l’utilisation de litière et d’aliments peu poussiéreux, une ventilation adéquate et l’entreposage approprié du foin pour réduire les irritants respiratoires
Références
- Smith. K., Equine Respiratory Diseases. Purdue Extension. 2013.
- Respiratory Tract. Texas A&M Veterinary Medical Teaching Hospital.2025.
- Respiratory Diseases. Royal Veterinary College. 2025.
- Rush. B. R., Introduction to Lung and Airway Disorders of Horses. Merck Veterinary Manual. 2024.
- Lekeux. P. et al., The respiratory system: Anatomy, physiology, and adaptations to exercise and training. Veterian Key. 2016.
- Dunkel. B., Respiratory Emergencies in Adult Horses. Equine Veterinary Education. 2024.
- Rettmer. H. et al., Owner‐reported Coughing and Nasal Discharge Are Associated with Clinical Findings, Arterial Oxygen Tension, Mucus Score and Bronchoprovocation in Horses with Recurrent Airway Obstruction in a Field Setting. Equine Veterinary Journal. 2015. View Summary
- Laumen. E. et al., Relationship of Horse Owner Assessed Respiratory Signs Index to Characteristics of Recurrent Airway Obstruction in Two Warmblood Families. Equine Veterinary Journal. 2010. View Summary
- Couëtil. L. L. et al., Inflammatory Airway Disease of Horses—Revised Consensus Statement. Journal of Veterinary Internal Medicine. 2016.
- Bond. S. et al., Equine Asthma: Integrative Biologic Relevance of a Recently Proposed Nomenclature. Journal of Veterinary Internal Medicine. 2018.
- Couëtil. L. L. et al., Clinical Signs, Evaluation of Bronchoalveolar Lavage Fluid, and Assessment of Pulmonary Function in Horses with Inflammatory Respiratory Disease. American Journal of Veterinary Research. 2001. View Summary
- Xie. T. et al., A Review of Evidence That Equine Influenza Viruses Are Zoonotic. Pathogens. 2016.
- Sack. A. et al., Equine Influenza Virus—A Neglected, Reemergent Disease Threat. Emerging Infectious Diseases. 2019.
- Paillot. R. et al., Vaccination against Equine Influenza: Quid Novi?. Vaccine. 2006. View Summary
- Lascola. K. M. et al., Equine Influenza. Merck Veterinary Manual. 2024.
- Strangles: Understanding Equine Distemper and Purpura Haemorrhagica. Texas A&M University. 2012.
- Lascola. K. M. et al., Strangles in Horses. Merck Veterinary Manual. 2024.
- Lascola. K. M. et al., Equine Herpesvirus Infection. Merck Veterinary Manual. 2025.
- Lascola. K. M. et al., Guttural Pouch Disease in Horses. Merck Veterinary Manual. 2024.
- Lascola. K. M. et al., Dorsal Displacement of the Soft Palate in Horses. Merck Veterinary Manual. 2024.
- Smith. K., Dust Management in Horse Facilities. Purdue Extension. 2013.











