L’insulinorésistance chez les chevaux réfère à une pathologie qui fait en sorte que l’organisme ne réagit pas correctement à l’hormone insuline.
L’altération de la réponse à l’insuline est la principale caractéristique du syndrome métabolique équin (SME). Les chevaux atteints de SME ne métabolisent pas correctement les glucides et ont de la difficulté à perdre du poids.
Cette forme de dysfonctionnement métabolique se manifeste par certains signes révélateurs chez les chevaux, notamment l’obésité généralisée ou l’adiposité localisée, y compris sur la crête de l’encolure. Les autres symptômes incluent la laminite subclinique ou manifeste, une augmentation de l’appétit, des troubles reproducteurs et de mauvaises performances.
Le traitement du SME et de l’insulinorésistance requiert des changements alimentaires, un programme d’exercice et, dans certains cas, des médicaments. Lorsqu’un cheval montre des signes d’insulinorésistance, il importe de consulter son vétérinaire pour confirmer le diagnostic et de faire appel à un nutritionniste pour élaborer un régime alimentaire adapté.
Aperçu de l’insulinorésistance
Le diagnostic d’insulinorésistance équine est fondé sur un taux élevé d’insuline dans le sang (l’hyperinsulinisme). L’insuline est une hormone synthétisée par le pancréas en réaction à une glycémie élevée (l’hyperglycémie). [1]
Lorsqu’un cheval consomme des aliments contenant des glucides, l’estomac les décompose en différents éléments, notamment le glucose (sucre), afin qu’ils puissent être absorbés dans le sang. Un niveau élevé de glucose sanguin stimule le pancréas qui libère alors de l’insuline.
Cette dernière est essentielle pour réguler le métabolisme des sucres, car elle facilite l’absorption du glucose qui circule dans le sang par certains tissus, notamment les muscles, le foie et les tissus adipeux (les graisses).
Dans les tissus sains, l’insuline se lie à son récepteur situé sur la membrane cellulaire et envoie un signal aux cellules pour qu’elles absorbent le glucose. Dans les tissus insulinorésistants, la signalisation est moins efficace une fois que l’insuline s’est liée au récepteur.
L’absence de réaction à l’insuline fait en sorte que le glucose n’est pas acheminé correctement de la circulation sanguine vers les cellules, ce qui cause une glycémie élevée. L’organisme réagit alors en libérant encore plus d’insuline pour stimuler l’absorption du glucose. [1] Cela provoque une hausse du taux d’insuline qui devient détectable dans les tests de diagnostic.
L’hyperinsulinisme fait partie intégrante du syndrome métabolique équin (SME). Il est la cause directe des dommages causés aux couches lamellaires du sabot chez les chevaux atteints de laminite.
La grande majorité des chevaux atteints du syndrome métabolique peuvent maintenir leur glycémie à un taux normal lorsqu’ils reçoivent un régime alimentaire adapté et, si nécessaire, des médicaments. Les animaux qui ne boitent pas et qui peuvent faire de l’exercice obtiennent les meilleurs résultats. [2][3] Si la glycémie élevée vient à perdurer (diabète), le seul moyen qui a démontré des résultats probants à ce jour est la perte de poids. [4]
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Huit signes d’insulinorésistance chez les chevaux
Tous les chevaux atteints d’insulinorésistance ne présentent pas les mêmes symptômes cliniques. Certains chevaux peuvent ne montrer aucun signe extérieur de la maladie.
Cela dit, les symptômes courants d’une altération de la sensibilité à l’insuline incluent :
1) L’obésité
Bien que certains chevaux insulinorésistants ne soient pas en surpoids, beaucoup sont trop gras ou obèses et ont un score d’état de chair entre six et neuf sur une échelle de neuf points. [5][6]
Bien qu’il soit largement admis que l’obésité prédispose au syndrome métabolique chez l’humain, ce n’est pas le cas pour les chevaux. Lindase et collab. ont induit l’obésité dans un groupe de chevaux qui avaient déjà un taux d’insuline élevé en leur donnant des matières grasses. Cette diète a causé une hausse de poids de 10 %, mais aucune modification au taux d’insuline. [7]
Bamford et collab. ont également induit l’obésité chez des chevaux grâce à un régime riche en matières grasses. L’un des groupes a aussi reçu quotidiennement un repas riche en glucides. Encore une fois, la prise de poids n’a pas réussi à engendrer l’insulinorésistance. En fait, l’ajout d’un repas riche en glucides a amélioré la sensibilité à l’insuline des sujets concernés. [8]
Les chevaux obèses peuvent avoir des difficultés à perdre du poids en raison de la résistance à la leptine. La leptine est une hormone synthétisée par les cellules adipeuses qui stockent les graisses. Elle agit sur le cerveau pour contrôler l’appétit et la sensation de faim. La leptine augmente à mesure que la masse adipeuse croît et réduit l’appétit en agissant sur l’hypothalamus. Chez d’autres espèces, on sait que la résistance à la leptine est un facteur qui contribue à l’insulinorésistance et à l’obésité. [9]
Bien qu’on n’ait pas démontré directement le rôle de la résistance à la leptine chez les chevaux, les taux de leptine et d’insuline sont plus élevés chez les équidés obèses que chez ceux dont l’état de chair est optimal. [10][11]
2) La laminite
Le taux élevé d’insuline du syndrome métabolique équin est associé au développement de la laminite endocrinopathique chez les chevaux et les poneys. [1] Un taux d’insuline anormal peut accroître le risque de laminite en altérant la fonction des cellules lamellaires dans les couches épidermiques du sabot.
La laminite est une affection douloureuse qui se caractérise par des dommages aux lamelles du sabot, les structures internes qui font en sorte que la muraille adhère à la troisième phalange du pied. Malgré le suffixe « ite » dans sa désignation, la laminite endocrinopathique n’est pas causée par l’inflammation.
La laminite peut causer une boiterie et le basculement vers le bas de l’os du pied (la fourbure).
Dans les cas très graves, la laminite peut provoquer le décollement de la muraille qui se sépare alors de la troisième phalange. Le pronostic est habituellement sombre pour les chevaux atteints d’un cas avancé de laminite, sauf en cas d’allaitement intensif pendant une période prolongée.
Bien que les mécanismes exacts qui expliquent l’effet de l’hyperinsulinisme sur la laminite fassent encore l’objet de recherches, la vasoconstriction et les dommages endothéliaux sont les voies de maladie présumées.
De plus, les chevaux atteints d’insulinorésistance et de SME peuvent être plus sensibles à l’administration de stéroïdes, par exemple, les infiltrations intraarticulaires, ou les stéroïdes administrés en cas d’allergies cutanées ou respiratoires. On pourrait donc déclencher par inadvertance une crise de laminite chez ces animaux en leur administrant des stéroïdes dans des circonstances habituellement sans conséquence. [12]
3) Une consommation d’eau excessive et le besoin d’uriner fréquemment
Les chevaux adultes sains, qui ne travaillent pas et qui ne sont pas destinés à la reproduction, boivent généralement 60 ml d’eau par kilogramme de poids vif chaque jour. [13] Pour un cheval de 500 kg (1 100 lb), cela représente environ 30 litres d’eau par jour.
Les chevaux dont le taux de glucose est élevé urinent plus fréquemment pour éliminer une partie de l’excédent. Cela conduit à une augmentation de la soif et, par conséquent, de la consommation d’eau. [14]
Néanmoins, les équidés atteints du syndrome métabolique qui ont une glycémie élevée deviennent rarement diabétiques. Si l’on constate une consommation d’eau excessive et un besoin fréquent d’uriner, c’est probablement parce que le cheval souffre aussi de dysfonctionnement de la pars intermedia de la glande pituitaire (DPIP, aussi connu sous le nom de la maladie de Cushing). [15]
4) L’atrophie musculaire
Les chevaux qui développent le DPIP ont une dégénérescence des neurones dopaminergiques liée à l’âge dans l’hypothalamus cérébral. Ces neurones contrôlent une partie précise de l’hypophyse dans le cerveau, le lobe intermédiaire.
Les chevaux atteints de DPIP peuvent par ailleurs présenter une insulinorésistance concomitante. Le DPIP est une maladie distincte. Elle est le résultat d’un niveau excessivement élevé d’hormone adrénocorticotrope (ACTH) qui augmente la production de cortisol, ce qui peut stimuler l’atrophie musculaire. [16]
Chez d’autres espèces, l’inflammation liée à l’insulinorésistance peut conduire à la perte musculaire. Cette dernière est due à une dégradation accrue des protéines dans les muscles squelettiques et à une diminution de leur synthèse. [17]
Toutefois, les marqueurs d’inflammation des muscles squelettiques sont moins présents chez les chevaux obèses et au plus bas chez les équidés obèses ayant un taux d’insuline élevé. [18] Par conséquent, on ne sait pas vraiment si l’inflammation joue un rôle dans l’atrophie musculaire de ces animaux.
5) Les dépôts adipeux anormaux
Les équidés obèses qui sont insulinorésistants développent souvent des dépôts adipeux excessifs en raison de la transformation accrue des glucides en lipides. Cela est particulièrement vrai chez les ânes et les mules, mais on le constate aussi chez les poneys, les races miniatures et les chevaux. L’insulinorésistance dans les tissus adipeux limite aussi la capacité des parties du corps qui les emmagasinent à libérer les graisses.
Les propriétaires constatent souvent des dépôts adipeux sur la crête de l’encolure, les côtes et le haut du dos, au-dessus des yeux et autour de l’attache de la queue. Les dépôts adipeux peuvent se former dans le fourreau des hongres et autour des glandes mammaires des juments.
6) Un appétit disproportionné
Les chevaux obèses et insulinorésistants ont souvent un taux sanguin de leptine plus élevé. [19][20] La leptine est une hormone libérée par les cellules adipeuses qui contribue à inhiber la sensation de faim.
La recherche chez d’autres espèces montre un lien entre l’insulinorésistance et la résistance à la leptine. Lorsque l’hypothalamus dans le cerveau devient résistant à l’effet de la leptine, il n’envoie plus le signal de satiété. [21] La résistance à la leptine pourrait entraîner une augmentation de l’appétit chez les chevaux obèses. Toutefois, davantage de recherches sont nécessaires pour confirmer les relations entre l’insuline, l’appétit et les niveaux de leptine chez les équidés.
7) L’inflammation
Chez l’humain, il existe un lien clair entre l’obésité, l’infiltration des dépôts adipeux par les cellules immunitaires et la libération ultérieure de cytokines inflammatoires. [22] Néanmoins, alors que certaines études montrent de légères élévations des cytokines isolées [6], l’élévation constante des cytokines inflammatoires observées chez l’humain ne se produit pas chez les équidés.
Les scientifiques ont trouvé des liens entre l’amyloïde A sérique, impliquée dans le déclenchement de l’inflammation, et les taux d’insuline chez les chevaux. Ils n’ont toutefois pas constaté de hausse des cytokines inflammatoires qui sont généralement élevées dans le cas du syndrome métabolique humain. [23]
De même, on n’a observé aucune différence de médiateurs ou de marqueurs inflammatoires entre les poneys normaux et ceux qui ont déjà souffert de laminite, ni de dépôts adipeux entre les chevaux normaux ou ceux atteints d’hyperinsulinisme. [24][25]
8) La dépression ou la fatigue
La dépression est une caractéristique fréquente du DPIP qui peut aggraver l’insulinorésistance. [26] Les chevaux atteints de SME peuvent d’autre part avoir une attitude terne, probablement en raison de la douleur chronique qu’ils ressentent sans cesse dans leurs pieds. Lorsqu’ils ne boitent pas, l’apport insuffisant de glucose aux muscles et les faibles niveaux de glycogène affectent souvent leurs performances ou leur endurance. [27]
La prévalence de l’insulinorésistance équine
On ne connaît pas le nombre exact de chevaux atteints d’insulinorésistance. Des études montrent cependant qu’une grande partie de la population équine présente un taux élevé d’insuline. [28]
Une étude australienne a rapporté que 27 % des 200 poneys étudiés souffraient d’hyperinsulinisme. Une étude américaine a révélé que 22 % des 300 chevaux étudiés étaient atteints de la maladie. [10][29]
Les facteurs de risque
Parmi les principaux facteurs de risque pour le développement de l’insulinorésistance, on retrouve les suivants :
L’âge
Les chevaux plus âgés courent un risque accru de développer des maladies métaboliques, y compris le syndrome métabolique équin (SME) et Le DPIP.
Les chevaux atteints de ces troubles métaboliques sont plus susceptibles de souffrir d’insulinorésistance que les animaux en bonne santé, ce qui suggère une prévalence plus élevée chez les chevaux âgés. [28]
Cela dit, les chevaux qui ont une prédisposition génétique ou dont la régie est inappropriée peuvent commencer à manifester des symptômes dès leur jeune âge. [30]
La race
Les chevaux qui engraissent facilement ou qui maintiennent aisément leur poids peuvent être plus enclins à devenir insulinorésistants, car ils sont plus susceptibles d’être en surpoids. [28]
Les races les plus fréquemment touchées par le SME incluent les chevaux Saddlebred, Tennessee Walking Horse, Paso Fino, Morgan, Mustang et arabes. Le SME est moins prévalent chez les Pur-sang anglais (Thoroughbred), les Standardbred, les Warmblood, les chevaux de trait de race pure et les Quarter Horse.
La recherche montre que certaines races peuvent être moins sensibles à l’insuline. Une petite étude s’est penchée sur la réponse à l’insuline d’équidés auxquels on a donné du glucose par voie orale et intraveineuse. Les résultats ont indiqué que les poneys et les Andalous avaient une sensibilité à l’insuline réduite comparativement aux chevaux Standardbred. [28] On a également observé des différences entre les chevaux Paso Fino et les Pur-sang anglais (Thoroughbred) [31].
L’obésité
L’obésité est un facteur de risque d’insulinorésistance, car l’accumulation de graisse excédentaire altère la capacité des cellules à réagir normalement à l’insuline. Les réserves lipidiques de l’organisme libèrent des hormones endocriniennes qui interfèrent avec la sensibilité à l’insuline et l’équilibre énergétique.
Le lien entre l’hyperinsulinisme et l’obésité chez les équidés demeure en grande partie une question qui rappelle celle de la poule ou de l’œuf. Les facteurs génétiques sont susceptibles d’être le facteur déterminant, mais la recherche a démontré que la perte de poids améliore la sensibilité à l’insuline. [32][33]
Lorsque la graisse s’accumule dans les tissus non adipeux tels que les reins, le foie, le cœur et les muscles squelettiques, il se produit une affection connue sous le nom de lipotoxicité. La lipotoxicité contribue à l’insulinorésistance en altérant les voies métaboliques du foie, du pancréas et des muscles squelettiques. [34]
Les maladies métaboliques
Il existe une corrélation entre les maladies métaboliques telles que le SME et le DPIP et une prévalence accrue d’insulinorésistance. [28]
Chez les chevaux atteints de SME, les cellules ne réagissent pas correctement à l’hormone insuline, ce qui entraîne une hausse de la sécrétion d’insuline destinée à maintenir la glycémie en deçà des limites normales. [28]
Certains chevaux atteints de DPIP développent aussi l’insulinorésistance, bien que tous les chevaux atteints de DPIP ne soient pas nécessairement insulinorésistants. [35]
La consommation excessive de glucides
Une étude portant sur le lien entre l’alimentation, l’obésité et la dysrégulation de l’insuline chez 33 chevaux a constaté que les repas riches en céréales semblent être un facteur déterminant de sensibilité à l’insuline plus important que l’obésité. [8]
Les chevaux semblent posséder une capacité limitée à tolérer un apport élevé en glucides. Bien que le métabolisme des équidés puisse s’adapter à un apport élevé en glucides [8], il y a une limite au-delà de laquelle l’efficacité de l’insuline (la sensibilité à l’insuline) diminue. Les chevaux qui tolèrent mal les glucides hydrolysables développent rapidement l’hyperinsulinisme lorsqu’ils reçoivent un régime riche en sucres et en amidon.
Ce sont habituellement les moulées commerciales qui contiennent une forte proportion de céréales qui sont à l’origine de l’apport élevé en sucres et en amidon.
Diagnostiquer l’insulinorésistance
Pour diagnostiquer l’insulinorésistance, le vétérinaire effectue une combinaison d’examens physiques et d’analyses en laboratoire pour évaluer la santé et la fonction métabolique du cheval.
De nombreux facteurs influent sur l’état de l’insuline, notamment l’alimentation, l’exposition au stress et la douleur. Pour éviter de faux résultats, on doit effectuer les tests dans un contexte de stress minimal et non pendant une crise active de laminite. Le stress inclut aussi le transport des chevaux avant l’échantillonnage. [36]
Certains chevaux atteints d’insulinorésistance peuvent avoir un taux d’insuline basal normal et nécessiter des tests supplémentaires pour préciser le diagnostic. Les tests d’insuline peuvent exiger que l’animal soit à jeun pendant les six à huit heures qui précèdent le test. Des études récentes ont montré que le taux d’insuline à jeun ne devrait pas dépasser de 5 à 9 uIU/ml. [37][38]
Les tests diagnostiques couramment employés sur le terrain pour confirmer l’insulinorésistance sont les suivants :
- le taux d’insuline et de glucose de base;
- le taux de leptine de base;
- le test de tolérance au sucre provoqué par voie orale (OST); ou
- le test de tolérance au glucose provoqué par voie orale (OGTT);
- le test IV de tolérance au glucose (IVGTT).
Traitement et prévention
Le traitement de l’insulinorésistance équine est avant tout centré sur l’alimentation et les facteurs de régie susceptibles d’améliorer la santé métabolique. Dans certains cas, le vétérinaire peut recommander des médicaments pour contrôler la dysrégulation de l’insuline.
Pour traiter et prévenir l’insulinorésistance, le cheval doit recevoir une alimentation adaptée faible en glucides hydrolysables (sucres simples et amidon) afin d’atteindre et de maintenir un poids sain. Il faut veiller à combler tous ses besoins en vitamines et en minéraux, et veiller à ce que les ratios de minéraux soient justes. De plus, on peut envisager de compléter la diète avec des nutraceutiques aux propriétés démontrées qui favorisent la sensibilité à l’insuline.
Le cheval doit faire suffisamment d’exercice et bénéficier d’un mode de vie adapté à l’espèce qui contribue à diminuer le stress. Nos nutritionnistes peuvent vous aider à élaborer un régime alimentaire et une régie adaptés afin de soutenir la fonction métabolique de votre cheval.
Le régime alimentaire
On doit gérer attentivement l’alimentation des chevaux qui souffrent des troubles métaboliques. Ils doivent recevoir un régime alimentaire à base de fourrage à faible teneur en glucides hydrolysables, qui incluent les glucides solubles à l’éthanol et l’amidon, en se fondant sur l’analyse du foin.
Les animaux trop gras doivent éviter l’excès de glucides pour perdre du poids et améliorer leur sensibilité à l’insuline. La recherche montre que la réaction à l’insuline s’améliore chez les chevaux atteints de SME qui perdent leur surplus de poids. [39][40][41]
Les mises en liberté dans un enclos exempt d’herbe ou avec une muselière de pâturage peuvent aider à limiter la quantité de sucre que le cheval ingère en broutant. De nombreux équidés dont le taux d’insuline est élevé doivent être tenus à l’écart des pâturages, car les niveaux de sucre fluctuent considérablement en fonction des conditions météorologiques et du stade de croissance de l’herbe.
On peut mettre le fourrage dans un filet à foin ou une mangeoire conçue pour l’alimentation lente et faire tremper le foin pour en éliminer les glucides. L’analyse de foin permet de connaître sa teneur en glucides hydrolysables. Les chevaux insulinorésistants ou qui sont à risque de développer la maladie doivent être nourris avec des fourrages dont la teneur en glucides hydrolysables est au plus 10 %.
On proscrit aussi les céréales, les fruits, les légumes et les friandises qui contiennent du sucre, car ces aliments sont généralement riches en glucides non structuraux. Si le cheval est en surpoids, il peut être nécessaire de restreindre les aliments riches en matières grasses en raison de leur teneur élevée en calories.
Il est préférable de faire appel à un nutritionniste équin pour élaborer un régime alimentaire qui aidera le cheval à atteindre un poids sain tout en veillant à combler ses besoins nutritionnels en vitamines et en minéraux.
Les suppléments alimentaires
La grande majorité des régimes alimentaires équins ne contiennent pas suffisamment d’un ou de plusieurs vitamines et minéraux essentiels. C’est encore plus fréquent chez les chevaux astreints à une diète restreinte pour perdre du poids.
Il importe de s’assurer que l’alimentation du cheval est équilibrée et contient des quantités adéquates de nutriments clés en lui donnant un supplément concentré de vitamines et de minéraux conçu pour les équidés insulinorésistants.
Les vitamines et les minéraux comme le sélénium, la vitamine E, le magnésium, le chrome, le zinc et le cuivre aident à fortifier ses défenses antioxydantes.
La recherche montre également que la supplémentation en magnésium, en chrome et en fructooligosaccharides à chaîne courte (un prébiotique) aide à améliorer la sensibilité à l’insuline. [42][43][44] Il faut toutefois de savoir qu’il n’existe pas de suppléments métaboliques aux propriétés magiques. L’alimentation et l’exercice sont les clés de la réussite, avec l’ajout de la médication si ces deux premières mesures ne suffisent pas.
AminoTrace+ de Mad Barn est un supplément de minéraux et de vitamines spécialement élaboré pour les équidés insulinorésistants ou qui courent un risque de dysfonctionnement métabolique. Cette formule complète à faible teneur en glucides non structuraux comble 100 % des besoins en oligo-éléments organiques. De plus, elle procure un niveau élevé de vitamine E d’origine naturelle et une couverture complète de nutriments qui soutiennent la fonction métabolique.
Des niveaux élevés d’oligo-éléments aident à combattre l’excès de fer présent dans de nombreux fourrages. La recherche a documenté le lien entre la surcharge en fer et l’hyperinsulinisme. [45]
La spiruline
La spiruline (Spirulina platensis) est une algue bleu-vert riche en nutriments antioxydants et en acides gras aux propriétés anti-inflammatoires qui favorisent la santé métabolique.
Dans une étude menée sur des chevaux atteints de SME, les sujets qui ont reçu une supplémentation en spiruline pendant trois mois ont perdu du poids et ont amélioré leur sensibilité à l’insuline. [46]
Le jiaogulan
Le jiaogulan (Gynostemma pentaphyllum) est une plante chinoise employée depuis des lunes en médecine traditionnelle. Des études chez la souris ont constaté que le jiaogulan a un effet antidiabétique, en plus d’améliorer la sensibilité à l’insuline et de promouvoir le maintien d’un poids sain. [47][48]
La Dre Eleanor M. Kellon du groupe ECIR affirme que les bienfaits du jiaogulan incluent l’amélioration de la santé des pieds équins et des évaluations de boiterie chez les chevaux insulinorésistants.
La santé du système digestif
On pense que la santé du système digestif influe sur la santé métabolique des chevaux et d’autres espèces. La recherche montre que les chevaux atteints de SME et de laminite ont un microbiote intestinal qui diffère de celui des équidés en bonne santé. [39]
Dans une étude sur des chevaux qui ont reçu un régime entièrement composé de fourrage, les sujets atteints de SME présentaient moins de diversité microbienne fécale que ceux dont le métabolisme était normal. Fait intéressant, les animaux en bonne santé avaient aussi plus de Fibrobacteres, un genre de bactéries qui décomposent la cellulose, comparativement aux équidés atteints de SME. [49] Les auteurs ont émis l’hypothèse que cela pourrait être lié à une augmentation du nombre de Lactobacillus chez les chevaux souffrant de SME.
Beaucoup plus d’études sont nécessaires pour comprendre comment les changements dans le microbiome intestinal affectent la sensibilité à l’insuline. Nous recommandons toutefois de donner au cheval un régime alimentaire qui optimise la santé du système digestif et d’envisager l’ajout d’un supplément de probiotiques.
L’exercice
On doit prévoir un programme d’exercice adapté en fonction de l’état de chair du cheval, de son conditionnement physique et de la santé de ses pieds, notamment s’il souffre ou a déjà souffert de laminite. Toute forme d’exercice vaut mieux que rien du tout! Pour les chevaux ou les poneys, ou même les environnements où il n’est pas possible de monter à cheval, le travail au sol et la promenade en main constituent d’excellentes options de conditionnement physique.
La recherche montre que l’exercice diminue l’inflammation et les concentrations d’insuline dans le sang chez les chevaux qui présentent une dysrégulation de l’insuline. [39][40][41] Une étude a démontré que sept jours consécutifs d’entraînement léger haussent la sensibilité à l’insuline des chevaux obèses jusqu’à 60 %. [50]
Le stress
Le stress chronique contribue à l’insulinorésistance en augmentant les niveaux de cortisol et la glycémie.
On peut mieux gérer le stress du cheval en lui donnant beaucoup de fourrage, de compagnons et de liberté. Suivez notre guide en 18 points sur les moyens de réduire le niveau de stress de votre cheval pour obtenir d’autres stratégies.
Les médicaments
Si les changements d’alimentation et d’exercice ne suffisent pas à contrôler le niveau d’insuline et l’insulinorésistance du cheval, la pharmacothérapie peut être utile. Les médicaments suivants peuvent aider au traitement des chevaux atteints d’insulinorésistance :
La metformine : on l’utilise pour soigner les chevaux qui présentent une dysrégulation de l’insuline grave. Ce médicament empêche les hausses de glycémie et de taux d’insuline après l’ingestion de nourriture. [51] Ce médicament donne rapidement des résultats en seulement quelques jours, mais l’effet peut diminuer avec le temps et certains chevaux ne répondent pas au traitement. [52]
La lévothyroxine : ce médicament est une hormone thyroïdienne synthétique qui aide les cellules à réguler le glucose et l’insuline. Il est utile pour traiter l’insulinorésistance chez les chevaux atteints de SME. De plus, il est surtout bénéfique pour les chevaux qui ont du mal à perdre du poids. [51] La supplémentation en lévothyroxine n’a aucun effet sur la sensibilité à l’insuline. [53]
Les inhibiteurs du SGLT2 : le dernier ajout aux traitements par la médication est l’inhibiteur du transporteur de glucose sodique 2 (SGLT2) qui provoque l’excrétion du glucose dans l’urine. L’ertugliflozine et la canagliflozine sont les deux médicaments aux résultats publiés pour les équidés. [54][55] Ces médicaments sont très efficaces, mais ils requièrent une surveillance étroite et des changements alimentaires pour éviter les effets secondaires comme l’hypertriglycéridémie. [56]
Le suivi vétérinaire
On doit demander au vétérinaire de vérifier l’état d’insuline du cheval par des analyses sanguines au moins une fois par année. Les chevaux traités pour le SME ou ceux appartenant à une race qui court un risque accru de dysfonctionnement métabolique peuvent requérir des tests plus fréquents.
Foire aux questions
Voici quelques questions fréquemment posées sur la résistance à l’insuline chez les chevaux :
La résistance à l’insuline chez les chevaux survient lorsque les cellules de l’organisme ne répondent pas adéquatement à l’insuline, une hormone qui régule la glycémie. Par conséquent, le glucose n’est pas absorbé efficacement par les cellules, ce qui entraîne une élévation du taux de sucre dans le sang. Pour compenser, le pancréas produit davantage d’insuline, ce qui peut causer une hyperinsulinémie. Cette condition est une caractéristique clé du syndrome métabolique équin (SME), et elle affecte la fonction métabolique globale du cheval.
La résistance à l’insuline chez les chevaux peut découler de divers facteurs, notamment la génétique, une mauvaise alimentation, l’obésité et des maladies métaboliques comme le syndrome métabolique équin (SME) ou le dysfonctionnement de la pars intermedia de l’hypophyse (PPID). Les régimes riches en sucres et en glucides, comme les céréales, peuvent aggraver la résistance à l’insuline. De plus, des facteurs comme l’inflammation, un traumatisme et d’autres problèmes de santé sous-jacents peuvent augmenter le risque qu’un cheval développe ce trouble.
Détecter la résistance à l’insuline chez les chevaux peut être difficile, car de nombreux chevaux peuvent ne présenter aucun symptôme évident. Toutefois, les signes courants comprennent l’obésité, en particulier une encolure épaissie, et la fourbure (inflammation des sabots). Les chevaux peuvent aussi présenter une soif excessive, une augmentation de la miction, une perte de masse musculaire et des dépôts de graisse anormaux. Si vous remarquez ces symptômes, il est essentiel de consulter un vétérinaire, qui pourra effectuer des tests diagnostiques, tels que des mesures sanguines de l’insuline et du glucose.
Le traitement de la résistance à l’insuline chez les chevaux repose principalement sur des ajustements alimentaires, l’exercice et, dans certains cas, la médication. Réduire les aliments riches en sucres et assurer une alimentation équilibrée sont des étapes cruciales pour gérer cette condition. L’exercice régulier peut aider à améliorer la sensibilité à l’insuline, tandis que le maintien d’un poids santé est également essentiel pour contrôler la résistance à l’insuline. Dans les cas plus graves, des médicaments comme Metformin peuvent être prescrits pour aider à réguler les taux d’insuline et à améliorer la fonction métabolique.
Résumé
La résistance à l’insuline (RI) chez les chevaux nuit à leur capacité de répondre correctement à l’insuline, entraînant une élévation du taux de sucre dans le sang. Ce dysfonctionnement est une caractéristique de l’Equine Metabolic Syndrome (EMS), qui est lié à l’obésité, à la fourbure et à d’autres problèmes de santé.
- La résistance à l’insuline est diagnostiquée par des niveaux élevés d’insuline sanguine, souvent observés chez les chevaux atteints d’EMS.
- Les principaux symptômes de la résistance à l’insuline comprennent l’obésité, la fourbure, une soif excessive et des dépôts de graisse anormaux.
- La résistance à l’insuline est principalement gérée au moyen d’ajustements alimentaires, d’exercice et, dans certains cas, de médicaments.
- La génétique, l’obésité et les maladies métaboliques comme l’EMS augmentent le risque de développer une résistance à l’insuline.
- Des tests réguliers et une surveillance par un vétérinaire sont essentiels pour diagnostiquer et prendre en charge la condition.
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