Les suros sont une affection fréquente chez les chevaux, caractérisée par des excroissances osseuses le long des os métacarpiens ou métatarsiens accessoires (splint bones), qui sont parallèles à l’os du canon dans la partie inférieure des membres. En anglais, le terme splints, qui désigne « suros », est utilisé de façon générale dans le langage courant pour décrire une douleur dans la région du canon.
La cause sous-jacente de la douleur associée aux suros peut être liée à une exostose métacarpienne ou métatarsienne, soit la production de nouvel os autour des os métacarpiens ou métatarsiens accessoires, ou à une desmite interosseuse, c’est-à-dire une inflammation du ligament entre l’os métacarpien ou métatarsien accessoire et l’os du canon, ou aux deux à la fois. Cette pathologie se développe souvent chez les jeunes chevaux actifs soumis à un entraînement intense.
Bien que les suros puissent provoquer de la douleur, de l’enflure et une boiterie, ils répondent généralement bien au repos et à une prise en charge conservatrice. Il est important de bien comprendre les causes, les symptômes et les options de traitement des suros afin de préserver la santé locomotrice et les performances de votre cheval.
Poursuivez votre lecture pour tout savoir sur l’identification des suros, afin de mieux gérer cette affection et favoriser la guérison de votre cheval.
Les suros chez le cheval
Les suros sont une affection fréquente chez les chevaux, caractérisée par le développement d’excroissances osseuses (exostoses) le long des os métacarpiens ou métatarsiens accessoires (splint bones en anglais), qui longent l’os du canon dans la partie inférieure du membre. [1][2][3]
Plusieurs termes sont utilisés pour désigner cette pathologie, notamment : [1]
- Exostose métacarpienne
- Exostose métatarsienne
- Suros actifs
Survenant fréquemment chez les jeunes chevaux, les suros sont généralement causés par un traumatisme, une tension excessive ou une instabilité des connexions entre les os métacarpiens ou métatarsiens accessoires et l’os du canon. Ces facteurs peuvent entraîner une inflammation ou des lésions du périoste, la membrane qui recouvre l’os, ce qui déclenche la production de nouvel os et la formation d’une bosse visible. [1]
Cette affection est observée principalement chez les jeunes chevaux qui entament un programme d’entraînement rigoureux, mais elle peut survenir à tout âge. [1]
Ce type de suro est généralement causé par un traumatisme qui provoque un saignement sous le périoste, appelé hémorragie sous-périostée. Les lésions osseuses stimulent la formation de nouveaux tissus osseux, ce qui provoque une bosse osseuse sous la peau. [3]
En anglais, les propriétaires et soigneurs de chevaux utilisent également le terme splints (terme généralement traduit par « suros ») pour désigner une desmite interosseuse, qui se manifeste de façon similaire à une exostose dans la région du canon. Le ligament interosseux, qui relie les os métacarpiens ou métatarsiens accessoires à l’os du canon, durcit naturellement avec l’âge du cheval. Dans certains cas, l’inflammation de ce ligament durant ce processus de durcissement peut provoquer une bosse osseuse semblable à celle causée par une exostose. [4]
Un diagnostic rapide ainsi que du repos améliorent les chances de guérison complète. Si le problème devient chronique, le risque de boiterie augmente. [2]
Causes
Chaque membre du cheval comporte deux os métacarpiens ou métatarsiens accessoires, un de chaque côté de l’os du canon (troisième os métacarpien ou métatarsien). Chacun de ces os est parallèle à l’os du canon et y est relié par le ligament interosseux. Les os métacarpiens ou métatarsiens accessoires contribuent à stabiliser le genou dans les antérieurs et le jarret dans les postérieurs. [1]
Le terme anglais splints regroupe deux affections connexes de la région du canon : la desmite interosseuse et l’exostose métacarpienne ou métatarsienne. En français, seul le développement d’une exostose est désigné par le terme « suro ». Toutefois, la desmite interosseuse accompagne fréquemment l’exostose, en particulier dans les phases aiguës du processus pathologique.
Ces deux problèmes connexes se présentent de manière similaire chez les chevaux, avec une douleur au niveau du canon et l’apparition d’une bosse osseuse sur la partie inférieure du membre atteint. De plus, les facteurs de risque ainsi que les options de traitement disponibles sont semblables.
Desmite interosseuse
Chez les chevaux, vers l’âge de trois à quatre ans, le ligament interosseux s’ossifie — c’est-à-dire qu’il se transforme en tissu osseux —, ce qui mène à une fusion partielle ou complète des os accessoires (métacarpiens ou métatarsiens) avec l’os du canon. [1]
Ce processus fait partie du développement normal chez le cheval. [5] Dans les cas de desmite interosseuse, cette fusion peut provoquer de la douleur et entraîner une excroissance osseuse ou un suro.
Exostose métacarpienne et métatarsienne
Comme tous les os, les os métacarpiens ou métatarsiens accessoires sont recouverts d’une membrane appelée périoste, qui contient des cellules responsables de la croissance et de la réparation osseuses. Lorsque le périoste est endommagé, des processus de remodelage osseux et d’ossification sont déclenchés pour réparer l’os et le renforcer. [1]
Bien que ces processus soient normaux et sains, lorsqu’ils sont activés par un traumatisme ou une contrainte excessive, ils peuvent entraîner une exostose, c’est-à-dire la formation d’une excroissance osseuse, au niveau des os métacarpiens ou métatarsiens. La taille de la bosse dépend de l’ampleur et de la gravité des lésions dans la région touchée. Elle se forme généralement le long de l’os métacarpien ou métatarsien accessoire, parallèlement à celui-ci. [1]
Les dommages au périoste peuvent être causés par : [1][2]
- La déchirure du ligament reliant l’os métacarpien ou métatarsien accessoire à l’os du canon
- Un traumatisme externe, comme un choc de la jambe contre un objet
- Des fractures
- Des interférences, comme lorsqu’un cheval frappe ses propres jambes avec ses sabots durant l’entraînement
Les suros peuvent également être causés par des anomalies de conformation. Par exemple, un mauvais alignement des os du carpe peut générer des tensions inégales sur les os, ce qui peut provoquer des suros. [7]
De plus, un déséquilibre au niveau du pied peut modifier les forces exercées sur la région métacarpienne et produire le même effet. [6][7] Cela souligne l’importance de soins de maréchalerie rigoureux chez les chevaux en croissance.
Les suros peuvent aussi se développer en raison d’une charge inégale ou excessive. [6] Cela peut survenir lorsque le poids du corps du cheval, ou les forces requises pour le mouvement, sont mal répartis, ou encore lorsque les membres subissent un stress supérieur à leur capacité.
Les facteurs de risque associés à une charge inégale ou excessive comprennent : [2]
- Des défauts de conformation
- Des soins des sabots inadéquats
- Un surmenage
- Une surface de sol inadéquate ou de mauvaise qualité
- Le port d’un poids excessif
Symptômes
Le signe caractéristique des suros est la formation d’une excroissance osseuse ou d’une bosse sur l’os métacarpien ou métatarsien accessoire. [1][6] Cette enflure est généralement ferme et chaude au toucher. [7] Elle apparaît généralement à environ 7 cm (3 pouces) sous le genou ou le jarret, là où l’os métacarpien ou métatarsien accessoire se connecte à l’os du canon.
Les suros sont plus fréquents sur les membres antérieurs, mais peuvent survenir sur n’importe quelle jambe. [1] Les excroissances elles-mêmes ne sont habituellement pas douloureuses, mais le cheval peut être sensible si le suro est palpé. [6][8]
De plus, le cheval peut présenter divers degrés de boiterie, particulièrement lors du travail sur un sol dur. [9] Dans les cas légers, il est possible que la boiterie n’apparaisse qu’au trot. [1]
Gravité
Plusieurs emplacements précis sur les membres du cheval sont susceptibles de développer des suros : [8]
- Suros invisibles : ils apparaissent sur la face interne de l’os métacarpien ou métatarsien accessoire et sont moins visibles que ceux situés à d’autres endroits. Ces suros peuvent provoquer une boiterie si la nouvelle excroissance osseuse comprime le ligament suspenseur.
- Suros du genou : aussi appelés exostoses proximales, ils peuvent être douloureux et accroître le risque d’inflammation et de raideur dans les articulations du genou.
- Suros vrais : se développent le long du ligament interosseux et correspondent généralement à une desmite interosseuse plutôt qu’à une exostose.
De plus, la gravité des suros dépend de leur capacité à provoquer une boiterie chez le cheval atteint. Dans les cas légers, l’excroissance osseuse est petite et n’affecte aucune structure environnante. Dans ces cas, il est possible que le cheval ne présente pas de boiterie, ou qu’il ne boite qu’au trot. [1]
Les excroissances plus importantes, ou celles qui affectent les structures environnantes, sont considérées comme plus graves et peuvent entraîner une boiterie considérable. [1] Dans certains cas, un tissu cicatriciel (adhérence) se forme entre l’excroissance osseuse et le ligament. [2]
Facteurs de risque
Les suros sont une affection courante chez le cheval et plusieurs facteurs peuvent augmenter le risque qu’ils se développent. [2]
Ils sont le plus souvent observés chez les jeunes chevaux, notamment au début d’un programme d’entraînement ou lors de périodes d’entraînement intensif. [1][6][8] Ils peuvent également survenir chez les chevaux plus âgés, bien qu’ils soient moins fréquents. [1]
Les chevaux souffrant de carences nutritionnelles sont plus susceptibles de développer des suros. Les déséquilibres minéraux constituent aussi un facteur de risque pour cette affection. [1]
Les chevaux en surpoids ou qui sont soumis à un exercice excessive avant la maturation complète de leurs os et de leurs ligaments présentent un risque accru. [1]
Les chevaux présentant un mauvais alignement des membres, comme des genoux désaxés ou d’autres problèmes de conformation, sont plus susceptibles de développer cette pathologie. [1][4][8]
D’autres défauts de conformation augmentant le risque comprennent : [2][7][8]
- Une poitrine étroite
- Une conformation « serrée du devant »
- Des genoux « en pied de banc »
- Des pinces longues
- Des talons bas
Plusieurs facteurs environnementaux et de gestion peuvent contribuer au développement des suros chez le cheval. Ces facteurs de risque incluent : [1][6][8]
- Des soins de maréchalerie inadéquats
- Des périodes excessivement longues passées au box
- Une surface de sol trop dure ou trop molle pendant l’entraînement
Diagnostic
Le diagnostic des suros repose habituellement sur la présence d’une excroissance osseuse caractéristique sur l’os métacarpien ou métatarsien accessoire lors de l’examen physique. [1][2][6][7][8] De plus, une évaluation de la boiterie peut être réalisée. [8]
D’autres outils diagnostiques peuvent être utilisés pour confirmer le diagnostic et distinguer une croissance osseuse normale des suros. Ceux-ci comprennent : [1][2][6][7][8]
- Des blocs nerveux pour localiser la douleur
- Une imagerie diagnostique
- Une imagerie spécialisée, comme la scintigraphie osseuse
Traitement
L’objectif principal du traitement des suros est de réduire l’inflammation et l’irritation osseuse. [8] Habituellement, les chevaux atteints de suros peuvent guérir sans intervention si un repos suffisant leur est accordé. [1][2][3][7][9]
« Le repos, la marche en main contrôlée et l’utilisation judicieuse d’anti-inflammatoires non stéroïdiens sont les pierres angulaires de la prise en charge des suros chez le cheval. Des thérapies complémentaires comme les ondes de choc peuvent accélérer la guérison. Collaborez avec votre vétérinaire pour établir un plan de rééducation personnalisé afin de permettre à votre cheval de reprendre le travail en toute sécurité et réduire le risque de récidive. »
— Dre Madison Ricard, D.M.V., Ph. D., DACVP, PASÉducatrice vétérinaire chez Mad Barn
Le repos au box est recommandé pour une durée de 30 à 45 jours. Une fois que l’inflammation diminue, le vétérinaire traitant peut autoriser la marche en main contrôlée pendant 15 à 20 minutes, deux fois par jour. [1]
Selon les cas, les vétérinaires peuvent utiliser une combinaison de thérapies durant le repos au box, notamment : [1][2][3][6][7]
- L’anesthésie locale
- Des médicaments anti-inflammatoires
- La thérapie par ondes de choc
- L’application de glace
- Des crèmes anti-inflammatoires topiques
- L’acupuncture
- La massothérapie
- Des bandages compressifs
- Des corticostéroïdes
- Des injections d’acide hyaluronique
- Le ferrage correctif
- La physiothérapie
Les chevaux présentant des suros chroniques ou une excroissance osseuse excessive peuvent nécessiter une intervention chirurgicale. [1][6] Si le suro est causé par des interférences (c’est-à-dire que le cheval frappe lui-même sa jambe opposée lorsqu’il est en mouvement), l’utilisation de guêtres de protection ou la correction d’un parage ou ferrage inadéquat peut prévenir de nouvelles blessures. [1]
Pronostic
Le pronostic pour les chevaux souffrant de suros est bon. La majorité des chevaux guérissent complètement si on leur accorde suffisamment de temps pour récupérer. [1][9] Les chevaux atteints de suros ont un taux très élevé de retour à la performance athlétique une fois rétablis. [7][8] Cependant, un repos et une récupération insuffisants peuvent mener à des suros chroniques et à une boiterie. [1]
Le pronostic est légèrement moins favorable lorsque l’exostose est volumineuse et exerce une pression sur les ligaments ou les articulations, ou si une arthrite se développe dans les articulations inférieures du jarret ou du boulet. [1][7][8]
Les chevaux ayant subi une chirurgie pour retirer l’excroissance osseuse guérissent généralement bien, malgré un certain risque de récidive. [8] La chirurgie peut également aider à accélérer la guérison afin que le cheval puisse reprendre ses activités sportives plus rapidement. [1]
Dans les cas où les excroissances sont provoquées par des problèmes de conformation du cheval, les problèmes sous-jacents peuvent continuer à exercer une pression sur les os et les tissus environnants. Cela peut entraîner le développement de nouvelles exostoses ou la formation de tissu cicatriciel. Cela peut causer des défauts esthétiques des membres susceptibles d’affecter certaines catégories de concours. [7][8]
Prévention
Les mesures préventives pour les suros sont liées aux facteurs de risque associés à cette pathologie. Les stratégies incluent : [4]
- Maintenir des soins de maréchalerie rigoureux
- Opter pour un entraînement qui soutient une conformation adéquate
- Minimiser les blessures
- Prévenir le surmenage
- Accorder suffisamment de repos et de récupération entre les séances d’entraînement
- Assurer le maintien d’un poids corporel et d’un état de chair idéaux
- Utiliser une surface de sol adaptée au type d’entraînement
De plus, il est essentiel que les jeunes chevaux à l’entraînement reçoivent une alimentation équilibrée qui répond à leurs besoins énergétiques sans les dépasser afin d’assurer un bon développement. Cette approche favorise également la croissance osseuse et réduit le risque de blessures aiguës ou chroniques, comme les suros.
Si vous n’êtes pas certain que votre nouvel athlète équin reçoit tous les nutriments dont il a besoin, envisagez de travailler avec un nutritionniste équin qualifié pour recevoir un programme personnalisé tenant compte de son âge, de sa race et de son niveau d’entraînement.
Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur les atteintes des os métacarpiens accessoires chez les chevaux :
Un cheval développe une atteinte des os métacarpiens accessoires lorsque l’irritation, la contrainte ou un traumatisme près de l’os métacarpien accessoire déclenche une nouvelle formation osseuse le long du bas de la jambe. Cela crée souvent une bosse ferme à côté de l’os canon et peut provoquer de la chaleur, de l’enflure, de la sensibilité ou de la boiterie. Ces atteintes sont plus fréquentes chez les jeunes chevaux qui commencent un travail plus exigeant, mais elles peuvent survenir à tout âge.
Les atteintes des os métacarpiens accessoires chez les chevaux sont généralement causées par un traumatisme, une contrainte, une charge inégale ou une inflammation autour de l’os métacarpien accessoire et de l’os canon. Les facteurs de risque courants incluent un entraînement intensif chez les jeunes chevaux, un mauvais équilibre du pied, des problèmes de conformation, un sol inadéquat, un excès de poids corporel et des blessures d’interférence où un cheval frappe une jambe avec une autre. Les déséquilibres minéraux et une mauvaise nutrition peuvent également augmenter le risque.
Les signes courants incluent une bosse osseuse ferme le long du bas de la jambe, généralement près de l’os métacarpien accessoire à côté de l’os canon. La zone peut être chaude ou sensible, surtout au début de la condition. Certains chevaux présentent une boiterie légère, particulièrement au trot ou lors du travail sur un sol dur, tandis que d’autres n’ont qu’un gonflement visible.
Les jeunes chevaux sont plus susceptibles de développer ces atteintes, surtout lorsqu’ils commencent un entraînement intensif avant que leurs os et tissus de soutien soient complètement matures. Elles sont souvent observées chez les chevaux soumis à un travail intense pendant le développement, bien que les chevaux plus âgés puissent aussi être touchés. Les chevaux matures peuvent être plus susceptibles de développer des atteintes plus importantes ou plus complexes.
Ces atteintes sont généralement diagnostiquées par un examen physique, au cours duquel un vétérinaire vérifie la présence d’un gonflement ferme le long de l’os métacarpien accessoire et évalue la douleur ou la boiterie. Un examen de la boiterie peut aider à déterminer si l’atteinte cause un inconfort. L’imagerie comme les radiographies, l’échographie ou la scintigraphie osseuse peut être utilisée pour confirmer le diagnostic ou exclure d’autres blessures.
Le traitement vise généralement le repos, la réduction de l’inflammation et la protection de la jambe affectée pendant la guérison des tissus. De nombreux chevaux récupèrent avec un repos au box de 30 à 45 jours, suivi de marches en main contrôlées de 15 à 20 minutes deux fois par jour une fois approuvées par un vétérinaire. D’autres traitements peuvent inclure la cryothérapie, des anti-inflammatoires, la thérapie par ondes de choc, des bandages, une ferrure corrective ou de la physiothérapie.
Un cheval présentant une atteinte active ne devrait pas être monté tant que la jambe est douloureuse, chaude, enflée ou qu’elle provoque une boiterie. Le repos est généralement nécessaire pendant 30 à 45 jours avant de commencer un exercice contrôlé. Une fois l’inflammation réduite, un vétérinaire peut recommander la marche en main avant un retour progressif au travail. Monter trop tôt peut augmenter le risque de douleur chronique ou de boiterie récurrente.
Ces atteintes deviennent souvent moins douloureuses avec le repos, mais la bosse osseuse peut ne pas disparaître complètement. Dans de nombreux cas, l’enflure devient plus petite, plus froide et moins visible avec le temps. Les chevaux retrouvent généralement leur état fonctionnel une fois l’inflammation résolue, bien que des atteintes importantes ou celles qui exercent une pression sur les ligaments ou les articulations voisines puissent causer des problèmes persistants.
Elles peuvent être douloureuses lorsqu’elles sont actives et inflammées, surtout au début. Le cheval peut réagir au toucher, présenter de la chaleur ou de l’enflure, ou devenir boiteux pendant l’exercice. Une fois l’inflammation résolue, la croissance osseuse restante n’est généralement pas douloureuse, sauf si elle interfère avec les structures environnantes.
Le pronostic est généralement bon lorsque le cheval bénéficie de suffisamment de repos et d’un retour progressif au travail. La plupart des chevaux peuvent reprendre une activité athlétique après la récupération. Le pronostic est plus réservé lorsque la croissance osseuse est importante, exerce une pression sur les ligaments ou les articulations voisines, devient chronique ou contribue à l’arthrite du genou ou du jarret.
Le risque peut souvent être réduit grâce à un entraînement progressif, des soins appropriés des sabots, un sol adapté et un temps de récupération suffisant entre les séances. Le maintien d’un poids corporel sain et d’une alimentation équilibrée favorise également la santé des os et des ligaments, surtout chez les jeunes chevaux. Les chevaux présentant des problèmes de conformation peuvent nécessiter une attention supplémentaire d’un vétérinaire et d’un maréchal-ferrant pour réduire les contraintes inégales sur les membres inférieurs.
Résumé
Les suros (appelés splints en anglais) sont fréquents chez les jeunes chevaux qui débutent un entraînement sportif. Ce terme fait référence à des bosses douloureuses sur le canon appelées exostoses métatarsiennes. Cette pathologie s'accompagne souvent d'une desmite interosseuse.
- L’exostose métacarpienne ou métatarsienne désigne une excroissance osseuse sur les os du canon, généralement en réponse à une tension ou à une blessure du périoste, la membrane qui recouvre l’os
- La desmite interosseuse désigne la douleur et l’irritation qui se transforment parfois en une bosse dure sur le canon du cheval, liée au processus de durcissement normal du ligament interosseux
- Les facteurs de risque des suros incluent le surmenage, le port d'une charge excessive ou inégale et une surface de sol inappropriée
- Les principaux traitements consistent à soulager la douleur et à maintenir le cheval au repos en box, suivi d’un retour progressif à l’exercice
- Le pronostic d’un retour complet à la performance est favorable à condition que les chevaux atteints bénéficient du temps nécessaire pour une guérison complète et que l'entraînement soit réintégré de façon progressive
Références
- Stashak. T. S. and Baxter. G. M., Adams and Stashak’s Lameness in Horses. 7th edition. wiley Blackwell, Hoboken. 2020.
- Zubrod. C. J. and Kristek. J. W., Metacarpal Bone Exostosis and Associated Suspensory Ligament Desmitis and Adhesions: A Review. Equine Veterinary Education. 2020.
- Boswell. J., Exostoses of the Metatarsal Bones in Horses. Merck Veterinary Manual. 2024.
- Client Education Library - Splints. The Atlanta Equine Clinic. 2025.
- Bhattacharjee. S., The Osseous Fusion Patterns in an Equine Limb: A Theoretical Deconstruction of the Evolutionary Mechanisms. Biosystems. 2023. View Summary
- Zubrod. C. J. et al., Use of Magnetic Resonance Imaging to Identify Suspensory Desmitis and Adhesions between Exostoses of the Second Metacarpal Bone and the Suspensory Ligament in Four Horses. Journal of the American Veterinary Medical Association. 2004. View Summary
- Owen. K. R. et al., Surgical Treatment of a Second Metacarpal Bone Exostosis with Associated Desmitis of the Body of the Suspensory Ligament in a Horse. Equine Veterinary Education. 2020.
- Jenson. P. W. et al., Splint Bone Disorders in Horses. Compendium on Continuing Education for the Practising Veterinarian. 2003.
- Loch. W., Splints in Horses. MU Extension. 2003.











