Les courses de chevaux exigent vitesse, précision et sécurité tant pour les chevaux que pour les cavaliers. À grande vitesse, le type de surface de la piste est un facteur de risque connu pour les blessures musculosquelettiques chez les chevaux. Une conception réfléchie des pistes est donc essentielle pour la prévention des blessures. [1]

De nombreux hippodromes ont adopté des surfaces synthétiques telles que le Polytrack® et le Tapeta®, conçus pour offrir des performances constantes et sécuritaires dans diverses conditions météorologiques.

Par rapport à la terre battue ou au turf, les pistes synthétiques offrent généralement un meilleur drainage, une absorption des chocs accrue et un sol plus uniforme tout au long de l’année. Ces propriétés peuvent aider à réduire le risque de blessures et favoriser un environnement de course plus sécuritaire. [2][3][4][5][6]

L’influence des propriétés des surfaces sur la biomécanique équine, en particulier lors des entraînements à grande vitesse, fait encore l’objet d’études. Les recherches examinant l’impact du type de surface sur l’accélération, les forces d’impact et les schémas de mouvement devraient contribuer à élaborer des stratégies pour optimiser à la fois les performances et la sécurité. [1]

L’article qui suit passe en revue les surfaces synthétiques utilisées pour les courses de chevaux, en présentant leurs avantages et inconvénients potentiels, les données scientifiques disponibles et les tendances actuelles à l’échelle mondiale.

Conception des pistes et sécurité des chevaux de course

La conception d’une piste exerce une influence majeure sur les performances et la sécurité des courses de chevaux. Les ingénieurs et les gestionnaires de pistes tiennent compte de nombreux facteurs lorsqu’ils planifient ou modifient une piste, afin de créer des conditions uniformes, réduire les risques et maintenir une compétition équitable.

Les taux de blessures et de mortalité varient considérablement selon les hippodromes et les types d’épreuves. Par exemple, au Royaume-Uni, les taux de mortalité dans les courses de plat varient de 0,3 à 2,1 pour 1 000 départs, tandis que les courses de haies peuvent atteindre 9,5 pour 1 000 départs. [7][8]

Plusieurs facteurs liés à la piste influencent le risque de blessures chez les chevaux de course, notamment : [9]

  • Le type de surface
  • La longueur de la piste
  • L’emplacement et le nombre de sections droites comparativement aux virages

Ces caractéristiques de conception varient considérablement dans l’industrie des courses hippiques, ce qui complique l’identification des facteurs ayant la plus grande influence sur la sécurité et les performances des chevaux. [9]

Surface de course

La surface d’une piste influence chaque foulée d’un cheval. Les pistes plus souples, comme le turf, peuvent contribuer à réduire les tensions sur les articulations, mais elles peuvent devenir glissantes lorsqu’elles sont mouillées. Les surfaces plus dures, comme la terre battue, offrent une assise stable sous la pluie, mais absorbent moins les chocs, ce qui peut accroître le risque de blessures. [7][10]

L’entretien d’une surface optimale est un processus complexe qui combine science et expérience pratique. Les surintendants de pistes utilisent souvent des termes descriptifs comme « rapide » ou « meuble » (cuppy) pour décrire l’état d’une piste.

Bien que des variables telles que la teneur en humidité et la taille des particules puissent être mesurées, il n’existe pas de norme universellement reconnue pour définir ce qu’est une surface « sécuritaire ». [5]

Longueur de la piste

Si les courses plus longues sont souvent associées à un risque accru de blessures musculosquelettiques, des recherches indiquent que des courses extrêmement courtes peuvent aussi accroître le risque en raison de l’accélération rapide et des forces à grande vitesse exercées en début d’épreuve. [11]

Ce schéma suggère une relation non linéaire, où autant les courses de sprint que les courses d’endurance impliquent des défis biomécaniques distincts. Par exemple, une analyse de survie appliquée aux données de courses au Royaume-Uni a montré que le risque de blessures augmentait avec la distance jusqu’à environ 20 furlongs, après quoi le risque se stabilisait, indiquant que la relation n’est pas strictement corrélée à la distance de course. [12]

Virages

Les chevaux abordent les virages à grande vitesse, ce qui exerce une forte pression sur leurs membres, particulièrement sur le membre avant intérieur. La majorité des blessures surviennent à l’entrée ou à la sortie des virages, lorsque les membres sont soumis aux contraintes les plus importantes. [13]

Des virages trop serrés ou dont le dévers est inadéquat peuvent créer une pression inégale sur les jambes, augmentant le risque de lésions tendineuses, de lésions ligamentaires ou de fractures de stress. Un bon dévers aide à équilibrer les forces et réduit les risques de glissades ou de trébuchements.

Des pentes abruptes ou des changements brusques de dénivelé peuvent perturber la foulée d’un cheval, provoquer des faux pas et des transferts de poids inégaux, ce qui accroît davantage le risque de blessures. Des virages bien conçus et inclinés favorisent un mouvement plus fluide, une répartition uniforme de la charge sur les membres et des conditions de course plus sécuritaires.

Types de surfaces de piste

La surface d’une piste influence les performances et la sécurité du cheval en affectant ses mouvements, la charge exercée sur ses membres et le risque de blessures. Les trois principaux types de revêtement — la terre battue, le turf et les surfaces synthétiques — possèdent des caractéristiques distinctes qui peuvent influencer les résultats des courses et le bien-être équin.

Terre battue

Les pistes en terre battue sont constituées d’un mélange de sable, d’argile, de limon et d’autres matières organiques. La plupart sont composées de 80 à 95 % de sable, le reste étant constitué de particules plus fines comme l’argile et le limon. [10]

Ces pistes peuvent varier considérablement en termes de conception, y compris au niveau du rayon des virages, du dénivelé et de la distance de course, ce qui influence la locomotion du cheval et la tension exercée sur les membres. [14]

Les virages des pistes en terre battue présentent généralement un dévers de 2 à 6 %, alors que les lignes droites ont tendance à avoir un léger dénivelé (1 à 2 %) pour faciliter le drainage. Comme les pistes en terre battue sont moins coûteuses à construire et à entretenir que celles en turf ou matériaux synthétiques, elles sont les plus courantes dans les hippodromes de plus petite taille. Ces pistes ont souvent des virages plus serrés, ce qui peut accroître l’effort physique pour les chevaux. [14]

Entre 2009 et 2014, environ 75 % des départs de courses en Amérique du Nord se sont déroulés sur des pistes en terre battue. Durant cette même période, les pistes en terre battue ont été associées à un taux de blessures considérablement plus élevé que celles en turf ou matériaux synthétiques. Les courses sur turf représentaient environ 13 % des départs au cours de cette période, et leur utilisation a graduellement augmenté. [14]

Turf

Les pistes en turf sont des surfaces en gazon naturel, généralement constituées de graminées de saison fraîche comme le pâturin ou la fétuque dans les climats tempérés, ou de chiendent pied-de-poule dans les régions plus chaudes. Ces pistes sont conçues pour la vitesse et offrent un amortissement plus souple que la terre battue, ce qui peut réduire l’impact sur les membres du cheval et potentiellement diminuer le risque de fractures osseuses. [14]

Le turf favorise efficacement les performances des chevaux, même par temps humide, mais il peut devenir glissant lors de fortes pluies ou en cas d’utilisation fréquente. Le turf est la surface de piste la plus courante à l’échelle mondiale et gagne en popularité en Amérique du Nord. [14]

La plupart des pistes en turf sont situées à l’intérieur de pistes ovales en terre battue ou matériaux synthétiques, avec des rayons de virage plus petits et une configuration moins variable. Cela peut influencer la façon dont un cheval négocie les virages, surtout à grande vitesse.

Le turf nécessite un entretien régulier, incluant la tonte, l’irrigation et la lutte antiparasitaire. Les courses peuvent causer des dommages à la surface, ce qui rend la surface imprévisible, augmentant ainsi potentiellement le risque de blessures. [7][14][15]

Surfaces synthétiques

Également appelées surfaces artificielles ou toutes saisons, les surfaces de piste synthétiques sont des mélanges de matériaux conçus pour fournir une surface de sol sécuritaire et uniforme, peu importe les conditions météorologiques.

Contrairement à la terre battue ou au turf, ces surfaces comprennent du sable de silice, des fibres synthétiques, du caoutchouc et de la cire. Il en résulte une piste bien drainée, absorbant les chocs et qui demeure uniforme sous la pluie, la chaleur ou le froid. [2][14][16][17]

L’intérêt pour les pistes synthétiques a commencé au début des années 2000, à la suite d’une série de blessures catastrophiques sur des surfaces en terre battue. Ces incidents ont poussé l’industrie des courses à rechercher des alternatives plus sécuritaires, réduisant les blessures causées par une surface de sol irrégulière. [3][18]

Le Polytrack®, l’une des premières surfaces synthétiques d’envergure, a été développé au Royaume-Uni par l’entraîneur Martin Collins. Utilisé pour la première fois à Lingfield Park en 2001, il a rapidement gagné en popularité. Vers le milieu des années 2000, de grands hippodromes nord-américains comme Keeneland, Woodbine et Del Mar ont adopté les surfaces synthétiques. [4]

Par la suite, de nouvelles options comme le Tapeta® et le Cushion TrackTM sont apparues, chacune avec ses propres mélanges de matériaux et caractéristiques de performance.

Composition et structure

Les pistes synthétiques sont constituées de plusieurs couches techniques conçues pour réduire les blessures et offrir une uniformité tout au long de l’année.

Chaque couche remplit une fonction spécifique afin de fournir une surface bien équilibrée et résistante aux intempéries : [4]

  1. Mélange exclusif : La couche supérieure est composée d’un mélange exclusif de matériaux. Elle fournit une assise stable aux chevaux, amortissant les chocs et offrant une adhérence uniforme ainsi qu’un effet de rebond.
  2. Macadam : Pierre concassée liée avec de l’asphalte ou du goudron. Cette couche semi-perméable assure un soutien structurel et une stabilité. Elle permet aussi un drainage vertical limité tout en protégeant les couches sous-jacentes du compactage et de la déformation causés par les charges répétées.
  3. Gravier meuble et pierre concassée : Cette couche agit comme un filtre et aide au drainage. Constituée de roches concassées anguleuses et de gravier grossier, elle facilite l’écoulement de l’eau à travers les couches supérieures et empêche les fines particules de migrer vers le bas. Elle amortit le macadam et aide à répartir le poids uniformément sur la fondation.
  4. Système de drainage : À la base se trouve un réseau de tuyaux de drainage perforés, intégrés dans le gravier. Ce système évacue l’eau de la piste, assurant un drainage rapide et contribuant à prévenir l’accumulation d’eau, la stagnation de liquide à la surface et la dégradation de la structure.

Coupe transversale d’une surface de course synthétique montrant les quatre couches de construction

Légende :
Synthetic racing surface layers : Couches d’une surface de course synthétique
Proprietary blend of surface material : Mélange exclusif de matériaux de surface
Macadam : Macadam
Loose gravel and crushed rock : Gravier meuble et pierre concassée
Drainage pipe : Tuyau de drainage

Le mélange exclusif des matériaux de surface comprend : [3][5][14][17][19]

  • Sable de silice : Principal composant qui fournit structure et poids de base.
  • Caoutchouc : Souvent ajouté pour l’absorption des chocs, améliorant la résilience et l’amorti de la surface.
  • Fibres synthétiques : Généralement en polypropylène ou polyester, ces fibres imitent les racines naturelles du turf. Elles stabilisent la piste, réduisent les déplacements et ajoutent de l’amorti.
  • Cire : Une couche de cire lie le mélange, offrant une surface lisse et antidérapante qui facilite le drainage et assure une constance quelles que soient les conditions climatiques.

Les pistes synthétiques sont conçues pour avoir une plus grande déformation élastique, ce qui signifie qu’elles se compressent légèrement sous l’impact du sabot avant de reprendre leur forme. Cela offre au cheval une surface plus réactive, facilitant une phase de bascule (moment où le sabot décolle du sol, connu sous le terme breakover en anglais) plus rapide et une poussée plus puissante à chaque foulée. [2]

La capacité de la surface à absorber et à restituer l’énergie contribue à améliorer l’efficacité du mouvement du cheval, réduisant potentiellement la tension sur les membres et optimisant la dynamique globale de la foulée.

Avantages des surfaces de piste de course synthétiques

Les surfaces synthétiques représentent un choix de plus en plus populaire dans le monde des courses en raison de leur performance constante, de leurs améliorations en matière de sécurité et de leur résistance aux intempéries. Conçues pour améliorer à la fois le bien-être des chevaux et la fiabilité des pistes, ces surfaces de sol offrent des avantages clairs par rapport aux pistes traditionnelles en terre battue et en turf.

Sécurité

Les surfaces de piste de course synthétiques offrent des avantages clés en matière de sécurité pour les chevaux. Leur conception qui absorbe les chocs réduit la pression exercée sur les membres, les articulations et les tendons, contribuant ainsi à diminuer le risque de blessures musculosquelettiques. Elles offrent également une assise stable, ce qui contribue à prévenir les glissades, les faux pas et les charges inégales, particulièrement lors de conditions météorologiques humides ou changeantes. [1][5][9][14][20]

Selon la base de données du Jockey Club sur les blessures équines, en 2022, les pistes synthétiques étaient liées au taux de blessures mortelles le plus bas — seulement 0,41 par 1 000 départs — comparativement à 0,99 sur le turf et 1,44 sur la terre battue. Ces chiffres soutiennent l’utilisation croissante des surfaces synthétiques comme solution plus sécuritaire dans les courses hippiques. [9]

Uniformité et résistance aux intempéries

Contrairement aux pistes traditionnelles en terre battue ou en turf, qui peuvent changer radicalement en fonction des conditions météorologiques, les pistes synthétiques demeurent assez stables tout au long de l’année. Cette constance permet aux courses de se dérouler sans retards ni annulations en raison de mauvaises conditions de piste. [14][16]

La conception des pistes joue également un rôle dans le drainage. Les virages sont généralement inclinés afin d’aider les chevaux à garder l’équilibre, et les lignes droites sont légèrement inclinées vers la lice intérieure.

Alors que les pistes en terre battue utilisent le drainage de surface, les pistes synthétiques sont construites pour un drainage vertical, permettant à l’eau de traverser la surface plus efficacement et réduisant le besoin d’avoir recours à des aménagements en pente. [14]

Durabilité environnementale

Selon le type de matériau utilisé, les surfaces synthétiques peuvent être plus écologiques que les pistes traditionnelles. Nombre d’entre elles utilisent des matériaux recyclés, comme le caoutchouc et les fibres synthétiques, ce qui contribue à réduire les déchets. De plus, les pistes synthétiques requièrent moins d’eau et aucun traitement chimique tel que des pesticides ou des engrais, ce qui en fait une option plus écologique que le turf. [22][23][24]

Inconvénients des surfaces de piste de course synthétiques

Bien que les surfaces de piste de course synthétiques offrent de nombreux avantages, elles ont aussi des inconvénients. Comme toute innovation, ces surfaces impliquent certains défis, et leur efficacité peut varier selon la façon dont elles sont utilisées et entretenues.

Entretien

Les pistes synthétiques sont appréciées pour leur durabilité et leur résistance aux intempéries, mais elles nécessitent un entretien spécialisé pour demeurer sécuritaires et performantes.

Les principaux éléments d’entretien préventif des pistes synthétiques incluent : [2][3][4][17][24]

  • Le hersage : Cette pratique est essentielle pour redistribuer les matériaux, prévenir le compactage et maintenir une surface plane et uniforme. Ce processus est généralement effectué chaque jour ou avant et après les courses.
  • La gestion de l’humidité : Les surfaces de piste de course synthétiques requièrent un arrosage régulier pour maintenir des performances et une sécurité optimales. La quantité exacte d’eau nécessaire varie en fonction de facteurs tels que le climat, l’utilisation de la piste et les matériaux utilisés dans sa construction.
  • La remise en état de la surface : Avec le temps, la surface peut se compacter ou perdre son élasticité. De l’équipement spécialisé peut être utilisé pour aérer et remettre les matériaux en place au besoin.

Différences dans la dynamique des courses

Les entraîneurs et les jockeys ont constaté que les chevaux peuvent courir différemment sur des surfaces synthétiques comparativement à la terre battue ou au turf, ce qui incite certains à ajuster leurs méthodes.

De plus, comme chez les humains, les chevaux peuvent avoir des préférences individuelles pour des surfaces spécifiques : certains offrent de meilleures performances sur les pistes synthétiques alors que d’autres donnent le meilleur d’eux-mêmes sur la terre battue ou le turf. Cette variabilité complique les stratégies de course. [23]

Défis liés aux transitions

Le passage d’une surface à une autre, par exemple s’entraîner sur une surface synthétique, mais courir sur du turf ou de la terre battue, peut affecter l’amplitude de foulée, l’adhérence et les performances générales du cheval. Des études ont démontré que la biomécanique du sabot, comme la durée de la phase de bascule et la charge maximale des membres, peut varier selon la surface. [25]

Cela signifie que les chevaux peuvent avoir besoin d’une période d’adaptation lorsqu’ils passent d’un type de surface à un autre, ce qui peut poser problème dans les régions où les pistes synthétiques sont utilisées uniquement pour l’entraînement ou les courses, mais pas les deux. [16]

Coûts

L’installation d’une piste synthétique représente un investissement financier majeur. La construction de ces surfaces peut coûter des millions de dollars et nécessite : [4][21]

  • Un équipement spécialisé pour l’entretien
  • Du personnel qualifié qui comprend la nature particulière du matériau
  • Le remplacement périodique de la couche supérieure tous les 5 à 10 ans

Bien que de nombreuses pistes permettent de réaliser des économies à long terme grâce à la diminution des annulations de courses et de la consommation d’eau, ce ne sont pas tous les établissements de courses qui disposent du financement ou des infrastructures nécessaires pour soutenir ces changements.

Schémas de blessures

Les schémas de blessures peuvent changer lorsque les chevaux s’entraînent ou courent sur des pistes synthétiques. Bien que ces surfaces tendent à réduire le risque de blessures catastrophiques, elles peuvent être associées à une augmentation des lésions des tissus mous et d’autres problèmes, surtout si les chevaux ne sont pas bien adaptés à ce type de surface.

Les types précis de blessures peuvent également dépendre de la qualité de l’entretien de la surface et du type de chevaux qui l’utilisent. [26][27]

Les pistes synthétiques ont généralement une adhérence accrue par rapport à la terre battue ou le turf. Si un cheval trébuche ou change brusquement de direction, il peut donc être plus difficile de reprendre sa foulée. Cela peut augmenter le risque de certains types de blessures. [21]

Par exemple, l’entraînement sur turf est souvent associé à un moins grand nombre de fractures des membres inférieurs, tandis que les chevaux entraînés sur des surfaces synthétiques peuvent présenter un risque plus élevé de fractures de stress du bassin ou du tibia. Certaines recherches ont également constaté un nombre accru de fractures de stress chez les chevaux entraînés sur des surfaces synthétiques comparativement à ceux entraînés sur la terre battue. [2][16][28]

Sensibilité à la chaleur

Dans des conditions de chaleur extrême (au-dessus de 100 °F/37 °C), les matériaux des pistes synthétiques peuvent absorber et retenir une quantité importante de chaleur. Des températures de surface élevées peuvent modifier la fermeté ou l’élasticité du sol, entraînant des changements au niveau de l’adhérence, de l’absorption des chocs et de la consistance générale.

Ces changements peuvent influencer la façon dont les chevaux se déplacent et sollicitent leurs membres, ce qui peut affecter le risque de blessures et nécessiter des pratiques d’entretien plus fréquentes ou spécialisées [21].

Utilisation dans l’industrie des courses

Les surfaces de piste de course synthétiques ont été adoptées à l’échelle mondiale pour améliorer la sécurité équine et assurer des conditions de course uniformes dans divers climats. [16]

Actuellement, environ 35 hippodromes dans le monde sont équipés de surfaces synthétiques. Parmi les installations les plus remarquables, on retrouve : [21][29]

  • Turfway Park (É.-U.)
  • Presque Isle Downs (É.-U.)
  • Wolverhampton (R.-U.)
  • Newcastle (R.-U.)
  • Tapeta Park (AUS)

Ces surfaces sont particulièrement avantageuses dans les régions aux climats difficiles, car elles permettent de maintenir des conditions de course constantes malgré les intempéries. [21][29]

Foire aux questions

Voici quelques questions fréquemment posées sur les pistes de course pour chevaux synthétiques :

Résumé

Les surfaces de piste synthétiques comme le Polytrack ® et le Tapeta ® sont conçues pour offrir une assise plus sécuritaire et plus uniforme aux chevaux de course, et ce, peu importe les conditions météorologiques.

  • Ces surfaces peuvent contribuer à réduire les blessures musculosquelettiques en absorbant les chocs et en minimisant les charges inégales durant les déplacements à grande vitesse
  • Les pistes synthétiques sont faites de matériaux tels que le sable, le caoutchouc, les fibres et la cire, qui sont superposés pour favoriser le drainage, amortir les chocs et demeurer uniformes tout au long de l’année
  • Des recherches et données provenant de l’industrie des courses démontrent que les pistes synthétiques sont liées à des taux inférieurs de blessures mortelles comparativement à la terre battue et au turf, ce qui en fait une alternative plus sécuritaire
  • Bien que les pistes synthétiques offrent des avantages en matière de sécurité et d’environnement, leur installation est coûteuse et nécessite un entretien spécialisé ainsi qu’un investissement à long terme
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Références

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  3. Setterbo. J. J. et al. Dynamic Properties of a Dirt and a Synthetic Equine Racetrack Surface Measured by a Track‐testing Device. Equine Veterinary Journal. 2013. View Summary
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