Les suppléments antiacides font partie des options les plus populaires pour le traitement et la prévention des ulcères gastriques équins. Cependant, est-il possible qu’ils causent plus de mal que de bien?
Les antiacides, tels que l’hydroxyde de magnésium, sont des composés chimiques qui neutralisent l’acide gastrique pour faciliter temporairement la guérison des tissus. Une acidité excessive dans le tube digestif du cheval peut entraîner la formation d’ulcères à mesure que les cellules de la paroi intestinale s’érodent.
Les antiacides agissent en neutralisant les acides gastriques, créant ainsi un environnement où le pH est plus élevé dans l’estomac. Cet effet tampon peut offrir des avantages antiulcéreux à court terme. Cependant, comme les antiacides vont à l’encontre de la physiologie naturelle du cheval, un effet rebond se produit souvent lorsque le cheval ne reçoit plus le traitement.
À long terme, l’augmentation du pH gastrique perturbe la fonction naturelle de l’estomac, qui est d’initier la digestion des aliments. Cela entraîne des effets négatifs dans tout le système digestif.
La prévention durable des ulcères gastriques passe par le renforcement de la fonction barrière de la paroi intestinale et le soutien de la santé intestinale globale.
De simples changements dans le programme d’alimentation d’un cheval peuvent avoir un impact important. Cela inclut l’augmentation de l’apport en fourrage et la réduction de la consommation de céréales, ainsi que des petits repas fréquents tout au long de la journée.
Évitez les suppléments pour ulcères équins qui se contentent d’augmenter le pH gastrique, que ce soit en supprimant la production d’acide ou en neutralisant l’acide gastrique. Les suppléments efficaces pour les ulcères protègent la santé gastrique en soutenant les tissus de la paroi de l’estomac et en maintenant une barrière muqueuse.
Si vous voulez équilibrer l’alimentation de votre cheval et désirez obtenir des conseils afin de soutenir sa fonction digestive et son bien-être général, vous pouvez soumettre les détails de son plan alimentaire pour une évaluation gratuite par nos nutritionnistes équins.
Comprendre les ulcères équins
Les ulcères équins représentent l’un des troubles digestifs les plus fréquemment diagnostiqués chez les chevaux, affectant jusqu’à 90 % des chevaux.[1][2]
Les ulcères se caractérisent par des plaies ou lésions ouvertes le long de la paroi du tube digestif. Ils peuvent se former n’importe où dans le tube digestif, mais on les retrouve le plus souvent dans l’estomac.[2]
L’estomac est divisé en deux compartiments : la région non glandulaire (ou squameuse) et la région glandulaire. Les tissus de l’estomac sont constamment exposés aux acides qui servent à décomposer les aliments et permettre l’absorption des nutriments.
Les ulcères dans la région non glandulaire sont les plus fréquents chez les chevaux. Des ulcères peuvent également se former dans l’intestin postérieur et la région glandulaire, mais chacun de ces différents cites d’ulcération est associé à des causes différentes.

Diagramme gracieuseté du Dr Raymond J. Geor
Légende
Squamous area : Région non glandulaire (squameuse ou épidermoïde)
Glandular area : Région glandulaire
Esophagus : Œsophage
Pylorus : Pylore
Duodenum : Duodénum
Les chevaux ont naturellement évolué pour produire des acides en continu dans l’estomac, qu’il y ait de la nourriture à digérer ou non. Ce phénomène n’est pas préoccupant à l’état sauvage, car les chevaux non domestiqués passent jusqu’à 18 heures par jour à paître.
Cependant, lorsque les chevaux ne peuvent pas brouter tout au long de la journée, l’estomac reste vide pendant de longues périodes mais il continue tout de même à produire des acides.
Dans la région glandulaire, les chevaux disposent d’une couche protectrice naturelle qui sépare la muqueuse intestinale des acides gastriques. Cette zone produit du mucus et du bicarbonate, formant ainsi une barrière protectrice.
La région non glandulaire de l’estomac ne possède pas le même mécanisme de défense puisqu’elle ne produit pas de mucus.
La nourriture, l’eau et la salive tamponnent les acides gastriques. Cela signifie que lorsque le cheval mange ou boit de l’eau, une partie de l’acide est neutralisée, ce qui aide à maintenir un pH stable ou un niveau d’acidité stable.
Un cheval qui peut brouter tout au long de la journée est capable de maintenir un pH gastrique entre 2 et 4.
Si les chevaux restent plus de 3 à 4 heures sans nourriture, le pH de l’estomac chute puisque les acides continuent d’être produit sans être tamponnés, créant ainsi un environnement propice au développement des ulcères.
Étant donné le rôle causal que joue l’acidité excessive dans la formation des ulcères, il est compréhensible que l’utilisation de médicaments et de suppléments antiacides soit considérée comme bénéfique pour la prévention des ulcères.
Cependant, il ne s’agit pas d’une solution thérapeutique efficace à long terme. Comme nous le verrons en détail ci-dessous, les chevaux sous antiacides sont sujets à un effet rebond important, favorisant les récidives d’ulcères.
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Causes courantes d’ulcères gastriques chez les chevaux
De nombreux facteurs externes augmentent le risque d’ulcères gastriques chez les chevaux, notamment : [5]
- La composition du régime alimentaire
- La gestion de l’alimentation ou l’alimentation intermittente
- L’exercice de haute intensité
- Une consommation intermittente d’eau
- Les facteurs de stress environnementaux
- L’environnement social
- Une utilisation excessive d’AINS
Vous pouvez en apprendre davantage sur les 7 principales causes des ulcères gastriques chez les chevaux dans cet article.
Traitements des ulcères gastriques
Chez les chevaux, un diagnostic d’ulcère est souvent associé à un traitement à base d’oméprazole. L’oméprazole est le médicament le plus couramment prescrit contre les ulcères, agissant comme un inhibiteur de la pompe à protons. [3]
En tant qu’inhibiteur de la pompe à protons, l’oméprazole limite la sécrétion d’acides gastriques dans l’estomac, augmentant ainsi le pH dans l’estomac. (Acidité plus faible = pH plus élevé.)
Un autre médicament utilisé pour traiter les ulcères est la cimétidine, un antagoniste des récepteurs H2. Bien que son mécanisme soit légèrement différent de celui de l’oméprazole, les deux augmentent le pH de l’estomac.
L’augmentation du pH gastrique peut temporairement aider à traiter les ulcères. Cependant, elle peut aussi avoir des effets négatifs sur la digestion en altérant la décomposition des aliments par les enzymes digestives.
Par la suite, à l’arrêt du traitement, l’estomac réagit par une surproduction d’acides. [4]
Ce phénomène d’hypersécrétion acide, appelé rebond acide, entraîne un pH extrêmement bas. Ce pH bas provoque une récidive, au cours de laquelle de nouveaux ulcères se forment. C’est pourquoi les ulcères ont tendance à réapparaître chez un nombre très élevé de chevaux lorsque leur traitement d’oméprazole se termine.
Ce phénomène pousse les vétérinaires et les propriétaires de chevaux à rechercher des alternatives, telles que des suppléments antiacides naturels.
Suppléments antiacides pour chevaux
Comment les antiacides préviennent-ils les ulcères gastriques chez les chevaux? Comme leur nom l’indique, ils agissent en neutralisant les acides.
Les antiacides courants pour les chevaux incluent :
- L’hydroxyde d’aluminium
- L’hydroxyde de magnésium
- L’hydroxyde de calcium
- Le phosphate dicalcique
- Le bicarbonate de calcium
- Le bicarbonate de sodium
Tous ces composés neutralisent les acides. C’est la composante hydroxyde ou bicarbonate de ces molécules qui tamponne les acides, augmentant ainsi les niveaux de pH gastrique.
Pour y arriver, les antiacides se lient aux ions hydrogène libres (acide) pour former de l’eau. Certains peuvent également lier la pepsine et d’autres substances qui peuvent endommager la muqueuse gastrique. [6]
Plusieurs études ont examiné les effets des antiacides chez les chevaux et ont montré qu’ils pouvaient augmenter le pH gastrique.
En 1992, des chevaux ont reçu 120 ml d’un supplément antiacide (8,1 g d’hydroxyde d’aluminium et 4,8 g d’hydroxyde de magnésium) et ont été surveillés pendant six heures après l’administration. [7]
Le pH gastrique de ces chevaux est passé à plus de 4. (À titre indicatif, l’eau pure a un pH neutre de 7.)
Après quatre heures, le pH est revenu à son niveau naturel.
En 1996, un supplément antiacide similaire a été testé sur des chevaux adultes. Ce supplément contenait 30 g d’hydroxyde d’aluminium et 15 g d’hydroxyde de magnésium. [8]
Le pH gastrique a augmenté à 5 pendant deux heures après l’administration.
De nombreuses études ont depuis confirmé cet effet temporaire des antiacides.
Cependant, plus récemment, les vétérinaires et les chercheurs ont commencé à déconseiller l’utilisation des antiacides pour le traitement des ulcères équins.
Dans ce qui suit, nous expliquons pourquoi les antiacides ne fonctionnent pas à long terme pour les ulcères gastriques, en plus de vous présenter des alternatives plus intéressantes.
Pourquoi les antiacides NE fonctionnent PAS
1. Une absence de preuve de guérison des ulcères
Dans les deux études précédemment mentionnées, les chercheurs n’ont analysé que les niveaux de pH. Ils n’ont pas évalué les effets de la supplémentation en antiacides sur la présence des ulcères gastriques.
Bien que les antiacides augmentent les niveaux de pH gastrique chez les chevaux, les études scientifiques n’ont pas démontré leur efficacité pour favoriser la guérison des ulcères.
Dans une étude, un supplément antiacide sous forme de granulés qui neutralisait l’environnement gastrique pendant 6 heures n’a pas permis de guérir les ulcères.
Les chevaux peuvent montrer une amélioration des symptômes d’ulcères, tels qu’un manque d’appétit, des coliques chroniques ou une mauvaise disposition, lorsqu’ils prennent ce produit.
Cependant, les ulcères sous-jacents ne guérissent pas grâce aux antiacides. Une utilisation continue est nécessaire pour observer un effet sur les symptômes. [16]
2. Des effets à court terme uniquement
Des études précédentes ont démontré que l’ajout d’antiacides à l’alimentation du cheval peut augmenter le pH gastrique. Cependant, cet effet ne dure que de 2 à 4 heures.
Vous devrez donc administrer des antiacides plusieurs fois par jour pour que votre cheval continue à en ressentir les bienfaits.
Des études démontre qu’une fois que des ulcères se sont formés, la guérison complète peut prenre jusqu’à 4 semaines. [17] À moins de pouvoir administrer des suppléments antiacides toutes les 4 heures pendant quatre semaines de suite, les ulcères n’ont pas assez de temps pour guérir.
De plus, aucune étude n’a montré que la supplémentation en antiacides entraîne une guérison à long terme des ulcères gastriques.
Par conséquent, l’efficacité à long terme des antiacides est faible.
3. Un mode d’action qui va à l’encontre de la physiologie naturelle
Nous avons maintenant établi que les antiacides peuvent augmenter les niveau de pH de l’estomac pendant une courte période. Il ne s’agit pas d’une bonne chose et ce, pour deux raisons principales :
Les antiacides réduisent la capacité d’acidification de l’estomac :
L’estomac est acide pour une raison. L’environnement acide active les enzymes digestives pour commencer la décomposition des aliments.
Les antiacides augmentent le pH à des valeurs supérieures à 5, ce qui interfère avec l’activité de ces enzymes. En neutralisant les acides, la première étape d’une digestion efficace est compromise.
Sur de courtes périodes, il est possible que cela n’ait pas d’effet négatif. Toutefois, une interférence prolongée avec les processus digestifs peut entraîner des carences nutritionnelles secondaires et réduire l’efficacité alimentaire chez votre cheval.
Lorsque nous perturbons l’activité des enzymes digestives, nous risquons de causer des problèmes d’assimilation des nutriments, même si le cheval reçoit une alimentation riche en nutriments.
Les carences nutritionnelles à long terme peuvent avoir des répercussions négatives importantes sur le bien-être général de votre cheval.
Les antiacides peuvent contribuer à la prolifération de bactéries nocives dans l’estomac :
Des bactéries vivent dans tout le tractus digestif des chevaux, y compris dans l’estomac. Seules certaines espèces de bactéries sont capables de résister à l’environnement acide de l’estomac.
Cela aide à contrôler les bactéries pathogènes (nocives) tout en permettant aux bactéries probiotiques bénéfiques de coloniser l’intestin.
Des variations dans le niveau de pH peuvent entraîner des changements dans les populations microbiennes, causant potentiellement une dysbiose ou un déséquilibre du microbiome.
La dysbiose peut survenir dans le tube digestif lorsque le pH est élevé pendant de longues périodes, affectant ainsi l’activité de divers microbes qui influencent le processus digestif. [9]
4. Un traitement qui ne cible pas la cause sous-jacente
Les antiacides peuvent augmenter le pH gastrique de votre cheval, mais ils ne s’attaqueront pas aux causes réelles des ulcères.
Les ulcères gastriques équins ne sont généralement pas causés par un pH bas à lui seul. Il existe généralement des facteurs sous-jacents qui contribuent à une acidité excessive dans l’estomac.
Si ces causes ne sont pas traitées, les ulcères risquent de persister et de réapparaître chez votre cheval.
Les facteurs de risque associés au développement des ulcères gastriques incluent : [5]
- Une consommation élevée de céréales
- Des périodes prolongées sans manger
- De l’exercice de haute intensité
- Une consommation d’eau insuffisante
- Des facteurs de stress environnementaux
- Le transport en remorque et les déplacements
- L’environnement social
- Une utilisation excessive d’AINS
Chacun de ces facteurs de risque a un mécanisme d’action unique qui peut contribuer aux ulcères gastriques.
Les antiacides peuvent temporairement réduire le risque de formation d’ulcères. Cependant, si les causes sous-jacentes ne sont pas traitées, les ulcères reviendront presque assurément. Les antiacides ne sont qu’une solution temporaire.
Les antiacides ne favorisent pas non plus directement la guérison des tissus ni la formation d’une barrière protectrice entre l’acide gastrique et les tissus de l’estomac. Ils ne traitent pas l’inflammation ni le stress oxydatif de la muqueuse gastrique, et ne soutiennent pas la fonction du système immunitaire.
Comparativement à d’autres suppléments antiulcéreux qui s’attaquent aux causes sous-jacentes des ulcères, les antiacides sont beaucoup moins efficaces.
Si votre cheval est sujet aux ulcères, nous vous recommandons de consulter votre vétérinaire ainsi qu’un nutritionniste équin qualifié pour optimiser son programme alimentaire et sa gestion.
Cela vous aidera à développer des stratégies pour réduire naturellement le risque d’ulcères gastriques et soutenir la guérison des tissus sans avoir recours aux antiacides.
5. Des effets indésirables
En général, les antiacides offrent une large marge de sécurité et les surdosages cliniques sont rares. Toutefois, des effets secondaires peuvent survenir, en particulier en cas d’utilisation excessive.
L’hydroxyde d’aluminium peut entraîner une perte d’appétit et de la constipation. Un manque d’appétit est particulièrement problématique, car un apport alimentaire intermittent est un facteur de risque majeur pour les ulcères.
L’hydroxyde de magnésium est un antiacide couramment utilisé en médecine vétérinaire équine pour induire une diarrhée dans des cas légers de coliques. Son effet laxatif peut entraîner des déséquilibres électrolytiques due à une excrétion excessive de potassium.
Une carence en potassium peut causer des crampes musculaires chez les chevaux qui prennent des antiacides à long terme.
6. Le rebond acide et les récidives d’ulcères
Chaque fois que l’on tente de contrer les effets d’un processus de régulation physiologique, des conséquences imprévues peuvent survenir.
Le corps du cheval travaille très fort pour maintenir un pH stable dans le tube digestif. C’est pourquoi les chevaux traités avec des inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) comme l’oméprazole connaissent souvent une surproduction d’acide après l’arrêt du traitement.
Dès que vous cessez d’administrer des IPP à votre cheval, un rebond acide se produit. Le cheval commence à produire encore plus d’acide gastrique, ce qui entraîne un pH plus bas et un taux de récidive élevé des ulcères.
Les antiacides ont gagné en popularité comme alternative naturelle aux traitements médicamenteux en raison d’un mécanisme d’action différent.
On pensait que, puisque les antiacides ne bloquaient pas la sécrétion d’acides gastriques, ils n’entraîneraient pas de rebond acide.
Cependant, des observations en laboratoire de tissus en culture suggèrent que cela pourrait être faux.
Il a été démontré que l’ion calcium, libéré par le carbonate de calcium ou d’autres sels, augmente la production d’acide par stimulation directe des canaux ioniques. Cela peut entraîner une augmentation de la production d’acide chez les chevaux qui prennent des suppléments d’antiacides.
Cependant, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour comprendre cet effet contre-régulateur. Il n’est pas encore clair si cet effet est significatif chez l’animal vivant et s’il justifie en soi l’arrêt de l’utilisation des antiacides. [12]
7. Un coût élevé pour des avantages minimes
Enfin, les suppléments antiacides sont coûteux. Une marque populaire coûte 4,20 $ par jour.
Cela demeure considérablement moins cher que le traitement à l’oméprazole, qui peut coûter plus de 700 $ par mois.
Toutefois, compte tenu du manque d’efficacité à long terme de ces suppléments et de leurs effets négatifs potentiels sur la digestion, il existe de meilleures options plus économiques.
Alternatives aux antiacides
Alors, quelle est donc la meilleure alternative aux antiacides? Il existe de nombreuses façons de prévenir naturellement les ulcères chez les chevaux.
Voici quelques-une des stratégies les plus efficaces que nous avons mises en lumière.
Stratégies nutritionnelles
Pour réduire le risque d’ulcères, les chevaux confinés au box devraient avoir un accès constant au foin. [9]
Cela permettra d’augmenter le temps passé à manger et de minimiser les périodes où l’estomac est vide.
Idéalement, les chevaux devraient avoir plus de temps au pâturage afin de brouter tout au long de la journée. Il s’agit là de la meilleure façon de soutenir un mode de vie adapté à leur espèce.
Des recherches montrent que les chevaux mangent davantage tout au long de la journée lorsqu’ils passent plus de temps en liberté à l’extérieur comparés à ceux confinés en box. [13]
Fournissez toujours à votre cheval un accès à l’eau et offrez-lui du sel en vrac à volonté en tout temps.
La consommation de sel aide à assurer l’hydratation adéquate de votre cheval en l’encourageant à boire davantage. Le sel en vrac est plus efficace qu’un bloc de sel pour stimuler la consommation d’eau.
L’hydratation est importante, car l’apport en eau aide à diluer les acides dans l’estomac et peut réduire le risque d’ulcères.
Le type de foin que vous donnez à votre cheval peut également influencer le risque d’ulcères. Par exemple, le foin de luzerne a une teneur accrue en protéines et des niveaux plus faibles de calcium, ce qui peut tamponner l’acidité gastrique. [14]
Le fat de limiter les céréales et les amidons dans l’alimentation peut aussi contribuer à réduire le risque d’ulcères. [15] Une consommation excessive de céréales est également un facteur de risque pour l’acidose de l’intestin postérieur.
Si votre cheval a des besoins énergétiques plus élevés et que vous lui donnez des céréales pour répondre à ses besoins caloriques, il est préférable de proposer plusieurs petits repas tout au long de la journée.
De repas volumineux de céréales et d’autres concentrés peuvent entraîner une fermentation dans l’estomac et la production d’acides gras volatils qui abaissent le pH gastrique. Des repas plus petits garantissent que la fermentation dans l’estomac est minimale et que la majeure partie de la digestion de l’amidon se produit dans l’intestin grêle.
L’incorporation de matières grasses alimentaires à la place des céréales peut fournir une source d’énergie alternative aux chevaux. L’huile de lin, l’huile de canola ou l’huile w-3 de Mad Barn peuvent aider à réduire le risque d’ulcères tout en répondant aux besoins énergétiques du cheval.
Changements au niveau du mode de vie
La gestion des chevaux joue un rôle important dans le risque d’ulcères. Envisagez les changements suivants dans le mode de vie et la routine de votre cheval pour l’aider à éviter l’apparition d’ulcères à l’avenir : [9]
- Minimiser l’utilisation des AINS
- Réduire le niveau de stress de votre cheval
- Limiter l’exercice intense
- Limiter les déplacements
- Augmenter le temps de sortie à l’extérieur en liberté et réduire le temps passé au box
- Assurer une socialisation adéquate
- Maintenir une routine et/ou un régime alimentaire régulier
- Limiter les changements environnementaux
Suppléments nutritionnels
Il existe plusieurs suppléments naturels sûrs, soutenus par des études scientifiques, pour les chevaux souffrant d’ulcères .
Les suppléments contre les ulcères peuvent agir de diverses manières pour favoriser un tractus gastro-intestinal sain et améliorer la fonction de la barrière intestinale.
Certains ingrédients couramment présents dans les suppléments pour la santé digestive incluent :
- Des probiotiques et des prébiotiques
- La lécithine
- L’écorce d’orme rouge
- Les cultures de levure active
- Les enzymes digestives
- Les protéines bioactives
- L’extrait de guimauve
- L’Aloe vera
- L’extrait de racine de réglisse
Visceral+
Visceral+ de Mad Barn est un supplément en granulés conçu pour favoriser la santé gastrique et de l’intestin postérieur. Visceral+ soutient également la fonction immunitaire et est recommandé par les vétérinaires pour les chevaux ayant besoin d’un soutien intestinal.
Discutez de tout changement dans le programme alimentaire de votre cheval avec nos nutritionnistes équins qualifiés. Si vous pensez que votre cheval a des ulcères gastriques, contactez votre vétérinaire pour déterminer le meilleur plan de traitement.
Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur les suppléments antiacides pour les chevaux :
Les suppléments antiacides pour les chevaux sont des composés comme l’hydroxyde de magnésium, l’hydroxyde d’aluminium et les sels de bicarbonate qui neutralisent l’acide gastrique et augmentent temporairement le pH de l’estomac. Ils agissent en tamponnant l’acide libre dans l’estomac, ce qui peut réduire brièvement l’acidité de l’environnement gastrique. Les recherches montrent que cet effet est de courte durée et qu’il persiste généralement environ 2 à 4 heures plutôt que d’offrir un soutien pendant toute la journée. [7][8]
Les suppléments antiacides agissent en se liant aux ions hydrogène libres dans l’estomac, ce qui réduit l’acidité et augmente le pH pendant une période limitée. Certains composés antiacides peuvent également se lier à la pepsine et à d’autres substances susceptibles d’irriter la muqueuse gastrique. Cela peut créer un environnement moins acide pendant quelques heures, mais ne modifie pas les causes sous-jacentes du développement des ulcères. [6][7][8]
Les suppléments antiacides chez les chevaux agissent généralement pendant une courte période, les études montrant des effets bénéfiques qui durent environ 2 à 4 heures. Dans une étude, le pH de l’estomac a augmenté au-dessus de 4 puis est revenu à sa valeur de référence en moins de 4 heures. Dans une autre étude, le pH a augmenté jusqu’à 5 pendant environ 2 heures après l’administration. [7][8]
Les suppléments antiacides peuvent augmenter le pH de l’estomac, mais il n’a pas été démontré qu’ils guérissent les ulcères gastriques chez les chevaux. Les recherches ont révélé que même lorsqu’un antiacide maintenait l’estomac moins acide pendant plusieurs heures, les ulcères ne guérissaient toujours pas. Certains chevaux peuvent sembler plus confortables lorsqu’ils les utilisent, mais le soulagement des symptômes n’est pas synonyme de réparation des tissus. [16]
Les suppléments antiacides ne sont pas recommandés comme traitement à long terme des ulcères parce qu’ils n’agissent que brièvement, nécessitent une administration fréquente et n’ont pas démontré leur capacité à favoriser la guérison des ulcères. Les chevaux devraient recevoir plusieurs doses tout au long de la journée pendant des semaines afin de maintenir l’effet suffisamment longtemps pour correspondre au délai normal de guérison des ulcères. Même dans ce cas, les recherches n’ont pas démontré une guérison durable grâce à l’utilisation d’antiacides seuls. [16][17]
Une augmentation excessive du pH gastrique peut être problématique parce que l’estomac du cheval est conçu pour demeurer suffisamment acide afin de commencer correctement la digestion des aliments. Lorsque le pH dépasse la plage normale, les enzymes digestives fonctionnent moins efficacement, ce qui peut réduire la dégradation des aliments et l’utilisation des nutriments. Avec le temps, cela peut contribuer à une moins bonne efficacité digestive et à des carences nutritionnelles secondaires. Cela peut également favoriser des modifications indésirables des populations microbiennes de l’estomac et de l’intestin. [9]
Les suppléments antiacides ne s’attaquent pas aux causes profondes des ulcères chez les chevaux parce qu’ils ne neutralisent l’acide que pendant une période limitée. Les ulcères sont souvent liés à des facteurs comme de longues périodes sans fourrage, une consommation élevée de grains, le stress, l’exercice intense, une faible consommation d’eau, le transport, les perturbations sociales ou l’utilisation excessive d’anti-inflammatoires non stéroïdiens. Si ces facteurs ne sont pas corrigés, les ulcères risquent de réapparaître même si l’acidité est temporairement réduite. [5]
L’hypersécrétion acide de rebond chez les chevaux est une surproduction d’acide gastrique qui peut survenir après l’arrêt d’un traitement réduisant l’acidité. Cette réaction est bien connue avec les inhibiteurs de la pompe à protons comme l’oméprazole, où l’acidité gastrique peut augmenter brusquement après la fin du traitement et les ulcères peuvent réapparaître. Certains ingrédients antiacides à base de calcium peuvent également stimuler la production d’acide, bien que davantage de recherches soient nécessaires pour confirmer l’importance de cet effet chez les chevaux vivants. [4][12]
L’utilisation d’antiacides chez les chevaux peut entraîner des effets secondaires, particulièrement lorsque les produits sont utilisés de façon intensive ou pendant de longues périodes. L’hydroxyde d’aluminium peut réduire l’appétit et causer de la constipation, tandis que l’hydroxyde de magnésium peut avoir un effet laxatif et contribuer à des pertes d’électrolytes. Une carence en potassium causée par des pertes continues peut entraîner des crampes musculaires, ce qui est particulièrement préoccupant chez les chevaux déjà sujets à une instabilité digestive.
Les meilleures solutions de rechange à long terme aux suppléments antiacides reposent sur la gestion et la nutrition qui soutiennent les mécanismes de défense naturels de l’estomac. Les chevaux bénéficient d’un apport accru en fourrage, de périodes de jeûne moins longues, de repas plus petits et plus fréquents, d’un accès constant à l’eau et d’une consommation réduite de grains lorsque cela est possible. Une augmentation du temps au pâturage, une réduction du stress, une limitation des déplacements inutiles et l’évitement de l’utilisation excessive d’anti-inflammatoires non stéroïdiens peuvent également aider à réduire le risque d’ulcères. [9][15]
Résumé
Les suppléments antiacides pour chevaux sont populaires pour les soins des ulcères, mais ils peuvent ultimement faire plus de mal que de bien.
- Les antiacides augmentent brièvement le pH de l’estomac en neutralisant l’acide, n’offrant qu’un soulagement à court terme qui dure quelques heures.
- L’utilisation à long terme ou répétée d’antiacides peut nuire à la digestion normale, favoriser des déséquilibres microbiens et contribuer à une production d’acide de rebond à l’arrêt.
- Les antiacides ne guérissent pas les ulcères et ne s’attaquent pas aux causes sous-jacentes; les ulcères persistent ou réapparaissent donc souvent une fois la supplémentation terminée.
- La prévention durable repose sur des changements de gestion, comme une alimentation axée d’abord sur le fourrage, une réduction des grains, de petits repas fréquents, de l’eau disponible en tout temps et davantage de sorties au paddock.
- Des suppléments plus efficaces protègent la muqueuse de l’estomac et soutiennent la barrière muqueuse et la santé intestinale plutôt que d’augmenter simplement le pH gastrique.
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