Le syndrome de Wobbler équin, également connu sous le nom de spondylomyélopathie cervicale ou de myélopathie par sténose du canal vertébral cervical, est un syndrome neurologique dévastateur qui se manifeste à la suite d’une lésion à la moelle épinière du cheval.

Les chevaux atteints du syndrome de Wobbler présentent des symptômes neurologiques comme un manque d’équilibre et des trébuchements lorsqu’ils marchent. Ces animaux peuvent devenir dangereux à manipuler et à monter s’ils ne sont pas soignés.

On estime que 1,3 % des chevaux souffrent de spondylomyélopathie cervicale, les mâles étant plus susceptibles de développer la maladie. [1][2] Cette pathologie touche le plus souvent les Pur-sang anglais (Thoroughbred), les chevaux Quarter Horse et les Warmblood. [3]

Des anomalies de la colonne vertébrale, une infection ou une blessure peuvent provoquer la myélopathie par sténose du canal vertébral cervical. Dans certains cas, les chevaux atteints réagissent bien au traitement et peuvent reprendre une activité normale.

D’autres formes du syndrome de Wobbler peuvent être permanentes et progressives. La détection et le traitement précoces sont essentiels pour éviter les conséquences néfastes.

Le syndrome de Wobbler équin ou spondylomyélopathie cervicale

Le syndrome de Wobbler, aussi désigné spondylomyélopathie cervicale ou myélopathie par sténose du canal vertébral cervical, est un terme général qui réfère à de nombreuses causes de compression de la moelle épinière, lesquelles entraînent l’incoordination des allures du cheval.

Le principal signe de syndrome de Wobbler est l’ataxie, soit une altération de la coordination des mouvements musculaires volontaires qui découlent d’un trouble neurodégénératif.

Une malformation, une lésion ou une maladie dans n’importe quelle partie de la colonne vertébrale peut causer le syndrome de Wobbler, y compris celles qui suivent : [4]

  • la base du crâne;
  • le rachis cervical;
  • le rachis thoracique;
  • le rachis lombaire;
  • le sacrum.

Horse Cervical Spine

Anglais Français
Cervical (C1 to C7) Vertèbres cervicales (de C1 à C7)
Thoracic (T1 to T18) Vertèbres thoraciques (de T1 à T18)
Lumbar (L1 to L8) Vertèbres lombaires (de L1 à L8)
Sacral (S1 to S5) Vertèbres sacrées (de S1 à S5)
Caudal (Ca1) Vertèbre caudale (Ca1)

Dans la plupart des cas, ce sont des lésions au rachis cervical qui sont à l’origine du syndrome de Wobbler. Cette partie de la colonne vertébrale est plus sujette aux dommages, car elle est très mobile.

Le rachis cervical

Le rachis cervical est la partie de la colonne vertébrale qui se trouve dans l’encolure du cheval et qui correspond aux sept vertèbres cervicales (de C1 à C7). La moelle épinière est l’autoroute dont se sert le cerveau pour transmettre des signaux au reste du corps.

Les nerfs de la moelle épinière transmettent les signaux du cerveau aux muscles du cheval pour produire les mouvements. Les nerfs renvoient également au cerveau des informations sur la position des membres dans l’espace, ce qu’on appelle la proprioception.

Ces nerfs sont sensibles aux dommages et guérissent difficilement lorsqu’ils subissent des lésions. La compression ou d’autres lésions de la moelle épinière peuvent interférer avec la boucle de rétroaction complexe nécessaire aux mouvements de l’animal.

Les mouvements du cheval peuvent devenir désordonnés ou déséquilibrés, signalant le syndrome de Wobbler équin. [5]

Un cheval qui manque de coordination est un animal dangereux. Les symptômes du syndrome de Wobbler équin doivent donc être pris très au sérieux.

Les types de syndromes de wobbler équin

Il existe deux types distincts de spondylomyélopathie cervicale : l’instabilité du canal cervical et la sténose vertébrale cervicale statique.

L’instabilité du canal cervical est tributaire de la posture. Dans ce cas, la compression de la moelle épinière cervicale ne se produit que lorsque l’encolure est en position fléchie. Cette pathologie touche le plus souvent les chevaux âgés de 4 à 18 mois, la compression se situant quelque part entre les vertèbres C3 et C5.

La sténose vertébrale cervicale statique se caractérise par une compression de la moelle épinière cervicale, quelle que soit la position de l’encolure. Elle est plus fréquente chez les chevaux âgés d’un à quatre ans. La compression du rachis cervical se produit généralement entre les vertèbres C5 et C7. [5][6]

Les causes du syndrome de Wobbler

Les causes les plus fréquentes du syndrome de Wobbler équin sont :

Un lien génétique possible

Les études indiquent que certains chevaux pourraient être génétiquement prédisposés au développement du syndrome de Wobbler équin.

Les mâles développent des symptômes six fois plus fréquemment que les juments. Un taux de croissance plus rapide et un taux d’œstrogène plus faible pourraient causer la malformation des vertèbres cervicales. [6]

Le syndrome de Wobbler équin n’est pas lié spécifiquement à la race. Toutefois, des études montrent que les chevaux Warmblood et Pur-sang anglais sont plus susceptibles de développer cette pathologie, probablement en raison de leur rythme de croissance rapide. [5][6] Le syndrome de Wobbler est à ce jour inexistant chez les chevaux miniatures qui grandissent plus lentement.

Les traits héréditaires peuvent contribuer à une malformation des vertèbres qui provoque une compression de la moelle épinière. La moelle épinière traverse les vertèbres par de très petites ouvertures. Toute déformation ou petite excroissance à l’intérieur de l’ouverture provoque une compression et une altération de la coordination.

Il est peu probable que le facteur héréditaire repose sur un seul gène, mais plutôt sur l’interaction entre plusieurs gènes, ce qui s’appelle l’hérédité polygénique. [7]

La progéniture issue de croisements entre des juments et des étalons qui ont reçu un diagnostic de syndrome de Wobbler n’a manifesté aucun symptôme de cette pathologie. Pourtant, les poulains présentaient d’autres maladies orthopédiques du développement telles que l’ostéochondrose, la dysplasie épiphysaire et des tendons contractés. [7]

Les causes nutritionnelles

Des études menées sur des poulains Thoroughbred et Warmblood indiquent qu’une trop grande quantité de protéines et de calories dans l’alimentation pourrait contribuer à l’apparition du syndrome de Wobbler équin. [8]

Les diètes qui fournissent un excès de protéines et de calories sont plus susceptibles de stimuler une croissance rapide et pourraient donner lieu à des problèmes de développement, ainsi qu’à des anomalies au niveau des vertèbres cervicales.

Dans une étude menée sur des poulains qui présentaient des signes précoces de syndrome de Wobbler, les chercheurs leur ont donné une diète faible en protéines et en énergie calorique, qui contenait toutefois des quantités équilibrées de vitamines et de minéraux.

Ils ont constaté une amélioration de la compression de la moelle épinière. Ces poulains auraient probablement développé des symptômes neurologiques graves sans cette intervention alimentaire. [8]

Les maladies orthopédiques du développement sont aussi plus fréquentes chez les chevaux qui ont des carences en vitamines et en minéraux ou dont les niveaux de nutriments sont déséquilibrés. [8] Les poulains sevrés dont l’apport alimentaire en calcium, en phosphore, en zinc et en cuivre est réduit ont une incidence plus élevée de troubles du développement. [8][9]

L’apport total de ces minéraux est important, mais les ratios entre eux sont tout aussi critiques. Pour un développement optimal, les chevaux doivent recevoir du zinc et du cuivre dans un rapport compris entre 4:1 et 3:1. Le rapport idéal entre le calcium et le phosphore est de 2:1. [10]

Nous vous conseillons de faire appel à un nutritionniste qualifié pour élaborer le régime alimentaire de votre poulain en pleine croissance. Un nutritionniste vous aidera à concevoir un régime alimentaire contenant des niveaux appropriés de calories, de protéines, de vitamines et de minéraux afin de favoriser le développement d’une ossature saine[8]

Les traumatismes aux vertèbres cervicales

Lorsqu’un cheval présente des signes de syndrome de Wobbler, la première question que pose le vétérinaire a pour but de savoir si le cheval a récemment subi un traumatisme à l’encolure.

Un traumatisme physique ou une blessure peut mener à l’instabilité du canal vertébral cervical, par exemple lorsque l’encolure subit une force importante jumelée à un mouvement de torsion.

Ce type de traumatisme peut se produire si le cheval se cabre et se renverse, ce qui peut entraîner une inflammation de l’encolure, une luxation vertébrale ou même une fracture des vertèbres. L’enflure et les lésions physiques peuvent interférer avec la transmission des signaux dans la moelle épinière et faire apparaître les symptômes du syndrome de Wobbler. [11]

L’infection de la moelle épinière

Le syndrome de Wobbler équin peut aussi être la conséquence d’une inflammation de la moelle épinière due à une infection protozoaire, virale ou bactérienne.

L’infection virale se produit lorsqu’un virus traverse le tissu protecteur qui tapisse la moelle épinière cervicale, infiltre les neurones et provoque l’enflure et la destruction des nerfs. [5][6]

L’infection bactérienne se produit lorsque le cheval entre en contact avec un agent pathogène. La maladie de Lyme, une maladie transmise par les tiques qui attaque le système nerveux, est l’infection bactérienne qui cause le plus souvent les symptômes du syndrome de Wobbler.

La MÉP, ou myéloencéphalite équine à protozoaire, se produit lorsque des parasites protozoaires attaquent le cerveau et la moelle épinière du cheval. Cette pathologie entraîne également la mort des cellules du cerveau et de la moelle épinière. [5][6]

Les symptômes

Les signes du syndrome de Wobbler équin sont neurologiques, parce qu’ils sont le résultat de la perturbation des signaux entre le cerveau, la moelle épinière et le reste du corps. Ces symptômes incluent ce qui suit : [12]

  • les trébuchements en marchant;
  • les sauts de mouton au galop dus à l’incapacité des postérieurs de rester sur le bon pied (galop désuni);
  • les pinces qui traînent et l’usure anormale des sabots qui s’ensuit;
  • la faiblesse de l’arrière-main lorsqu’on tire la queue sur le côté;
  • une démarche de funambule, soit le cheval qui rapproche trop les membres en marchant;
  • des allures anormales, par exemple, le mouvement exagéré des membres ou hypermétrie;
  • des plaies aux talons antérieurs, car le cheval forge en se déplaçant;
  • la raideur de l’encolure;
  • une tendance exagérée à l’effroi ou des ruades causées par la douleur;
  • l’ataxie, soit l’incoordination due au fait de ne pas savoir où se trouve leur corps dans l’espace;
  • l’atrophie musculaire.

Les premiers signes de syndrome de Wobbler sont habituellement un manque de coordination des membres postérieurs. Les chevaux peuvent pouvoir compenser le manque de coordination des antérieurs en regardant où ils posent ces membres. Malgré cela, ils trébuchent souvent parce qu’ils sont incapables de bien situer les postérieurs.

De plus, les nerfs qui commandent les membres postérieurs sont situés à l’extérieur de la moelle épinière de la région cervicale. Ils sont donc moins bien protégés que les nerfs qui contrôlent les antérieurs et qui se trouvent à l’intérieur de la moelle épinière. [15]

Sur un petit cercle, ces chevaux déportent souvent les postérieurs vers l’extérieur. Le reculer peut aussi être difficile. Lorsqu’on leur demande de reculer, ces chevaux sont uniquement capables de reculer leurs antérieurs jusqu’à ce que cela devienne gênant, après quoi ils sautillent sur leurs postérieurs pour les déplacer vers l’arrière.

Les équidés qui souffrent du syndrome de Wobbler peuvent devenir dangereux à manipuler et à monter. Un cheval souffrant de troubles neurologiques ne peut pas ressentir correctement où se trouve son corps dans l’espace. Par conséquent, il peut heurter la personne qui le manipule ou même l’écraser involontairement en chutant.

Lorsqu’un cavalier remarque des signes de syndrome de Wobbler chez un cheval, il doit impérativement cesser de le monter sur-le-champ, car l’animal risque de chuter et de trébucher à tout moment. Il faut appeler sans tarder le vétérinaire pour faire un examen neurologique approfondi.

Si les résultats de cet examen sont positifs, le vétérinaire réfère alors le cheval pour une imagerie de la moelle épinière.

Le diagnostic

Le diagnostic du syndrome de Wobbler équin est fondé sur la présence de signes cliniques et les images diagnostiques de la moelle épinière du cheval.

D’autres pathologies peuvent causer le manque de coordination et le vétérinaire doit les exclure pour confirmer le diagnostic de syndrome de Wobbler. Il voudra connaître le statut vaccinal du cheval afin de savoir s’il est protégé contre l’herpès virus équin (HVÉ), le virus du Nil occidental ou la rage.

Les tests diagnostiques

Le vétérinaire procède à plusieurs tests en vue d’identifier la cause du syndrome de Wobbler.

L’analyse sanguine permet de savoir si la pathologie est infectieuse. Si l’analyse sanguine indique la présence d’une infection, le vétérinaire dirigera probablement le cheval vers un hôpital spécialisé pour procéder à une ponction rachidienne et obtenir un échantillon de liquide céphalo-rachidien (LCR).

Le LCR est le liquide clair qui entoure la moelle épinière et le cerveau. Il amortit les chocs et aide à éliminer les déchets métaboliques.

L’examen des échantillons de liquide céphalo-rachidien permet de déterminer les charges bactérienne, virale et protozoaire actuelles du cheval. Si les tests révèlent qu’une infection atteint le système nerveux du cheval, le vétérinaire prescrit un traitement en conséquence. [13]

Il peut d’autre part décider d’effectuer un myélogramme pour visualiser la compression de la moelle épinière. Ce test consiste à insérer une aiguille dans l’espace entre les vertèbres cervicales pour extraire du liquide céphalo-rachidien et y injecter un liquide à base d’iode. Le vétérinaire prend ensuite une série de radiographies pour visualiser les zones de compression de la moelle épinière lorsque l’encolure est en position neutre, fléchie ou étendue. [15]

Si la moelle épinière ne montre aucun signe d’infection, le vétérinaire peut ordonner des radiographies de l’ensemble du dos et de l’encolure pour voir s’il y a des fractures ou des excroissances osseuses.

L’utilité des radiographies est limitée, car elles ne montrent que la partie supérieure et les côtés de la colonne vertébrale. La moelle épinière n’est pas visible sur les radiographies.

Enfin, le vétérinaire peut recommander l’imagerie par tomodensitométrie ou l’IRM pour identifier les atteintes à la moelle épinière. [14] Ces images lui permettent d’obtenir plusieurs coupes transversales de cet organe.

Une fois que le vétérinaire a identifié le point de compression le long de la moelle épinière, il est en mesure de recommander les options de traitement éventuelles, le cas échéant.

Le traitement du syndrome de Wobbler

Le meilleur choix de traitement du syndrome de Wobbler équin dépend de la cause de la maladie.

Si les symptômes neurologiques résultent d’une infection bactérienne, l’administration d’antibiotiques ciblés est susceptible d’atténuer ou d’éliminer les symptômes.

Le vétérinaire peut conseiller des médicaments stéroïdiens si la moelle épinière est enflammée en raison d’un traumatisme qui n’a pas endommagé les vertèbres.

Les stéroïdes peuvent réduire l’enflure de la moelle épinière et potentiellement atténuer les symptômes du syndrome de Wobbler. Toutefois, les stéroïdes ne sont pas toujours efficaces et peuvent ne pas complètement éliminer les symptômes. [1]

Des médicaments tels que le diméthylsulfoxyde (DMSO) et les diurétiques (mannitol, furosémide) peuvent aussi diminuer la pression exercée sur les nerfs crâniens.

L’intervention chirurgicale

Si la cause de compression de la moelle épinière est une fracture des vertèbres, l’intervention chirurgicale peut être une possibilité.

Selon la gravité et l’emplacement de la fracture, le vétérinaire peut pouvoir fusionner les vertèbres touchées pour empêcher les mouvements dans la région touchée. Cette intervention peut permettre à la moelle épinière de guérir et, par conséquent, soulager les symptômes.

Cependant, les opérations sont éprouvantes pour l’organisme du cheval et ce ne sont pas tous les chevaux qui se rétablissent. Seulement 50 % des chevaux qui subissent une intervention chirurgicale reviennent à un niveau de performance significatif. [1]

Dans les cas de syndrome de Wobbler causé par des excroissances osseuses dans la colonne vertébrale, il n’est pas possible d’opérer. S’il est pris tôt au cours de la première année de vie du cheval, le vétérinaire peut recommander une intervention nutritionnelle agressive et une période de repos en stalle strict.

Néanmoins, si la maladie survient plus tard dans la vie du cheval, le syndrome est probablement permanent et progressif, et les symptômes risquent de s’aggraver avec le temps. La plupart des vétérinaires conseillent alors l’euthanasie. [1]

Si votre cheval présente des symptômes neurologiques, communiquez immédiatement avec votre vétérinaire. Si votre cheval est atteint du syndrome de Wobbler, un diagnostic et une intervention précoces peuvent le soulager et vous protéger des accidents.

Questions fréquemment posées

Voici quelques questions fréquemment posées sur le syndrome du wobbler chez les chevaux :

Résumé

Le syndrome du cheval chancelant (myélopathie sténotique des vertèbres cervicales, CVSM) provoque des problèmes neurologiques chez les chevaux, entraînant des mouvements non coordonnés, souvent dus à une compression de la moelle épinière. Un diagnostic et un traitement précoces sont essentiels pour gérer les symptômes et améliorer la qualité de vie du cheval.

  • Le syndrome du cheval chancelant est plus fréquent chez les chevaux mâles et chez des races comme les Thoroughbreds et les Warmbloods.
  • Les symptômes comprennent des trébuchements, une mauvaise coordination, une démarche anormale et une atrophie musculaire.
  • Les causes comprennent des malformations génétiques, des traumatismes et des problèmes nutritionnels affectant le développement des vertèbres.
  • Le traitement dépend de la cause, avec des options allant d’une intervention nutritionnelle à la chirurgie, bien que le pronostic varie.
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Références

  1. Nad, T. et al. Clinical Management of Spinal Cord Injury in a Horse. Intas Polivet. 2012.
  2. Oswald, J. et al. Prevalence of cervical vertebral stenotic myelopathy in a population of thoroughbred horses. Vet Record. 2010.
  3. Camargo, F.J. Wobbler Syndrome in Horses. University Of Kentucky College Of Agriculture. Kentucky Cooperative Extension Service. 2010.
  4. Denoix, J.M., Pailloux, J.P. Anatomy and basic biomechanical concepts. In: Physical Therapy and Massage for the Horse. Manson Publishing Ltd. 2001.
  5. Nout, Y. and Reed, S. Cervical Vertebral Stenotic Myelopathy. Equine Vet Educ. 2003.
  6. Rupanner, R. et al. Equine incoordination. Can Vet J. 1972.
  7. Falco, M. et al. An Investigation into the Genetics of ‘Wobbler Disease’ in Thoroughbred Horses in Britain. Equine Vet J. 1976.
  8. Lawrence, L. and Pagan, J. Nutritional Management Of Developmental Orthopedic Disease In The Equine. Kentuck Equine Research. Proceedings of the 3nd Mid-Atlantic Nutrition Conference. 2005.
  9. Knight, D.A. et al. Correlation of dietary mineral to incidence and severity of metabolic bone disease in Ohio and Kentucky. Proc. Am. Assoc. Equine Pract. 1985.
  10. Fintz, H. and Cymbaluk, N. Nutrition of the Horse. Annual Review of Nutrition. 1994.
  11. Wagner, P. et al. Surgical Stabilization of the Equine Cervical Spine. Veterinary Surgery. 1979.
  12. Wagner, P. et al. Evaluation of Cervical Spinal Fusion as a Treatment in the Equine "Wobbler" Syndrome. Veterinary Surgery. 1979.
  13. Hayes, t. Examination of Cerebrospinal Fluid in the Horse. Vet Clinics of NA: Equine Practice. 1987.
  14. Scrivani, P. Advanced Imaging of the Nervous System in the Horse. Vet Clinics: Equine Practice. 2011.
  15. Grant, B.D. Is He Lame or Is He Neurologic? (Wobbler Syndrome). AAEP. 2016.