Les vocalisations et les sons des chevaux peuvent fournir de précieux indices sur les émotions, les interactions sociales et le bien-être physique d’un cheval. Apprendre à reconnaître ces sons peut aider les propriétaires à mieux comprendre ce que leurs chevaux communiquent.
Certains sons, comme les hennissements, les hennissements doux et les couinements, servent principalement à des fins sociales. D’autres, notamment les ébrouements, les gémissements, la toux et les bruits respiratoires anormaux, doivent être interprétés en tenant compte du langage corporel du cheval et des circonstances environnantes.
Bien que la plupart des sons émis par les chevaux soient normaux, un bruit nouveau ou persistant peut nécessiter une attention particulière, surtout s’il s’accompagne de douleur, de difficultés respiratoires ou de changements de comportement.
Poursuivez votre lecture pour découvrir les vocalisations et les sons courants chez les chevaux, ce qu’ils peuvent signifier et quand communiquer avec votre vétérinaire.
Pourquoi les chevaux communiquent par des sons
Les chevaux communiquent constamment, à la fois par des sons, le langage corporel et des comportements. Les vocalisations d’un cheval transmettent de l’information sur ce qu’il ressent, ce dont il a besoin et ce qu’il remarque dans son environnement.
Certains sons sont sans équivoque, comme un hennissement qui porte à travers un pâturage. D’autres sont faciles à manquer à moins de savoir quoi écouter, comme le doux hennissement qu’une jument adresse à son poulain ou le grondement sourd qui peut signaler un problème respiratoire chez un cheval monté sous la selle.
Pour comprendre ces sons, il faut d’abord reconnaître que les chevaux utilisent à la fois des signaux vocaux et non vocaux. Certains appels sont adressés à d’autres chevaux sur de longues distances, tandis que les sons plus discrets ne prennent leur sens que lorsqu’ils sont interprétés en tenant compte de la posture du cheval, de son expression faciale et de son environnement immédiat.
Les chevaux comptent beaucoup sur les signaux visuels pour communiquer, de la position des oreilles à l’angle de la tête et de l’encolure. Cependant, les signaux visuels ne fonctionnent qu’à courte distance ou lorsque la ligne de vue est dégagée.
Le son peut porter sur de longues distances et ne dépend pas de la visibilité, ce qui permet aux chevaux de communiquer d’un pâturage à l’autre, dans l’obscurité ou lorsque le contact visuel est limité. Cela pourrait contribuer à expliquer pourquoi les chevaux utilisent une gamme restreinte, mais distincte, de sons reconnaissables. [1]
Les chercheurs en comportement divisent les sons produits par les chevaux en deux grandes catégories : [1]
- Les sons vocaux, notamment le hennissement, le hennissement doux, le couinement et le cri, font intervenir le larynx et les cordes vocales.
- Les sons non vocaux, notamment l’ébrouement, le souffle et le ronflement, résultent du passage de l’air dans les voies nasales et la bouche sans faire intervenir le larynx.
Les deux types de sons transmettent de l’information. Les sons d’un cheval peuvent révéler son sexe, sa taille corporelle, son identité individuelle, son état émotionnel et sa condition physique du moment. [1][2][3]
La recherche montre également que les chevaux peuvent utiliser des indices vocaux pour reconnaître les individus, en réagissant différemment lorsque l’appel d’un cheval familier ne correspond pas au cheval qu’ils ont vu récemment. [4]
La quantité d’information contenue dans ce petit nombre de sons aide à comprendre pourquoi il est important pour toute personne qui côtoie des chevaux de comprendre leurs vocalisations.
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Vocalisations courantes chez le cheval
Les sons vocaux font intervenir le larynx, ce qui signifie que le cheval utilise activement ses cordes vocales pour les produire.
Les vocalisations ont tendance à être les sons les plus forts et les plus reconnaissables, et elles ont fait l’objet de plus d’études scientifiques que les sons non vocaux. Chaque son vocal remplit une fonction sociale relativement précise, bien que sa signification exacte puisse varier selon le cheval et le contexte.
Tableau 1. Sons émis par les chevaux et leur signification en un coup d’œil
| Son | À quoi il ressemble | Signification ou contexte courant | Quand intervenir |
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| Hennissement |
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| Hennissement doux |
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| Couinement |
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| Cri |
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| Ébrouement |
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| Souffle |
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| Gémissement |
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| Soupir |
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| Ronflement |
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| Cornage |
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| Toux |
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| Grincement de dents |
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Hennissement
Le hennissement est la vocalisation la plus forte et la plus longue du cheval. Il peut porter d’un bout à l’autre d’un pâturage et constitue souvent le premier son que les gens associent aux chevaux. Un hennissement commence généralement sur une note plus grave, puis monte vers un son plus aigu et prolongé, produisant simultanément deux fréquences qui se chevauchent. [1]
Les chevaux utilisent principalement les hennissements pour maintenir le contact sur de longues distances, surtout après avoir été séparés d’un compagnon de troupeau.
Les recherches sur les caractéristiques des hennissements montrent que ces appels fournissent des indices fiables sur le sexe, la taille corporelle et l’identité de l’individu qui les émet. Les chevaux réagissent également différemment aux compagnons de troupeau familiers et aux chevaux inconnus. [2]
Cette capacité à reconnaître les individus va au-delà des sons. Une étude a révélé que les chevaux peuvent associer la voix d’une personne familière à son visage, ce qui laisse croire qu’ils se forment une représentation plus globale des individus familiers qui combine l’identité vocale et l’apparence visuelle. [4]
Des chercheurs ont déterminé que les indices acoustiques équins peuvent comporter deux fréquences simultanées associées à la valence émotionnelle (selon qu’une expérience est positive ou négative) et à l’activation émotionnelle (le degré d’intensité d’une émotion). Cela laisse entendre que les chevaux peuvent communiquer des expériences mentales très complexes par leurs hennissements. [3]
Nickering
Beaucoup plus discret qu’un hennissement, le nickering est produit alors que le cheval garde la bouche fermée et ne porte que sur une courte distance. Il s’accompagne souvent d’un léger souffle par les naseaux.
Le nickering se produit dans plusieurs contextes précis. Un étalon peut émettre ce son lorsqu’il courtise une jument, et une jument émet souvent un nickering doux à l’intention de son poulain. De nombreux chevaux produisent également ce son à l’heure des repas ou lorsqu’ils saluent un manipulateur familier. [1]
Comme ce son ne porte que sur une très courte distance, l’auditeur doit généralement se trouver à proximité. Pour cette raison, le nickering est généralement considéré comme un signal de rapprochement à courte portée plutôt que comme un appel destiné à être entendu à distance, comme le hennissement.
Couinement
Les chevaux couinent souvent lorsqu’une salutation amicale devient indésirable ou lorsqu’un cheval examine un autre cheval. Ce son aigu et perçant est généralement émis la bouche fermée et survient fréquemment lors d’interactions rapprochées, particulièrement lorsque les chevaux se reniflent nez à nez.
Lorsque deux chevaux se rencontrent pour la première fois, ils commencent souvent par se renifler mutuellement afin d’échanger des renseignements sur leur identité, leur sexe et leur statut reproducteur.
Un couinement suit fréquemment cette salutation et agit comme un signal immédiat servant à établir une limite, indiquant à l’autre cheval de s’éloigner. Les juments couinent souvent pour repousser les avances d’un étalon, et les couinements font également partie des interactions normales entre étalons. [5]
La plupart des échanges de couinements prennent fin lorsqu’un cheval cède du terrain ou que l’autre respecte la limite. Si l’interaction dégénère en coups de membres antérieurs ou en coups de pied, suivez des pratiques sécuritaires de manipulation des chevaux et séparez les chevaux afin de réduire le risque de blessure.
Dans un échange isolé, un couinement indique rarement un danger sérieux. Il signifie généralement qu’un cheval demande plus d’espace.
Cri aigu
Peu de propriétaires entendent un jour un cheval pousser un cri aigu. Ce cri est le son le plus intense du répertoire vocal du cheval. Il ressemble à un couinement, mais il est plus fort et plus long, et il est associé à un conflit sérieux, à une douleur aiguë ou à une peur extrême. [1]
Lorsqu’un cheval pousse ce cri, c’est généralement pendant un combat sérieux entre chevaux ou en réaction à un événement soudain causant une douleur intense. Comme ce son reflète un niveau d’excitation extrêmement élevé, il faut en rechercher immédiatement la cause et évaluer si des soins vétérinaires sont nécessaires.
Sons équins non vocaux
Les sons produits par un cheval ne font pas tous intervenir le larynx. De nombreux sons familiers résultent du passage de l’air par les naseaux ou la bouche sans intervention des cordes vocales.
On pensait autrefois que ces sons servaient principalement à des fonctions pratiques, comme dégager les voies respiratoires. Des recherches plus récentes suggèrent que plusieurs transmettent également des informations émotionnelles significatives et que, dans certains cas, ils peuvent indiquer presque le contraire de ce que les propriétaires de chevaux ont traditionnellement supposé.
Ébrouement
Un ébrouement est une expulsion d’air courte et puissante par les naseaux, souvent accompagnée d’une vibration lorsque l’air les traverse. [1]
L’ébrouement a traditionnellement été interprété comme un signe de vigilance ou d’alarme légère, et il peut remplir cette fonction lorsqu’un cheval remarque quelque chose d’inhabituel. Cependant, des recherches comparant des chevaux dans différentes conditions d’hébergement et de sortie au paddock ont également observé la tendance inverse. [6]
Les chevaux produisaient davantage d’ébrouements dans des situations déjà considérées comme positives, comme la sortie au pâturage avec d’autres chevaux. Les chevaux ayant de meilleurs scores globaux de bien-être s’ébrouaient également plus souvent que ceux dont les scores de bien-être étaient moins bons. [6]
Cela suggère qu’un cheval qui s’ébroue en se détendant au pâturage ou en se reposant confortablement après le travail peut exprimer du contentement plutôt que de l’alarme. Le contexte demeure important pour l’interprétation : un ébrouement accompagné d’une tête relevée, de yeux grands ouverts et d’une tension visible correspond davantage à un état de vigilance.
Souffle
Un souffle est une version plus douce et plus silencieuse de l’ébrouement. Il se produit généralement lorsqu’un cheval examine de près quelque chose d’inhabituel, comme un nouvel objet, une odeur inhabituelle ou un endroit inexploré. Contrairement à l’ébrouement, le souffle n’a pas de caractère brusque ou vibrant et ressemble davantage à une expiration contrôlée. [1]
Les chevaux soufflent souvent lorsqu’ils s’approchent prudemment de quelque chose et recueillent de l’information par l’odorat avant de décider comment réagir. À lui seul, un souffle indique rarement une source d’inquiétude. Il signifie généralement que quelque chose a attiré l’attention du cheval et qu’il est en train de l’examiner.
Gémissement
Se relever après une sieste, se rouler dans la terre et souffrir de coliques peuvent tous produire le même son de base : un gémissement. Ce son grave et prolongé peut avoir des significations très différentes selon le moment où il se produit. [1]
Un grognement pendant qu’un cheval se roule ou s’étire peut indiquer du contentement plutôt que de la détresse. Le même son pendant un épisode de douleur abdominale constitue un signe d’alerte. Les chevaux qui souffrent de coliques peuvent se rouler et grogner en même temps, et cette combinaison justifie un appel immédiat à votre vétérinaire.
Comme la signification dépend du contexte, tenez compte de ce que le cheval faisait immédiatement avant et après l’émission du son. Vérifiez la présence d’autres signes de coliques, notamment le fait de gratter le sol, de transpirer ou de tenter à répétition de se coucher.
Soupir
Après un moment de tension, de nombreux chevaux expirent longuement et de façon audible par le nez, un comportement couramment décrit comme un soupir. Il s’accompagne souvent d’un abaissement visible de la tête et de l’encolure, et les cavaliers peuvent le remarquer pendant une pause au pas après une séance d’entraînement exigeante.
Les chercheurs interprètent le soupir comme un comportement de relâchement plutôt qu’un signal d’alarme. Des tendances semblables sont observées chez d’autres espèces, chez lesquelles l’expiration détendue devient plus fréquente après la fin d’une séquence stressante. [6]
Cela appuie l’idée qu’un soupir marque la fin d’une réponse au stress plutôt que son début. Il doit toutefois être interprété en tenant compte de la posture du cheval et des circonstances environnantes.
Ronflement
Un cheval couché à plat pendant une phase de repos profond peut produire un ronflement rythmique et vibrant. Les chevaux ne se couchent généralement complètement que lorsqu’ils se sentent suffisamment en sécurité dans leur environnement, car cette position réduit leur capacité à réagir rapidement.
Un ronflement occasionnel pendant un repos normal n’est généralement pas préoccupant. Un ronflement fréquent ou fort lorsqu’un cheval est éveillé et debout, surtout s’il s’accompagne d’une respiration laborieuse, peut indiquer un rétrécissement des voies respiratoires supérieures. [1]
Si le ronflement survient régulièrement en dehors des périodes de sommeil profond, mentionnez-le à votre vétérinaire. Il peut être associé à des troubles des voies respiratoires supérieures. Se renseigner sur les cycles normaux de sommeil chez le cheval peut également aider les propriétaires à distinguer les sons liés au repos des bruits respiratoires anormaux.
Sons pouvant signaler un problème de santé
La plupart des sons émis par les chevaux font partie de leur communication normale, mais certains peuvent indiquer un véritable problème de santé.
Il est utile de considérer ces sons séparément des vocalisations sociales, car la détection précoce d’un son anormal peut favoriser une évaluation vétérinaire rapide.
Cornage (hémiplégie laryngée)
Le cornage désigne un bruit rauque et sifflant pendant l’inspiration lorsqu’un cheval respire fortement pendant l’exercice. Il résulte d’une hémiplégie laryngée, une affection dans laquelle un côté du larynx devient partiellement ou complètement paralysé.
Le côté atteint ne peut plus s’ouvrir complètement pour permettre le passage de l’air. Cette affection est plus fréquente chez les Pur-sang, touchant jusqu’à 8 % de la population, et chez les races de chevaux de trait, touchant jusqu’à 35 %. [7]
Les chevaux atteints peuvent présenter une tolérance réduite à l’exercice en plus du bruit, car le rétrécissement des voies respiratoires limite le passage de l’air pendant un effort intense. L’affection peut également progresser à mesure que les lésions nerveuses sous-jacentes s’aggravent. [8]
Si vous entendez un sifflement ou un rugissement pendant l’exercice, un examen vétérinaire avec endoscopie respiratoire est nécessaire pour confirmer l’hémiplégie laryngée et en évaluer la gravité.
De nombreux chevaux atteints de formes légères continuent de travailler avec succès, tandis que ceux présentant une obstruction plus importante des voies respiratoires peuvent nécessiter une correction chirurgicale. [8]
Toux chronique
La toux n’est pas techniquement une vocalisation, mais les propriétaires peuvent la remarquer en même temps que des sons comme des ronflements ou une respiration bruyante. Une toux isolée occasionnelle lorsqu’un cheval commence à bouger ou après avoir mangé du foin peut ne pas être préoccupante.
Cependant, une toux répétée ou chronique, surtout si elle survient pendant l’exercice ou persiste pendant plus de quelques jours, peut indiquer une inflammation des voies respiratoires ou une infection respiratoire. Une toux accompagnée d’un écoulement nasal ou d’une respiration laborieuse justifie une consultation vétérinaire rapide.
Grincement des dents (bruxisme)
Le grincement des dents, ou bruxisme, produit un son audible de grincement ou de grondement plutôt qu’une véritable vocalisation. Il s’agit toutefois de l’un des sons au sujet desquels les propriétaires posent souvent des questions.
Les chevaux peuvent grincer des dents pour plusieurs raisons, notamment une douleur dentaire, un inconfort gastrique et l’anxiété. [9]
Chez les poulains, le bruxisme survient souvent en même temps que des ulcères gastriques. [10] Chez les chevaux adultes, un grincement des dents d’apparition soudaine est souvent associé à une source sous-jacente de douleur, et le comportement peut cesser une fois la douleur résolue.
Comme le grincement peut avoir plusieurs causes possibles, une évaluation vétérinaire rapide est plus appropriée que d’attendre pour voir si le comportement disparaît de lui-même.
Comment interpréter les sons de votre cheval
Aucun son ne raconte toute l’histoire à lui seul. Une même vocalisation peut avoir différentes significations selon la posture du cheval, la position de ses oreilles et les circonstances environnantes.
Interprétez les sons dans leur contexte et en tenant compte des autres indices comportementaux et physiques afin d’obtenir un portrait plus fiable.
Interpréter les sons en fonction du langage corporel
La position des oreilles et le port général de l’encolure peuvent modifier la façon dont un son doit être interprété. Des recherches utilisant un codage détaillé des expressions faciales et du corps ont montré que les chevaux affichent une encolure plus haute et plus détendue, avec les oreilles vers l’avant dans des situations positives, comparativement à une encolure plus basse et aux oreilles plaquées vers l’arrière dans des situations négatives. [11]
Un renâclement accompagné d’une posture détendue et des oreilles vers l’avant correspond davantage à un état de contentement. Le même son accompagné d’oreilles plaquées vers l’arrière et d’une tête relevée et tendue évoque davantage un état d’alerte.
Les recherches sur les expressions faciales ajoutent une autre dimension. Les chevaux présentent des changements mesurables autour des yeux, des oreilles et du museau lorsqu’ils ressentent de la douleur, et ces indices faciaux peuvent survenir en même temps que d’autres signes d’inconfort, comme des gémissements ou le grincement des dents. [12]
Observer le visage et la posture du cheval peut aider à déterminer si un son reflète un inconfort ou une réaction plus bénigne. Une évaluation plus complète de la douleur chez le cheval peut aussi aider les propriétaires à reconnaître les changements subtils qui justifient l’intervention d’un vétérinaire.
Quand appeler le vétérinaire
La plupart des sons émis par les chevaux font partie de leur communication quotidienne. Cependant, des sons nouveaux, persistants ou anormaux dans leur contexte peuvent justifier une évaluation vétérinaire, particulièrement lorsqu’ils s’accompagnent de changements de comportement ou de condition physique.
Communiquez avec votre vétérinaire si vous observez :
- Un cornage ou un sifflement pendant l’exercice, surtout s’il s’accompagne d’une diminution de la tolérance à l’effort
- Des gémissements accompagnés de roulades, de coups de pied au sol, de transpiration ou de tentatives répétées de se coucher
- Un grincement des dents d’apparition soudaine ou associé à d’autres signes de douleur
- Une toux persistante ou une respiration bruyante, particulièrement en présence d’un écoulement nasal ou d’une respiration laborieuse
- Tout son inhabituel accompagné d’un changement notable de l’appétit, de l’énergie, de la posture ou des mouvements
Ces signes peuvent avoir plusieurs causes possibles, et un son à lui seul ne permet pas d’établir un diagnostic. Un vétérinaire peut évaluer les voies respiratoires, le système digestif, les dents et d’autres sources potentielles de douleur ou d’inconfort, selon le cas.
Ne retardez pas les soins vétérinaires si un cheval a de la difficulté à respirer ou présente des signes de douleur abdominale intense. Une évaluation rapide peut aider à déterminer la cause et à orienter le traitement approprié.
Comprendre les sons et les vocalisations des chevaux
Les sons émis par les chevaux offrent un aperçu utile de leur communication, de leurs émotions et de leur bien-être physique. Les hennissements, les hennissements doux, les couinements et les autres vocalisations aident les chevaux à communiquer socialement et à réagir à leur environnement.
Les sons non vocaux comme les renâclements, les souffles, les soupirs et les ronflements peuvent également fournir des renseignements utiles lorsqu’ils sont considérés en parallèle avec le comportement du cheval et son environnement.
Le contexte est essentiel pour interpréter ce qu’un cheval communique. Observer ses oreilles, ses yeux, sa posture, ses mouvements et son activité avant et après un son permet d’obtenir un portrait plus fiable que d’écouter le son de façon isolée.
Les propriétaires devraient se familiariser avec la gamme normale de sons de chaque cheval. Un bruit nouveau, persistant ou d’une intensité inhabituelle mérite une attention plus étroite, surtout s’il s’accompagne de changements de l’appétit, de l’énergie, des performances, de la respiration ou des mouvements.
Le cornage pendant l’exercice, la toux répétée, le grincement soudain des dents, la respiration laborieuse et les gémissements accompagnés de signes de colique justifient une évaluation vétérinaire. Une difficulté à respirer ou des signes de douleur abdominale intense nécessitent des soins immédiats.
Une observation régulière permet de distinguer plus facilement les communications habituelles d’un changement significatif. Lorsqu’un son semble inhabituel ou que sa cause n’est pas claire, notez le moment où il se produit ainsi que tout signe qui l’accompagne, puis transmettez ces renseignements à votre vétérinaire.
Cette combinaison d’écoute attentive, d’observation du comportement et de conseils professionnels obtenus au moment opportun constitue la meilleure base pour protéger le confort, la santé et les performances du cheval.
Foire aux questions
Voici quelques questions fréquemment posées sur les vocalisations et les sons des chevaux :
Le hennissement et l’appel désignent la même vocalisation chez le cheval. Il s’agit du cri le plus fort et le plus long émis par les chevaux, ce qui lui permet de porter à travers les pâturages et d’autres grands espaces. Les chevaux hennissent principalement pour maintenir le contact avec les autres membres du troupeau, surtout lorsqu’ils en sont séparés.
Les chevaux hennissent principalement pour communiquer sur de longues distances. Un hennissement peut transmettre l’identité, le sexe, la taille corporelle, le niveau d’excitation et l’état émotionnel positif ou négatif de l’individu qui l’émet. Les chevaux peuvent aussi hennir lorsqu’ils sont séparés de compagnons familiers ou lorsqu’ils tentent de localiser d’autres membres de leur troupeau.
Les chevaux peuvent reconnaître des membres familiers de leur troupeau uniquement par leur voix. Ils réagissent différemment aux appels de chevaux familiers et à ceux de chevaux inconnus, même sans voir l’individu qui vocalise. Les chevaux peuvent également associer la voix d’une personne familière à son apparence, ce qui suggère qu’ils forment des souvenirs combinant des informations vocales et visuelles sur les individus.
Les chevaux émettent souvent de petits hennissements à l’heure des repas parce qu’ils anticipent la nourriture et reconnaissent une routine d’alimentation familière. Ce petit hennissement est un son discret à courte portée qui peut aussi servir de salutation envers un cheval ou une personne familière qui s’occupe de lui. Un petit hennissement ne signifie pas toujours qu’un cheval a faim, puisque les juments en émettent aussi envers leurs poulains et que les étalons peuvent en produire lorsqu’ils courtisent des juments.
Un cheval qui émet un petit hennissement à votre intention peut vous saluer ou réagir à une routine attendue, comme l’alimentation. Comme ce son ne porte que sur une courte distance, il est généralement considéré comme un signal de proximité ou de lien social plutôt que comme un appel destiné à des chevaux éloignés. Le contexte permet de distinguer une salutation amicale d’une simple anticipation de nourriture.
Chez les chevaux, le couinement est généralement un signal servant à établir des limites ou un comportement d’exploration plutôt qu’un signe d’agressivité grave. Il survient fréquemment lors de salutations nez à nez, lorsqu’une jument repousse les avances d’un étalon ou lors de démonstrations de conflit entre étalons. La plupart des échanges de couinements prennent fin lorsqu’un cheval s’éloigne, mais les chevaux doivent être séparés si l’interaction dégénère en coups de membres antérieurs ou en ruades.
Un cheval peut pousser un cri pendant un combat sérieux, un épisode de douleur aiguë ou un moment de peur extrême. Ce cri ressemble à un couinement, mais il est plus fort, plus long et associé à un niveau d’excitation plus intense. Comme ce type de cri est inhabituel et peut indiquer une urgence, sa cause doit être examinée immédiatement.
Un souffle bruyant par les naseaux peut indiquer du contentement ou de la vigilance, selon la situation et le langage corporel qui l’accompagne. Les chevaux ont tendance à produire ce son plus souvent dans des environnements positifs, comme lorsqu’ils sont au pâturage avec d’autres chevaux, et une fréquence accrue de ce comportement a été associée à de meilleurs scores de bien-être. Lorsqu’il s’accompagne d’une posture tendue, d’une tête relevée ou d’yeux grands ouverts, ce souffle est plus susceptible de refléter une vigilance envers quelque chose d’inhabituel.
La différence réside principalement dans la force et la qualité de l’expiration. Le souffle bruyant par les naseaux est une brève expulsion d’air puissante qui peut produire un son vibrant, tandis qu’une expiration douce est plus légère et plus contrôlée. Les chevaux expirent souvent doucement lorsqu’ils examinent avec prudence un nouvel objet, une nouvelle odeur ou un nouvel endroit, tandis qu’un souffle bruyant par les naseaux peut survenir aussi bien pendant la détente que lors d’un état de vigilance.
Un gémissement peut signifier qu’un cheval souffre, mais il peut aussi survenir pendant des activités normales comme les étirements, les roulades ou le fait de se relever après une période de repos. Ce son devient préoccupant lorsqu’il accompagne des roulades répétées, des grattements du sol avec un antérieur, de la transpiration ou des tentatives répétées de se coucher. Ces signes supplémentaires peuvent indiquer des coliques ou une autre affection douloureuse et justifient un appel immédiat au vétérinaire.
Un cheval peut pousser un long soupir lorsque la tension diminue après le travail, une période d’excitation ou une expérience stressante. Cette longue expiration s’accompagne souvent d’un abaissement visible ou d’un relâchement de la tête et de l’encolure. Le soupir est généralement interprété comme un comportement de relâchement lorsque le cheval semble par ailleurs confortable et détendu.
Il est normal qu’un cheval ronfle occasionnellement lorsqu’il est couché à plat pendant une période de sommeil profond. Les chevaux dorment généralement dans cette position seulement lorsqu’ils se sentent suffisamment en sécurité pour se détendre complètement. Des ronflements forts ou fréquents lorsque le cheval est éveillé et debout, particulièrement s’ils s’accompagnent d’une respiration laborieuse, peuvent indiquer un rétrécissement des voies respiratoires supérieures et devraient être discutés avec un vétérinaire.
Un bruit de cornage ou de sifflement pendant l’exercice peut indiquer une hémiplégie laryngée, une affection dans laquelle un côté du larynx est partiellement ou complètement paralysé. Le côté atteint ne peut pas s’ouvrir normalement, ce qui limite le passage de l’air et peut réduire la tolérance à l’exercice. Une endoscopie vétérinaire est nécessaire pour confirmer l’affection et en évaluer la gravité, bien que les chevaux atteints légèrement puissent continuer à travailler avec succès.
La toux chez un cheval devient préoccupante lorsqu’elle se répète, persiste pendant plus de quelques jours ou survient régulièrement pendant l’exercice. Une toux chronique peut être associée à une inflammation des voies respiratoires ou à une infection respiratoire, particulièrement lorsqu’elle s’accompagne d’un écoulement nasal ou d’une respiration laborieuse. Une toux occasionnelle au début de l’exercice ou après avoir mangé du foin n’est pas toujours grave, mais toute aggravation ou persistance justifie une évaluation vétérinaire.
Les chevaux peuvent grincer des dents en raison de douleurs dentaires, d’un inconfort gastrique, d’anxiété ou d’une autre source de douleur physique. Chez les poulains, le grincement des dents est souvent associé aux ulcères gastriques, tandis que l’apparition soudaine de ce comportement chez un cheval adulte peut indiquer une affection douloureuse sous-jacente. Comme plusieurs problèmes de santé peuvent causer du bruxisme, un examen vétérinaire est plus approprié que d’attendre que le comportement disparaisse de lui-même.
La signification d’un son émis par un cheval est mieux déterminée en tenant compte à la fois de la situation, de la posture, de la position des oreilles, de l’expression faciale et du comportement récent. Par exemple, un souffle bruyant par les naseaux accompagné d’oreilles dirigées vers l’avant et d’une posture détendue peut refléter du contentement, tandis que le même son accompagné d’une encolure tendue et d’yeux grands ouverts peut indiquer de la vigilance. Les changements autour des yeux, des oreilles et du museau peuvent également aider à distinguer les sons inoffensifs de ceux associés à la douleur.
Un cheval inhabituellement vocal n’est pas toujours une source de préoccupation, mais un changement soudain par rapport à son comportement habituel mérite une attention particulière. Une augmentation des vocalisations peut survenir après la séparation d’un compagnon ou dans une situation inhabituelle, tandis que des changements de vocalisation accompagnés d’une diminution de l’appétit, d’un manque d’énergie, de mouvements anormaux ou de signes de douleur peuvent indiquer un problème de santé. Communiquez avec un vétérinaire si le changement est soudain, persistant ou associé à d’autres signes préoccupants.
Les sons émis par un cheval devraient inciter à appeler le vétérinaire lorsqu’ils suggèrent une difficulté respiratoire, une douleur importante ou un changement soudain de l’état physique. Les signes d’avertissement comprennent le cornage ou les sifflements pendant l’exercice, les gémissements accompagnés de roulades répétées ou d’autres signes de coliques, une toux persistante, l’apparition soudaine de grincements de dents et des ronflements anormaux lorsque le cheval est éveillé. Une évaluation vétérinaire est également appropriée lorsqu’un son inhabituel s’accompagne de changements dans l’appétit, l’énergie, la respiration, la posture ou les mouvements.
Résumé
Les vocalisations et les sons non vocaux des chevaux peuvent fournir des renseignements sur les interactions sociales, l’état émotionnel et la santé physique. L’interprétation de chaque son en tenant compte du langage corporel du cheval et des circonstances permet de distinguer une communication normale de signes d’alerte potentiels.
- Les hennissements, les hennissements doux, les couinements et les cris remplissent des fonctions sociales et émotionnelles distinctes
- Les renâclements, les soufflements, les soupirs et les ronflements sont produits sans faire intervenir le larynx et doivent être interprétés selon le contexte
- Une posture détendue peut indiquer qu’un renâclement reflète le contentement, tandis qu’une tension visible correspond davantage à un état d’alerte
- Un bruit de cornage pendant l’exercice peut indiquer une hémiplégie laryngée et nécessite un examen vétérinaire comprenant une endoscopie des voies respiratoires
- Une toux persistante, un grincement soudain des dents, une respiration laborieuse ou des gémissements accompagnés de signes de colique justifient une consultation vétérinaire
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