L’hiver apporte son lot de défis pour les propriétaires et les soigneurs de chevaux hébergés en pension. Par temps froid, ces personnes doivent composer avec des enjeux supplémentaires liés à la gestion des installations, aux sorties à l’extérieur et aux soins quotidiens.

Les chevaux vivant en pension dépendent du personnel de l’écurie, des installations partagées et de routines établies pour demeurer en sécurité et en santé. Le froid, les surfaces de sol glacées, les sorties à l’extérieur limitées et les variations dans la disponibilité du fourrage et de l’eau peuvent tous influencer le confort, la santé et le comportement d’un cheval durant les mois d’hiver.

À mesure que la saison s’installe, une planification réfléchie et une communication proactive avec le personnel de votre écurie de pension sont essentielles pour assurer la sécurité, le confort et le bien-être de votre cheval. Poursuivez votre lecture pour découvrir comment offrir le meilleur soutien possible à votre cheval lorsqu’il est en pension durant l’hiver. L’article qui suit comprend notamment les sujets importants à aborder avec le gestionnaire de l’établissement en ce qui concerne les soins hivernaux.

En adoptant une approche proactive et en ayant une bonne compréhension des défis liés à la gestion hivernale, vous contribuez à assurer la santé, le confort et les soins de votre cheval en pension tout au long de la saison.

Sécurité hivernale des chevaux en pension

Les conditions hivernales peuvent avoir un impact important sur la santé d’un cheval en pension, influençant autant l’hydratation et la digestion que le confort des sabots et la fonction respiratoire. Comprendre ces défis saisonniers vous aide à poser les bonnes questions et à prendre des décisions éclairées concernant les soins de votre cheval.

L’activité physique régulière est particulièrement importante durant l’hiver, car elle contribue à réduire le risque de coliques et de problèmes comportementaux. Toutefois, de nombreuses écuries de pension limitent les sorties à l’extérieur lors de conditions froides, glacées ou boueuses afin de protéger à la fois les chevaux et le personnel.

Puisque les chevaux en pension vivent dans un système de gestion partagé, vous ne contrôlez pas nécessairement chaque détail des soins quotidiens. Cela dit, une collaboration proactive avec le gestionnaire de l’établissement pour élaborer un plan de sorties et de gestion hivernale vous permet de défendre les besoins individuels de votre cheval tout en respectant les consignes de sécurité générales de l’écurie.

Qualité du sol lors des sorties extérieures en hiver

La qualité du sol influence fortement quand et où les chevaux en pension sont sortis. Les sols gelés, glacés ou boueux peuvent augmenter le risque de glissades accidentelles et de blessures aux tissus mous.

Ces conditions peuvent également endommager les pâturages, puisque le piétinement répété peut remuer le sol et arracher les racines de l’herbe.

Boue

Les sols boueux sont fréquents dans les régions où les hivers sont pluvieux ou durant le dégel qui suit la fonte des neiges au début du printemps.

La boue profonde peut compliquer les déplacements des chevaux et entraîner des glissades accidentelles, des faux pas, voire des fers déchaussés. Ces situations augmentent le risque de blessures aux tissus mous ou de problèmes de sabots.

Une exposition prolongée à des conditions boueuses et humides augmente également le risque de pourriture de la fourchette et de gale de boue (dermatite du paturon). [1]

Malheureusement, la boue est souvent inévitable durant l’hiver, et les solutions pour y remédier sont coûteuses.

Discutez avec le gestionnaire de votre écurie concernant le plan de gestion des conditions boueuses. Si vous constatez que l’espace extérieur où votre cheval sort est extrêmement boueux, vous pouvez demander qu’il ait accès à un secteur différent, dans la mesure du possible.

Si aucune alternative n’est possible, envisagez des stratégies comme :

  • Retirer les fers du cheval ou utiliser des cloches afin de réduire le risque de dommages aux sabots causés par les fers déchaussés
  • Utiliser une clôture temporaire pour délimiter les zones les plus boueuses et éviter qu’elles ne se détériorent davantage
  • Nettoyer régulièrement les membres et les sabots de votre cheval afin de réduire le risque de pourriture de la fourchette et de gale de boue
  • Tailler les fanons ou les poils superflus sur les membres pour garder la peau plus propre et plus sèche

Parfois, il est nécessaire de limiter les sorties à l’extérieur des chevaux qui sont particulièrement sujets à la gale de boue ou à la pourriture de la fourchette dans des conditions boueuses. Dans ce cas, de l’exercice quotidien, monté ou en main, est essentiel pour favoriser un état de chair sain et le bien-être mental de l’animal.

Vous pouvez également demander au gestionnaire de l’écurie s’il est possible d’utiliser le manège intérieur ou un autre espace pour remplacer les sorties à l’extérieur dans un enclos.

Glace

La glace est extrêmement dangereuse pour les chevaux. Les chutes et glissades peuvent entraîner : [2]

  • Des lésions nerveuses aux membres
  • Des déchirures musculaires à l’aine
  • Des fractures du bassin
  • La rupture du tendon troisième péronier
  • Des contusions, éraflures ou coupures
  • Des blessures à la tête

Renseignez-vous auprès de votre centre équestre sur la manière dont le personnel détermine si le sol est trop glacé pour les sorties à l’extérieur, et sur les alternatives possibles. Certaines écuries utilisent leur manège intérieur ou des parcelles sèches spécialement aménagées pour les sorties lors de conditions glacées.

D’autres stratégies pouvant aider votre cheval à composer avec les conditions glacées à son écurie de pension comprennent :

  • Demander à votre maréchal-ferrant d’utiliser des dispositifs de traction comme le borium ou des crampons sur les fers de votre cheval
  • Déplacer les chevaux lentement et éviter les zones glacées autant que possible
  • Offrir votre aide pour épandre du sable sur les surfaces glacées (avec l’autorisation de l’écurie)
  • Vérifier quotidiennement si votre cheval boite, souffre d’enflure ou présente des contusions

Neige

La plupart des chevaux tolèrent bien la neige profonde, bien que s’y déplacer puisse les obliger à dépenser plus d’énergie. Après une chute de neige, les chevaux ont tendance à tracer des sentiers compacts dans la neige, ce qui réduit l’effort nécessaire pour se rendre aux sources de nourriture et d’eau. Ainsi, les ajustements à faire pour les sorties à l’extérieur en raison des conditions neigeuses sont généralement minimes.

Dans des conditions enneigées, de nombreux chevaux se retrouvent avec des amas de neige compactée sous les sabots. Le fait de se tenir debout sur ces amas de neige peut solliciter excessivement les tendons et les ligaments ou provoquer des contusions du sabot.

Les amas de neige compactée sont plus fréquents chez les chevaux ferrés. Si votre cheval porte des fers, envisagez de demander à votre maréchal-ferrant d’installer des semelles antineige, qui aident à déloger la neige du fer à mesure que le cheval se déplace. [3]

D’autres options pour aider à réduire l’accumulation de neige sous les sabots comprennent : [3]

  • La gelée de pétrole
  • Les produits de cuisson en aérosol
  • Les bottes pour sabots

Il est également recommandé d’enlever régulièrement les amas de neige à l’aide d’un cure-pied ou d’un outil pointu.

Gestion des chevaux lors de temps froid et de refroidissement éolien

Les personnes qui ne font pas partie du milieu équestre sont souvent surprises d’apprendre à quel point les chevaux tolèrent bien le froid.

Les chevaux possèdent une zone thermoneutre relativement basse. Ce terme désigne la plage de températures au sein de laquelle ils peuvent maintenir leur chaleur corporelle sans dépenser d’énergie supplémentaire. Chez les chevaux acclimatés à l’hiver, la limite inférieure de cette plage est estimée à environ -15 °C (5 °F). [4]

À titre de comparaison, les humains vêtus se sentent confortables à des températures plus près de 15 °C (60 °F). [5] Par conséquent, les propriétaires peuvent ressentir le froid bien avant leurs chevaux, et même si un cheval nous semble avoir froid, il arrive souvent qu’il soit parfaitement confortable.

Lorsque les températures descendent sous -15 °C (5 °F), y compris en tenant compte du refroidissement éolien, l’organisme du cheval active des mécanismes de production de chaleur afin d’augmenter sa température corporelle.

Les mécanismes internes de production de chaleur du cheval comprennent : [6]

  • Les frissons, qui génèrent de la chaleur grâce à des contractions musculaires involontaires
  • L’augmentation de la consommation de fourrage afin d’accroître la production de chaleur par la digestion dans le tractus gastro-intestinal
  • L’augmentation du métabolisme, qui permet de brûler davantage de calories et de générer de la chaleur interne
  • Le hérissement des poils (piloérection) afin d’améliorer l’isolation en emprisonnant l’air chaud près de la peau

Pour aider votre cheval à maintenir sa température corporelle, il est possible de : [6]

  • Le couvrir afin d’améliorer son isolation
  • Installer un brise-vent ou un abri, ce qui réduit l’effet du refroidissement éolien
  • Fournir une litière appropriée, qui aide à isoler le cheval du sol lorsqu’il est couché

Dans une écurie de pension, les options d’abri et de litière relèvent généralement du gestionnaire de l’établissement. En vous renseignant à ce sujet, vous pourrez déterminer si une couverture est nécessaire pour votre cheval.

Les chevaux sujets à la perte de poids ou ceux qui sont tondus ont généralement besoin de couvertures pour maintenir leur température corporelle pendant l’hiver.

Les chevaux les plus à risque de souffrir du froid sont :

Les chevaux en bonne santé, non tondus et adaptés à l’hiver n’ont généralement pas besoin de couverture s’ils disposent d’un abri adéquat.

Il est important que les propriétaires de chevaux reconnaissent que les animaux acclimatés à des températures plus douces qui sont déménagés vers le nord peu avant ou pendant l’hiver ne développeront pas un pelage d’hiver suffisant pour faire face aux conditions plus froides. Ces chevaux peuvent mettre un à deux hivers pour s’adapter pleinement à leur nouveau climat et il peut être nécessaire de les couvrir durant cette période de transition. [7]

La gestion des couvertures dans un contexte de pension peut s’avérer très complexe, puisque chaque cheval a des besoins différents.

Voici quelques conseils pour aider le personnel de votre écurie à gérer les couvertures :

  • Créer un tableau de températures pour votre cheval indiquant la couverture appropriée pour chaque plage de température
  • Identifier clairement les couvertures avec le nom du cheval, le poids de la couverture et la plage de températures d’utilisation
  • Prévoir des bacs ou des étagères pour les couvertures de votre cheval et s’assurer qu’elles sont faciles d’accès pour les membres du personnel
  • Ranger ou rapporter à la maison les couvertures inutilisées à mesure que les températures changent afin de maintenir les espaces de rangement dégagés

Surveillance des chevaux pour détecter l’hypothermie

L’hypothermie survient lorsque la température corporelle centrale d’un cheval descend sous la normale, le plus souvent après une exposition prolongée au froid, au vent ou à l’humidité. Bien que les chevaux soient généralement bien adaptés aux conditions hivernales, des facteurs tels qu’un accès limité à un abri, un mauvais état de chair ou un pelage mouillé peuvent réduire leur capacité à conserver leur chaleur.

Pour les chevaux hébergés en pension, la surveillance de l’hypothermie devrait faire partie des vérifications de santé de routine effectuées par le personnel de l’écurie en hiver. La connaissance des critères observés par le personnel aide les propriétaires à détecter rapidement les situations préoccupantes et à communiquer efficacement si des problèmes surviennent.

Les signes d’hypothermie chez le cheval comprennent : [8]

  • L’arrêt des frissons malgré une exposition continue au froid
  • Des extrémités froides, comme les pieds et les oreilles
  • Un ralentissement de la fréquence cardiaque
  • Une respiration lente
  • Un effondrement au sol

Évaluation de la fréquence respiratoire

Dans les pensions pour chevaux, la fréquence respiratoire est généralement évaluée par du personnel formé à l’aide d’un stéthoscope placé soit au-dessus des poumons, soit le long de la trachée. Si aucun stéthoscope n’est disponible, la respiration peut aussi être estimée par l’observation visuelle du mouvement des flancs du cheval lors de leur expansion et de leur contraction.

Lors de l’auscultation de la trachée, le stéthoscope est placé sur la trachée, environ à mi-hauteur de l’encolure. [9] Les sons transmis par la trachée sont généralement plus forts que ceux perçus au niveau des poumons; c’est pourquoi il est plus facile de détecter la fréquence respiratoire à cet emplacement.

Horse Health Check - Breathing Rate Using Stethoscope Over TracheaVérification de la respiration au niveau de la trachée
Photo :

 

Pour l’évaluation des bruits pulmonaires, le stéthoscope est positionné entre deux côtes adjacentes, près du centre de la cage thoracique, tant sur le plan vertical que longitudinal. [9] Comme les bruits pulmonaires normaux chez le cheval peuvent être discrets, une écoute attentive est nécessaire durant cette étape de l’examen.

Horse Health Check - Breathing Rate Using Stethoscope Over LungsVérification de la respiration au niveau des poumons
Photo :

 

Tableau 1. Repères cliniques de la respiration normale chez le cheval

Niveau d’urgence Observation
Sécuritaire
Cheval en santé
  • Débit d’air égal provenant des deux naseaux
  • Aucun écoulement nasal, ou une faible quantité d’écoulement clair et aqueux
  • Absence de dilatation des naseaux
  • Fréquence respiratoire entre 8 et 24 respirations par minute (20 à 50 chez les poulains)
Prudence
Consultez un vétérinaire dès que possible
  • Débit d’air inégal provenant des naseaux
  • Odeur anormale de l’air expiré
  • Faibles quantités d’écoulement nasal purulent
  • Fréquence respiratoire légèrement élevée chez un cheval excité ou anxieux : réévaluez après que le cheval se soit calmé; si elle demeure élevée, consultez un vétérinaire
Urgent
Consultez immédiatement un vétérinaire d’urgence
  • Saignement provenant de l’un ou des deux naseaux
  • Écoulement nasal purulent
  • Écoulement nasal contenant des particules d’aliments
  • Dilatation des naseaux, même au repos
  • Fréquence respiratoire lente, inférieure à 8 respirations par minute
  • Fréquence respiratoire très élevée, supérieure à 30 respirations par minute

 

Fréquence cardiaque

Dans les écuries de pension, le personnel vérifie généralement la fréquence cardiaque à l’aide d’un stéthoscope placé sur le côté gauche du thorax, juste derrière le coude, dans la région souvent appelée l’aisselle. [9] Un léger ajustement de l’angle du stéthoscope permet de s’assurer que le diaphragme repose bien à plat afin d’obtenir des bruits cardiaques plus nets.

Chez les chevaux ayant un thorax profond ou ceux souffrant d’embonpoint, le personnel peut demander au cheval d’avancer légèrement ou de déplacer doucement le membre antérieur vers l’avant afin d’améliorer l’accès et de faciliter la localisation des battements cardiaques.

Horse Health Check - Heart Rate with StethoscopeVérification de la fréquence cardiaque à l’aide d’un stéthoscope
Photo :

 

Lors de l’auscultation au stéthoscope, plusieurs sons peuvent être perçus à chaque battement cardiaque. Seul le battement le plus fort est comptabilisé pour déterminer la fréquence cardiaque.

Tableau 2. Repères cliniques de la fréquence cardiaque normale chez le cheval

Niveau d’urgence Observation
Sécuritaire
Cheval en santé
  • Fréquence cardiaque entre 28 et 40 battements par minute (60 à 80 chez les poulains)
Prudence
Consultez un vétérinaire dès que possible
  • Fréquence cardiaque légèrement élevée
  • Chez un cheval excité ou anxieux, réévaluez après que le cheval se soit calmé; si elle demeure élevée, consultez un vétérinaire
Urgent
Consultez immédiatement un vétérinaire d’urgence
  • Fréquence cardiaque très élevée (60 à 80) ou très basse (20 battements par minute ou moins) chez un animal au repos
  • Fréquence cardiaque présentant un rythme anormal

 

Accès à l’eau par temps froid

Les chevaux ont besoin d’eau fraîche toute l’année pour maintenir une hydratation adéquate. Un cheval moyen consomme entre 37 et 45 L (10 à 12 gal) d’eau par jour. La neige n’est pas considérée comme un substitut adéquat à l’eau fraîche, puisqu’environ 25 cm (10 po) de neige équivalent à seulement 2 cm (1 po) d’eau liquide. [10]

Cela signifie que, pour combler ses besoins quotidiens en eau, il faudrait qu’un cheval consomme l’équivalent de plus de quatre terrains de football de neige après une chute de neige de 5 cm (2 po). [10] Le cheval dépenserait également des calories supplémentaires pour réchauffer son organisme après l’ingestion de neige gelée.

 

image illustrating why snow consumption is not sufficient water intake for horses

 

Renseignez-vous auprès des responsables de votre écurie concernant leur plan d’approvisionnement en eau fraîche durant l’hiver.

Les stratégies couramment utilisées comprennent :

  • L’installation d’un chauffe-eau dans l’abreuvoir
  • L’isolation de l’abreuvoir afin de maintenir la température de l’eau après le remplissage
  • Le bris fréquent de la glace pour assurer l’accès à de l’eau liquide

Renseignez-vous également sur la fréquence à laquelle les sources d’eau sont vérifiées afin de prévenir le gel.

Si votre cheval est sujet à la déshydratation, collaborez avec le gestionnaire de l’écurie afin d’élaborer un plan visant à augmenter la consommation d’eau durant l’hiver.

Les stratégies possibles comprennent :

  • L’ajout de sel dans la ration de céréales du cheval afin de stimuler la consommation d’eau
  • Offrir des bouillies ou des céréales ou des granulés de foin trempés afin d’augmenter l’apport hydrique
  • Rentrer le cheval au box la nuit ou le placer dans un enclos individuel afin de pouvoir surveiller de près sa consommation d’eau

Disponibilité des aliments pour les chevaux

La chaleur est produite comme sous-produit de la fermentation dans le gros intestin du cheval. Un accès accru à des sources de fibres, comme le foin, stimule l’activité de fermentation dans le tube digestif, ce qui contribue à élever la température corporelle.

L’exposition au froid augmente également le taux métabolique du cheval afin de soutenir la production de chaleur, ce qui entraîne une hausse des besoins caloriques. Selon certaines estimations, les besoins énergétiques métaboliques quotidiens augmentent de 1 534 kJ pour chaque baisse de 1 °C en dessous de −15 °C (5 °F). [4]

Pour ces raisons, l’accès à un fourrage de bonne qualité constitue un élément essentiel d’un plan de soins hivernaux chez le cheval. Non seulement l’apport accru en fourrage stimule la fermentation, mais il fournit aussi des calories supplémentaires pour soutenir l’augmentation du métabolisme.

Idéalement, les chevaux qui vivent dehors durant la saison froide devraient avoir un accès au foin à volonté. Renseignez-vous auprès de votre écurie sur la politique concernant l’accès au fourrage par temps froid.

Si votre cheval a tendance à prendre du poids, l’accès au fourrage à volonté ne lui convient peut-être pas. Discutez avec votre vétérinaire ou un nutritionniste équin afin de déterminer la quantité supplémentaire de fourrage à offrir durant l’hiver.

Vous pouvez également envisager des stratégies alternatives visant à restreindre l’apport alimentaire tout en offrant une source constante de fibres nécessaires à la fermentation.

Ces stratégies comprennent :

  • L’utilisation de filets à foin afin de ralentir l’accès au fourrage
  • L’utilisation d’un foin de qualité inférieure contenant moins d’énergie digestible
  • La distribution de repas fréquents de petite taille afin de prolonger l’accès aux fibres

Les lignes directrices issues des services de vulgarisation indiquent qu’un cheval à l’entretien peut avoir besoin d’environ 2 lb (1 kg) de foin supplémentaire pour chaque tranche de 5 °C en dessous de −15 °C (5 °F), selon la qualité du fourrage et les facteurs individuels. [11] Cette donnée peut servir de repère général lors de la planification de l’alimentation par temps froid.

Chez les chevaux sujets à l’insuffisance pondérale, un apport calorique additionnel devient encore plus important durant l’hiver afin de prévenir la perte de poids. Travaillez avec votre vétérinaire ou votre nutritionniste équin afin de vous assurer que l’alimentation de votre cheval lui fournit un apport calorique suffisant.

Les stratégies à envisager peuvent inclure un changement du type de foin offert ou l’ajout de concentrés, tels que des aliments riches en gras, afin d’augmenter l’apport énergétique.

Renseignez-vous auprès du gestionnaire de votre écurie concernant ce qui est possible en matière d’adaptation du régime alimentaire. Par exemple, l’ajout de foin ou de concentrés peut impliquer que le cheval soit gardé au box ou sortie individuellement.

Comme pour tous les besoins particuliers en milieu de pension, une communication proactive et une planification réfléchie demeurent les meilleures façons d’assurer la santé et le bien-être du cheval tout au long de l’année.

Foire aux questions

Résumé

Afin de soutenir la santé et le confort de votre cheval, il est important de vous renseigner auprès de votre écurie de pension concernant leurs politiques pour les sorties extérieures.

  • Assurez-vous que votre cheval a accès à un abri protégé du vent et des intempéries, ou prévoyez d’utiliser des couvertures
  • Renseignez-vous auprès du gestionnaire de l’écurie sur l’accès au fourrage et à l’eau, qui soutiennent la production de chaleur et l’hydratation
  • Surveillez régulièrement l’ajustement des couvertures, l’état de chair et le comportement, particulièrement chez les chevaux âgés, tondus ou maigres
  • Soyez attentif aux signaux d’alerte tels que les frissons, la diminution de l’appétit, la léthargie ou une perte de poids soudaine, et communiquez avec votre vétérinaire si vous avez des inquiétudes
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Références

  1. Jaqueth. A. Managing Mud on Horse Farms. University of Minnesota Extension. 2024.
  2. Freckleton. M. and Barakat. C. Slip and Fall Injuries in Horses. Equus Magazine. 2018.
  3. Kauffmann. S. Preventing Snowballs. Horse Canada. 2018.
  4. McBride. G. E. et al. Metabolic Rate and Plasma Thyroid Hormone Concentrations of Mature Horses in Response to Changes in Ambient Temperature. Canadian Journal of Animal Science. 1985.
  5. Kingma. B. R. et al. Beyond the Classic Thermoneutral Zone. Temperature: Multidisciplinary Biomedical Journal. 2014.
  6. Mejdell. C. M. et al. Caring for the Horse in a Cold Climate—Reviewing Principles for Thermoregulation and Horse Preferences. Applied Animal Behaviour Science. 2020.
  7. White. R. Orsini. J. A. and Divers. T. J. Eds. Equine Emergencies: Treatment and Procedures. Fourth edition. Elsevier/Saunders, St. Louis, MO. 2014.
  8. Costa. L. R. R. and Paradis. M. R. Manual of Clinical Procedures in the Horse. Wiley Blackwell, Hoboken. 2018.
  9. Bellamy-Zions. J. Horses and H20: The Importance of Winter Water. Horse Canada. 2021.
  10. Feeding Horses During Winter. Government of Saskatchewan.