Foire aux questions
Les soins chiropratiques pour chevaux sont une forme de thérapie manuelle fréquemment utilisée dans les protocoles de traitement vétérinaires pour les boiteries légères et l’amélioration des performances. Les traitements chiropratiques se concentrent sur la mobilisation et la manipulation des articulations afin de réduire la douleur, d’améliorer la symétrie et d’augmenter l’amplitude de mouvement. [1]
De nombreux propriétaires intègrent les soins chiropratiques dans les soins de routine et d’entretien de leurs chevaux afin d’améliorer les performances et de réduire les risques de blessure. La chiropratique est sécuritaire lorsqu’elle est pratiquée par un professionnel qualifié.
Les traitements chiropratiques équins peuvent réduire les douleurs dorsales, cervicales ainsi que certains types de boiteries des membres. À l’heure actuelle, les douleurs dorsales et cervicales chez les chevaux sont celles pour lesquelles le plus de recherches existent. Ces études soutiennent l’utilisation de la mobilisation et de la manipulation des articulations.
Des études montrent également que ces traitements peuvent améliorer la souplesse, ce qui peut contribuer aux performances.
Chiropratique équine
La chiropratique équine est une approche thérapeutique visant à corriger les désalignements et les dysfonctionnements du système musculosquelettique.
Le traitement chiropratique consiste à mobiliser une articulation dans toute son amplitude de mouvement à des fins thérapeutiques. [1] Le déplacement d’une articulation dans différentes zones de son amplitude normale peut étirer les tissus mous environnants ou traiter une amplitude de mouvement réduite au sein même de l’articulation. [1]
Amplitude de mouvement
Les articulations du cheval ont trois amplitudes de mouvement possibles : active, passive et limite anatomique.
L’amplitude de mouvement active correspond à l’amplitude de mouvement produite naturellement lorsque les muscles du cheval bougent normalement. [1] Il s’agit généralement d’une amplitude limitée, car les tissus entourant l’articulation empêchent naturellement une extension ou une flexion excessive. [1]
L’amplitude de mouvement passive désigne l’amplitude possible lorsqu’un chiropraticien exerce une légère pression sur l’articulation lors de la flexion ou de l’extension, l’amenant au-delà de son amplitude active. [1] En présence d’une articulation saine, le praticien peut ressentir une résistance élastique à tout mouvement supplémentaire. À l’inverse, une articulation anormale peut présenter une résistance brusque. [1]
Les limites anatomiques représentent l’amplitude maximale qu’une articulation peut tolérer sans blessure. [1] Une force excessive ou des mouvements anormaux peuvent pousser une articulation au-delà de ces limites, entraînant des lésions du cartilage articulaire et des tissus mous. [1]
Lorsqu’ils effectuent une manipulation articulaire, les chiropraticiens amènent l’articulation jusqu’à ses limites anatomiques, sans toutefois les dépasser. [1] En raison du risque de lésions tissulaires, seuls des professionnels qualifiés devraient pratiquer ces manipulations.
Techniques chiropratiques
Chez les chevaux, les traitements chiropratiques vétérinaires reposent sur deux techniques principales : la mobilisation articulaire et la manipulation articulaire. [1]
La mobilisation articulaire consiste à faire bouger l’articulation de façon répétée dans son amplitude de mouvement passive afin d’étirer les tissus conjonctifs et d’assurer la symétrie des articulations. [1] Ces traitements visent à réduire la douleur et à améliorer la mobilité. [1]
La manipulation articulaire (ajustements) consiste à appliquer une force rapide et contrôlée pour amener une articulation au-delà de son amplitude passive, jusqu’à ses limites anatomiques. [1] Ces techniques ciblent les douleurs locales et les raideurs articulaires. [1]
Il est important de noter que ces techniques peuvent endommager les tissus si elles sont mal exécutées, d’où la nécessité de travailler avec un praticien qualifié. [1]
Examen musculosquelettique
Le traitement chiropratique comprend une évaluation complète du système musculosquelettique du cheval afin de déterminer l’amplitude de mouvement des articulations et d’orienter le traitement. [1]
Les zones susceptibles de bénéficier d’un traitement présentent généralement des symptômes tels que : [1]
- Une faiblesse
- Une asymétrie
- Une mobilité articulaire réduite ou excessive
- Des spasmes musculaires lors de la mobilisation articulaire
Les praticiens commencent généralement par examiner la tête, puis progressent vers l’arrière du cheval. [1] Les zones d’intérêt spécifiques comprennent : [1]
- Le mouvement de la mâchoire et des os hyoïdes (os rattachés à la langue)
- La flexion, l’extension et l’inclinaison des articulations entre les vertèbres cervicales
- Le mouvement de la colonne vertébrale thoracique
- La flexion, l’extension et l’inclinaison de la région lombo-sacrée (bas du dos)
- Le mouvement du bassin
- Le mouvement des membres dans toutes les directions
Colonne vertébrale
Pour évaluer la colonne, le praticien peut observer le cheval effectuer des activités normales, comme se coucher, se lever et se déplacer, afin de mesurer son amplitude de mouvement active. [2] Les « étirements de la carotte » sont également utiles pour évaluer la mobilité de la tête et de l’encolure. [2]
De plus, les vétérinaires utilisent les réflexes spinaux, des stimuli qui provoquent une flexion de la colonne vertébrale, afin d’évaluer sa mobilité et de détecter d’éventuels signes de douleur. Les principales techniques permettant de déclencher ces réflexes sont : [3]
- Une pression sur le sternum ventral
- Une pression simultanée au niveau du passage de sangle et de la croupe
- Une pression à la jonction entre le sacrum et les vertèbres caudales
- Une légère traction sur la queue
L’amplitude de mouvement passive de la colonne est évaluée en palpant chaque vertèbre (os spinal) individuellement, en les mobilisant latéralement une par une. [2] Pour ce faire, le praticien doit utiliser des blocs ou un tabouret afin de se surélever au-dessus du dos du cheval pour mobiliser chaque articulation dans toute son amplitude de mouvement. [1]
Bassin
Pour évaluer le bassin, une pression est exercée sur les pointes de la hanche et de la fesse pour « faire basculer » le bassin. Une pression sur le sommet de la croupe peut également fournir des informations utiles permettant d’évaluer la douleur de l’articulation sacro-iliaque. [1]
Membres
Pour examiner les membres, le praticien mobilise chaque articulation dans toute son amplitude active en flexion, en extension ainsi qu’en rotation interne et externe. [2] En appliquant une légère pression, il peut évaluer l’amplitude de mouvement passive dans un même temps. [2]
Souvent, le chiropraticien équin répète l’examen musculosquelettique après le traitement pour en évaluer l’efficacité et identifier les zones nécessitant d’autres interventions. [1]
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Effets sur les tissus
Les techniques de mobilisation et de manipulation articulaire stimulent la peau, le fascia (tissu conjonctif), les muscles, les ligaments et les autres tissus mous entourant les articulations. [1] Ces techniques agissent également sur les vaisseaux sanguins et lymphatiques, responsables du drainage des fluides, ce qui peut réduire l’enflure des tissus après le traitement. [1]
La stimulation tissulaire grâce aux soins chiropratiques peut améliorer les résultats de la rééducation, tels que le temps de guérison et l’intégrité des tissus réparés. Dans le cadre du processus de guérison, la réparation et le remodelage tissulaires dépendent de la stimulation des cellules via l’utilisation de l’articulation afin de restaurer une souplesse et une force normales. [1]
La chiropratique peut aussi stimuler les nerfs responsables de la douleur. [1] Les mécanorécepteurs, des capteurs spécialisés qui réagissent au toucher et à la pression, peuvent également être « reprogrammés » par les soins chiropratiques, permettant ainsi de rétablir des schémas de mouvement normaux chez les chevaux souffrant de douleurs ou de raideurs chroniques. [1]
Utilisation clinique
Les vétérinaires utilisent principalement la mobilisation et la manipulation articulaires pour traiter les affections musculosquelettiques, en particulier celles touchant les articulations ou les tissus environnants. [1]
Ces traitements sont souvent recommandés dans les cas de boiteries récurrentes ou chroniques, notamment si le problème ne répond pas adéquatement aux traitements conventionnels. [1]
Les chevaux présentant les symptômes suivants peuvent bénéficier d’un traitement chiropratique : [1][4]
- Spasmes musculaires
- Baisse des performances
- Douleurs lors du harnachement
- Raideurs généralisées
- Allures anormales non liées à une boiterie évidente
Les constatations fréquentes lors des examens physiques chez les chevaux susceptibles de bénéficier de la chiropratique comprennent : [1][4]
- Une incapacité à se tenir droit sur les quatre membres
- Des douleurs dorsales ou cervicales
- Une amplitude de mouvement réduite dans une articulation
- Des cicatrices ou une contraction des tissus mous autour d’une zone blessée
- Une asymétrie pelvienne
Mobilisation ou manipulation articulaire
Dans le contexte des soins chiropratiques, le choix entre la mobilisation et la manipulation dépend de la nature du dysfonctionnement ou de la maladie articulaires du cheval concerné. Les facteurs à prendre en compte incluent : [1]
- La formation et les compétences du praticien
- Les risques pour les tissus environnants
- La présence d’une blessure récente, très douloureuse ou inflammatoire
- L’emplacement de la blessure
« Les soins chiropratiques peuvent être un outil précieux pour la prise en charge des douleurs dorsales et des dysfonctionnements de la colonne vertébrale chez le cheval. Ils sont tout particulièrement indiqués pour les chevaux de performance présentant des raideurs récurrentes ou des schémas compensatoires dans les allures, ou lorsqu’on souhaite optimiser les capacités athlétiques d’un cheval. Le traitement doit toujours être précédé d’un examen physique complet et d’une évaluation de la boiterie afin d’écarter toute pathologie orthopédique ou neurologique sous-jacente. Il est essentiel que ces techniques soient effectuées par des professionnels qualifiés travaillant sous la supervision d’un vétérinaire. »
— Dre Jennifer Skaggs, D.M.V.Vétérinaire équin
Preuves scientifiques
De nombreux rapports et études de cas portent sur l’utilisation de la chiropratique pour traiter diverses affections chez le cheval. Cependant, peu d’études portant sur ces animaux comparent l’efficacité des soins chiropratiques à d’autres traitements ou à l’absence de traitement.
Il existe un nombre considérable de témoignages anecdotiques démontrant que les soins chiropratiques peuvent contribuer à corriger des anomalies de mouvement, à soulager des douleurs mineures et à aider les chevaux à fonctionner de façon optimale. Davantage de recherches sont nécessaires pour confirmer l’efficacité scientifique des traitements chiropratiques chez les chevaux.
Douleurs dorsales et cervicales
Les soins chiropratiques sont couramment utilisés pour le traitement des douleurs dorsales et cervicales chez les chevaux, en particulier les techniques de manipulation articulaire. [1]
Une étude a montré que la manipulation vertébrale améliorait la souplesse de la colonne thoracique et la tolérance à la douleur au niveau de la colonne thoracique des chevaux traités. Elle s’est également révélée plus efficace que les techniques de mobilisation vertébrale. [1]
Le traitement chiropratique des douleurs dorsales ou cervicales consiste généralement en une séance hebdomadaire durant trois semaines, mais des séances plus fréquentes peuvent être recommandées selon les cas. [3]
En médecine humaine, des protocoles de traitement par paliers sont souvent utilisés pour traiter les douleurs dorsales. [3] En se basant sur ces lignes directrices, certains vétérinaires incluent les soins chiropratiques dans le premier palier du traitement des douleurs dorsales chez le cheval, en combinaison avec des acupuncture, des étirements et la thérapie au laser. [3]
Si le cheval ne répond pas à ces traitements initiaux, des examens diagnostiques plus poussés et des plans de traitement plus agressifs sont nécessaires. [3]
Douleurs musculaires
Les études sur l’efficacité de la chiropratique dans le traitement des douleurs musculaires dorsales donnent des résultats variables.
Une étude portant sur des chevaux de performance western souffrant de douleurs dorsales d’apparition soudaine a montré une augmentation des douleurs musculaires après plusieurs séances de manipulation vertébrale sur 3 à 5 jours, suggérant que les symptômes étaient aggravés par le traitement. [4]
De même, une autre étude n’a constaté aucune amélioration des scores de douleur après trois séances de manipulation vertébrale. [4]
Cependant, d’autres recherches indiquent que les soins chiropratiques peuvent soulager les douleurs dorsales. Une étude a révélé qu’une seule séance de manipulation vertébrale a soulagé la douleur causée par la pression exercée sur le dos et ce, jusqu’à trois jours après le traitement. [9]
Une autre étude a démontré une augmentation du seuil de douleur le long du dos chez des chevaux traités par chiropratique comparativement aux chevaux non traités. [5]
Souplesse et amplitude de mouvement
La plupart des études portant sur la manipulation vertébrale chez le cheval montrent une amélioration de la souplesse et de l’amplitude de mouvement de la colonne après le traitement.
Deux études ont rapporté une amélioration de 15 % de la souplesse vertébrale, mesurée par l’amplitude verticale des mouvements, après des séances de manipulation vertébrale. [14] Les chevaux ayant reçu des séances hebdomadaires de mobilisation vertébrale ont montré une amélioration de 40 % de l’amplitude verticale après trois semaines de traitement. [4][6]
Allures et mouvements
La plupart des études ne montrent aucun effet significatif de la manipulation vertébrale sur les allures et les mouvements des chevaux.
Une étude évaluant les mouvements vertébraux et pelviens chez des chevaux montés souffrant de douleurs dorsales a révélé des changements variables après un seul traitement de manipulation vertébrale. [4][7] L’amplitude des mouvements de la colonne vertébrale et du bassin, ainsi que la symétrie des mouvements pelviens, ont augmenté immédiatement après le traitement.
Cependant, trois semaines après le traitement, ces valeurs étaient inférieures aux mesures initiales, probablement en raison de la réapparition des douleurs dorsales. [4][7] Le traitement chiropratique n’a pas eu d’effet significatif sur la longueur ni la durée des foulées. [7]
Une étude portant sur 38 chevaux de chasse et de saut d’obstacles a montré que le traitement chiropratique n’affectait ni la longueur, ni la symétrie, ni la cadence des foulées. [8] Malgré cela, les cavaliers, qui ne savaient pas quels chevaux avaient reçu un traitement chiropratique, ont rapporté une amélioration de la qualité du travail des chevaux ayant reçu un traitement, comparativement à ceux qui n’en avaient pas bénéficié. [8]
Une autre étude n’a révélé aucun changement dans les scores de boiterie chez les chevaux montés à la suite d’une manipulation vertébrale. [4][9] Toutefois, cette étude a montré que la chiropratique modifie la fonction musculaire pendant au moins 72 heures après le traitement, mais l’importance de ce changement demeure inconnue. [9]
Effets sur les performances
La plupart des études évaluant les effets de traitements chiropratiques via des sondages auprès des propriétaires de chevaux font état de résultats positifs. Cependant, ces études sont sujettes à erreur et il est possible qu’elles ne reflètent pas fidèlement l’efficacité du traitement.
Une étude a rapporté que les techniques de mobilisation vertébrale avaient amélioré les symptômes chez 95 % des chevaux dans les deux semaines suivant le traitement, selon les réponses des propriétaires. [15] Des résultats similaires ont été observés dans une étude à plus long terme évaluant l’amélioration six mois après un traitement chiropratique. [16]
Une autre étude basée sur un sondage a rapporté que 90 % des chevaux avaient repris le travail dans les 6 à 12 semaines suivant le traitement chiropratique. [14] Ces résultats peuvent être particulièrement pertinents puisque tous les chevaux de cette étude n’avaient montré aucune amélioration notable après des méthodes de traitement conventionnelles. [14] Douze mois après le premier traitement chiropratique, 53 % des chevaux retrouvaient leur niveau de performance antérieur, 31 % avaient un niveau de performance inférieur et 16 % ne pouvaient désormais plus être montés. [14]
Boiteries des membres
De nombreux vétérinaires utilisent la chiropratique pour traiter les boiteries provenant des membres. La chiropratique peut être particulièrement bénéfique dans les cas qui ne répondent pas aux traitements vétérinaires conventionnels ou qui récidivent après des traitements. [1]
Peu d’études formelles ont examiné les effets de la chiropratique sur les boiteries des membres chez les chevaux. [10] Une petite étude portant sur 10 chevaux sains a montré que le traitement chiropratique pouvait accroître l’amplitude des mouvements du genou et du jarret. [11]
Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer si la chiropratique est efficace pour traiter les boiteries des membres.
Choisir un chiropraticien équin
La chiropratique équine est un secteur non réglementé, sans exigences officielles de permis ou de formation pour pratiquer des soins chiropratiques sur les chevaux.
L’American Veterinary Medical Association et l’Association canadienne des médecins vétérinaires recommandent toutes deux que les soins chiropratiques ne soient effectués que par des vétérinaires agréés ou des docteurs en chiropratique. [11][12] Certains États et provinces exigent que l’utilisation du terme « chiropraticien » soit réservée aux professionnels détenant un permis dans l’un de ces domaines.
Les caractéristiques d’un chiropraticien équin dûment qualifié comprennent : [13]
- Vétérinaire agréé ou docteur en chiropratique
- Au moins 210 heures de formation supplémentaires en chiropratique équine
- Requiert une recommandation de votre vétérinaire actuel
- Possède sa propre assurance responsabilité civile
Effets secondaires
Le risque d’effets secondaires liés aux soins chiropratiques chez les chevaux demeure inconnu en raison du manque de recherches dans ce domaine. Cependant, très peu d’effets indésirables ont été rapportés à ce jour dans les études et rapports de cas. [1]
Il est particulièrement important de choisir un professionnel qualifié pour protéger votre cheval contre les risques de lésions des tissus mous causées par les manipulations chiropratiques.
De façon générale, les traitements chiropratiques ne devraient pas être effectués en présence d’inflammation active, d’infection ou de fractures osseuses. [1] Si la boiterie ou la douleur s’aggrave après le traitement, le cheval devrait être réexaminé par un vétérinaire et d’autres méthodes de traitement devraient être envisagées à l’avenir. [1]
Foire aux questions
Voici quelques questions fréquemment posées au sujet des soins chiropratiques chez les chevaux :
Les soins chiropratiques équins sont une thérapie manuelle qui vise à ajuster et à mobiliser les articulations afin de corriger les désalignements et les dysfonctionnements du système musculosquelettique d’un cheval. Ils sont souvent utilisés pour réduire la douleur, améliorer les mouvements et optimiser le rendement global. [1][14][15] Les soins chiropratiques équins ne devraient être effectués que par un praticien qualifié.
Les traitements chiropratiques peuvent soulager les douleurs au dos et au cou, améliorer la souplesse articulaire et, dans certains cas, soutenir la réadaptation pendant la guérison des tissus. De nombreux propriétaires de chevaux les utilisent aussi pour optimiser le rendement et réduire le risque de blessures futures. [1][14] Les soins chiropratiques équins ne devraient être effectués que par un praticien qualifié.
Les deux principales techniques sont la mobilisation articulaire, qui consiste en des mouvements répétitifs à l’intérieur de l’amplitude de mouvement passive d’une articulation, et la manipulation articulaire, une force contrôlée appliquée près des limites anatomiques de l’articulation. Les deux visent à améliorer la mobilité et à réduire la douleur. [1] Les soins chiropratiques équins ne devraient être effectués que par un praticien qualifié.
Les soins chiropratiques sont couramment utilisés pour des problèmes musculosquelettiques tels que les douleurs au dos ou au cou, la raideur, une baisse de performance et de subtiles anomalies de la démarche. Ils sont aussi utiles en cas de boiterie chronique ou récurrente qui ne répond pas aux traitements conventionnels. [1][4] Les soins chiropratiques équins ne devraient être effectués que par un praticien qualifié.
Les soins chiropratiques équins ne devraient être effectués que par un praticien qualifié. Recherchez des professionnels qui sont des vétérinaires titulaires d’un permis d’exercice ou des Doctors of Chiropractic ayant au moins 210 heures de formation supplémentaire en chiropratique équine. Ils devraient aussi travailler en collaboration avec votre vétérinaire et avoir une assurance responsabilité civile. [13]
Résumé
- La chiropratique équine consiste en des techniques de mobilisation et de manipulation articulaires visant à traiter les boiteries et les troubles musculosquelettiques
- Les traitements chiropratiques visent à restaurer l’amplitude de mouvement des articulations
- Les données scientifiques les plus probantes soutiennent l’utilisation de la manipulation vertébrale comme traitement des douleurs dorsales
- À l’heure actuelle, les preuves scientifiques concernant l’utilisation de la chiropratique pour les boiteries des membres sont limitées, mais des preuves anecdotiques soutiennent son utilisation
Références
- Haussler. K.K. Joint Mobilization and Manipulation for the Equine Athlete. Veterinary Clinics of North America: Equine Practice. 2016. View Summary
- Haussler. K.K. Review of Manual Therapy Techniques in Equine Practice. Journal of Equine Veterinary Science. 2009.
- Haussler. K.K. and Holt. T.N. Spinal Mobilization and Manipulation in Horses. Veterinary Clinics of North America: Equine Practice. 2022. View Summary
- Haussler. K.K. et al. A Systematic Review of Musculoskeletal Mobilization and Manipulation Techniques Used in Veterinary Medicine. Animals. 2021. View Summary
- Sullivan. K.A. et al. The Effects of Chiropractic. Massage and Phenylbutazone on Spinal Mechanical Nociceptive Thresholds in Horses without Clinical Signs. Equine Veterinary Journal. 2008. View Summary
- Haussler. K.K. et al. Efficacy of Spinal Manipulation and Mobilisation on Trunk Flexibility and Stiffness in Horses: A Randomised Clinical Trial. Equine Veterinary Journal. 2010. doi: 10.1111/j.2042-3306.2010.00241.x. View Summary
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- Acutt. E.V. et al. Evaluation of the Effects of Chiropractic on Static and Dynamic Muscle Variables in Sport Horses. Journal of Equine Veterinary Science. 2019.
- Haussler. K.K. The Role of Manual Therapies in Equine Pain Management. Veterinary Clinics of North America: Equine Practice. 2010. View Summary
- Guest. J. and Cunliffe. C. The Effects of Chiropractic Treatment on The Range of Motion of the Carpus and Tarsus of Horses. Equine Veterinary Journal. 2014.
- Integrative veterinary medicine. . AVMA. 2024.
- AVCA Approved Post Graduate Programs. American Veterinary Chiropractic Association (AVCA). 2024.
- Haussler. K.K. et al. Effects of Vertebral Mobilization and Manipulation on Kinematics of the Thoracolumbar Region. AJVR. 2007. View Summary
- Ahern. T. J. Cervical Vertebral Mobilization Under Anesthetic (CVMUA) a Physical Therapy for the Treatment of Cervico-Spinal Pain and Stiffness. Journal of Equine Veterinary Science. 1994.
- Colles. C. M. et al. The Osteopathic Treatment of Somatic Dysfunction Causing Gait Abnormality in 51 Horses. Equine Veterinary Education. 2014.










