La reproduction d’une jument représente un investissement important de temps et de ressources, mais les retombées potentielles sont considérables. Du moment où vous êtes témoin des premiers pas de votre poulain nouveau-né jusqu’à la célébration de ses succès en compétition équestre, l’expérience est inoubliable.
Les juments ont une longue période de gestation, la durée moyenne se situant entre 335 et 350 jours, soit environ 11 mois. Toutefois, la gestation peut varier entre 320 et 360 jours. [1][2]
À l’approche de la fin de la gestation, il est important de demeurer attentif aux changements indiquant que le poulinage est imminent. La reconnaissance de ces signes permet de prendre les dispositions nécessaires et d’assurer des soins appropriés pendant le processus de mise bas.
Heureusement, 90 % des poulinages ne nécessitent aucune intervention humaine. Toutefois, lorsque des complications surviennent, une intervention rapide est cruciale pour protéger la santé et le bien-être de la jument et de son poulain. [1]
Dans l’article qui suit, nous aborderons les 11 principaux signes indiquant que votre jument est prête à pouliner. Nous traiterons également des préparatifs essentiels à la mise bas (aussi appelée parturition), notamment le contenu requis pour votre trousse de poulinage et la façon de reconnaître les différentes phases du travail.
Poulinage chez les juments
Une préparation adéquate au poulinage contribue à assurer la santé et la sécurité de la jument et de son poulain. Bien que moins de 10 % des gestations soient associées à une dystocie (difficulté à mettre bas), une intervention rapide demeure essentielle lorsque des problèmes surviennent. [1]
De nombreux facteurs peuvent influencer la durée de la gestation, notamment l’âge de la jument, ses gestations antérieures, le sexe du fœtus, la génétique et la saison. [1][3][4] Pour cette raison, il peut être difficile de prédire avec précision la date exacte du poulinage.
Des examens vétérinaires réguliers permettent de suivre l’évolution de la jument et d’estimer plus précisément la période probable pour le poulinage, mais il n’existe aucune méthode infaillible pour prévoir à l’avance le début du travail.
La meilleure façon d’anticiper le déclenchement du travail consiste plutôt à observer les changements comportementaux et physiques de votre jument à l’approche de la date prévue. Parmi les signes révélateurs d’un poulinage imminent, on retrouve une variation de la température corporelle et des changements de la forme de la mamelle, ainsi que l’apparition de cire au niveau des trayons.
Gardez à l’esprit que la majorité des juments poulinent durant la nuit, qui est une période généralement plus calme. [5] C’est pourquoi il est important que les propriétaires de chevaux sachent reconnaître les signes indiquant un poulinage imminent afin de pouvoir offrir une assistance adéquate au moment opportun.
Calculateur de poulinage
Un calculateur de poulinage peut vous aider à estimer le moment où votre jument mettra bas en fonction de la date de sa dernière saillie. Bien qu’un calculateur ne puisse garantir une date exacte en raison de la variabilité de la durée de gestation, il peut vous fournir une approximation utile pour mieux vous préparer.
Inscrivez ci-dessous la date de la dernière saillie de votre jument afin d’obtenir une estimation de la période de poulinage, basée sur les durées moyennes de gestation.
Les poulains nés avant 320 jours de gestation sont considérés comme prématurés et peuvent avoir besoin de soins vétérinaires plus intensifs.
11 signes de poulinage chez la jument
Dans la section suivante, nous décrivons les changements physiques couramment observés chez la jument à l’approche du poulinage. Rappelez-vous que chaque jument est unique : certaines manifestent ces changements plusieurs semaines à l’avance, tandis que d’autres ne les présentent que quelques jours avant la mise bas.
Il est possible que les juments primipares, soit celles qui vivent leur première gestation, ne suivent pas un calendrier typique. [11] Il est donc important de porter une attention particulière tout au long de leur gestation afin d’assurer que la mise bas se déroule sans problème.
1) Développement des glandes mammaires
À la naissance, le poulain dépend entièrement du colostrum et du lait de sa mère pour combler l’ensemble de ses besoins nutritionnels. Durant la gestation, les glandes mammaires de la jument subissent plusieurs transformations afin de préparer la lactation après le poulinage.
Dès 4 à 6 semaines avant la parturition, vous pourriez remarquer que la mamelle de votre jument devient plus ferme et plus volumineuse. L’augmentation de volume est généralement plus marquée au cours des deux dernières semaines précédant la naissance. [2]
Cette augmentation de volume est attribuable au fait que les tissus mammaires de la mamelle commencent à produire du lait. À mesure que la date prévue du poulinage approche, les deux moitiés de la mamelle se remplissent davantage de lait et deviennent plus fermes au toucher.
La mamelle peut alors prendre une apparence plus carrée, la séparation entre les deux moitiés devenant moins visible. Il est également possible d’observer un certain œdème ou un gonflement autour de la mamelle, qui peut parfois avoir une texture semblable à de l’argile.
Figure 1 : Cette image illustre l’évolution hebdomadaire des glandes mammaires à l’approche du poulinage.

Figure 2 : Cette image montre l’œdème ou le gonflement pouvant se former autour des glandes mammaires.

2) Changements comportementaux
À l’approche du poulinage, votre jument peut manifester divers changements de comportement. Une bonne connaissance de sa personnalité et la capacité de reconnaître ces modifications permettent d’anticiper le poulinage et d’offrir le soutien nécessaire. [10]
Voici quelques changements comportementaux fréquents observés chez les juments à l’approche de la mise bas : [17][21]
Agitation : l’un des premiers signes d’un poulinage imminent est une agitation accrue. La jument peut marcher davantage, sembler nerveuse ou changer fréquemment de position.
Relèvement de la queue : à mesure que les contractions débutent et s’intensifient, la jument peut relever fréquemment la queue. Cette réaction est liée à l’inconfort ressenti lorsque le poulain commence à se positionner.
Perte d’appétit : à l’approche de la parturition, la jument peut montrer moins d’intérêt pour la nourriture, même si elle mange généralement bien.
Mictions fréquentes : les juments urinent souvent plus fréquemment dans les heures précédant la mise bas, en partie en raison de la pression exercée par le poulain sur la vessie.
Observation des flancs : la jument peut tourner la tête de façon répétée pour regarder ses flancs ou son abdomen. Ce comportement serait lié aux mouvements du poulain et à l’inconfort associé aux premières contractions.
Isolement : au sein d’un troupeau, une jument sur le point de pouliner peut s’éloigner du groupe afin de trouver un endroit isolé pour mettre bas.
Comportement de nidification : certaines juments manifestent un comportement de nidification, grattant le sol avec les antérieurs pour créer une dépression ou un « nid » où elles poulineront.
Transpiration : il est fréquent que les juments commencent à transpirer, particulièrement au niveau des flancs et de l’encolure, à mesure que le travail progresse.
Tremblements musculaires : certaines juments présentent des tremblements ou des contractions musculaires, surtout au niveau des flancs, lorsque les contractions deviennent plus intenses.
Augmentation des périodes en décubitus : la jument peut se coucher et se relever à plusieurs reprises, tentant de trouver une position confortable pendant les contractions.
3) Relâchement du bassin
À l’approche du poulinage, la jument subit divers changements physiologiques visant à faciliter le processus de mise bas. L’un des changements les plus marqués est le relâchement ou l’assouplissement du bassin. [12]
L’hormone appelée relaxine joue un rôle clé dans ce processus. Produite en quantités importantes en fin de gestation, la relaxine contribue à détendre les muscles de l’utérus et les ligaments pelviens afin de faciliter le passage du poulain dans le canal génital. [12]
D’autres changements observés avant le poulinage comprennent :
- Un allongement du périnée, incluant l’anus, la vulve et la peau adjacente [2][10]
- Un relâchement des ligaments pelviens autour de la croupe [11]
- Un assouplissement des muscles entourant la queue, entraînant une faible résistance lors de sa mobilisation
- Un allongement de la vulve, parfois accompagné d’écoulements vaginaux 24 à 48 heures avant le poulinage [10]
Figure 3 : L’image 1 montre le relâchement du périnée cinq jours avant la mise bas ; l’image 2 illustre le relâchement du périnée dans les heures précédant la parturition

4) Remplissage des trayons
À mesure que la jument approche de la mise bas, la mamelle continue de se remplir de lait. La pression à l’intérieur des glandes mammaires augmente, ce qui entraîne une distension ou un élargissement des trayons. [2]
Cette augmentation de volume permet au poulain de têter correctement le trayon et d’extraire efficacement le colostrum si important, puis le lait.
Bien que le moment précis puisse varier d’une jument à l’autre, le remplissage des trayons survient généralement 2 à 7 jours avant le poulinage.
5) Changements abdominaux
Un autre signe indiquant que le poulinage est imminent est un changement visible de la silhouette abdominale de la jument. Ce phénomène est causé par le déplacement du poulain dans l’utérus, qui prend la position appropriée pour la naissance.
L’abdomen de la jument s’abaisse à mesure que les muscles abdominaux se relâchent, formant une pointe saillante. [10] Certaines juments portent leur poulain davantage d’un côté tout au long de la gestation, mais l’abdomen tend à devenir plus symétrique à l’approche du poulinage.
6) Apparition de cire sur les trayons
L’apparition de cire correspond à la formation de petites billes jaunâtres, cireuses à l’extrémité des trayons de la jument. Cette substance est composée de colostrum épaissi, soit le premier lait produit par la jument, qui est riche en anticorps et en autres nutriments essentiels.
À l’approche de la parturition, les glandes mammaires commencent à produire du colostrum. Lorsque la pression augmente dans la mamelle en raison de l’accumulation de ce colostrum, de petites quantités peuvent s’écouler et sécher sur les trayons, formant une substance cireuse ressemblant à des gouttelettes de lait durcies. [2][10]
Entre 70 et 95 % des juments présentent une apparition de cire sur les trayons avant le poulinage. Ce signe est plus fréquent dans les 6 à 48 heures précédant le poulinage, mais il peut survenir jusqu’à deux semaines à l’avance ou ne pas apparaître du tout. [2][9][10]
7) Écoulement de lait par les trayons
Quelques heures avant la mise bas, le lait peut commencer à suinter ou à couler à partir des trayons de votre jument. L’augmentation de la pression dans les trayons entraîne l’écoulement du colostrum. [2]
Notez attentivement la durée de cet écoulement, surtout en cas de perte importante de colostrum. Si tel est le cas, il peut être nécessaire de donner un supplément de colostrum au poulain afin de s’assurer qu’il reçoive un apport nutritionnel adéquat et de soutenir le transfert passif d’immunité.
Figure 4 : L’image 1 montre la présence de cire sur les trayons un jour avant le poulinage ; l’image 2 montre l’écoulement de colostrum par les trayons la nuit du poulinage

8) Variations de la température corporelle
Les variations de la température corporelle d’une jument peuvent être utilisées de façon fiable pour prédire le début de la parturition. Des études démontrent que la température corporelle moyenne diminue de 0,3 °C le jour du poulinage comparativement aux cinq jours précédents. [13]
Une baisse de température plus marquée constitue un indicateur encore plus fiable d’un travail imminent. Lorsqu’on observe une diminution de 0,5 °C ou plus, la probabilité que la jument pouline dans les 12 heures suivantes dépasse 95 %. [13]
Cependant, ce ne sont pas toutes les juments qui suivent cette tendance. Un rapport décrit une augmentation de la température environ 90 minutes avant la mise bas. [14]
Si vous souhaitez utiliser les variations de température pour prédire le poulinage, il est essentiel de mesurer la température de votre jument régulièrement et toujours au même moment de la journée afin d’établir sa température corporelle moyenne.
9) Modifications de la couleur du lait
La couleur et la consistance du lait de votre jument changent généralement un à trois jours avant la parturition. [17]
Lorsque la mamelle se remplit pour la première fois, le liquide est mince, clair et aqueux. À mesure que le poulinage approche, ce liquide se transforme en colostrum, une substance beaucoup plus épaisse et plus collante. [2] Chez certaines juments, le colostrum est de couleur ambrée ou jaunâtre, tandis que chez d’autres, il est blanc.
Figure 5 : L’image 1 montre les sécrétions lactées 10 jours avant la parturition ; l’image 2 montre les sécrétions lactées quelques heures avant le poulinage

10) Teneur minérale du lait
Les minéraux contenus dans le colostrum et le lait de la jument sont essentiels au bon développement osseux du poulain nouveau-né.
Au cours des deux à quatre derniers jours précédant le poulinage, les concentrations de calcium, de potassium et de magnésium dans le lait de votre jument augmentent, tandis que les concentrations de sodium et de chlorure diminuent. [2][9][15]
Le suivi de ces changements prévisibles dans le lait de votre jument permet d’anticiper le début de la mise bas.
Des études démontrent que les variations des concentrations de carbonate de calcium peuvent être utilisées pour déterminer le moment probable du poulinage. Au cours de cette étude, lorsque les concentrations de carbonate de calcium dans des échantillons dilués étaient inférieures à 200 ppm, 98 % des juments n’ont pas pouliné dans les 24 heures suivantes. [10][16]
Mesure des variations de la teneur minérale
La méthode la plus économique pour faire le suivi des variations des concentrations minérales consiste à utiliser un test de dureté de l’eau. [9] Ces tests sont conçus pour mesurer la concentration de minéraux, notamment le calcium et le magnésium, dans l’eau, mais ils peuvent également détecter des variations dans le lait d’une jument.
À l’approche du poulinage, on observe une augmentation marquée de la teneur en calcium du lait. Une hausse soudaine ou une augmentation constante des concentrations de calcium peut indiquer que le poulinage est imminent.
Bien que les tests de dureté de l’eau soient faciles à utiliser et fournissent des résultats rapides, ils ne sont pas spécifiques aux chevaux et sont sujets à des erreurs d’interprétation. C’est pourquoi il est préférable d’utiliser une trousse d’analyse conçue spécifiquement pour les chevaux, comme Predict-a-Foal ou FoalWatch, afin de prédire le début de la parturition.
Predict-a-Foal
- Fonctionnement : ce test aide à prédire la probabilité qu’une jument pouline dans les 12 heures en détectant la concentration de calcium dans le lait de la jument. Une augmentation marquée du calcium est associée à un poulinage imminent.
- Procédure : la trousse comprend généralement des bandelettes réactives qui changent de couleur selon la concentration de calcium dans le lait de la jument. En comparant la couleur de la bandelette au nuancier fourni, il est possible d’estimer la concentration de calcium et, par conséquent, la probabilité d’un poulinage imminent.
Trousse FoalWatch
- Fonctionnement : cette trousse mesure les concentrations de carbonate de calcium dans le lait afin de prédire le poulinage dans un intervalle de temps donné.
- Procédure : la trousse FoalWatch utilise une titration, un procédé au cours duquel le lait de la jument est mélangé à un réactif jusqu’à l’apparition d’une réaction précise (comme un changement de couleur). Le point auquel ce changement se produit fournit une indication de la concentration de calcium dans le lait.
11) pH du lait
En plus des changements dans la concentration des minéraux, la valeur du pH du lait diminue également à mesure que la mise bas approche. Le lait initial produit dans la mamelle est plus alcalin, avec un pH d’environ 8,0. À mesure que ce liquide se transforme en colostrum, le pH diminue pour atteindre 7,0 ou moins. [15] Cette évolution correspond aux variations observées dans les concentrations minérales du lait.
Cette variation prévisible de la valeur du pH peut également servir d’indicateur du début du poulinage chez la jument.
Une étude a rapporté que 80 % des juments ont pouliné dans les 24 heures suivant une baisse du pH de leur lait sous 7,0. [15] Chez les juments dont le pH du lait était inférieur à 6,4, les valeurs de pH se sont révélées encore plus révélatrices, avec 96,3 % des juments ayant pouliné au cours des 24 heures suivantes. [17]
Mesure des variations du pH
La façon la plus simple de mesurer le pH du lait de votre jument consiste à utiliser des bandelettes d’analyse pour piscine. Bien qu’elles soient conçues pour mesurer le pH de l’eau des piscines, ces bandelettes sont suffisamment sensibles pour détecter les variations du pH du lait de jument. Plusieurs de ces bandelettes permettent également de mesurer la dureté calcique.
Pour les éleveurs recherchant une plus grande précision, les sondes de pH offrent un niveau d’exactitude supérieur à celui des bandelettes. Les sondes de pH sont des dispositifs électroniques qui fournissent des lectures numériques du pH, ce qui réduit le risque d’erreurs d’interprétation.
Figure 6 : l’image 1 montre le pH du lait d’une jument 14 jours avant la mise bas ; l’image 2 montre le pH du lait quelques heures avant le poulinage

Se préparer au poulinage
À l’approche de la date prévue pour la mise bas, assurez-vous que l’environnement de votre jument est calme et sécuritaire et que vous disposez de tout le matériel nécessaire pour l’assister durant le processus de parturition.
Si votre jument doit être déplacée vers une autre ferme pour le poulinage, il est recommandé de la transférer plusieurs mois à l’avance avant la date prévue de mise bas. Cela lui laissera le temps de s’adapter à son nouvel environnement et à son nouveau groupe social, ce qui contribue à réduire le stress. [2]
Un délai d’adaptation suffisant permet également au système immunitaire de la jument de produire des anticorps contre les nouveaux microbes ou bactéries auxquels elle pourrait être exposée. Cela lui permettra de transmettre une protection immunitaire adéquate à son poulain par l’entremise des immunoglobulines présentes dans son colostrum (premier lait).
Que vous optiez pour une mise bas au box ou au pâturage, assurez-vous que l’endroit soit propre, sécuritaire et confortable :
- Désinfectez l’espace afin de réduire le risque d’infections.
- Éliminez tout danger potentiel et assurez-vous que la zone est bien clôturée et protégée.
- Si vous utilisez un box, prévoyez une litière épaisse pour amortir les chocs et protéger la jument et le poulain.
Malgré une préparation optimale, des complications peuvent survenir. Familiarisez-vous avec les signes de dystocie (mise bas difficile) et soyez prêt à appeler votre vétérinaire au besoin.
Préparer votre trousse de poulinage
L’assemblage de votre trousse de poulinage constitue l’une des étapes les plus importantes de la préparation à la naissance de votre poulain. Cette trousse contient tout l’équipement nécessaire pour assurer la santé de la jument et du poulain et pour faire face à toute situation d’urgence.
Vous trouverez ci-dessous une liste de quelques articles de base que votre trousse de poulinage peut contenir. [18] Toutefois, de nombreux autres articles pourraient s’avérer utiles. N’hésitez pas à en discuter avec votre vétérinaire.
Plan d’urgence et numéros de téléphone
Bien que la majorité des mises bas se déroulent sans incident, il est toujours préférable d’être préparé. Discutez à l’avance des différents scénarios possibles avec votre vétérinaire afin de savoir comment intervenir si une situation problématique survient.
Assurez-vous également d’avoir le numéro de téléphone de votre vétérinaire à portée de main en cas d’urgence.
Lampe de poche ou lampe frontale
Les juments ont une tendance naturelle à pouliner la nuit, un comportement instinctif qui, à l’état sauvage, contribuerait à les protéger des prédateurs.
Dans ce contexte, il peut être utile d’avoir une lampe de poche ou une lampe frontale dans votre trousse de poulinage. Si votre jument doit pouliner dans un box, une source d’éclairage fixe peut être préférable au cas où il vous serait nécessaire d’intervenir.
Thermomètre et stéthoscope
Il est important de surveiller les signes vitaux de la jument et du poulain dans les heures et les jours suivant la mise bas. La fièvre constitue souvent l’un des premiers indicateurs d’un problème.
La température corporelle normale chez la jument et le poulain nouveau-né est la suivante :
- Jument : 37,2 – 38,6°C (99 – 101.5°F)
- Poulain : 37,5 – 39°C (99.5 – 102.1°F)
Il est généralement recommandé de prendre la température du poulain avant celle de la jument afin d’éviter un transfert accidentel de bactéries sur le thermomètre.
Vous pouvez également utiliser un stéthoscope pour vérifier la fréquence cardiaque de la jument et du poulain. Chez les équidés, le cœur se situe du côté gauche, juste derrière le coude du membre antérieur.
Pour prendre le pouls, placez le stéthoscope contre la peau et écoutez attentivement les battements cardiaques. Une méthode simple consiste à compter le nombre de battements pendant 15 secondes, puis à multiplier par quatre afin d’obtenir le nombre de battements par minute.
Si vous ne disposez pas d’un stéthoscope, vous pouvez également utiliser votre main pour percevoir les battements cardiaques du poulain au même endroit.
La fréquence cardiaque normale chez la jument et le poulain nouveau-né est la suivante :
- Jument : 28 – 40 battements par minute
- Poulain : 80 – 120 battements par minute
Savon et essuie-tout
Les poulains naissent avec un système immunitaire encore immature; il est donc important de limiter leur exposition aux bactéries et à d’autres agents pathogènes.
Avant la mise bas, lavez la vulve, la mamelle et les trayons de la jument avec de l’eau tiède savonneuse et des essuie-tout afin d’éliminer toute saleté. Effectuez cette étape délicatement, car les glandes mammaires peuvent être sensibles.
Gants
Les gants sont utiles pour garder vos mains propres et éviter l’introduction de bactéries lors du nettoyage de la mamelle et de la vulve de la jument avant la parturition.
Prévoyez également une paire de gants pour ramasser le placenta et nettoyer le box après la naissance.
Bandage de la queue
Bien que cela ne soit pas indispensable, vous pouvez choisir de bander la queue de la jument avant la mise bas. Le bandage permet de garder les crins propres et dégagés.
Les juments qui ne sont pas habituées à avoir la queue bandée peuvent être inconfortables au début. Retirez le bandage après le poulinage afin de ne pas gêner la circulation sanguine.
Parmi les options possibles pour bander la queue, on retrouve les bandages vétérinaires auto-adhésifs, les bandages de repos ou les bandages de polo.
Serviettes
La mise bas peut être salissante; il est donc utile d’avoir des serviettes à portée de main. Une fois que la jument a eu l’occasion de lécher son poulain et d’établir un lien avec lui, vous pouvez utiliser les serviettes pour terminer de le sécher, surtout s’il est né par mauvais temps.
Désinfection du moignon ombilical
Après la naissance, le cordon ombilical devrait se rompre et se coaguler. Inspectez le moignon ombilical (nombril) du poulain afin de détecter tout écoulement ou gonflement anormal.
Si tout semble normal, vous pouvez tremper le moignon ombilical dans une solution désinfectante douce, comme la chlorhexidine, afin de prévenir l’infection et de favoriser la fermeture des vaisseaux sanguins du cordon. [18]
La façon la plus simple de procéder consiste à remplir un petit contenant en plastique jetable ou un gobelet en carton avec la solution désinfectante, puis à y immerger le moignon ombilical. Cette opération doit être effectuée plusieurs fois par jour au cours des premiers jours.
Lavement
Les premières matières fécales du poulain sont appelées méconium. Il s’agit d’une substance foncée, épaisse et collante. Le méconium se forme in utero et se compose de sécrétions intestinales desquamées, de liquide amniotique, de débris cellulaires et de mucus. [19]
En raison de sa consistance, le méconium peut être difficile à évacuer pour le poulain. S’il n’est pas éliminé dans les 12 heures suivant la naissance, il peut entraîner une obstruction de méconium, la cause la plus fréquente de coliques chez les poulains nouveau-nés.
Dans de telles situations, l’administration d’un lavement peut aider le poulain à évacuer le méconium. [19]
Ciseaux
Dans de rares cas, le placenta se détache prématurément de l’utérus de la jument, entraînant la naissance du poulain alors qu’il est encore enveloppé dans le placenta. Cette situation est appelée « placenta en sac rouge », en raison de l’aspect rouge et velouté du placenta.
Une mise bas impliquant un « placenta en sac rouge » nécessite une intervention immédiate, car le poulain ne peut pas respirer et se retrouve privé d’oxygène. [20] La personne qui supervise le poulinage doit immédiatement pratiquer une incision du placenta afin de permettre au poulain de respirer.
Il faut faire preuve de prudence pour éviter de blesser le poulain. Certains éleveurs préfèrent utiliser un couteau de poche ou une lame de scalpel.
Ficelle et manchons de palpation
Afin d’éviter toute infection, la jument doit expulser le placenta dans un délai de une à six heures après la naissance du poulain.
Il est essentiel de laisser la jument expulser le placenta d’elle-même et de ne jamais tirer dessus. Tirer sur le placenta peut provoquer une déchirure et entraîner sa rétention. Une rétention placentaire peut représenter une complication potentiellement mortelle pour la jument.
Cependant, il est possible de faire un nœud dans le placenta et de l’empêcher de tomber au sol à l’aide d’une ficelle. Le placenta noué doit être attaché au-dessus du jarret afin d’optimiser l’effet de la gravité et d’éviter que la jument ne marche dessus.
À mesure que la jument commence à expulser le placenta, continuez à le nouer au-dessus des jarrets. Si elle éprouve des difficultés à l’expulser, on peut ajouter un petit poids (5 lb ou 2,25 kg) en attachant au placenta une serviette mouillée ou un manchon de palpation rempli d’eau ou de sable.
Le fait d’attacher le placenta permet également de s’assurer qu’il demeure intact, afin de pouvoir l’examiner ultérieurement au besoin.
Étapes de la mise bas
La mise bas, ou le processus de mise au monde, se divise en trois étapes distinctes. La compréhension de ces étapes et du déroulement normal du processus de naissance vous aidera à intervenir rapidement en cas de complication.
Étape 1 : Travail
Lors de la première étape de la mise bas, la jument commence à avoir des contractions et le poulain se place en position de naissance.
La durée du travail varie considérablement d’une jument à l’autre. De nombreux facteurs influencent la durée du travail, notamment le nombre de gestations antérieures de la jument. [2]
Pour la plupart des juments, le processus dure de 30 minutes à 4 heures et comporte des signes ressemblant à des coliques, notamment : [2][21]
- De l’agitation
- Des allées et venues
- L’observation des flancs
- Des soulèvements ou des fouaillements de la queue
- Des mictions fréquentes
- Une transpiration
- Une jument qui se couche et se relève fréquemment
Cette étape de la mise bas se termine par la rupture de la membrane chorioallantoïque, une membrane qui entoure le fœtus en développement dans l’utérus. La membrane chorioallantoïque joue un rôle essentiel dans les échanges de gaz et de nutriments entre la jument et son poulain en développement.
Lorsque la jument est sur le point de mettre bas, la rupture ou la déchirure de cette membrane entraîne l’écoulement du liquide allantoïdien, un phénomène communément appelé la « perte des eaux ».
Étape 2 : Expulsion du poulain
L’étape suivante de la parturition est l’expulsion du poulain, qui dure généralement entre 15 et 30 minutes.
Communiquez avec votre vétérinaire si plus de 30 minutes se sont écoulées depuis la rupture de la membrane chorioallantoïque et que le poulain ne progresse pas. Cela peut indiquer une complication nécessitant une intervention.
Le poulain devrait sortir les antérieurs en premier, suivis du nez, ce que l’on appelle une présentation antérieure en extension. Toute autre présentation indique une dystocie et requiert l’intervention d’un vétérinaire.
Contactez également votre vétérinaire si la jument force excessivement ou montre des signes de détresse pendant l’expulsion. Si le poulain subit des complications ou des traumatismes pendant la naissance, il est important que votre vétérinaire l’examine afin de détecter tout signe de syndrome d’inadaptation néonatale, aussi appelé syndrome du poulain factice.
Une fine membrane blanche appelée amnios recouvre le poulain lors de la naissance. L’amnios se rompt facilement lorsque le poulain bouge. Toutefois, si l’amnios recouvre le nez du poulain, il doit être retiré afin de prévenir l’asphyxie. [22]
Cette étape de la parturition se termine lorsque le poulain est complètement expulsé.
Étape 3 : Expulsion du placenta
Après la naissance du poulain, l’expulsion des membranes fœtales (placenta et amnios) est essentielle pour protéger la santé de la jument et lui permettre de se reproduire de nouveau à l’avenir.
Si la jument expulse le placenta peu après la naissance, le fait de l’attacher et d’y ajouter un léger poids peut favoriser une expulsion plus rapide. Si le placenta n’a pas été expulsé après trois heures, votre vétérinaire peut administrer de l’ocytocine afin de stimuler les contractions utérines. [23]
Le placenta doit être examiné afin d’évaluer la santé utérine et de détecter tout signe de placentite. Le poids des membranes fœtales peut également servir à estimer le poids du poulain. Généralement, les membranes fœtales représentent environ 10 % du poids du poulain à la naissance. [24]
Soins après le poulinage
Faites preuve de prudence lorsque vous entrez dans le box de la jument pendant le travail ou après la mise bas. Certaines juments sont très protectrices envers leur poulain et peuvent se montrer agressives. Ne vous placez jamais entre la jument et son poulain.
Il est important de laisser la jument créer un lien avec son poulain, tout en surveillant attentivement les deux pour détecter tout signe de détresse ou de complication.
Une fois le poulain né, assurez-vous qu’il respire bien et qu’il est alerte. Il devrait se lever sans aide dans l’heure suivant la naissance. Il devrait commencer à téter peu après s’être levé afin de recevoir le colostrum de la jument, qui lui fournit des anticorps essentiels.
Dans les 24 heures suivant le poulinage, faites examiner la jument et le poulain par un vétérinaire afin de confirmer qu’ils sont en bonne santé.
Colostrum
Il est important de veiller à ce que votre poulain reçoive une quantité suffisante de colostrum de sa mère afin de favoriser le développement de son système immunitaire et de le protéger contre les maladies.
Le colostrum est une forme de lait très nutritive produite par la jument à la naissance du poulain. Ce premier lait est riche en lipides, en protéines, en lactose et en minéraux. Il contient près de trois fois plus de vitamines A, D, K et C que le lait de jument. [6][8]
Fait encore plus important, le colostrum est une source d’immunoglobulines (anticorps), qui contribuent au développement des défenses immunitaires du poulain. Ce dernier ne peut absorber les anticorps maternels par l’intestin grêle que durant les 24 premières heures de vie.
Si un poulain ne reçoit pas une quantité suffisante d’immunoglobulines durant cette période critique, un échec du transfert passif d’immunité peut survenir, augmentant le risque de développer des infections ou des maladies graves.
Consultez votre vétérinaire si vous avez des inquiétudes concernant l’apport de colostrum de votre poulain. Votre vétérinaire peut effectuer un test IgG afin d’évaluer le transfert passif d’immunité et déterminer si l’utilisation de colostrum provenant d’une jument donneuse ou une autre intervention est nécessaire.
Besoins nutritionnels des juments gestantes
Il est important de porter une attention particulière aux besoins nutritionnels de votre jument gestante afin de vous assurer qu’elle est bien préparée aux exigences liées au poulinage et à la lactation.
Les besoins nutritionnels de votre jument demeurent stables jusqu’au cinquième mois de gestation environ. Toutefois, après cinq mois, ses besoins en énergie et en protéines continuent d’augmenter jusqu’au milieu de la période de lactation. [25]
L’augmentation la plus marquée des besoins nutritionnels de la jument survient durant le dernier trimestre de la gestation, période pendant laquelle 75 % de la croissance fœtale a lieu. Elle aura également besoin de quantités accrues de certains minéraux et vitamines essentiels au développement adéquat du fœtus.
Une attention particulière doit être portée à la formulation de la ration en fin de gestation. Il est essentiel de trouver un équilibre entre un apport calorique suffisant et une suralimentation, laquelle peut nuire au développement du poulain et imposer une charge supplémentaire à la jument. [26] Les calories devraient provenir principalement de sources de lipides et de fibres plutôt que d’amidon et de sucre (glucides non structuraux).
Une alimentation bien équilibrée contribue non seulement à la santé globale de la jument, mais offre également au poulain en développement un départ sain dans la vie. Des carences ou des déséquilibres nutritionnels peuvent entraîner des complications pendant la gestation et le poulinage, ou des difficultés après la naissance.
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Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur les signes de poulinage chez les juments :
Une jument est près de pouliner lorsque plusieurs signes physiques et comportementaux apparaissent ensemble, particulièrement le développement de la mamelle, les changements des trayons, le relâchement du bassin et l’agitation. La présence de cire sur les trayons, l’écoulement de lait, les mictions fréquentes, le soulèvement de la queue et le fait de se coucher à répétition peuvent aussi indiquer que le travail approche. Comme chaque jument suit son propre rythme, il est plus utile d’observer les changements par rapport à son comportement habituel que de se fier à un seul signe.
Une jument commence habituellement à remplir sa mamelle environ quatre à six semaines avant le poulinage, l’augmentation du volume devenant plus évidente dans les deux dernières semaines. Les trayons deviennent souvent plus pleins et plus distendus environ deux à sept jours avant la naissance. Certaines juments, particulièrement les primipares, peuvent ne pas suivre ce schéma de près, donc le développement de la mamelle doit être considéré avec les autres signes.
La présence de cire sur les trayons d’une jument signifie généralement que le colostrum se forme et que le poulinage approche. La cire apparaît sous forme de petites gouttelettes jaunâtres de colostrum séché à l’extrémité des trayons, souvent dans les six à 48 heures précédant la naissance. Cependant, certaines juments présentent ce signe plus tôt et d’autres ne produisent jamais de cire, donc ce signe est utile sans être garanti.
Une jument est habituellement gestante pendant environ 335 à 350 jours, soit environ 11 mois, avant le poulinage. Une gestation normale peut varier de 320 à 360 jours selon des facteurs comme l’âge de la jument, les gestations précédentes, la génétique, le sexe du poulain et la saison. Les poulains nés avant 320 jours sont considérés prématurés et peuvent nécessiter des soins vétérinaires plus intensifs.
La plupart des juments poulinent la nuit parce que les heures nocturnes plus calmes entraînent moins de perturbations pendant la mise bas. Ce comportement s’est probablement développé comme mécanisme de survie, aidant les juments à mettre bas lorsque l’activité autour d’elles est plus faible. Les juments domestiques conservent souvent cet instinct, ce qui explique pourquoi les propriétaires doivent surveiller attentivement l’approche du poulinage et prévoir une présence durant la nuit.
Les changements du pH du lait peuvent aider à prédire le poulinage parce que le lait de la jument devient plus acide à mesure que le colostrum se développe. Le liquide mammaire précoce peut avoir un pH près de 8,0, tandis que le lait descend souvent à 7,0 ou moins avant la naissance. Lorsque le pH descend sous 6,4, le poulinage est particulièrement probable dans les 24 heures suivantes.
Les signes comportementaux du travail chez une jument comprennent souvent l’agitation, les déplacements nerveux, la transpiration, le fait de regarder ses flancs, les mictions fréquentes et le fait de se coucher à répétition. Certaines juments soulèvent ou agitent aussi leur queue, perdent l’intérêt pour la nourriture, s’isolent du troupeau ou grattent le sol. Ces signes peuvent ressembler à des coliques, donc une surveillance étroite est importante près de la date prévue.
La première phase du travail chez une jument dure habituellement de 30 minutes à quatre heures pendant que les contractions commencent et que le poulain se place. Les signes peuvent inclure les déplacements nerveux, la transpiration, le fait de regarder les flancs, les mouvements de queue et le fait de se lever et se coucher. Cette phase se termine lorsque la poche des eaux se rompt. Une détresse persistante ou un comportement inhabituel devrait entraîner un appel à votre vétérinaire.
Une aide vétérinaire est nécessaire pendant le poulinage si la mise bas ne progresse pas dans les 30 minutes suivant la rupture de la poche des eaux. Un vétérinaire doit aussi être appelé si le poulain ne se présente pas les membres avant suivis du nez, si la jument pousse sans progression ou si une présentation en poche rouge apparaît. Une intervention rapide peut protéger la jument et le poulain.
Un écoulement de lait avant le poulinage peut être préoccupant si une jument perd une grande quantité de colostrum avant que le poulain tète. Un léger écoulement près de la naissance peut être normal, mais une perte importante pendant plusieurs heures peut réduire la quantité d’anticorps disponibles pour le nouveau-né. Dans cette situation, discutez avec votre vétérinaire de la possibilité de conserver du colostrum ou d’utiliser du colostrum de donneuse.
Une trousse de poulinage de base devrait comprendre les numéros d’urgence, une lampe de poche ou une lampe frontale, un thermomètre, un stéthoscope, des gants, des serviettes, du savon, des essuie-tout, un bandage pour la queue, un désinfectant pour le nombril, des ciseaux, de la ficelle et du matériel pour manipuler le placenta. Certains poulains peuvent aussi avoir besoin d’un lavement s’ils ne passent pas le méconium dans les 12 heures. Passez votre trousse en revue avec votre vétérinaire avant le poulinage.
Après la naissance d’un poulain, celui-ci devrait respirer, être alerte et pouvoir se lever sans aide dans l’heure qui suit. La tétée devrait commencer peu après qu’il se soit levé afin qu’il reçoive le colostrum, qui fournit des anticorps importants. Un vétérinaire devrait examiner la jument et le poulain dans les 24 heures afin d’évaluer leur santé, confirmer le transfert de colostrum et détecter tout problème précoce.
Résumé
Compte tenu de la grande variabilité de la durée de la gestation chez les chevaux, il peut être difficile de prédire la date exacte du poulinage. Chaque jument est unique et aucune mise bas ne se déroule de la même façon.
- Porter attention aux signes de poulinage présentés ci-dessus vous aidera à vous préparer à l’arrivée de votre nouveau poulain et à vous assurer que la jument et le poulain reçoivent les meilleurs soins possibles.
- Il est également important de bien connaître le comportement habituel de votre jument et de demeurer attentif afin de percevoir tout changement.
- Les juments ne suivent pas toutes la même progression avant la parturition.
- Préparez votre trousse de poulinage et travaillez en étroite collaboration avec votre vétérinaire afin d’être prêt à toute éventualité avant le début de la mise bas.
- Bien avant le début du travail, il est également recommandé de collaborer avec un nutritionniste équin qualifié afin d’élaborer un programme alimentaire équilibré qui optimise le bien-être de la jument et du poulain.
- Soumettez les informations relatives à l’alimentation de votre jument en ligne pour obtenir une consultation gratuite et des recommandations personnalisées en matière d’alimentation et de gestion de la part de nos nutritionnistes experts.
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