Consommer des fourrages frais tout en étant au pâturage peut être une excellente option d’alimentation pour les chevaux. Toutefois, les conditions environnementales et les besoins des chevaux peuvent compliquer le maintien de pâturages productifs.
Certains pâturages nécessitent très peu d’entretien pour supporter une faible densité de chevaux. Cependant, pour les propriétaires de chevaux disposant d’un espace limité pour les sorties ou d’un sol de mauvaise qualité, de bonnes pratiques de gestion sont essentielles pour préserver la santé des pâturages.
Un entretien régulier peut améliorer la productivité des pâturages et ce, même lorsque les conditions de croissance optimales ne sont pas réunies. Les stratégies de gestion du pâturage sont également cruciales pour prévenir le surpâturage, qui peut endommager les champs.
Le présent article passera en revue comment maintenir des pâturages sains grâce à un entretien régulier et une gestion adéquate. Nous discuterons également des facteurs qui influencent la santé des pâturages et leur capacité à répondre aux besoins des chevaux.
Évaluation des pâturages
L’évaluation des pâturages est la première étape dans l’élaboration d’un programme de gestion des pâturages pour votre établissement équin. Les propriétaires doivent évaluer les espèces de fourrage et le sol de leur propriété pour déterminer la productivité et la valeur nutritive des pâturages pour les chevaux.
D’autres aspects de la gestion des pâturages dépendent de la taille des parcelles et du nombre de chevaux. Une gestion adéquate est essentielle pour préserver la santé des pâturages lorsque les propriétaires gardent une densité élevée de chevaux sur de petites superficies.
Espèces fourragères
Lors de la planification des pâturages pour chevaux, examinez les types de plantes qui poussent actuellement sur votre propriété et déterminez quelles espèces de fourrage sont les plus adaptées à votre région.
Certaines espèces fourragères sont plus robustes que d’autres et résistent mieux au surpâturage lorsque l’espace est limité. Par exemple, les graminées de saison chaude telles que le chiendent pied-de-poule peuvent supporter un pâturage plus intensif que les graminées de saison fraîche comme le dactyle pelotonné. [1]
Les chevaux ont également tendance à surutiliser certaines parties des pâturages contenant leurs espèces de fourrage préférées. Les graminées de saison fraîche peuvent avoir des taux de sucre élevés dans certaines conditions de croissance, entraînant une surconsommation. [2]
Soumettre des échantillons de pâturage pour analyse vous donnera une idée de la qualité nutritionnelle de votre fourrage afin que vous puissiez désigner des zones précises pour y faire paître les chevaux et ainsi équilibrer leur alimentation.
Analyse du sol
Le pH et la teneur en nutriments du sol varient considérablement d’une ferme à l’autre. L’optimisation des conditions du sol pour les espèces de fourrage de votre pâturage augmentera la productivité et la valeur nutritive.
Les analyses de sol peuvent également vous aider à déterminer si vous devez ajouter des engrais ou d’autres traitements à vos pâturages. [3]
Les propriétaires de chevaux peuvent contacter leur coopérative agricole locale ou le bureau de conservation des ressources naturelles de leur région pour apprendre à tester le sol de leurs pâturages. Certains bureaux fournissent des trousses d’analyse pour que les propriétaires de chevaux collectent des échantillons à soumettre pour une analyse du sol.
Une analyse du sol évalue les niveaux d’azote, de phosphore, de potassium et d’autres éléments nutritifs. Les niveaux de pH rapportés dans l’analyse mesurent l’acidité du sol. La santé des pâturages sera compromise si le sol est trop acide ou pauvre en nutriments. [3]
Densité de chargement des chevaux
Une forte densité de chargement peut stresser les pâturages et réduire leur productivité. Des recherches suggèrent qu’une densité de chargement supérieure à un cheval par deux acres modifie la composition des pâturages et diminue les concentrations de nutriments dans le sol. [4]
La densité de chargement est particulièrement importante si les propriétaires dépendent des pâturages pour répondre à la plupart des besoins nutritionnels de leurs chevaux. Si une ferme ne dispose pas d’une superficie adéquate pour permettre aux chevaux de paître en continu, ces derniers auront besoin de foin supplémentaire et de temps de sortie limité pour éviter le surpâturage. [4]
De grands pâturages sains avec une faible densité de chevaux sont idéaux et nécessitent peu d’entretien. Toutefois, les propriétaires de chevaux peuvent toujours optimiser un espace de pâturage limité grâce à une restauration et des pratiques de pâturage stratégiques.
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Restauration des pâturages
Les pâturages nécessitent parfois une restauration ou une remise en état pour améliorer les conditions dans lesquelles les chevaux paissent. Par exemple, les résultats des analyses de sol peuvent révéler des conditions qui empêchent les plantes de prospérer. Les propriétaires peuvent restaurer les conditions du sol en utilisant des engrais et de la chaux conformément aux recommandations de l’analyse.
Les propriétaires peuvent rénover les pâturages en ensemençant le champ avec les plantes souhaitées si le surpâturage a altéré la composition du pâturage. Un entretien régulier préservera la qualité des pâturages après la remise en état ou la restauration annuelle.
Chaux
L’équilibre du pH du sol est essentiel pour favoriser une croissance saine du fourrage. L’échelle de pH mesure le degré d’acidité d’une substance sur une échelle de 1 à 14. Les sols présentant un pH de 7 sont neutres, un pH supérieur à 7 est basique et s’il est inférieur à 7, on parle de sols acides. [5]
Les sols avec un pH compris entre 6 et 7 permettent une utilisation optimale des nutriments pour les fourrages de graminées. Des conditions plus acides peuvent limiter la disponibilité des nutriments et inhiber la croissance des plantes.
Dans ces cas, l’application de chaux agricole peut aider à réduire l’acidité et à augmenter le pH du sol. [6] La chaux (ou calcaire) est une matière inorganique basique contenant du calcium, qui augmente le pH et améliore la disponibilité des nutriments dans le sol.
Les propriétaires peuvent appliquer de la chaux à n’importe quel moment de l’année, mais le chaulage (épandage de chaux) pendant les périodes pluvieuses aidera à sa décomposition plus rapide dans le sol. [6] Évitez d’amener les chevaux sur les pâturages chaulés avant la fin de la saison des pluies, car la poussière de chaux peut provoquer des problèmes respiratoires lorsqu’elle est inhalée.
Engrais
Les plantes dépendent des nutriments du sol pour leur croissance et leur reproduction. Si les analyses de sol révèlent des carences en nutriments dans votre sol, vous devrez peut-être ajouter des engrais pour augmenter la productivité des pâturages.
L’azote, le phosphore et le potassium sont trois nutriments essentiels présents dans le sol. L’azote est particulièrement crucial pour la qualité du fourrage. Un fourrage jaune ou vert pâle et une mauvaise croissance sont des signes de carence en azote dans le sol. [7]
Cependant, un excès d’azote peut contribuer à des problèmes de qualité de l’eau. En général, il est recommandé d’appliquer 50 livres d’azote par acre de pâturage au début de la saison de croissance printanière. [3]
Les applications d’azote ultérieures dépendent de la croissance du fourrage et ne doivent pas dépasser 30 livres par acre. Les applications estivales sont appropriées lorsque les conditions favorisent la croissance des pâturages, mais la majeure partie de l’azote doit être appliquée au printemps et à l’automne. [3]
Certains engrais peuvent également corriger les carences en potassium et en phosphore. Le phosphore favorise le développement des racines des plantes, ce qui améliore l’absorption des nutriments du sol. Le potassium renforce la capacité de la plante à survivre à des conditions stressantes telles que la sécheresse ou le froid. [8]
Ensemencement
Certains pâturages nécessitent des semis pour introduire de nouvelles espèces de fourrage ou augmenter la densité de chargement. Une préparation adéquate du sol avec de la chaux et de l’engrais avant l’ensemencement favorisera de nouvelles pousses.
Le printemps et la fin de l’été sont les meilleures saisons pour le réensemencement. Cependant, les jeunes plants peuvent être confrontés à une concurrence accrue face aux mauvaises herbes au printemps et lutter pour survivre aux conditions sèches et chaudes en été avant d’être pleinement établis. [17]
Si le pH du sol est trop bas, appliquez de la chaux au moins six mois avant l’ensemencement afin de laisser suffisamment de temps au pH du pâturage pour s’améliorer. [6]
La profondeur d’ensemencement a un impact considérable sur la réussite de la remise en état des pâturages; semer des graines trop profondément conduit souvent à un échec de la germination. Cependant, les graines ont également besoin d’un contact suffisant avec le sol pour la germination. Une profondeur d’ensemencement de 6,35 mm (¼ de pouce) assure des conditions optimales de croissance. [17]
Avant l’ensemencement, les propriétaires devraient faucher la végétation existante ou permettre aux chevaux de brouter le pâturage le plus court possible pour éliminer la concurrence. La préparation du lit d’ensemencement comprend également l’élimination des mauvaises herbes et l’ameublissement des couches compactes du sol. [17]
En fonction de l’équipement disponible, les gestionnaires d’écurie peuvent utiliser un épandeur à main, à pousser ou par gravité pour répandre les graines. Un léger hersage après l’ensemencement aidera à recouvrir les graines.
Attendez que les pâturages restaurés atteignent au moins 15 cm (6 pouces) de hauteur avant de réintroduire les chevaux. Après la réintroduction, un entretien et une gestion appropriés du pâturage protégeront le nouveau fourrage et minimiseront le besoin de remises en état futures.
Entretien des pâturages
Les pâturages nécessitent un entretien annuel régulier pour favoriser la croissance des fourrages et une apport nutritionnel optimal pour les chevaux. Après la restauration, les gestionnaires peuvent continuer à améliorer la santé des pâturages grâce à une tonte régulière, au contrôle des mauvaises herbes et à des périodes de repos.
Tonte
La tonte maintient un pâturage uniforme et limite la croissance des mauvaises herbes. La réduction de la hauteur de l’herbe favorise également le tallage, c’est-à-dire la production de pousses latérales par les graminées. Le tallage permet aux graminées de produire de multiples tiges à partir d’un seul plant et de générer des pâturages feuillus et denses. [9]
Cependant, il faut éviter de tondre trop court, car cela peut limiter la capacité de repousse de la plante. L’herbe stocke des réserves d’énergie au bas de la tige. Il est donc conseillé de maintenir une hauteur d’au moins 7,6 cm (3 pouces) pour préserver ces réserves et favoriser la croissance. [10]
Contrôle des mauvaises herbes
Les mauvaises herbes rivalisent avec les espèces de fourrage souhaitables pour les nutriments, l’espace, l’eau et la lumière du soleil. De plus, certaines espèces de mauvaises herbes sont toxiques pour les chevaux. Bien que la plupart des mauvaises herbes ne puissent pas supplanter les herbes saines des pâturages, elles peuvent rapidement envahir les pâturages équins mal gérés. [11]
Une tonte régulière limite la croissance des mauvaises herbes en éliminant les espèces hautes et en réduisant la production de graines. [9]
Les gestionnaires d’écurie peuvent lutter efficacement contre les mauvaises herbes avec des herbicides avant d’établir de nouveaux pâturages. Dans les champs déjà établis, le maintien d’une culture de fourrage saine constitue la technique de gestion des mauvaises herbes la plus efficace. [9]
L’application d’herbicides dans les pâturages établis est justifiée lorsque les mauvaises herbes deviennent un problème récurrent, mais les herbicides ne représentent pas une solution permanente. Les propriétaires d’établissements équestres doivent s’attaquer directement aux conditions qui permettent la prolifération des mauvaises herbes, ce qui implique souvent la restauration et le réensemencement des pâturages. [11]
L’herbicide le plus efficace et le meilleur moment pour appliquer le traitement varieront en fonction du type de mauvaises herbes présentes dans votre pâturage. Consultez votre conseiller agricole local pour des recommandations sur les herbicides et pour l’identification des mauvaises herbes.
Il n’y a généralement pas de restrictions en ce qui a trait à la mise à l’herbe pour la plupart des herbicides, mais les propriétaires de chevaux doivent suivre attentivement les instructions sur l’étiquette afin d’éviter les effets néfastes sur les pâturages et la santé des animaux.
Inspection des pâturages
Inspectez régulièrement les pâturages pour chevaux afin de repérer rapidement les changements dans la végétation. Les propriétaires de chevaux devraient surveiller les espèces de mauvaises herbes ainsi que leurs concentrations dans leurs champs, puisqu’ils représentent des indicateurs de la santé des pâturages.
L’identification et l’élimination des plantes toxiques sont essentielles à la protection de la santé des chevaux. D’autres dangers à surveiller lors de l’inspection des pâturages incluent les branches d’arbres tombées, les clôtures brisées et les trous ou les terriers dans lesquels les chevaux pourraient marcher. [12]
Si des zones dénudées sont visibles dans le pâturage, cela peut indiquer un surpâturage par les chevaux. Ces zones ont besoin de repos pour se rétablir avant la végétation ne subisse des dommages permanents.
Repos des pâturages
Une utilisation prolongée par les chevaux peut endommager les pâturages. Le trafic intense des chevaux compacte le sol; les sabots peuvent arracher et piétiner la végétation lorsque les chevaux courent. Ceux-ci ont également tendance à consommer les plantes les plus appétissantes de façon répétitive. [13]
Le surpâturage implique que les chevaux retirent les plantes au niveau du sol et qu’ils endommagent les parties de l’herbe nécessaires à la repousse. Une densité de chargement élevée peut augmenter le risque de dommages permanents aux pâturages. [4]
Le repos des pâturages permet aux plantes de reconstituer leurs réserves d’énergie et de repousser après une utilisation intense. Les champs ont besoin de repos lorsque les chevaux broutent l’herbe jusqu’à une hauteur de 7,5 à 10 cm (3 à 4 pouces). Le meilleur plan de jachère des pâturages dépendra de votre stratégie de gestion du pâturage et de la densité de chargement.
Gestion de la mise à l’herbe
Une gestion adéquate de la mise à l’herbe est essentielle à la santé des pâturages. Des pratiques de pâturage efficaces minimisent les dommages causés tout en maximisant le rendement nutritionnel de l’espace limité.
La rotation des pâturages et l’utilisation de parcelles de sacrifice sont souvent nécessaires pour préserver la santé des pâturages si les propriétaires de chevaux n’ont pas suffisamment d’espace pour une mise à l’herbe continue.
Mise à l’herbe continue
La mise à l’herbe continue est l’option de gestion des pâturages la plus simple pour les propriétaires de chevaux. Les chevaux sont sortis en liberté de façon continue dans une seule zone tout au long de l’année.
Toutefois, l’utilisation continue conduit souvent les chevaux à manger leurs parties préférées du pâturage, favorisant ainsi la prolifération d’autres plantes. Ce surpâturage élimine la zone foliaire dont la plante a besoin pour capter la lumière du soleil et produire de l’énergie. [14]
Les fourrages appétissants meurent car ils ne peuvent effectuer la photosynthèse nécessaire pour survivre et se reproduire. Au fil du temps, les zones coriaces de mauvaises herbes et de fourrages moins appétissants finiront par supplanter les espèces fourragères surpâturées ayant une plus grande valeur nutritive.
Rotation des pâturages
Les gestionnaires d’écurie peuvent éviter le surpâturage en mettant en œuvre un système de rotation des pâturages. Ce principe consiste à déplacer régulièrement les chevaux entre plusieurs parcelles pour alterner les périodes d’utilisation et de repos d’un pâturage à l’autre.
Les parcelles doivent être mises au repos pendant plusieurs semaines pour une régénération adéquate. En général, il est conseillé de retirer les chevaux du pâturage lorsque l’herbe mesure moins de 10 cm (4 pouces) et les autoriser à paître à nouveau lorsqu’elle atteint 20 cm (8 pouces).
La durée de rotation varie en fonction du climat, de la saison, de la superficie du pâturage et de la densité de chargement. L’ajout de parcelles supplémentaires améliore la santé des pâturages en prolongeant la période de repos. Plus la densité de chargement est élevée, plus les pâturages ont besoin de repos pour se régénérer. [15]
Des études démontrent que la rotation des pâturages augmente la productivité du couvert végétal par rapport à la mise à l’herbe continue. Des recherches montrent également que des périodes de surpâturage peuvent influencer la repousse des fourrages même après un repos prolongé. [15]
Parcelles de sacrifice
Les propriétaires de chevaux doivent parfois utiliser des parcelles de sacrifice (sacrifice zones en anglais), également appelées parcelles sèches, lorsque la rotation des pâturages seule ne permet pas aux pâturages de se régénérer suffisamment.
La gestion contrôlée de la mise à l’herbe est souvent nécessaire pendant les périodes de croissance réduite des pâturages. De plus, certains chevaux doivent être restreints en ce qui a trait à leur accès aux pâturages en raison de problèmes métaboliques, qui augmentent leur risque de souffrir de laminite associée au pâturage. [16]
Les parcelles de sacrifice aident à protéger la végétation en retirant les chevaux du pâturage pendant les périodes de repousse ou dans des conditions défavorables qui rendent le sol susceptible aux dommages causés par une utilisation intensive.
Foire aux questions
Voici quelques questions fréquemment posées sur la gestion des pâturages pour chevaux :
Les premiers facteurs à examiner lors de l’évaluation d’un pâturage comprennent les espèces fourragères présentes et l’état du sol. L’identification des plantes qui dominent le champ aide à déterminer si le couvert végétal convient aux chevaux et dans quelle mesure il tolère la pression de pâturage. L’analyse de sol fournit des détails sur le pH et les niveaux de nutriments qui influencent à la fois la productivité et la valeur nutritive du fourrage. La densité de chargement et la taille des enclos jouent également un rôle central pour évaluer dans quelle mesure un pâturage peut soutenir une mise à l’herbe régulière.
Les tests qui aident les propriétaires à évaluer leurs pâturages comprennent l’analyse du fourrage et l’analyse de sol. L’analyse du fourrage détermine la valeur nutritive des plantes qui poussent dans chaque champ, ce qui permet aux propriétaires d’allouer l’espace de pâturage de façon appropriée et d’équilibrer l’alimentation. L’analyse de sol fournit des mesures du pH, de l’azote, du phosphore, du potassium et d’autres nutriments qui déterminent la capacité de croissance des fourrages. Ces résultats orientent les décisions concernant le chaulage, la fertilisation et l’amélioration à long terme des pâturages.
Les pâturages ont besoin de se régénérer chaque fois que les chevaux broutent l’herbe jusqu’à environ 7 à 10 cm (3 à 4 pouces) de hauteur. Une utilisation intensive à ce stade enlève la surface foliaire nécessaire à la photosynthèse et affaiblit les réserves d’énergie sur lesquelles les graminées comptent pour la repousse. Le compactage du sol et la mise à l’herbe répétée des plantes préférées des chevaux accélèrent davantage les dommages. Permettre au couvert végétal de se régénérer pendant plusieurs semaines protège les systèmes de racines, favorise une repousse plus vigoureuse et prévient la disparition permanente d’espèces fourragères désirables.
Les signes indiquant que les mauvaises herbes supplantent les espèces fourragères désirables comprennent l’augmentation des concentrations de plantes non fourragères et une diminution visible de la couverture de graminées. Une croissance importante et persistante des mauvaises herbes reflète souvent une concurrence réduite de la part de graminées affaiblies. Les zones dénudées, une faible densité du couvert végétal ou des secteurs broutés à répétition peuvent aussi donner aux mauvaises herbes l’espace nécessaire pour s’implanter. La présence de plantes toxiques, la propagation rapide des mauvaises herbes et la diminution de la qualité du fourrage sont autant de signes indiquant qu’une restauration du pâturage ou un réensemencement pourrait être nécessaire.
Résumé
- Les pâturages pour chevaux nécessitent une gestion particulière pour maximiser la productivité et la valeur nutritive du fourrage.
- L’évaluation de la santé des pâturages implique d’identifier les espèces de fourrage, les conditions du sol et la capacité de densité de chargement.
- La restauration des pâturages par le chaulage, la fertilisation et l’ensemencement peut améliorer les conditions du sol et la qualité des pâturages.
- L’entretien de routine implique une tonte régulière, un contrôle des mauvaises herbes, une surveillance ainsi que des périodes de repos adéquates.
- La rotation des pâturages et l’utilisation de parcelles sèches peuvent aider les propriétaires de chevaux à éviter que la surutilisation ne cause des dommages aux pâturages de petite superficie.
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