Le rollkur, ou l’hyperflexion, est une technique utilisée dans les disciplines équestres pour obtenir une posture compacte, basse et arrondie chez le cheval. Elle implique une flexion excessive de l’encolure, où la tête du cheval est ramenée vers sa poitrine, allant potentiellement au-delà de son amplitude naturelle de mouvement. Cette position est généralement obtenue grâce à la pression exercée par les mains et les jambes du cavalier.

Des données scientifiques montrent que la position tête-encolure en rollkur peut nuire au bien-être physique et mental du cheval. Des recherches ont démontré que le rollkur peut entraîner de la douleur, du stress, une restriction de la circulation d’air et des problèmes de santé à long terme. [1]

Divers facteurs influencent l’ampleur de l’impact du rollkur sur chaque cheval, notamment le niveau de compétences du cavalier, l’âge du cheval, sa conformation, sa forme physique, ainsi que la force et la durée d’application de l’hyperflexion. Ces nuances expliquent en partie pourquoi le rollkur persiste malgré des preuves croissantes de ses effets néfastes sur la sécurité et le bien-être équin. [2][3][4]

De plus, la distinction entre le rollkur et d’autres techniques de flexion de l’encolure, comme la méthode bas et rond (Low, Deep, and Round/LDR), complique souvent le débat, car elles impliquent toutes deux une flexion marquée de l’encolure, mais diffèrent par la force appliquée et la philosophie d’entraînement sous-jacente. [1][2][5]

Qu’est-ce que le rollkur?

En dressage de haut niveau, des éléments comme le rassembler, la souplesse et l’équilibre sont essentiels pour obtenir des notes optimales, les juges récompensant souvent les chevaux qui présentent une grande flexibilité et une encolure arquée et arrondie. [6]

Le rollkur, ou l’hyperflexion, est utilisé depuis des siècles dans diverses disciplines équestres. Des maîtres de l’équitation classique comme François Robichon de la Guérinière et François Baucher l’intégraient à leurs méthodes d’entraînement aux XVIIIe et XIXe siècles, espérant améliorer la souplesse et la réactivité du cheval. Cependant, les textes anciens ne recommandent pas de placer délibérément la tête du cheval en hyperflexion. [1]

Depuis quelques décennies, la flexion cervicale (c’est-à-dire la flexion des muscles de l’encolure et la pression exercée sur les vertèbres cervicales) s’est répandue dans de nombreuses disciplines équestres, même au niveau amateur. [7] Les chevaux sont souvent entraînés à adopter différentes postures de flexion cervicale, allant d’une position de la tête légèrement derrière la verticale jusqu’à une flexion extrême, où le menton peut toucher la poitrine.

Les chevaux montés avec la tête derrière la verticale reçoivent souvent des notes plus élevées de la part des juges, ce qui suggère qu’en dressage moderne, les cavaliers peuvent être incités à recourir à l’hyperflexion pour répondre aux attentes des juges lors des compétitions. [8][9]

Afin que le cheval adopte une position de flexion cervicale, divers équipements ont été développés au fil du temps. Parmi ceux-ci, on trouve le mors à effet de levier avec une embouchure munie d’un passage de langue, les gourmettes, les mors combinés, les rênes d’entraînement et les enrênements à poulies tels que les rênes fixes, les rênes allemandes, le chambon, le gogue et le système Pessoa. [4][7][10]

Les partisans du rollkur soutiennent que, lorsqu’il est appliqué adéquatement par des cavaliers expérimentés, il peut améliorer la souplesse, accroître l’amplitude de mouvement et renforcer les muscles ventraux responsables de la posture et de l’équilibre. Selon eux, correctement appliqué, le rollkur ne nuit pas aux chevaux et pourrait même contribuer au succès lors des compétitions. [11]

Malgré ces arguments, le rollkur soulève d’importantes inquiétudes quant à son impact sur le bien-être des chevaux.

Comprendre les positions tête-encolure (PTE) chez le cheval

Les chevaux possèdent une longue encolure flexible qui joue un rôle essentiel dans leurs comportements naturels, tels que l’exploration de l’environnement, les interactions sociales et le pâturage. L’encolure est aussi cruciale pour la locomotion, aidant le cheval à maintenir son équilibre et sa coordination lorsqu’il est en mouvement.

Dans le sport équestre, les positions tête-encolure (PTE) désignent l’alignement de la tête et de l’encolure du cheval par rapport à la « verticale », définie par la position de l’articulation atlanto-occipitale (nuque) et des vertèbres cervicales. Ces positions influencent considérablement l’équilibre, le mouvement et le bien-être global du cheval. [3][9][12][13]

Être « dans la main » et alignement tête-encolure

La « verticale » est une ligne imaginaire passant par l’articulation atlanto-occipitale (la nuque), servant de repère pour un bon alignement tête-encolure. Un alignement correct de la tête et de l’encolure par rapport à cette ligne — soit sur ou légèrement devant celle-ci — favorise une posture naturelle, un mouvement équilibré et l’utilisation efficace du dos et de l’arrière-main, réduisant les tensions ou l’inconfort. [5][7]

on-the-bit

Légende :
Head position during ridden work : Position de la tête pendant le travail monté
Above the vertical : En avant de la verticale
On the bit : Dans la main
Behind the vertical : Derrière la verticale
The poll should be at or close to the highest point : La nuque devrait être au plus haut point ou près de ce dernier
The nose should be at or slightly in front of the vertical : Le chanfrein devrait être à la verticale ou légèrement en avant de la verticale

L’expression « dans la main » désigne un cheval qui réagit correctement à la pression des rênes, acceptant le contact avec le mors de manière détendue et réceptive. Il ne s’agit pas de forcer la tête dans une position précise, mais de favoriser une connexion harmonieuse entre le cheval et le cavalier.

Lorsqu’il est « dans la main », le cheval a la tête légèrement en avant de la verticale, avec une encolure arquée et un corps équilibré, permettant à l’énergie de circuler librement de l’arrière-main jusqu’aux antérieurs en passant par le dos. [10]

Un chanfrein à la verticale ne signifie pas nécessairement que le cheval est véritablement « dans la main », surtout si cette posture est maintenue par l’action des mains du cavalier. Un cheval réellement « dans la main » recule légèrement son chanfrein, arque son encolure et engage ses jarrets sous la masse, le tout avec une pression minimale sur les rênes, s’adaptant naturellement au poids du cavalier.

Le renforcement négatif — en particulier le relâchement de la pression — est essentiel pour maintenir une position tête-encolure correcte sans tension continue ou excessive sur les rênes. Cela encourage le cheval à adopter de lui-même la posture souhaitée, la pression étant relâchée dès que la position est maintenue. [7]

Cette méthode aide le cheval à maintenir de lui-même la position, évitant l’inconfort et minimisant la tension sur les rênes, ce qui préserve son bien-être et favorise une posture plus naturelle.

Positions tête-encolure clés

La International Society for Equitation Science (ISES) décrit quatre principales PTE chez le cheval, qui reflètent l’alignement de la tête et de l’encolure par rapport à la ligne verticale passant par la nuque : [1][7][9][12]

  • Derrière la verticale : la tête du cheval est positionnée derrière la ligne verticale, avec le nez tiré vers la poitrine. Cette position résulte souvent d’une flexion excessive à la nuque.
  • Sur la verticale : la tête du cheval est alignée exactement sur la ligne verticale passant par la nuque, avec le nez positionné juste en dessous. Cette position est considérée comme équilibrée.
  • En avant de la verticale : la tête du cheval est placée légèrement devant la ligne verticale, avec le nez qui dépasse la nuque. Cette position est souvent observée lors d’activités détendues ou moins intenses.
  • Renversée : la tête du cheval est relevée et positionnée au-dessus de la ligne verticale, avec l’encolure qui se creuse et le nez qui pointe vers l’avant et vers le haut.

Un bon alignement avec la verticale assure un mouvement fluide et efficace en canalisant l’énergie de l’arrière-main vers l’avant en passant par le dos. Un mauvais alignement, tel que “derrière la verticale” ou “renversé”, perturbe la biomécanique naturelle, entraînant des tensions, une restriction des mouvements et une perte d’équilibre.

Rollkur et biomécanique du cheval

Le rollkur implique une flexion excessive au niveau de l’articulation atlanto-occipitale, forçant les vertèbres cervicales du cheval à se déplacer au-delà de leur amplitude naturelle. Cette flexion excessive fait plonger la tête du cheval vers le bas et derrière la verticale, perturbant les mouvements et entraînant un dos creux, des épaules entravées et des foulées raccourcies, au détriment d’une véritable mise en action du corps.

Une véritable mise en action implique un poitrail relevé, un garrot élevé et un dos arrondi, permettant à l’énergie cinétique de circuler librement. Le bassin est basculé vers l’avant, ce qui permet aux postérieurs de s’engager profondément sous la masse, activant la sangle abdominale et l’arrière-main pour un mouvement équilibré et fluide. [14]

Rollkur versus bas et rond (LDR)

Au fil des ans, différents termes ont été utilisés pour décrire l’hyperflexion (par exemple, rollkur, flexion extrême, position trop fermée), souvent avec des nuances, ce qui prête à confusion. [1][2][7]

Selon la FEI, le rollkur et la méthode bas et rond (Low, Deep, and Round/LDR) impliquent tous deux une flexion de l’encolure, mais ils diffèrent dans leur approche et leur impact potentiel sur le bien-être. Le rollkur force l’encolure derrière la verticale à l’aide d’une pression agressive sur les rênes, ce qui peut entraîner du stress et de l’inconfort pour le cheval.

En revanche, le LDR encourage une encolure abaissée et arrondie grâce à des méthodes douces et coopératives qui s’accordent mieux avec les mouvements naturels du cheval. Bien que le rollkur soit largement critiqué pour ses effets potentiellement néfastes, le LDR est considéré comme acceptable par la FEI lorsqu’il est pratiqué sans force.

Les deux positions peuvent prêter à confusion, puisqu’elles impliquent une forte flexion de l’encolure et présentent un aspect similaire, avec une encolure arrondie et abaissée. La différence principale réside dans l’intensité de la flexion et les méthodes utilisées pour l’obtenir.

Préoccupations relatives au bien-être

Le rollkur fait l’objet de nombreux débats quant à son impact sur le bien-être du cheval. Bien que ses partisans prétendent qu’il peut améliorer les performances et la souplesse, de plus en plus de preuves indiquent qu’il présente de graves risques. Les principales préoccupations concernant le bien-être associées à cette pratique incluent :

  • Une altération de la vision
  • L’obstruction des voies respiratoires
  • Des modifications structurelles et musculosquelettiques
  • Le stress

Altération de la vision

Le rollkur force le cheval à placer sa tête dans une position non naturelle, la tirant vers le bas et derrière la verticale, ce qui limite sa vision vers l’avant. Lorsqu’il adopte une posture naturelle, le cheval dispose d’un champ de vision large, ce qui est essentiel pour s’orienter dans son environnement et détecter les dangers potentiels. [10][11]

En restreignant la capacité du cheval à voir devant lui, le rollkur peut entraîner une désorientation et de l’anxiété, augmentant ainsi le risque d’accidents, notamment dans des situations très stressantes comme les compétitions. [7][15]

Obstruction des voies respiratoires

L’une des principales conséquences de l’hyperflexion de l’encolure est la compression des voies respiratoires du cheval. Lorsque l’encolure est excessivement fléchie, l’alignement naturel de la trachée est perturbé, ce qui rétrécit le passage de l’air. Cette compression mécanique augmente la résistance des voies respiratoires, rendant la respiration plus difficile. [1][10][16]

Le rétrécissement des voies respiratoires rend la respiration difficile, ce qui entraîne une consommation d’oxygène inefficace autant au repos que pendant l’exercice. Par conséquent, le cheval peut se fatiguer plus rapidement et offrir de moins bonnes performances, car il peine à fournir assez d’oxygène à ses muscles, notamment pendant l’effort physique. L’obstruction des voies respiratoires constitue aussi un état inconfortable et stressant pour l’animal.

Modifications structurelles et musculosquelettiques

L’hyperflexion de l’encolure chez le cheval peut provoquer d’importants changements structurels, incluant une altération de la longueur de l’encolure et des angles entre les vertèbres cervicales et thoraciques. Cette posture forcée peut élargir les foramens intervertébraux, comprimant potentiellement les nerfs et entraînant un dysfonctionnement nerveux. [7]

Une flexion prolongée exerce également une tension excessive sur le ligament nuchal ainsi que d’autres structures élastiques qui soutiennent l’encolure. La tension accrue peut causer des blessures au niveau des points d’insertion des ligaments, souvent observées chez les chevaux entraînés dans des positions d’hyperflexion. [9][14]

Ces modifications structurelles et musculosquelettiques peuvent entraîner des douleurs chroniques, de l’inconfort et une réduction de la mobilité. Avec le temps, elles peuvent nuire considérablement aux performances et au bien-être à long terme du cheval.

Stress

Le rollkur peut entraîner de la confusion et du stress chez le cheval en perturbant son processus naturel d’apprentissage. La position forcée de l’encolure nuit à la capacité du cheval à comprendre et à répondre aux aides, entraînant frustration et anxiété. [10] Associé à l’inconfort physique, cela peut engendrer une résistance à l’entraînement, altérer les performances et provoquer des troubles de comportement. [14][1]

De plus, des facteurs tels que la durée de maintien de la posture, la conformation individuelle du cheval, son niveau d’expérience antérieure avec cette position ainsi que la méthode d’entraînement utilisée pour l’obtenir influencent également le niveau de stress lié au rollkur. [7]

Effets du rollkur sur l’apprentissage

La théorie de l’apprentissage décrit le processus par lequel les organismes, y compris les chevaux, acquièrent, retiennent et appliquent des connaissances ou des comportements. Selon cette théorie, les chevaux apprennent plus efficacement lorsqu’un signal unique, clair et cohérent leur est donné. [10][17][18]

En hyperflexion, la pression du mors combine deux signaux distincts : l’un pour ralentir (via les rênes) et l’autre pour fléchir l’encolure. Ces deux réponses sont déclenchées par un seul et même signal, créant de la confusion chez le cheval. Avec ce signal unique et contradictoire, le cheval ne sait pas s’il doit ralentir ou fléchir, ce qui engendre des réponses peu claires ou incohérentes.

Cela entre en conflit avec les principes fondamentaux de la théorie de l’apprentissage, qui insistent sur l’importance d’une relation de cause à effet claire et prévisible entre un signal et le comportement qui en résulte.

Quand un seul signal suscite plusieurs réponses différentes, le cheval ne peut pas comprendre ce qu’on lui demande, ce qui engendre confusion, frustration et stress. Ainsi, l’hyperflexion interfère avec le processus d’apprentissage et peut avoir des effets néfastes sur la santé physique et mentale du cheval.

L’hyperflexion requiert également une forte pression continue sur les rênes pour maintenir la posture. Quand le cheval ne peut échapper à la pression du mors et qu’aucun « relâchement » ne survient suite à sa réponse, l’apprentissage est affecté négativement.

Dans ces conditions, les chevaux peuvent s’habituer à la pression du mors et commencer à ignorer les signaux des rênes (on dit alors qu’ils sont « durs en bouche »), nécessitant une pression encore plus forte pour obtenir la position désirée lors des tentatives suivantes. Une pression élevée sur les rênes peut provoquer des lésions aux commissures des lèvres, des blessures à la langue, du stress, de la peur et de la douleur. [19]

Rollkur et réglementation du sport

L’inquiétude croissante au sein de la communauté équestre concernant les impacts du rollkur sur le bien-être des chevaux a entraîné une révision des positions et de la réglementation dans certains domaines des sports équestres.

Fédération Équestre Internationale

La Fédération Équestre Internationale (FEI) est l’organisme directeur des sports équestres internationaux, supervisant des disciplines comme le dressage, le saut d’obstacles, le concours complet et l’attelage.

La FEI a publiquement pris position contre le rollkur en dressage, stipulant que la tête du cheval doit rester à la verticale ou légèrement en avant de la verticale en tout temps. [8][9]

En 2010, la FEI a redéfini le rollkur ou l’hyperflexion comme une flexion excessive de l’encolure obtenue par une force agressive. Cette décision faisait suite à des débats et à une confusion qui persistaient entourant la définition de ce qui constitue une position d’encolure acceptable chez le cheval. [2][14][16]

Des techniques telles que le bas et rond (Low, Deep, and Round/LDR) et le long et bas (Long and Low/LL), qui permettent une flexion et un étirement de l’encolure sans force excessive, sont considérées comme acceptables par la FEI. Une flexion extrême de l’encolure est également permise pour de courtes périodes (moins de 10 minutes), à condition qu’elle soit effectuée sans force agressive. [4][10] Toutefois, le terme « force agressive » reste vague et difficile à mettre en application.

Les commissaires chargés de faire respecter les règlements en compétition sont tenus d’intervenir si un cheval présente des signes de stress ou de fatigue, en particulier lorsqu’une flexion extrême de l’encolure est utilisée. Leur principale responsabilité est de veiller au bien-être du cheval tout au long de l’épreuve. [14]

International Society for Equitation Science

L’International Society for Equitation Science (ISES) adopte une position claire sur le rollkur; elle déconseille l’utilisation de postures de la tête et de l’encolure extrêmes ou en hyperflexion lors de l’entraînement équin en raison de préoccupations importantes en matière de bien-être. [7]

Bien que ces postures puissent offrir des avantages en gymnastique, l’ISES affirme que les impacts physiologiques et psychologiques pour le cheval surpassent tout avantage. [7]

Selon l’ISES, les postures de la tête et de l’encolure extrêmes ou en hyperflexion sont inacceptables dans l’entraînement équin, car elles entravent la respiration et provoquent une détresse mentale. Les cavaliers, les entraîneurs et les officiels doivent veiller à ce que ces postures ne compromettent pas la santé ni les fonctions du cheval.

L’ISES soutient également les règles de dressage de la FEI exigeant que le profil cranio-facial, c’est-à-dire la vue latérale de la tête et du visage, reste à la verticale ou en avant de celle-ci, et ce en tout temps, que la discipline soit régie par la FEI ou non. Bien que l’ISES ne juge pas nécessaire de mener davantage de recherches sur l’hyperflexion, dont les effets négatifs sont bien documentés dans la littérature, elle encourage les études portant sur des flexions ou extensions moindres. [7]

Difficultés d’application des directives relatives à la flexion de l’encolure

L’application des directives concernant des techniques comme le rollkur représente un défi majeur, principalement à cause de la nature subjective de l’évaluation du bien-être du cheval lors des compétitions.

Les commissaires sont des officiels nommés par les instances dirigeantes pour superviser le bon déroulement des épreuves équestres. Ils évaluent des facteurs tels que la tension des rênes et les signes de stress en s’appuyant sur des observations visuelles. Toutefois, ces évaluations peuvent varier considérablement selon l’interprétation, l’expérience et les compétences de chaque commissaire. [20]

Le stress chez les chevaux peut se manifester de façon subtile, par des changements au niveau de la respiration, des tensions musculaires ou de légers changements de comportement comme des secouements de la tête ou des fouaillements de queue. Même des juges expérimentés peuvent avoir du mal à détecter systématiquement ces signaux discrets, ce qui complique l’évaluation juste de l’état du cheval. [1][9][13][14]

De plus, l’ambiance émotionnellement chargée des compétitions peut inciter les commissaires à hésiter à intervenir lorsque les signes de préjudice ne sont pas immédiatement apparents. Cette réticence peut entraîner une application irrégulière des règles, ce qui risque de compromettre le bien-être du cheval ainsi que l’intégrité de la compétition.

Questions fréquemment posées

Voici quelques questions fréquemment posées sur le rollkur en entraînement des chevaux :

Résumé

Le rollkur est une technique qui force une flexion excessive de l’encolure chez le cheval, causant des dommages à sa santé physique et mentale.

  • Les origines de cette pratique remontent au dressage classique, mais elle est aujourd’hui controversée en raison de ses impacts négatifs sur le bien-être équin.
  • Le rollkur perturbe la biomécanique naturelle du cheval, entraînant un dos creux, des mouvements restreints et une utilisation moins efficace de l’arrière-main. Il peut également causer des troubles musculosquelettiques à long terme ainsi qu'une diminution des performances.
  • Le rollkur peut provoquer des troubles de la vision, une obstruction des voies respiratoires et du stress, compromettant ainsi le bien-être du cheval. Ces effets peuvent engendrer de l’anxiété, de la frustration et même des blessures physiques avec le temps.
  • La FEI applique des règles interdisant l’usage d’une flexion extrême de l’encolure en compétition, et l’International Society for Equitation Science (ISES) s’oppose à l’hyperflexion en raison de ses effets négatifs sur le bien-être équin, recommandant des positions tête-encolure moins extrêmes pour un entraînement sain et sans cruauté.
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Références

  1. van Weeren P.R., About Rollkur, or Low, Deep and Round: Why Winston Churchill and Albert Einstein Were Right. The Veterinary Journal. 2013.
  2. FEI Round-Table Conference Resolves Rollkur Controversy. 2010.
  3. Borstel U. et al., Hyperflexing the Horse’s Neck: A Systematic Review and Meta-Analysis. Scientific Reports. 2024.
  4. van Oldruitenborgh-Oosterbaan M. m. S. et al., (PDF) Workload and Stress in Horses: Comparison in Horses Ridden Deep and Round ('rollkur’) with a Draw Rein and Horses Ridden in a Natural Frame with Only Light Rein Contact. ResearchGate. 2024. View Summary
  5. Meyer H., “Rollkur”, “Hyperflexion” and “LDR” - The Natural Position of the Head and Neck of the Horse and the Modification by the Rider. ResearchGate. 2024.
  6. Hobbs S.J. et al., A Scoping Review of Determinants of Performance in Dressage. PeerJ. 2020. View Summary
  7. ISES_PS_on_alterations_of_the_cervical_vertebrae_in_equitation.pdf. ISES_PS_on_alterations_of_the_cervical_vertebrae_in_equitation.pdf.
  8. Lashley M.J.J.O. et al., Comparison of the Head and Neck Position of Elite Dressage Horses during Top-Level Competitions in 1992 versus 2008. The Veterinary Journal. 2014.
  9. Kienapfel K. et al., Comparison of Head–Neck Positions and Conflict Behaviour in Ridden Elite Dressage Horses between Warm-up and Competition. Applied Animal Behaviour Science. 2024.
  10. McGreevy P.D. et al., Over-Flexing the Horse’s Neck: A Modern Equestrian Obsession?. Journal of Veterinary Behavior. 2010.
  11. Christensen J.W. et al., Effects of Hyperflexion on Acute Stress Responses in Ridden Dressage Horses. Physiology & Behavior. 2014. View Summary
  12. Kienapfel K. et al., Prevalence of Different Head-Neck Positions in Horses Shown at Dressage Competitions and Their Relation to Conflict Behaviour and Performance Marks. PLoS One. 2014. View Summary
  13. Smiet E. et al., Effect of Different Head and Neck Positions on Behaviour, Heart Rate Variability and Cortisol Levels in Lunged Royal Dutch Sport Horses. The Veterinary Journal. 2014.
  14. Von Borstel U.U. et al., Impact of Riding in a Coercively Obtained Rollkur Posture on Welfare and Fear of Performance Horses. Applied Animal Behaviour Science. 2009.
  15. Tilley P. et al., Effects of a 15° Variation in Poll Flexion during Riding on the Respiratory Systems and Behaviour of High-Level Dressage and Show-Jumping Horses. Animals (Basel). 2023. View Summary
  16. Zebisch A. et al., Effects of Different Head–Neck Positions on the Larynges of Ridden Horses. Animal Physiology Nutrition. 2014.
  17. McLean A.N. and Christensen J.W., The Application of Learning Theory in Horse Training. Applied Animal Behaviour Science. 2017.
  18. McGreevy P.D. and McLean A.N., Roles of Learning Theory and Ethology in Equitation. Journal of Veterinary Behavior. 2007.
  19. Tuomola. K. et al., Is Rein Tension Associated with Horse Behaviour and Mouth Injuries in Harness Racing Trotters? – Pilot Study. Applied Animal Behaviour Science. 2024.
  20. Hall C. et al., Assessment of Ridden Horse Behavior. Journal of Veterinary Behavior. 2013.