La rhabdomyolyse d’effort (tying-up en anglais) est une affection induite par l’exercice qui se caractérise par une dégradation excessive des tissus musculaires. [1] Cette pathologie porte différents noms communs : le syndrome du cheval noué, la maladie du lundi, le coup de sang, la myosite ou l’azoturie.

Elle se manifeste après les séances d’exercice par des spasmes musculaires, de la douleur et une baisse de performance. [1] Dans les cas graves, le cheval peut présenter des signes de colique ou même s’effondrer.

Certains facteurs, notamment un manque de conditionnement physique et une hausse abrupte du degré d’intensité de l’activité, peuvent influencer le déclenchement des crises de rhabdomyolyse d’effort. Certains chevaux héritent d’une prédisposition génétique à cette pathologie.

Le traitement de cette affection comprend une combinaison de repos au box, l’administration de liquides, la modification du régime alimentaire et des médicaments. Pour éviter la rhabdomyolyse d’effort, les propriétaires doivent mettre en œuvre un programme de conditionnement physique qui développe progressivement la force musculaire du cheval, assure le maintien de son niveau d’hydratation et veille à lui donner une alimentation équilibrée contenant suffisamment d’électrolytes.

Si vous soupçonnez que votre cheval souffre de rhabdomyolyse d’effort, contactez votre vétérinaire pour le faire évaluer. Une intervention et un traitement précoces améliorent le pronostic et réduisent le risque de crises subséquentes.

La rhabdomyolyse d’effort chez les chevaux

La rhabdomyolyse d’effort est un trouble musculaire qui touche les chevaux. Ses déclencheurs sont généralement un effort intense, le stress, certains facteurs hormonaux ou les déséquilibres nutritionnels. La forme équine de la maladie se caractérise par des douleurs musculaires, de la raideur et une réticence à se déplacer.

Cette affection est liée à la destruction des fibres musculaires qui entraîne la libération dans la circulation sanguine d’enzymes musculaires et de myoglobine, une protéine présente dans les cellules sanguines. Certaines de ces substances peuvent être nocives pour les reins.

Les tests de laboratoire effectués sur les chevaux atteints révèlent habituellement des niveaux sanguins d’enzymes musculaires élevés, notamment la créatine kinase (CK) et l’aspartate aminotransférase (AST). Dans certains cas, le vétérinaire peut procéder à une biopsie musculaire pour évaluer l’étendue des dommages aux muscles ou pour identifier des troubles musculaires spécifiques.

Les symptômes

Les signes cliniques de la rhabdomyolyse d’effort se manifestent souvent pendant les séances d’exercice ou les moments d’excitation. L’intensité des crises de rhabdomyolyse d’effort peut varier. Elles peuvent aller de légers résultats cliniques constatés dans les analyses sanguines sans symptômes apparents, jusqu’aux cas graves où le cheval se couche ou même s’effondre. [2] La gravité des symptômes peut même fluctuer chez le même animal au fil du temps.

Les signes fréquents de rhabdomyolyse d’effort équine incluent ceux qui suivent : [3][4][5]

  • une réticence à se déplacer;
  • la transpiration;
  • une hausse de température;
  • la raideur musculaire accompagnée de douleur aux reins et à la croupe;
  • la tachypnée (une respiration rapide);
  • la tachycardie (l’accélération de la fréquence cardiaque);
  • les fasciculations musculaires (des tremblements musculaires visibles);
  • la myoglobinurie (une urine foncée due à la présence de myoglobine);
  • une diminution de la tolérance à l’effort.

Les formes de rhabdomyolyse d’effort

La rhabdomyolyse d’effort équine peut se manifester sous deux formes principales : sporadique et chronique. La compréhension des distinctions entre ces deux formes est cruciale pour bien gérer et prévenir la maladie.

La rhabdomyolyse d’effort sporadique

La rhabdomyolyse d’effort sporadique est un incident occasionnel qui affecte ordinairement les chevaux soumis à un effort physique inhabituel ou excessif qui dépasse l’intensité habituelle de leur entraînement ou leur niveau de conditionnement physique.

On observe souvent cette forme chez les animaux qui sont autrement en bonne santé et qui n’ont pas de prédisposition sous-jacente aux troubles musculaires. Dans le cas de la rhabdomyolyse d’effort sporadique, le cheval ne souffre pas de trouble inhérent ou intrinsèque qui cause une dégradation anormale du tissu musculaire.

Les crises sont plutôt le résultat de facteurs externes, par exemple une séance d’exercice intense ou des facteurs de stress lié à l’environnement, qui contribuent à endommager les cellules musculaires. Ces crises ne se produisent pas nécessairement régulièrement. Elles peuvent alterner avec des périodes de fonction musculaire normale.

Voici quelques exemples de facteurs externes qui peuvent déclencher des crises de rhabdomyolyse sporadique : [4][6]

  • Le surentraînement et la tension musculaire: les crises de rhabdomyolyse d’effort surviennent souvent lorsque les chevaux sont astreints à un effort au-delà de leur niveau de conditionnement. C’est notamment le cas après une longue période de repos suivie d’une hausse soudaine d’intensité de l’entraînement. Les signes peuvent inclure la raideur musculaire et des allures anormales, ainsi qu’une augmentation de l’activité enzymatique dans les muscles. Le surmenage et l’exploitation répétitive des muscles peuvent conduire à l’intolérance à l’effort.
  • Les carences nutritionnelles: les carences en électrolytes ou en nutriments antioxydants tels que le sélénium et la vitamine E peuvent contribuer à déclencher la rhabdomyolyse d’effort chez certains chevaux. Ceux-ci peuvent développer des déséquilibres électrolytiques pendant les séances d’exercice qui se prolongent par temps chaud. Les déséquilibres alimentaires, en particulier les carences en sodium, en potassium et en calcium, sont aussi liés aux crises de rhabdomyolyse d’effort.
  • L’exercice pendant la maladie: les chevaux qui doivent fournir des efforts physiques tout en luttant contre l’herpèsvirus, le virus de la grippe équine ou d’autres infections peuvent courir un risque accru de souffrir de crises de rhabdomyolyse. Les chevaux qui font de la fièvre ou qui toussent, ou encore, qui présentent des sécrétions nasales ou d’autres symptômes respiratoires ne devraient pas faire d’exercice, sauf sous la supervision d’un vétérinaire.

La rhabdomyolyse d’effort chronique

La myopathie à stockage de polysaccharides de type 1 (PSSM1) est une maladie héréditaire qui affecte le métabolisme musculaire du cheval. Elle est fréquente chez les chevaux Quarter Horse, les chevaux de trait et certaines races de Warmblood. [8] On voit souvent les chevaux qui souffrent de PSSM1 dans les épreuves de présentation au licol et de plaisance, car ils réagissent mal aux activités à grande vitesse.

Les chevaux atteints de PSSM1 emmagasinent une quantité anormale de glycogène dans leurs tissus musculaires. Le glycogène est un glucide complexe qui sert principalement à stocker l’énergie destinée aux cellules musculaires. L’organisme équin peut le décomposer en glucose pendant l’exercice lorsqu’il a besoin d’énergie pour alimenter les contractions musculaires.

La PSSM1 est due à une mutation du gène du glycogène synthase qui entraîne une synthèse ininterrompue de glycogène dans les muscles du cheval. Il en résulte des difficultés pour passer à la combustion du glycogène lorsque l’animal doit fournir de l’énergie pendant l’effort. [7]

Les chevaux touchés peuvent présenter de la raideur, des crampes musculaires et de la douleur après une séance d’exercice léger en raison de l’altération de la production d’énergie dans leurs muscles. Certains d’entre eux ont une sensibilité accrue à l’insuline, ce qui contribue davantage au stockage du glycogène dans les muscles.

En outre, le stockage anormal du glycogène qui découle de la PSSM1 rend les muscles plus enclins aux dommages, et par conséquent, aux crises de rhabdomyolyse d’effort.

Les cas graves doivent subir un test de dépistage de l’hyperthermie maligne (HM), ou syndrome du stress aigu, une autre maladie héréditaire. La présence de l’HM et de la PSSM1 peut exacerber les symptômes de la rhabdomyolyse d’effort qui peuvent alors être fatals. [9]

La myopathie à stockage de polysaccharides de type 2

La myopathie à stockage de polysaccharides de type 2 (PSSM2) est un autre trouble musculaire qui engendre un stockage anormal du glycogène chez les chevaux et qui peut éventuellement contribuer à l’apparition de la rhabdomyolyse d’effort chronique.

Bien que l’on puisse diagnostiquer la PSSM1 en effectuant un test d’ADN, il n’existe actuellement aucun test génétique qui permet de détecter la PSSM2. Le diagnostic requiert une biopsie musculaire pour identifier les anomalies cellulaires caractéristiques en examinant l’échantillon au microscope.

Dans les cas de PSSM1, le taux de glycogène est toujours élevé et sa forme est anormale. Lorsqu’il s’agit de PSSM2, le taux de glycogène peut être élevé ou normal, mais on le retrouve dans des endroits inhabituels.

Les réactions variables aux régimes alimentaires visant à limiter le glycogène chez les chevaux Warmblood ont soulevé la possibilité que la PSSM2 englobe en fait plusieurs maladies distinctes. [8] L’une de ces maladies s’est avérée être la myopathie myofibrillaire. [8]

Au lieu des symptômes de la rhabdomyolyse d’effort, les Warmblood atteints de PSSM2 peuvent présenter des allures anormales et des maux de dos, ou encore une atrophie de la chaîne dorsale.

La rhabdomyolyse d’effort récurrente

La rhabdomyolyse d’effort récurrente est une affection caractérisée par des crises répétées de contractions musculaires et de douleur pendant et après les séances d’exercice. Contrairement aux cas sporadiques de rhabdomyolyse d’effort qui peuvent survenir en raison d’un surmenage ou d’un déséquilibre alimentaire, la rhabdomyolyse d’effort récurrente est une maladie chronique qui peut même affecter les chevaux astreints à des conditions d’entraînement normales.

Les scientifiques pensent que des irrégularités dans la signalisation du calcium à l’intérieur des cellules sont à l’origine de cette pathologie. [4] Le calcium joue un rôle important dans la contraction et la détente des muscles.

Chez les chevaux atteints de rhabdomyolyse d’effort récurrente, la régulation anormale du calcium perturbe ces mécanismes. Elle donne lieu à des contractions et à de la raideur musculaires incontrôlées. Le stress ou un effort intense déclenche souvent les crises de rhabdomyolyse d’effort récurrente. Cette pathologie requiert une gestion minutieuse pour minimiser les rechutes.

Les facteurs de risque de la rhabdomyolyse d’effort récurrente chez les chevaux incluent les suivants : [2][10][11]

  • La race: les chevaux de course de race Thoroughbred et Standardbred sont particulièrement sujets à la rhabdomyolyse d’effort récurrente. Entre 5 et 10 % en souffrent pendant la saison des courses. Les vétérinaires posent normalement un diagnostic de rhabdomyolyse d’effort récurrente chez les chevaux qui subissent des crises répétées.
  • Le sexe: les juments ont une prévalence plus élevée de rhabdomyolyse d’effort récurrente comparativement aux mâles. En effet, 67 % des chevaux affectés sont des juments contre 33 % qui sont des étalons et des hongres.
  • La charge de travail: les chevaux touchés sont ordinairement âgés d’environ deux ans au moment du diagnostic et participent activement à l’entraînement de course.
  • Le tempérament: les chevaux dotés d’un tempérament calme sont moins à risque de souffrir de rhabdomyolyse d’effort récurrente. La nervosité et l’excitation pendant l’entraînement peuvent contribuer à endommager les muscles des équidés atteints de rhabdomyolyse d’effort récurrente.

Comprendre le fonctionnement des muscles

Afin de comprendre comment la rhabdomyolyse d’effort récurrent affecte les chevaux, il faut d’abord savoir comment leurs muscles fonctionnent normalement.

Les muscles squelettiques sont une forme de tissu musculaire attaché aux os par des tendons dont le rôle est de faciliter les mouvements du corps. Ces muscles sont sous le contrôle volontaire de l’animal qui commande leur activité consciemment grâce au système nerveux.

Les séances d’exercice et d’entraînement répétées font en sorte que les muscles squelettiques grossissent et se renforcent pour s’adapter aux exigences qui leur sont imposées. [12][13] Les chevaux dont les muscles sont plus gros sont potentiellement plus puissants. Leurs muscles sont conséquemment capables de générer des contractions plus fortes pendant l’effort. Ce mécanisme contribue à la performance d’ensemble du cheval lors d’activités comme la course et le saut d’obstacles.

Les mouvements musculaires

Les tendons facilitent les mouvements. Ces premiers sont des bandes de tissu résistant qui relient les muscles aux os. [14] Lorsqu’un muscle se contracte, il tire sur le tendon qui transmet alors la force à l’os auquel il est fixé et mobilise l’articulation. [15]

Lors des mouvements naturels, par exemple le pas ou le galop, le complexe muscle-tendon passe par un cycle continu d’étirement (contraction excentrique) et de raccourcissement (contraction concentrique) pour produire un mouvement coordonné. [15] Ce cycle se nomme le cycle d’étirement-raccourcissement. Il joue un rôle crucial dans la locomotion équine.

Les contractions musculaires

Les contractions musculaires impliquent une interaction complexe entre le système nerveux et les fibres musculaires pour produire un mouvement : [16]

  1. L’initiation du signal: le mouvement débute par un signal du cerveau que le système nerveux transmet aux fibres musculaires, leur ordonnant de se contracter.
  2. La contraction musculaire: le signal provoque la libération d’ions calcium (Ca2+) dans les cellules musculaires pour amorcer le mécanisme des filaments coulissants. Les filaments d’actine et de myosine dans les fibres musculaires glissent l’un sur l’autre pour raccourcir le muscle et générer de la force.
  3. La transmission de la force: le tendon transmet la force générée par la contraction musculaire à l’os.
  4. Le mouvement articulaire: lorsque le tendon tire sur l’os, l’os se déplace par rapport à l’articulation. Ce déplacement engendre des mouvements tels que la flexion, l’extension, l’abduction ou l’adduction.
  5. La détente musculaire: une fois que le signal de contraction s’interrompt, l’organisme pompe le calcium pour l’emmagasiner à nouveau et les fibres musculaires se détendent, ce qui permet à l’unité muscle-tendon-os de revenir à sa position initiale. La contraction et la détente des muscles nécessitent un apport d’énergie suffisant sous forme de phosphocréatine et de Mg-ATP.

Les chevaux atteints de rhabdomyolyse d’effort récurrente

On ne comprend pas bien la cause exacte de la rhabdomyolyse d’effort récurrente chez les chevaux, mais on pense qu’elle découle d’une anomalie liée à la régulation des niveaux de calcium dans les cellules musculaires. Cette anomalie peut donner lieu à une libération excessive d’ions calcium (Ca2+). Celle-ci provoque des contractions exagérées et retarde le recaptage en raison de l’épuisement des réserves d’énergie dans le muscle.

Cette dysrégulation pourrait mener à des contractions musculaires prolongées ou incontrôlées qui détruisent les tissus musculaires et font naître les symptômes caractéristiques d’une crise de rhabdomyolyse d’effort.

On pense que le stress exacerbe les problèmes de régulation anormale du calcium. Celle-ci perturbe le fonctionnement normal des cellules musculaires et cause des incidences de dommages musculaires. [3]

Le diagnostic

Le diagnostic de la rhabdomyolyse d’effort nécessite une combinaison d’évaluation vétérinaire, d’évaluation des antécédents du cheval et d’analyses diagnostiques spécifiques. Le vétérinaire examine d’abord le cheval pour savoir s’il présente des signes cliniques, notamment la myoglobinurie (l’urine foncée), de la raideur musculaire et de la douleur après les séances d’exercice.

Il procède également à des analyses sanguines pour détecter une hausse modérée ou élevée des taux d’enzymes musculaires, y compris la CK sérique et l’AST.

Le diagnostic différentiel

Le diagnostic différentiel consiste à évaluer les causes potentielles des signes cliniques en tenant compte de facteurs tels que les antécédents médicaux, les résultats de l’examen physique et les tests de diagnostic. L’objectif est de trouver l’explication qui correspond le mieux aux symptômes observés.

Les symptômes de crise de rhabdomyolyse d’effort peuvent imiter ceux des pathologies suivantes : [2][3][17]

  • La colique: les chevaux atteints de rhabdomyolyse d’effort peuvent présenter des signes qui ressemblent à ceux d’une colique, notamment de la détresse, de la douleur et de l’agitation. Les symptômes, y compris la transpiration, l’accélération de la fréquence cardiaque et les coups de pied au sol, peuvent ressembler à la gêne abdominale souvent observée dans les cas de colique.
  • La laminite: les chevaux atteints de rhabdomyolyse d’effort peuvent présenter des signes de boiterie ou être réticents à bouger en raison de la douleur et des raideurs musculaires. On peut confondre ces symptômes avec ceux de la laminite qui cause aussi une boiterie et des anomalies d’allure.
  • La boiterie: les chevaux qui souffrent de rhabdomyolyse d’effort peuvent manifester des signes d’inconfort, de raideur, de douleur et de réticence à prendre appui sur leurs membres, des symptômes qui peuvent aussi signaler une boiterie.
  • L’hyperhidrose (une transpiration excessive): dans les cas bénins de rhabdomyolyse d’effort, le cheval peut transpirer abondamment après l’exercice. On peut interpréter ce symptôme à tort et croire qu’il s’agit d’une réaction normale à l’activité physique, en particulier lorsque les autres signes ne sont pas évidents.
  • La maladie neurologique aiguë: les chevaux atteints d’une maladie neurologique aiguë grave manifestent également de la détresse et de la réticence à se déplacer.

Les analyses sanguines

Les analyses sanguines servent à mesurer la présence de certaines enzymes ciblées dans les tissus du cheval. Celles-ci sont des indicateurs de dommages musculaires et aident à diagnostiquer la rhabdomyolyse d’effort.

La créatine kinase

La créatine kinase est une enzyme qui participe à la production d’énergie dans les cellules musculaires du cheval. Très concentrée dans les muscles squelettiques, lisses et cardiaques, la CK facilite la transformation de la créatine phosphate et de l’ADP (adénosine diphosphate) en créatine et en ATP (adénosine triphosphate). [18]

L’ATP est la principale monnaie énergétique de la cellule. Elle lui procure la puissance nécessaire aux contractions musculaires et à d’autres activités cellulaires. [18]

L’activité intense peut endommager les cellules des muscles et faire en sorte que leur membrane devienne plus perméable. Cela libère la CK dans la circulation sanguine, ce qui hausse le taux de CK dans le plasma. Ce dernier culmine de 4 à 6 heures environ après la séance d’exercice.

Lorsque le vétérinaire prélève un échantillon de sang après une crise de rhabdomyolyse, la CK est un indicateur précieux de l’étendue des dommages musculaires subis pendant l’activité physique.

L’aspartate transaminase

L’aspartate transaminase (AST) est une enzyme qui joue un rôle essentiel dans le métabolisme des acides aminés, une fonction indispensable pour différents mécanismes cellulaires. L’AST existe dans plusieurs tissus de l’organisme du cheval, notamment le squelette, le foie et le muscle cardiaque. [18]

Tout comme la créatine kinase, les cellules musculaires libèrent l’AST dans la circulation sanguine lorsqu’elles subissent un stress ou des dommages, par exemple après une séance d’exercice intense ou prolongée. Un taux élevé d’AST peut étayer un diagnostic de rhabdomyolyse d’effort équine.

La lactodéshydrogénase (LDH)

La lactodéshydrogénase (LDH) est une autre enzyme présente dans différents tissus de l’organisme, notamment les muscles et le foie. La LDH est importante pour le métabolisme énergétique anaérobie, en particulier lors de la transformation du lactate en pyruvate. [18]

Un niveau élevé de LDH dans les analyses sanguines indique des dommages ou des lésions musculaires. En effet, l’organisme libère la LDH dans le sang lorsque les muscles sont endommagés.

Les analyses d’urine

Lorsqu’un cheval présente des signes de rhabdomyolyse d’effort, le vétérinaire peut demander une analyse d’urine pour rechercher des marqueurs de dommages musculaires. Cette analyse étudie plusieurs facteurs dans l’urine, y compris sa couleur, pour évaluer l’état de la fonction rénale. [19]

L’analyse d’urine est un outil de diagnostic précieux pour identifier la rhabdomyolyse d’effort. Les dommages musculaires causés par la maladie provoquent la libération de différents composants cellulaires dans la circulation sanguine, dont certains sont filtrés par les reins et excrétés dans l’urine.

La myoglobinurie réfère à la présence de myoglobine, une protéine musculaire, dans l’urine du cheval. Les cellules musculaires endommagées libèrent de la myoglobine dans la circulation sanguine, puis l’organisme l’évacue dans l’urine. [20] La myoglobine confère à l’urine une teinte brun-rouge foncé.

Un taux sanguin de myoglobine élevé peut précipiter ou former des dépôts solides dans les tubules rénaux. Ces derniers jouent un rôle crucial dans la filtration et le traitement de l’urine.

Les chevaux atteints de rhabdomyolyse d’effort grave peuvent excréter une grande quantité de myoglobine dans l’urine, ce qui mène à la dégénérescence des tubules. Cette pathologie peut nuire au fonctionnement normal des reins et potentiellement engendrer un dysfonctionnement rénal. Dans les cas graves, elle conduit à l’insuffisance rénale aiguë.

La biopsie musculaire

La biopsie musculaire consiste à prélever un petit échantillon de tissu musculaire du cheval affecté pour l’examiner au microscope. On réalise normalement cette intervention dans les muscles fessiers ou ischiojambiers pendant que l’animal est sous anesthésie locale. [4]

Une fois prélevé, le vétérinaire examine l’échantillon de muscle au microscope pour étudier la structure des fibres musculaires, identifier les signes d’inflammation, de dégénérescence ou de nécrose, et détecter toute accumulation anormale de glycogène. Il peut autrement étudier les échantillons pour détecter la présence de desmine, une protéine myofibrillaire caractéristique de la myopathie myofibrillaire.

Les biopsies musculaires sont importantes pour distinguer la rhabdomyolyse d’effort sporadique de la forme chronique, de la PSSM et d’autres pathologies relevant de la myosite. La biopsie permet au vétérinaire d’adapter le traitement et la prise en charge du cheval en fonction des résultats constatés dans l’échantillon de tissu. [17]

Les tests génétiques

Il existe un test génétique qui permet de détecter la PSSM1 chez les chevaux qui subissent des crises répétées de rhabdomyolyse d’effort. Cette maladie provient d’une mutation du gène du glycogène synthase-1 qui provoque un stockage anormal de glycogène dans les cellules musculaires. [9]

Les chevaux atteints de PSSM2 peuvent également subir des crises de rhabdomyolyse d’effort, mais leur test génétique est alors négatif. On ne sait toujours pas quel est le gène précisément responsable de la PSSM2. Davantage de recherches sont nécessaires pour le découvrir.

Le traitement

Le traitement de la rhabdomyolyse d’effort chez les chevaux se concentre sur la gestion de la phase aiguë des crises et sur la résolution de la cause première.

Les crises aiguës

Lorsqu’un cheval montre des signes de crise de rhabdomyolyse d’effort, on doit cesser immédiatement toute forme d’exercice, le déplacer vers un box calme et lui donner beaucoup d’eau fraîche et de sel en cristaux. Il importe de noter que la marche, même sur une courte distance, aggrave les dommages musculaires subis par le cheval. On doit préférablement transporter les chevaux en crise jusqu’à leur box afin de minimiser les effets à long terme.

Une hydratation suffisante est essentielle pour évacuer la myoglobine et les autres sous-produits de la destruction des muscles qui s’accumulent dans les reins.

Les déséquilibres de minéraux électrolytiques, notamment le potassium, le calcium et le phosphate, sont fréquents dans les cas de rhabdomyolyse. Il faut donc les rectifier. Cela peut nécessiter des suppléments ou des médicaments selon la nature précise des déséquilibres.

Le vétérinaire peut recommander l’administration de relaxants musculaires, de sédatifs, d’analgésiques ou d’AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens) pour contrôler les contractions musculaires et soulager la douleur. [3] Consultez toujours un vétérinaire avant de donner des médicaments au cheval.

Il faut mettre les chevaux touchés au repos au box . On doit restreindre leurs sorties en liberté ou leur activité physique pour favoriser leur rétablissement. On peut leur permettre de sortir régulièrement dans un paddock sous surveillance ou leur offrir des séances de marche en main.

Il importe de surveiller les niveaux sanguins d’enzymes musculaires tout au long de la convalescence. On poursuit le repos au box jusqu’à ce que ces niveaux soient revenus à la normale.

Les médicaments

Pour les cas chroniques de rhabdomyolyse d’effort, les vétérinaires peuvent prescrire des médicaments pour soulager les symptômes et gérer la maladie.

On utilise principalement le dantrolène pour soigner les affections qui impliquent de la spasticité ou de la rigidité musculaire. Ce médicament agit en ralentissant la libération de calcium des sites de stockage dans les cellules musculaires, une étape clé de la contraction des muscles. [3]

En inhibant la libération de calcium, le dantrolène peut aider à détendre les muscles et à prévenir les crises de rhabdomyolyse d’effort. Les chevaux qui souffrent de la forme récurrente de la maladie peuvent recevoir du dantrolène sous la supervision d’un vétérinaire, à raison de 4 milligrammes par kilogramme de poids vif.

Bien que le dantrolène soit efficace pour contrôler la rhabdomyolyse d’effort, son usage est interdit chez les chevaux qui participent aux courses et aux concours hippiques. Les propriétaires doivent toujours vérifier les règlements sur les drogues qui régissent leur sport ainsi que les besoins actuels du cheval avant d’apporter des modifications au dosage, en particulier avant les événements.

La phénytoïne est un médicament anticonvulsivant qui servait à l’origine à traiter les convulsions et l’épilepsie chez les humains. Il aide à réguler l’activité électrique dans le cerveau pour maîtriser les symptômes des crises. [21]

Les scientifiques ont exploré l’usage de la phénytoïne pour éventuellement traiter les chevaux atteints de rhabdomyolyse d’effort. En effet, ce médicament possède la capacité de moduler l’activité des canaux sodiques et calciques dans les tissus musculaires et nerveux. Ces canaux sont essentiels à la transmission des signaux électriques et à la régulation des fonctions cellulaires, y compris la contraction des muscles.

Un vétérinaire doit superviser l’emploi de la phénytoïne pour que la posologie, l’administration et la surveillance soient justes et adaptées en fonction de l’état du cheval et de ses antécédents médicaux.

La nutrition

La nutrition est importante pour promouvoir le rétablissement du cheval après une crise de rhabdomyolyse d’effort et pour gérer la maladie sur une base continue. [22] Les propriétaires doivent veiller à ce que l’alimentation du cheval soit bien équilibrée et ne présente pas de carences en vitamines, en minéraux et en acides aminés indispensables.

Ces nutriments sont importants pour la réparation des muscles, la fonction métabolique, le statut électrolytique, la fonction rénale, la guérison des tissus et le système immunitaire. [3] Les carences en vitamines et en minéraux peuvent ralentir la convalescence après des crises de rhabdomyolyse d’effort et prolonger le temps nécessaire au cheval pour revenir à son niveau de rendement antérieur.

Après une crise de rhabdomyolyse d’effort, les chevaux doivent recevoir un régime alimentaire axé principalement sur le fourrage enrichi d’un supplément complet de vitamines et de minéraux. Dans le cas des animaux atteints de PSSM et de rhabdomyolyse d’effort récurrente, il faut éliminer les céréales de l’alimentation pour diminuer l’apport en sucre et en amidon. On peut leur donner un supplément de matières grasses s’ils ont besoin de plus de calories.

Nous vous recommandons de consulter un vétérinaire et un nutritionniste équin pour vous assurer que l’alimentation de votre cheval est équilibrée correctement. Pendant la période de repos au box , on doit diminuer son apport calorique pour lui éviter de prendre du poids.

Ces chevaux peuvent en outre tirer profit d’un supplément d’antioxydants pour protéger leurs cellules musculaires des dommages engendrés par le stress oxydatif. L’augmentation de la quantité de sélénium et de vitamine E dans l’alimentation peut favoriser la santé des muscles des animaux affectés.

Les chevaux atteints de PSSM1 et d’autres myopathies bénéficient souvent d’une supplémentation en acétyl-l-carnitine à raison d’un gramme par 100 livres de poids vif. Ce métabolite naturel dirige le glucose vers les voies énergétiques et l’éloigne du glycogène. De plus, il stimule la production de mitochondries, les centrales électriques de la cellule. [23][24]

Natural E/Organic Se
Magasiner
  • Levure de sélénium organique
  • Vitamine E naturelle
  • Statut antioxydant optimal
  • Soutient la fonction musculaire

La prévention et la gestion

La prise en charge à long terme des chevaux atteints de rhabdomyolyse d’effort chronique demande d’accorder une attention particulière aux séances d’exercice et à l’alimentation, ainsi que la programmation de contrôles vétérinaires réguliers pour surveiller l’évolution de la maladie. Ces précautions peuvent aider à prévenir les crises de rhabdomyolyse d’effort ainsi qu’à préserver la santé et les performances de l’animal au fil du temps.

La gestion de l’exercice

Les séances d’exercice intense sans conditionnement physique ou échauffement préalable peuvent déclencher les crises de rhabdomyolyse d’effort. Les propriétaires doivent collaborer avec leur vétérinaire et leur entraîneur pour mettre en œuvre un programme d’entraînement approprié pour le cheval. [24]

  • Le conditionnement physique: l’amélioration progressive de la condition physique du cheval peut prévenir le surmenage, et ainsi réduire le risque de fatigue musculaire et de crises récurrentes de rhabdomyolyse. Une bonne mise en forme soutient la fonction musculaire et minimise les dommages liés au stress. [22]
  • L’échauffement: une période d’échauffement avant d’entamer la séance d’exercice aide à mieux préparer les muscles, les tendons et les ligaments du cheval. Un bon échauffement accroît le flux sanguin vers les muscles, qui deviennent plus souples et plus réactifs. On diminue ainsi le risque de dommages musculaires.
  • Le refroidissement: une séance de refroidissement assidue après l’exercice permet au cheval de retrouver une température corporelle et une fréquence cardiaque normales, ce qui réduit les dommages musculaires et l’intolérance à la chaleur. La période de refroidissement lui permet aussi de se détendre. Elle favorise l’élimination des sous-produits métaboliques des muscles. Cela diminue la douleur, la raideur et la probabilité de crise de rhabdomyolyse d’effort.

Certains entraîneurs peuvent conseiller l’emploi d’un manège automatique avant et après les séances d’entraînement. [3] Ce dernier est un appareil mécanique qui permet d’exercer les chevaux en les faisant marcher en cercle.

Les manèges automatiques sont courants dans les centres d’entraînement, les pensions équestres et les centres de réadaptation. Les entraîneurs les utilisent pour procurer aux chevaux des séances d’exercice structurées qui ne requièrent pas de cavalier. Ces dispositifs sont particulièrement utiles pour les échauffer ou les refroidir avant ou après les séances d’entraînement, ainsi que pour leur mise en forme et le maintien de leur condition physique.

Éviter les jours sans exercice

On désignait autrefois cette pathologie « la maladie du lundi matin ». Cette appellation remonte au début du XXe siècle. Les chevaux de trait, alors largement utilisés pour les travaux lourds tout au long de la semaine, souffraient fréquemment de crises de raideur musculaire et de douleur lors de la reprise du travail après une période de repos.

Ces crises se produisaient souvent le lundi. Elles coïncidaient avec la transition abrupte du repos à une activité intense après le congé du weekend.

Les chevaux atteints de rhabdomyolyse d’effort chronique doivent demeurer actifs en sortant tous les jours dans de grands enclos. L’exercice régulier aide à maintenir le tonus et le conditionnement des muscles. Il améliore la résistance au stress physique.

L’exercice régulier aide en outre à réguler le taux de sucre dans le sang et améliore la fonction métabolique. Par conséquent, il réduit le risque d’apparition de déséquilibres qui peuvent contribuer à hausser les incidences de crise de rhabdomyolyse d’effort. [9]

Minimiser le stress

La recherche montre que le stress et le comportement fougueux ou excité des chevaux peuvent hausser le risque de crise de rhabdomyolyse d’effort. [2] Pour lutter contre cet état, les propriétaires doivent veiller à fournir au cheval un milieu de vie qui minimise le stress. Ils doivent mettre en œuvre des pratiques de gestion qui imitent étroitement le mode de vie naturel des équidés et leur permettent d’exprimer les comportements propres à leur espèce.

On peut diminuer le niveau de stress du cheval en prévoyant suffisamment de temps en liberté à l’extérieur au sein d’un groupe social approprié, en respectant une routine établie et en minimisant l’exposition aux facteurs de stress comme les bruits forts ou les nouveaux environnements.

Dans la mesure du possible, il faut proscrire les longues périodes de confinement au box. Le cheval doit pouvoir bouger suffisamment pour éviter qu’il s’ennuie et qu’il accumule un trop-plein d’énergie.

Le régime alimentaire

Les chevaux atteints de rhabdomyolyse d’effort chronique prospèrent lorsqu’ils reçoivent un régime alimentaire à base de foin de graminées moyennement mature qui contient peu ou pas de céréales. Il faut éviter les moulées commerciales riches en sucre et en amidon qui peuvent provoquer une hausse soudaine de la glycémie, laquelle mène à une augmentation de l’excitabilité et de la nervosité chez de nombreux chevaux. [4][9][22]

Le fourrage doit constituer la majeure partie de l’alimentation pour favoriser une bonne digestion et fournir suffisamment de fibres. On s’attend à ce qu’un cheval adulte normal mange quotidiennement une quantité de foin qui correspond à 2 % de son poids vif.

Pour éviter les crises de rhabdomyolyse d’effort, il faut restreindre la consommation de glucides hydrolysables. Ces derniers doivent représenter au plus 12 % de l’ensemble de l’alimentation. [4][9] Un régime alimentaire dont le contenu en glucides hydrolysables est plus élevé accroît le risque de crises de rhabdomyolyse d’effort chez les chevaux qui y sont prédisposés. [9]

Pour répondre aux besoins caloriques du cheval atteint de PSSM1, on recommande habituellement de donner d’une à deux tasses d’huile. Cette pratique peut aussi diminuer la fréquence des crises de rhabdomyolyse d’effort récurrente chez les Thoroughbred. Les matières grasses fournissent des calories qui n’excitent pas le cheval. Elles permettent une libération d’énergie soutenue tout en abaissant le risque de dysfonctionnement musculaire dû aux céréales. Les suppléments de matières grasses comme le son de riz, l’huile de lin ou l’huile w-3 de Mad Barn sont idéaux pour les chevaux qui font de l’exercice.

Nous vous invitons à consulter un nutritionniste équin pour vérifier que l’alimentation de votre cheval est équilibrée et adaptée à ses besoins.

Les suppléments d’antioxydants

Les antioxydants sont des composés qui aident à protéger les cellules contre les dommages oxydatifs occasionnés par les radicaux libres. Le sélénium et la vitamine E sont parmi les antioxydants les plus importants dans l’alimentation équine. [25][27]

Le sélénium et la vitamine E sont particulièrement importants pour maintenir l’intégrité des membranes cellulaires des muscles des chevaux qui font de l’exercice. Les carences peuvent engendrer des dommages musculaires et des maladies graves.

En général, N-acétyl-cystéine et CoQ-10, ainsi que la leucine ou le HMB qui stimulent la réparation musculaire, sont des antioxydants bénéfiques pour les chevaux atteints de myopathie myofibrillaire.

Un nutritionniste équin peut être d’une aide précieuse pour déterminer si le cheval pourrait tirer profit d’une supplémentation en antioxydants en vue de gérer la rhabdomyolyse d’effort.

L’équilibre électrolytique

La recherche démontre que les carences en électrolytes sont liées aux crises de rhabdomyolyse d’effort chez les chevaux. [4] Les électrolytes sont des minéraux qui transportent une charge électrique. Ils sont essentiels pour soutenir divers mécanismes physiologiques de l’organisme. Ils incluent le sodium, le potassium, le chlorure, le calcium, le magnésium et le phosphate.

Les électrolytes aident à réguler l’équilibre hydrique, à maintenir un pH approprié, à soutenir la fonction nerveuse et à faciliter les contractions musculaires. Pendant les périodes d’activité intense, les chevaux perdent des électrolytes par la transpiration. Il est conséquemment crucial de reconstituer leurs réserves pour prévenir la déshydratation, l’intolérance à l’exercice, les crampes musculaires et les déséquilibres électrolytiques. [27]

Les chevaux ont souvent besoin d’une supplémentation en électrolytes, en particulier lorsque le temps est chaud et humide ou lors des séances d’exercice prolongées, afin d’optimiser leurs performances et de préserver leur santé globale. De plus, ils ont besoin d’un accès à de l’eau fraîche et à du sel en cristaux à volonté pour maintenir un niveau d’hydratation suffisant.

Performance XL de Mad Barn : ce supplément est scientifiquement équilibré pour reconstituer les minéraux électrolytiques que les chevaux perdent en transpirant. Performance XL contient également des antioxydants, notamment de la vitamine E et de la vitamine C, pour compléter les soins qui suivent l’entraînement et soutenir la fonction musculaire. La dose recommandée est de 30 grammes par heure d’exercice.

Performance XL: Electrolytes
Magasiner
  • Formulé scientifiquement
  • équilibre optimal des électrolytes
  • Favorise la performance à l'effort
  • Favoriser la récupération à l'effort

Le pronostic

Le pronostic de la rhabdomyolyse d’effort équine varie en fonction de la gravité de la maladie, de ses causes sous-jacentes et de sa gestion. Dans les cas bénins, à condition de commencer rapidement le traitement, le cheval réussit souvent à se rétablir complètement et à reprendre ses activités normales avec la mise en place de stratégies de gestion adaptées.

Les muscles des chevaux qui subissent une seule crise aiguë guérissent généralement au bout de trois à quatre semaines, sans qu’il subsiste de signes de dommages importants ou permanents. [24]

Dans les cas graves, les crises de rhabdomyolyse d’effort peuvent causer une atrophie musculaire. Elles requièrent alors une période de convalescence plus longue qui dure de deux à quatre mois ainsi que des soins appropriés.

Une fois la crise aiguë résolue, les chevaux peuvent normalement reprendre une activité normale à condition de modifier leur programme d’exercice, leur alimentation et leur gestion pour prévenir de futurs incidents.

Les animaux qui souffrent de PSSM nécessitent une prise en charge alimentaire plus rigoureuse pour contrôler les signes cliniques et prévenir les crises de rhabdomyolyse d’effort. Environ 90 % des chevaux atteints de PSSM1 qui bénéficient d’un programme d’exercice et d’un régime alimentaire stricts n’ont peu ou pas de crises, ce qui prouve l’efficacité des stratégies de gestion de cette maladie. [9]

En résumé

  • La rhabdomyolyse d’effort, souvent appelée « syndrome du cheval noué » ou « maladie du lundi », est une affection causée par une dégradation excessive des tissus musculaires qui suit l’exercice. Elle engendre des spasmes musculaires, de la douleur et, dans certains cas, des symptômes graves comme les coliques ou l’effondrement.
  • Parmi les facteurs qui peuvent déclencher la rhabdomyolyse d’effort, on retrouve les changements brusques d’intensité de l’entraînement, un manque de conditionnement physique et, dans certains cas, une prédisposition héréditaire.
  • Le diagnostic de la rhabdomyolyse d’effort consiste à évaluer les signes cliniques, en particulier après une séance d’activité physique intense, et à effectuer des tests de laboratoire pour constater la hausse des niveaux d’enzymes musculaires, notamment la créatine kinase et l’aspartate aminotransférase.
  • La gestion de la rhabdomyolyse d’effort requiert une combinaison de repos au box , d’hydratation, de modifications alimentaires et de conditionnement physique progressif. Dans les cas chroniques, le cheval peut avoir besoin d’un traitement ciblé qui vise à résoudre la cause première des crises.
  • Consultez un vétérinaire si vous soupçonnez que votre cheval souffre de rhabdomyolyse d’effort. Il peut poser un diagnostic précis, concevoir un plan de traitement et vous aider à minimiser le risque de récurrence.

Questions fréquemment posées

Voici quelques questions fréquemment posées sur la rhabdomyolyse d'effort (syndrome du cheval qui se bloque) chez les chevaux :

 

Résumé

  • La rhabdomyolyse d’effort (RE), souvent appelée « tying-up », est une affection chez les chevaux causée par une dégradation excessive du tissu musculaire après l’exercice, entraînant des spasmes musculaires, de la douleur et parfois des symptômes graves comme des coliques ou un collapsus.
  • La RE peut être déclenchée par des facteurs tels que des changements brusques de l’intensité de l’exercice, une mauvaise condition physique et, dans certains cas, une prédisposition génétique.
  • Le diagnostic de la RE consiste à évaluer les signes cliniques, surtout après un exercice intense, et à effectuer des tests de laboratoire pour vérifier des taux élevés d’enzymes musculaires telles que la créatine kinase et l’aspartate aminotransférase.
  • La prise en charge de la RE repose sur une combinaison de repos au box, d’hydratation, d’ajustements alimentaires et d’un conditionnement progressif à l’exercice. Pour les cas chroniques, des traitements spécifiques basés sur la cause sous-jacente peuvent être nécessaires.
  • Consultez un vétérinaire si vous soupçonnez que votre cheval est atteint de RE. Votre vétérinaire peut établir un diagnostic précis, déterminer un plan de traitement et vous aider à minimiser le risque de récidive.
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Références

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  2. Owen R. and Marcella K., Azoturia - “Tying-up” in Horses (Equis). Vetlexicon.
  3. Valberg S. J., Exertional Myopathies in Horses - Musculoskeletal System. Merck Veterinary Manual. 2022.
  4. Valberg S., Equine Exertional Rhabdomyolysis: Management of Sporadic Exertional Rhabdomyolysis. AAEP.
  5. Arighi M. et al., Arighi M, Baird JD, Hulland TJ. Equine Exertional Rhabdomyolysis. Compend Contin Educ Pract Veterinarians 1984.
  6. Wilberger, M. S. et al.Prevalence of exertional rhabdomyolysis in endurance horses in the Pacific Northwestern United States. Equine Veterinary Journal. 2014.
  7. Valberg S., Tying-Up. AAEP.
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  10. McKenzie E.C. et al., Plasma and Urine Electrolyte and Mineral Concentrations in Thoroughbred Horses with Recurrent Exertional Rhabdomyolysis after Consumption of Diets Varying in Cation-Anion Balance. Am. J. Vet. Res. 2002.
  11. Isgren C.M. et al., Epidemiology of Exertional Rhabdomyolysis Susceptibility in Standardbred Horses Reveals Associated Risk Factors and Underlying Enhanced Performance. PLoS ONE. 2010.View Summary
  12. Bryan K. et al., Equine Skeletal Muscle Adaptations to Exercise and Training: Evidence of Differential Regulation of Autophagosomal and Mitochondrial Components. BMC Genomics. 2017.
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  27. Lindinger M.I., Oral Electrolyte and Water Supplementation in Horses. Vet. Sci. 2022.View Summary