La réponse au stress chez le cheval est un mécanisme normal qui lui permet de reconnaître les défis dans son environnement et d’y réagir. Les bruits soudains, le transport, les changements sociaux, les environnements inconnus, les efforts physiques, la douleur, la maladie et les changements de routine peuvent tous activer des systèmes biologiques qui aident le cheval à demeurer alerte et à réagir de façon appropriée.
À court terme, le stress est un important mécanisme de survie qui peut favoriser la vigilance, le mouvement et l’adaptation. Toutefois, un stress prolongé ou répété peut affecter le comportement, la digestion, la fonction immunitaire, la performance et le bien-être général, surtout lorsque les chevaux ne disposent pas de suffisamment de temps ou de soutien pour récupérer.
Comprendre comment les chevaux détectent le stress et y réagissent peut aider les propriétaires et les soigneurs à reconnaître rapidement les signes préoccupants et à prendre des décisions de gestion favorisant la santé et le bien-être général. Poursuivez votre lecture pour découvrir le fonctionnement de la réponse au stress chez le cheval, les causes et les signes courants du stress, ainsi que des moyens pratiques d’en réduire les effets.
Qu’est-ce que la réponse au stress chez le cheval?
La réponse au stress chez le cheval désigne un ensemble de changements physiques et comportementaux qui l’aident à réagir aux défis, aux menaces ou aux changements dans son environnement. [1][2]
Le stress peut être déclenché par des facteurs physiques comme la maladie, l’exercice ou le transport, ainsi que par des facteurs mentaux et émotionnels comme l’isolement social, un environnement inconnu ou des changements de routine. [1][3][4]
Lorsqu’un cheval fait face à un facteur de stress, le système nerveux et les glandes qui produisent des hormones travaillent ensemble afin de préparer le corps à agir. [1][2] Ce processus active le système nerveux sympathique et stimule la libération d’hormones du stress, dont le cortisol. [1][5][6] Ces changements augmentent la vigilance et aident à diriger l’énergie vers la gestion du défi. [1][7]
À court terme, la réponse au stress est un mécanisme de survie normal et important. [5][7] Toutefois, un stress chronique ou persistant peut affecter le comportement, la digestion, la fonction immunitaire et le bien-être général. [2][3][7]
Comme le stress influence de nombreux systèmes de l’organisme, comprendre la réponse au stress chez le cheval est un élément important du maintien de sa santé, de son bien-être et de sa performance. [2][4]
Comment les chevaux détectent le stress et y réagissent
Les chevaux surveillent constamment leur environnement afin de repérer les changements susceptibles d’affecter leur sécurité, leur confort ou leur bien-être. En tant qu’animaux de proie, ils sont naturellement attentifs aux images, aux sons, aux odeurs et aux situations sociales qui ne leur sont pas familiers. [4][8]
Le stress peut être déclenché par des défis physiques comme la douleur, la maladie, l’exercice, le transport ou des conditions météorologiques extrêmes. [1][2][3]
Il peut aussi être déclenché par des facteurs mentaux et émotionnels, notamment la séparation des autres chevaux, les changements de routine, les environnements inconnus ou les conflits sociaux. [4][5]
Lorsqu’un cheval détecte un facteur de stress potentiel, son système nerveux évalue rapidement la situation et déclenche une réaction. [1][2] L’une des premières réactions est une vigilance accrue, qui peut se manifester par une tête portée plus haut, une attention soutenue ou une sensibilité accrue à l’environnement. [1][4]
En même temps, l’organisme libère des hormones qui aident à préparer les muscles et les autres tissus à agir. [1][5] La fréquence cardiaque, la fréquence respiratoire et la disponibilité de l’énergie peuvent augmenter pendant que le corps se prépare à faire face au défi. [1][2]
Selon la situation, le cheval peut examiner la source de son inquiétude, devenir plus prudent, tenter d’éviter le facteur de stress ou s’en éloigner complètement. [4][8] Une fois le facteur de stress éliminé ou jugé inoffensif, la réponse de l’organisme au stress diminue graduellement et les fonctions normales reprennent. [5][6]
Causes courantes de stress chez les chevaux
De nombreuses situations différentes peuvent activer la réponse au stress chez le cheval, et chaque cheval peut réagir différemment au même défi. [2][4]
Les causes courantes de stress chez les chevaux comprennent : [1][2][3][4][5][7][8]
- La douleur, la maladie, les blessures et le rétablissement après une intervention médicale
- Le transport et les déplacements
- La séparation des compagnons familiers ou les changements dans la structure du troupeau
- Les conflits entre chevaux
- Les environnements, les images, les sons ou les méthodes de manipulation qui ne sont pas familiers
- Les changements liés à l’hébergement, aux horaires d’alimentation, aux habitudes de sortie au pâturage ou aux activités quotidiennes
- L’entraînement, la compétition et les autres activités physiques exigeantes
Dans de nombreux cas, le stress résulte d’une combinaison de facteurs plutôt que d’une seule cause. [1][4]
Signes de stress chez les chevaux
Les signes de stress peuvent varier selon le cheval, la source du stress et la durée pendant laquelle il est présent. [2][4]
Les signes courants de stress chez les chevaux comprennent : [1][2][4][7][8]
- Une vigilance accrue, de la tension ou de l’agitation
- Des réactions plus marquées aux sons, aux mouvements ou à la manipulation
- Un retrait des activités habituelles ou une diminution de l’intérêt envers l’environnement
- Des changements d’appétit, de comportement alimentaire ou d’état corporel
- Une augmentation de la fréquence cardiaque et respiratoire, de la transpiration ou de la tension musculaire
- Le fait de gratter le sol, de faire les cent pas, de se balancer d’un côté à l’autre, de tiquer à l’appui ou d’adopter d’autres comportements stéréotypés
Ces signes doivent être interprétés selon le contexte. Une réaction isolée et brève peut correspondre à une réponse normale à un défi temporaire, tandis que des changements persistants ou qui s’aggravent peuvent indiquer que le cheval a besoin d’un soutien supplémentaire ou d’une évaluation.
Quand appeler le vétérinaire
Comme le stress peut être associé à la douleur, à une maladie, à une blessure, à un trouble digestif ou à d’autres problèmes de santé, une évaluation vétérinaire est importante lorsque les changements sont persistants, marqués ou difficiles à expliquer. Les propriétaires devraient éviter de présumer que les changements de comportement sont uniquement liés à l’entraînement ou à la gestion avant d’avoir envisagé les causes physiques possibles.
Appelez un vétérinaire si un cheval présente :
- Des changements soudains ou marqués de comportement, d’appétit ou de performance
- Des signes de douleur, de boiterie, de maladie, de blessure ou d’inconfort persistant
- Une transpiration répétée, une fréquence cardiaque élevée, une respiration rapide ou une détresse qui ne disparaît pas après le retrait du facteur de stress
- Une perte de poids persistante, un mauvais état corporel ou des changements dans les crottins ou le comportement alimentaire
- Une intensification des comportements répétitifs, un retrait ou d’autres changements préoccupants dans les activités habituelles
Un vétérinaire peut aider à déterminer si les signes sont liés uniquement au stress ou à une affection sous-jacente. Cette évaluation est particulièrement importante lorsque des signes vagues peuvent aussi correspondre à des problèmes digestifs, musculosquelettiques ou à d’autres troubles de santé.
Obtenez rapidement des soins vétérinaires en présence de signes de coliques, de détresse grave, d’effondrement, de blessure importante ou de toute détérioration rapide de l’état du cheval.
Stress à court terme et stress à long terme
Le stress à court terme est généralement associé à des défis immédiats comme le transport, les interventions vétérinaires, l’exercice, la compétition et les environnements inconnus. [2][3] Dans ces situations, l’organisme augmente temporairement la vigilance et libère des hormones du stress afin de favoriser une réaction appropriée. [1][5]
Les changements physiques peuvent comprendre : [1][2]
- Une augmentation de la fréquence cardiaque
- Une augmentation de la fréquence respiratoire
- La libération des réserves d’énergie de l’organisme
Dans ces situations, le cheval revient généralement à son état normal une fois que le facteur de stress est passé ou qu’il est jugé inoffensif. [5][6]
Le stress à long terme se développe lorsque les facteurs de stress persistent ou se répètent sans période de récupération suffisante. [2][4]
Les sources courantes de stress à long terme comprennent : [2][4]
- Une douleur persistante
- Les conflits sociaux
- L’isolement
- Le manque de sorties à l’extérieur
- Le manque d’accès au fourrage
- Un entraînement excessif à haute intensité
Contrairement au stress à court terme, le stress chronique peut entraîner une activation prolongée des systèmes de réponse au stress de l’organisme. [1][2] Avec le temps, le stress chronique peut affecter le comportement, la digestion, la fonction immunitaire et le bien-être général. [2][7]
Tableau 1. Stress à court terme et à long terme chez les chevaux
| Type de stress | Déclencheurs courants | Réponse habituelle | Pourquoi est-ce important? | Priorités de gestion |
|---|---|---|---|---|
| Stress à court terme |
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| Stress à long terme |
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Effets du stress sur la santé, le comportement et la performance
Comme la santé, le comportement et la performance sont étroitement liés, les effets du stress se manifestent souvent dans plusieurs domaines à la fois.
Le stress peut affecter la santé, le comportement et la performance d’un cheval, particulièrement lorsqu’il devient chronique. [1][2] Le stress à long terme peut contribuer à des problèmes digestifs, à la maladie, à une diminution de la fonction immunitaire et à une détérioration de l’état physique général. [2][7]
Le stress peut également influencer les habitudes alimentaires normales et la capacité de l’organisme à utiliser efficacement les nutriments. [7] Lorsque le stress affecte l’appétit ou le comportement alimentaire, il peut devenir plus difficile de maintenir un état corporel sain. [2][7]
Le stress chronique influence aussi la façon dont les chevaux interagissent avec leur environnement et font face aux défis du quotidien. [4] Certains chevaux peuvent devenir plus réactifs dans les situations courantes, tandis que d’autres peuvent sembler moins intéressés par leur environnement. [4]
Le stress à long terme peut également réduire la capacité d’un cheval à s’adapter à de nouvelles situations et à récupérer après des défis. [2][4] La performance peut être affectée lorsque le stress nuit à la concentration, à l’entraînement, à la récupération ou à la capacité de s’adapter aux exigences physiques et mentales. [1][3]
La récupération après l’exercice, le transport ou une compétition peut aussi être affectée lorsque le niveau de stress demeure élevé. [1][3] Favoriser la récupération après l’exercice et prévoir suffisamment de temps de repos peut aider le cheval à retrouver son état normal après des événements stressants.
Gestion et réduction du stress chez les chevaux
Bien qu’une certaine quantité de stress soit inévitable, des pratiques de gestion qui favorisent des routines prévisibles, des interactions sociales appropriées et une bonne santé générale peuvent aider à réduire le risque de stress chronique et ses effets. [2][4]
Certaines stratégies pouvant aider à réduire le stress chez les chevaux comprennent : [1][2][3][4][7][8]
- Maintenir des routines quotidiennes constantes afin de réduire l’incertitude et d’aider les chevaux à s’adapter plus facilement à leur environnement
- Offrir un accès régulier au fourrage, à l’eau, à l’exercice et aux sorties à l’extérieur afin de soutenir le bien-être physique et mental
- Offrir régulièrement des possibilités de contacts sociaux appropriés
- Introduire graduellement les nouveaux environnements, programmes d’entraînement ou changements de gestion
- Assurer des soins de santé réguliers afin de prévenir la douleur, la maladie et l’inconfort physique
- Prévoir une période de récupération suffisante après le transport, la compétition, une maladie ou un exercice intense afin de permettre à la réponse au stress de l’organisme de revenir à la normale
En plus de ces stratégies, les pratiques de gestion qui permettent aux chevaux d’exprimer leurs comportements naturels contribuent également à réduire le stress. [4][8]
Les chevaux passent naturellement une grande partie de leur journée à se déplacer, à brouter et à interagir avec d’autres chevaux, et les restrictions imposées à ces activités peuvent contribuer au stress dans certaines situations. Les systèmes de gestion qui répondent à ces besoins comportementaux favorisent à la fois le bien-être et la résilience à long terme face au stress. [4][8]
Une surveillance régulière du comportement, de l’appétit et de l’état physique peut aider à repérer les problèmes potentiels avant qu’ils ne deviennent plus importants. [2][4] Chez les chevaux qui deviennent réactifs pendant les soins courants, l’application constante de méthodes de manipulation sécuritaires peut également prévenir l’escalade des réactions et favoriser un environnement plus prévisible.
Soutien nutritionnel de la réponse au stress chez le cheval
La nutrition et les pratiques alimentaires peuvent influencer la capacité d’un cheval à faire face au stress et à récupérer après des événements stressants. Comme la réponse au stress affecte l’utilisation de l’énergie, la digestion, l’hydratation, la fonction immunitaire et le comportement, le programme alimentaire doit soutenir à la fois la santé physique et les comportements naturels du cheval.
Privilégier une alimentation à base de fourrage
Une alimentation à base de fourrage constitue l’un des fondements les plus importants pour soutenir les chevaux soumis au stress. Les chevaux passent naturellement une grande partie de la journée à brouter et à mastiquer, et de longues périodes sans fourrage peuvent limiter leurs comportements alimentaires naturels tout en augmentant le risque d’inconfort digestif.
Un accès régulier à du fourrage de bonne qualité favorise le fonctionnement de l’intestin postérieur, le temps consacré à la mastication, la production de salive et le maintien d’une routine quotidienne stable. [9][10][11][12][13]
Limiter les gros repas de grains et les aliments riches en amidon
Les gros repas de grains ou les aliments riches en amidon peuvent également contribuer à certains problèmes, particulièrement lorsqu’ils remplacent le fourrage ou sont servis en grandes quantités. Les aliments riches en amidon et en sucre peuvent provoquer des variations rapides de la glycémie et contribuer à un comportement plus excitable chez certains chevaux.
Un excès d’amidon dans l’intestin grêle peut également perturber le microbiote de l’intestin postérieur, ce qui peut contribuer à des troubles digestifs et à de l’inconfort. [10][14]
Favoriser les comportements alimentaires naturels
La durée des repas est également importante. Les chevaux qui consomment rapidement leurs repas et passent ensuite de longues périodes sans fourrage peuvent ressentir de la frustration, de l’ennui ou de l’inconfort digestif.
Prolonger la consommation de fourrage grâce à l’accès au pâturage, à du foin choisi de façon appropriée, à des mangeoires à débit lent, à des filets à foin ou à plusieurs repas de fourrage peut favoriser les comportements alimentaires naturels et réduire le stress associé à un accès limité au fourrage. [11][12][13]
Maintenir une bonne hydratation et un apport adéquat en sel
L’hydratation doit également faire partie du soutien nutritionnel en période de stress. La déshydratation peut contribuer au stress physiologique, particulièrement pendant les déplacements, par temps chaud, pendant l’exercice ou lors d’une compétition.
Les chevaux doivent avoir un accès constant à de l’eau propre et fraîche, et du sel doit être fourni afin de favoriser une consommation normale d’eau. [15]
Suppléments pour soutenir les chevaux soumis au stress
Les suppléments ne doivent pas remplacer une gestion appropriée, l’accès au fourrage, les contacts sociaux, les soins vétérinaires ou une alimentation équilibrée.
Cependant, une supplémentation ciblée peut contribuer à soutenir les chevaux prédisposés au stress, particulièrement lorsque leur alimentation présente des carences nutritionnelles ou qu’ils sont régulièrement exposés à des facteurs de stress comme les déplacements, l’entraînement, la compétition, les changements de gestion ou les problèmes digestifs.
Un supplément complet de vitamines et de minéraux peut aider à répondre aux besoins nutritionnels fondamentaux du cheval. Les vitamines, les minéraux, les acides aminés et les antioxydants contribuent tous au fonctionnement normal du système nerveux, aux défenses immunitaires, à la fonction musculaire et à la récupération après un stress ou une maladie.
Omneity® est formulé pour aider à combler les carences nutritionnelles courantes dans l’alimentation des chevaux. Il fournit un profil complet de vitamines et de minéraux, notamment de la vitamine E, des vitamines du groupe B, des acides aminés et des oligoéléments organiques afin de soutenir la santé générale, la fonction immunitaire et la récupération.
Le magnésium est couramment inclus dans les suppléments calmants, puisqu’il joue un rôle dans le fonctionnement du système nerveux et que les chevaux dont l’apport en magnésium est insuffisant peuvent présenter un comportement anxieux ou réactif.
Toutefois, lorsqu’un cheval reçoit déjà une quantité suffisante de magnésium dans son alimentation, il n’a pas été démontré qu’un apport supplémentaire le rend systématiquement plus calme ou moins réactif. [16][17]
Les autres ingrédients utilisés dans les suppléments calmants comprennent l’alpha-casozépine, le L-tryptophane, des ingrédients à base de plantes et des approches fondées sur l’aromathérapie.
Certaines études préliminaires suggèrent que des ingrédients particuliers pourraient être bénéfiques, mais les données probantes sont limitées et les résultats peuvent varier d’un cheval à l’autre. Ces produits doivent être choisis avec soin et utilisés conjointement avec des changements de gestion visant à corriger la cause sous-jacente du stress. [18][19][20][21][22][23]
Chez les chevaux présentant des troubles digestifs liés au stress, un soutien digestif supplémentaire peut également être approprié. Visceral+ soutient la santé de l’estomac et de l’intestin postérieur chez les chevaux exposés à des facteurs de stress comme les déplacements, la compétition, les changements de routine, une alimentation riche en amidon ou un accès limité au fourrage.
Il peut être intégré à un programme global de soutien digestif comprenant également un accès adéquat au fourrage, une bonne hydratation, des changements alimentaires graduels et une réduction de l’amidon dans la ration.
Si votre cheval éprouve des difficultés liées au stress, des changements alimentaires peuvent faire une différence importante une fois les problèmes de santé écartés. Une alimentation à base de fourrage, un accès constant à l’eau et au sel, des transitions alimentaires graduelles et un soutien nutritionnel ciblé peuvent aider à corriger les facteurs courants qui contribuent aux troubles digestifs, à l’irritabilité, à une mauvaise récupération et aux changements de comportement liés au stress.
Pour obtenir de l’aide afin d’élaborer un programme alimentaire adapté à votre cheval, réservez une consultation gratuite avec l’un de nos nutritionnistes pour faire évaluer l’alimentation de votre cheval et obtenir des recommandations personnalisées visant à soutenir sa santé, son confort et sa résilience.
Foire aux questions
Voici quelques questions fréquemment posées sur la réponse au stress chez le cheval :
La réponse au stress chez le cheval désigne la manière dont son organisme et son comportement réagissent à un défi, à une menace ou à un changement important. Elle fait intervenir le système nerveux et les glandes qui produisent des hormones, lesquels aident à préparer le corps à agir en augmentant la vigilance et en libérant des hormones du stress comme le cortisol. Cette réponse est un mécanisme de survie normal qui aide les chevaux à reconnaître les changements dans leur environnement et à y réagir.
Le stress chez les chevaux peut être causé par des défis physiques, sociaux, psychologiques ou environnementaux. Les déclencheurs courants comprennent la douleur, la maladie, les blessures, le transport, les environnements inconnus, la séparation sociale, les conflits au sein du troupeau, les changements de routine, les exercices exigeants et la compétition. Dans de nombreux cas, le stress résulte d’une combinaison de facteurs plutôt que d’une seule cause.
Les signes courants de stress chez les chevaux comprennent une vigilance accrue, de la tension, de l’agitation, de la transpiration, une respiration plus rapide et des réactions plus marquées aux sons, aux mouvements ou à la manipulation. Certains chevaux peuvent présenter des changements d’appétit, de comportement alimentaire, d’état corporel ou d’intérêt envers leur environnement. Lorsque le stress se prolonge, ils peuvent également développer des comportements répétitifs comme gratter le sol, faire les cent pas, se balancer d’un côté à l’autre ou tiquer à l’appui.
Le stress n’est pas toujours mauvais pour les chevaux, puisque la réponse au stress à court terme fait partie des mécanismes normaux de survie et d’adaptation. Un stress temporaire peut aider un cheval à demeurer vigilant, à s’éloigner d’un danger ou à faire face à un nouveau défi. Le stress devient plus préoccupant lorsqu’il est intense, qu’il se répète fréquemment ou qu’il persiste sans période de récupération suffisante.
La différence entre le stress à court terme et le stress à long terme chez les chevaux réside dans sa durée et dans la possibilité de récupérer. Le stress à court terme survient généralement lors de défis immédiats comme les déplacements, l’exercice, les soins vétérinaires, la compétition ou les environnements inconnus, et la plupart des chevaux reviennent à leur état normal une fois l’événement terminé. Le stress à long terme se développe lorsque les facteurs de stress persistent ou se répètent, ce qui peut maintenir les systèmes de réponse au stress de l’organisme activés pendant de plus longues périodes.
Le stress peut rendre un cheval malade lorsqu’il devient chronique ou qu’il s’ajoute à d’autres problèmes de santé. Un stress prolongé peut affecter la digestion, l’appétit, la fonction immunitaire, l’état corporel et le bien-être général. Il peut également rendre la récupération plus difficile après l’exercice, les déplacements, une maladie ou d’autres événements exigeants.
Le stress peut affecter le comportement d’un cheval en le rendant plus réactif, prudent, agité, renfermé ou difficile à calmer. Certains chevaux deviennent plus sensibles à la manipulation courante, aux mouvements ou aux sons inconnus, tandis que d’autres peuvent sembler moins intéressés par leur environnement. Le stress chronique peut également contribuer à des comportements répétitifs comme se balancer, faire les cent pas, gratter le sol ou tiquer à l’appui.
Le stress peut affecter la performance d’un cheval en nuisant à sa concentration, à son apprentissage, à sa récupération et à sa capacité de s’adapter aux exigences physiques et mentales. Chez les chevaux athlètes, un stress prolongé peut réduire la constance et rendre plus difficile le maintien du niveau de performance habituel. La performance peut également diminuer lorsque le stress affecte l’appétit, l’état corporel, la récupération après l’exercice ou la santé générale.
Le stress lié au transport affecte les chevaux en les exposant au confinement, aux mouvements, à des environnements inconnus, à une perturbation de leur routine et à l’effort physique associé au déplacement. Selon le cheval et la durée du trajet, le transport peut influencer le comportement, l’hydratation, le confort, la récupération et le bien-être général. Prévoir suffisamment de repos et de récupération après un déplacement peut aider la réponse au stress de l’organisme à revenir à la normale.
Les chevaux peuvent être stressés lorsqu’ils sont séparés des autres chevaux, puisqu’ils sont des animaux sociaux qui dépendent de compagnons familiers et de la structure du troupeau. La séparation peut entraîner une vigilance accrue, des vocalisations, de l’agitation, des déplacements répétitifs ou d’autres changements de comportement. Certains chevaux s’adaptent rapidement, tandis que d’autres peuvent avoir besoin d’une période d’adaptation graduelle et d’une gestion sociale constante.
Le stress chez les chevaux peut être réduit en repérant et en limitant les défis physiques, sociaux et environnementaux inutiles. Les stratégies utiles comprennent des routines prévisibles, un accès régulier au fourrage et à l’eau, des sorties à l’extérieur, des contacts sociaux appropriés, une introduction graduelle aux nouvelles situations et de bons soins de santé pour traiter la douleur ou la maladie. Une période de récupération suffisante après le transport, une compétition, une maladie ou un exercice intense est également importante pour le bien-être à long terme.
Les propriétaires peuvent soupçonner que le stress devient un problème à long terme lorsque les changements de comportement, d’appétit, d’état corporel, de performance ou de récupération persistent au lieu de disparaître après un événement stressant. Le stress chronique peut s’installer graduellement, de sorte que les changements subtils peuvent être difficiles à remarquer au début. Une surveillance régulière du comportement, des habitudes alimentaires, de l’état physique et des réactions aux situations courantes peut aider à repérer les problèmes avant qu’ils ne deviennent plus importants.
Résumé
La réponse au stress chez le cheval est un mécanisme de survie normal qui l’aide à reconnaître les défis, les menaces ou les changements dans son environnement et à y réagir.
- Le stress peut être déclenché par des facteurs physiques comme la douleur, la maladie et les blessures, ainsi que par des facteurs de gestion comme l’isolement et les conflits sociaux
- Les signes de stress peuvent comprendre de la tension, de l’agitation, une réactivité accrue, des changements d’appétit, une perte de poids, de la transpiration ou une diminution de la performance
- Lorsqu’un cheval éprouve du stress, les systèmes nerveux et endocrinien s’activent, ce qui augmente la vigilance, la fréquence cardiaque, la fréquence respiratoire et la capacité à réagir
- Le stress à court terme se résorbe généralement une fois le défi passé, mais un stress répété ou prolongé peut affecter le comportement, la digestion, la fonction immunitaire et le bien-être général
- La gestion du stress consiste à repérer les facteurs de stress persistants, à maintenir des routines constantes et à offrir du fourrage, de l’eau, des sorties à l’extérieur, des contacts sociaux ainsi qu’une période de récupération suffisante après les événements stressants
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