Le gaspillage de foin n’est pas qu’un simple désagrément; il s’agit d’une perte constante de ressources pour de nombreuses fermes équestres, entraînant des pertes financières, une augmentation de la charge de travail et une détérioration de la qualité du fourrage.

En tant qu’élément central du régime alimentaire équin, le foin fournit des fibres, de l’énergie, des protéines et des nutriments essentiels dont les chevaux dépendent au quotidien. Étant donné que les dépenses liées au foin figurent parmi les coûts les plus importants pour les installations équines et ce, peu importe leur taille, tout gaspillage ne fait qu’alourdir les coûts d’exploitation.

Parmi les principales causes de gaspillage du foin, on retrouve des méthodes de stockage exposant le foin à l’humidité et aux animaux nuisibles, des modes de distribution entraînant un gaspillage excessif et une dégradation due aux intempéries qui altèrent la qualité du fourrage.

Dans l’article qui suit, nous explorerons les principales causes du gaspillage de foin dans les fermes de chevaux et proposerons un guide complet pour optimiser votre utilisation de foin. Nous partagerons des solutions de stockage efficaces, des pratiques d’alimentation améliorées et des ajustements de gestion clés visant à réduire le gaspillage, à économiser de l’argent et à favoriser une gestion durable de votre ferme.

Coûts reliés au gaspillage de foin

Le foin représente une dépense récurrente qui a un impact considérable sur le budget de toute ferme équine. Un cheval adulte moyen peut consommer entre 1 000 $ et 2 000 $ de foin par an. Même les pertes moins importantes finissent pas s’accumuler au fil du temps; c’est pourquoi il est essentiel de mettre en place une gestion efficace pour réduire les dépenses globales reliées à l’alimentation.

En fonction du nombre de chevaux et d’autres animaux, une gestion optimisée du foin peut permettre d’économiser des centaines, voire des milliers de dollars chaque année. De plus, une meilleure efficacité dans l’utilisation du foin entraîne souvent une diminution du nombre de livraisons et une réduction de la nécessité de gérer les stocks, ce qui peut aider à réduire davantage les coûts opérationnels et logistiques.

Durabilité

La préservation du foin n’est pas seulement avantageuse pour votre budget en tant que propriétaire de chevaux, mais a également un impact positif sur l’environnement. En réduisant la demande en foin grâce à une meilleure gestion et à une diminution des pertes, les propriétaires de chevaux contribuent à la durabilité environnementale de l’industrie équine.

La culture de foin nécessite beaucoup de ressources, car elle requiert des quantités d’eau et d’énergie considérables, ainsi que de grandes superficies de terres. Dans les régions où la production de foin est importante, les pratiques agricoles à grande échelle peuvent entraîner des impacts environnementaux tels que l’épuisement des ressources en eau, l’érosion des sols et l’augmentation des émissions de carbone. [1]

En gérant efficacement le gaspillage de foin, les fermes peuvent réduire leur demande globale en ressources. Cela est particulièrement important compte tenu des préoccupations croissantes liées à la rareté de l’eau et à l’utilisation des terres dans de nombreuses régions. La mise en place de pratiques de gestion efficaces du foin peut contribuer à réduire la pression sur les écosystèmes locaux et à minimiser l’empreinte écologique de la ferme. [1]

Causes du gaspillage de foin

Comprendre les raisons menant au gaspillage de foin est la première étape pour réduire ce dernier. Les causes courantes de gaspillage de foin dans les fermes pour chevaux incluent :

  • Les pratiques de stockage : l’exposition à l’humidité, au soleil et aux animaux nuisibles pendant le stockage peut entraîner une détérioration ou une altération du foin. Un empilage inadéquat, une mauvaise ventilation ou une protection insuffisante accélèrent ces processus et réduisent la qualité du foin au fil du temps.
  • Les méthodes de distribution : la distribution de grandes quantités de foin à la fois ou l’utilisation de méthodes d’alimentation à volonté sont souvent synonymes de foin souillé ou piétiné.
  • L’hygiène reliée au foin : un foin poussiéreux, moisi ou trop grossier peut être moins appétissant pour les chevaux, les incitant à le rejeter et augmentant ainsi les pertes. En veillant à ce que le foin soit propre et stocké dans des conditions minimisant la poussière et la moisissure, vous améliorez les chances qu’il soit bien accepté par les chevaux.
  • La sélection du foin : sélectionner un foin qui ne correspond pas aux besoins ou aux préférences alimentaires des chevaux peut entraîner des pertes. Par exemple, les chevaux sont généralement moins enclins à manger un foin mature et très fibreux qu’un foin plus jeune et plus tendre.
  • Les facteurs météorologiques : les variations climatiques, comme de fortes pluies ou une exposition prolongée à une humidité élevée, peuvent altérer la qualité du foin tant lors de la production que du stockage.

En identifiant les causes sous-jacentes du gaspillage de foin et en mettant en place des méthodes de gestion durable pour les pertes qui sont inévitables, les fermes équines peuvent optimiser l’utilisation du foin et réduire les coûts reliés à l’alimentation tout au long de l’année.

5 conseils pour réduire le gaspillage de foin

Chaque ferme de chevaux est unique, les besoins en foin étant influencés par des facteurs tels que le nombre de chevaux, l’utilisation d’aliments et de fourrages additionnels, le mode de vie des chevaux, leur état de santé et l’accès saisonnier aux pâturages.

Une réduction efficace du gaspillage de foin implique à la fois de minimiser la détérioration du foin et d’optimiser sa consommation par les chevaux. Notre guide en 5 points propose des recommandations pratiques que les propriétaires de chevaux peuvent adapter à leur situation spécifique afin d’optimiser l’utilisation du foin et de contrôler les coûts d’alimentation.

1. Optimiser le stockage

Un stockage adéquat est essentiel afin de préserver la qualité du foin et de minimiser les pertes dues à la détérioration ou à la dégradation. Assurez-vous que le foin reste propre, sec et exempt de contaminants afin de maintenir sa valeur nutritionnelle et son appétence.

Stockage à l’intérieur

Un stockage approprié du foin dans une structure adéquate permet de préserver sa qualité et de réduire le gaspillage. L’exposition à l’humidité, aux variations de température et aux particules en suspension dans l’air peut rapidement altérer le foin, le rendant vulnérable aux moisissures, aux infestations et à la décomposition. Les stratégies de stockage visant à préserver le foin incluent : [2][3][4]

  • Optimiser l’aménagement et la conception de la grange : une grange dédiée au stockage du foin doit être dotée d’un toit étanche, de murs solides et d’une ventilation adéquate. Une bonne circulation d’air permet d’éviter l’accumulation de condensation, réduisant ainsi le risque de formation de moisissures. Assurez-vous que la conception de la grange comprend des évents d’aération près du toit pour permettre à l’air chaud et humide de s’échapper pour une ventilation optimale.
  • Surélever le foin : le foin doit être entreposé sur des palettes ou des plateformes surélevées afin d’éviter tout contact direct avec le sol, où l’humidité peut s’infiltrer et provoquer sa détérioration. Surélever les balles de foin améliore également la circulation de l’air en dessous, réduisant ainsi le risque de formation de moisissures.
  • Organiser et empiler le foin efficacement : les balles ne doivent pas être empilées trop serrées ; laisser de l’espace entre les piles et les murs permet une meilleure circulation de l’air. Cela évite l’accumulation de chaleur et réduit le risque de combustion spontanée, un danger rare mais sérieux lors du stockage de grandes quantités de foin.

Stockage à l’extérieur

Lorsque le stockage à l’intérieur est limité ou impossible, des techniques de couverture efficaces peuvent protéger le foin des dommages environnementales. Le stockage à l’extérieur nécessite une planification minutieuse pour garantir que le foin reste sec et conserve sa qualité.

Les méthodes de protection extérieure incluent : [3][4][5]

  • La protection avec une bâche : des bâches de haute qualité sont utiles pour protéger le foin stocké à l’extérieur. La bâche doit être attachée solidement, tout en laissant une certaine ventilation sur les côtés afin d’éviter l’accumulation de condensation en dessous. Il est important que la bâche dépasse bien au-delà des côtés de la pile de balles de foin pour éloigner l’eau de pluie et empêcher l’humidité de pénétrer dans le foin.
  • Les remises à foin : la construction d’une remise dédiée au stockage du foin peut être un investissement rentable, offrant une meilleure protection que des couvertures temporaires. Une remise à foin bien conçue avec un toit en pente et des canaux de drainage appropriés minimise l’exposition à la pluie et à la neige.
  • Les couvre-balles : des couvre-balles spécialisés, souvent fabriqués à partir de matériaux respirants, peuvent fournir une protection supplémentaire, en particulier pour les fermes utilisant de grosses balles rondes. Ces housses sont conçues pour protéger le foin des éléments tout en permettant à l’humidité de s’échapper, réduisant ainsi davantage le risque de détérioration.

Quelle que soit la méthode de protection utilisée, des inspections régulières permettent de maintenir des conditions optimales pour le foin stocké. Attachez solidement les bâches et les couvre-balles, dégagez les débris ou la neige et vérifiez les signes d’usure, en particulier après des tempêtes ou des vents violents. Réparez ou remplacez rapidement tout équipement de protection endommagé afin d’empêcher l’infiltration d’humidité.

Faire la rotation des stocks

Une bonne gestion des stocks permet d’utiliser le foin avant qu’il ne se dégrade, réduisant ainsi le gaspillage et limitant les pertes financières. Une approche systématique assure une qualité constante et évite les perturbations du système digestif de votre cheval dues à des changements brusques de foin.

Les stratégies de gestion des stocks pour les établissements équins incluent : [3]

  • La méthode « premier entré, premier sorti » (First in, First Out/FIFO) : la mise en place d’un système « premier entré, premier sorti » permet de garantir que le foin le plus ancien est utilisé avant les nouvelles récoltes. Cela empêche les balles plus anciennes d’être stockée trop longtemps au point de se gâter. L’identification claire des lots de foin avec les dates d’achat ou de récolte facilite une gestion efficace des stocks.
  • L’organisation : le foin doit être disposé de manière à permettre un accès facile aux balles les plus anciennes, tandis que les nouvelles livraisons doivent être stockées séparément. Cela est particulièrement important durant l’hiver, lorsque la consommation de foin est à son maximum.
  • Les inspections visuelles : examinez régulièrement le foin stocké pour détecter tout signe de détérioration, comme une décoloration, des moisissures ou une odeur désagréable. Le retrait rapide des balles compromises empêche la contamination du foin à proximité, garantissant ainsi une qualité et une sécurité globales accrues.

2. Choisir le mode de distribution optimal pour votre ferme

La manière dont vous distribuez le fourrage à votre cheval influence grandement la quantité de foin gaspillée. L’adoption de pratiques d’alimentation optimales permet d’économiser des ressources et d’assurer un approvisionnement adéquat en fourrage tout au long de la journée à votre cheval.

Mangeoires à alimentation lente

L’utilisation d’une mangeoire à alimentation lente bien conçue est l’un des moyens les plus efficaces de réduire le gaspillage de foin tout en encourageant des comportements alimentaires naturels. Ces systèmes régulent la vitesse à laquelle les chevaux consomment le foin et favorisent un brouttage en continu, ce qui soutient le système digestif.

Les mangeoires à alimentation lente limitent la quantité de foin qu’un cheval peut attraper en une seule bouchée, réduisant ainsi le risque que du foin tombe de la bouche et soit ensuite piétiné ou souillé. De plus, la conception de ces mangoires garde le foin dans une zone spécifique, limitant sa dispersion dans les box ou les enclos et réduisant davantage le gaspillage.

Les mangeoires à alimentation lente sont particulièrement bénéfiques pour les chevaux qui ont tendance à manger rapidement et à prendre du poids, car l’obésité augmente le risque de maladies telles que l’arthrite.

Il existe plusieurs types de mangeoires à alimentation lente, chacune offrant différentes caractéristiques qui peuvent être adaptées aux besoins des chevaux et aux conditions spécifiques de chaque écurie. Les diverses options incluent : [7]

  • Des filets à foin
  • Des mangeoires rigides
  • Des mangeoires pour balles rondes

Le choix d’une mangeoire adaptée dépend du nombre de chevaux, de la taille du box ou de l’enclos, ainsi que des habitudes alimentaires de chaque cheval.

Distribution sur des surfaces adéquates

L’endroit où le foin est distribué influence également les quantités gaspillées. Offrir du foin sur des surfaces appropriées améliore l’efficacité de la consommation. Voici quelques recommandations : [4][6]

  • Évitez de nourrir directement au sol : le foin déposé à même le sol est facilement piétiné, souillé ou contaminé par l’urine. Cette méthode peut entraîner des pertes dépassant 50 % dans certains cas. De plus, les chevaux risquent de disperser le foin non contenu en le poussant ou en donnant des coups de pied, ce qui le rend plus difficile d’accès.
  • Utilisez des tapis en caoutchouc : déposer le foin sur une surface propre et facile à entretenir, comme des tapis en caoutchouc, permet de le protéger contre certaines sources de contamination. Ces tapis améliorent également le confort des chevaux, plus particulièrement en hiver, en les isolant du sol ou du plancher froid.

Contrôle des portions

Contrôler la quantité de foin distribuée à la fois peut réduire le gaspillage en garantissant que les chevaux reçoivent uniquement ce dont ils ont besoin. Une suralimentation entraîne non seulement du gaspillage, mais peut aussi nuire à la santé du cheval, en particulier si le foin se gâte après être resté dehors plusieurs jours ou semaines.

L’utilisation d’une balance pour peser les portions de foin permet d’assurer une distribution précise en fonction des besoins alimentaires du cheval, réduisant ainsi le risque de suralimentation. Peser le foin est particulièrement utile pour les chevaux ayant des besoins alimentaires spécifiques, comme ceux qui doivent maintenir leur poids ou éviter une consommation excessive en raison de problèmes métaboliques. [8]

Peser le foin permet également de mieux surveiller le gaspillage, car il devient plus facile d’évaluer si la quantité distribuée est excessive ou si les portions doivent être ajustées en fonction des habitudes de consommation du cheval. [8]

Variété

Proposer différents types de foin peut améliorer l’appétence, offrir un enrichissement et éviter que les chevaux ne deviennent trop sélectifs.

Gardez en tête que toute transition alimentaire doit être effectuée progressivement afin de limiter les troubles digestifs et de préserver la santé intestinale. Si vous ne savez pas comment combiner différentes sources de foin pour votre troupeau, consultez un nutritionniste équin qualifié pour élaborer un régime alimentaire basé sur le fourrage adapté à votre établissement.

3. Maintenir une bonne hygiène entourant le foin

Travailler avec un fournisseur de foin réputé permet de réduire le gaspillage en garantissant une bonne hygiène du foin. Un foin propre est plus sûr et plus appétissant pour les chevaux, limitant ainsi les chances que les chevaux le rejette.

Les propriétaires et soigneurs de chevaux doivent examiner les nouveaux lots de foin avant l’achat et inspecter chaque balle avant de le distribuer. Les chevaux risquent de rejeter les parties indésirables d’un foin contaminé, augmentant ainsi le gaspillage. Les contrôles d’hygiène à effectuer régulièrement incluent : [4][11][12]

  • Un examen visuel : un foin de bonne qualité est sec et exempt de moisissures, de poussière, de parasites et de mauvaises herbes. Une décoloration ou un brunissement indique un séchage excessif ou un vieillissement, ce qui peut réduire les niveaux de nutriments.
  • Un test olfactif : le foin doit dégager une odeur fraîche. Une odeur de moisi ou aigre indique la présence de moisissures.
  • Un examen de la texture : un foin de bonne qualité est généralement doux et feuillu. Un foin trop grossier peut indiquer une faible valeur nutritionnelle et risque de ne pas être consommé facilement par les chevaux.

4. Fournir un foin adéquat

Les besoins alimentaires de votre cheval varient en fonction de son développement, de sa charge de travail et de son état de santé. Offrir un foin de qualité adéquate permet d’éviter le gaspillage, de réduire les coûts et d’assurer un apport nutritionnel approprié sans excès.

Les jeunes chevaux en croissance, les juments en lactation et les chevaux de performance bénéficient d’un foin de haute qualité, comme un foin de graminées immature ou de luzerne, qui fournit généralement une teneur plus élevée en protéines et en calories.

Cependant, pour les chevaux qui sont à l’entretien (sans exercice), ceux qui présentent un surpoids ou ceux ayant des problèmes métaboliques comme la résistance à l’insuline, un foin de haute qualité moins mature peut fournir un excès de calories. Pour ces chevaux, un foin plus mature et moins calorique peut être une option plus appropriée.

Une analyse de foin annuelle ou trimestrielle permet d’évaluer la teneur en nutriments de votre fourrage et de vous assurer que l’alimentation de vos chevaux répond à leurs besoins spécifiques. Cette analyse est particulièrement utile si vous achetez de grandes quantités de foin ou si vous nourrissez des chevaux ayant des besoins nutritionnels variés. [12][13]

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5. Intégrer les pâturages dans l’alimentation

Une gestion efficace des pâturages, combinée à l’alimentation à base de foin, peut considérablement réduire les dépenses en foin et éviter le gaspillage. Un pâturage bien entretenu offre aux chevaux un accès à un fourrage frais et nutritif, ce qui peut aider à réduire la dépendance au foin supplémentaire.

Une gestion attentive des pâturages permet d’optimiser la disponibilité du fourrage, de favoriser une repousse saine des pâturages et d’éviter des dépenses excessives en foin.

Rotation des pâturages

La rotation des pâturages est une stratégie de gestion qui consiste à déplacer les chevaux entre différentes sections d’un pâturage, permettant ainsi aux zones qui ont déjà été broutées de se reposer et de repousser. Cette méthode maintient la santé et la productivité des pâturages tout en évitant le surpâturage.

La rotation des pâturages aide aussi à réguler la consommation de foin en maximisant la disponibilité de l’herbe fraîche. Les chevaux peuvent paître sur les sections nouvellement disponibles, tandis que les zones précédemment pâturées ont le temps de se régénérer, garantissant ainsi un approvisionnement constant en fourrage. [9][10]

Une rotation adéquate préserve la qualité nutritionnelle de l’herbe et réduit la pression exercée sur une seule zone en particulier. Elle prévient également le surpâturage, qui peut entraîner une dégradation des sols et une baisse de la qualité du fourrage. [9][10]

En outre, la rotation des pâturages contribue à limiter la propagation des parasites, car les chevaux ne sont pas exposés en continu à la même zone, ce qui perturbe les cycles de vie des parasites. Un bon système de rotation des pâturages consiste à diviser le pâturage en plusieurs sections (enclos ou champs). Le nombre de sections nécessaires dépend de la taille du pâturage et du nombre de chevaux mis au pré en même temps. [9][10]

Les chevaux doivent être déplacés à intervalles de quelques semaines, mais la fréquence peut varier selon la saison de croissance, les conditions météorologiques et la rapidité de repousse du pâturage. Pendant les saisons humides, les diverses sections peuvent avoir besoin de plus de temps pour récupérer, tandis que dans des conditions plus sèches, une rotation plus fréquente peut être nécessaire. Une surveillance régulière de la hauteur de l’herbe et de l’état du pâturage est essentielle pour déterminer le bon moment pour déplacer les chevaux vers la section suivante. [9][10]

Gestion continue du foin

Une gestion optimale du foin est un processus continu qui requiert une évaluation et des ajustements réguliers. Les premières étapes, telles que le choix d’un foin hygiénique et l’application de bonnes pratiques de stockage et d’alimentation, ont un impact considérable. Cependant, un suivi constant est nécessaire pour optimiser l’utilisation du foin.

Le suivi régulier de la consommation de foin, la formation du personnel et la révision des procédures sont des éléments clés pour limiter les pertes à long terme.

Suivi de l’utilisation du foin

Le suivi de l’utilisation du foin permet d’identifier le gaspillage et les inefficacités dans l’alimentation. La tenue de registres précis et l’évaluation des pertes permet aux propriétaires d’écurie de voir la quantité de foin utilisée, la quantité gaspillée et les points à améliorer. Certaines méthodes incluent : [14][15]

  • La tenue de registres : conservez des registres détaillés des achats, de la consommation et du gaspillage de foin. Un examen régulier de ces données peut mettre en évidence des tendances et des zones de suralimentation ou de gaspillage.
  • L’évaluation du gaspillage : vérifiez régulièrement les mangeoires, les aires de stockage et les autres aspects du processus afin de mesurer le gaspillage de foin causés par la détérioration, la contamination ou la suralimentation.
  • La formation du personnel : formez le personnel de la ferme concernant la gestion efficace et les pratiques de conservation du foin. Des mises à jour régulières et des directives claires permettent à tous de travailler ensemble pour réduire le gaspillage.

Compostage du foin gâté

Un nettoyage régulier et une bonne gestion du foin souillé sont essentiels pour maintenir un environnement sain pour vos chevaux. Le compostage du foin gâté réduit son impact négatif en recyclant les nutriments dans le sol plutôt qu’en l’envoyant dans un site d’enfouissement. [16]

Pendant le compostage, le foin gâté se décompose en un produit riche en terreau qui améliore la qualité du sol. Ce processus permet également de décomposer la matière organique et d’éliminer les agents pathogènes nuisibles ainsi que les graines de mauvaises herbes, ce qui donne un produit final plus propre et plus sûr. [16]

Pour composter le foin souillé :

  • Collectez et empilez : rassemblez le foin souillé et déposez-le dans une aire de compostage désignée qui offre un bon drainage et un emplacement optimal sur votre propriété. Si possible, mélangez-le avec d’autres déchets organiques comme du fumier ou des matières végétales vertes pour ajouter de l’azote.
  • Surveillez l’humidité : assurez-vous que le tas reste humide. Si le tas est trop sec, ajoutez de l’eau ; s’il est trop humide, ajoutez des matières sèches comme de la paille ou du foin supplémentaire.
  • Retournez régulièrement : aérez le tas de compost en le retournant à intervalles de quelques semaines. Cela fournit de l’oxygène, accélère la décomposition et aide à contrôler les odeurs.
  • Laissez le temps à la matière de se décomposer : en quelques mois, le foin et les autres matières organiques se transformeront en un produit riche en humus.
  • Utilisez le compost fini : une fois que le compost est foncé, friable et dégage une odeur de terre, utilisez-le pour améliorer la qualité du sol dans les pâturages ou les champs.

 

 

Foire aux questions

Voici quelques questions fréquemment posées sur la réduction du gaspillage de foin dans les fermes équines :

 Résumé

La réduction du gaspillage de foin est essentiel pour une gestion efficace des fermes, la réduction des coûts et la promotion du développement durable.

  • En mettant en place un stockage adéquat, en adoptant des techniques de distribution efficaces et en choisissant un foin de qualité appropriée, les propriétaires de chevaux peuvent réduire considérablement les pertes.
  • Un suivi régulier et la formation du personnel garantissent le maintien de ces pratiques.
  • Finalement, limiter le gaspillage de foin est non seulement avantageux en ce qui a trait à la rentabilité de la ferme, mais aussi pour le bien-être des chevaux et de l'environnement.
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Références

  1. Shere. A. R., Reducing the Environmental Impact of Horse Keeping. California Polytechnic State University. 2012.
  2. Steckler, T. Reducing Hay Waste. UIUC. 2020.
  3. Martinson. K. et al., Selecting and Storing Hay. University of Minnesota Extension. 2024.
  4. Sharpe. P., Horse Pasture Management. Academic press, London. 2019.
  5. Wilcke. B. et al., Preserving the Value of Dry Stored Hay. University of Minnesota. 2018.
  6. Waldridge. B. M., Ed., Nutritional Management of Equine Diseases and Special Cases. First Edition. Wiley Blackwell. 2017.
  7. Getty. J. M., The Correct Way to Use Slow Feeders. Getty Equine Nutrition, LLC. 2024.
  8. Smarsh, D. and Orr, E. The Importance of Weighing Horse Feed. PennState Extension. 2023.
  9. Weinert. J. R. and Williams. C. A. Recovery of Pasture Forage Production Following Winter Rest in Continuous and Rotational Horse Grazing Systems. Journal of Equine Veterinary Science. 2018.
  10. Rotational Grazing for Horses. Iowa State University.
  11. Warren. L. K., Selecting Hay for Your Horse. Institute of Food and Agricultural Sciences, UF. 2006.
  12. Martinson, K., et al., Ten Ways to Stretch Your Horse’s Hay Supply. University of Minnesota Extension. 2024.
  13. Lawrence, L. Trends in Horse Hay. UC Davis. 2006.
  14. How to Conduct a Records Examination. United States Environmental Protection Agency. 2016.
  15. Instructions on Conducting Waste Assessments. United States Environmental Protection Agency. 2016.
  16. Composting Spoiled Hay. Agriculture Victoria. 2020.