La récupération post-exercice correspond à la période pendant laquelle l’organisme de votre cheval s’adapte à l’entraînement et que les bénéfices de l’exercice se concrétisent. Pendant l’effort, les muscles subissent des micro-lésions, les réserves d’énergie s’épuisent et les articulations, les tendons et le système cardiovasculaire subissent un stress.
Une période de récupération adéquate permet à ces systèmes de se réparer et de se régénérer, ce qui améliore la force musculaire, la capacité cardiovasculaire et l’efficacité métabolique. Sans repos, nutrition et hydratation adéquats, l’organisme de votre cheval ne peut pas compléter ces processus, ce qui augmente le risque de fatigue, de surchauffe, de déshydratation et de blessure.
Que votre cheval fasse de légères randonnées de loisir ou qu’il participe à des compétitions de haut niveau, une bonne gestion de sa récupération contribue au maintien de sa santé, de ses performances et de sa locomotion à long terme. Des techniques de refroidissement et l’hydratation à la supplémentation en électrolytes et à la nutrition ciblée, il existe de nombreuses façons de soutenir le processus de récupération de votre cheval après l’entraînement.
Poursuivez votre lecture pour découvrir les stratégies les plus récentes fondées sur des données probantes afin d’améliorer la récupération des chevaux après l’exercice et de favoriser des performances optimales, séance après séance.
Récupération post-exercice pour les chevaux
La récupération sportive constitue un élément clé de la gestion des chevaux, soutenant leur bien-être après l’exercice et les préparant pour de futures performances.
Pendant l’effort physique, les muscles, les articulations et les structures cellulaires d’un cheval subissent un stress. Lorsque ce stress est associé à un plan de récupération bien géré et à un programme d’entraînement progressif, il entraîne des adaptations qui renforcent et conditionnent le cheval en vue d’améliorer ses performances.
Cependant, en l’absence d’un temps de récupération ou de soins post-exercice adéquats, ce stress peut s’accumuler, augmentant le risque de blessures, de maladies et de diminution des performances.
Les stratégies de récupération sont importantes non seulement pour rétablir l’équilibre physiologique du cheval, mais aussi pour réduire le risque de problèmes tels que la déshydratation, la surchauffe, la fatigue musculaire et l’inflammation chronique.
Pour répondre aux réactions spécifiques à l’exercice, il faut accorder une attention rigoureuse aux besoins particuliers du cheval et à l’intensité de son activité.
Les pratiques optimales en matière de récupération varient en fonction des conditions environnementales et de la durée de l’exercice. En suivant des stratégies structurées de refroidissement, d’hydratation et de nutrition, il est possible de soutenir le processus de récupération de votre cheval et de contribuer à sa santé et à ses performances à long terme.
Effets de l’exercice chez les chevaux
Lorsque le cheval fait de l’exercice, ses cellules et ses tissus subissent un stress. Un stress modéré stimule le remodelage tissulaire, ce qui peut rendre les chevaux plus forts, plus rapides et plus coordonnés. Cependant, un stress excessif ou un soutien insuffisant pendant la récupération post-exercice peut nuire à la capacité de l’organisme à récupérer adéquatement.
Après l’effort, les chevaux ont besoin d’attention et de soins afin de soutenir le processus de récupération. Plus l’exercice est intense ou prolongé, plus il est important de favoriser une récupération complète et efficace.
Pour planifier efficacement la routine de récupération de votre cheval, il est utile de bien comprendre comment le stress lié à l’exercice affecte son organisme.
Augmentation de la température corporelle
La grande taille du cheval et sa surface corporelle relativement faible rendent la thermorégulation difficile pendant l’exercice, surtout par temps chaud et/ou humide. [1] Plus l’environnement dans lequel le cheval travaille est chaud et humide, plus il lui est difficile de réguler sa température corporelle interne de façon autonome. [2]
Une grande partie de la chaleur générée pendant l’exercice provient des muscles locomoteurs du cheval, avant d’être redistribuée dans l’organisme par le système circulatoire. [1] La chaleur continue de s’accumuler dans l’organisme du cheval pendant plusieurs minutes après la fin de l’exercice et ne revient pas à la normale avant environ 60 minutes. [1][2]
L’exercice intense peut accroître le risque de coup de chaleur lié à l’effort, particulièrement par temps chaud ou humide. Des précautions supplémentaires peuvent être nécessaires pour prévenir ou réduire le stress thermique causé par la chaleur. [2]
Dans les cas graves, la surchauffe chez les chevaux peut entraîner : [2]
- L’endotoxémie
- Des lésions neuronales
- Un coup de chaleur
- De la déshydratation
La sudation constitue le principal mécanisme de refroidissement du cheval pendant l’exercice, lui permettant de dissiper l’excès de chaleur corporelle. Les chevaux présentent le taux de sudation le plus élevé de toutes les espèces animales, ce qui leur permet de réguler efficacement leur température pendant un effort intense. [3]
Toutefois, la transpiration réduit les réserves d’eau de l’organisme, augmentant ainsi le risque de déshydratation. Sans réhydratation adéquate, cette situation peut rapidement devenir dangereuse pour le cheval. [3]
Il est particulièrement important que les propriétaires de chevaux surveillent les signes de déshydratation par temps chaud ou humide. Si l’exercice intense est prolongé, fréquent ou s’étend sur plusieurs jours, comme lors de compétitions, le statut d’hydratation doit être surveillé de près, indépendamment des conditions environnementales. [3]
Une hydratation adéquate est essentielle au maintien des performances et à la prévention des maladies et des blessures. [4] Si la déshydratation sévère n’est pas corrigée, elle peut entraîner des complications graves, y compris un coup de sang, un état de choc et la mort.
Épuisement des réserves d’énergie
Pendant l’effort, l’organisme dégrade le glucose et d’autres nutriments pour produire l’énergie nécessaire à la contraction musculaire. Le glucose, stocké dans les muscles sous forme de glycogène, est rapidement mobilisé pendant l’exercice intense pour soutenir les performances.
Comparativement aux protéines et aux lipides, le glucose est transformé en énergie utilisable plus rapidement, ce qui en fait un carburant important pour le travail de courte durée et de haute intensité.
Lorsque les réserves de glycogène sont épuisées, l’énergie disponible diminue, ce qui entraîne de la fatigue. [5]
Réponses oxydatives aiguës
Lorsque les chevaux font de l’exercice, leurs muscles génèrent de l’énergie grâce à un processus appelé phosphorylation oxydative. Ce processus utilise l’oxygène pour produire de l’énergie sous une forme pouvant alimenter l’activité musculaire.
La phosphorylation oxydative entraîne également la production de molécules réactives appelées espèces réactives de l’oxygène (ERO), parfois désignées sous le nom de « radicaux libres ». Pendant l’exercice, les chevaux présentent une augmentation considérable des radicaux libres dans les muscles en tant que sous-produit de l’augmentation de la production d’énergie.
Après l’exercice, les ERO jouent un rôle important dans les processus de signalisation comme l’inflammation transitoire, laquelle favorise une récupération saine après l’effort. Enfin, les ERO sont neutralisés par des enzymes antioxydantes présentes dans le sang et les tissus du cheval. Cela permet de maintenir un équilibre sain entre la réparation tissulaire et le retour à une fonction normale après l’exercice. [6]
Cependant, les ERO peuvent entraîner des lésions tissulaires s’ils s’accumulent en grande quantité ou persistent pendant de longues périodes. Cela peut se produire si la production d’ERO chez le cheval dépasse la capacité antioxydante de l’organisme. [6]
Réponses pro-inflammatoires
Le stress lié à l’exercice déclenche une cascade de signaux visant à réparer les tissus. Les agressions oxydatives provoquent une inflammation qui stimule éventuellement la synthèse protéique et la croissance musculaire. Cela conduit à des améliorations de la force et des performances. [7]
Cependant, une inflammation excessive peut entraîner des lésions musculaires et des courbatures qui affectent les performances et le bien-être. [7]
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Déshydratation
La déshydratation survient lorsqu’un cheval perd de l’eau par l’urine, la sueur, les matières fécales et la respiration. Un cheval qui ne boit pas suffisamment d’eau pour compenser ces pertes peut se déshydrater.
La transpiration peut entraîner une perte d’eau importante, les chevaux pouvant perdre jusqu’à 10 litres de liquide par heure. [3][8] Les signes de déshydratation chez les chevaux comprennent : [8][11][12]
- Une perte d’élasticité de la peau
- Un ralentissement du temps de remplissage capillaire
- Des muqueuses sèches ou collantes
- Des variations rapides du poids corporel
- Une léthargie ou une faiblesse
- Des raideurs
- Une urine foncée
- Une augmentation de la fréquence cardiaque
- Une réticence à se déplacer
Les électrolytes comme le sodium, le potassium et le chlorure sont également perdus dans la sueur. [9] Ces minéraux sont nécessaires à une récupération adéquate, et de faibles niveaux d’électrolytes suppriment la sensation de soif chez le cheval, aggravant ainsi la déshydratation. [10]
Il est particulièrement important de reconstituer les réserves de sodium après l’exercice, car contrairement à d’autres électrolytes, il n’est pas présent en quantité suffisante dans le foin et les céréales. L’ajout de sel de table à la ration de votre cheval permet de combler ses besoins en sodium et de favoriser une hydratation adéquate.
De plus, il est important d’inclure du sel et un supplément d’électrolytes dans l’alimentation de votre cheval afin de remplacer les minéraux perdus dans la sueur, ce qui permet de soutenir ses performances ultérieures. Offrir de l’eau fréquemment à votre cheval pendant et après l’exercice constitue également une étape importante pour prévenir la déshydratation.
Pour identifier la dose appropriée de sel et d’électrolytes à donner à votre cheval, vous pouvez consulter le calculateur de pertes d’électrolytes et de transpiration de Mad Barn ou communiquer avec un nutritionniste équin qualifié.
Lors du choix d’un supplément d’électrolytes, privilégiez un apport équilibré en minéraux électrolytiques perdus dans la sueur. Des ingrédients supplémentaires, tels que les vitamines antioxydantes C et E, le glucose ou le dextrose, peuvent faciliter la récupération d’autres processus physiologiques.
Le produit Performance XL Electrolytes de Mad Barn offre un apport équilibré en minéraux électrolytiques ainsi que les vitamines C et E pour un soutien antioxydant.
Guide de récupération post-entraînement pour chevaux
Après une séance d’exercice, le corps du cheval entre dans une phase de récupération au cours de laquelle plusieurs systèmes physiologiques travaillent à rétablir l’équilibre. Les changements de température, l’hydratation, les réserves d’énergie et le métabolisme musculaire font partie de la réponse normale au stress induite par l’exercice. Chez les chevaux en bonne santé, ces changements sont temporaires et peuvent être gérés par un plan de récupération adapté.
Des réponses au stress excessives ou prolongées après l’exercice peuvent endommager les tissus, nuire aux performances et augmenter le risque de futurs problèmes de santé. C’est pourquoi un plan de récupération adéquat et un temps de repos suffisant sont cruciaux pour permettre au corps du cheval de se régénérer.
L’objectif principal de la récupération post-exercice est de permettre au cheval de retrouver son état physiologique normal, favorisant ainsi son bien-être général et sa préparation pour la prochaine séance d’entraînement. [13]
Pour y parvenir, un plan de récupération bien conçu devrait :
- Normaliser la température corporelle
- Réhydrater le corps du cheval
- Reconstituer les réserves énergétiques
- Optimiser la synthèse protéique
- Gérer la réponse oxydative
- Gérer la réponse inflammatoire
Les exigences exercées sur le corps d’un cheval varient considérablement selon les disciplines pratiquées. [2] Certains chevaux effectuent un trot léger sur un terrain plat, sans porter de charge, tandis que d’autres sont poussés au maximum de leurs capacités ou participent à des épreuves qui durent plusieurs jours.
Tous les chevaux ont besoin de temps pour récupérer, et plus l’effort est intense, plus la récupération est importante. [14]
Voici notre guide d’expert pour planifier la routine de récupération de votre cheval. Pour optimiser la récupération, votre routine devrait débuter avant même de descendre de la selle et se poursuivre stratégiquement au cours des jours suivants.
1) Actions immédiates : avant de descendre de la selle
Immédiatement après l’exercice, il est conseillé de faire marcher ou trotter les chevaux avant de les laisser se reposer. Le mouvement généré par une activité moins intense améliore la circulation sanguine vers les muscles et permet au lactate produit pendant l’effort de retourner vers les muscles afin d’être utilisé comme source d’énergie.
Les recommandations quant à la durée de l’activité de faible intensité en fin d’entraînement varient. Dans une étude, des trotteurs Standardbreds soumis à un protocole d’exercice ont effectué un trot rapide pendant 10 minutes pour le retour au calme. On a constaté que cette méthode éliminait le lactate du système plus rapidement que le repos, la marche ou le trot lent. [14]
2) Actions à court terme : juste après être descendu de la selle
Immédiatement après être descendu de la selle, trois stratégies de récupération sont bénéfiques pour le cheval : le rinçage à l’eau froide, la marche en main et le remplacement de l’eau et des électrolytes.
Rinçage à l’eau froide
Pendant les mois plus chauds, le rinçage constitue une excellente façon de rafraîchir un cheval, peu importe l’intensité de l’exercice. Selon l’intensité de l’effort fourni par le cheval et selon les installations disponibles, le rinçage peut également être une méthode efficace pour refroidir les chevaux durant les mois plus frais.
Le rinçage à l’eau froide vise à normaliser la température corporelle du cheval. On applique de l’eau sur le corps du cheval immédiatement après l’effort afin de faire redescendre sa température par évaporation. Le rinçage réduit également la transpiration du cheval, ce qui diminue les pertes d’eau et le risque de déshydratation. [1]
Lorsque la température corporelle d’un cheval n’est que légèrement élevée, le rinçage à l’eau froide peut se limiter à arroser ou éponger le cheval en continu pendant quelques minutes après l’effort. En cas de chaleur et d’humidité élevées, l’utilisation d’un ventilateur peut aussi accélérer le processus de refroidissement.
Si la température corporelle du cheval est excessivement élevée, des stratégies de refroidissement plus rapides peuvent être nécessaires, notamment : [1][2]
- L’évaporation par ventilation forcée (rinçage sous un ventilateur)
- L’application de glace ou de blocs réfrigérants
- L’immersion du corps du cheval dans l’eau
Marche en main
La marche en main consiste à maintenir le cheval en mouvement à un rythme contrôlé en le faisant marcher sans cavalier après un exercice plus intense.
Cette stratégie remplit plusieurs objectifs, notamment : [13]
- Réduire la chaleur corporelle par convection et par évaporation
- Permettre à la circulation sanguine de revenir à la normale
- Continuer l’utilisation du lactate par les muscles comme source d’énergie
Supplémentation en électrolytes
Il est important que les chevaux boivent de l’eau après l’exercice afin de se réhydrater, mais l’eau seule ne suffit pas. [3][4] Lorsque le cheval transpire, il perd non seulement de l’eau, mais aussi des électrolytes essentiels comme le sodium, le potassium et le chlorure.
Si ces minéraux ne sont pas remplacés, la capacité du corps à retenir l’eau diminue, et l’équilibre hydrique dans les cellules et les tissus demeure compromis. Cela peut ralentir la récupération et augmenter le risque de déshydratation. [4]
Il est possible qu’un cheval ne boive pas suffisamment si on lui offre seulement de l’eau après une forte transpiration. Un apport de sodium sous forme de sel de table en vrac aide à rétablir l’équilibre électrolytique et encourage une plus grande consommation d’eau, améliorant ainsi la réhydratation.
La supplémentation en électrolytes contribue à plusieurs aspects de la récupération. La reconstitution des réserves minérales permet non seulement de restaurer l’hydratation, mais aussi de favoriser la resynthèse du glycogène, laquelle nécessite un apport adéquat en eau et en potassium intracellulaires. Il est recommandé d’administrer des électrolytes immédiatement après l’exercice et avant le repas afin d’optimiser ces bienfaits. [4]
3) Mesures à moyen terme : heures suivant l’entraînement
Dans les heures qui suivent un effort intense, deux stratégies de récupération sont bénéfiques pour le cheval : la cryothérapie et la poursuite d’une activité physique de faible intensité.
Cryothérapie des membres
La cryothérapie après un exercice intense consiste à refroidir les membres inférieurs de différentes façons : [15]
- Arroser à l’eau froide
- Installer le cheval dans un bain d’eau glacée
- Faire circuler des liquides réfrigérants dans des bottes
- Appliquer des blocs réfrigérants
- Appliquer des bottes trempées d’eau
- Appliquer de l’argile ou des gels rafraîchissants
- Utiliser des bottes de glace
Cette stratégie vise à abaisser la température des tissus dans les membres distaux et à réduire la réaction inflammatoire dans les tissus musculaires.
Un degré de refroidissement suffit pour avoir un effet notable sur les tissus. Même une réduction d’environ 10 degrés suffit pour obtenir de bons résultats. [15]
L’application de glace sur les membres réduit plusieurs paramètres clés, notamment : [15]
- La température des tissus
- La circulation locale
- L’enflure des tissus
- La sensation de douleur
- La dégradation des tissus
- Les réponses inflammatoires
L’application de glace peut être particulièrement utile pour les chevaux souffrant de problèmes aux membres, tels que des lésions tendineuses. [16]
Activité de faible intensité
Pendant que le cheval récupère dans les heures suivant un exercice intense, il est utile de le garder en mouvement. Cela peut se faire en le sortant à l’extérieur plutôt qu’en le confinant au box. Lorsqu’une sortie à l’extérieur n’est pas possible, des promenades régulières peuvent être bénéfiques.
Des études montrent que les chevaux ayant pu bouger librement après l’exercice récupèrent mieux et ont moins d’enflure au niveau des membres que ceux qui sont gardés au box après l’exercice. [17]
Même si plusieurs croient que le repos au box est nécessaire après l’exercice afin de préserver l’énergie et de prévenir la fatigue, permettre au cheval de se déplacer librement favorise la récupération tant de son niveau d’énergie que de son appétit. [18]
4) Mesures à long terme : jours suivant l’entraînement
Après le retour au calme suite à un exercice intense, la récupération se poursuit dans les muscles et d’autres systèmes du cheval. Les jours qui suivent l’entraînement offrent une occasion d’optimiser les progrès réalisés tout en procurant un repos adéquat.
Thérapies complémentaires
De nombreux propriétaires utilisent des thérapies complémentaires pour soutenir leur cheval dans les jours suivant un exercice intense. Les options populaires comprennent : [19][20][21]
- La massothérapie : le massage sportif utilise des techniques visant à favoriser la récupération musculaire et à améliorer la circulation sanguine.
- Les approches corporelles : d’autres techniques, telles que l’acupuncture, l’acupression et la chiropratique, peuvent également être utiles, mais devraient être réalisées par un professionnel et adaptées aux besoins du cheval.
- La thérapie au laser et par champ électromagnétique pulsé (CEMP) : chez l’humain, la thérapie au laser et la thérapie CEMP (connue sous l’abréviation PEMF en anglais) peuvent réduire la fatigue. Ces techniques n’ont pas fait l’objet d’études approfondies chez le cheval, mais elles gagnent en popularité dans l’industrie équine.
Hydratation continue
L’administration d’électrolytes et la surveillance continue de l’hydratation du cheval sont importantes dans les jours suivant un exercice intense. Cela est particulièrement vrai lorsque le cheval a travaillé pendant de longues périodes, par exemple lors d’un événement d’endurance.
Lors d’épreuves d’endurance, les chevaux peuvent perdre de 3 à 7 % de leur poids corporel sous forme de sueur, et ces pertes d’eau importantes sont difficiles à compenser rapidement. [22] Il est recommandé de surveiller l’hydratation et les électrolytes pendant une période de 24 heures après un exercice intense.
Tableau 1. Aperçu du plan de récupération post-exercice
| Période de récupération | Exercice léger | Exercice modéré | Exercice intense |
|---|---|---|---|
| Immédiate |
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| À court terme |
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| À moyen terme |
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| À long terme |
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Alimentation post-exercice
Un repas équilibré après l’effort aide à reconstituer les réserves de glycogène et à fournir les protéines et les acides aminés nécessaires pour réparer et développer la masse musculaire. Cela peut aussi favoriser une hydratation adéquate, puisque l’ingestion d’aliments stimule généralement la consommation d’eau. [23]
Les stratégies d’alimentation des chevaux après un exercice intense ou une compétition exigeante comprennent : [24]
- Du foin à volonté : pour soutenir la santé gastrique
- Un repas riche en amidon et en protéines de haute qualité : pour contribuer à la reconstitution du glycogène et la synthèse protéique
- Une supplémentation en électrolytes : pour compenser les pertes liées à la sudation et encourager une hydratation adéquate
Lorsque vous offrez un repas riche en amidon à votre cheval pour favoriser la reconstitution de ses réserves de glycogène, optez pour une ration dont le volume est inférieur à 0,3 % de son poids corporel. Cela correspond à 3 lb (1,5 kg) pour un cheval moyen de 1 100 lb (500 kg). [24]
En plus d’un bon apport en protéines, un mélange d’acides aminés de haute qualité peut aider votre cheval à tirer le maximum de son repas post-exercice. Le produit Three Amigos de Mad Barn est un supplément d’acides aminés limitants qui fournit de la lysine, de la thréonine et de la méthionine. Il s’agit des acides aminés qui limitent le plus souvent la synthèse protéique dans l’alimentation des chevaux.
Voici un exemple de repas post-exercice favorisant la récupération et la réhydratation d’un cheval de 1 100 lb (500 kg) soumis à un exercice intense.
| Aliment | Quantité dans le repas |
|---|---|
| Avoine | 1,5 lb (700 grammes) |
| Cubes/granulés de luzerne trempés | 1,5 lb (700 grammes) |
| Three Amigos | 20 grammes (1 mesure) |
| Performance XL Electrolytes | 30 grammes (1 mesure) |
| Sel | 30 grammes (2 c. à soupe) |
| Analyse des nutriments | |
| Énergie digestible | 3,5 Mcal |
| Protéines brutes | 225 grammes |
| Amidon | 265 grammes |
| Sodium | 15 grammes |
Ce repas devrait être offert avec du foin à volonté, de l’eau fraîche et propre, et intégré dans le cadre d’une alimentation globale équilibrée pour votre cheval.
Nourrir les chevaux au travail
Les chevaux soumis à un travail intense ont besoin d’une alimentation qui fournit une quantité adéquate de protéines, d’énergie, de vitamines et de minéraux. Une ration équilibrée favorise la préparation à l’entraînement et optimise les bénéfices de chaque séance de travail.
Énergie et protéines
Une quantité adéquate d’énergie et de protéines est essentielle au développement musculaire et au soutien des performances physiques de votre cheval.
Selon son niveau d’exercice et la qualité du fourrage, un cheval de performance peut avoir besoin d’un apport en énergie supérieur à ce que le fourrage à volonté peut fournir. Bien que le sucre et l’amidon provenant des céréales fournissent une énergie rapidement disponible, des quantités excessives peuvent accroître le risque de troubles digestifs, de changements de comportement et de problèmes métaboliques tels que la dysrégulation de l’insuline.
En revanche, l’ajout de calories provenant d’aliments faibles en sucre et en amidon, comme des concentrés riches en fibres ou des sources de matières grasses, peut fournir l’énergie nécessaire aux performances sans les effets indésirables potentiels liés à un apport excessif en sucre et en amidon.
Des sources de fibres hautement digestibles comme la luzerne et la pulpe de betterave peuvent contribuer à augmenter l’apport calorique et à soutenir la fonction digestive. De plus, les huiles représentent une source concentrée d’énergie provenant des matières grasses et peuvent être ajoutées pour augmenter la densité calorique de l’alimentation.
L’huile w-3 de Mad Barn est une source concentrée de calories « fraîches » qui contient de la vitamine E naturelle ajoutée ainsi que du DHA, un acide gras oméga-3. Les oméga-3 contribuent à la santé articulaire et respiratoire tout en favorisant une réponse inflammatoire équilibrée.
Un apport protéique adéquat est essentiel pour les performances sportives et la synthèse des protéines musculaires, mais l’équilibre des acides aminés est tout aussi important.
Les acides aminés sont les constituants de base des protéines. L’alimentation de votre cheval devrait fournir des quantités suffisantes de lysine, de thréonine et de méthionine, les trois acides aminés limitants les plus susceptibles d’être présents en quantité insuffisante dans l’alimentation équine. Un apport trop faible peut nuire à la synthèse des protéines musculaires et limiter les progrès liés aux performances.
Des acides aminés supplémentaires et leurs dérivés pourraient offrir d’autres avantages aux chevaux de performance. Par exemple, l’acétyl-L-carnitine est un dérivé d’acide aminé doté de propriétés antioxydantes qui soutient le métabolisme énergétique et la fonction musculaire. [25][26]
L’acétyl-L-carnitine de Mad Barn peut constituer un ajout précieux à l’alimentation des chevaux, particulièrement lorsque des déficits de masse ou de force musculaire limitent les performances.
Vitamines et minéraux
Une alimentation équilibrée à base de fourrages fournit les vitamines et minéraux nécessaires pour soutenir les performances et la récupération. Ces nutriments interviennent dans le métabolisme énergétique, la contraction musculaire, le transport de l’oxygène, la réparation des tissus, la fonction immunitaire, la régulation de l’humeur et bien plus.
Des exemples clés comprennent :
- Le calcium et le magnésium : favorisent la contraction et la relaxation musculaires ainsi que la solidité osseuse.
- Le cuivre et le zinc : contribuent à la santé des tissus conjonctifs, à la qualité du pelage et aux défenses antioxydantes.
- Les vitamines A, D, E et les vitamines du complexe B : contribuent au métabolisme énergétique, protègent les cellules contre le stress oxydatif et soutiennent la réparation musculaire.
- La biotine : favorise la santé des sabots, essentielle à la locomotion et aux performances.
Les granulés Omneity® de Mad Barn peuvent être ajoutés à une ration à base de fourrages pour combler l’ensemble des besoins en vitamines et minéraux de votre cheval. Omneity® contient des oligo-éléments organiques à 100 %, l’ensemble des vitamines du complexe B ainsi qu’une portion complète de biotine.
Il est recommandé d’ajouter du sel à la ration de votre cheval afin de répondre à ses besoins en sodium et de favoriser une hydratation adéquate. Bien que cela passe souvent inaperçu, le régime alimentaire de nombreux chevaux présente une carence en sodium; l’ajout quotidien de 2 cuillères à soupe de sel à la ration peut donc aider à prévenir ce problème.
Les chevaux soumis à un exercice intense bénéficient également d’une supplémentation en sélénium et en vitamine E, deux antioxydants qui favorisent l’adaptation à l’effort. [27][28] Ces nutriments agissent en synergie pour protéger les cellules musculaires des dommages oxydatifs causés par les radicaux libres produits lors de l’exercice.
La vitamine E est un antioxydant liposoluble qui stabilise les membranes cellulaires et contribue à prévenir les douleurs musculaires, les raideurs et un temps de récupération prolongé. Le sélénium est un composant clé des enzymes antioxydantes telles que la glutathion peroxydase, qui neutralise les sous-produits oxydatifs nocifs et soutient le métabolisme musculaire normal.
Le supplément Natural E + Organic Se de Mad Barn fournit ces antioxydants sous des formes hautement biodisponibles pour une absorption et une efficacité optimales.
Santé digestive
On estime que 60 % ou plus des chevaux sont touchés par des ulcères gastriques, la prévalence étant encore plus élevée chez les chevaux de performance. [29] Ce risque accru est lié à des facteurs tels que l’accès limité au fourrage lors des déplacements et des compétitions, une consommation plus importante de céréales pour répondre aux besoins énergétiques et le mouvement physique de l’estomac pendant l’exercice, qui peut provoquer des projections d’acide sur les tissus non protégés.
Une alimentation à base de fourrage à volonté avec un contenu contrôlé en glucides hydrolysables (GH ; sucre + amidon) peut aider à prévenir les ulcères et soutenir les chevaux déjà affectés. [30] La consommation de foin de luzerne ou de foin de bonne qualité avant l’exercice crée un tapis fibreux dans l’estomac qui réduit les projections d’acide sur les tissus sensibles.
La luzerne exerce également un léger effet tampon sur l’acidité, ce qui peut atténuer la formation et la gravité des ulcères gastriques. [31]
Les chevaux ayant besoin d’un soutien gastrique accru peuvent bénéficier d’un supplément pour la santé digestive. Une formule efficace doit protéger l’intégrité de la muqueuse gastrique tout en soutenant la fonction de l’intestin postérieur.
Visceral+ de Mad Barn contient de la glutamine, du magnésium et de la lécithine pour maintenir la santé de l’estomac, ainsi que des probiotiques et des prébiotiques pour contribuer à l’équilibre de l’intestin postérieur et à une meilleure assimilation des aliments. Visceral+ est recommandé par les vétérinaires et utilisé par des athlètes de haut niveau pour favoriser la santé digestive et soutenir le système immunitaire des chevaux de performance.
Chronologie de la récupération après l’exercice
Plus l’effort fourni par un cheval est intense et prolongé, plus la récupération sera longue. Pendant cette période, le corps compense les exigences liées à l’exercice en utilisant de l’énergie pour reconstruire les muscles, les os et les tissus conjonctifs.
Plusieurs systèmes physiologiques nécessitent du temps pour récupérer après l’exercice. Bien que les recherches sur les temps de récupération spécifiques chez le cheval soient limitées, il est possible de s’inspirer des données humaines comme point de départ.
Les études chez les humains indiquent ce qui suit concernant les taux de récupération : [1]
- Récupération métabolique : chez l’humain, les réserves de glycogène et autres sources d’énergie se reconstituent relativement rapidement. Il faut quelques jours pour que les réserves de glycogène reviennent à des niveaux normaux.
- Récupération neuromusculaire : la fatigue musculaire est liée à la condition physique et à l’intensité de l’exercice. Les périodes de récupération vont de 1 à 4 jours chez l’humain.
- Récupération cardiocirculatoire : le retour à une fréquence cardiaque, un volume systolique et un statut d’hydratation normaux est également nécessaire pour la récupération. Ces facteurs dépendent d’une procédure de réhydratation efficace et prennent généralement entre 6 et 48 heures pour revenir à la normale chez l’humain.
Ces résultats offrent un aperçu du processus de récupération auquel on peut s’attendre chez le cheval, mais il est important de se rappeler que chaque cheval est unique. Les temps de récupération varient selon l’âge, l’état de santé, le niveau de forme physique, ainsi que l’intensité et la durée de l’exercice.
Surveillez votre cheval entre les séances d’entraînement et consultez votre vétérinaire s’il semble mettre plus de temps que prévu à récupérer.
Foire aux questions
Voici quelques questions fréquemment posées sur la récupération des chevaux après l’exercice :
La récupération après l’exercice est importante pour les chevaux car elle donne au corps le temps de rétablir l’hydratation, de normaliser la température, de reconstituer les réserves d’énergie et de réparer les tissus sollicités pendant le travail. La récupération est le moment où les bénéfices de l’entraînement se concrétisent réellement. Sans un soutien suffisant après l’exercice, les chevaux sont plus susceptibles de présenter de la fatigue, des courbatures, une surchauffe, une déshydratation et un risque accru de blessure au fil du temps.
Les signes de déshydratation chez un cheval après l’exercice incluent des gencives collantes, une élasticité cutanée réduite, une urine foncée, de la léthargie, de la raideur et une fréquence cardiaque plus élevée que prévu pendant le retour au calme. Certains chevaux peuvent aussi sembler faibles ou réticents à bouger. Le temps chaud ou humide peut aggraver les pertes de liquides, donc il est utile de surveiller de près après un effort intense, de longues sorties ou un exercice répété sur plusieurs jours.
Un cheval peut perdre une grande quantité de liquide par la transpiration pendant l’exercice, avec des pertes pouvant atteindre jusqu’à 10 litres, soit environ 2,6 gallons, par heure. Une transpiration abondante entraîne également une perte de sodium, de potassium et de chlorure. Étant donné que les pertes d’eau et d’électrolytes surviennent ensemble, la réhydratation doit porter à la fois sur les liquides et les minéraux, en particulier après un travail intense ou un exercice dans des conditions chaudes et humides.
Les électrolytes après l’exercice sont mieux administrés immédiatement, idéalement juste après le travail et avant l’alimentation, surtout si votre cheval a beaucoup transpiré. Ce moment favorise la réhydratation et aide à rétablir les minéraux perdus dans la sueur. Un apport continu en électrolytes peut également être utile au cours de la journée suivante ou plus longtemps après un effort intense, un travail d’endurance ou un exercice répété par temps chaud.
L’arrosage à l’eau froide aide un cheval à se refroidir après l’exercice en abaissant la température corporelle grâce à l’application directe d’eau et à l’évaporation à partir de la peau. Cela peut aussi réduire la perte continue de sueur pendant la récupération. Pour les chevaux particulièrement chauds, des méthodes de refroidissement plus intensives, comme arroser sous un ventilateur, utiliser des sacs de glace ou une immersion partielle dans l’eau, peuvent être nécessaires pour faire baisser la température plus rapidement.
Marcher votre cheval après un entraînement est une partie utile de la récupération, car un mouvement doux favorise la circulation, soutient le refroidissement et permet aux muscles de continuer à utiliser le lactate comme source d’énergie. De nombreux chevaux bénéficient de la marche ou du trot léger avant de revenir au repos. Un arrêt soudain après un effort intense est généralement moins bénéfique qu’un retour au calme structuré qui réduit progressivement l’exercice.
Un repas après l’exercice pour un cheval doit inclure du fourrage, des protéines de qualité, des électrolytes, du sel et une quantité modérée d’amidon si un soutien supplémentaire en glycogène est nécessaire. L’article suggère de maintenir un repas riche en amidon sous 0,3 % du poids corporel, soit environ 3 lb ou 1,5 kg pour un cheval de 1 100 lb ou 500 kg. Du foin à volonté et de l’eau fraîche doivent également être disponibles.
Un cheval au travail bénéficie souvent d’un apport quotidien en sel, car les pertes de sodium dans la sueur ne sont généralement pas compensées par le foin et les grains seuls. Donner 2 cuillères à soupe de sel par jour aide à soutenir l’hydratation et l’équilibre en sodium chez de nombreux chevaux en travail. Les chevaux qui transpirent abondamment peuvent aussi avoir besoin d’un supplément d’électrolytes en plus du sel, surtout après un effort plus intense ou par temps chaud.
La sortie au paddock après l’exercice peut mieux soutenir la récupération qu’un repos immédiat au box, car le mouvement libre aide à réduire l’enflure des membres et favorise un retour plus naturel à une fonction normale. Les chevaux autorisés à bouger après l’exercice ont montré une meilleure récupération dans des études que ceux maintenus immobiles dans un box. Lorsque la sortie n’est pas possible, de courtes marches plus tard dans la journée peuvent tout de même être utiles.
La récupération après un effort intense peut prendre de quelques heures à plusieurs jours selon le cheval, la charge de travail, le niveau de condition physique, les conditions météorologiques et l’état d’hydratation. Certains systèmes, comme la fréquence cardiaque et l’équilibre des fluides, peuvent récupérer assez rapidement avec des soins appropriés, tandis que la fatigue musculaire et les réserves d’énergie épuisées peuvent prendre plus de temps. Observer l’appétit, l’attitude, le mouvement et l’hydratation peut aider à évaluer si la récupération se déroule correctement.
Résumé
La récupération post-exercice est le processus permettant aux cellules et aux tissus du cheval de retrouver un fonctionnement normal après l’effort. Plus l’exercice est intense et prolongé, plus les soins et l’attention nécessaires à une récupération complète sont importants.
- La récupération post-exercice vise à ramener la température corporelle à un niveau normal, à réhydrater, à reconstituer les réserves d’énergie, à optimiser la synthèse protéique et gérer les réponses oxydatives et inflammatoires.
- Les stratégies pour favoriser la récupération incluent la marche ou le trot pendant la monte, le rinçage et la marche en main une fois descendu de la selle, la supplémentation en électrolytes, l’application de glace sur les jambes et le maintien du cheval en mouvement dans les heures suivant l’exercice
- Des thérapies complémentaires comme le massage et d’autres approches corporelles sont utiles dans les jours qui suivent un exercice intense
- La durée de la récupération dépend de la forme physique du cheval et de l’intensité de l’exercice, et varie entre 6 heures et 4 jours
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