Les protocoles de quarantaine sont un élément essentiel de la gestion des chevaux. Ils visent à prévenir la propagation des maladies infectieuses et à assurer la santé et la sécurité des populations équines.
Une quarantaine consiste à isoler les chevaux pendant une période de temps déterminée afin de surveiller l’apparition potentielle de signes de maladie. Cela permet de détecter des pathologies qui ne sont pas apparentes immédiatement et de protéger les autres chevaux contre une éventuelle contamination.
Peu importe qu’on introduise un nouveau cheval dans une écurie, qu’on revienne d’une compétition ou qu’on gère une épidémie, il est indispensable de maintenir une zone de quarantaine adéquate et de suivre les protocoles de biosécurité appropriés.
Les plans de quarantaine doivent tenir compte de l’aménagement de la ferme, de l’accessibilité des ressources, du type de chevaux présents sur la propriété ainsi que de nombreux autres facteurs.
Les fermes équestres, les pensions et les établissements de compétitions devraient collaborer avec un vétérinaire local afin de mettre en place un plan de quarantaine adapté à leurs installations.
Quand faut-il mettre un cheval en quarantaine?
Une quarantaine consiste à séparer les animaux infectés ou potentiellement infectés des autres chevaux de la ferme afin de réduire le risque de transmission de maladies aux animaux sains. [1]
La mise en quarantaine est fortement recommandée dans les cas suivants : [1]
- Des nouveaux chevaux arrivent sur la propriété
- Des chevaux reviennent d’événements, de concours ou de compétitions équestres
- Un cheval présent sur la propriété est diagnostiqué avec une maladie infectieuse
La caractéristique principale de la quarantaine est la séparation complète des animaux en quarantaine par rapport aux chevaux sains, au moyen de barrières physiques ou d’une certaine distance, afin d’éviter tout contact susceptible de transmettre une maladie.
Les chevaux dont l’infection est active ont besoin d’un protocole de quarantaine plus strict, comprenant des mesures supplémentaires telles que l’utilisation d’un équipement de protection individuel par les manieurs.
La quarantaine est un élément crucial d’un plan d’intervention en cas d’épidémie de maladie infectieuse visant à prévenir la contamination des animaux sains. Tous les établissements équestres devraient disposer d’un plan de quarantaine prêt à être mis en œuvre rapidement en cas de menace potentielle.
Quarantaine pour chevaux sains
Les chevaux peuvent être porteurs de nombreuses maladies infectieuses sans présenter de symptômes, ce qui leur permet de transmettre une maladie avant même qu’un risque ne soit identifié. [2]
L’excrétion (transmission de l’infection) sans signes cliniques visibles peut survenir lorsqu’un cheval : [3]
- Contracte une infection, mais que la maladie est encore en période d’incubation (intervalle entre l’infection et l’apparition des symptômes)
- Se remet d’une maladie, mais que l’infection n’est pas complètement éliminée
- Présente des symptômes d’infection très subtils
C’est pourquoi tout nouveau cheval sur une propriété ou tout cheval revenant d’un événement doit être placé en quarantaine afin de protéger la santé des autres chevaux présents sur la ferme. [4]
Quarantaine pour chevaux malades
Les chevaux atteints d’une maladie infectieuse connue doivent également être mis en quarantaine afin de minimiser les risques de transmission aux chevaux sains. [3]
Parmi les infections équines fréquentes nécessitant une quarantaine, on trouve notamment : [2]
- Salmonella
- Streptococcus equi (gourme)
- Rhodococcus equi
- Escherichia coli
- Actinobacillus equuli
- Pseudomonas
- Klebsiella
- Clostridium
- Rotavirus
- Grippe équine
- Herpèsvirus équin
- Artérite virale équine
Après le diagnostic, les vétérinaires conseillent généralement les propriétaires sur la nécessité ou non d’une mise en quarantaine.
Signes de maladie infectieuse
Il est important que les propriétaires de chevaux se familiarisent avec les symptômes des maladies infectieuses afin de pouvoir mettre en place des mesures de quarantaine dès qu’une infection est suspectée.
Les symptômes courants qui indiquent une maladie potentiellement infectieuse comprennent : [4]
- Une léthargie
- Une perte d’appétit
- De la fièvre
- De la diarrhée
- Un écoulement nasal
- De la toux
- Un avortement chez les juments gestantes
Protocoles de quarantaine
Le niveau de quarantaine requis dépend du contexte et des antécédents médicaux du cheval. [4] Il existe deux principaux types de quarantaine : la séparation et l’isolement. [3]
Séparation
La séparation est la stratégie la plus courante pour les chevaux en bonne santé. [3] Dans ce type de quarantaine, l’objectif est d’éviter tout contact direct entre les chevaux susceptibles de propager des maladies, en installant une barrière physique ou en maintenant une distance entre les individus. [3]
La stratégie de séparation la plus courante consiste à attribuer des zones distinctes de l’écurie ou de la propriété à différents types de chevaux. [3]
Par exemple, les juments gestantes peuvent avoir une écurie séparée de celle des chevaux de concours, afin de réduire le risque que ces derniers ramènent une maladie susceptible de provoquer un avortement. [3] Certaines fermes disposent également d’enclos réservés aux nouveaux arrivants. [3]
Les nouveaux chevaux et ceux qui reviennent à la ferme doivent être séparés des chevaux à risque pendant 2 à 3 semaines. [5]
Les éléments clés d’un protocole de séparation comprennent : [3]
- Des barrières physiques ou une distance entre les groupes de chevaux
- Du personnel assigné exclusivement à un groupe de chevaux spécifique
- De l’équipement dédié à chaque groupe
- Le contrôle des déplacements de l’équipement, de la machinerie et des véhicules entre les groupes
- Une gestion séparée de l’élimination du fumier provenant de chaque groupe
Isolement
L’isolement est un protocole de quarantaine plus strict, utilisé lorsqu’une maladie infectieuse est suspectée ou confirmée.. [3] Comme les chevaux visés libèrent activement des agents infectieux, les protocoles d’isolement visent à réduire le transfert de matières infectieuses hors de la zone d’isolement. [3]
Les zones d’isolement possèdent les mêmes caractéristiques que les zones de séparation, avec des exigences supplémentaires visant à contenir davantage la maladie. [3]
Les caractéristiques supplémentaires des zones d’isolement incluent : [3]
- La délimitation de la zone d’isolement à l’aide de rubans, de drapeaux ou d’autres indicateurs visuels
- Des panneaux visibles indiquant que des protocoles de quarantaine sont en vigueur
- Un équipement de protection individuel (EPI) pour tous les manieurs
- Une zone désignée pour enfiler et retirer l’EPI et se laver les mains
- Des bacs de trempage pour les pieds ou des couvre-chaussures jetables à l’entrée de la zone d’isolement
- Des protocoles de désinfection et de nettoyage à intervalles réguliers
- Des restrictions concernant le déplacement de l’équipement, la machinerie, les véhicules et les animaux dans la zone d’isolement
- Des registres notant chaque entrée et sortie de la zone d’isolement
Équipement de protection individuel
Les exigences en matière d’équipement de protection individuel peuvent varier selon divers facteurs, incluant la maladie concernée ainsi que la nécessité pour les manieurs de gérer des chevaux sains le même jour. [3] Ces facteurs auront aussi une influence sur la décision d’utiliser de l’EPI jetable ou réutilisable. [3]
L’EPI peut inclure : [3]
- Des gants
- Des masques
- Des visières de protection
- Des couvre-bottes
- Des combinaisons, blouses ou surblouses
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Facteurs à prendre en considérations
Toutes les fermes où vivent des animaux devraient avoir un plan de quarantaine préparé à l’avance. Les établissements équestres devraient travailler en collaboration avec leur vétérinaire pour élaborer un plan adapté à la configuration des lieux, aux ressources disponibles et aux types de chevaux présents dans leur troupeau. [3]
Lors de l’élaboration d’un protocole de quarantaine, plusieurs aspects doivent être pris en compte afin d’en assurer la mise en œuvre efficace. Un plan étoffé devrait expliquer chacun de ces facteurs en détail, et tout le personnel en contact avec les chevaux doit recevoir une formation complète. [3]
Emplacement
Le plan de quarantaine devrait désigner un emplacement précis sur la ferme qui servira pour les animaux mis en quarantaine. [5] Cet emplacement devrait être situé le plus loin possible des zones où les humains, les autres chevaux, les animaux et les véhicules circulent habituellement. [5]
Au minimum, la zone de quarantaine doit comprendre : [5]
- Un périmètre bien délimité visant à restreindre la circulation inutile, utilisant par exemple du ruban au sol, des drapeaux attachés sur une corde, des longes, du ruban de signalisation, etc.
- Des panneaux tout autour du périmètre indiquant qu’il s’agit d’une zone de quarantaine
- Un accès facile pour la machinerie lourde en cas de décès ou de cheval incapable de se relever
- Une distance minimale de 5 mètres (16 pieds) entre la zone de quarantaine et les autres chevaux
Idéalement, un box ou une zone de quarantaine devrait avoir un plancher non poreux, tel que du béton. [5] Cela permet un nettoyage et une désinfection faciles après la période de quarantaine. [5]
Voici quelques suggestions d’emplacements pour une zone de quarantaine :
- Le dernier box au bout de l’allée de l’écurie, qu’on peut facilement bloquer pour restreindre l’accès
- L’enclos le plus éloigné de l’écurie, à l’écart des trajets habituels empruntés par les chevaux
- Des panneaux de clôture temporaires visant à créer un box ou un enclos à l’endroit désiré
Sources d’eau et de nourriture
Lors de la sélection d’un lieu pour créer une zone de quarantaine, il est important de prendre en compte les sources de nourriture et d’eau disponibles à cet endroit. Les zones de quarantaine doivent disposer d’abreuvoirs et de sources de fourrage distincts de ceux utilisés pour les autres chevaux. [4]
Les abreuvoirs ou mangeoires à foin partagés de part et d’autre des clôtures ne conviennent pas pour une période de quarantaine, à moins que l’autre enclos ou pâturage soit vide.
De plus, les chevaux en quarantaine ne devraient pas être sortis à l’extérieur sur des pâturages utilisés par d’autres chevaux, même s’ils n’entrent pas en contact direct.
Voici quelques idées pour les sources d’eau et de nourriture dans les zones de quarantaine :
- Des bacs à eau ou abreuvoirs désignés remplis à l’aide d’un tuyau d’arrosage qui ne sert pas à remplir les abreuvoirs des autres chevaux
- Des filets à foin désignés et clairement identifiés comme étant réservés pour la période de quarantaine
- La distribution de petites balles de foin carrées ou de cubes de foin faciles à diviser en portions au lieu de balles rondes
Élimination des matières fécales
Un autre élément à considérer dans une zone de quarantaine est l’élimination des matières fécales et des autres déchets de la zone. Le crottin provenant de la zone de quarantaine devrait avoir son propre site d’élimination, distinct de celui utilisé pour les chevaux en bonne santé. [3]
Les propriétaires de fermes devraient tenir compte du trajet que les brouettes ou véhicules empruntent pour acheminer le crottin jusqu’au site d’élimination. Ce trajet devrait être inclus dans la zone de quarantaine, ce qui pourrait perturber le fonctionnement habituel de la ferme. [3]
Pour les zones d’isolement, des protocoles plus stricts d’élimination du crottin sont exigés. [5] En général, les vétérinaires recommandent de placer les matières fécales et les déchets dans des sacs de plastique épais ou des bennes à rebuts fermées pour les envoyer directement à l’enfouissement. [5] Cela réduit les risques d’exposition aux maladies associés aux tas de crottin à ciel ouvert ou à l’épandage sur les pâturages. [5]
De plus, une zone de quarantaine idéale ne devrait présenter aucun ruissellement d’urine ou de crottin vers une zone accessible aux chevaux en santé. [5] Les propriétaires devraient tenir compte de la pente du terrain dans les zones de quarantaine extérieures ainsi que de l’emplacement des drains pour les zones intérieures.
Stations d’EPI
Il devrait y avoir un espace désigné pour mettre et enlever l’équipement de protection individuel (EPI) à proximité de la zone de quarantaine. [5] L’idéal est de disposer de deux espaces distincts, l’un pour l’enfilage de l’EPI et l’autre pour son retrait, afin de réduire le risque de contamination croisée. [5]
Lors de la planification d’une station d’EPI, les propriétaires devraient tenir compte de l’emplacement de plusieurs éléments clés : [5]
- Bacs de trempage ou tapis à l’entrée et à la sortie de la zone d’EPI
- Stations de lavage des mains ou de désinfection des mains
- Rangement pour les gants, les blouses, les bottes et autres équipements
- Espace permettant aux manieurs de se changer
- Élimination des EPI jetables tels que les gants ou les blouses
- Paniers à linge pour les blouses réutilisables et articles similaires
Équipement de soins
Les chevaux en quarantaine doivent avoir leur propre équipement de soins qui ne doit pas être partagé avec les groupes de chevaux en santé. [5] L’équipement utilisé dans la zone de quarantaine devrait être clairement étiqueté, par exemple avec un ruban adhésif de couleur. [5]
L’équipement requis pour la gestion des chevaux en quarantaine dépend de la ferme et de la façon dont elle est aménagée.
Les articles courants incluent : [5]
- Licous et longes
- Bacs pour aliments
- Seaux d’eau
- Fourches
- Brouettes
- Tors-nez
- Seringues orales
- Thermomètres
- Équipement de pansage
- Matériel pour bandages
Tout équipement partagé entre chevaux en quarantaine doit être désinfecté minutieusement entre chaque utilisation. [5] Le nettoyage ou lavage de ces articles devrait idéalement se faire dans une zone peu fréquentée et sur une surface facile à désinfecter (comme du béton). [5]
Contrôle des animaux nuisibles et des insectes
De nombreuses maladies infectieuses responsables d’épidémies se propagent par contact avec un environnement contaminé. [5] Les animaux nuisibles, comme les rongeurs, peuvent transporter des agents infectieux sur leur peau et leur pelage. [5] Cela peut entraîner la propagation de la maladie dans d’autres secteurs de la ferme, même si les protocoles de quarantaine sont respectés. [5]
Par ailleurs, plusieurs maladies peuvent se transmettre via des piqûres d’insectes, notamment celles des moustiques ou des moucherons. [5] Les stratégies de lutte contre les insectes constituent une composante essentielle d’un plan de quarantaine, surtout dans les cas d’isolement liés à des maladies transmises par les insectes. [5]
Les stratégies visant à réduire l’exposition aux animaux nuisibles et aux insectes incluent : [4][5]
- Entreposer les aliments dans des contenants à l’épreuve des rongeurs
- Éliminer les broussailles et les herbes hautes autour de la zone de quarantaine
- Utiliser des pièges appâtés pour éliminer ou déplacer les populations de rongeurs
- Nettoyer tout dégât de nourriture ou de fumier dès que possible
- Éliminer les zones d’eau stagnante ou de boue
- Appliquer des insecticides sous la supervision d’un professionnel qualifié
- Utiliser des insectifuges sur tous les chevaux de la ferme
- Utiliser des masques anti-mouches, des guêtres et des couvertures anti-mouches sur tous les chevaux de la ferme
Nettoyage et désinfection
Le nettoyage et la désinfection sont essentiels à la gestion adéquate d’une zone de quarantaine. Divers désinfectants sont efficaces contre différents types d’agents infectieux (pathogènes) et leurs procédures et délais d’application varient. [5]
Les propriétaires de ferme devraient consulter leur vétérinaire afin de déterminer quel désinfectant est le mieux adapté à leur zone de quarantaine. [5] Les désinfectants couramment utilisés sur les fermes équines incluent : [2][6][7]
| Catégorie de désinfectant | Exemple de produit | Efficace contre | Remarques |
|---|---|---|---|
| Composés phénoliques |
|
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|
| Eau de Javel |
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|
|
| Composés d’ammonium quaternaire |
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| Composés iodés |
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| Alcools |
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|
| Biguanidines |
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|
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| Composés peroxygénés |
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|
|
Nettoyage des zones où les chevaux sont hébergés
Pendant la quarantaine, il est essentiel que les manieurs désinfectent minutieusement les zones d’hébergement et l’équipement entre chaque cheval. [5] Le plan de quarantaine devrait inclure des directives précises concernant la fréquence et les méthodes de nettoyage à utiliser dans chaque zone de quarantaine. [5]
Les box, les enclos ou les pâturages avec un sol en terre battue sont extrêmement difficiles à nettoyer et à désinfecter, car les matières organiques comme la terre et le crottin inactivent la plupart des désinfectants. [5] Les propriétaires de ferme devraient tenir compte des types de surfaces présentes dans leur zone de quarantaine et être conscients que certaines surfaces sont impossibles à désinfecter complètement. [5][7]
Pour nettoyer les box dont les murs et le plancher sont en béton ou toute autre surface dure : [5][7]
- Mouillez toutes les surfaces avec un détergent et de l’eau
- Laissez tremper 5 à 10 minutes afin de permettre aux saletés et aux excréments séchés de se ramollir
- Frottez les surfaces avec un balai ou une brosse à poils durs
- Rincez toutes les surfaces à l’aide d’un tuyau d’arrosage à basse pression
- Laissez sécher les surfaces du box avant d’appliquer un désinfectant en suivant les directives sur l’étiquette
Pour nettoyer les box dont le sol est en terre ou en argile, ou fait de matériaux poreux comme le bois non traité : [5]
- Retirez toute la litière ainsi qu’une couche du matériau du sol
- Frottez à sec toutes les surfaces pour retirer autant de saleté et de crottin que possible
- Frottez les murs du box avec une solution détergente
- Laissez sécher les surfaces avant d’appliquer une solution désinfectante
Foire aux questions
Voici quelques questions fréquemment posées au sujet de la quarantaine pour les chevaux :
Les situations qui rendent nécessaire la mise en quarantaine d’un cheval sont l’arrivée de nouveaux chevaux sur une propriété, le retour de chevaux après des événements ou des compétitions, ou lorsqu’un cheval présente des signes d’une maladie infectieuse. La quarantaine est également recommandée si un cheval a été exposé à des animaux malades, puisqu’il pourrait être porteur d’une infection sans présenter de symptômes.
Un nouveau cheval devrait être gardé en quarantaine pendant environ 2 à 3 semaines avant de rejoindre le reste du troupeau. Cette période permet à des infections cachées de se manifester, puisque de nombreuses maladies ont des périodes d’incubation durant lesquelles le cheval semble en santé tout en étant contagieux. Pendant cette période, le cheval devrait être séparé des autres, avec sa propre nourriture, son eau et son équipement, tout en étant surveillé quotidiennement pour détecter des signes de maladie.
La différence entre séparer un cheval et isoler complètement un cheval pendant la quarantaine réside dans le degré de restriction des contacts et dans les procédures requises. La séparation des chevaux en santé, comme les nouveaux arrivants, signifie généralement de les loger dans un enclos ou un box différent, avec du personnel et de l’équipement dédiés. L’isolement des chevaux malades est plus strict : il implique des barrières physiques avec des périmètres balisés, des points d’entrée et de sortie contrôlés, ainsi que de l’équipement de protection complet pour les personnes qui s’en occupent afin d’empêcher que du matériel infectieux ne quitte la zone.
La nourriture et l’eau pour les chevaux qui sont en quarantaine devraient être complètement séparées de ce qui est utilisé pour les chevaux en santé. Les chevaux en quarantaine ont besoin de leurs propres seaux, bacs et sources de fourrage afin qu’il n’y ait aucune possibilité de propagation de la maladie par du matériel partagé. Les boyaux d’arrosage et les contenants d’alimentation devraient être clairement identifiés et ne pas être utilisés ailleurs sur la ferme, et il faut éviter de les laisser aller au pâturage sur des pâtures partagées. Cette gestion soigneuse de la nourriture et de l’eau aide à prévenir la contamination croisée entre les chevaux en quarantaine et les chevaux en santé.
Résumé
Les protocoles de quarantaine réduisent le risque de propagation de maladies par des chevaux infectés ou potentiellement infectés.
- Les nouveaux chevaux, ceux revenant de concours équestres et les chevaux malades doivent être mis en quarantaine
- Tous les établissements équestres devraient avoir un plan de quarantaine, élaboré sous la supervision d’un vétérinaire
- L'ampleur des mesures de quarantaine requises dépend du risque de maladie
- Les plans de quarantaine doivent être spécifiques à la ferme ou à l’établissement et doit tenir compte de facteurs tels que la configuration, l’accessibilité aux ressources et les types de chevaux présents sur les lieux
Références
- Traub-Dargatz, J. L. et al. An Overview of Infection Control Strategies for Equine Facilities, with an Emphasis on Veterinary Hospitals. Veterinary Clinics of North America: Equine Practice. 2004.View Summary
- Dwyer, R. M. Environmental Disinfection to Control Equine Infectious Diseases. Veterinary Clinics of North America: Equine Practice. 2004.View Summary
- Sellon, D. C. and Long, M. T., Eds. Equine Infectious Diseases. Second edition. Saunders/Elsevier, St. Louis, Missouri. 2013.
- Equine Biosecurity Principles and Best Practices. Alberta Equestrian Federation.
- General Biosecurity Guidelines. American Association of Equine Practitioners. 2022.
- Personal Hygiene and Disinfectants around Horse Barns. Ontario Ministry of Agriculture, Food and Rural Affairs. 2022.
- Dwyer, R. M. Disinfecting Equine Facilities. Revue scientifique et technique - Office international des épizooties. 1995.










