Les protéines sont un nutriment essentiel pour les chevaux ainsi qu’un élément clé de leur alimentation. Un apport adéquat en protéines est requis pour fournir les acides aminés nécessaires à la construction et à l’entretien des muscles, des organes vitaux, des os, des sabots et d’autres tissus.

Les besoins en protéines d’un cheval dépendent de son âge, de son poids corporel, de son état physiologique et de son niveau d’activité. Pour la majorité des chevaux, les besoins en protéines sont comblés, voire dépassés, grâce à une consommation régulière de fourrage. Les chevaux de plaisance ou ceux qui font du travail léger n’ont généralement pas besoin d’un apport supplémentaire en protéines dans leur alimentation.

En revanche, les poulains en croissance, les juments en lactation et les chevaux soumis à un travail très intense ont des besoins en protéines nettement plus élevés. Des sources de protéines de haute qualité comme les pâturages frais, le tourteau de soja et la luzerne constituent des options adéquates pour enrichir leur alimentation.

Un apport insuffisant en protéines peut entraîner une fonte musculaire, une diminution de l’appétit ainsi qu’une mauvaise qualité du pelage et des sabots. À l’inverse, un excès de protéines peut causer des troubles digestifs, des changements au niveau de la consommation d’eau ainsi qu’une mauvaise qualité de l’air en raison d’une excrétion excessive d’ammoniac dans l’urine.

Il est important de bien comprendre les besoins en protéines de votre cheval afin de lui fournir une alimentation équilibrée qui soutient sa santé et ses performances. Dans cet article, nous discuterons du rôle des protéines dans l’alimentation équine, de leurs fonctions dans l’organisme et des meilleures sources pour les chevaux.

Protéines pour les chevaux

Les protéines jouent un rôle fondamental dans l’organisme du cheval, soutenant de nombreuses fonctions biologiques impliquées dans la croissance, la réparation et l’entretien des tissus.

Après l’eau, les protéines représente le deuxième composant le plus abondant dans le corps du cheval. Elles constituent une part importante de la majorité des tissus, tels que les muscles, la peau, les poils, les sabots et les organes internes.

Les cellules et tissus contiennent des types spécifiques de protéines qui les aident à remplir leurs fonctions spécifiques, telles que : [1]

  • Les enzymes digestives : les enzymes sont des protéines qui décomposent ou construisent d’autres composés. Les enzymes digestives sont produites par le pancréas, l’estomac et l’intestin pour décomposer les nutriments contenus dans les aliments. Par exemple, l’amylase décompose l’amidon et la protéase décompose les protéines alimentaires.
  • Les hormones peptidiques : certaines hormones sont des protéines produites dans un tissu et libérées dans la circulation sanguine pour agir sur d’autres cellules ou tissus voisins. Par exemple, l’insuline est fabriquée par le pancréas et influence le métabolisme dans les muscles, le foie et les tissus adipeux.
  • Le soutien structurel : certaines protéines assurent un soutien structurel aux cellules et aux tissus. Par exemple, le collagène apporte force et souplesse aux ligaments, aux tendons et à la peau, tandis que la kératine renforce les poils et les sabots.
  • Le transport et le stockage : les protéines de transport distribuent les nutriments dans l’organisme. Par exemple, l’hémoglobine est une protéine riche en fer qui transporte l’oxygène et le dioxyde de carbone. D’autres protéines assurent le stockage de nutriments dans les cellules, comme la ferritine, qui stocke le fer dans le foie.
  • Le mouvement : Certaines protéines sont impliquées dans le mouvement des cellules et du corps en général. Par exemple, l’actine et la myosine sont des protéines musculaires qui permettent la contraction musculaire.
  • Les anticorps : les anticorps sont de grosses protéines qui font partie du système immunitaire et qui aident à défendre l’organisme contre les agents pathogènes comme les bactéries.

En matière de croissance, de réparation et de santé générale, les chevaux obtiennent généralement suffisamment de protéines à partir des fourrages afin de répondre aux besoins de leur organisme. Toutefois, certains chevaux peuvent avoir besoin d’un apport supplémentaire dans leur alimentation pour répondre à leurs besoins nutritionnels.

Par exemple, il est possible que les chevaux qui consomment des fourrages matures ne reçoivent pas un apport suffisant en protéines et qu’ils aient donc besoin de sources additionnelles. De même, les chevaux soumis à un travail intense, les juments gestantes, les poulains en croissance et les juments en lactation peuvent avoir des besoins protéiques accrus auquel le fourrage seul ne peut répondre, rendant une supplémentation nécessaire.

Composition des protéines

Les protéines sont composées d’éléments constitutifs appelés acides aminés, qui sont organisés selon des séquences spécifiques pour former chaque protéine unique. La structure et la fonction d’une protéine dépendent de sa longueur, des acides aminés spécifiques qu’elle contient et de leur ordre dans lequel ces acides aminés sont disposés.

Lorsque les chevaux consomment des protéines d’origine végétale, pendant la digestion, celles-ci sont décomposées en acides aminés ou en petites chaînes de 2 à 3 acides aminés appelées peptides. Par la suite, l’organisme absorbe et utilise ces éléments afin de fabriquer ses propres protéines.

Les protéines sont constituées de 21 acides aminés. Tous partagent une structure commune : une extrémité comporte un groupe amine (contenant de l’azote et de l’hydrogène) et l’autre un groupe carboxyle (contenant du carbone et de l’oxygène). Ce qui distingue chaque acide aminé, c’est sa chaîne latérale, un agencement unique d’atomes qui lui confère des propriétés et fonctions spécifiques.

Les acides aminés sont répartis en trois grandes catégories :

  • Les acides aminés essentiels : ils doivent provenir de l’alimentation, car le cheval ne peut pas les produire ou n’en produit pas en quantité suffisante pour répondre à ses besoins
  • Les acides aminés non essentiels : Ils sont synthétisés par le cheval en quantité suffisante pour répondre à ses besoins
  • Les acides aminés essentiels sous conditions : habituellement produits en quantité adéquate, mais peuvent nécessiter une supplémentation dans certaines situations comme la croissance, la maladie ou le stress

Il existe 10 acides aminés considérés comme essentiels dans l’alimentation équine :

  • La lysine
  • La thréonine
  • La méthionine
  • Le tryptophane
  • La leucine
  • L’isoleucine
  • La valine
  • L’histidine
  • La phénylalanine
  • L’arginine

Pour que votre cheval conserve une santé optimale, son alimentation doit lui fournir une quantité adéquate de ces acides aminés essentiels. Une carence peut entraîner des sabots fragiles, un pelage et une peau en mauvais état, une fonte musculaire au niveau de la ligne de la chaîne dorsale et une diminution des performances.

Parmi les acides aminés essentiels, la lysine, la méthionine et la thréonine sont les plus susceptibles d’être carencés dans l’alimentation du cheval. Pour certains chevaux, une supplémentation ne contenant que ces seuls acides aminés peut s’avérer bénéfique.

Protéines dans l’alimentation équine

Les principales sources de protéines dans l’alimentation équine sont les fourrages, comme le foin et les pâturages frais, ainsi que les concentrés, incluant les céréales et les moulées commerciales.

Bien que de nombreux chevaux puissent combler leurs besoins en protéines uniquement grâce aux fourrages, certains peuvent avoir besoin d’un apport supplémentaire sous forme de moulées commerciales, de concentrés, d’équilibreurs de ration ou de suppléments afin de garantir un apport adéquat.

Pour déterminer si l’alimentation de votre cheval fournit une quantité suffisante de protéines, vous devez évaluer à la fois la quantité et la qualité des sources de protéines.

Fourrages

Pour la plupart des chevaux, le fourrage constitue la principale source de protéines dans l’alimentation. La teneur en protéines des fourrages peut souvent être estimée selon leur stade de maturité.

À mesure que l’herbe pousse et mûrit, sa teneur en fibres augmente, tandis que sa teneur en protéines diminue. Par exemple, un foin d’herbe immature contient des protéines plus digestibles, tandis qu’un foin mature en contient moins, une grande partie étant liée aux fibres et donc plus plus difficile à assimiler pour le cheval.

Par conséquent, si votre cheval consomme du foin mature, il pourrait avoir besoin de sources de protéines supplémentaires dans son alimentation, surtout s’il est en croissance, qu’il fait de l’exercice ou être utilisé pour l’élevage, car ces activités augmentent ses besoins en protéines et en acides aminés.

Cependant, la seule façon de déterminer avec précision la teneur en protéines de votre fourrage est de soumettre un échantillon pour une analyse. En plus des protéines brutes, une analyse de fourrage peut également fournir d’autres mesures de la teneur et de la qualité des protéines, telles que :

  • Les protéines solubles : la fraction soluble des protéines, facilement assimilable par la digestion
  • La lysine : l’acide aminé essentiel le plus susceptible d’être présent en quantité insuffisante dans l’alimentation équine
  • Les protéines insolubles au détergent acide (PIDA) : la portion de protéines liée à la lignine et à d’autres composants non digestibles, donc indisponible pour la digestion
  • Les protéines insolubles au détergent neutre (PIDN) : les protéines liées à la matière végétale fibreuse, ce qui réduit leur digestibilité et leur disponibilité pour le cheval

L’analyse de votre fourrage fournira également des informations sur la teneur en énergie digestible, en fibres, en sucre, en amidon et en minéraux de votre foin. Nos nutritionnistes équins peuvent vous aider à interpréter les résultats et à équilibrer l’alimentation de votre cheval en conséquence.

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Moulées commerciales

La teneur en protéines des moulées commerciales est indiquée sur l’étiquette sous le terme « protéines brutes » . Il s’agit d’une mesure de la teneur totale en protéines, estimée à partir de la concentration en azote.

La teneur en protéines brutes des aliments pour chevaux varie généralement entre 10 et 30 %, selon les ingrédients. Les moulées formulées pour les chevaux en croissance ou les juments en lactation sont conçus pour contenir un taux élevé de protéines, tandis que ceux destinés aux chevaux adultes à l’entretien (qui ne font pas d’exercice et ne sont pas utilisés pour l’élevage) en contiennent moins.

Des sources de protéines de haute qualité, telles que la luzerne, le tourteau de soja, le tourteau de lin, les drêches de distillerie et d’autres légumineuses, sont couramment utilisées dans les moulées commerciales afin de répondre aux besoins des chevaux ayant des besoins protéiques plus élevés.

Ces ingrédients sont considérés comme étant de haute qualité, car ils sont riches en acides aminés essentiels, notamment la lysine, la méthionine et la thréonine, et ils sont fortement digestibles. Cela permet au cheval d’utiliser efficacement les protéines disponibles pour répondre à ses besoins physiologiques.

Digestion et absorption des protéines

L’exploration du rôle des protéines dans l’organisme équin commence par la compréhension du processus de digestion et d’absorption des protéines alimentaires. En général, la digestion des protéines se déroule en quatre étapes :

  1. Digestion mécanique : lorsqu’un cheval consomme du fourrage ou des aliments, la mastication les décompose en particules plus petites, ce qui facilite leur digestion.
  2. Dénaturation des protéines : la digestion des protéines commence dans l’estomac, où l’environnement très acide dénature la structure des protéines. Ce processus permet à la pepsine, une enzyme produite dans l’estomac, de fragmenter les protéines en polypeptides.
  3. Digestion enzymatique : les polypeptides passent ensuite dans l’intestin grêle, où des enzymes comme les protéases et les peptidases les décomposent en peptides plus courts (chaînes de 2 à 3 acides aminés) ou en acides aminés individuels.
  4. Absorption des acides aminés : les acides aminés sont absorbés dans l’intestin grêle et pénètrent dans la circulation sanguine, où ils sont transportés dans tout le corps afin de synthétiser des protéines nécessaires aux muscles, aux tissus, aux organes, aux enzymes, aux hormones, etc.

Protéines dans l’intestin postérieur

Ce ne sont pas toutes les protéines et tous les acides aminés qui sont digérés et absorbés dans l’intestin grêle. Les protéines et acides aminés qui ne sont pas digérés dans l’intestin grêle passent dans le cæcum et le gros intestin de l’intestin postérieur du cheval.

Dans l’intestin postérieur, les microbes décomposent les protéines non digérées et utilisent les acides aminés pour synthétiser des protéines pour leurs propres besoins. Cependant, les chevaux ne peuvent pas absorber les acides aminés dans le gros intestin. [1]

Cela signifie que fournir une quantité de protéines supérieure à ce que le cheval peut absorber dans l’intestin grêle ne lui fournira pas davantage d’acides aminés.

protein digestion in horses diagram

Illustration par

Légende :
Protein : Protéine
Acids : Acides
Pepsin : Pepsine
Polypeptides : Polypeptides
Peptidases : Peptidases
Peptides & AA : Peptides et acides aminés
Stomach : Estomac
Small intestine : Petit intestin
Large intestine : Gros intestin
Undigested peptides : Peptides non digérés
Microbes : Microbes
Microbial protein : Protéine microbienne

Besoins en protéines et en acides aminés

Chez le cheval, c’est l’acide aminé essentiel le moins disponible dans l’alimentation qui détermine la quantité de protéines que l’organisme peut fabriquer. C’est ce qu’on appelle l’acide aminé limitant. Pour cette raison, on parle plus précisément des besoins physiologiques en acides aminés essentiels des chevaux, plutôt que de leur besoins en protéines.

Cependant, les besoins généraux en protéines des chevaux ont été établis dans le document Nutrient Requirements of Horses de 2007 du National Research Council (NRC). Cet ouvrage sert de guide de référence pour les besoins nutritionnels des chevaux à tous les stades de vie et niveaux d’activité.

Les besoins totaux des chevaux en protéines alimentaires sont déterminés à l’aide d’études de bilan azoté, qui mesurent la quantité d’azote provenant des protéines alimentaires retenue dans le corps par rapport à la quantité excrétée dans l’urine et les matières fécales. Ces études établissent l’apport protéique nécessaire pour atteindre une rétention maximale de l’azote, reflétant ainsi une utilisation optimale des protéines chez le cheval. [2]

Les besoins individuels en acides aminés n’ont été établis que pour la lysine, généralement considérée comme le principal acide aminé limitant dans l’alimentation équine.

Les besoins en lysine peuvent être calculés à 4,3 % des besoins totaux en protéines, quel que soit l’âge, le niveau d’activité ou l’état physiologique du cheval.

Facteurs influençant les besoins en protéines

Les besoins en protéines des chevaux sont influencés par plusieurs facteurs, notamment :

  • L’âge : les poulains en croissance requièrent davantage de protéines pour soutenir le la croissance et le développement rapide des tissus
  • Le niveau d’activité : les chevaux soumis à un travail intensif ont besoin de protéines supplémentaires pour la réparation musculaire et la récupération
  • Le statut reproducteur : les étalons reproducteurs ainsi que les juments gestantes et en lactation ont des besoins accrus en protéines pour soutenir les fonctions reproductives, le développement fœtal et la production de lait
  • Le poids corporel : les chevaux de grande taille ont besoin d’une quantité globale de protéines plus élevée pour subvenir à leurs besoins d’entretien
  • L’état de santé : les chevaux en convalescence après une maladie ou une blessure peuvent avoir besoin de plus de protéines pour la réparation des tissus et le soutien du système immunitaire
  • La qualité des protéines alimentaires : l’équilibre et la disponibilité des acides aminés essentiels dans l’alimentation influencent l’efficacité avec laquelle les besoins en protéines sont comblés

Une bonne compréhension de ces facteurs permet de s’assurer que l’apport en protéines alimentaires est adapté aux besoins physiologiques et nutritionnels spécifiques du cheval. Parmi ces facteurs, le NRC prend en compte l’âge, le niveau d’activité, le statut reproducteur et le poids corporel pour déterminer les besoins en protéines des chevaux.

Chevaux à l’entretien

Les chevaux à l’entretien sont des adultes matures qui ne participent à aucun programme d’exercice ou de reproduction structuré. Leurs principaux besoins en énergie et en protéines servent à soutenir les fonctions corporelles de base, à maintenir leur poids et à leur permettre de faire de l’activité physique volontaire, comme les déplacements libres lors des sorties à l’extérieur.

Selon le NRC, ces chevaux ont besoin en moyenne de 1,26 gramme de protéines par kg de poids corporel par jour. [2] Pour un cheval moyen de 1 100 lb (500 kg) à l’entretien, cela équivaut à 630 grammes par jour.

Cependant, les besoins réels en protéines des chevaux adultes inactifs sont influencés par leur niveau d’activité volontaire, c’est-à-dire le mouvement naturel qu’ils effectuent lorsqu’ils ont la possibilité de se déplacer librement.

Pour cette raison, le NRC distingue trois niveaux différents de besoins en protéines à l’entretien, selon le niveau d’activité volontaire du cheval : [2]

  • Minimum : 540 grammes par jour
  • Moyen : 630 grammes par jour
  • Élevé : 720 grammes par jour

Les chevaux peu actifs, comme ceux qui sont au box ou au repos complet, sont classés dans la catégorie des besoins « minimum ». À l’inverse, les chevaux qui sortent au pâturage et qui courent ou jouent fréquemment peuvent avoir besoin d’un apport « élevé » pour soutenir leur niveau d’activité plus important.

Cependant, quel que soit leur niveau d’activité volontaire, les besoins en protéines des chevaux adultes inactifs sont généralement comblés par le foin ou les pâturages présentant une teneur en protéines normale.

Juments gestantes

Les juments poulinières ont besoin de protéines supplémentaires pendant la gestation afin de soutenir la croissance fœtale et le développement de tissus comme le placenta et la muqueuse utérine. [2]

Au cours des 5 premiers mois de gestation, lorsque le poulain est encore petit, les besoins en protéines de la jument demeurent semblables à ceux des chevaux non gestants à l’entretien.

En fin de gestation, le poulain grandit rapidement, ce qui augmente considérablement les besoins en protéines de la jument. Cette apport supplémentaire de protéines soutient le développement fœtal ainsi que d’autres processus importants comme la croissance des glandes mammaires en vue de la lactation.

Voici un aperçu des besoins en protéines par mois de gestation pour une jument de 1 100 lb (500 kg), selon les recommandations du National Research Council :

  • 0 à 5 mois : 630 grammes par jour
  • 5 mois : 685 grammes par jour
  • 6 mois : 704 grammes par jour
  • 7 mois : 729 grammes par jour
  • 8 mois : 759 grammes par jour
  • 9 mois : 797 grammes par jour
  • 10 mois : 841 grammes par jour
  • 11 mois : 893 grammes par jour

protein requirements of pregnant horses

Légende:
Daily Protein Requirement – Pregnant Mares : Besoins quotidiens en protéines – Juments gestantes
Protein Requirement (g/kg bw/d) : Besoins en protéines (g/kg pc/j)
Pre-breed : Pré-saillie
Month of Gestation : Mois de gestation

Juments en lactation

Les besoins en protéines des poulinières sont les plus élevés au début de la lactation, lorsque le lait constitue l’unique source de nutrition du poulain nouveau-né. Il est essentiel de répondre à ces besoins en protéines pendant les premières phases de la lactation, car les juments puiseront dans leurs réserves corporelles de protéines pour maintenir la production de lait si l’apport alimentaire est insuffisant. [1]

Au fur et à mesure que la lactation progresse, les poulains commencent à consommer du fourrage et d’autres aliments, réduisant ainsi leur consommation de lait. Par conséquent, la production laitière de la jument diminue graduellement, réduisant ainsi ses besoins en protéines pendant les derniers stades de la lactation.

Voici un aperçu des besoins en protéines par mois de lactation pour une jument de 1 100 lb (500 kg) :

  • 1er mois : 1 535 grammes par jour
  • 2e mois : 1 530 grammes par jour
  • 3e mois : 1 468 grammes par jour
  • 4e mois : 1 398 grammes par jour
  • 5e mois : 1 330 grammes par jour
  • 6e mois : 1 265 grammes par jour

protein requirements of lactating mares

Légende:
Daily Protein Requirement – Lactating Mares : Besoins quotidiens en protéines – Juments en lactation
Protein Requirement (g/kg bw/d) : Besoins en protéines (g/kg pc/j)
11 months pregnant: 11 mois de gestation
Month Post Start of Lactation : Mois depuis le début de la lactation

Un foin d’herbe de qualité moyenne à élevée est souvent suffisant pour répondre aux besoins en protéines des juments en début de gestation et en fin de lactation. Toutefois, pendant les derniers stades de gestation et les premières phases de lactation, lorsque les besoins en protéines augmentent de manière considérable, une supplémentation additionnelle est généralement requise.

La luzerne, le tourteau de soja et les aliments spécialement formulés pour les juments reproductrices et les poulains peuvent être utilisés pour répondre aux besoins en protéines des juments gestantes et en lactation.

Chevaux en croissance

Les chevaux en croissance ont besoin de protéines pour soutenir le développement des muscles, des os, des organes et des autres tissus. Comparativement aux chevaux adultes, ils ont besoin d’une plus grande quantité de protéines par kilo de poids corporel. Cependant, à mesure qu’ils grandissent et que leur croissance ralentit, leurs besoins en protéines diminuent progressivement. [2]

Les besoins en protéines des chevaux en croissance sont calculés à 1,44 gramme par kilogramme de poids corporel par jour, avec des ajustements tenant compte de la prise de poids quotidienne moyenne estimée et de l’efficacité digestive. [2]

Voici les besoins en protéines pour les chevaux en croissance qui devraient atteindre un poids adulte de 1 100 lb (500 kg), tels qu’estimés par le NRC :

  • 4 mois : 669 grammes par jour
  • 6 mois : 676 grammes par jour
  • 12 mois : 846 grammes par jour
  • 18 mois : 799 grammes par jour
  • 24 mois : 770 grammes par jour

protein requirements of growing horses

Légende :
Daily Protein Requirement – Growing Horses : Besoins quotidiens en protéines – Chevaux en croissance
Protein Requirement (g/kg bw/d) : Besoins en protéines (g/kg pc/j)
Age (months) : Âge (mois)
Mature : Adulte

Le fourrage seul comble souvent les besoins en protéines des chevaux en croissance plus âgés, mais les jeunes chevaux ont généralement besoin d’une supplémentation additionnelle. Des options comme les laits de remplacement, la luzerne, le tourteau de soja et les aliments formulés spécifiquement pour la croissance permettent d’assurer un apport protéique suffisant.

Il est particulièrement important de fournir des protéines de haute qualité aux chevaux en croissance. Des études démontrent que les suppléments protéiques à base de lait favorisent une croissance plus rapide chez les jeunes chevaux, comparativement à d’autres sources de protéines comme le tourteau de lin, le tourteau de soja ou l’orge. [2][3][4][5][6]

Cependant, un apport excessif en protéines pourrait avoir des effets négatifs, tels qu’un ralentissement de la croissance et une augmentation des pertes en calcium et phosphore. [7][8] Davantage de recherches sont nécessaires pour mieux comprendre les impacts d’un excès de protéines sur la croissance et le développement des jeunes chevaux.

Chevaux au travail

Les chevaux qui font de l’exercice ont besoin d’un apport protéique supplémentaire pour construire, entretenir et réparer les muscles, ainsi que pour soutenir la synthèse de la lathérine, une protéine perdue dans la sueur. [2] Il est important de répondre aux besoins en protéines des chevaux au travail pour favoriser la santé musculaire, maintenir une thermorégulation efficace et optimiser les performances athlétiques.

Voici un aperçu des besoins en protéines pour un cheval adulte de 1 100 lb (500 kg) selon différents niveaux d’exercice :

  • Entretien (sans exercice) : 630 grammes par jour
  • Exercice léger : 699 grammes par jour
  • Exercice modéré : 768 grammes par jour
  • Exercice intense : 862 grammes par jour
  • Exercice très intense : 1 004 grammes par jour

protein requirements of exercising horses

Légende :
Daily Protein Requirement for Horses in Work : Besoins quotidiens pour les chevaux faisant de l’exercice
Protein Requirement (g/kg bw/d) : Besoins en protéines (g/kg pc/j)
Maintenance : Entretien
Light : Léger
Moderate : Modéré
Heavy : Intense
Very Heavy : Très intense
Level of work : Niveau d’exercice

L’exercice stimule naturellement l’appétit du cheval, ce qui mène à une consommation accrue de fourrage à mesure que le niveau d’activité augmente. Pour les chevaux soumis à un exercice léger ou modéré, cela signifie souvent que les besoins en protéines peuvent être comblés par une consommation plus élevée de foin de graminées récolté aux premiers stades de maturité ou par un mélange de foin de graminées et de luzerne.

Cependant, chez les chevaux soumis à un exercice intense ou très intense, il est possible que le fourrage seul ne fournisse pas une quantité suffisante de protéines. Dans de tel cas, une supplémentation avec des sources de protéines de haute qualité comme la luzerne, le tourteau de soja ou un supplément d’acides aminés peut s’avérer utile.

Les chevaux soumis à un travail intense ou très intense, particulièrement ceux vivant dans des climats chauds, doivent aussi éviter une surconsommation de protéines. Un apport excessif peut augmenter les besoins en eau du cheval, car une plus grande quantité d’urine est nécessaire pour excréter l’urée, un sous-produit du métabolisme des protéines. Cette demande accrue exercée sur l’organisme peut accroître le risque de déshydratation et de stress thermique causé par la chaleur.

Une consommation accrue de protéines chez les chevaux de sport peut entraîner des inconvénients comme des avantages, dépendant de l’alimentation générale et des besoin reliés à l’exercice. Des recherches démontrent qu’un apport élevé en protéines peut réduire le pH sanguin, au repos comme à l’effort, ce qui peut nuire aux performances et à la récupération en perturbant l’équilibre acido-basique. [2][9]

Cependant, il a été démontré que chez les chevaux nourris exclusivement au fourrage, un apport protéique plus élevé augmente les réserves de glycogène musculaire ainsi que la concentration en acides aminés à chaîne ramifiée, ce qui favorise la récupération musculaire après l’exercice. [10]

Pour équilibrer ces effets, les chevaux de performance bénéficient tout particulièrement d’une optimisation de leur apport en protéines. Cela implique une alimentation riche en protéines de haute qualité et une supplémentation en acides aminés limitants afin de garantir une disponibilité adéquate en acides aminés sans surcharger l’organisme. Cette approche aide à prévenir les problèmes comme la déshydratation et les déséquilibres acido-basiques, tout en favorisant la récupération musculaire et les performances générales.

Étalons

Les étalons sont des chevaux mâles adultes et entiers, généralement utilisés dans les programmes de reproduction. Leurs besoins en protéines sont légèrement plus élevés que les hongres ou les juments, en raison de différences dans leur composition corporelle et de leur niveau d’activité volontaire qui est naturellement plus élevé.

Les étalons non reproducteurs qui ne font pas d’exercice sont généralement classés dans la catégorie de chevaux ayant des besoins nutritionnels d’entretien élevés. Leurs besoins en protéines sont calculés à 1,44 gramme par kg de poids corporel par jour, soit 720 grammes par jour pour un cheval de 1 100 lb (500 kg). [2]

Les étalons reproducteurs ont des besoins plus élevés en raison des exigences liées à la production de sperme et aux activités reproductrices. Ces besoins sont estimés à 1,58 gramme par kg de poids corporel par jour, soit 789 grammes par jour pour un cheval de 1 100 lb (500 kg).

Qualité des protéines

Lors de la formulation de régimes alimentaires visant à combler les besoins en protéines et en acides aminés chez les chevaux, il est essentiel de ne pas seulement se concentrer sur la teneur totale en protéines.

Le profil d’acides aminés et la digestibilité d’une source de protéines déterminent également si elle est appropriée ou non pour les chevaux.

Une protéine de haute qualité offre des niveaux suffisants d’acides aminés essentiels et est fortement digestible dans l’estomac et l’intestin grêle, ce qui permet une absorption et une utilisation optimales des acides aminés pour soutenir la santé et les performances du cheval.

Profil d’acides aminés

Les acides aminés limitants sont ceux qui sont le plus souvent présents en quantités insuffisantes dans l’alimentation, ce qui limite la capacité de l’organisme à synthétiser les protéines.

Lalysine, la thréonine et la méthionine sont considérés comme étant les trois premiers acides aminés limitants dans l’alimentation équine, la lysine étant le plus critique. C’est le seul acide aminé pour lequel des besoins spécifiques ont été établis chez les chevaux, et elle est reconnue comme le premier acide aminé limitant. [1][11][12]

Pour illustrer ce concept, on utilise souvent l’analogie « des douves et du tonneau ». Dans cette analogie :

  • Chaque douve du tonneau représente un acide aminé
  • L’eau contenue dans le tonneau symbolise la réserve d’acides aminés disponible pour la synthèse des protéines
  • La douve la plus courte représente le premier acide aminé limitant qui détermine la quantité d’eau (d’acides aminés) que le tonneau peut contenir
limiting amino acids stave and barrel analogyIllustration :

Légende :
Key Amino Acids in the Equine Diet : Acides aminés clés dans l’alimentation équine
Histidine : Histidine
Methionine : Méthionine
Arginine : Arginine
Lysine : Lysine
Valine : Valine
Threonine : Thréonine
Tryptophan : Tryptophane
Leucine : Leucine
Primary limiting amino acids : Premiers acides aminés limitants

Cette analogie illustre que la réserve utilisable d’acides aminés dans le corps — et par conséquent, sa capacité à synthétiser des protéines — est limitée par l’acide aminé présent en plus faible quantité dans l’organisme. Pour augmenter la disponibilité des acides aminés pour la synthèse des protéines, il faut supplémenter le premier acide aminé limitant afin de répondre aux besoins nutritionnels du cheval.

Pour cette raison, les chevaux ont besoin d’une alimentation qui fournit des quantités adéquates de lysine, ainsi que d’autres acides aminés limitants comme la thréonine et la méthionine.

Il se peut que l’alimentation d’un cheval fournisse suffisamment de protéines totales mais qu’elle manque néanmoins d’acides aminés essentiels comme la lysine. Sans un apport adéquat en lysine, le corps du cheval ne peut pas utiliser efficacement les protéines de son alimentation, ce qui peut entraîner des signes de carence en protéines malgré un apport global suffisant.

Dans ces cas, une supplémentation directe en lysine, en méthionine et en thréonine constitue une méthode plus ciblée pour répondre aux besoins nutritionnels du cheval.

Digestibilité des protéines

Un facteur important à prendre en compte lors du choix des sources de protéines pour les chevaux est leur digestibilité, qui indique la proportion d’acides aminés pouvant être efficacement décomposés, absorbés et utilisés par l’organisme du cheval. Les sources de protéines hautement digestibles permettent au cheval d’utiliser les acides aminés essentiels présents dans les fourrages ou les aliments.

Si un aliment est pauvre en acides aminés limitants ou présente une faible digestibilité des protéines, il est possible que l’alimentation ne fournisse pas une quantité suffisante de ces nutriments essentiels, même si la teneur totale en protéines semble adéquate.

La plupart des fourrages ont une digestibilité des protéines d’environ 70 %, ce qui signifie que 70 % des protéines totales présentes dans le fourrage sont digérées dans l’intestin antérieur et disponibles pour l’absorption par le cheval. [1] Le reste des protéines migrent vers l’intestin postérieur, où elles peuvent être utilisées par les microbes pour soutenir les processus métaboliques, bien qu’elles ne soient pas directement disponible pour la synthèse protéique chez le cheval.

En revanche, les céréales ont généralement une digestibilité des protéines plus élevée. Par exemple, le maïs a une digestibilité protéique de 98 %, et l’avoine est digestible à 89 %. Ces céréales sont efficacement décomposées dans l’intestin grêle, libérant leurs protéines et leurs acides aminés pour l’absorption.

De même, le tourteau de soya est hautement digestible dans l’intestin antérieur du cheval, avec une digestibilité de 92 %.

Sources de protéines pour les chevaux

La teneur en protéines de l’alimentation équine peut varier considérablement selon les fourrages et autres aliments utilisés. En général, les protéines devraient représenter environ 10 à 14 % de l’alimentation totale.

Vous trouverez ci-dessous les utilisations et les avantages de plusieurs sources de protéines couramment utilisées dans les régimes alimentaires équins.

Pâturage

Les pâturage d’herbe représentent une source riche de protéines alimentaires, contenant typiquement 16 à 28 % de protéines brutes sur une base de matière sèche. De plus, les pâturages contiennent des quantités importantes d’acides aminés tels que la phénylalanine, la leucine et la valine. [1][2]

La teneur en protéines d’un pâturage peut varier en fonction de plusieurs facteurs, notamment les espèces de plantes, les pratiques de fertilisation et la maturité de l’herbe au moment où les chevaux broutent. [1]

S’ils sont souvent négligés lors de la planification de l’alimentation du cheval, les pâturages représentent l’une des sources de protéines les plus pratiques et économiques disponibles.

Cependant, il est possible que les pâturages ne conviennent pas aux chevaux atteints du syndrome métabolique équin ou de laminite associée au pâturage, notamment au printemps et à l’automne.

Foin de graminées

Le foin de graminées présente une teneur en protéines très variable, influencée principalement par sa maturité au moment de la coupe. Les foins de graminées moins matures peuvent contenir de 17 à 19 % de protéines, alors que les foins plus matures peuvent n’en contenir que 5 %. [1]

En raison de cette variabilité, il est essentiel de faire analyser un échantillon de foin afin de déterminer s’il répondra aux besoins en protéines de votre cheval.

Bien que le foin de graminées ne soit pas une source concentrée de protéines, un foin moyen de graminées est généralement suffisant pour couvrir les besoins en protéines de la plupart des chevaux adultes à l’entretien ou qui font de l’exercice modéré. Toutefois, il est possible que ce type de foin ne fournisse pas des quantités adéquates d’acides aminés limitants, tels que la lysine. Vous devrez potentiellement ajouter un supplément contenant ces acides aminés pour vous assurer que l’alimentation de votre cheval répond bien à ses besoins.

Foin de luzerne

La luzerne est l’une des sources de protéines les plus courantes pour les chevaux. Comme les autres foins de légumineuses, la luzerne est riche en acides aminés à chaîne ramifiée, en particulier la valine et la leucine.

La teneur en protéines du foin de luzerne varie généralement entre 18 et 24 %, ce qui en fait un bon fourrage pour les chevaux en croissance ou à l’exercice, ainsi que pour les juments gestantes ou en lactation. [13] Le foin de luzerne est souvent disponible sous forme de granulés ou de cubes, ce qui est pratique pour les chevaux ayant des problèmes dentaires ou n’ayant pas d’autres façons d’avoir accès à du foin de luzerne.

Cependant, en raison de sa teneur élevée en énergie et en protéines, la luzerne devrait être utilisée avec modération chez les chevaux inactifs et ceux qui ne sont soumis qu’à du travail léger.

De plus, la luzerne n’est généralement pas recommandée comme seule source de fourrage pour les chevaux. Il est préférable de la combiner avec du foin de graminées afin d’équilibrer le profil nutritionnel global du régime alimentaire.

Soja

Le tourteau de soya est une source de protéines couramment utilisée dans les concentrés. Le soya est disponible sous forme de fèves entières grillées ou de tourteau, et il peut généralement être acheté dans les moulins à grains qui produisent des aliments pour chevaux.

Avec une teneur en protéines de 44 à 48 %, le soya constitue un excellent choix pour les chevaux ayant des besoins accrus en protéines, comme les juments en fin de gestation ou en début de lactation, ainsi que les chevaux en croissance.

Tourteau de lin

Le tourteau de lin (ou tourteau de graines de lin) contient environ 33 % de protéines, ce qui en fait une autre option intéressante pour compléter l’apport en protéines dans l’alimentation. Il est particulièrement riche en acides aminés clés comme l’arginine, l’isoleucine, la phénylalanine et la valine. [1]

Le lin moulu peut également être utilisé pour augmenter l’apport protéique tout en servant de source de gras pour l’énergie. Cependant, en raison de sa teneur élevée en gras, le lin moulu rancit facilement s’il est entreposé trop longtemps.

Pois

Les pois, qui contiennent environ 25 % de protéines brutes, et les isolats de protéines de pois, qui en contiennent environ 58 %, sont d’excellentes sources de protéines alimentaires.

Bien que l’isolat de protéines de pois ne soit généralement pas utilisé seul comme supplément, il est souvent inclus dans les moulées commerciales en tant que source concentrée de protéines pour répondre aux besoins nutritionnels du cheval.

Céréales

Les céréales peuvent avoir une teneur en protéines inférieure à d’autres aliments de cette liste, mais elles contribuent néanmoins à l’apport protéique global.

L’avoine contient environ 13 à 14 % de protéines, tandis que l’orge en contient environ 12 %. Ces céréales sont couramment intégrées dans les concentrés.

Suppléments d’acides aminés

Les suppléments d’acides aminés fournissent des acides aminés individuels plutôt que des protéines complètes, ce qui en fait une solution idéale pour les chevaux ayant un faible apport protéique. Ces suppléments permettent de répondre aux besoins en acides aminés essentiels sans augmenter inutilement la teneur en protéines brutes de l’alimentation.

Le produit Three Amigos de Mad Barn est un supplément d’acides aminés essentiels pur, sans agents de remplissage ni additifs. Chaque portion de Three Amigos fournit 10 grammes de lysine, 6 grammes de méthionine et 4 grammes de thréonine. Il s’agit des trois acides aminés qui sont souvent présents en quantité trop faible dans l’alimentation équine.

Three Amigos
Magasiner
  • Synthèse protéique optimale
  • Qualité des sabots et du poil
  • Développement de la ligne du dos
  • Performance athlétique

Carence et excès de protéines

Il est important de fournir des quantités adéquates de protéines dans l’alimentation de votre cheval afin de soutenir sa fonction musculaire, sa croissance, la réparation et l’entretien de ses tissus ainsi que sa santé et ses performances générales.

Des déséquilibres peuvent survenir lorsque les protéines dans l’alimentation d’un cheval sont présentes en quantité insuffisante, en quantité excessive, ou si elles n’ont pas une composition optimale en acides aminés essentiels.

Bien que les effets d’une carence en protéines soient bien documentés, les recherches sur une consommation excessive de protéines chez les chevaux sont limitées. Toutefois, nos recherches indiquent que la grande majorité des régimes alimentaires équins fournissent trop de protéines par rapport aux recommandations du NRC.

Carence en protéines et en acides aminés

Une carence en protéines se produit lorsque l’apport en azote est trop faible, ce qui limite la capacité du cheval à produire les acides aminés non essentiels nécessaires à la synthèse des protéines. En revanche, une carence en acides aminés survient lorsque certains acides aminés essentiels font défaut dans l’alimentation.

Ces deux déséquilibres altèrent la capacité du cheval à synthétiser les protéines et à maintenir des tissus sains, ce qui entraîne divers problèmes.

Les signes de carence en protéines ou en acides aminés chez les chevaux comprennent : [2][14][15][16]

  • Une fonte musculaire
  • Une mauvaise qualité des sabots et du pelage
  • Des avortements chez les juments
  • Un retour tardif de l’ovulation chez les juments
  • Une faible production de lait chez les juments en lactation
  • Une croissance lente chez les poulains

Excès de protéines et d’acides aminés

Bien que les recherches sur la consommation excessive de protéines chez les chevaux soient limitées, des découvertes récentes suggèrent qu’un excès de protéines n’est pas idéal pour certains chevaux en plus d’avoir des effets négatifs potentiels sur la santé et l’environnement.

Lorsque le cheval consomme trop de protéines, son organisme les dégrade et les élimine par l’urine sous forme d’urée. Ce processus entraîne une perte d’eau accrue via la miction, ce qui augmente les besoins en eau et expose davantage le cheval à un risque de déshydratation. [2]

De plus, l’excrétion accrue d’ammoniac liée à l’excès de protéines peut nuire à la qualité de l’air et aggraver les problèmes respiratoires chez les chevaux confinés au box. [17]

Même si un apport élevé en protéines n’est généralement pas néfaste pour les chevaux en bonne santé, certaines pathologies justifient une surveillance rigoureuse des apports protéiques. Par exemple : [18]

  • Les chevaux atteints de maladies rénales doivent éviter les excès de protéines afin de réduire la pression sur les reins
  • Les chevaux métaboliques peuvent subir des effets indésirables sur la régulation de l’insuline après un repas riche en protéines

Les propriétaires de chevaux ont souvent recours à la supplémentation en protéines pour améliorer la musculature de la chaîne dorsale ou pour favoriser le développement musculaire, mais en réalité, de nombreux régimes alimentaires équins fournissent déjà une quantité excessive de protéines. [19] Un apport beaucoup plus élevé que nécessaire n’entraîne pas de prise de masse musculaire supplémentaire, ni d’amélioration de la chaîne dorsale.

L’alimentation des chevaux ayant une faible musculature de la chaîne dorsale devrait plutôt fournir tous les acides aminés essentiels en quantités appropriées. Il est également crucial que l’alimentation globale soit équilibrée avec des niveaux adéquats de vitamines et de minéraux pour soutenir le développement musculaire.

Si vous n’êtes pas certain que l’alimentation de votre cheval comble ses besoins en protéines, vous pouvez soumettre les informations relatives à son plan alimentaire en ligne pour une consultation gratuite avec nos nutritionnistes équins qualifiés. Un nutritionniste pourra vous aider à élaborer un programme alimentaire équilibré avec des sources de protéines de haute qualité, adaptées aux besoins particuliers de votre cheval.

Foire aux questions

Voici des réponses aux questions courantes sur les protéines dans l’alimentation équine :

Résumé

Les protéines sont un nutriment essentiel dans l’alimentation équine. Elles soutiennent des fonctions clés comme la santé musculaire, la croissance et le développement, la qualité des sabots et du pelage, les défenses immunitaires, les performances et le bien-être général.

  • Les chevaux à l'entretien et ceux effectuant un travail léger ou modéré répondent souvent à leurs besoins en protéines en consommant uniquement du foin de bonne qualité
  • Les juments en fin de gestation, en début de lactation, les jeunes chevaux en croissance et les chevaux au travail peuvent avoir besoin d'apports supplémentaires en protéines pour répondre à leurs besoins accrus
  • Les sources de protéines fortement digestibles, comme le tourteau de soja, le tourteau de lin et le fourrage de luzerne, sont d’excellentes options pour les chevaux ayant des besoins protéiques plus élevés
  • Un supplément d’acides aminés comme Three Amigos peut être bénéfique pour les chevaux ayant des besoins élevés en protéines ou ceux qui recoivent une alimentation pauvre en protéines
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Références

  1. Geor, R.J. et al. Chapter 6: Amino Acids and Protein. Equine Applied and Clinical Nutrition: Health, Welfare and Performance. 2013.
  2. National Research Council. Chapter 4: Proteins and Amino Acids. Nutrient Requirements of Horses. 2007.
  3. Ott, E.A. et al. Influence of Protein Level and Quality on the Growth and Development of Yearling Foals. JAS. 1979.
  4. Ott, E.A. et al. Lysine Supplementation of Diets for Yearling Horses. JAS. 1981. View Summary
  5. Hintz, H.F. et al. Comparison of a Blend of Milk Products and Linseed Meal as Protein Supplements for Young Growing Horses. JAS. 1971. View Summary
  6. Saastamoinen, M.T. and E. Koskinen Influence of quality of dietary protein supplement and anabolic steroids on muscular and skeletal growth of foals. Animal Science. 1993.
  7. Yoakam, S.C., et.al. Effect of Protein Level on Growth in Young Ponies. JAS. 1978. View Summary
  8. Glade, M.J. et al. Dietary protein in excess of requirements inhibits renal calcium and phosphorus reabsorption in young horses. Nutrition Reports International. 1985.
  9. Graham-Thiers, P.M., et. al. Dietary protein influences acid-base responses to repeated sprints. EVJ. 1999.
  10. Essen-Gustavsson, B. et al. Effects of crude protein intake from forage-only diets on muscle amino acids and glycogen levels in horses in training. EVJ. 2010.
  11. Graham-Thiers, P.M. and D.S. Kronfeld. Dietary protein influences acid-base balance in sedentary horses. JEVS. 2005.
  12. Glade, M.J. and N.K. Luba. Benefits to foals of feeding soybean meal to lactating broodmares. JEVS. 1990.
  13. Equi-Analytical Feed Composition Library. Accessed Feb 27, 2023.
  14. Van Niekerk, F.E. and Van Niekerk, C.H. The effect of dietary protein on reproduction in the mare. III. Ovarian and uterine changes during the anovulatory, transitional and ovulatory periods in the non-pregnant mare. Journal of the South African Vet Association. 1997.
  15. Van Niekerk, F.E. and Van Niekerk, C.H. The effect of dietary protein on reproduction in the mare. II. Growth of foals, body mass of mares and serum protein concentration of mares during the anovulatory, transitional and pregnant periods. Journal of the South African Vet Association. 1997.
  16. Martin, R.G. et al. Effects of a protein deficient diet and urea supplementation on lactating mares. Journal of Reproduction and Fertility. 1991. View Summary
  17. Weir, J., et.al. Characterizing ammonia emissions from horses fed different crude protein concentrations. JAS. 2017. View Summary
  18. Loos, C.M.M. et al. A high protein meal affects plasma insulin concentrations and amino acid metabolism in horses with equine metabolic syndrome. The Veterinary Journal. 2019. View Summary
  19. Latham, C.M., et. al. A survey of North American horse diets: What are we missing?. JEVS. 2023.