Le prolapsus oculaire, aussi appelé proptose ou exophtalmie, est l’une des blessures oculaires les plus graves pouvant survenir chez les chevaux. Lorsque cette pathologie survient, l’ensemble du globe oculaire est déplacé hors de sa position normale dans l’orbite.

Cette lésion résulte généralement d’un traumatisme, comme un coup de pied d’un autre cheval, une collision ou un accident impliquant des clôtures ou la structure d’un box. Dans certains cas, une affection sous-jacente, comme une masse rétrobulbaire ou un abcès, peut contribuer à la protrusion de l’œil.

Un œil prolabé est extrêmement douloureux et impressionnant à observer. L’œil atteint peut paraître enflé, exorbité ou déformé, et le cheval peut manifester des signes d’inconfort en secouant la tête, en se frottant le visage ou tentant d’éviter la lumière. Comme le nerf optique et les tissus environnants sont facilement endommagés, une prise en charge vétérinaire immédiate est essentielle pour soulager la douleur et, lorsque possible, préserver la vision.

Une compréhension adéquate des signes, des causes et des options de traitement du prolapsus oculaire aide les propriétaires de chevaux à intervenir rapidement en cas d’urgence, améliorant ainsi les chances d’une issue favorable. Les chevaux dépendent fortement de leur vision pour se déplacer et interpréter leur environnement. Par conséquent, même des blessures oculaires mineures peuvent avoir de graves conséquences si elles ne sont pas traitées.

Prolapsus oculaire (proptose) chez le cheval

Les yeux du cheval sont de grandes structures délicates qui jouent un rôle vital dans sa capacité à s’orienter dans son environnement. Leur position proéminente sur la tête et leur protection naturelle limitée les rendent particulièrement vulnérables aux blessures.

Le prolapsus oculaire, aussi appelé proptose, survient lorsque l’un des globes oculaires du cheval est déplacé de sa position normale. Cela peut étirer ou endommager le nerf optique, ce qui met la vision du cheval en danger.

Même un prolapsus partiel peut représenter un risque pour la vision, tandis qu’un déplacement complet peut entraîner une cécité permanente, même avec un traitement rapide. [1]

Le prolapsus oculaire ou tout autre signe de perte de vision constitue une urgence médicale. Une évaluation vétérinaire rapide augmente les chances de préserver la vision.

Vision équine

En comprenant bien le fonctionnement de la vision équine, les propriétaires de chevaux sont mieux outillés pour remarquer des changements subtils de comportement, reconnaître rapidement les blessures oculaires potentielles et intervenir pour protéger la vision de leur cheval.

La vision du cheval est fortement spécialisée et est adaptée à sa nature de proie. Ses yeux sont positionnés sur les côtés de la tête, ce qui lui confère un large champ visuel. La majeure partie de sa vision est monoculaire, ce qui signifie que chaque œil voit séparément. Seule une petite zone devant lui est binoculaire, où les deux yeux focalisent ensemble pour évaluer les distances. [2][3]

Cette position latérale rend les chevaux très sensibles aux mouvements, ce qui les aide à repérer rapidement les menaces potentielles. Toutefois, elle crée également des angles morts directement devant et derrière eux, ce qui augmente le risque de collisions ou de blessures accidentelles. [4]

En raison de ces adaptations, les chevaux peuvent être facilement surpris, et leurs yeux exposés sont plus à risque lors des activités quotidiennes.

Anatomie de l’œil du cheval

Situé sur le côté de la tête, l’œil du cheval est l’un des plus grands parmi les mammifères terrestres. Cette position offre un large champ visuel, mais expose l’œil aux traumatismes. [5]

Les principales structures de l’œil du cheval comprennent : [2][6][7][8]

  • La cornée : la couche antérieure transparente qui permet à la lumière d’entrer dans l’œil
  • La sclère : la couche externe ferme et blanche qui protège l’œil
  • L’iris : la partie colorée de l’œil qui contrôle la largeur de la pupille en réponse à la lumière
  • La pupille : l’ouverture au centre de l’iris qui laisse passer la lumière dans l’œil
  • Le cristallin : focalise la lumière sur la partie arrière de l’œil
  • La rétine : contient des cellules qui transforment la lumière en signaux électriques interprétés par le cerveau
  • Le nerf optique : transmet les signaux lumineux de la rétine vers le cerveau
horse-eye-anatomyIllustration :

Légende :
Retina : Rétine
Tapetum lucidum : Tapetum lucidum
Optic nerve : Nerf optique
Retinal blood vessels : Vaisseaux sanguins rétiniens
Vitreous posterior chamber : Chambre postérieure
Sclera : Sclère
Iris : Iris
Cornea : Cornée
Pupil : Pupille
Lens : Cristallin
Anterior chamber : Chambre antérieure
Medial canthus : Canthus médial
Lateral canthus : Canthus latéral

Structures protectrices de l’œil

Les structures suivantes protègent l’œil du cheval : [9]

  • Paupières
  • Cils
  • Conjonctive – une fine membrane transparente qui tapisse l’œil
  • Système lacrymal (production de larmes)

Bien que ces structures contribuent à réduire les blessures mineures, elles offrent une protection limitée contre les traumatismes sévères. [9]

Risques associés au prolapsus oculaire

La vision du cheval repose sur un processus complexe dans lequel la lumière pénètre dans la cornée, traverse le cristallin et atteint la rétine, où elle est convertie en signaux électriques qui voyagent le long du nerf optique jusqu’au cerveau. Toute lésion, en particulier un prolapsus, peut perturber ce processus.

« Le prolapsus oculaire est une urgence vitale qui nécessite une prise en charge vétérinaire immédiate. Plus l’œil est examiné et stabilisé rapidement, meilleures sont les chances de le préserver et d’assurer le confort du cheval. »

Dre Jennifer Skaggs, D.M.V.
Vétérinaire équin

 

Un prolapsus peut gravement endommager les structures délicates de l’œil du cheval. Les conséquences possibles comprennent : [1][7]

  • Des dommages au nerf optique : le nerf optique est la seule voie de communication entre l’œil et le cerveau. En cas de prolapsus, le nerf peut être étiré, comprimé ou sectionné. Même un léger étirement peut provoquer des scotomes ou une baisse de la vision, tandis que des dommages sévères entraînent généralement une cécité permanente de l’œil atteint. Une fois détruit, le tissu du nerf optique ne peut pas se régénérer.
  • Une exposition de la cornée : un œil déplacé ou saillant prive la cornée de sa protection naturelle, ce qui augmente le risque d’ulcères, d’égratignures et d’infection.
  • De l’enflure et de l’inflammation : un traumatisme déclenche une enflure qui peut comprimer davantage le nerf optique et les tissus environnants, aggravant ainsi la perte de vision.

Même un prolapsus partiel peut compromettre la vision, tandis qu’un prolapsus complet constitue généralement une urgence chirurgicale. Un diagnostic rapide et des soins vétérinaires immédiats sont essentiels pour limiter les complications.

Signes de prolapsus oculaire

Un prolapsus oculaire survient lorsque le globe oculaire est poussé hors de sa position normale dans l’orbite. Il s’agit d’une blessure grave qui peut rapidement menacer la vision du cheval. Même avec des soins vétérinaires rapides, le pronostic de récupération de la vision demeure réservé.

La gravité de cette pathologie varie. En cas de prolapsus partiel, le globe oculaire est déplacé vers l’avant tout en restant en partie dans l’orbite. Certaines structures peuvent demeurer protégées, ce qui permet de préserver une partie de la vision.

En cas de prolapsus complet, l’ensemble du globe oculaire est déplacé, ce qui étire ou endommage souvent le nerf optique et peut entraîner une perte de vision permanente.

Même les cas mineurs nécessitent une prise en charge urgente. La reconnaissance rapide des symptômes est essentielle pour préserver le confort et la vision de l’animal.

Les signes fréquents de prolapsus oculaire chez le cheval comprennent : [10][11][12]

  • Un œil exorbité ou saillant
  • Une enflure ou des rougeurs autour de l’œil
  • Un saignement provenant de l’œil ou des paupières
  • Des signes d’inconfort ou de douleur, comme des secouements ou des frottements de la tête
  • Des difficultés à voir ou à se déplacer

Des soins vétérinaires rapides sont essentiels. Un traitement instauré tôt augmente les chances de sauver l’œil du cheval et prévient d’autres complications comme une infection, des lésions cornéennes ou le glaucome.

Glaucome et protrusion oculaire

Le glaucome survient lorsque la pression à l’intérieur de l’œil augmente, ce qui endommage la rétine et le nerf optique. Les premiers signes peuvent être subtils, comme une rougeur discrète, une pupille légèrement dilatée ou une augmentation modérée du volume du globe oculaire.

À mesure que la pression augmente, l’œil peut devenir saillant, ferme au toucher ou présenter des changements cornéens. Cette protrusion peut parfois être confondue avec un prolapsus partiel, car l’œil semble poussé vers l’avant. [13]

La différence clé est que, dans les cas de glaucome, le globe oculaire demeure dans l’orbite et le nerf optique est généralement intact. En revanche, un véritable prolapsus implique un déplacement de l’œil et un étirement potentiel du nerf optique. [5]

Une évaluation vétérinaire, incluant la mesure de la pression intraoculaire, est essentielle pour distinguer le glaucome d’un prolapsus et assurer un traitement approprié.

Causes du prolapsus oculaire

Chez le cheval, le prolapsus oculaire est presque toujours lié à un traumatisme. Comme les yeux des chevaux sont volumineux et positionnés sur les côtés de la tête, ils sont plus exposés que chez de nombreux autres animaux.

Les causes fréquentes de proptose chez le cheval comprennent : [14][15]

  • Des coups de pied d’autres chevaux lors de sorties à l’extérieur ou de conflits
  • Des chocs de la tête contre des box, des portails, des clôtures ou des remorques
  • Des chutes ou accidents pendant la monte ou la manipulation
  • Des blessures causées par des prédateurs ou l’environnement, comme un traumatisme contondant au pâturage

Dans de rares cas, une maladie sous-jacente, comme une masse rétrobulbaire, peut contribuer au prolapsus.

Diagnostic

Lorsqu’un cheval présente des signes de prolapsus ou de blessure oculaire sévère, une prise en charge vétérinaire rapide est essentielle.

Si un cas de prolapsus est suspecté chez un cheval, le vétérinaire commence généralement par observer : [16]

  • La posture et le port de tête
  • La symétrie faciale
  • Les signes d’inconfort ou de douleur
  • Les déplacements dans l’environnement, qui peuvent indiquer une déficience visuelle

Le diagnostic peut également inclure des examens supplémentaires, notamment : [11][14][16][17][18][19]

  • Coloration à la fluorescéine : un colorant spécial est appliqué à la surface de l’œil pour révéler des lésions cornéennes comme des égratignures, des ulcères ou des abrasions. Cela aide à déterminer si la cornée est intacte ou à risque de subir des dommages supplémentaires.
  • Examen ophtalmique : à l’aide d’outils comme un ophtalmoscope ou une lampe à fente, le vétérinaire examine les structures internes de l’œil, y compris le cristallin, la chambre antérieure, la chambre postérieure et la rétine.
  • Examen neurologique : réalisé si un traumatisme crânien est suspecté. Des réflexes comme le clignement réflexe à la menace, le réflexe palpébral, la réponse pupillaire à la lumière et le réflexe vestibulo-oculaire sont vérifiés afin de détecter des lésions nerveuses ou cérébrales pouvant affecter la vision.

Traitement et prise en charge

Le prolapsus oculaire et tout autre signe de trouble de la vision chez le cheval constituent une urgence. Un traitement rapide peut être déterminant pour la préservation de l’œil et la vision.

Le protocole de traitement recommandé dépend de la gravité du prolapsus et de l’étendue des dommages aux structures critiques comme le nerf optique. [1][14]

Traitement

L’évolution d’un prolapsus oculaire dépend de plusieurs facteurs, notamment : [1][12]

  • La gravité de la blessure
  • L’état de l’œil
  • La réactivité de la pupille
  • La durée du déplacement de l’œil hors de l’orbite
  • La présence de lésions adjacentes

Une fois que le cheval est suffisamment stable pour subir une anesthésie, une remise en place chirurgicale de l’œil est nécessaire. Un œil déplacé étire le nerf optique et l’endommage; une correction rapide offre donc les meilleures chances de préserver la vision. [1][12]

Si seule une partie du globe oculaire est déplacée et que le nerf optique est intact, l’œil est généralement remis en place et des sutures temporaires sont placées pour maintenir les paupières fermées. La fermeture temporaire des paupières protège la cornée et aide à maintenir le globe repositionné dans l’orbite jusqu’à la résorption de l’œdème.

Si le nerf optique ou des structures importantes sont endommagés de façon irréversible, une énucléation (ablation chirurgicale de l’œil) est généralement nécessaire afin de prévenir la douleur persistante ou l’infection. [12]

Rétablissement

Pendant la période de rétablissement, l’approche de gestion adoptée dépend de la gravité du prolapsus et des lésions associées.

Le vétérinaire traitant fournira un protocole adapté au cheval, pouvant inclure une combinaison des éléments suivants : [1][12][14]

  • Anti-inflammatoires pour la douleur et l’enflure
  • Antibiotiques pour prévenir ou traiter une infection
  • Pommades ou gouttes ophtalmiques pour protéger la cornée et favoriser la guérison
  • Repos au box afin d’éviter tout traumatisme supplémentaire
  • Sorties contrôlées et supervisées à l’extérieur
  • Adaptation de l’environnement

En cas de prolapsus partiel, une amélioration est souvent visible en quelques jours. L’enflure et l’inconfort diminuent généralement en 1 à 2 semaines, le rétablissement complet nécessitant plusieurs semaines. En cas de prolapsus complet, la cicatrisation des sutures et des tissus environnants peut prendre 3 à 4 semaines, et l’adaptation comportementale peut prendre plusieurs mois. [12][14]

Durant la période de convalescence, les propriétaires doivent surveiller les signes d’infection ou d’autres complications, notamment : [12][14]

  • Un écoulement
  • Des rougeurs
  • De l’enflure
  • Des secouements ou frottements de tête
  • Une réticence à se déplacer

Pronostic

Le pronostic pour un cheval souffrant de prolapsus oculaire dépend de l’étendue de la blessure, de la rapidité de la prise en charge et de l’apparition ou non de complications secondaires. [1][12]

Lorsque les cas de prolapsus partiel sont traités rapidement, le pronostic peut être favorable. La vision peut être préservée, et, une fois guéris, les chevaux peuvent reprendre leurs activités normales, y compris le travail monté et les sorties à l’extérieur. [1][12]

Les prolapsus complets sont associés à un pronostic plus réservé en ce qui a trait à la préservation de la vision. Si le nerf optique ou des structures majeures de l’œil sont irrémédiablement endommagés, l’énucléation peut s’avérer nécessaire. Bien que la vision de cet œil soit perdue de façon permanente, les chevaux s’adaptent généralement bien à la vie avec un seul œil et peuvent continuer à participer à des activités normales. [1][12]

Heureusement, les chevaux peuvent compenser une perte de vision partielle ou complète d’un œil. Au début, les chevaux présentant une cécité partielle peuvent être plus prudents dans de nouveaux environnements ou lors de la manipulation.

Avec des soins adaptés et une exposition graduelle, la confiance revient généralement.

Stratégies de prévention

Même s’il est impossible d’éviter toutes les blessures oculaires, il existe des mesures pratiques que les propriétaires de chevaux peuvent prendre pour réduire le risque de prolapsus. Les chevaux sont sujets aux blessures oculaires en raison de leurs grands yeux exposés et de leur comportement naturellement craintif; la prévention consiste donc à gérer l’environnement et le comportement.

Sécurité des écuries et des installations

  • Assurez-vous que les box, les portails et les clôtures sont exempts de bords tranchants, de clous saillants ou d’éclats de bois pouvant blesser l’œil d’un cheval
  • Utilisez des protections rembourrées aux coins des box ou des panneaux lorsque possible, surtout pour les chevaux sujets à se précipiter ou à ruer
  • Maintenez des allées et des aires de sortie dégagées et bien éclairées afin de réduire le risque de collisions accidentelles

Gestion du troupeau et sorties à l’extérieur

  • Surveillez les interactions au sein du troupeau, surtout chez les chevaux nouveaux ou jeunes, afin de prévenir les coups de pied ou les morsures
  • Évitez la surdensité de chevaux, car la compétition pour l’espace peut entraîner des mouvements brusques et des traumatismes accidentels
  • Envisagez de jumeler des chevaux compatibles lors des sorties et séparez les chevaux présentant des tendances agressives

Pratiques d’équitation et de manipulation

  • Restez toujours attentif à votre environnement; portez une attention particulière aux branches basses, aux coins de remorque ou à l’équipement pouvant frapper l’œil d’un cheval
  • Utilisez un équipement sécuritaire et bien ajusté afin d’éviter les coups accidentels ou la pression près de la tête
  • Habituez les chevaux graduellement à de nouveaux environnements afin de réduire les comportements craintifs ou les mouvements brusques

Examens de routine des yeux

  • Inspectez quotidiennement les yeux pour détecter tout écoulement, enflure ou opacité
  • Surveillez les signes comportementaux d’inconfort
  • Recherchez des changements subtils, comme un plissement des yeux, une inclinaison de la tête ou une réticence à se déplacer avec assurance

La détection rapide de tout problème permet d’intervenir avant qu’une anomalie mineure n’évolue vers un prolapsus. Les propriétaires devraient inclure l’inspection régulière des yeux de leur cheval dans leur bilan de santé de base.

Voici quelques conseils pour surveiller la santé oculaire de votre cheval à la maison : [20]

  • Apparence générale : vérifiez la présence de plissement des yeux, de gonflement autour de l’œil et de tout changement de couleur ou d’opacification à l’intérieur de l’œil. Notez toute modification de la forme du globe oculaire, comme un agrandissement ou un rétrécissement.
  • Sécrétions oculaires : recherchez la présence d’écoulements et, le cas échéant, notez la couleur et la texture.
  • Évaluation de la vision : effectuez un test de clignement réflexe à la menace en déplaçant votre main vers l’œil du cheval sans toucher les cils ni créer de courant d’air afin de vérifier une réaction de clignement ou de plissement.
Niveau d’urgence Observation
Sans danger
Cheval en bonne santé
  • Aucun signe de plissement, d’enflure ou d’opacité de l’œil
  • Aucun écoulement oculaire
  • Clignement ou plissement naturel des yeux lors du test de clignement réflexe à la menace
Attention
Consultez un vétérinaire dès que possible
  • Petites quantités d’écoulement oculaire clair et aqueux
Urgent
Soins vétérinaires d’urgence requis
  • Plissement des yeux ou œil maintenu fermé
  • Enflure autour de l’œil
  • Opacité ou changement de couleur de l’œil
  • Augmentation ou diminution de la taille du globe oculaire
  • Écoulement purulent provenant d’un ou des deux yeux
  • Absence de clignement ou de plissement lors du test de clignement réflexe à la menace

La prévention des blessures oculaires repose sur une combinaison de gestion de l’environnement, de manipulation attentive, de surveillance régulière et de vigilance du propriétaire. Même si les accidents ne peuvent pas toujours être évités, le respect de ces mesures réduit le risque de blessures oculaires graves et peut contribuer à protéger la vision du cheval à long terme.

Foire aux questions

Voici quelques questions fréquemment posées au sujet du prolapsus oculaire chez le cheval :

Résumé

Situés sur les côtés de la tête, les yeux du cheval sont volumineux et délicats, ce qui les rend vulnérables à des blessures telles qu’un prolapsus partiel ou complet.

  • Le prolapsus oculaire peut être partiel, permettant de préserver une certaine vision, ou complet, entraînant souvent une cécité permanente.
  • Les causes fréquentes de cette pathologie comprennent les coups de pied, les collisions, les chutes et les accidents environnementaux. Le diagnostic nécessite une évaluation vétérinaire rapide.
  • Le traitement varie du repositionnement de l’œil avec des soins de soutien à l’énucléation lorsque l’œil ne peut être sauvé, suivi d’une période de rétablissement et de rééducation attentive.
  • La plupart des chevaux peuvent s’adapter à une perte de vision d’un côté, et plusieurs peuvent reprendre le travail monté ainsi que d’autres activités normales.
  • La prévention repose sur le maintien d’environnements sécuritaires, une manipulation prudente, la surveillance des interactions au sein du troupeau, des examens oculaires de routine et une vigilance constante face aux premiers signes de blessure.
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Références

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  2. Roth. L. S. V. and McGreevy. P. Horse Vision through Two Lenses: Tinbergen’s Four Questions and the Five Domains. Frontiers in Veterinary Science. 2025.
  3. Miller. P. E. and Murphy. C. J. Equine Vision. Equine Ophthalmology. John Wiley & Sons, Ltd. 2016.
  4. Montavon. S. (PDF) Equine Vision -A Review of Current Knowledge and How It Affects Our Relationship with the Horse in Terms of Learning. Swiss Review of Military and Disaster Medicine. 2023.
  5. Knickelbein. K. E. et al. Equine Retrobulbar Disease: Diagnoses and Outcomes of 15 Horses with Exophthalmos (1988–2017). Equine Veterinary Education. 2019.
  6. Ehrenhofer. M. C. A. et al. Normal Structure and Age‐related Changes of the Equine Retina. Veterinary Ophthalmology. 2002.
  7. Gelatt. K. N. Disorders of the Optic Nerve in Horses. Merck Veterinary Manual. 2024.
  8. Rebhun. W. C. Exophthalmos in Horses. Equine Veterinary Education. 1998.
  9. Cooley. P. L. Normal Equine Ocular Anatomy and Eye Examination. The Veterinary Clinics of North America. Equine Practice. 1992. View Summary
  10. Knottenbelt. D. Orbit: Trauma in Horses (Equis). Vetlexicon.
  11. Levitt. S. et al. Diagnostic Ophthalmology. The Canadian Veterinary Journal. 2020. View Summary
  12. Gelatt. K. N. Prolapse of the Eye in Horses - Horse Owners. Merck Veterinary Manual. 2024.
  13. Gelatt. K. N. Glaucoma in Horses - Horse Owners. Merck Veterinary Manual. 2024.
  14. Smith. D. R. OPHTHALMIC TRAUMA IN THE HORSE. Australian Veterinary Association. 2008.
  15. Flores. M. M. et al. A Retrospective Histologic Study of 140 Cases of Clinically Significant Equine Ocular Disorders. Journal of Veterinary Diagnostic Investigation. 2020. View Summary
  16. Knickelbein. K. E. and Hanson. R. R. Ophthalmic Emergencies in Horses - Emergency Medicine and Critical Care. Merck Veterinary Manual. 2025.
  17. Seruca. C. and Lowe. R. Equine Ophthalmic Examination: Routine Diagnostic Techniques. Equine Veterinary Education. 2016.
  18. Bell. S. C. Ophthalmic Examination in the Horse. AAEP.
  19. Schubert. T. The Neurologic Evaluation in Horses. Merck Veterinary Manual. 2024.
  20. Costa. L. R. R. and Paradis. M. R. Manual of Clinical Procedures in the Horse. Wiley Blackwell, Hoboken. 2018.