Photo: Cealy Tetley 2023
Certains diraient qu’il s’agit d’un heureux hasard lorsque toutes les pièces du casse-tête se placent parfaitement et que quelque chose d’extraordinaire se produit. Lindsay Traisnel, une cavalière de longue date et membre de l’équipe canadienne de concours complet, représente l’exemple parfait de l’aboutissement de rêves qui deviennent réalité.
Cela peut paraître incroyable, mais aucune force mystique n’est à l’œuvre ici. Les années de dévouement et d’engagement de Lindsay, son talent exceptionnel et son expérience de compétition au plus haut niveau du sport équestre l’ont menée à une opportunité extraordinaire : la chance de participer aux Jeux olympiques de 2024.
À 38 ans, la native de Windsor, en Ontario, compte déjà une médaille d’or en équipe à son actif aux côtés de Colleen Loach, Karl Slezak et Michael Winter, ainsi qu’une médaille de bronze individuelle des Jeux panaméricains de 2023.
Lindsay fait désormais partie d’un petit groupe de concurrents sélectionnés pour le Programme de l’équipe nationale (PEN) canadienne 2024 dans le cadre de l’équipe de concours complet de haut niveau, et elle est en route pour terminer ses qualifications finales pour les Jeux olympiques de 2024 à Paris, en France.
Partenaires dans la vie, les affaires et le sport
Photo : Lindsay TraisnelAtteindre cet accomplissement incroyable est un rêve devenu réalité pour Lindsay. Ce qui rend ce rêve encore plus doux, c’est de partager ce succès avec son mari, Xavier Traisnel, qui est également son associé, son coach et sa plus grande source de soutien.
Lindsay et Xavier ont trouvé cette collaboration magique et synergique — en tant que cavaliers et couple marié. Ils ont non seulement bâti une entreprise équestre florissante au Centre équestre de Windsor-Essex, mais leur expertise combinée a propulsé Lindsay au sommet du sport.
Combiner famille, vie personnelle et activités équestres est facile pour Lindsay et Xavier puisqu’ils ont travaillé ensemble pendant de nombreuses années avant de devenir un couple. Lindsay rayonne de bonheur à la seule pensée de s’entraîner avec son meilleur ami et allié — quelqu’un en qui elle peut avoir une confiance absolue.
« En travaillant avec Xavier, je sais qu’il n’y a pas de motifs cachés. Je sais que même lorsque nous ne sommes pas d’accord, il me donne son avis honnête et veut seulement le meilleur pour nous. C’est un énorme avantage parce qu’il monte aussi à un niveau élite. Je lui fais entièrement confiance et je bénéficie de son expertise ainsi que de son regard expérimenté. Il veut toujours le meilleur pour moi — c’est un énorme atout de l’avoir de mes côtés ».
Le cheval de rêve
Comme tous les passionés de chevaux le savent, la relation entre le cheval et le cavalier rend la compétition équestre unique. Lindsay a trouvé son partenaire équin idéal, un selle français de 13 ans, Bacyrouge, ou Dreamy, comme il est si bien surnommé.
Lindsay et Dreamy sont ensemble depuis maintenant neuf ans et ont construit un lien indestructible, qui exploite son « esprit incroyable ». Cet esprit est quelque chose que Lindsay et Xavier ont reconnu en Dreamy lorsqu’ils l’ont accueilli dans leur famille à l’âge de quatre ans.
« Lorsque vous regardez un cheval pour la première fois, vous voulez qu’il ait toutes les capacités et l’attitude. C’est un facteur important, surtout pour les chevaux de concours, car nous leur demandons de faire tellement de choses différentes. Mais tant que vous n’avez pas travaillé avec eux, vous ne connaissez pas leur véritable potentiel — Dreamy a été spécial dès le début ; il s’est énormément amélioré avec l’âge et l’entraînement », réfléchit Trainsel.
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Une carrière historique ensemble
La candidature de Lindsay aux Jeux olympiques repose sur le succès continu du duo au premier semestre de 2024. Dreamy et Lindsay ont les yeux rivés sur deux compétitions dont les enjeux sont élevés : le Defender Kentucky CCI4* en avril et le Bromont CCI4* en juin. Le talent combiné entre Lindsay et Dreamy ne manquera pas de maintenir la trajectoire ascendante de ce duo en 2024.
L’année dernière, leurs résultats constants les ont propulsés dans l’équipe panaméricaine, mais Lindsay est altruiste quant à son succès. Elle attribue la plus grande partie du mérite à son mari, à l’équipe de soutien de l’équipe canadienne de concours et surtout, à Dreamy.
« Tout ce dont il a besoin, il l’obtient. Il a fait tellement pour moi et ne me doit rien. Quoi qu’il veuille donner de plus, nous sommes heureux de l’avoir. Il a tellement de capacités, surtout au galop et au saut. Ce qu’il aime le moins, c’est rester immobile ! Et en ce qui concerne le volet dressage, il veut vraiment bien réussir. C’est un cheval de concours fantastique », sourit Traisnel.
Lorsqu’ils ne sont pas en compétition ou en entraînement pour l’année à venir, Lindsay emmène Dreamy faire des promenades relaxantes, lui donne d’innombrables câlins et beaucoup de temps de qualité avec sa compagne de pâturage, Sneaky, une jument de 21 ans qui « remet Dreamy à sa place », rit Lindsay. « Il peut être agaçant avec les autres chevaux parce qu’il veut tout le temps jouer, mais il est différent avec Sneaky; ils ont une relation spéciale ».
La force du nombre
Pour concourir avec succès au niveau CCI4*, parmi les meilleurs au monde, Lindsay et Dreamy comptent sur le soutien du Programme canadien de concours complet de performance.
Lindsay s’épanouit aux côtés de ses coéquipiers médaillés d’or et de l’équipe de soutien nouvellement restructurée de concours complet de performance, notamment la chef d’équipe et conseillère technique, Rebecca Howard, la présidente de la haute performance, Dre Emily Gilbert, et bien sûr ses palefreniers inestimables de confiance, Jade McInnes et Desire Hodges — qui jouent tous des rôles essentiels dans le succès de Lindsay.
De plus, l’équipe collabore avec les vétérinaires et nutritionnistes de Mad Barn pour optimiser la santé et le bien-être de leurs chevaux.
Les experts de Mad Barn apportent les dernières avancées en matière de nutrition équine et de recherche sur la performance pour fournir des recommandations alimentaires adaptées à chaque athlète de haut niveau de l’équipe canadienne.
« Lorsque nous ne comprenons pas complètement pourquoi ils font des recommandations, les experts de Mad Barn sont si efficaces pour expliquer les données scientifiques qui les sous-tendent que nous savons que nos chevaux reçoivent tout ce dont ils ont besoin pour les soutenir dans le sport de haut niveau », explique Lindsay.
Nutrition et récupération pour créer un olympien

Photo : Cealy Tetley 2023
Une fois combinés, le talent intrinsèque de Lindsay, ses compétences durement acquises ainsi que le programme de pointe de Mad Barn en matière de nutrition et de science de la performance créent une formule menant au succès sportif.
Pour Lindsay, le soutien concernant la nutrition et le bien-être qu’elle reçoit sont essentiels car « Dreamy ne manque pas d’énergie et d’endurance, donc pour lui, il s’agit de s’assurer qu’il reçoit toutes les vitamines et minéraux dont il a besoin ».
« Il mange ses céréales sans problème, mais il est un peu difficile avec les suppléments ajoutés, donc Mad Barn est utile en ce qui a trait aux conseils sur la façon de les inclure dans son alimentation, tout en gardant les informations faciles à digérer…et oui, mon jeu de mots était intentionnel! ».
De plus, Lindsay est impressionnée par le programme de nutrition personnalisé que reçoit chaque cheval de l’équipe :
« Ils prélèvent des échantillons de foin et effectuent des analyses régulières pour voir si quelque chose manque ou peut être optimisé dans l’alimentation du cheval. En cas de problèmes, nous pouvons toujours contacter quelqu’un chez Mad Barn ».
Science, entraînement et talent
En plus de fournir une expertise en science nutritionnelle pour les chevaux de haute performance, Mad Barn a fourni des moniteurs de fréquence cardiaque équine (MFC) à l’équipe comme outil pour améliorer l’entraînement physique pour des performances optimales.
L’intégration des MFC dans l’entraînement a fourni des données critiques et très précieuses pour que Lindsay évalue la condition physique de Dreamy, ce qui l’aide à ajuster l’entraînement au besoin. « Nous utilisons le MFC pour évaluer la variabilité du rythme cardiaque pendant l’entraînement, en sachant quand elle culmine et à quelle vitesse il récupère ».
Depuis l’intégration des MFC dans leur programme d’entraînement, Lindsay a constaté une augmentation de la performance de Dreamy: « Il y a des choses qui, je pensais, faisaient monter son rythme cardiaque, mais avec les données, je vois quels exercices le font travailler plus que d’autres, donc nous pouvons ajuster l’entraînement pour le pousser davantage au niveau de certains aspects et diminuer pour d’autres. Par exemple, courir seul ne le pousse pas autant que prévu, mais ajouter des sauts fait monter son rythme cardiaque. C’est génial de voir les chiffres correspondre au ressenti que nous avons de la performance de Dreamy ».
L’équipe canadienne de concours complet, en compagnie des experts en haute performance de Mad Barn, utiliseront les données des MFC pour optimiser la condition physique et les performances des chevaux pendant l’entraînement et les compétitions pré-olympiques — une première pour l’équipe canadienne.
Le chemin vers les Jeux olympiques
Au cours des prochains mois — jusqu’à ce que l’équipe olympique finale soit annoncée à la fin juin — Lindsay se concentre sur l’optimisation de son entraînement, le développement des talents et des performances de Dreamy, et apprécie véritablement toutes les facettes de sa formation équestre et de ses aventures commerciales.
« Lorsque vous êtes jeune, vous avez une vision étroite et [les Jeux olympiques] sont vraiment ce que vous voulez. Mais en vieillissant, vous commencez à apprécier tout le processus. Je suis très motivée pour aller aux Jeux olympiques, mais j’aime mon travail quotidien avec différents chevaux ainsi que voir leur croissance et le développement de leurs compétences,» explique Trainsel.
Le rêve de Lindsay de participer aux prochains Jeux olympiques est alimenté par Dreamy. « Il peut nous sortir de n’importe quel problème. Je ne ferais pas confiance à n’importe quel cheval, mais j’ai tellement confiance en les capacités et la forme physique de Dreamy, et je sais qu’il peut faire ce que je lui demande ».
Et, lorsqu’elle arrivera à Paris, ses deux filles seront-elles là pour l’encourager? « Elles ont sept et huit ans, donc elles resteront à la maison avec ma sœur. Mais elles ne me verront pas en direct! Ma sœur pense que ça porte malheur de regarder les compétitions en direct, donc elle les enregistre et les regarde ensuite avec les enfants ».
Il ne fait aucun doute que ce que Lindsay et Dreamy ont accompli ensemble ressemble être une rencontre fortuite des esprits. Mais détrompez-vous : bien que cette équipe de rêve donne l’impression que les choses sont faciles, en plus de ses parents et co-propriétaires, Patricia et Craig Pearce, il y a d’innombrables personnes extraordinaires incluant des collaborateurs, consultants, coéquipiers, entraîneurs, partenaires commerciaux et bien d’autres encore qui travaillent ensemble pour faire émerger le meilleur du sport équestre.
Ces gens (et leurs chevaux) ne se réunissent pas par hasard. Le talent et la perpicacité de Traisnel lui ont donné le droit de se présenter comme une cavalière d’élite devant le Canada et le monde entier.










