Le phosphore, un macrominéral essentiel, soutient le développement osseux, le métabolisme énergétique et le bon fonctionnement cellulaire chez le cheval. Il fait partie intégrante de l’adénosine triphosphate (ATP), principale molécule énergétique de l’organisme, et contribue à la structure de l’ADN, des membranes cellulaires (phospholipides) et des tissus conjonctifs. Le phosphore aide également à réguler l’équilibre du pH et la stabilité des fluides corporels.
Dans les rations équines, le phosphore est naturellement fourni par les fourrages, les grains et les tourteaux protéiques comme l’avoine et le soya. Les aliments tels que le son de blé et le son de riz sont plus riches en phosphore, mais une grande partie est liée sous forme de phytates, ce qui réduit sa biodisponibilité. Pour assurer un apport adéquat et maintenir les bons rapports minéraux, des sources inorganiques de phosphore, comme le phosphate monosodique, peuvent être utilisées.
Le phosphate monosodique est une source hautement biodisponible de phosphore qui soutient la densité osseuse, la santé du cartilage et le métabolisme énergétique. Il est particulièrement bénéfique pour les chevaux en croissance, les juments en lactation et les chevaux de performance ayant des besoins minéraux accrus. Cette forme de phosphore est également utilisée pour équilibrer les régimes riches en calcium, tels que ceux contenant de la luzerne, afin de maintenir un rapport calcium-phosphore optimal pour la santé squelettique et métabolique.
Comparativement à d’autres sources de phosphates, comme le phosphate monocalcique, le phosphate monosodique contient des teneurs très faibles en fer. Cela en fait une excellente option pour les chevaux dont le rapport zinc:cuivre:fer doit être soigneusement équilibré dans la ration, un facteur important pour maintenir l’équilibre métabolique, la qualité du poil et l’intégrité du sabot.
Puisque le phosphore inorganique est une ressource non renouvelable extraite de dépôts naturels, une supplémentation appropriée permet de répondre aux besoins des chevaux sans contribuer à un excès environnemental. Un apport équilibré en phosphore favorise la santé osseuse et tissulaire tout en minimisant les pertes de nutriments.