La préparation physique désigne le processus consistant à augmenter graduellement le niveau de forme physique d’un cheval via l’entraînement afin de répondre aux exigences de son travail.

Les chevaux en bonne forme physique sont mieux préparés pour le travail de performance et pour concourir dans leur discipline. Un cheval en forme présente également un risque réduit de blessures et de courbatures, et sa force accrue lui permet de travailler plus efficacement.

L’atteinte de performances optimales chez le cheval nécessite un entraînement stratégique visant à améliorer l’endurance, la force et la forme physique générale. En évaluant la forme physique actuelle de votre cheval, en mettant en œuvre des exercices de préparation physique efficaces et en développant un plan personnalisé, vous pouvez améliorer ses performances tout en soutenant sa santé à long terme.

Poursuivez votre lecture pour découvrir les principes scientifiques de la préparation physique équine et les bienfaits de l’entraînement sur différents types de terrains. De plus, vous apprendrez comment concevoir des programmes d’exercices adaptés aux objectifs pour aider votre partenaire équin à atteindre des performances maximales pour la saison de compétitions à venir.

Préparation physique des chevaux

La préparation physique fait référence au processus systématique de préparation du corps du cheval aux exigences physiques du travail ou de la compétition.

Un entraînement approprié améliore la capacité aérobie, la force musculaire, l’endurance, la flexibilité articulaire et les performances générales, tout en limitant l’usure du corps du cheval. [1]

Les principes clés de la préparation physique équine comprennent :

  • La progression graduelle : les augmentations d’intensité, de durée et de charge de travail doivent se faire progressivement afin de permettre aux systèmes musculosquelettiques et cardiovasculaires du cheval de s’adapter.
  • La spécificité : l’entraînement doit refléter le type d’activité que le cheval exécutera. Les différents sports (dressage, course, concours complet, etc.) requièrent des méthodes de préparation physique distinctes.
  • La régularité : un entraînement régulier est essentiel au succès. Des interruptions dans un programme de préparation physique peuvent entraîner une perte de forme physique et un risque accru de blessure.
  • La récupération : un repos adéquat entre les séances d’entraînement est primordial afin de permettre aux muscles de se réparer et de s’adapter. Le surentraînement peut provoquer du stress, de la fatigue et une baisse des performances.
  • Le suivi : la fréquence cardiaque, la fréquence respiratoire, l’état d’hydratation et la santé locomotrice doivent être régulièrement évalués afin de suivre les progrès et de détecter rapidement les signes de surmenage.

Effets de la préparation physique

L’exercice a un impact sur tous les systèmes du corps des chevaux, en particulier les systèmes squelettiques, musculaires, cardiovasculaires et respiratoires. La préparation physique produit des effets bénéfiques sur chacun de ces systèmes, notamment : [1]

  • Système cardiovasculaire : comprend le cœur, les veines, les capillaires et les artères. La préparation physique renforce le muscle cardiaque, améliore la circulation et permet au cheval de maintenir un effort plus longtemps avant l’apparition de la fatigue.
  • Système musculaire : les muscles déplacent le corps du cheval en se contractant et se relaxant de manière coordonnée. La préparation physique améliore la force musculaire, la coordination et l’endurance, réduisant ainsi le risque de blessure.
  • Système squelettique : composé de tendons, de ligaments, d’articulations et d’os. L’entraînement renforce les os et les tissus conjonctifs, les aidant à supporter les contraintes physiques. Toutefois, une progression trop rapide peut causer des blessures, d’où l’importance d’une progression graduelle.
  • Système respiratoire : composé des poumons et des voies respiratoires, ce système transporte l’oxygène vers le sang et élimine le dioxyde de carbone. La préparation physique améliore la fonction pulmonaire en optimisant le flux d’air et l’apport d’oxygène. Les chevaux en bonne forme physique respirent plus facilement et récupèrent plus rapidement après l’exercice.

Définition des attentes

Avec des calendriers de compétitions chargés et des frais d’inscription élevés, il est important que les propriétaires de chevaux planifient le programme de préparation physique de leur animal afin qu’il soit en pleine forme le jour de la compétition. Cela est particulièrement crucial lors d’un retour au travail après une pause, comme pendant l’intersaison ou suite à une blessure.

La durée nécessaire pour entraîner votre cheval dépend de son niveau de forme initial. Des semaines, voire des mois de travail régulier peuvent être requis pour atteindre une forme physique optimale.

Le niveau de préparation physique visé dépend également des objectifs de performance que vous fixez pour votre cheval. Les sports de haute intensité comme le saut d’obstacles, le concours complet ou la course de barils exigent des compétences spécifiques et une préparation physique avancée. [1]

Parmi les facteurs influençant les programmes de préparation physique, on peut citer : [1]

  • L’âge
  • Les antécédents de blessures
  • L’état de santé

Facteurs à considérer pour les plans de préparation physique

Avant de créer un plan de préparation physique, évaluez la forme physique, l’état de chair et l’alimentation actuels de votre cheval. Cette étape est importante pour vous assurer que votre cheval bénéficie du soutien nutritionnel nécessaire pour bien réussir, en plus de fournir un point de départ pour son programme de préparation physique.

De plus, il est important de travailler avec votre vétérinaire et votre maréchal-ferrant avant d’augmenter la charge de travail de votre cheval. Votre maréchal-ferrant peut s’assurer que les sabots de votre cheval sont bien équilibrés et adaptés au type de travail prévu, et identifier les facteurs de risque de blessure liés à l’état de ses pieds.

En restant à jour avec les soins vétérinaires de routine, tels que les vaccins et la vermifugation, votre vétérinaire peut aider à détecter rapidement tout problème de santé potentiel afin que votre cheval commence l’entraînement dans des conditions optimales.

Évaluation du niveau de forme physique

Il est important de connaître le niveau de forme physique initial de votre cheval avant d’augmenter les exigences liées à son entraînement. Travaillez avec votre vétérinaire et un entraîneur qualifié afin d’établir un point de référence et de suivre les progrès au fil du temps.

Les propriétaires peuvent surveiller la fréquence cardiaque et respiratoire de leur cheval, mais une évaluation complète devrait également inclure le développement musculaire, la santé locomotrice et la récupération après l’effort.

Selon la discipline pratiquée, un entraîneur peut vous aider à identifier des indicateurs de performance spécifiques pour suivre et évaluer les progrès de la préparation physique. Ensemble, ces mesures permettent de concevoir un programme d’entraînement adapté à vos objectifs ainsi qu’aux capacités actuelles de votre cheval.

Fréquence cardiaque et pouls

La fréquence cardiaque d’un cheval après l’exercice peut aider à évaluer sa réponse à l’entraînement. Un entraînement effectué dans ou au-dessus de la zone aérobie (c.-à-d. une fréquence cardiaque > 130 BPM) indique que le muscle cardiaque travaille suffisamment pour développer l’endurance sans provoquer une fatigue excessive. En surveillant si votre cheval atteint et maintient cette plage, vous vous assurez que son entraînement est efficace sans le surmener.

Pour vérifier la fréquence cardiaque de votre cheval, vous pouvez utiliser un stéthoscope, un moniteur de fréquence cardiaque, ou mesurer manuellement le pouls.

Pour vérifier manuellement la fréquence cardiaque d’un cheval : [4]

  1. Avant l’effort, mesurez la fréquence cardiaque au repos en utilisant l’artère faciale. Cette artère passe dans le creux entre la joue et la mâchoire inférieure du cheval.
  2. Comptez le nombre de pulsations pendant 60 secondes. Il s’agit de la fréquence cardiaque en battements par minute (BPM).
  3. Répétez la mesure immédiatement après l’effort maximal (avant la phase de récupération).
Horse Health Check - Facial Artery Pulse CheckVérification du pouls via l’artère faciale

Une fréquence cardiaque comprise entre 130 et 150 BPM indique que votre cheval travaille dans la zone aérobie. Le temps passé dans cette zone ainsi que la rapidité avec laquelle la fréquence cardiaque revient à la normale après l’exercice sont des indicateurs clés de l’amélioration de la forme physique. [1]

Une règle générale pour évaluer la forme physique grâce à la récupération de la fréquence cardiaque est la suivante : [1]

  • Fréquence cardiaque revenant au repos en moins de 15 minutes : l’entraînement maintient le niveau de forme physique actuel du cheval
  • Fréquence cardiaque revenant au repos en moins de 30 minutes : l’entraînement améliore la capacité aérobie du cheval
  • Fréquence cardiaque nécessitant plus de 30 minutes pour revenir au repos : indique un surmenage et la nécessité de réduire l’intensité de l’entraînement

Il est important de noter que la fréquence cardiaque au repos d’un cheval demeure relativement stable et n’est pas considérablement modifiée par l’entraînement. La fréquence cardiaque normale au repos pour un cheval est généralement de 30 à 40 battements par minute (BPM). [1]

Fréquence respiratoire

La vérification de la fréquence respiratoire de votre cheval peut également vous aider à évaluer son niveau de forme physique pendant l’entraînement. La fréquence respiratoire normale au repos pour un cheval est de 8 à 14 respirations par minute. [5]

Vous pouvez vérifier la fréquence respiratoire de votre cheval en : [5]

  • Observant le mouvement des côtes près du flanc ou en plaçant votre main près des naseaux
  • Comptant le nombre de respirations (inspiration et expiration) pendant 15 secondes
  • Multipliant ce nombre par 4 pour obtenir la fréquence respiratoire par minute

Un exercice intense peut faire augmenter la fréquence respiratoire jusqu’à 120 respirations par minute, mais une fréquence de 60 à 100 respirations par minute est courante lors d’un exercice régulier. La respiration du cheval devrait revenir à la normale dans les 10 à 15 minutes suivant l’effort. [5]

Évaluation de l’alimentation de votre cheval

Les chevaux au travail ont des besoins nutritionnels accrus. Plus l’intensité de l’entraînement augmente, plus leurs besoins en énergie, protéines et autres nutriments essentiels augmentent également. [1]

Bien que le fourrage de bonne qualité fournisse un apport adéquat en nutriments à de nombreux chevaux qui font de l’exercice, il est possible qu’il ne comble pas les besoins accrus des chevaux soumis à un entraînement intensif. [1]

Pour vous assurer que votre cheval reçoit une nutrition adéquate tout au long de son programme de préparation physique, évaluez régulièrement sa note d’état de chair. Cela permet de détecter rapidement les signes de perte de poids due à l’augmentation de la charge de travail. [2]

L’alimentation d’un cheval suivant un programme d’entraînement haute performance ne se limite pas à répondre aux besoins caloriques. Elle doit favoriser le développement musculaire, la récupération et le bon fonctionnement du système immunitaire. Les nutriments clés requis comprennent :

  • La vitamine E et le sélénium : antioxydants protégeant les tissus musculaires contre le stress oxydatif pendant l’effort
  • Les acides aminés et les vitamines du complexe B : soutiennent la santé immunitaire, le métabolisme énergétique, la réparation des tissus et la production de globules rouges [2]
  • Les électrolytes (sodium, chlorure, potassium, magnésium, calcium) : essentiels pour l’hydratation, la contraction musculaire et le fonctionnement nerveux, particulièrement chez les chevaux qui transpirent
  • Le zinc et le cuivre : impliqués dans la synthèse du collagène, la réparation des tissus, la santé des sabots et le bien-être général

Les chevaux de performance sont également exposés au stress des déplacements fréquents et des environnements inconnus. Cela augmente le besoin d’un soutien nutritionnel adapté pour le système immunitaire et le système digestif. [1]

Visceral+
Magasiner
  • Effet positif sur les ulcères testé en clinique
  • Rétablit l'intégrité de la muqueuse intestinale
  • Empêche la récurrence des troubles gastriques
  • Fait à 100% d'ingrédients naturels sûrs

Pour les chevaux qui participent à des compétitions intenses ou qui présentent une diminution de leur état de chair, la consommation de petites quantités d’avoine après la récupération peut aider à reconstituer les réserves d’énergie et à stabiliser le poids corporel. Jusqu’à 1 lb (0,45 kg) peut être offerte toutes les 1 à 2 heures pendant plusieurs heures suivant un effort intense. [1]

Pour prévenir les problèmes digestifs tels que les ulcères ou les coliques, évitez les aliments riches en glucides hydrolysables (GH). Ces céréales riches en sucre et en amidon peuvent perturber la fonction intestinale et la santé métabolique.

Favoriser plutôt une bonne santé digestive en optant pour des sources d’énergie à base de gras et de fibres, dont la pulpe de betterave, l’huile de lin et l’huile w-3 de Mad Barn.

w-3 Oil
Magasiner
  • Favorise le confort des joints
  • Aide à combattre l'inflammation
  • état de la peau et du pelage
  • Source appétente d'oméga-3

Si vous préparez votre cheval pour des compétitions de haut niveau, il est important de combiner sa charge de travail avec un plan de nutrition équilibré. [3] Consultez un nutritionniste équin tout au long du processus de préparation physique afin de vous assurer que l’alimentation de votre cheval répond à ses besoins changeants.

Méthodes de préparation physique pour chevaux

Les méthodes de préparation physique pour chevaux visent à améliorer progressivement la capacité cardiovasculaire, la force musculaire, la coordination et l’endurance tout en minimisant le risque de blessures.

La combinaison de plusieurs approches au sein d’un même programme de préparation physique permet d’équilibrer le développement musculaire, de réduire la fatigue mentale et de cibler efficacement les systèmes cardiovasculaires et neuromusculaires comparativement à l’utilisation d’une seule méthode d’entraînement.

Les programmes efficaces incluent un mélange de travail d’endurance prolongé à faible intensité pour développer la capacité aérobie, d’entraînements par intervalles pour améliorer l’adaptation cardiovasculaire et musculaire, et d’exercices spécifiques à la discipline reflétant les exigences de la compétition.

Des méthodes additionnelles comme le travail en pente, les exercices avec barres au sol et les transitions contribuent à développer l’équilibre, la force du tronc et la coordination. L’entraînement complémentaire impliquant divers terrains et allures réduit davantage le risque de blessures dues au surmenage et maintient l’intérêt mental du cheval.

Les meilleurs plans d’entraînement sont adaptés au niveau de forme physique actuel, à l’âge et à la discipline du cheval. Ils comprennent un suivi régulier ainsi que des périodes de repos suffisantes pour soutenir les performances et la santé locomotrice à long terme.

Entraînement d’endurance prolongé à faible intensité

L’entraînement d’endurance prolongé à faible intensité est une approche fondamentale pour développer la capacité aérobie et la résilience physique. Cette méthode renforce les filières énergétiques aérobies, les ligaments, les tendons et les os, tout en préparant le système musculosquelettique pour l’effort. [6]

L’entraînement d’endurance prolongé à faible intensité commence en posant les bases de la forme physique du cheval grâce à des séances de plus en plus longues, avant de passer à un travail de plus haute intensité. Cela peut être aussi simple que de débuter à au pas ou au trot, d’augmenter graduellement la distance à chaque séance, et éventuellement d’inclure des allures plus exigeantes comme le petit ou le grand galop. [6]

Les cavaliers peuvent intégrer d’autres types d’exercices, y compris des séries de grand galop, du travail en pente, des efforts de saut et l’entraînement par intervalles à haute intensité (HIIT).

Entraînement par intervalles à haute intensité (HIIT)

Contrairement à l’entraînement d’endurance prolongé à faible intensité, qui met l’accent sur l’endurance régulière, l’entraînement par intervalles à haute intensité (HIIT) utilise de courtes périodes d’effort intense pour améliorer la vitesse, la force et la puissance cardiovasculaire. Ce type d’entraînement est souvent utilisé avec des Pur-sang de course, car il améliore la force, la vitesse et la forme physique générale. [6]

Pour tirer le maximum de l’entraînement par intervalles, surveillez la fréquence cardiaque de votre cheval tout au long de la séance et notez les données d’une séance à l’autre. À mesure que sa forme physique s’améliore, le cheval devrait être capable de compléter des intervalles plus longs et/ou plus intenses avant d’atteindre sa fréquence cardiaque maximale.

Terrains variés

Au-delà des variations de cadence et d’intensité, l’environnement dans lequel un cheval s’entraîne joue également un rôle crucial dans sa préparation physique. L’utilisation de terrains variés sollicite le corps du cheval de différentes manières et développe sa capacité d’adaptation. De ce fait, l’intégration de terrains variés dans l’entraînement contribue à une préparation physique plus complète. [4][7]

Cette variété contribue également à développer la confiance et la coordination du cheval, surtout lorsqu’il évolue sur des terrains inconnus ou sur un sol irrégulier. Une exposition régulière à différentes surfaces, telles que l’herbe, le sable, le gravier ou les sentiers, peut améliorer le placement des pieds, accroître la capacité d’adaptation et renforcer les articulations, les tendons et les ligaments.

L’intégration d’une variété de terrains dans votre plan de préparation physique peut améliorer à la fois le développement physique et l’acuité mentale, préparant ainsi votre cheval à diverses exigences liées aux compétitions.

Comment concevoir un plan de préparation physique pour chevaux

Les plans de préparation physique les plus efficaces sont basés sur le niveau de forme physique initial du cheval et les objectifs du cavalier. Chez un cheval dont la forme physique de départ est faible, le travail initial se concentre principalement sur le pas, le trot et l’endurance, avant d’augmenter l’intensité. [6]

Pour créer un plan de préparation physique, élaborez un horaire hebdomadaire et quotidien intégrant une variété d’exercices, de méthodes et de terrains, et augmentez progressivement l’intensité du travail chaque semaine. [9]

Voici un exemple d’horaire de préparation physique hebdomadaire pour un cheval ayant un niveau de forme physique moyen ou élevé. Ce plan combine des exercices cardiovasculaires, musculaires et d’endurance de façon équilibrée tout en comprenant des périodes de récupération appropriées. [6][8]

Tableau 1. Plan de préparation physique hebdomadaire pour un cheval dont la forme physique est moyenne ou élevée

Jour Objectif Étapes
1 Travail d’endurance prolongé à faible intensité & travail au sol
  • Échauffement : Marche 10+ min
  • Travail au sol : 10 min (longe au pas, au trot ou au galop; + / – barres au sol)
  • Monte : 30 min pas/trot sur terrain varié
  • Retour au calme : Marche 10+ min, étirements avec carottes
2 Travail en pente & renforcement musculaire
  • Échauffement : Marche 10+ min
  • Travail en pente : 3 à 5 répétitions pas/trot en montée, petit galop ou courte série de grands galops pour chevaux avancés
  • Renforcement du tronc : 5 à 10 min de barres au sol ou cavaletti
  • Retour au calme : Marche lente 10+ min, étirements
3 Récupération ou promenade légère
  • Marche 30 à 45 min sur terrain varié
  • Retour au calme : étirements légers ou étirements avec carottes
4 Entraînement par intervalles / Vitesse
  • Échauffement : Marche 10+ min, puis trot
  • Intervalles : Transitions petit galop-trot; courte séance facultative d’habileté (p. ex., petits sauts, barils)
  • Retour au calme : Marche 10+ min
5 Travail au sol & entraînement complémentaire
  • Échauffement : Marche 10+ min
  • Travail au sol : 15 à 20 min de longe, incluant cavaletti ou barres au sol
  • Entraînement complémentaire : Pratique de compétences propres à la discipline (p. ex. obstacles sur sentier, dressage)
  • Retour au calme : Marche 10+ min
6 Sortie d’endurance
  • Échauffement : Marche 10+ min
  • Monte : 45 à 60 min pas/trot/galop sur terrain varié, contourner obstacles naturels et contrôler la cadence
  • Retour au calme : Marche 10+ min
7 Récupération
  • Marche en main ou sortie montée au pas 20 à 30 min
  • Étirements avec carottes et approches corporelles (p. ex. massage, acupuncture)

Voici quelques conseils pour débuter un plan de préparation physique équin :

  • Les chevaux ont besoin d’un échauffement et d’un retour au calme adéquats, qui peuvent tous deux être réalisés en 10 à 15 minutes de marche. Cela limite les raideurs musculaires et prévient les blessures après l’entraînement.
  • Surveillez la fréquence cardiaque de votre cheval après l’effort pour suivre ses progrès.
  • Variez les routines d’entraînement pour éviter que votre cheval ne s’épuise.
  • Les courbatures liées à la préparation physique peuvent être soulagées en réduisant temporairement le nombre de jours d’entraînement, permettant ainsi au cheval de récupérer.
  • La thérapie par le froid, les liniments ou les cataplasmes peuvent également réduire l’inconfort, l’enflure et les douleurs après l’entraînement.

Questions Fréquemment Posées

Voici quelques questions fréquemment posées sur la mise en condition des chevaux :

Résumé

La préparation physique est le processus d’augmentation progressive de la forme physique d’un cheval via un programme d’exercices ou d’entraînement structuré.

  • La préparation physique est essentielle pour préparer les chevaux à des performances supérieures
  • En renforçant progressivement les systèmes corporels clés grâce à un plan d’exercices varié et une alimentation adaptée, les chevaux peuvent atteindre une forme optimale tout en minimisant les risques de blessures
  • Un plan de préparation physique bien conçu, adapté à la forme physique actuelle du cheval et aux objectifs poursuivis, combiné au repos, à un suivi régulier et à une alimentation appropriée, contribue à former un athlète équin fort, sain et confiant
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Références

  1. Hiney, K. Physical Conditioning of Horses. Oklahoma State University. 2017.
  2. National Research Council. Nutrient Requirements of Horses. The National Academies Press. 2007.
  3. Pratt-Pjillips Shannon Nutrition of the performance horse . The Athletic Horse (SECOND EDITION). 2014.
  4. Ivey. J. L., Monitoring Equine Fitness. University of Tennessee. 2017.
  5. Liburt, N. et al., FS1262: Measuring Temperature, Pulse, & Respiration (TPR): What’s Normal for My Horse?. Rutgers. 2016.
  6. Harkins. J. D. and Kamerling. S. G., A Comparative Study of Interval and Conventional Training Methods in Thoroughbred Racehorses. Journal of Equine Veterinary Science. 1990.
  7. Walker A. V. et al., Effect of Ground and Raised Poles on Kinematics of the Walk . Journal of Equine Veterinary Science. 2022. View Summary
  8. Kelley, C., The Classic Series Conditioning Schedule with Jim Wofford. United States Eventing Association Inc. 2020.