Le mésylate de pergolide (Prascend®) est un médicament utilisé pour traiter les chevaux atteints de dysfonctionnement de la pars intermedia de la glande pituitaire (DPIP), auparavant appelée maladie de Cushing équine.
Ce trouble endocrinien courant, généralement observé chez les chevaux âgés, peut entraîner une dégradation des tendons et des ligaments, un affaiblissement de la paroi abdominale, un déchaussement des dents, une immunité affaiblie, une altération de la thermorégulation, une pilosité excessive, une mue inadéquate ainsi qu’une résistance à l’insuline accompagnée de laminite.
On estime qu’entre 20 et 30 % des chevaux et des poneys développent le DPIP avant l’âge de 20 ans. Le DPIP est une maladie progressive et neurodégénérative qui peut entraîner de graves complications si elle n’est pas prise en charge adéquatement. [1]
Bien qu’il n’existe aucun remède connu contre le DPIP, les symptômes peuvent être gérés via un traitement médicamenteux et des soins appropriés. Selon des recherches, 75 à 100 % des chevaux atteints de DPIP traités avec de la pergolide présentent une amélioration de leurs symptômes. [2][3]
Prascend® est le seul traitement approuvé par la FDA pour les chevaux atteints de DPIP. [1][4] Si votre cheval a reçu un diagnostic de DPIP, consultez votre vétérinaire afin de déterminer si Prascend® constitue un traitement approprié.
Mésylate de pergolide (Prascend®) pour les chevaux
Prascend® est le nom commercial du mésylate de pergolide, un médicament fabriqué par Boehringer Ingelheim Vetmedica. Il se présente sous forme de comprimés et s’administre par voie orale aux chevaux atteints de dysfonctionnement de la pars intermedia de la glande pituitaire (DPIP).
Le mésylate de pergolide est dérivé de l’ergotamine, un composé naturel présent dans l’ergot (Claviceps purpurea), un champignon. Ce médicament agit comme un agoniste de la dopamine, en se liant aux récepteurs des neurones et en augmentant l’activité dopaminergique dans le cerveau. [5]
En imitant les effets de la dopamine, la pergolide contrecarre certains effets du DPIP et inhibe la libération excessive d’hormone adrénocorticotrope (ACTH), de bêta-endorphines et d’hormone de stimulaiton des mélanocytes, ainsi que de leurs intermédiaires. Cela permet d’atténuer les symptômes et de ralentir la progression de la maladie. [1]
Des essais cliniques montrent que la pergolide favorise une croissance normale du pelage et atténue l’atrophie musculaire chez les chevaux atteints. Ce médicament contribue également à augmenter les niveaux d’énergie et à améliorer l’état de chair des chevaux atteints de DPIP. [6]

Pergolide chez les chevaux atteints de DPIP
La pergolide offre des avantages considérables pour la prise en charge des chevaux atteints de DPIP ainsi que l’amélioration de leur bien-être.
Le DPIP survient en raison de la perte progressive de neurones dopaminergiques dans l’hypothalamus du cerveau, entraînant une diminution de la production de dopamine. La cause exacte du stress oxydatif à l’origine de cette dégénérescence demeure inconnue.
Physiopathologie du DPIP
La dopamine joue un rôle essentiel dans le système nerveux central et participe à la régulation des niveaux hormonaux. [7] Plus précisément, elle régule la sécrétion d’ACTH et d’autres hormones par le lobe intermédiaire de la glande pituitaire (hypophyse). [4] L’ACTH est normalement produite par l’hypophyse antérieure, où sa sécrétion est inhibée par des taux élevés de cortisol dans le sang.
Chez les chevaux atteints de DPIP, le manque de dopamine perturbe la régulation de l’ACTH. Par conséquent, la glande pituitaire sécrète des quantités excessives d’ACTH, ce qui stimule les glandes surrénales à produire des quantités excessives de cortisol. [4]
Le cortisol est une hormone de stress qui agit sur plusieurs systèmes de l’organisme et contribue aux signes cliniques caractéristiques observés chez les chevaux atteints de DPIP.
Symptômes du DPIP
Une bonne compréhension des signes et symptômes du DPIP est essentielle pour un dépistage rapide et une prise en charge efficace.
Ce problèmes hormonal complexe peut se manifester de diverses façons et les symptômes courants incluent : [3][4]
- L’hirsutisme – croissance excessive et anormale du poil, menant généralement à un pelage long et bouclé
- Une mue retardée
- Un ventre qui pend
- Une perte de poids
- Une atrophie musculaire et une perte de musculature de la chaîne dorsale
- Une soif et une miction excessives
- Une fonction immunitaire affaiblie menant à des infections fréquentes
- Une transpiration excessive
- Une sinusite
- Le déchaussement des dents
- Des infections fréquentes (souvent buccales, pulmonaires ou cutanées)
- Un affaiblissement des tendons et des ligaments
La laminite, aussi appelée fourbure, est une maladie secondaire du DPIP. Cette pathologie inflammatoire douloureuse est caractérisée par des dommages aux lamelles du sabot.
Des épisodes répétés de laminite peuvent entraîner une boiterie sévère à long terme.
Diagnostic
Le DPIP est généralement diagnostiqué par un examen physique et des tests diagnostiques spécifiques. Les premiers signes peuvent inclure un premier épisode de laminite à vie survenant à l’automne ou des problèmes inexpliqués au niveau des tendons et des ligaments.
Les signes cliniques classiques, tels qu’une pousse excessive de poils bouclés et une mue retardée, peuvent indiquer le DPIP, mais ils sont généralement observés à un stade avancé de la maladie.
Bien qu’aucun test unique ne permette d’établir un diagnostic définitif de DPIP, les procédures diagnostiques courantes incluent le test de réponse à la TRH (thyrolibérine) et la mesure de la concentration plasmatique basale d’ACTH. Ces tests permettent d’évaluer les taux d’hormones et fournissent des informations précieuses sur la présence du DPIP. [4][14]
Malgré une production accrue de cortisol, les taux de cortisol plasmatique peuvent ou non être élevés chez les chevaux atteints de DPIP. L’élimination du cortisol sanguin peut également être affectée. Ainsi, les taux de cortisol plasmatique ne sont généralement pas utilisés pour diagnostiquer le DPIP. [8]
Avantages de la pergolide
La pergolide agit comme un agoniste des récepteurs dopaminergiques D2, compensant ainsi l’altération de la signalisation dopaminergique observée chez les chevaux atteints de DPIP. [5]
Cette activation des récepteurs dopaminergiques inhibe la libération excessive d’ACTH par la glande pituitaire. En supprimant cette libération d’ACTH, la pergolide améliore la régulation de la production de cortisol et contribue à un meilleur équilibre hormonal général. [3]
Un traitement à la pergolide apporte des bienfaits cliniques importants chez les chevaux atteints de DPIP, une étude rapportant un taux de réussite de 76,1 %. [9] Il a également été démontré que la pergolide permet de ramener les concentrations d’ACTH à des niveaux normaux dans 28 à 74 % des cas. [2]
Selon des données non publiées du groupe ECIR, l’administration à des doses nettement supérieures aux doses recommandées est souvent requise pour contrôler la maladie.
Les chercheurs rapportent également des améliorations des signes cliniques suivants dans les 3 à 6 mois suivant le début du traitement : [9]
- Hirsutisme (croissance excessive du poil)
- Polyurie (mictions fréquentes)
- Polydipsie (soif excessive)
- Retard de la mue
- Répartition anormale des graisses
- Atrophie musculaire
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Posologie et administration
Consultez un vétérinaire avant d’administrer tout médicament, y compris la pergolide, à votre cheval. Votre vétérinaire pourra déterminer la posologie appropriée et vous fournir des instructions spécifiques en fonction de l’état de votre cheval et de son poids corporel.
Avant de commencer un traitement à la pergolide, le vétérinaire évaluera les valeurs endocriniennes de base de votre cheval, y compris son taux basal d’ACTH. Cela permet d’établir un point de départ pour le traitement et permet aux vétérinaires et aux propriétaires de chevaux de suivre l’évolution du cheval tout au long de la période de traitement.
La pergolide est administrée par voie orale, soit en plaçant le comprimé directement dans la bouche du cheval, soit en le mélangeant à sa nourriture.
Quelle quantité de pergolide doit-on administrer aux chevaux?
La pergolide est généralement administrée aux chevaux à raison de 2 microgrammes (µg) par kilogramme de poids corporel. La dose recommandée est déterminée en fonction de la progression du DPIP et des signes cliniques observés. [5][10]
Voici les doses courantes de pergolide en fonction du poids corporel du cheval :
| Poids corporel | Comprimés | Dose |
|---|---|---|
| 300 à 749 lb (136 à 340 kg) |
0,5 comprimé | 0,5 mg |
| 750 à 1 249 lb (341 à 567 kg) |
1 comprimé | 1 mg |
| 1 250 à 1 749 lb (568 à 795 kg) |
1,5 comprimé | 1,5 mg |
| 1 750 à 2 249 lb (796 à 1 022 kg) |
2 comprimés | 2 mg |
Si les symptômes du cheval ne s’améliorent pas dans un délai de 4 à 8 semaines, votre vétérinaire pourrait recommander d’augmenter la dose de 1 ou 2 µg/kg par mois, jusqu’à un maximum de 10 µg/kg par jour, jusqu’à ce que les symptômes soient contrôlés efficacement. [5][11] Les cas avancés peuvent nécessiter des doses encore plus élevées.
Les propriétaires doivent surveiller attentivement le comportement, les symptômes et l’état de chair de leur cheval pendant le traitement à la pergolide. Des tests endocriniens réguliers peuvent être recommandés pour évaluer l’efficacité du traitement et procéder à des ajustements si nécessaires.
Comment administrer la pergolide?
En raison de leur petite taille, les comprimés de Prascend® peuvent facilement se perdre dans la ration ou la litière de votre cheval. Il peut donc être difficile de vous assurer que ce dernier a bien pris son médicament.
Plutôt que d’ajouter Prascend® aux concentrés ou aux suppléments de votre cheval, essayez de cacher le médicament dans des friandises à faible teneur en sucre, des gélules ou une poignée de nourriture pauvre en sucre que votre cheval trouve particulièrement appétissante.
Certains propriétaires de chevaux dissolvent les comprimés de pergolide dans de l’eau et les ajoutent à de la moulée trempée, ou injectent la solution directement dans la bouche du cheval à l’aide d’une seringue. Cela permet de s’assurer que tout le médicament est bien consommé.
Si vous oubliez de donner une dose, administrez-la dès que vous vous en rendez compte, à moins qu’il soit bientôt l’heure prévue pour la prochaine dose. Il est important de ne pas administrer de double dose de pergolide en cas d’oubli.
Consultez votre vétérinaire si vous avez des questions ou des inquiétudes concernant l’administration de pergolide à votre cheval.
Précautions
Prascend® ne doit pas être utilisé chez les chevaux présentant une sensibilité au mésylate de pergolide ou à d’autres substances dérivées de l’ergot. [5]
Les effets de la pergolide sur les juments gestantes sont peu documentés. Ce médicament ne devrait être utilisé chez les juments gestantes ou en lactation que si les bénéfices potentiels surpassent les risques, et uniquement sur recommandation vétérinaire.
Pour minimiser les effets secondaires potentiels, administrez la pergolide à la dose efficace la plus faible possible.
Les chevaux de moins de 2 ans ne devraient pas recevoir de pergolide, sauf avis contraire d’un vétérinaire.
Interactions et contre-indications
La pergolide ne doit pas être administrée à des chevaux recevant des médicaments antagonistes de la dopamine, comme l’acépromazine, la sulpiride, la dompéridone ou la perphénazine, car ces substances ont des effets antagonistes sur les récepteurs de la dopamine. [5][12]
Il est généralement recommandé d’éviter d’utiliser la pergolide en même temps que d’autres médicaments agissant sur la liaison protéique. [5] Toutefois, en pratique, les doses utilisées sont si faibles qu’un effet est peu probable.
Effets secondaires
Le Prascend® est généralement bien toléré par les chevaux lorsqu’il est administré à des doses appropriées. Cependant, les chevaux peuvent présenter certains effets secondaires potentiels, comme des changements de comportement ou une diminution de l’appétit.
Certains chevaux perdent complètement l’appétit (anorexie) au début du traitement au mésylate de pergolide. Dans de tels cas, il est recommandé de cesser temporairement le traitement pendant 2 à 3 jours, après quoi la pergolide peut être réintroduit à une dose plus faible. [6]
Si votre cheval souffre de cet effet secondaire, consultez votre vétérinaire pour discuter de l’utilisation possible d’un adaptogène comme le jiaogulan. Le fait de commencer l’administration de ce supplément quelques jours avant l’introduction du médicament peut aider à réduire cet effet.
Les chevaux peuvent sembler abattus, déprimés ou léthargiques après le début du traitement à la pergolide. Cet impact sur l’humeur pourrait s’expliquer par des modifications de la signalisation de la dopamine dans le cerveau. Les effets secondaires disparaissent généralement entre 1 et 4 semaines.
D’autres effets secondaires plus rares ayant été rapportés incluent : [5]
- L’ataxie (perte de coordination)
- Des coliques
- De la diarrhée
- Une transpiration
Si vous remarquez des changements de comportement préoccupants chez votre cheval après le début du traitement à la pergolide, consultez votre vétérinaire. Un ajustement de la dose ou des mesures de soutien supplémentaires pourraient être recommandés.
Autres traitements pour le DPIP
Le Prascend® est le seul traitement approuvé pour la gestion du DPIP chez les chevaux. Toutefois, d’autres médicaments peuvent être recommandés par votre vétérinaire selon les besoins particuliers de votre cheval.
- Chlorhydrate de cyproheptadine : cet agoniste de la sérotonine est considéré comme moins efficace que la pergolide pour traiter le DPIP. [3][6]
- Trilostane : ce stéroïde synthétique inhibe une enzyme (3-bêta-hydroxystéroïde déshydrogénase) qui joue un rôle clé dans la production de cortisol. Il s’avère prometteur comme traitement pour la résistance à l’insuline dans le cadre du DPIP et peut aider à réduire les signes cliniques, notamment la laminite. Toutefois, d’autres hormones dont les taux sont élevés chez les chevaux souffant de DPIP peuvent aussi influencer la résistance à l’insuline sans être affectées par le trilostane. [3]
- Bromocriptine : cet agoniste des récepteurs de la dopamine a un mécanisme d’action similaire à celui de la pergolide, mais il est moins pratique en plus d’être difficile à obtenir. En raison de sa faible biodisponibilité orale, il est souvent administré plusieurs fois par jour par injection sous-cutanée. Dans l’UE, il est administré par voie orale deux fois par jour.
- Traitement combiné : certains chevaux atteints de DPIP qui ne répondent pas bien aux doses recommandées de pergolide peuvent bénéficier d’un traitement multimodal combinant plusieurs traitements. La pergolide et la cyproheptadine sont souvent administrées ensemble pour traiter les cas avancés de DPIP. [6] Toutefois, aucune preuve ne démontre que cette combinaison est plus efficace.
Soutien nutritionnel pour les chevaux atteints du DPIP
Bien que l’alimentation seule ne puisse pas traiter le DPIP, un régime alimentaire à base de fourrage fournissant des quantités suffisantes de vitamines et de minéraux peut contribuer à la santé globale des chevaux atteints de cette maladie.
Ces chevaux bénéficient d’un régime alimentaire pauvre en sucres et en amidons, également appelés glucides hydrolysables (GH). On recommande d’éviter les céréales riches en énergie afin de réduire le risque de dysfonctionnement métabolique et de laminite.
Pour en savoir plus sur l’alimentation des chevaux atteints de DPIP, consultez notre guide sur le sujet..
Gattilier
Le gattilier (Vitex agnus-castus) est un supplément à base de plantes utilisé pour favoriser l’équilibre hormonal chez les chevaux aux premiers stades du DPIP. On pense que le gattilier influence l’activité de la dopamine dans le cerveau. [13]
Des études suggèrent que le gattilier pourrait atténuer certains symptômes couramment observés chez les chevaux atteints de DPIP, comme une pousse excessive de poils et une mue anormale. [13]
Bien que le gattilier puisse avoir certains effets bénéfiques chez les chevaux atteints du DPIP, il n’a pas la capacité de faire baisser les niveaux d’ACTH comme le fait la pergolide. Pour cette raison, la pergolide est plus efficace pour la gestion des cas avancés de DPIP. Le gattilier et la pergolide ne doivent pas être administrés ensemble en raison du risque d’interférence avec l’action de la pergolide.
Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur le mésylate de pergolide chez les chevaux :
Le mésylate de pergolide est utilisé pour gérer la dysfonction de la pars intermedia de l’hypophyse chez les chevaux, auparavant appelée maladie de Cushing équine. Ce trouble hormonal progressif est plus fréquent chez les chevaux âgés et peut entraîner une croissance anormale du poil, une mauvaise mue, une fonte musculaire, une fourbure, une soif excessive et des infections fréquentes. Le pergolide aide à contrôler la maladie plutôt qu’à la guérir. Il est utilisé pour améliorer les signes cliniques et soutenir la gestion à long terme des chevaux atteints. [1][3][4]
Le mésylate de pergolide agit comme un agoniste de la dopamine, ce qui signifie qu’il imite les effets de la dopamine dans le cerveau. Les chevaux atteints de dysfonction de la pars intermedia de l’hypophyse perdent le contrôle dopaminergique de l’hypophyse, ce qui entraîne une production excessive d’hormone adrénocorticotrope. Le pergolide aide à supprimer cette libération hormonale anormale et à améliorer l’équilibre hormonal général. Cela peut réduire les symptômes et contribuer à ralentir la progression de la maladie. [1][4][5]
Les signes de dysfonction de la pars intermedia de l’hypophyse qui peuvent s’améliorer avec le pergolide comprennent une croissance excessive du poil, une mue retardée, une répartition anormale des graisses, une fonte musculaire, une soif excessive et des mictions fréquentes. Le pergolide peut également améliorer l’état corporel, augmenter le niveau d’énergie et favoriser une croissance plus normale du poil. Chez de nombreux chevaux, ces changements deviennent plus visibles avec le temps plutôt qu’immédiatement. L’amélioration des signes cliniques constitue l’un des principaux objectifs du traitement. [6][9]
Le mésylate de pergolide est considéré comme efficace chez de nombreux chevaux atteints de dysfonction de la pars intermedia de l’hypophyse, bien que les taux de réponse varient. Les résultats rapportés suggèrent que de 75 à 100 % des chevaux traités présentent une amélioration des symptômes, une étude ayant rapporté un taux de succès de 76,1 %. Malgré cela, certains chevaux ont besoin d’ajustements de dose ou d’une gestion plus avancée pour obtenir un bon contrôle de la maladie. [2][3][9]
Le pergolide peut prendre du temps avant de produire tous ses bienfaits cliniques chez les chevaux atteints de dysfonction de la pars intermedia de l’hypophyse. Une amélioration des signes comme une croissance excessive du poil, une mue retardée, une fonte musculaire, une soif excessive et des mictions fréquentes est souvent observée dans les 3 à 6 mois suivant le début du traitement. Certains changements hormonaux peuvent survenir plus tôt, mais une amélioration visible de l’état corporel et du pelage prend généralement plus de temps. Les propriétaires doivent s’attendre à un suivi et à faire preuve de patience plutôt qu’à obtenir des résultats immédiats. [9]
Le mésylate de pergolide est administré par voie orale aux chevaux sous forme de comprimés. Le comprimé peut être placé directement dans la bouche du cheval ou mélangé à la nourriture, bien que ces petits comprimés puissent facilement se perdre dans la ration ou la litière. Certains propriétaires dissolvent le comprimé dans de l’eau et ajoutent ensuite la solution à une ration mouillée ou l’administrent à l’aide d’une seringue dans la bouche du cheval. L’objectif est de s’assurer que la dose complète est réellement consommée. [5]
Si un cheval refuse de manger les comprimés de Prascend®, les propriétaires peuvent essayer de dissimuler le médicament dans des gâteries faibles en sucre, des capsules ou une petite quantité d’aliment appétent faible en sucre. Certains propriétaires dissolvent également les comprimés de pergolide dans de l’eau et ajoutent ensuite la solution à une ration mouillée ou l’administrent à l’aide d’une seringue dans la bouche du cheval. Cela peut rendre l’administration plus fiable puisque les comprimés sont petits et faciles à manquer dans une ration régulière. Les propriétaires devraient consulter leur vétérinaire si l’administration demeure difficile. [5]
Si vous oubliez une dose de pergolide, administrez-la dès que vous vous en souvenez, à condition que ce ne soit pas trop près de la prochaine dose prévue. Vous ne devez pas administrer une double dose de pergolide pour compenser une dose oubliée. Le maintien d’un horaire aussi régulier que possible aide à conserver un contrôle stable de la maladie. Si les oublis de dose surviennent fréquemment, il vaut la peine d’en discuter avec votre vétérinaire afin d’établir un plan d’administration pratique. [5]
Les effets secondaires qui peuvent apparaître lorsqu’un cheval commence un traitement au pergolide comprennent une diminution de l’appétit, de l’abattement, de la dépression ou de la léthargie. Certains chevaux présentent une perte complète d’appétit au début du traitement, et il s’agit de l’un des problèmes précoces les mieux connus. Parmi les effets secondaires rarement rapportés figurent une perte de coordination, des coliques, de la diarrhée et de la transpiration. Plusieurs des changements d’humeur et d’appétit sont temporaires et s’améliorent souvent dans un délai de 1 à 4 semaines. [5][6]
L’administration de pergolide aux juments gestantes, aux juments allaitantes ou aux jeunes chevaux peut comporter des risques puisque les recherches menées auprès de ces groupes sont limitées. Le pergolide ne devrait être utilisé chez les juments gestantes ou allaitantes que si les bénéfices l’emportent sur les risques et qu’un vétérinaire le recommande. Les chevaux âgés de moins de 2 ans ne devraient pas recevoir de pergolide, sauf sur indication spécifique d’un vétérinaire. Dans ces situations, une supervision vétérinaire étroite est particulièrement importante. [5]
Les chevaux présentant une sensibilité connue au mésylate de pergolide ou à d’autres substances dérivées de l’ergot ne devraient pas recevoir de pergolide. Le pergolide ne devrait pas non plus être utilisé en même temps que des médicaments antagonistes de la dopamine comme l’acépromazine, le sulpiride, la dompéridone ou la perphénazine, puisque ces médicaments ont des effets opposés. Les chevaux appartenant à des catégories particulières, comme les juments gestantes ou les chevaux de moins de 2 ans, nécessitent également une prudence accrue. L’examen de la liste complète des médicaments du cheval par un vétérinaire constitue une étape importante pour une utilisation sécuritaire. [5][12]
Le pergolide ne guérit pas la dysfonction de la pars intermedia de l’hypophyse chez les chevaux. La dysfonction de la pars intermedia de l’hypophyse est une affection neurodégénérative progressive pour laquelle aucun traitement curatif n’est connu. Le pergolide est utilisé pour gérer les symptômes, améliorer le contrôle hormonal et contribuer à ralentir l’évolution de la maladie. Un traitement et un suivi continus sont généralement nécessaires à long terme. [1]
Le pergolide est le seul traitement approuvé pour la dysfonction de la pars intermedia de l’hypophyse chez les chevaux. Prascend® est le seul traitement approuvé par la Food and Drug Administration pour cette affection. D’autres médicaments peuvent parfois être envisagés dans des cas particuliers, mais ils ne sont pas approuvés comme traitements de première intention de la même manière. C’est l’une des raisons pour lesquelles le pergolide est l’option médicale standard pour les cas confirmés de dysfonction de la pars intermedia de l’hypophyse. [1][4]
L’alimentation ne peut pas remplacer le pergolide chez les chevaux atteints de dysfonction de la pars intermedia de l’hypophyse, bien que la nutrition demeure une composante importante de la gestion de cette affection. Une alimentation à base de fourrages faible en sucres et en amidon peut aider à soutenir la santé générale et à réduire le risque de fourbure et de troubles métaboliques, mais l’alimentation seule ne traite pas la maladie. Une bonne nutrition complète le traitement médicamenteux plutôt que de le remplacer. Les chevaux atteints de dysfonction de la pars intermedia de l’hypophyse obtiennent généralement les meilleurs résultats grâce à une combinaison de soutien médical et de gestion adaptée. [1]
Résumé
- Le mésylate de pergolide (Prascend®) est un médicament agoniste de la dopamine utilisé pour traiter le dysfonctionnement de la pars intermedia de la glande pituitaire (DPIP) chez les chevaux.
- L'administration quotidienne de pergolide peut aider à gérer les symptômes associés au DPIP, tels qu’un pelage anormal, une soif et une miction accrues, une perte de poids et une atrophie musculaire.
- Consultez votre vétérinaire pour déterminer la posologie de pergolide appropriée pour votre cheval.
- La pergolide est généralement bien tolérée, mais peut provoquer des effets secondaires comme une diminution de l’appétit. Ces réactions indésirables peuvent généralement être gérées en commençant avec une dose plus faible et en l'augmentant progressivement
- Les chevaux atteints de DPIP bénéficient d’une approche de traitement holistique, incluant des ajustements alimentaires pour soutenir leur santé globale.
Références
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