Tout propriétaire de cheval a déjà eu affaire à un cheval effrayé à un moment ou un autre. Gérer la réaction de fuite très développée des chevaux est fondamental pour l’entraînement.
Bien qu’on s’attende à ce que tous les chevaux soient craintifs jusqu’à un certain point, certains d’entre eux sont parfois particulièrement sensibles, ce qui peut représenter un défi pour les entraîneurs et les soigneurs.
Ce comportement peut être difficile à gérer pour les manieurs, mais il existe diverses techniques qui peuvent aider à gérer et à réduire ces réactions. En comprenant bien les facteurs comportementaux qui contribuent à la peur chez les chevaux, les manieurs et les entraîneurs peuvent calmement guider leurs partenaires équins vers le succès autant dans le sport, le travail que les loisirs.
La peur chez les chevaux
Lorsqu’on parle d’un cheval craintif (le terme anglais spook est fréquemment employé), on fait généralement référence à des réactions soudaines et souvent exagérées face à une menace perçue. La peur peut se manifester de plusieurs façons différentes dans le comportement du cheval, incluant :
- Un cheval qui s’enfuit rapidement
- Un cheval qui tourne rapidement sur lui-même
- Un cheval qui saute
- Un cheval qui fige sur place
La peur est un comportement naturel des chevaux qui émane de l’instinct de survie des chevaux. En tant qu’animaux de proie, les chevaux sont plus susceptibles de fuir ou de figer plutôt que d’affronter activement le danger.
Lorsqu’un cheval perçoit une menace, la branche sympathique de son système nerveux autonome (SNA) s’active, déclenchant la réaction de « combat ou fuite ». Ce mécanisme est commun à tous les animaux ; l’aspect qui diffère est ce qui résulte de cette « peur ». [1][2]
L’activation du SNA entraîne une augmentation rapide de la fréquence cardiaque, de la pression artérielle et des niveaux d’adrénaline, ce qui prépare le cheval à réagir et à fuir rapidement. À l’état sauvage, cette réponse est essentielle pour échapper efficacement aux prédateurs. Cependant, dans un contexte domestique, cette même réponse peut entraîner des blessures pour le cheval et son manieur. [1][2]
Types de réactions de peur
Lorsqu’un cheval est effrayé, sa réaction peut prendre différentes formes selon la situation et son tempérament naturel. Les types de réactions reliées à la peur incluent :
- La fuite : le cheval peut soudainement s’emballer, s’enfuir ou tourner sur lui-même pour tenter d’échapper à la menace perçue
- L’immobilisation/le figement : dans certains cas, un cheval peut figer sur place lorsqu’il est effrayé. Cette réponse se produit lorsque le cheval perçoit la menace comme étant trop près ou trop stupéfiante pour s’échapper
- Le combat : plus rarement, certains chevaux peuvent opter pour une réponse de combat lorsqu’ils se sentent piégés ou incapables de fuir. Cette réponse peut impliquer de ruer, de se cabrer ou de donner des coups de pied vers la menace perçue
Perception équine
Il est utile de comprendre comment les chevaux perçoivent le monde qui les entoure afin de comprendre pourquoi ils ont tendance à être craintifs. Les chevaux ont un ensemble unique de capacités sensorielles qui diffèrent considérablement de celles des humains. En prenant en compte le point de vue équin, les manieurs peuvent prendre des décisions d’entraînement efficaces afin de garantir le succès du duo cheval-humain.
Vision et perception visuelle
Les chevaux ont un champ de vision très large. En tant qu’animal de proie, ils ont évolué pour balayer rapidement leur environnement en utilisant leur excellente vision périphérique.
Chacun de leurs yeux offre un champ de vision monoculaire d’environ 200 degrés et, ensemble, les deux yeux offrent un champ de vision binoculaire d’environ 70 degrés. Cela donne aux chevaux un champ de vision qui s’étend entre 345 et 355 degrés, ne laissant que 5 à 15 degrés d’angles morts combinés. En comparaison, les humains ont un champ de vision binoculaire d’environ 180 degrés. [2][3][4]
Angles morts
Les manieurs humains doivent comprendre et s’adapter aux angles morts des chevaux pour garantir la sécurité des deux parties.
Les angles morts des chevaux incluent : [2][3][4]
- La zone directement derrière leur queue
- Juste derrière le cou (garrot)
- Directement devant le front
- Sous le nez
En raison de la dépendance des chevaux à leur vision monoculaire, il est important de présenter les stimuli des deux côtés du corps du cheval. Il est intéressant de noter que si un cheval est à l’aise avec quelque chose d’un côté, cela ne signifie pas automatiquement qu’il le sera de l’autre côté. Les chevaux peuvent être effrayés lorsqu’un objet passe d’un champ de vision à l’autre. [2][3][4]
Par exemple, un scénario commun menant à un cheval effrayé est lorsqu’un chien court pour suivre le cheval. Si le chien passe du côté droit au côté gauche du cheval de manière inattendue, ce dernier peut avoir peur. Cela souligne l’importance d’un entraînement intégré lorsqu’on travaille avec plusieurs espèces animales, afin que tous les participants soient familiers et à l’aise avec le comportement des autres avant de travailler ensemble.
Vision nocturne et conditions de faible luminosité
Un autre aspect important de la vision des chevaux est leur réaction aux changements soudains de luminosité. Les chevaux ont évolué pour conserver une bonne vision dans des conditions de faible luminosité grâce au tapetum lucidum, une couche réfléchissante dans leurs yeux qui améliore la vision dans l’obscurité. [2][3][4]
Bien que cette adaptation permette aux chevaux de mieux voir dans l’obscurité par rapport aux humains, leurs pupilles ne sont pas bien adaptées aux transitions rapides entre les environnements clairs et sombres. Cela explique pourquoi les chevaux peuvent sembler réticents ou craintifs lorsqu’ils entrent dans des endroits sombres pendant le jour, comme les remorques. [2][3][4]
Détection des mouvements
En tant qu’animaux de proie, les chevaux sont très doués pour détecter les mouvements, en particulier les mouvements rapides. Un mouvement rapide, comme un cerf ou un oiseau passant soudainement dans le champ de vision du cheval, peut l’effrayer.
Cette réaction peut amener le cheval à changer de direction ou à tenter de fuir, car son instinct naturel est d’éviter les menaces potentielles. [2][3][4]
Perception des couleurs
La perception des couleurs chez les chevaux peut également jouer un rôle dans la peur. Il existe des preuves que les chevaux sont capables de distinguer les couleurs suivantes : [4]
- Jaune
- Orange
- Bleu
- Vert
En revanche, les chevaux semblent avoir du mal à distinguer la couleur rouge. [4]
Ces conclusions peuvent aider à éviter la peur dans certains scénarios, notamment lorsque les chevaux doivent suivre un parcours balisé, comme lors du saut d’obstacles ou du concours complet. En choisissant des drapeaux, des barres et des obstacles affichant des couleurs que les chevaux peuvent clairement distinguer, ils sont moins susceptibles d’avoir peur et de refuser un saut.
Perception auditive
Les chevaux ont une ouïe extrêmement sensible et sont capables de détecter des sons à des fréquences supérieures à celles perçues par les humains. De plus, les chevaux possèdent les oreilles les plus mobiles de tous les animaux domestiques. Ils peuvent orienter leurs oreilles dans la direction d’où provient un son, leur permettant d’en localiser le point d’origine précise. [2][4][5]
Au-delà de leur capacité à détecter une large gamme de fréquences audibles, les chevaux peuvent percevoir des fréquences très basses à travers leurs sabots et leurs dents. Ils sont même capables de capter des vibrations générées à des kilomètres de distance. [2][4][5]
Cette perception auditive accrue rend les chevaux beaucoup plus sensibles aux bruits forts que les humains. Tous les éléments suivants représentent des causes potiellement courantes menant un cheval à avoir peur:
- Des coups de feu
- Des tracteurs
- Le tonnerre
- Des feux d’artifice
- Une circulation dense
- Des véhicules bruyants
Cette sensibilité au son signifie que l’utilisation d’une voix forte lorsqu’on donne des instructions à un cheval n’est pas seulement inutile, mais que cela peut être contre-productif pour un entraînement efficace. [2][4][5]
Perception tactile
Les chevaux sont très sensibles au toucher, certaines zones étant particulièrement sensibles, notamment : [2]
- Le visage
- Le ventre
- La couronne
- La face interne des membres
Cette sensibilité accrue explique pourquoi les chevaux préfèrent les caresses douces plutôt que les chatouillements ou les tapes. De plus, ils réagissent mieux à une pression constante qu’à une pression intermittente, qui peut provoquer de l’irritation et de l’anxiété. [2]
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Qu’est-ce qui améne un cheval à avoir peur?
Compte tenu de leurs capacités sensorielles et de leur instinct de survie, il existe de nombreux déclencheurs pouvant effrayer les chevaux. Comprendre ces déclencheurs potentiels peut aider les propriétaires et les soigneurs à anticiper et à gérer les réactions de peur.
Bruits
Les chevaux sont particulièrement sensibles aux bruits soudains, surtout s’ils proviennent d’une direction ou d’une source inattendue. Cela peut inclure les pétarades d’une voiture, un mouvement soudain dans les buissons ou le tonnerre.
L’instinct du cheval est de réagir d’abord et d’évaluer la situation ensuite, ce qui entraîne souvent une réaction de frayeur. Il s’agit d’une réaction normale intrinsèquement liée à son instinct de survie. Bien que certains bruits environnementaux soient inévitables, il est souvent possible de minimiser les sons forts autour des chevaux, surtout lorsque les soigneurs sont à proximité. [2]
Objets
Des objets inconnus dans les enclos, les sentiers ou les box peuvent effrayer un cheval. Des modifications au niveau de l’aménagement de l’environnement d’un cheval ou la découverte d’un nouvel environnement peut entraîner une certaine crainte. [2]
Peur des prédateurs
Même si les chevaux domestiques sont généralement à l’abri des prédateurs, leur peur instinctive d’être chassés peut les amener à réagir à tout ce qu’ils perçoivent comme un danger potentiel.
Expériences négatives antérieures
Les chevaux se souviennent bien des expériences passées. S’ils ont eu une rencontre effrayante ou douloureuse avec un objet ou une situation spécifique, ils peuvent être effrayés lorsqu’ils y sont à nouveau confrontés.
Facteurs contributifs
Des signes de peur chez un cheval sont un indicateur clair que l’animal se sent en danger ou menacé. Plusieurs facteurs peuvent augmenter la probabilité qu’un cheval soit effrayé, notamment : [6]
- Son tempérament naturel : tout comme les humains, chaque cheval est unique et possède son propre tempérament. Certains chevaux sont naturellement plus réactifs, ce qui les rend plus susceptibles de sursauter.
- Une prédisposition liée à sa race : des études montrent que certaines races, telles que les Arabes, les Pur-sang, les Saddlebreds et les Tennessee Walking Horses, ont tendance à être plus réactives comparées à des races comme les Quarter Horses, les poneys et les Paints.
- Son âge et son expérience : des recherches suggèrent que les chevaux âgés de 11 à 15 ans peuvent devenir plus nerveux après une vente, un changement de propriétaire ou des modifications dans leur environnement. Ces transitions peuvent provoquer du stress, entraînant une réponse accrue aux stimuli.
- Son mode de vie et la façon dont il est géré : les chevaux sont des animaux très sociaux. Les chevaux isolés et incapables d’interagir avec d’autres chevaux peuvent développer des niveaux accrus de stress. À cause de cet état de vigilance élevé, les chevaux peuvent être susceptibles d’être effrayés facilement.
Désensibilisation
La gestion et la réduction des réactions de peur chez un cheval demande de la patience, de la compréhension ainsi qu’une connaissance des techniques d’entraînement les plus efficaces pour chaque cas.
La désensibilisation est un processus qui consiste à exposer un cheval aux stimuli qui ont tendance à déclencher une réaction chez lui et ce, de manière contrôlée et positive. L’objectif est d’aider le cheval à s’habituer à ces stimuli afin que ces derniers ne l’effraient plus.
Il existe six principales méthodes de désensibilisation : [7]
- La désensibilisation systématique
- Le contre-conditionnement
- Le conditionnement via l’approche
- Le mélange de stimuli
- Le masquage
- L’immersion
Désensibilisation systématique
La désensibilisation systématique est une technique de modification comportementale qui consiste à acclimater progressivement le cheval à un stimulus provoquant de l’excitation ou de l’anxiété.
La désensibilisation systématique doit être réalisée dans un environnement contrôlé où le cheval est exposé au stimulus à faible intensité. L’intensité du stimulus est augmentée progressivement une fois que le cheval ne montre plus de réaction au niveau précédent. [7]
L’objectif de la désensibilisation systématique est d’augmenter le seuil de tolérance du cheval au stimulus. Cette méthode est couramment utilisée pour les chevaux travaillant dans les services de police montée qui doivent tolérer des bruits tels que les sons de la circulation et les sirènes, ainsi que d’autres stimuli comme le feu, les drapeaux et les foules. [7]
Contre-conditionnement
Le contre-conditionnement consiste à conditionner le cheval à afficher une réponse souhaitée qui est incompatible avec un comportement indésirable. L’objectif est de remplacer la réaction non désirée par celle préférée. [7]
Cette technique est souvent utilisée conjointement avec la désensibilisation systématique. En entraînant un nouveau comportement à l’aide de récompenses positives (comme la nourriture) lorsque le cheval est exposé au stimulus problématique, le cheval apprend à associer ce stimulus à un résultat positif. Lorsque le nouveau comportement devient plus gratifiant, le comportement non désiré peut être réduit ou éliminé complètement.
Pour que cette méthode soit efficace, le nouveau comportement doit être incompatible avec le comportement de peur. Par exemple, enseigner à un cheval à toucher l’objet effrayant ou à rester immobile lorsqu’il s’en approche.
Conditionnement via l’approche
Le conditionnement via l’approche tire parti de la curiosité naturelle du cheval en lui permettant d’approcher lentement des objets inconnus au fur et à mesure que l’objet recule. [7]
Dans cette méthode, le soigneur ou le cavalier dirige le cheval vers l’objet (le stimulus), puis demande au cheval de s’arrêter dès qu’il montre des signes de peur. Une fois arrêté, l’objet est éloigné. Ce processus est répété jusqu’à ce que le cheval s’approche le plus près possible sans être effrayé. [7]
Mélange de stimuli
Le mélange de stimuli consiste à présenter le stimulus aversif en conjonction avec un stimulus familier et non menaçant ayant des propriétés similaires. Au fil du temps, le stimulus familier et non menaçant est réduit et finalement retiré, conduisant à la désensibilisation du cheval. [7]
Par exemple, un cheval peut avoir peur pendant la tonte mais être à l’aise avec le pansage régulier. En alternant le bruit et éventuellement la sensation tactile de la tonte avec le stimulus des séances de pansage régulières, on peut finalement désensibiliser le cheval à la tonte.
Le masquage
Cette méthode fonctionne en présentant deux stimuli simultanément, encourageant le cheval à s’habituer d’abord à celui qui est moins important. [7]
Un cheval ne peut pas répondre à deux stimuli à la fois. Cette méthode fonctionne en gardant l’attention du cheval sur le stimulus non effrayant pendant que celui qui est effrayant est introduit progressivement.
Généralement, cela se fait en demandant au cheval d’avancer et de reculer pendant que l’objet effrayant est rapproché du cheval par un deuxième manieur.
À mesure que la peur du cheval augmente, il devient moins réactif aux signaux des rênes ou de la longe, se concentrant plutôt sur le stimulus effrayant. Lorsque cela se produit, le stimulus ne doit pas être rapproché davantage tant que le cheval ne répond plus aux signaux légers en avançant et en reculant, indiquant qu’il prête plus attention aux signaux des rênes ou de la longe qu’au stimulus effrayant.
Ce processus peut être répété jusqu’à ce que le cheval ne priorise plus sa réaction au stimulus effrayant par rapport aux signaux du manieur.
L’immersion
L’immersion, aussi connue sous le nom anglais flooding, consiste à maintenir le cheval dans une situation qu’il craint et à empêcher les comportements d’évitement jusqu’à ce que la résistance du cheval diminue. [7]
Contrairement à la désensibilisation systématique, au contre-conditionnement et au masquage, l’immersion ne comporte pas d’exposition graduelle au stimulus négatif.
Cette méthode a soulevé de nombreuses préoccupations en matière de bien-être dans la communauté équestre. Si la procédure est mal synchronisée et que le stimulus est retiré trop tôt, la méthode équivaut essentiellement à un renforcement négatif, ce qui peut renforcer la réaction de peur du cheval au lieu de la réduire. Une autre critique est que le cheval retenu risque de développer une résignation acquise; c’est pour cette raison que cette méthode n’est pas recommandée par les experts en bien-être équin, les vétérinaires ou les comportementalistes. [7]
Gestion
Lorsqu’un cheval est effrayé, il est essentiel pour le cavalier de rester calme. Les chevaux captent les émotions humaines et la peur ou l’agitation du manieur peut aggraver la situation.
Les comportementalistes et autres experts déconseillent de punir un cheval qui a peur, car la punition entraîne une augmentation de la peur et de l’anxiété, ce qui mène à un cheval qui sursaute plus fréquemment et de manière plus intense. La recommandation actuelle est de reconnaître la peur du cheval et d’essayer de le calmer en utilisant une voix douce et un toucher léger.
Bien que le niveau de tolérance de nombreux chevaux puisse être amélioré avec l’entraînement, la gestion à long terme d’un cheval craintif implique plusieurs aspects à considérer en dehors des programmes de désensibilisation. Ceux-ci incluent : [6][8]
- Une routine et de la constance : une routine constante en ce qui a trait à l’alimentation, l’exercice et la manipulation peut aider à réduire les niveaux d’anxiété globaux d’un cheval, réduisant ainsi la probabilité qu’il soit craintif.
- Bâtir sa confiance : un cheval confiant est moins susceptible de percevoir chaque nouvelle expérience comme une menace potentielle. Travailler sur la confiance du cheval via un entraînement régulier et une exposition à de nouveaux environnements peut l’aider à avoir moins peur.
- La socialisation : les chevaux sont des animaux sociaux et trouvent du réconfort en présence d’autres chevaux. Il est essentiel de vous assurer que votre cheval ait des occasions d’interagir avec d’autres chevaux dès son plus jeune âge. L’isolement social, quant à lui, peut augmenter l’anxiété du cheval et le rendre plus enclin à être facilement effrayé.
- L’exercice : l’exercice régulier est bénéfique pour les chevaux, non seulement au niveau physique mais aussi mental. L’exercice régulier aide à brûler l’excès d’énergie qui pourrait contribuer à un comportement anxieux ou craintif.
- Une alimentation équilibrée : le régime alimentaire d’un cheval peut influencer son tempérament. Une alimentation équilibrée, avec des niveaux appropriés de fibres, de protéines, de vitamines et de minéraux, peut contribuer à un tempérament plus stable. Un régime riche en sucres et en amidons peut entraîner une augmentation des niveaux d’énergie et de l’excitabilité, rendant les chevaux plus enclins à sursauter. Offrir un régime équilibré à base de fourrage est une étape proactive dans la gestion du tempérament. Si vous ne savez pas si votre cheval reçoit tout ce dont il a besoin, consultez un de nos nutritionnistes équins qualifiés pour une évaluation gratuite de son régime alimentaire.
Foire aux questions
Voici quelques questions fréquemment posées au sujet des sursauts chez les chevaux :
Les sursauts soudains proviennent souvent de mouvements rapides en périphérie, de bruits brusques, de changements marqués de la lumière à l’ombre, d’objets ou d’odeurs inconnus, d’une brève séparation d’un compagnon, et même de la tension du cavalier. Avec une vision de près de 350°, de petits angles morts et une grande sensibilité au mouvement et aux sons, un chien qui change de côté, une bâche qui claque au vent ou l’ombre d’une porte peut déclencher une réaction de fuite instinctive.
Lorsqu’un cheval sursaute sous la selle, la réaction immédiate la plus sécuritaire est de s’asseoir profondément, d’expirer, de garder les mains basses et souples, et d’installer une légère flexion ou un petit cercle pour rétablir le rythme. Laissez le cheval regarder brièvement, puis redirigez-le avec une tâche simple (huit de chiffre, transitions). Évitez de tirer brusquement ou de réprimander; utilisez un arrêt à une rêne ou mettez pied à terre si l’espace ou le contrôle est limité.
Pour préparer un cheval peureux à de nouveaux environnements comme les sentiers ou les concours, développez sa confiance à la maison grâce à un travail au sol constant, une désensibilisation progressive aux images et aux sons, et des exercices avec la remorque. Le jour venu, arrivez tôt, marchez-le en main, permettez-lui de regarder de façon contrôlée, échauffez-vous dans un endroit tranquille, gardez des routines familières, amenez un compagnon calme si possible, et récompensez la détente.
Les sursauts liés à la douleur qui justifient un examen vétérinaire comprennent un changement soudain de comportement, le fait de secouer la tête, d’épingler les oreilles, une sensibilité au sanglage, une douleur au dos, des trébuchements ou une foulée irrégulière, une résistance dans une allure précise, une baisse de performance, et des problèmes lors du harnachement ou de la montée en selle.
Résumé
Un cheval effrayé aura une réaction soudaine et souvent exagérée à des menaces perçues; il pourrait, par exemple, s'enfuir, tourner sur lui-même ou figer. Naissant des instincts de survie du cheval, ce type de réaction déclenche chez lui la réponse de « combat ou fuite ».
- Les chevaux ont un large champ de vision et une ouïe sensible, capables de détecter une large gamme de fréquences et de sons.
- Les chevaux peuvent sursauter en réponse à des bruits soudains, des objets inconnus ou des changements dans leur environnement.
- Une gestion efficace implique des techniques de désensibilisation telles que la désensibilisation systématique, le contre-conditionnement ou le conditionnement d'approche.
- Les stratégies à long terme incluent de maintenir une routine constante, de bâtir la confiance du cheval, de lui permettre de socialiser, de faire de l'exercice régulier et de lui offrir une alimentation adéquate pour réduire l'anxiété et améliorer son tempérament et son bien-être général.
Références
- McGreevy, P. and Christensen, J. W. Stress and Fear Response. Equitation Science. Second Edition. John Wiley & Sons Ltd. 2018.
- Hill, C. How to Think like a Horse: The Essential Handbook for Understanding Why Horses Do What They Do. Storey Pub, North Adams, MA. 2006.
- Vision in the Equine. Equine Science.
- Merkies, K. and Franzin, O. Enhanced Understanding of Horse–Human Interactions to Optimize Welfare. Animals. 2021. View Summary
- The Horse’s Ears and Hearing. Equine Science.
- Sackman, J. E. and Houpt, K. A. Equine Personality: Association With Breed, Use, and Husbandry Factors. Journal of Equine Veterinary Science. 2019. View Summary
- McLean, A. N. and Christensen, J. W. The Application of Learning Theory in Horse Training. Applied Animal Behaviour Science. 2017.
- Zeitler-Feicht, M. H. Horse Behaviour Explained, Origins, Treatment and Prevention of Problems. CRC Press, Taylor & Francis Group. 2004.










