Le cabrage chez les chevaux est l’un des comportements équins les plus dangereux pouvant survenir pendant la manipulation ou l’équitation. Lorsqu’un cheval soulève ses membres antérieurs du sol, le cavalier peut perdre l’équilibre et tomber, et le cheval peut également perdre l’équilibre et basculer vers l’arrière, exposant le cheval et le cavalier à un risque de blessure grave. [1]
Bien que le cabrage soit souvent considéré comme un problème de comportement ou d’entraînement, il peut également être le signe de problèmes sous-jacents. Les chevaux peuvent se cabrer en réaction à la douleur, à la peur, à la frustration, à la confusion ou à un conflit avec le cavalier ou la personne qui les manipule. Dans de nombreux cas, le cabrage survient lorsqu’un cheval se sent incapable d’avancer ou d’échapper à une situation qu’il trouve inconfortable. [2][3]
Comme le cabrage peut avoir de graves conséquences sur la sécurité, il est important de déterminer et de traiter la cause sous-jacente plutôt que de simplement tenter de supprimer le comportement. Poursuivez votre lecture pour découvrir pourquoi les chevaux se cabrent, comment reconnaître les déclencheurs courants et quelles mesures vous pouvez prendre pour gérer et prévenir le cabrage en toute sécurité.
Le cabrage chez les chevaux
Le cabrage est un comportement équin naturel au cours duquel un cheval soulève son avant-main du sol et transfère son poids sur ses membres postérieurs. Ce comportement peut aller d’un bref soulèvement des membres antérieurs à un cabré presque vertical.
En tant qu’animaux de proie, les chevaux comptent naturellement sur le mouvement pour éviter les menaces. Lorsque le mouvement vers l’avant est bloqué, certains chevaux peuvent plutôt réagir en se cabrant. L’inconfort physique, un équipement mal ajusté, des signaux d’entraînement imprécis et des situations stressantes peuvent également contribuer à ce comportement. [3][4][5]
Dans les contextes sociaux, les chevaux peuvent se cabrer pendant le jeu, les confrontations défensives et d’autres interactions. Les jeunes chevaux se cabrent souvent lorsqu’ils jouent avec leurs congénères du troupeau, tandis que les chevaux adultes peuvent se cabrer lors de conflits liés aux ressources ou au statut social. [1][6][7]
Le cabrage est une forme de communication comportementale que les chevaux utilisent dans leur environnement naturel. Cependant, il devient préoccupant lorsqu’il survient pendant la manipulation, le travail au sol ou l’équitation. Contrairement aux ruades, qui impliquent souvent de s’éloigner d’une source d’inconfort, le cabrage survient fréquemment lorsqu’un cheval se sent incapable ou refuse d’avancer.
Parfois, les chevaux apprennent à se cabrer parce que ce comportement réussit à faire cesser la pression ou leur permet d’éviter une tâche. Si le fait de se cabrer produit systématiquement le résultat souhaité, ce comportement peut devenir une habitude acquise qui persiste même après la disparition du déclencheur initial. [3][8]
Bien qu’un cheval puisse occasionnellement se cabrer pendant le jeu ou sous l’effet de l’excitation, le fait de se cabrer de façon répétée lors d’interactions avec des personnes indique généralement un problème physique ou comportemental sous-jacent qui doit être examiné.
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Signes indiquant que votre cheval est sur le point de se cabrer
Un cheval se cabre souvent lorsqu’il se sent pris au piège, confus, effrayé, souffrant, frustré ou incapable d’avancer.
Dans de nombreux cas, ce comportement ne survient pas sans avertissement. Toutefois, dans certains cas, des changements subtils dans la posture, la tension et la réactivité peuvent apparaître avant que le cheval soulève ses membres antérieurs du sol.
Ces signes précurseurs sont importants, car ils donnent aux cavaliers et aux personnes qui manipulent le cheval la possibilité de cesser d’augmenter la pression, de rediriger le cheval de façon sécuritaire et d’évaluer ce qui pourrait provoquer cette réaction.
Un cheval qui menace de se cabrer à répétition ne doit pas être puni ni forcé à surmonter le problème. Les personnes qui le manipulent doivent plutôt tenter de comprendre le déclencheur afin de pouvoir intervenir par un entraînement proactif ou une investigation plus approfondie.
De nombreux chevaux présentent des signes avant-coureurs avant de se cabrer, notamment :
- Refus d’avancer
- Recul répété
- Mouvements brusques ou relèvement de la tête
- Muscles tendus
- Oreilles couchées vers l’arrière
- Fouaillement de la queue
Reconnaître ces signes peut aider les personnes qui manipulent le cheval à repérer les problèmes potentiels avant que le comportement s’aggrave.
Lorsque le cheval est monté, les signes avant-coureurs peuvent être plus subtils. Les signaux pouvant précéder un cabrer sous la selle comprennent :
- Sensation de légèreté de l’avant-main
- Hésitation lorsqu’on lui demande d’avancer
- Raideur contre le mors
- Déplacement latéral de l’arrière-main
- Résistance à la jambe
Si ces signes apparaissent, la réaction la plus sécuritaire consiste généralement à réduire la pression, à créer de l’espace et à éviter de tirer vers l’arrière sur les rênes ou la longe. Tirer contre un cheval qui songe déjà à se cabrer peut lui donner l’impression d’être davantage coincé et augmenter le risque que le comportement s’aggrave.
Tableau 1. Signes avant-coureurs du cabrage chez le cheval
| Signe avant-coureur | Ce qu’il peut indiquer | Réaction suggérée |
|---|---|---|
| Refus d’avancer |
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| Recul répété |
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| Mouvements brusques de la tête ou port de tête relevé |
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| Muscles tendus |
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| Oreilles plaquées |
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| Fouaillement de la queue |
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| Grattage du sol |
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| Hésitation ou regard écarquillé et alerte |
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Causes du cabrage chez le cheval
Pour corriger efficacement le cabrage, il est important de comprendre ce qui provoque ce comportement au moment où il se produit. Les causes du cabrage chez les chevaux se divisent généralement en deux catégories :
- Causes physiques
- Causes comportementales
Dans les deux cas, il est essentiel de déterminer le déclencheur et de traiter la cause sous-jacente. Le cabrage peut rapidement devenir un comportement appris s’il permet régulièrement au cheval d’éviter une pression, d’échapper à une situation inconfortable ou d’obtenir le résultat souhaité.
Causes physiques du cabrage
Il est essentiel de déterminer les causes physiques du cabrage, car cette réaction peut indiquer que votre cheval ressent de la douleur ou de l’inconfort.
Des examens vétérinaires réguliers, des soins dentaires, des évaluations de l’ajustement de la selle et des visites régulières du maréchal-ferrant peuvent aider à détecter les problèmes sous-jacents avant qu’ils ne contribuent à des comportements d’évitement dangereux.
Douleur
La douleur est l’une des causes les plus courantes de comportements conflictuels, y compris le cabrage, chez les chevaux. Lorsque le mouvement vers l’avant devient inconfortable, certains chevaux réagissent en s’arrêtant, en reculant ou en se cabrant. [9]
Les affections musculosquelettiques touchant le dos, l’encolure, les membres, les pieds ou le bassin contribuent fréquemment au cabrage lié à la douleur. Des affections comme l’arthrite, le conflit des processus épineux, la dysfonction sacro-iliaque, les lésions des tissus mous ou la boiterie peuvent rendre les mouvements inconfortables et accroître la résistance pendant le travail. [10][11][12]
Les comportements liés à la douleur peuvent rapidement devenir des habitudes acquises. Si un cheval découvre que le fait de se cabrer soulage son inconfort ou met fin à une activité qu’il trouve désagréable, il peut continuer à adopter ce comportement même après la résolution de la source initiale de douleur.
Les signes indiquant que le cabrage peut être causé par la douleur comprennent :
- Réticence à avancer
- Résistance pendant le sellage ou la montée en selle
- Oreilles plaquées vers l’arrière
- Fouaillement de la queue
- Muscles tendus
- Changements dans les performances
- Mouvement irrégulier ou boiterie
Des signes subtils, comme de la raideur, des foulées raccourcies ou de la difficulté à s’incurver, peuvent également indiquer un inconfort.
Problèmes de harnachement & d’équipement
Lorsque les chevaux se cabrent en réaction au harnachement ou à l’équipement, ils tentent souvent d’éviter ou de fuir un inconfort. Des selles mal ajustées, une pression excessive de la sangle, des muserolles trop restrictives ou des mors inconfortables peuvent rendre les chevaux réticents à avancer et accroître leur résistance pendant le travail. [5][9][13]
Certains chevaux se cabrent peu après la montée en selle, tandis que d’autres réagissent pendant les transitions ou lorsqu’on leur demande d’effectuer des mouvements précis qui exercent une pression sur des zones sensibles. L’exposition répétée à un harnachement inconfortable peut créer des associations négatives avec l’équitation et augmenter la probabilité de comportements défensifs.
Autres causes liées à la santé
Des problèmes de santé généraux peuvent également contribuer au comportement de cabrage. Les ulcères gastriques, les problèmes de vision, les troubles neurologiques, les déséquilibres hormonaux et les maladies dentaires peuvent nuire au confort du cheval, à sa confiance ou à sa capacité à réagir adéquatement à son environnement. [4]
Les chevaux qui se sentent physiquement diminués ou incertains face à leur environnement peuvent être plus susceptibles de réagir de manière défensive lorsqu’ils sont confrontés à des situations stressantes. Les changements soudains de comportement, particulièrement lorsqu’ils s’accompagnent d’autres signes cliniques, justifient une évaluation vétérinaire. [5]
Quand appeler le vétérinaire
Comme le cabrage peut être lié à la douleur, à une maladie ou à des changements dans le confort physique, une évaluation vétérinaire est importante lorsque le comportement est nouveau, s’aggrave ou est difficile à expliquer. Un cheval qui commence soudainement à se cabrer ne doit pas être considéré comme simplement désobéissant avant que les causes physiques aient été envisagées.
Communiquez avec votre vétérinaire si le cabrage s’accompagne de signes cliniques ou de facteurs de risque croissants, notamment :
- Des changements soudains dans le comportement, l’attitude ou la performance
- Des signes de boiterie, de raideur, de douleur au dos ou de réticence à avancer
- De la résistance pendant le sellage, la montée en selle, la mise de la bride ou certains mouvements précis
- Une perte de poids, un manque d’appétit, des signes de colique, un inconfort dentaire ou d’autres changements cliniques
- Des cabrages répétés ou de plus en plus fréquents malgré des changements apportés à la manipulation, à l’équipement ou à l’entraînement
Un vétérinaire peut examiner votre cheval afin de détecter une douleur musculosquelettique, des problèmes dentaires, des ulcères gastriques, une maladie neurologique, des changements de la vision ou d’autres problèmes de santé. L’identification et la prise en charge des facteurs physiques contributifs peuvent améliorer la sécurité et aider à empêcher que le cabrage devienne une réaction renforcée.
Si le cheval présente un danger immédiat lorsqu’il est manipulé ou monté, cessez l’activité et demandez l’aide d’un professionnel avant de poursuivre. Les signes d’urgence, comme une colique grave, une boiterie aiguë, un effondrement, des signes neurologiques ou une blessure soupçonnée, nécessitent une intervention vétérinaire rapide.
Causes comportementales du cabrage
Le cabrage n’est pas toujours causé par la douleur ou un inconfort physique. De nombreux chevaux se cabrent en réaction à la peur, à la frustration, à la confusion ou à des expériences antérieures. Il est essentiel de comprendre ces déclencheurs comportementaux pour prévenir ce comportement et le gérer de façon sécuritaire. [14]
Réaction de peur ou de sursaut
Les chevaux sont des proies, ce qui signifie que les situations inconnues ou inattendues peuvent déclencher une réaction de peur. Lorsqu’un cheval se sent coincé ou incapable de s’éloigner d’une menace perçue, il peut se cabrer dans le cadre d’une réaction défensive. [15]
Les déclencheurs courants comprennent:: [16]
- Les environnements nouveaux
- Les bruits forts
- Les procédures vétérinaires
- L’embarquement dans une remorque
- L’exposition à des objets inconnus
Reconnaître les premiers signes de peur, comme la tension, un port de tête élevé, les yeux écarquillés ou l’hésitation, peut aider les personnes qui manipulent le cheval à intervenir avant que le comportement ne s’intensifie. [16]
Frustration & conflit lié à la restriction
Le cabrement survient souvent lorsqu’un cheval veut se déplacer dans une direction, mais se sent physiquement ou mentalement empêché de le faire. [15]
Ce type de conflit peut survenir pendant l’embarquement dans une remorque, lorsque le cheval est attaché, lorsqu’il est retenu loin des autres chevaux ou lorsque la pression des rênes l’empêche d’avancer. À mesure que la frustration augmente, certains chevaux peuvent se cabrer pour tenter de surmonter cette restriction. [17]
De nombreux chevaux qui se cabrent par frustration montrent d’abord des signes avant-coureurs, comme gratter le sol, reculer, secouer la tête ou présenter une tension musculaire.
Confusion ou signaux contradictoires
Certains chevaux se cabrent parce qu’ils ne comprennent pas ce qu’on leur demande. Des signaux contradictoires de la part du cavalier ou de la personne qui manipule le cheval peuvent créer de l’incertitude et empêcher le cheval de trouver la bonne réponse. [18][19]
Par exemple, un cavalier peut appliquer une pression avec les jambes pour encourager le cheval à avancer tout en maintenant simultanément un contact ferme avec les rênes qui limite le mouvement vers l’avant.
Lorsque les chevaux ne parviennent pas à trouver une solution, ils peuvent adopter des comportements d’évitement comme le cabrement. Des aides du cavalier claires et cohérentes peuvent aider à réduire ce type de conflit.
Comportement appris
Le cabrement peut devenir une habitude lorsqu’il est renforcé, intentionnellement ou non. Si un cheval se cabre et obtient un relâchement de la pression, ce comportement peut devenir plus susceptible de se reproduire à l’avenir.
Cela s’explique par le fait que les comportements sont renforcés lorsqu’ils entraînent systématiquement un résultat que le cheval trouve soulageant ou gratifiant. Avec le temps, les chevaux peuvent continuer à se cabrer même lorsque le déclencheur initial n’est plus présent. Comprendre la théorie de l’apprentissage équin peut aider les propriétaires et les entraîneurs à éviter de renforcer accidentellement des réactions dangereuses.
Que faire lorsque votre cheval se cabre
Que votre cheval se cabre sous la selle ou au sol, la sécurité est toujours la priorité absolue. Une fois la situation immédiate maîtrisée, l’étape suivante consiste à déterminer et à traiter la cause sous-jacente.
Il est important de comprendre le contexte dans lequel le cheval se cabre, car l’intervention la plus sécuritaire peut différer selon que le cheval est monté ou manipulé au sol.
Cheval qui se cabre sous la selle
Un cheval qui se cabre sous la selle peut être particulièrement dangereux en raison du risque qu’il perde l’équilibre et tombe à la renverse. Ce comportement peut être déclenché par la douleur, la peur, la frustration, la confusion ou un conflit entre le cheval et son cavalier.
1) Prioriser la sécurité
Avant de tenter de corriger ce comportement, veillez avant tout à assurer votre sécurité et celle de votre cheval.
Si votre cheval commence à montrer des signes avant-coureurs indiquant qu’il pourrait se cabrer, comme reculer, refuser d’avancer, secouer la tête ou devenir de plus en plus tendu, essayez de rediriger son attention avant que le comportement ne s’aggrave.
Si le cheval se cabre, restez aussi calme que possible et évitez de tirer vers l’arrière sur les rênes, car cela peut augmenter le risque qu’il perde l’équilibre. Une fois que ses quatre pieds sont de nouveau au sol, cherchez à l’encourager à avancer. [3][20]
Évitez de réagir par la force ou par des corrections sévères, car celles-ci peuvent accentuer la peur, la douleur ou la confusion et rendre le comportement plus difficile à corriger. Cherchez plutôt à déterminer et à traiter la cause sous-jacente du cabrage au moyen de soins vétérinaires, d’un entraînement ou de mesures de gestion appropriés. [3][20]
Si la situation vous semble dangereuse, descendez de cheval lorsqu’il est sécuritaire de le faire et demandez l’aide d’un professionnel avant de remonter.
2) Évaluer la situation
Repérer des tendances peut aider à déterminer ce qui déclenche le comportement. Demandez-vous si le cheval se cabre pendant des exercices précis, dans certains environnements, en présence d’autres chevaux ou après des changements apportés à l’équipement, à la gestion ou à l’entraînement.
L’observation du langage corporel de votre cheval avant et pendant le comportement peut également fournir de précieux indices. Consigner les moments et les endroits où il se cabre peut aider à repérer des tendances récurrentes.
3) Traiter la douleur ou l’inconfort
L’inconfort physique doit toujours faire l’objet d’une évaluation lorsqu’un cheval commence à se cabrer. Un vétérinaire peut rechercher une douleur musculosquelettique, une boiterie, une maladie dentaire, des ulcères gastriques ou d’autres problèmes de santé pouvant contribuer à des comportements de résistance ou d’évitement.
L’évaluation de l’ajustement de la selle, du confort du mors et de l’adéquation générale de l’équipement constitue également une partie importante de l’examen. Le fait de traiter rapidement les causes physiques peut empêcher le cabrer de devenir un comportement appris. [9][17]
4) Rétablir la confiance
Une fois les problèmes physiques pris en charge, concentrez-vous sur le rétablissement de la confiance du cheval et sur l’amélioration de sa compréhension grâce à un entraînement cohérent et à une communication claire. [21]
Utilisez des exercices simples qui favorisent un mouvement calme vers l’avant et récompensent les réactions détendues. Gardez les séances d’entraînement à un niveau gérable et évitez de pousser le cheval au-delà de son niveau actuel de compréhension ou de confort. De nombreux chevaux tirent profit d’un retour aux exercices fondamentaux de travail au sol et aux exercices de base montés avant de passer à des tâches plus difficiles. [22]
Le cabrer au sol
Le cabrer peut également survenir pendant la manipulation, le travail au sol, l’embarquement dans une remorque ou lorsque le cheval est mené en main. Dans ces situations, le comportement traduit souvent de la peur, de la frustration, de l’excitation ou un conflit plutôt que de l’agressivité.
De nombreux chevaux montrent des signes de tension croissante avant de se cabrer. Les signes précurseurs courants comprennent : [4][16]
- Reculer à répétition
- Gratter le sol
- Secouer la tête
- Augmentation de la tension musculaire
- Vocaliser
- Refuser d’avancer
Le fait de reconnaître ces signaux précoces peut permettre aux personnes qui manipulent le cheval de le rediriger avant que le comportement ne s’intensifie. [4][16]
Même lorsque le cabrage se produit au sol, un inconfort sous-jacent peut être en cause. Les causes physiques doivent toujours être écartées avant de se concentrer uniquement sur des solutions d’entraînement.
Stratégies de travail au sol
Un travail au sol efficace peut améliorer la communication, réduire la frustration et aider à empêcher le cabrage de devenir une réaction acquise.
Les stratégies utiles comprennent : [17][22][23]
- Utiliser des signaux calmes et constants pendant la manipulation et l’entraînement
- Récompenser les comportements détendus et attentifs
- Diviser les tâches difficiles en étapes plus petites et réalisables
- Introduire graduellement de nouveaux environnements et défis
- Assurer suffisamment de temps de sortie, d’exercice et d’interactions sociales
De nombreux chevaux se cabrent lorsqu’ils se sentent dépassés, frustrés ou incertains de ce qu’on leur demande. Des attentes claires, une progression graduelle et une manipulation sécuritaire et constante peuvent aider à renforcer la confiance et à réduire les conflits pendant l’entraînement et la gestion quotidienne.
Gérer le cabrage chez les chevaux en toute sécurité
Le cabrage chez les chevaux est un comportement sérieux qui doit toujours être abordé avec sécurité, patience et curiosité. Bien qu’il puisse sembler être un acte de défi, le cabrage reflète souvent de la douleur, de la peur, de la frustration, de la confusion ou une réaction acquise à la pression.
La première étape consiste à rechercher des tendances. Tenez compte du moment où le cabrage se produit, de ce qui se passe immédiatement avant et de la présence éventuelle de signes comme le refus d’avancer, le recul, la raideur, les mouvements brusques de la tête, les oreilles plaquées vers l’arrière ou une tension croissante.
La douleur et l’inconfort doivent toujours être écartés, surtout si le comportement est nouveau, s’aggrave ou est associé à des changements dans la performance, l’attitude, les mouvements, la pose de la selle ou la manipulation. Une évaluation vétérinaire, des soins dentaires, le soutien d’un maréchal-ferrant et une évaluation de l’ajustement de la selle peuvent tous être nécessaires avant de considérer ce comportement comme un problème d’entraînement. Le fait de traiter rapidement les causes physiques peut améliorer le bien-être et réduire le risque que le cabrage devienne une habitude répétée.
Une fois les problèmes de santé et d’équipement réglés, l’entraînement devrait mettre l’accent sur un mouvement calme vers l’avant, une communication claire et un renforcement progressif de la confiance. Le travail au sol, une manipulation constante et l’accompagnement d’un professionnel peuvent aider à rétablir la confiance et à réduire les conflits. Si un cheval présente un danger réel lorsqu’il est monté ou manipulé, mettez fin à la séance et demandez l’aide d’un vétérinaire, d’un entraîneur ou d’un spécialiste du comportement qualifié avant de poursuivre.
Avec la bonne approche, de nombreux cas de cabrage peuvent être gérés de façon plus sécuritaire. Le plan le plus efficace est celui qui protège les personnes concernées, favorise le confort physique et émotionnel du cheval et s’attaque à la cause sous-jacente plutôt que de simplement réagir au comportement lui-même.
Foire aux questions
Voici quelques questions fréquemment posées sur les raisons pour lesquelles les chevaux se cabrent :
Les chevaux se cabrent lorsqu’ils soulèvent leurs sabots antérieurs du sol et reportent leur poids sur leurs membres postérieurs. Cela peut se produire en raison de douleur, de peur, de frustration, de confusion, d’un conflit avec le cavalier ou le manipulateur, ou d’un comportement appris. Le cabrage survient souvent lorsqu’un cheval se sent incapable ou refuse d’avancer, surtout si le mouvement vers l’avant est inconfortable ou bloqué. Bien que le cabrage puisse se produire naturellement pendant le jeu ou les interactions sociales, des cabrages répétés pendant la manipulation ou l’équitation indiquent généralement un problème physique ou comportemental sous-jacent.
Un cheval peut se cabrer lorsqu’il est monté s’il ressent de la douleur, ne comprend pas les aides du cavalier, a peur, est frustré ou tente d’éviter une situation inconfortable. Les facteurs courants comprennent la douleur au dos, à l’encolure, aux membres, aux pieds ou au bassin, une selle mal ajustée, de l’équipement inconfortable, une forte pression sur les rênes ou des signaux imprécis qui demandent au cheval d’avancer tout en limitant son mouvement vers l’avant. Certains chevaux se cabrent peu après la mise en selle, pendant les transitions ou lorsqu’on leur demande d’effectuer des mouvements qui augmentent leur inconfort. Une évaluation vétérinaire, une vérification de l’équipement et le soutien d’un entraîneur qualifié peuvent aider à déterminer la cause avant que le comportement ne devienne plus dangereux.
Le cabrage n’est pas toujours un signe de douleur, mais la douleur est l’une des causes les plus importantes à exclure. Les chevaux peuvent aussi se cabrer en raison de peur, de frustration, de confusion, d’un conflit face à un obstacle, d’excitation ou d’un comportement d’évitement appris. Cependant, un inconfort au dos, à l’encolure, aux membres, aux pieds, au bassin, aux dents, au système digestif ou dans les zones en contact avec l’équipement peut rendre le mouvement vers l’avant difficile et accroître la résistance. Comme les causes physiques sont fréquentes, un cheval qui se cabre doit être évalué pour détecter toute douleur avant que ce comportement soit considéré uniquement comme un problème d’entraînement.
Les signes pouvant indiquer que le cabrage est causé par la douleur comprennent une réticence à avancer, de la résistance pendant la mise en selle ou le montoir, les oreilles plaquées, des mouvements brusques de la queue, des muscles tendus, des changements de performance, des mouvements irréguliers ou une boiterie. Certains chevaux présentent également des signes plus subtils, comme de la raideur, une foulée raccourcie, de la difficulté à s’incurver ou de l’inconfort pendant certains mouvements. Un cabrage lié à la douleur peut apparaître soudainement ou s’aggraver lorsqu’on demande au cheval de travailler davantage. Un vétérinaire peut aider à évaluer les douleurs musculosquelettiques, les maladies dentaires, les ulcères gastriques, les changements de vision, les problèmes neurologiques ou d’autres troubles de santé.
Les signes avant-coureurs indiquant qu’un cheval pourrait se cabrer comprennent le refus d’avancer, des reculs répétés, des mouvements brusques ou un relèvement de la tête, des muscles tendus, les oreilles plaquées, des mouvements brusques de la queue, le fait de gratter le sol, de l’hésitation ou des yeux écarquillés traduisant un état d’alerte. Certains chevaux peuvent également vocaliser, devenir rigides, distraits ou de plus en plus anxieux avant que le comportement ne s’intensifie. Reconnaître ces signes rapidement peut aider le cavalier ou le manipulateur à réduire la pression et à rediriger le cheval avant qu’il ne se cabre. Les signes avant-coureurs répétés doivent être considérés comme des renseignements utiles sur la douleur, la peur, la confusion, la frustration ou un conflit lié à l’entraînement.
Si votre cheval se cabre pendant que vous le montez, la sécurité doit être la priorité. Restez aussi calme que possible, évitez de tirer sur les rênes et attendez que les quatre pieds soient de nouveau au sol avant de demander un mouvement calme vers l’avant. Tirer vers l’arrière peut augmenter le risque que le cheval perde l’équilibre et tombe à la renverse. Si la situation semble dangereuse, descendez de cheval lorsqu’il est sécuritaire de le faire et demandez l’aide d’un vétérinaire, d’un spécialiste de l’ajustement des selles ou d’un professionnel équin qualifié avant de remonter.
Si votre cheval se cabre au sol, veillez d’abord à rester hors de la zone où il pourrait frapper ou retomber. Le cabrage pendant la manipulation, la conduite en main, le travail au sol, l’attache ou l’embarquement dans une remorque reflète souvent de la peur, de la frustration, de l’excitation, un conflit ou de l’inconfort plutôt qu’une simple désobéissance. Évitez d’augmenter la pression si le cheval est déjà tendu et cherchez à déterminer dans quelles circonstances le comportement se produit. Il faut tout de même écarter la possibilité d’un inconfort physique avant de se concentrer uniquement sur le travail au sol ou l’entraînement.
Il n’est pas recommandé de punir un cheval qui se cabre, car les corrections brutales peuvent accentuer la peur, la douleur, la confusion ou le conflit. Les réactions sévères peuvent rendre le cheval plus réactif et augmenter le risque de blessure, surtout s’il est déjà paniqué ou inconfortable. Une approche plus sécuritaire consiste à déterminer pourquoi le cheval se cabre et à traiter la cause au moyen de soins vétérinaires, de changements à l’équipement, d’ajustements à la gestion ou du soutien d’un entraîneur qualifié. L’objectif est d’éliminer l’élément déclencheur et d’apprendre au cheval une réaction plus calme et plus sécuritaire.
Une selle mal ajustée ou un équipement inconfortable peuvent provoquer le cabrage s’ils causent de la douleur, de la pression ou des associations négatives avec le fait d’être monté. Une pression excessive de la sangle, des mors inconfortables, des muserolles restrictives ou un équipement inadapté peuvent rendre un cheval réticent à avancer. Certains chevaux réagissent pendant le sellage, la montée en selle, les transitions ou certains mouvements qui exercent une pression sur des zones sensibles. L’ajustement de la selle, le confort du mors et la pertinence générale de l’équipement doivent être évalués lorsqu’un cheval commence à se cabrer ou manifeste une nouvelle résistance sous la selle.
Un cheval peut se cabrer lorsqu’on lui demande d’avancer si le mouvement vers l’avant lui semble douloureux, effrayant, déroutant ou physiquement restreint. Cela peut se produire lorsqu’un cavalier exerce une pression avec les jambes tout en maintenant un contact ferme sur les rênes qui empêche le cheval d’avancer. Le cheval peut également tenter d’éviter un inconfort causé par l’équipement, une boiterie, une douleur au dos, des ulcères gastriques, une maladie dentaire ou un autre problème de santé. Il est essentiel de comprendre pourquoi le cheval se sent incapable d’avancer pour corriger ce comportement de façon sécuritaire.
Un cheval peut se cabrer lors de l’embarquement dans une remorque parce qu’il se sent effrayé, coincé, frustré ou incertain à l’idée d’y entrer. L’embarquement peut créer un conflit face à un obstacle lorsque le cheval veut éviter la remorque, mais qu’on lui demande également d’avancer. Le cabrage peut être plus probable si le cheval a vécu des expériences d’embarquement stressantes, se sent pressé ou éprouve une douleur qui rend l’embarquement inconfortable. Un entraînement progressif, une manipulation calme et l’élimination de toute cause d’inconfort physique peuvent contribuer à améliorer son comportement lors de l’embarquement.
Le cabrage peut devenir une habitude acquise si ce comportement aide systématiquement le cheval à éviter une pression, à échapper à une tâche ou à mettre fin à une situation inconfortable. Par exemple, si un cheval se cabre et que le cavalier interrompt l’exercice ou relâche la pression d’une manière que le cheval trouve soulageante, celui-ci peut être plus susceptible de répéter ce comportement. Intervenir rapidement face au cabrage aide à éviter qu’une réaction dangereuse soit renforcée.
De nombreux chevaux peuvent cesser de se cabrer lorsque la cause sous-jacente est correctement déterminée et prise en charge. Si une douleur, un inconfort causé par l’équipement, de la peur, de la confusion ou une mauvaise communication sont toujours présents, l’entraînement seul peut ne pas résoudre le comportement et peut accroître le stress du cheval. Une fois les problèmes physiques pris en charge, un travail au sol constant, des aides claires, un mouvement calme vers l’avant et une progression graduelle peuvent aider à rétablir la confiance. Les chevaux qui se cabrent à répétition doivent être manipulés avec le soutien d’un vétérinaire et d’un professionnel équin qualifié.
Le travail au sol peut aider à réduire le cabrage en améliorant la communication, en diminuant la frustration et en apprenant au cheval à réagir plus calmement à la pression. Les stratégies utiles comprennent l’utilisation d’aides calmes et constantes, la récompense des comportements détendus et attentifs, la division des tâches difficiles en étapes plus petites et l’introduction graduelle de nouveaux environnements. De nombreux chevaux bénéficient d’un retour à des exercices simples et familiers avant de passer à un travail plus difficile. Des sorties suffisantes, de l’exercice et des interactions sociales peuvent également favoriser un meilleur comportement et réduire la tension.
Le cabrage peut être plus dangereux que les ruades, car le cheval peut perdre l’équilibre et tomber vers l’arrière. Cela crée un risque grave de blessure pour le cheval et le cavalier, surtout si le cheval se dresse presque à la verticale. Les ruades sont également dangereuses, mais elles impliquent souvent un mouvement visant à s’éloigner d’un inconfort, tandis que le cabrage survient fréquemment lorsque le cheval se sent bloqué ou incapable d’avancer. Tout cabrage répété doit être pris au sérieux et pris en charge rapidement.
Vous devez appeler un vétérinaire si un cheval commence soudainement à se cabrer, montre des signes de douleur, devient boiteux, présente des changements de performance, résiste au sellage ou au montoir, ou continue de se cabrer malgré des modifications appropriées de la manipulation et de l’entraînement. Une évaluation vétérinaire peut aider à détecter une douleur musculosquelettique, une maladie dentaire, des ulcères gastriques, des problèmes de vision, des troubles neurologiques ou d’autres problèmes de santé. Il est particulièrement important d’examiner tout changement soudain de comportement. Les signes d’urgence, comme des coliques graves, une boiterie aiguë, un effondrement, des signes neurologiques ou une blessure présumée, nécessitent une intervention vétérinaire rapide.
Vous pouvez aider à empêcher le cabrage de devenir une habitude en intervenant sur l’élément déclencheur avant que le comportement soit renforcé à répétition. Si le cabrage permet à un cheval d’échapper à une pression, d’éviter une tâche ou de mettre fin à une situation inconfortable, il peut apprendre à le répéter. Des soins vétérinaires réguliers, des soins dentaires, des vérifications de l’ajustement de la selle, des visites du maréchal-ferrant, des aides d’entraînement claires, des sorties suffisantes et une exposition graduelle à de nouveaux défis peuvent tous réduire le risque. Une manipulation calme et constante aide le cheval à adopter des réactions plus sécuritaires lorsqu’il se sent incertain ou frustré.
Résumé
Le cabrage se produit lorsqu’un cheval soulève ses membres antérieurs du sol et déplace son poids sur ses membres postérieurs. Il peut aller d’un léger soulèvement des pieds antérieurs à un cabrage presque vertical.
- Le cabrage est dangereux, car le cheval ou le cavalier peut perdre l’équilibre et subir de graves blessures
- Les chevaux peuvent se cabrer parce qu’ils ont mal, qu’ils ont peur, qu’ils sont confus ou frustrés, ou qu’ils sont incapables d’avancer
- Les signes avant-coureurs peuvent comprendre l’arrêt, le recul, les mouvements brusques de la tête, la tension du corps, les oreilles couchées ou les coups de queue
- La douleur, un mauvais ajustement de la selle, les problèmes dentaires, les ulcères, la boiterie ou d’autres problèmes de santé doivent d’abord être écartés
- Le cabrage peut devenir une habitude s’il permet au cheval d’éviter la pression ou d’échapper à une situation difficile
- La prévention du cabrage commence par la sécurité, la recherche de la cause, l’utilisation d’aides claires et le rétablissement de la confiance du cheval
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