La piroplasmose équine, ou babésiose, est une maladie infectieuse transmise par les tiques qui affecte toutes les espèces d’équidés, y compris les chevaux*, les mules, les ânes et les zèbres. Elle est causée par des parasites protozoaires qui sont transmis au cheval par la morsure d’une tique. [1][2]
Les parasites protozoaires appelés Theileria equi et Babesia caballi infestent l’organisme du cheval et détruisent ses globules rouges. Cela entraîne des symptômes cliniques dont la gravité peut varier, allant de légère à sévère.
L’impact de la piroplasmose ne se limite pas à l’animal affecté. Les chevaux infectés peuvent agir comme réservoirs (ou porteurs) des parasites, facilitant ainsi la transmission de la maladie à d’autres chevaux par l’intermédiaire des tiques.
En mettant en œuvre des mesures préventives, les propriétaires de chevaux peuvent réduire le risque de piroplasmose et protéger la santé et le bien-être de leurs chevaux. La détection et l’intervention rapides sont essentielles pour gérer efficacement cette maladie et prévenir sa propagation à d’autres chevaux.
*Pour souci de clarté, le terme « chevaux » sera utilisé dans cet article pour décrire tous les équidés.
Piroplasmose équine
La piroplasmose équine est une infection parasitaire ayant des répercussions importantes pour l’industrie équine. Cette maladie est causée par deux parasites protozoaires, qui sont transmis aux chevaux par la morsure de tiques infectées.
Les deux parasites responsables de la piroplasmose, ou babésiose, sont :
- Babesia caballi
- Theileria equi (anciennement connu sous le nom de Babesia equi)
Ces parasites ciblent principalement les globules rouges des équidés, entraînant une anémie hémolytique. Lorsque ce type d’anémie survient, les globules rouges (érythrocytes) sont détruits plus rapidement qu’ils ne peuvent être produits par la moelle osseuse, ce qui entraîne une diminution de l’apport en oxygène aux tissus.
La piroplasmose équine a été identifiée dans de nombreuses régions du monde. Des éclosions isolées ont été rapportées aux États-Unis, mais la maladie n’a pas été identifiée chez les chevaux au Canada. [3]
De nombreux pays exigent que les chevaux soient testés et certifiés exempts de piroplasmose avant de pouvoir être importés ou de traverser les frontières.
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Signes cliniques
Les chevaux atteints de piroplasmose peuvent présenter divers signes cliniques. Alors que certains sont asymptomatiques ou ne présentent que des symptômes légers, d’autres peuvent devenir gravement malades. Le taux de mortalité chez les chevaux infectés par la piroplasmose peut atteindre 50 %. [4]
Après une morsure de tique, il faut généralement environ 12 à 19 jours pour que les symptômes d’une infection à T. equi apparaissent et 10 à 30 jours pour ceux de B. caballi. Les signes cliniques associés à la piroplasmose comprennent : [2][5][6]
- Fièvre aiguë ou intermittente dépassant 40 °C (souvent accompagnée de transpiration, de congestion des muqueuses et d’une fréquence cardiaque rapide, ou tachycardie)
- Anémie
- Ictère (jaunissement des muqueuses)
- Léthargie et intolérance à l’effort
- Perte de poids ou anorexie
- Respiration laborieuse
- Muqueuses pâles
- Urine foncée
- Rate hypertrophiée
- Problèmes gastro-intestinaux (constipation, diarrhée, coliques)
- Dysfonctionnement des organes
Si elle n’est pas traitée, la piroplasmose peut entraîner diverses complications. Les chevaux atteints peuvent présenter une anémie intense et de la fatigue, manifester un œdème (gonflement dû à l’accumulation de liquide) dans leurs membres inférieurs ou souffrir de lésions organiques. [5]
Résultats de laboratoire
Une fois que les parasites protozoaires liés à la piroplasmose entrent dans la circulation sanguine du cheval, ils commencent à dégrader les globules rouges. Une analyse sanguine chez les chevaux atteints de piroplasmose peut révéler les résultats de laboratoire suivants : [2][7]
- Faible numération des érythrocytes (globules rouges)
- Taux d’hémoglobine bas
- Taux de plaquettes bas
- Bilirubine élevée
Ces résultats de laboratoire indiquent une anémie hémolytique chez le cheval, ce qui peut entraîner une diminution du nombre de globules rouges. [2] Ces cellules sont essentielles au transport de l’oxygène vers les tissus de l’organisme, et leur destruction peut avoir des répercussions supplémentaires sur la santé équine.
Piroplasmose chronique
La piroplasmose équine chronique survient lorsqu’un cheval est infecté par des protozoaires sans présenter de signes cliniques de maladie. Le cheval atteint peut s’être rétabli d’un épisode aigu de piroplasmose dans le passé, mais les parasites persistent dans la circulation sanguine. [6]
Les chevaux atteints d’une infection chronique demeurent porteurs, ce qui signifie qu’ils peuvent transmettre les parasites à d’autres chevaux par des morsures de tiques. Bien qu’ils soient généralement asymptomatiques, ils peuvent présenter une baisse d’appétit, une diminution des performances et une perte de poids. [5]
Les chevaux porteurs infectés par B. caballi peuvent éliminer spontamément le parasite de leur circulation sanguine dans un délai de 12 à 42 mois après l’infection initiale, tandis que T. equi ne s’élimine pas spontanément de l’organisme. [6]
Transmission
Diverses espèces de tiques peuvent transporter et propager ces protozoaires, notamment celles des genres Hyalomma, Rhipcephalus et Dermacentor. Bien que les tiques des genres Ixodes, Haemaphysalis et Amblyomma soient également soupçonnées d’être des vecteurs, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour le confirmer. [2][8]
Lorsque des tiques porteuses de la maladie mordent les chevaux, elles introduisent de minuscules parasites protozoaires provenant de leur salive dans la circulation sanguine du cheval. Ces parasites migrent vers le foie et la rate, où ils envahissent les globules rouges. [2][9]
À l’intérieur de ces globules rouges, les parasites se reproduisent et se multiplient, ce qui entraîne éventuellement la rupture des cellules. Les protozoaires libérés infectent ensuite d’autres cellules sanguines. [1]
Transmission transplacentaire
La transmission transplacentaire se produit lorsqu’un parasite est transmis d’une jument gestante au fœtus en développement à travers la barrière placentaire.
Ce mode de transmission a été rapporté dans des cas de piroplasmose et peut entraîner la naissance d’un poulain malade, une mortinaissance ou un avortement. [2][10]
Répartition géographique
Les parasites responsables de la piroplasmose peuvent être présents dans diverses régions du monde. Cette maladie est répandue dans les climats tropicaux et tempérés, notamment en Amérique du Sud et centrale, en Europe, en Afrique et en Asie. [2][5]
La piroplasmose équine est rare aux États-Unis, au Canada, au Japon ou en Islande. Bien qu’elle n’ait pas été rapportée autrefois en Australie, elle est maintenant présente dans certaines régions du continent en raison de l’importation de chevaux infectés. [4]
Influence environnementale
Les facteurs environnementaux influencent le cycle de vie, la répartition et l’abondance des tiques. Ces arachnides hématophages sont actives à des températures de 4 à 44°C (39,2°F à 111,2°F), ce qui signifie qu’elles peuvent être actives pendant la majeure partie de l’année. [11]
Lorsque températures dépassent 10°C (50°F) et que l’humidité augmente, les tiques deviennent non seulement plus actives, mais se multiplient également plus rapidement. Cependant, lorsque la chaleur devient excessive, les tiques ont tendance à se détacher de leurs hôtes et à s’enfouir dans le sol pour échapper à la chaleur.
Dans les régions au climat tempéré, l’incidence de la piroplasmose atteint son maximum pendant les mois chauds et humides du printemps et de l’été. Dans les zones tropicales ou subtropicales, la maladie peut être observée de façon constante tout au long de l’année, sans tendance saisonnière marquée.
Il existe un lien notable entre l’augmentation des températures et une activité accrue des tiques. Une chaleur élevée peut accélérer le cycle de vie des tiques, stimuler leur métabolisme et prolonger la période durant laquelle elles restent actives. [11]
De telles conditions favorisent la survie des populations de tiques, entraînant des concentrations plus élevées et une durée d’activité prolongée. Cela peut, à son tour, augmenter le risque de maladies transmises par les tiques affectant à la fois les humains et les animaux. [1][12]
Diagnostic
Pour confirmer un diagnostic de piroplasmose chez un cheval, un échantillon de sang doit être prélevé et envoyé pour analyse. Votre vétérinaire posera le diagnostic de piroplasmose en se basant sur la présence de parasites protozoaires dans le sang.
Frottis sanguin
Traditionnellement, les parasites protozoaires étaient détectés à l’aide d’un frottis sanguin coloré au Giemsa. Au microscope, cette méthode révèle les organismes Babesia à l’intérieur des globules rouges infectés. [10]
Cependant, cette méthode peut parfois produire des résultats inexacts, en particulier chez les chevaux porteurs présentant une faible charge parasitaire. La concentration de protozoaires dans la circulation sanguine d’un cheval infecté peut varier et ne pas être détectée par un simple frottis sanguin.
Réaction en chaîne par polymérase (PCR)
La réaction en chaîne par polymérase (PCR) est une méthode qui amplifie un segment particulier d’ADN ou d’ARN à partir d’un échantillon infime, permettant ainsi de créer des millions de copies de la séquence souhaitée. Ses applications sont nombreuses et variées. [13][3]
En raison de sa grande sensibilité, la PCR peut identifier même des quantités infimes d’ADN ou d’ARN parasitaire dans le sang d’un cheval. Elle est donc particulièrement utile pour détecter des infections mineures ou les tout premiers stades d’une infection qui pourraient passer inaperçues avec les tests traditionnels de frottis sanguin. [1][10]
Sérologie
Les tests sérologiques sont utilisés pour détecter les anticorps dirigés contre les parasites et produits par le système immunitaire du cheval. Ces tests peuvent aider à identifier les chevaux présentant des infections actives ainsi que ceux ayant été exposés aux parasites auparavant. [10]
Cependant, ces tests sont généralement utilisés dans le cadre de recherches épidémiologiques et ne sont pas employés comme outils diagnostiques. Cela est dû à leur incapacité à distinguer entre les infections passées et en cours ainsi qu’à l’absence de procédures standardisées pour le diagnostic des chevaux individuels.
- Test de fixation du complément : bien que ce test diagnostique soit très spécifique, il peut parfois donner des faux positifs ou des faux négatifs et ne pas détecter les infections pendant la période d’incubation. [13]
- Test d’immunofluorescence indirecte (IFI) : comparé au test de fixation du complément, ce test est plus sensible et peut détecter la maladie même aux stades chroniques, lorsque les niveaux de protozoaires dans le sang sont minimes. Toutefois, l’interprétation des résultats est subjective et non standardisée.
- Essai immuno-enzymatique (ELISA) : plusieurs tests ELISA peuvent détecter une infection par la piroplasmose provenant de T. equi et B. caballi, mais il existe un manque de standardisation dans l’interprétation des résultats.
Traitement
Un traitement efficace de la piroplasmose vise à contrôler les symptômes, réduire la charge parasitaire dans l’organisme du cheval et prévenir la transmission de la maladie. L’éradication complète des parasites est difficile, et il n’existe pas de traitement curatif définitif pour cette pathologie.
Dans les régions endémiques où les parasites responsables de la piroplasmose sont fréquents, les objectifs du traitement incluent l’atténuation des signes cliniques et la prévention des décès. Dans les régions non endémiques, comme l’Amérique du Nord, l’objectif du traitement est d’éliminer complètement l’infection afin d’éviter la propagation des parasites à d’autres chevaux. [1]
Dipropionate d’imidocarbe
Le dipropionate d’imidocarbe (DI) est un médicament antiprotozoaire, c’est-à-dire qu’il est utilisé pour traiter les infections causées par des protozoaires. Ce médicament doit être administré uniquement sous la supervision directe d’un vétérinaire.
Le DI est le traitement le plus utilisé et le plus efficace pour les chevaux atteints de piroplasmose. Cependant, les cas de piroplasmose attribués aux parasites B. caballi sont généralement plus sensibles à ce médicament que les cas associés à T. equi. [1][10]
Le dipropionate d’imidocarbe est considéré comme sécuritaire pour une utilisation chez les chevaux, mais des doses plus élevées peuvent entraîner des effets indésirables. Les chevaux traités avec ce médicament peuvent présenter les effets secondaires suivants : [1]
- Transpiration accrue
- Agitation
- Symptômes gastro-intestinaux, tels que des coliques ou de la diarrhée
Les chevaux peuvent recevoir un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) en association avec ce médicament afin de réduire l’inflammation ou la douleur.
L’élimination complète des parasites n’est pas toujours possible avec un seul cycle de traitement, de sorte que plusieurs cycles avec le DI peuvent être nécessaires. Certains parasites sont résistants à ce médicament.
Soins de soutien
Le traitement de soutien pour les chevaux atteints de piroplasmose vise à gérer les symptômes, à prévenir les complications et aider le système immunitaire du cheval à combattre l’infection. Ce traitement comprend : [1]
- Repos et isolement : les chevaux infectés doivent être isolés des chevaux en bonne santé afin de prévenir la transmission de la maladie. Le repos et la restriction de l’activité physique peuvent aider à conserver l’énergie du cheval et à favoriser sa guérison.
- Fluidothérapie : l’administration de liquides par voie intraveineuse ou orale aide à maintenir une bonne hydratation et à gérer la déshydratation causée par la fièvre et l’anémie.
- AINS : des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) peuvent être prescrits pour réduire la fièvre, l’inflammation et la douleur associées à la piroplasmose.
- Transfusions sanguines : une anémie sévère résultant de la destruction des globules rouges peut nécessiter des transfusions sanguines afin d’améliorer la capacité de transport de l’oxygène.
Prévention
La prévention de la piroplasmose est importante en raison des répercussions sur la santé et du potentiel de propagation de cette maladie infectieuse au sein des populations équines.
La principale mesure préventive consiste à contrôler les tiques vectrices responsables de la transmission de la maladie. Dans les régions où la piroplasmose est répandue, le dépistage régulier des populations de chevaux peut favoriser la détection hâtive et l’endiguement de la maladie.
Contrôle des tiques
Le contrôle des tiques est essentiel pour prévenir la piroplasmose, car les tiques sont les principaux vecteurs responsables de la transmission de la maladie. Des mesures efficaces de contrôle des tiques peuvent aider à limiter la transmission des parasites et à prévenir la propagation de cette pathologie.
Inspection des chevaux
Les tiques se nourrissent généralement pendant une période prolongée avant de transmettre des agents pathogènes, tels que des bactéries ou des protozoaires, à leur hôte. Les chevaux doivent donc être inspectés régulièrement pour détecter la présence de tiques, car une détection rapide peut contribuer à limiter la transmission des maladies. [14]
Les tiques ont tendance à s’attacher aux zones du corps du cheval où la peau est fine, notamment la poitrine, le ventre, l’intérieur des flancs, les oreilles, la crinière et la queue. Vérifiez quotidiennement tout le corps de votre cheval pour détecter les tiques, surtout s’il vit à l’extérieur.
Les petites tiques, ou celles qui sont de la couleur que le pelage de votre cheval, peuvent être difficiles à voir. Passer la main sur la peau et le pelage de votre cheval et gratter doucement la peau pour sentir d’éventuelles petites bosses peut aider à détecter les tiques.
Si vous trouvez une tique, retirez-la immédiatement. À l’aide d’une pince à épiler ou d’une pince à tiques, saisissez-la par la tête (le plus près possible de la surface de la peau) et tirez-la fermement pour l’éloignez du corps.
Assurez-vous d’avoir retiré toute la tique de la peau de votre cheval. Lorsqu’une tique s’attache à la peau, elle enfonce ses pièces buccales dans l’hôte pour se nourrir de sang. Si elle n’est pas retirée correctement, ces pièces buccales peuvent se casser et rester incrustées dans la peau, causant une irritation, une infection ou une réaction inflammatoire.
Acaricides topiques
Les acaricides topiques sont des produits insecticides formulés pour contrôler et traiter les parasites externes comme les tiques. Ils sont appliqués directement sur la peau ou le pelage du cheval et existent sous diverses formes, notamment en vaporisateurs, poudres, lingettes ou shampooings. [14][5]
Les ingrédients actifs des acaricides topiques comprennent les pyréthrines, les pyréthroïdes, la cyperméthrine ou d’autres insecticides. Ces substances chimiques agissent sur le système nerveux des parasites, entraînant leur paralysie et leur mort.
Attention : les produits contenant de l’amitraze (Mitaban®) sont toxiques pour les chevaux et ne doivent pas être utilisés pour la lutte antiparasitaire. Suivez toujours les instructions figurant sur l’étiquette du produit et consultez un vétérinaire pour choisir l’acaricide topique le plus approprié pour la gestion des tiques chez vos chevaux.
Gestion des pâturages
Il est crucial de réduire le nombre de tiques dans les pâturages où les chevaux broutent afin de prévenir les infestations de tiques et de diminuer le risque de maladies transmises par les tiques chez les chevaux.
Les stratégies pour contrôler les populations de tiques dans les pâturages comprennent :
- Entretien des pâturages : entretenez vos pâturages en tondant régulièrement l’herbe et en taillant la végétation. Les tiques préfèrent les herbes hautes et la végétation dense. [1]
- Clôtures : installez des clôtures autour du périmètre du pâturage pour empêcher l’accès à la faune sauvage pouvant transporter des tiques.
- Litière de feuilles : retirez régulièrement la litière de feuilles et les débris végétaux du pâturage. Les tiques se réfugient dans les amas de feuilles, donc leur élimination peut perturber leur habitat. [12]
Biosécurité
Pour prévenir la propagation de la piroplasmose, mettez en œuvre des mesures de biosécurité rigoureuses dans votre établissement équin. [1] De bons protocoles de biosécurité contribuent à minimiser la transmission des maladies infectieuses en :
- Limitant l’exposition à de nouveaux chevaux pouvant être porteurs de parasites
- Évitant le partage du harnachement et d’autres équipements, qui peuvent propager des maladies entre les chevaux
- Formant les soigneurs et les manipulateurs à l’importance de l’hygiène et aux bonnes pratiques de gestion des chevaux
- S’assurant que les instruments médicaux sont soigneusement nettoyés et désinfectés entre chaque utilisation
- Prévenant la réutilisation des aiguilles, ce qui peut transmettre des parasites et des agents pathogènes transmis par le sang entre les chevaux
- Effectuant des dépistages réguliers des chevaux afin de détecter et traiter rapidement toute infection potentielle
Important : toutes les aiguilles utilisées pour des procédures médicales, y compris les vaccinations, les analyses sanguines et les injections intraveineuses, doivent être stériles et utilisées une seule fois.
Protocoles de quarantaine
Les mesures de quarantaine sont importantes pour prévenir la propagation de la piroplasmose chez les chevaux en santé, surtout dans les régions non endémiques (zones où la maladie n’est pas courante). Si la piroplasmose est détectée, les chevaux atteints doivent immédiatement être mis en quarantaine. [15]
Les chevaux récemment arrivés dans une nouvelle écurie devraient passer par une période de quarantaine, en étant gardés à l’écart des autres chevaux afin de réduire le risque de propagation de maladies. Pendant cette période, leurs signes vitaux doivent être vérifiés régulièrement. [16]
Il est essentiel de limiter l’activité des insectes pour une quarantaine efficace. L’utilisation d’acaricides topiques peut aider à réduire le risque d’éclosions de maladies transmises par les insectes au sein d’un groupe.
Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur la piroplasmose équine :
La piroplasmose équine est une maladie parasitaire transmise par les tiques qui affecte les chevaux, les ânes, les mulets et les zèbres. Elle est causée par Babesia caballi ou Theileria equi, qui infectent les globules rouges et peuvent entraîner de l'anémie, de la fièvre, de la jaunisse, de la faiblesse et des problèmes d'organes. Certains chevaux infectés se rétablissent des signes visibles de la maladie, mais continuent de transporter les parasites dans leur circulation sanguine.
Les chevaux contractent la piroplasmose équine lorsque des tiques infectées les mordent et transmettent des parasites protozoaires dans leur circulation sanguine. Ces parasites circulent dans l'organisme, envahissent les globules rouges et se multiplient jusqu'à ce que les cellules éclatent. La transmission peut également se produire d'une jument gestante à son poulain, et des aiguilles contaminées ou de l'équipement exposé au sang peuvent propager l'infection entre les chevaux.
Les signes de la piroplasmose équine peuvent inclure de la fièvre, de la transpiration, des gencives pâles ou jaunes, une urine foncée, une perte de poids, une diminution de l'appétit, de la faiblesse et une tolérance réduite à l'exercice. Certains chevaux développent également une respiration laborieuse, des coliques, de la diarrhée, de la constipation, un gonflement des membres inférieurs ou une hypertrophie de la rate. Les cas graves peuvent progresser rapidement et causer des dommages aux organes ou la mort sans soins vétérinaires rapides.
Les chevaux peuvent être porteurs de la piroplasmose équine sans montrer de signes évidents de maladie. Les porteurs chroniques peuvent sembler en bonne santé, mais les parasites peuvent persister dans la circulation sanguine et se transmettre à d'autres chevaux par les morsures de tiques. Certains chevaux porteurs présentent une diminution de l'appétit, une perte de poids ou une baisse de performance. Babesia caballi peut disparaître avec le temps, mais Theileria equi ne disparaît habituellement pas d'elle-même.
La piroplasmose équine est une maladie grave parce qu'elle détruit les globules rouges et peut réduire l'apport en oxygène dans tout l'organisme. Les infections graves peuvent provoquer une anémie importante, de la fatigue, un gonflement, un dysfonctionnement des organes ou la mort. Le taux de mortalité peut être élevé chez les chevaux atteints, surtout lorsque le diagnostic et le traitement sont retardés. Une intervention vétérinaire rapide est importante dès l'apparition de signes compatibles.
La piroplasmose équine est diagnostiquée à l'aide d'analyses sanguines permettant de détecter les parasites ou des preuves d'exposition. Un frottis sanguin peut montrer des organismes à l'intérieur des globules rouges, mais il peut manquer les chevaux porteurs présentant de faibles niveaux de parasites. Le test PCR est plus sensible parce qu'il détecte l'ADN des parasites. La sérologie peut identifier une exposition, mais les résultats ne permettent pas toujours de distinguer une infection passée d'une maladie active.
La piroplasmose équine peut être traitée, mais l'élimination complète des parasites n'est pas toujours facile. Le dipropionate d'imidocarbe est le médicament antiprotozoaire le plus couramment utilisé sous supervision vétérinaire, et les infections à Babesia caballi répondent souvent mieux au traitement que les infections à Theileria equi. Les soins de soutien peuvent inclure du repos, l'isolement, des fluides, des anti-inflammatoires et des transfusions sanguines pour les chevaux souffrant d'anémie grave.
Les chevaux porteurs sont préoccupants parce qu'ils peuvent maintenir silencieusement la piroplasmose équine dans un troupeau ou une région. Même lorsqu'ils semblent en bonne santé, les tiques peuvent acquérir les parasites pendant qu'elles se nourrissent et infecter ensuite d'autres chevaux. Cela rend le dépistage, la quarantaine et le contrôle des tiques particulièrement importants dans les régions où la PE est présente ou lorsque des chevaux traversent des frontières.
La piroplasmose équine est présente dans de nombreuses régions tropicales et tempérées, y compris certaines parties de l'Amérique du Sud, de l'Amérique centrale, de l'Europe, de l'Afrique et de l'Asie. Elle n'est pas courante aux États-Unis, au Canada, au Japon ou en Islande, bien que des éclosions isolées soient survenues aux États-Unis. De nombreux pays exigent que les chevaux obtiennent un résultat négatif au test avant l'importation ou les déplacements internationaux.
Les propriétaires de chevaux peuvent aider à prévenir la piroplasmose équine en réduisant l'exposition aux tiques et en appliquant des mesures de biosécurité rigoureuses. Des vérifications quotidiennes des tiques, leur retrait rapide, des acaricides topiques approuvés, des pâturages entretenus, l'élimination des feuilles mortes et des clôtures limitant les contacts avec la faune peuvent réduire le risque. Les nouveaux arrivants devraient être mis en quarantaine, surveillés et dépistés lorsque cela est approprié, particulièrement dans les régions où la PE représente un risque.
Résumé
Les taux de mortalité chez les chevaux infectés par la piroplasmose équine peuvent atteindre 50 %, et l’éradication complète de l’infection est difficile. Le pronostic de la piroplasmose est réservé et dépend fortement d’une détection hâtive, d’une intervention rapide et d’un traitement efficace. [4]
- Les changements climatiques et la mondialisation de l’industrie équine posent des défis constants pour le contrôle des maladies transmises par les tiques, comme la piroplasmose équine. [1]
- Les mesures préventives, y compris un contrôle efficace des tiques et des pratiques de biosécurité strictes, jouent un rôle essentiel pour limiter la propagation de la piroplasmose et protéger l’ensemble de la population équine.
- Pour les chevaux ayant reçu un diagnostic de piroplasmose, des soins vétérinaires rapides sont essentiels afin de réduire la gravité de la maladie et d’atténuer les complications potentielles.
Références
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