Les chevaux sont des animaux très sociaux qui vivent naturellement en troupeaux relativement stables, comptant sur la compagnie et les interactions sociales comme partie intégrante de leur comportement normal et de leur routine quotidienne. Cela dit, dans les environnements domestiques, certains chevaux sont hébergés seuls en raison d’une convalescence après une blessure, d’une quarantaine, de contraintes de gestion, de problèmes comportementaux ou de la perte d’un compagnon.

Bien qu’une séparation temporaire puisse parfois être nécessaire, à long terme, l’isolement social peut affecter le comportement, les niveaux de stress et le bien-être général d’un cheval. Certains chevaux s’adaptent relativement bien à la vie en solitaire, tandis que d’autres peuvent développer des signes de stress, de repli sur soi, d’agitation, de vocalisations ou d’autres changements comportementaux lorsque les interactions sociales sont limitées.

Comme la présence de compagnons joue un rôle important dans le bien-être équin, la gestion des chevaux gardés seuls nécessite souvent une attention particulière en ce qui a trait aux sorties à l’extérieur, à l’enrichissement, à la routine et à l’aménagement de l’environnement. Favoriser l’activité physique, la stimulation mentale et des occasions sécuritaires de contact social peut aider à réduire le stress et à améliorer la qualité de vie des chevaux isolés.

L’article qui suit explore les effets de l’isolement social chez les chevaux, les signes indiquant qu’un cheval peut avoir de la difficulté à vivre seul, ainsi que des stratégies de gestion pratiques pour soutenir les chevaux qui doivent être hébergés séparément de leurs compagnons.

Les chevaux peuvent-ils vivre seuls?

Les chevaux sont des animaux naturellement sociaux qui ont évolué pour vivre dans des groupes de troupeaux relativement stables.

Dans un contexte sauvage, les chevaux forment des groupes sociaux structurés qui leur procurent sécurité, compagnie et stabilité. La vie en troupeau permet aux chevaux de pratiquer le toilettage mutuel, de paître de façon synchronisée, de partager les moments de vigilance et de se déplacer de manière coordonnée. [1][2]

La gestion domestique a modifié les risques et les contraintes environnementales auxquels les chevaux sont exposés, mais leurs besoins sociaux demeurent fondamentaux à leur biologie. Des liens étroits peuvent se développer entre les chevaux. Lorsqu’un cheval perd son compagnon, notamment à la suite d’un décès, d’une vente ou d’un déménagement, le cheval restant peut montrer des signes de détresse. Bien que les réactions varient, la fin d’une relation étroite peut causer une détresse psychologique importante chez les chevaux. [3]

Bien que la séparation des chevaux à court terme soit parfois inévitable, l’isolement prolongé ne correspond pas aux besoins sociaux naturels des chevaux. Avec le temps, le manque de compagnie peut contribuer au stress et entraîner : [4]

  • Des changements de l’appétit ou du niveau d’activité
  • Un retrait des interactions avec les humains
  • Des vocalisations
  • De l’agitation
  • D’autres changements de comportement

Puisque les interactions sociales jouent un rôle central dans le bien-être équin, garder un cheval seul exige une gestion réfléchie afin d’aider à réduire le stress potentiel et à préserver sa santé globale. [5]

Des recherches suggèrent que les contacts sociaux influencent à la fois le comportement et le bien-être physiologique du cheval. Les chevaux vivant avec des compagnons ont tendance à présenter moins de comportements liés au stress que ceux vivant en isolement complet. Même des interactions partielles, comme le partage d’une clôture ou les sorties à l’extérieur dans des enclos adjacents, peuvent répondre de façon plus adéquate aux besoins sociaux des chevaux que l’isolement visuel complet. [3][6][7]

Les effets comportementaux et physiologiques de l’isolement social

Lorsqu’un cheval manque de compagnie, sa réponse au stress peut s’intensifier, influençant sa fréquence cardiaque, ses niveaux de cortisol et sa fonction immunitaire.

Avec le temps, un stress mal géré peut contribuer au développement de comportements stéréotypés comme le tic de l’ours, le tic à l’appui ou le tic déambulatoire. La restriction des mouvements dans des environnements confinés peut également affecter la santé articulaire, la qualité des sabots et l’équilibre métabolique. [7][8][9]

Les réponses individuelles varient d’un cheval à l’autre. Le tempérament, les expériences antérieures, les sorties à l’extérieur et l’enrichissement influencent tous la façon dont un cheval s’adapte. Cependant, un isolement social prolongé augmente le risque de problèmes physiologiques et mentaux, ce qui peut entraîner des changements de comportement et de santé, particulièrement lorsqu’il est combiné à une restriction des mouvements.

Signes de stress ou de repli sur soi chez les chevaux gardés seuls

Certains chevaux s’adaptent bien à des conditions de vie solitaires, tandis que d’autres bénéficient d’un soutien supplémentaire. Le tempérament, la gestion et les expériences sociales antérieures influencent tous la façon dont un cheval réagit à la séparation. [1]

Bien que les états émotionnels des chevaux diffèrent des expériences humaines, les chevaux peuvent présenter des comportements dépressifs ou liés au stress, particulièrement après la perte d’un compagnon ou un isolement prolongé. [10][11][12]

Les réactions varient d’un cheval à l’autre. Certains chevaux deviennent plus vocaux ou plus réactifs, tandis que d’autres deviennent plus calmes ou repliés sur eux-mêmes. Surveiller l’appétit, l’hydratation et les routines quotidiennes permet de repérer rapidement les changements pouvant indiquer un besoin d’ajustements environnementaux.

Les signes qu’un cheval pourrait éprouver des difficultés comprennent : [7][11][13][14][15]

Il est important de faire la distinction entre le repli sur soi et un simple moment de détente. Un cheval détendu demeure attentif et réactif, même lorsqu’il est calme. Un cheval qui éprouve du stress peut sembler désintéressé ou anormalement apathique. [12][16]

Tableau 1. Signes de repli sur soi chez les chevaux isolés

Comportement ou signe Stress ou repli sur soi possible Comportement détendu normal
Réactivité Réactivité réduite ou réactions retardées à l’environnement Calme, mais attentif aux personnes, aux autres chevaux et aux changements dans l’environnement
Port de tête Port de tête constamment abaissé accompagné d’une posture désintéressée Posture détendue avec un niveau normal de vigilance et une observation occasionnelle de l’environnement
Intérêt pour l’environnement Peu d’intérêt pour les activités normales ou les mouvements à proximité Fait preuve de curiosité et interagit régulièrement avec son environnement
Vocalisation Appels fréquents, hennissements répétés ou signes d’agitation Vocalisations occasionnelles sans détresse persistante
Mouvements et activité Déplacements répétitifs, tic déambulatoire, tic de l’ours ou inactivité prolongée Schémas de mouvement normaux, repos, pâturage ou observation calme
Appétit et consommation d’eau Diminution de l’appétit, consommation irrégulière de fourrage ou changements dans les habitudes de consommation d’eau Habitudes normales et constantes d’alimentation et d’abreuvement, avec un intérêt normal pour la nourriture
Réaction de sursaut Réactivité accrue, tension ou réactions de sursaut exagérées Vigilance appropriée sans nervosité excessive

Quand consulter un vétérinaire

Bien que certains changements comportementaux puissent s’améliorer grâce à des ajustements de gestion, les signes persistants ou graves de stress chez les chevaux gardés seuls ne doivent pas être ignorés. Les changements de comportement peuvent parfois refléter une douleur, une maladie ou un problème médical sous-jacent plutôt que l’isolement social à lui seul.

Une évaluation vétérinaire est recommandée si votre cheval développe :

  • Une perte d’appétit persistante ou une diminution de la consommation d’eau
  • Une perte de poids notable ou une détérioration de l’état de chair
  • De la léthargie ou un retrait prolongé des activités normales
  • Des comportements stéréotypés nouveaux ou aggravés, comme le tic de l’ours, le tic à l’appui ou le tic déambulatoire
  • Des troubles digestifs, y compris des changements de la consistance des crottins ou des signes de coliques
  • De l’agressivité soudaine, une réactivité accrue ou des changements majeurs de comportement
  • Des signes de douleur, de boiterie ou d’inconfort

Dans certains cas, le stress associé à l’isolement peut contribuer à des problèmes de santé secondaires tels que les ulcères gastriques, une diminution de la consommation de nourriture ou une fonction immunitaire affaiblie. Un vétérinaire peut aider à déterminer si un traitement médical, une gestion de la douleur, des ajustements alimentaires ou des changements dans l’hébergement et la gestion sont nécessaires.

Si un cheval est isolé en raison d’une blessure, d’une maladie ou d’une quarantaine, les vétérinaires peuvent également fournir des conseils sur le maintien du bien-être durant le confinement et sur la planification sécuritaire de la réintégration auprès de ses compagnons lorsque cela est approprié.

Lorsque l’isolement temporaire est nécessaire

Dans certaines situations, séparer un cheval de ses compagnons est inévitable. L’isolement médical en cas de maladie, de quarantaine pour les nouveaux arrivants, de rééducation après une blessure ou une incompatibilité sérieuse entre compagnons de troupeau peuvent nécessiter un hébergement individuel. [5][17]

Pour ce type de cas, la séparation est généralement une mesure à court terme prise pour protéger la santé et la sécurité des chevaux. Réduire sa durée au minimum et préserver la routine habituelle peut contribuer à diminuer le stress pendant cette période. [13]

Même lorsque les sorties à l’extérieur en groupe ne sont pas possibles, utilisez des box ou des enclos situés près d’autres chevaux peut faciliter la transition pour les chevaux isolés. Planifier une réintégration progressive au sein du troupeau peut également rendre le retour plus harmonieux lorsque la séparation n’est plus nécessaire.

Soutenir un cheval après la perte d’un compagnon

La perte d’un compagnon peut être difficile pour les chevaux. Comme ceux-ci peuvent développer de forts liens sociaux avec leurs congénères, une séparation soudaine peut entraîner une détresse émotionnelle. Il est important que les propriétaires et les soigneurs de chevaux sachent que les changements de comportement peuvent refléter du stress plutôt qu’un « mauvais comportement » afin de prendre des décisions de gestion pratiques et adaptées au bien-être de l’animal.

Les réactions courantes des chevaux suite à la perte d’un compagnon comprennent : [5]

  • Une augmentation des vocalisations
  • Des déplacements répétitifs
  • Une diminution de l’appétit
  • De l’agitation
  • Un repli sur soi
  • Une augmentation de l’anxiété

Bien que ces changements soient souvent temporaires, il est crucial d’effectuer une surveillance attentive durant la période de transition. Certaines stratégies pour aider votre cheval à surmonter la perte d’un compagnon comprennent : [5]

  • Augmenter le temps passé au pâturage
  • Fournir un contact avec d’autres chevaux à proximité, même par-dessus une clôture
  • Maintenir des routines quotidiennes stables
  • Surveiller de près l’appétit et l’hydratation
  • Introduire progressivement un nouveau compagnon lorsque cela est approprié

Il n’est pas toujours possible de trouver immédiatement un nouveau compagnon. Pendant les périodes de transition, des activités d’enrichissement et des interactions structurées avec les humains peuvent contribuer au bien-être de votre cheval.

Lors de l’introduction d’un nouveau compagnon de troupeau, une exposition graduelle commençant par un contact visuel permet aux deux chevaux de s’adapter plus confortablement. La compatibilité du tempérament et du niveau d’énergie influence souvent le succès de l’intégration. [18][19]

Comment gérer les chevaux gardés seuls

Les décisions relatives à la gestion jouent un rôle important dans le bien-être mental et physique des chevaux hébergés seuls, qu’ils soient isolés à court ou à long terme. De petits ajustements environnementaux peuvent faire une différence considérable dans la façon dont les chevaux s’adaptent à une vie en solitaire.

Tableau 2. Conseils pour la gestion des chevaux vivant seuls

Stratégie de gestion Objectif Exemples
Offrir un contact visuel ou physique Maintenir certains éléments d’interaction sociale et réduire l’anxiété
  • Clôtures mitoyennes
  • Enclos adjacents
  • Box situés à proximité
  • Interactions supervisées
Maximiser les sorties à l’extérieur et l’activité physique Favoriser la santé digestive, le mouvement et l’équilibre comportemental
  • Aires de sortie plus grandes
  • Systèmes de pistes
  • Emplacement stratégique du fourrage et de l’eau
  • Temps de sortie accru
Augmenter l’enrichissement de l’environnement Favoriser la stimulation mentale et les comportements naturels
  • Mangeoires à alimentation lente
  • Multiples points de distribution de foin
  • Balles distributrices de gâteries ou jouets sécuritaires
  • Barres au sol et terrains variés
Maintenir des interactions humaines structurées Offrir une routine, de la stimulation et des expériences de manipulation positives
  • Pansage régulier
  • Promenades en main
  • Travail au sol
  • Séances d’entraînement légères
Envisager des compagnons alternatifs Réduire l’isolement complet lorsqu’un autre cheval n’est pas disponible
  • Poneys
  • Ânes
  • Chèvres
  • Introductions graduelles et supervisées

1) Offrir un contact visuel ou physique

Lorsque des sorties à l’extérieur au sein d’un troupeau ne sont pas possibles, le maintien d’une proximité sécuritaire avec d’autres chevaux peut aider à préserver certains éléments de la structure sociale. Des clôtures communes, des enclos adjacents ou des box placés de façon à permettre aux chevaux de se voir et de se reconnaître peuvent réduire l’anxiété et l’hypervigilance chez un cheval isolé.

Une introduction graduelle dans des aires de sortie voisines permet aux chevaux d’interagir sans contact physique immédiat. Cette approche peut aider à maintenir la familiarité et à réduire le stress tout en minimisant le risque de blessure lors de la réintroduction.

Même de brèves périodes de contact supervisé peuvent favoriser l’expression des comportements sociaux pour un cheval isolé.

2) Optimiser les sorties à l’extérieur et l’activité physique

L’activité physique est étroitement liée à la fonction digestive, à la santé musculosquelettique et à l’expression des comportements naturels du cheval. Lorsqu’il est possible de le faire sans risque, il est généralement bénéfique pour les chevaux de passer davantage de temps à l’extérieur. [20]

Des enclos plus grands, des systèmes de pistes ou des aménagements qui encouragent les déplacements entre les points d’eau, les abris et les points d’accès au fourrage peuvent naturellement augmenter le niveau d’activité physique. Le positionnement stratégique des ressources peut encourager l’activité physique chez les chevaux sans nécessiter d’exercice structuré. [21]

Si votre cheval doit demeurer isolé pendant ses sorties, placez-le dans un enclos à proximité d’autres chevaux peut l’aider à maintenir une bonne conscience de l’environnement et à réduire sa réactivité.

3) Enrichir l’environnement

L’enrichissement de l’environnement aide à réduire l’ennui et à encourager les comportements naturels chez les chevaux vivant seuls. En l’absence d’interactions avec un troupeau, la diversification de l’environnement du cheval peut favoriser à la fois sa stimulation mentale et son activité physique.

Un accès constant au fourrage demeure essentiel pour répondre aux besoins physiques et mentaux du cheval. Les mangoires à alimentation lente, plusieurs points d’accès au foin ou la distribution du fourrage à différents endroits de l’enclos peuvent encourager le mouvement et reproduire des habitudes de pâturage plus naturelles. [22][23][24]

Au-delà des stratégies alimentaires, des outils d’enrichissement peuvent offrir une stimulation supplémentaire à votre cheval. Certains chevaux apprécient les balles distributrices de friandises, les bidons suspendus, les cônes de circulation ou d’autres objets sécuritaires qu’ils peuvent pousser ou explorer. Une rotation régulière des objets aide à maintenir leur intérêt. [25]

L’ajout d’éléments physiques à faible risque dans l’environnement de votre cheval peut également encourager l’exploration et une plus grande variété de mouvements. Des barres au sol, de petites bûches, des pentes douces, des terrains variés ou de simples aménagements d’obstacles peuvent stimuler sa curiosité. Même des changements dans la texture du sol, comme l’ajout de sections de sable, de gravier fin ou d’herbe, peuvent offrir un environnement plus diversifié avec lequel les chevaux peuvent interagir. [21]

Observez la façon dont votre cheval réagit aux éléments d’enrichissement que vous lui proposez. Certains chevaux interagissent activement avec les nouveaux objets ou aménagements, tandis que d’autres montrent peu d’intérêt. Les propriétaires devraient adapter leurs stratégies d’enrichissement au besoin, en privilégiant la sécurité et les intérêts de chaque cheval.

4) Maintenir des interactions humaines structurées

Même si les interactions humaines ne remplacent pas la compagnie d’autres chevaux, elles peuvent offrir une routine et de la stimulation. Des séances de pansage régulières, des exercices de travail au sol, des promenades en main, du travail en liberté ou un entraînement léger peuvent fournir un enrichissement et renforcer des expériences positives de manipulation. [5][26]

La constance est souvent plus bénéfique pour les chevaux que l’intensité. De courtes interactions régulières peuvent aider à réduire l’agitation et à fournir une stimulation mentale, particulièrement chez les chevaux qui démontrent davantage d’énergie ou de réactivité lorsqu’ils sont hébergés seuls. [5]

5) Envisager des compagnons alternatifs

Si aucun autre cheval n’est disponible pour passer du temps avec votre cheval, envisagez des animaux de compagnie alternatifs. Les poneys et les ânes peuvent offrir des interactions plus adaptées à l’espèce, particulièrement pour le toilettage mutuel et les déplacements synchronisés. [27]

Les petits animaux d’élevage, comme les chèvres, peuvent réduire l’isolement complet, mais ne reproduisent pas entièrement les comportements sociaux équins. [28]

Introduisez graduellement les nouveaux animaux auprès de votre cheval, en vous assurant d’effectuer une supervision. La compatibilité, les clôtures, la logistique d’alimentation et la sécurité influencent toutes le succès de la cohabitation entre chevaux.

Alimentation des chevaux vivant seuls

L’isolement social peut influencer l’appétit, le comportement alimentaire et la santé digestive d’un cheval. Les chevaux paissent pendant une grande partie de la journée, mais le stress peut perturber les habitudes de consommation normales chez certains individus.

Surveillez attentivement l’état de chair de votre cheval, la consistance de ses crottins et sa consommation de fourrage afin de détecter tout signe de trouble digestif lorsqu’il est isolé. Le stress peut affecter la motilité gastro-intestinale et l’équilibre microbien. C’est pourquoi un apport adéquat en fibres, un horaire d’alimentation prévisible et des changements alimentaires graduels sont des éléments importants pour la stabilité digestive.

De l’eau fraîche devrait toujours être disponible pour votre cheval, et sa consommation devrait être surveillée si son appétit diminue. [29][30]

Un accès constant à du fourrage à longues fibres peut favoriser la fonction digestive et la stimulation mentale de votre cheval. L’utilisation de mangeoires à alimentation lente ou la répartition du foin dans plusieurs zones d’alimentation peut aider à reproduire le comportement naturel de pâturage et encourager l’activité physique. [23][24][31]

Pour les chevaux qui s’adaptent à la perte d’un compagnon ou à un hébergement individuel, assurez-vous qu’ils reçoivent un apport équilibré en vitamines et en minéraux essentiels afin de soutenir leur résilience globale. Un supplément complet de vitamines et de minéraux, comme Omneity®, peut être utile lorsque le fourrage seul ne répond pas aux besoins en micronutriments.

Bien qu’une alimentation adéquate ne remplace pas la compagnie d’un autre cheval, elle joue un rôle important pour soutenir les chevaux pendant les périodes de transition.

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Solutions à long terme : favoriser la vie sociale

Les chevaux sont des animaux sociaux, et une gestion axée sur le bien-être devrait prioriser la réduction de l’isolement. Lorsque cela est possible, une réintégration progressive dans un groupe compatible constitue souvent la solution la plus durable pour le bien-être à long terme. [7][18][32]

Les introductions réussies impliquent généralement de :

  • Permettre un contact visuel par-dessus une clôture avant les sorties à l’extérieur avec le groupe
  • Introduire un cheval compatible à la fois
  • Surveiller attentivement les signes d’agressivité ou de stress
  • Fournir suffisamment d’espace pour réduire la compétition
  • S’assurer que les abris possèdent plusieurs entrées afin d’éviter qu’un cheval se retrouve coincé

La dynamique de groupe prend du temps à se stabiliser, et des conflits mineurs peuvent survenir pendant l’établissement de la hiérarchie. Une supervision attentive et un espace de suffisant pour les sorties contribuent à réduire le risque de blessure pour votre cheval et ses compagnons.

Si vos installations actuelles ne permettent pas des interactions régulières avec d’autres chevaux, il est peut-être préférable de rechercher des environnements de pension qui offrent des sorties en groupe ou en paire afin de favoriser le bien-être de votre cheval à long terme.

Foire aux questions

Voici quelques questions fréquemment posées sur le fait de garder les chevaux seuls :

Résumé

Les chevaux sont des animaux naturellement sociaux qui forment des liens étroits au sein de leur troupeau, et un isolement à long terme va à l’encontre de leurs besoins biologiques.

  • Un isolement prolongé peut augmenter le risque de comportements liés au stress, comme l’agitation, les vocalisations, une perte d’appétit ou le repli sur soi, et peut influencer le bien-être général
  • Une séparation temporaire peut être nécessaire pour des raisons médicales, de quarantaine ou de sécurité, mais des efforts devraient être faits pour maintenir un contact visuel ou social, même, limité lorsque cela est possible
  • Les chevaux qui perdent un compagnon peuvent présenter des changements de comportement, et le maintien de routines constantes, l’augmentation du temps de sortie et l’introduction graduelle d’un nouveau compagnon peuvent faciliter la transition
  • Les stratégies de gestion pour les chevaux vivant seuls devraient privilégier les sorties à l’extérieur, l’accès au fourrage, l’enrichissement de l’environnement et des interactions structurées afin de réduire l’ennui et le stress
  • Les solutions à long terme devraient viser à rétablir des contacts sociaux sécuritaires, que ce soit par une intégration graduelle au troupeau, des enclos adjacents ou un déménagement vers un établissement qui favorise les sorties en groupe ou en paire
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Références

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