La performance athlétique chez les chevaux désigne la capacité physique d’un cheval à effectuer un travail, qu’il s’agisse d’accélérer dans la dernière ligne droite d’une piste de course, de franchir une combinaison d’obstacles technique ou de maintenir le rassembler tout au long d’une reprise de dressage.

La performance dépend de la capacité des systèmes cardiovasculaire, respiratoire, musculaire, squelettique et neurologique à fonctionner ensemble sous l’effort. Un cheval ayant une grande capacité athlétique peut produire de la puissance, soutenir un effort, récupérer efficacement et répéter cet effort avec un risque moindre de problèmes liés à la fatigue.

La capacité physique d’un cheval est influencée par la génétique et développée grâce à un entraînement progressif. Une alimentation appropriée, une récupération adéquate, des soins de santé et une bonne gestion quotidienne aident également le cheval à atteindre son plein potentiel.

La performance peut être limitée par les conditions environnementales, la douleur, des problèmes de santé sous-jacents, un mauvais conditionnement, une récupération inadéquate, des troubles digestifs ou une alimentation déséquilibrée. L’identification et la prise en charge de ces facteurs peuvent améliorer la performance et réduire le risque de blessure ou de surentraînement.

Poursuivez votre lecture pour découvrir ce que signifie la performance athlétique dans l’organisme du cheval, comment l’entraînement et la génétique la façonnent, comment l’alimentation la soutient, quels facteurs limitent couramment les chevaux et comment suivre leurs progrès au fil du temps.

Quels facteurs influencent la performance athlétique chez les chevaux?

La performance athlétique désigne la capacité d’un cheval à effectuer un travail physique, y compris des tâches qui exigent de la vitesse, de la puissance, de l’endurance, de la précision ou une combinaison de ces qualités.

Le niveau auquel un cheval peut effectuer ce travail dépend en partie de caractéristiques héréditaires, notamment la conformation, la composition musculaire, la capacité aérobie et le tempérament.

L’entraînement influence également la performance en améliorant la condition cardiovasculaire, la force musculaire, la coordination et les aptitudes propres à une discipline.

Le conditionnement est l’utilisation planifiée d’exercices progressifs visant à préparer un cheval aux exigences physiques particulières de sa discipline. Le type, l’intensité et la durée de l’exercice dépendent de la condition physique actuelle du cheval ainsi que de la vitesse, de la puissance, de l’endurance et de la coordination requises pour son travail. [1]

Systèmes de l’organisme et performance physique

Plusieurs systèmes de l’organisme contribuent à la performance athlétique, et une limitation de l’un d’entre eux peut freiner un cheval, peu importe l’efficacité des autres.

Ces systèmes comprennent : [2]

  • Système cardiovasculaire : Transporte l’oxygène et les nutriments jusqu’aux muscles en activité par l’intermédiaire du cœur et des vaisseaux sanguins. Un volume d’éjection systolique plus élevé permet au cœur de pomper davantage de sang à chaque battement, ce qui favorise le maintien de l’effort et la récupération.
  • Système respiratoire : Fait entrer et sortir l’air des poumons, transfère l’oxygène dans la circulation sanguine et élimine le dioxyde de carbone. Pendant un exercice intense, les chevaux peuvent faire circuler dans leurs poumons un volume d’air plus important que la plupart des autres mammifères terrestres.
  • Système musculaire : Utilise l’énergie cellulaire pour produire de la force et du mouvement. Différents types de fibres musculaires soutiennent différents types d’activité, allant d’efforts courts et explosifs à un exercice prolongé.
  • Tissus squelettiques et conjonctifs : Les os, les tendons et les ligaments soutiennent le corps, stabilisent les articulations et transmettent les forces produites par les muscles. Ces tissus s’adaptent plus lentement que les muscles, de sorte que l’intensité de l’exercice doit augmenter progressivement.
  • Système neurologique : Coordonne le mouvement, l’équilibre, la synchronisation et la proprioception, c’est-à-dire la perception qu’a le cheval de la position de son corps. Un cheval peut avoir une bonne condition cardiovasculaire, mais ne pas posséder la coordination neuromusculaire nécessaire à l’exécution d’un mouvement particulier.

Comme ces systèmes contribuent de différentes façons, la performance athlétique n’est pas définie par une seule caractéristique.

Les qualités qui permettent à un cheval de réussir dépendent des exigences de la discipline, de l’intensité du travail et de la qualité de son conditionnement pour cette tâche précise.

Comment la performance athlétique varie selon la discipline

Les caractéristiques physiques qui contribuent à la performance athlétique varient selon le sport. Les courses et la course de barils privilégient la vitesse et la puissance explosive sur de courtes distances, en sollicitant fortement les fibres musculaires à contraction rapide et les filières énergétiques anaérobies.

En revanche, l’endurance équestre exige une grande capacité aérobie, une thermorégulation efficace et la capacité de maintenir un effort modéré pendant de nombreuses heures.

Le dressage et le saut d’obstacles exigent de la force, de l’équilibre, de la coordination et une condition cardiovasculaire suffisante pour répéter des mouvements exigeants tout au long d’une reprise ou d’un parcours. Le reining et le cutting exigent de courtes poussées de vitesse et de puissance combinées à un contrôle corporel précis.

Comme les exigences physiques varient selon la discipline, un programme de conditionnement et de nutrition conçu pour un cheval de course ne conviendra pas à un cheval d’endurance, et l’inverse est tout aussi vrai. Savoir quels systèmes sont les plus importants pour un sport donné constitue la première étape pour élaborer un programme adapté au travail du cheval.

Tableau 1. Exigences athlétiques selon la discipline équestre

Discipline Principales exigences athlétiques Principaux systèmes physiologiques Objectifs de l’entraînement
Course
  • Vitesse et puissance explosive sur de courtes distances
  • Forte demande anaérobie
  • Système cardiovasculaire
  • Système respiratoire
  • Prédominance des fibres musculaires à contraction rapide
  • Base aérobique avant le travail de vitesse
  • Entraînement fractionné structuré
  • Suivi de la récupération
Course de barils
  • Accélérations, virages et décélérations rapides
  • Puissance explosive avec contrôle précis du corps
  • Prédominance des fibres musculaires à contraction rapide
  • Système musculosquelettique
  • Coordination neuromusculaire
  • Courtes périodes de travail à haute intensité
  • Exercices de force et d’équilibre
  • Pratique de figures propres à la discipline
Endurance équestre
  • Effort modéré soutenu pendant de nombreuses heures
  • Gestion efficace de la chaleur et récupération
  • Système cardiovasculaire
  • Système respiratoire
  • Système de thermorégulation
  • Conditionnement sur de longues distances à faible intensité
  • Soutien de l’hydratation et des électrolytes
  • Augmentation progressive de la charge de travail
Dressage
  • Force, équilibre, rassembler et précision
  • Mouvements contrôlés répétés au cours d’une reprise
  • Système musculosquelettique
  • Système neurologique
  • Système cardiovasculaire
  • Renforcement de la ligne du dessus et de la posture
  • Engagement des muscles du tronc et transitions
  • Développement progressif du rassembler
Saut d’obstacles
  • Puissance, équilibre, coordination et efforts répétés
  • Sauts techniques sous charge cardiovasculaire
  • Système musculosquelettique
  • Système cardiovasculaire
  • Coordination neuromusculaire
Reining
  • Efforts rapides et puissants
  • Contrôle précis du corps pendant des manoeuvres rapides
  • Prédominance des fibres musculaires à contraction rapide
  • Système neurologique
  • Système musculosquelettique
  • Efforts courts à haute intensité
  • Force, équilibre et coordination
  • Repos adéquat entre les séances intenses
Cutting
  • Départs, arrêts et changements de direction explosifs
  • Réactions rapides avec mouvements contrôlés
  • Prédominance des fibres musculaires à contraction rapide
  • Coordination neuromusculaire
  • Système musculosquelettique
  • Travail d’agilité et de réaction
  • Développement de la force fonctionnelle
  • Planification minutieuse de la récupération

Physiologie de la performance à l’exercice chez les chevaux

La condition physique résulte de l’adaptation physiologique. Avec un entraînement régulier, le cheval devient plus efficace pour acheminer l’oxygène vers les muscles au travail, produire de l’énergie, coordonner ses mouvements, réguler sa température corporelle et récupérer après l’exercice.

Comprendre ces processus aide à expliquer pourquoi certaines stratégies d’entraînement et de nutrition fonctionnent, tandis que d’autres peuvent ne pas produire d’améliorations significatives.

Capacité cardiovasculaire et respiratoire

La consommation maximale d’oxygène, souvent abrégée en VO2max, mesure la quantité d’oxygène que le corps d’un cheval peut utiliser pendant un exercice intense. Il s’agit de l’un des meilleurs indicateurs de la condition physique aérobie, car il reflète l’efficacité avec laquelle le corps fournit de l’oxygène aux muscles sollicités et l’utilise pour produire de l’énergie.

Les chevaux présentent certaines des valeurs de VO2max les plus élevées enregistrées chez les mammifères, ce qui témoigne de leurs remarquables capacités athlétiques. [3] Les chevaux ayant une masse corporelle maigre plus importante ont également tendance à avoir un VO2max plus élevé, car une plus grande masse musculaire peut utiliser de l’oxygène pendant l’exercice. [4]

L’entraînement augmente l’efficacité du cœur, ce qui lui permet d’éjecter davantage de sang à chaque battement (volume d’éjection systolique). C’est pourquoi la fréquence cardiaque au repos d’un cheval en bonne condition physique tend à être plus basse que celle d’un cheval qui ne l’est pas, même si les deux peuvent atteindre des fréquences cardiaques maximales semblables lors d’un effort maximal. [5]

Le système respiratoire s’adapte parallèlement, une meilleure efficacité des voies respiratoires et des échanges gazeux permettant de répondre à la demande accrue en oxygène des muscles sollicités. [4]

Le volume sanguin augmente également avec un entraînement régulier, améliorant la capacité du cheval à transporter l’oxygène et à éliminer les sous-produits métaboliques qui contribuent à la fatigue. [4]. Les chevaux possèdent également un avantage unique pendant l’exercice : la rate se contracte pour libérer des globules rouges supplémentaires dans la circulation sanguine. Cela augmente temporairement la capacité du sang à transporter l’oxygène, ce qui aide à fournir davantage d’oxygène aux muscles sollicités.

Ensemble, ces adaptations constituent la base qui permet à un cheval de travailler plus intensément et de récupérer plus rapidement à mesure que sa condition physique s’améliore.

Types de fibres musculaires et systèmes énergétiques

Les muscles du cheval contiennent un mélange de types de fibres, généralement classés comme suit : [6]

  • Les fibres de type I se fatiguent lentement et reposent sur le métabolisme aérobie, ce qui les rend adaptées à un travail soutenu comme les longues randonnées équestres ou les compétitions d’endurance.
  • Les fibres de type IIX produisent des contractions rapides et puissantes, mais se fatiguent rapidement parce qu’elles dépendent principalement du métabolisme anaérobie.
  • Les fibres de type IIA produisent des contractions relativement rapides et résistent mieux à la fatigue que les fibres de type IIX, ce qui soutient les activités nécessitant à la fois de la vitesse et un effort soutenu.

Chaque cheval naît avec une proportion de ces types de fibres musculaires déterminée génétiquement. Un entraînement régulier et adapté à la discipline peut modifier cet équilibre entre les types de fibres et leurs caractéristiques métaboliques, bien que l’ampleur de ces changements varie selon l’âge, la race et le groupe musculaire. [6]

L’entraînement provoque aussi des changements à l’intérieur des cellules musculaires, notamment une augmentation du nombre de mitochondries (les « centrales énergétiques » de la cellule) et de l’apport capillaire. Ces adaptations améliorent la production d’énergie aérobie et retardent la fatigue. [6]

C’est en partie pourquoi le conditionnement est plus efficace lorsqu’il correspond étroitement aux exigences de la compétition. Un cheval conditionné principalement par de longues séances lentes sur de longues distances n’est pas automatiquement prêt à fournir la puissance explosive exigée par la course de barils, et un cheval entraîné pour les courses sur le plat n’a pas le type de condition physique nécessaire pour effectuer une randonnée d’endurance de 50 milles.

Thermorégulation et tolérance à l’exercice

L’exercice génère une grande quantité de chaleur métabolique dans les muscles qui travaillent. Seule une partie de l’énergie utilisée pendant la contraction musculaire produit du mouvement; une grande partie du reste est libérée sous forme de chaleur. Les chevaux doivent dissiper cette chaleur pour éviter la surchauffe.

Les chevaux dépendent fortement de la transpiration comme principal mécanisme de refroidissement, perdant d’importantes quantités de liquide et d’électrolytes par la sueur pendant l’exercice. [7]

Cette dépendance à la transpiration rend les chevaux particulièrement vulnérables au stress thermique par temps chaud ou humide. Le refroidissement par évaporation de la sueur devient moins efficace à mesure que l’humidité augmente.

À mesure que l’humidité augmente, la sueur s’évapore plus lentement, ce qui rend le refroidissement moins efficace. Par conséquent, un cheval qui travaille intensément dans des conditions chaudes et humides peut avoir de la difficulté à dissiper la chaleur assez rapidement, même lorsque la température de l’air ne semble que modérément élevée. [7]

Les chevaux qui doivent participer à des compétitions dans un climat plus chaud devraient être acclimatés au préalable. Cela peut impliquer de les déplacer avant l’événement ou de les exposer progressivement à une chaleur et à une humidité semblables pendant l’entraînement. L’acclimatation à la chaleur améliore la capacité de l’organisme à dissiper la chaleur et à tolérer l’exercice par temps chaud. [8]

Le conditionnement et l’acclimatation à la chaleur peuvent améliorer la thermorégulation au fil du temps. Un cheval conditionné et acclimaté à la chaleur dissipera la chaleur plus efficacement et présentera une hausse moins importante de sa température corporelle centrale pour une charge de travail donnée qu’un cheval qui n’est pas en forme. Cependant, la tolérance à la chaleur dépend toujours des conditions météorologiques, de l’hydratation, de l’équilibre électrolytique, de la charge de travail et du temps de récupération. [8]

Comme la tolérance à la chaleur influe directement sur la performance, les programmes de conditionnement devraient tenir compte des conditions environnementales et de la réponse du cheval à l’exercice. Les chevaux peuvent avoir besoin d’un travail plus léger, de périodes de récupération plus longues, de plus de repos entre les efforts ou d’horaires d’entraînement adaptés par temps chaud ou humide.

Génétique et potentiel athlétique

La génétique influence plusieurs caractéristiques physiques associées à la performance athlétique, notamment la conformation, la taille corporelle, les proportions des membres, les allures, la masse musculaire, la composition des fibres musculaires, la capacité aérobie et le tempérament.

Ces différences héréditaires peuvent influer sur la rapidité avec laquelle un cheval accélère, la force que ses muscles peuvent générer, l’efficacité de ses mouvements et la durée pendant laquelle il peut soutenir un effort.

Les effets de la sélection génétique sont apparents d’une race à l’autre. Les Quarter Horses ont été sélectionnés pour leur capacité à accélérer rapidement sur de courtes distances et tendent à présenter des caractéristiques musculaires qui favorisent une puissance explosive, mais qui entraînent une fatigue rapide. Les Pur-sang anglais ont été sélectionnés pour leur vitesse sur de plus longues distances de course, tandis que les chevaux arabes excellent dans les exercices aérobiques prolongés.

Plusieurs variants génétiques ont été associés aux performances athlétiques. Par exemple, des variants du gène de la myostatine sont associés à la composition des fibres musculaires et au fait qu’un cheval soit mieux adapté aux courses de sprint, de moyenne distance ou de longue distance. [9][10] Cependant, MSTN n’est qu’un des nombreux gènes qui contribuent aux capacités athlétiques. [11]

Les aptitudes génétiques sont propres au type de travail. Les caractéristiques qui aident un Quarter Horse à accélérer rapidement peuvent ne pas favoriser l’effort aérobique prolongé requis pour une épreuve d’endurance de 100 milles. De même, un cheval sélectionné pour l’endurance peut ne pas avoir la masse musculaire ou la proportion de fibres musculaires à contraction rapide nécessaires pour réussir dans des courses de sprint sur courte distance.

Les performances athlétiques sont influencées par de nombreux gènes plutôt que par un seul « gène de la performance ». L’entraînement peut améliorer la condition cardiovasculaire, la force, la coordination et le métabolisme musculaire, mais il ne peut pas modifier complètement des caractéristiques héréditaires comme la structure du squelette ou la composition musculaire de base en types de fibres.

La génétique détermine donc le potentiel athlétique d’un cheval, tandis que l’entraînement, la santé, la nutrition et la gestion déterminent dans quelle mesure ce potentiel est réalisé.

Le gène DMRT3 et la variation des allures

L’un des gènes les plus étudiés en lien avec la locomotion équine est DMRT3, parfois appelé le gène des allures. Des recherches ont montré qu’une mutation de ce gène affecte la coordination des membres en modifiant la façon dont les circuits spinaux contrôlent les schémas locomoteurs. Cette même mutation présente une association positive documentée avec les performances dans les courses attelées. [12]

La mutation de DMRT3 est fréquente chez les races sélectionnées pour des allures alternatives, notamment le cheval islandais, le Tennessee Walker et le Paso Fino. Chez les races de chevaux d’allures, DMRT3 est associé à des allures d’amble à quatre temps plutôt qu’à une transition naturelle vers le trot ou le galop. [12]

Chez les races de trotteurs comme le Standardbred, cette même mutation est associée à la capacité de maintenir le trot ou l’amble à grande vitesse sans passer au galop, une caractéristique liée aux performances dans les courses attelées. [12]

Ce seul gène démontre comment un petit nombre de variants génétiques peuvent avoir un impact important sur les schémas de mouvement et, par extension, sur l’aptitude à une discipline donnée.

Héritabilité de la vitesse, de l’endurance et des caractéristiques de conformation

La performance en course chez les Pur-sang est étudiée depuis des décennies, et les recherches confirment que des caractéristiques comme le temps de course et les gains en carrière comportent une composante génétique. Les estimations de l’héritabilité de ces caractéristiques se situent généralement dans une plage faible à modérée selon la distance, la surface de la piste et la façon dont la performance est mesurée. [13]

Ce degré modéré d’héritabilité signifie que l’environnement et la gestion expliquent encore une grande part de la performance d’un cheval individuel. Deux frères ou sœurs issus des mêmes parents peuvent connaître des résultats très différents en compétition selon les différences d’entraînement, de nutrition, d’antécédents de blessures et même selon la personne qui les monte ou les entraîne.

Les caractéristiques de conformation associées à la performance athlétique, notamment la forme du corps, la structure des membres et les angles articulaires, comportent également une composante génétique. [14] Cependant, ces caractéristiques ne se développent pas de façon isolée. La nutrition, l’exercice et la gestion globale durant les premières années de vie influencent la façon dont le système musculosquelettique en croissance se développe et s’adapte. [15]

Un cheval doté d’une excellente conformation génétique peut tout de même développer de mauvais schémas de mouvement sans une gestion rigoureuse et un entraînement réfléchi, ce qui explique pourquoi la génétique n’est qu’un des nombreux facteurs qui influencent la performance athlétique.

Stratégies d’entraînement pour la performance athlétique

L’entraînement est le principal levier dont disposent les propriétaires et les cavaliers pour influencer la performance athlétique d’un cheval. L’entraînement agit en exposant le corps à des exigences physiques qui entraînent une adaptation physiologique.

L’essentiel consiste à appliquer ces exigences progressivement afin que les tendons, les ligaments et les articulations aient le temps de s’adapter en même temps que les systèmes cardiovasculaire et musculaire.

Principes de conditionnement et de périodisation

Un programme de conditionnement bien conçu progresse à travers des phases distinctes, commençant généralement par une base aérobique avant de passer au travail de renforcement, aux habiletés propres à la discipline et à la préparation à la compétition. Cette approche par phases, souvent appelée périodisation, permet à chaque système de s’adapter dans le bon ordre et réduit le risque de surcharger les tissus avant qu’ils ne soient prêts. [16]

La première phase repose habituellement sur un travail long et lent sur de longues distances au pas et au trot, parfois appelé mise en condition progressive. Cette approche graduelle développe la capacité cardiovasculaire tout en donnant aux os, aux tendons et aux ligaments, qui s’adaptent plus lentement que les muscles, le temps de se renforcer en toute sécurité. [16] Précipiter cette première phase est l’une des causes de blessures les plus courantes chez les jeunes chevaux et les chevaux qui reprennent le travail.

À mesure que la base aérobie se développe, l’entraînement peut progresser vers un travail plus exigeant, notamment le travail en pente, les exercices avec des barres au sol et les habiletés propres à la discipline. Chaque phase devrait s’appuyer logiquement sur la précédente, avec une augmentation graduelle de la charge de travail plutôt que de grandes augmentations soudaines.

Un cheval qui reprend le travail après une période d’arrêt ou qui se remet d’une blessure a besoin d’une version encore plus prudente de cette même progression.

Entraînement par intervalles pour la condition cardiovasculaire

Une fois qu’un cheval possède une base aérobie, l’entraînement par intervalles devient un outil précieux pour développer la vitesse et la puissance. Cette méthode alterne de courtes périodes de travail à intensité plus élevée avec des périodes de récupération, ce qui permet au cheval d’accumuler une plus grande quantité totale de travail de qualité qu’un seul effort soutenu ne le permettrait.

Des recherches comparatives menées chez des chevaux de course ont montré qu’un entraînement structuré par intervalles peut produire des gains de condition physique comparables à ceux obtenus avec des approches d’entraînement plus conventionnelles. Il permet également aux entraîneurs de mieux contrôler la quantité de stress physique imposée au cheval pendant chaque séance. [17]

L’entraînement par intervalles offre également aux cavaliers une façon pratique de suivre les gains de condition physique au fil du temps. À mesure qu’un cheval améliore sa condition physique, il peut généralement effectuer les mêmes intervalles à une fréquence cardiaque plus basse ou effectuer des intervalles plus exigeants à la même fréquence cardiaque. Dans les deux cas, cela indique que le programme de conditionnement fonctionne.

Force, ligne du dessus et développement postural

La force et le développement de la ligne du dessus vont au-delà du volume musculaire. Une ligne du dessus forte et bien développée améliore la capacité du cheval à porter correctement un cavalier, à engager l’arrière-main et à protéger la colonne vertébrale et les tissus mous contre les tensions pendant l’effort athlétique.

Les exercices qui favorisent l’engagement du tronc et une posture correcte, comme le travail en pente, les exercices avec des barres au sol et les transitions contrôlées, contribuent à stimuler ce type de force fonctionnelle au fil du temps.

Les muscles s’adaptent à cette charge de la même façon qu’ils s’adaptent à tout stimulus d’entraînement constant, en développant l’endurance et la coordination nécessaires pour maintenir une posture correcte pendant toute une séance ou une épreuve plutôt que de se fatiguer en cours de route.

Les propriétaires devraient augmenter graduellement le travail de renforcement et l’adapter au niveau de condition physique actuel de leur cheval. Un cheval à qui l’on demande de maintenir un rassembler avancé ou d’effectuer un travail latéral exigeant avant d’avoir la force nécessaire pour le faire correctement est plus susceptible de développer des schémas de mouvement compensatoires et des douleurs.

Récupération et adaptation entre les séances

Les gains de condition physique ne se produisent pas pendant l’entraînement lui-même. Ils surviennent pendant la période de récupération qui suit, lorsque l’organisme répare les tissus musculaires, reconstitue les réserves de glycogène et renforce les tissus conjonctifs en réponse au stimulus d’entraînement. [16]

Les jours de repos intégrés à un programme de conditionnement ne sont pas du temps perdu. Ils constituent une partie essentielle de l’adaptation, et les négliger systématiquement peut limiter les gains de condition physique ou contribuer à la fatigue. Le bon rapport entre travail et repos dépend de l’âge du cheval, de son niveau de condition physique et de l’intensité de son entraînement.

Observer comment un cheval réagit au travail, notamment son attitude, son appétit et la rapidité avec laquelle sa fréquence cardiaque revient à la normale après un effort, aide à déterminer quand il convient d’augmenter l’effort et quand il faut le réduire.

Un cheval qui récupère lentement ou qui semble anormalement fatigué après une charge de travail normale peut avoir besoin de plus de temps de récupération avant d’augmenter davantage l’intensité.

Facteurs qui limitent la performance athlétique chez les chevaux

Même un cheval issu d’un bon élevage et bien entraîné peut avoir un rendement inférieur aux attentes s’il est aux prises avec un problème de santé sous-jacent. De nombreuses limitations courantes de la performance apparaissent progressivement sous forme d’une diminution de la volonté, de changements subtils dans les mouvements ou d’un plateau à l’entraînement.

Boiterie et douleur musculosquelettique

La boiterie, même légère ou intermittente, est l’une des raisons les plus courantes pour lesquelles un cheval n’atteint pas le niveau de performance attendu. Les propriétaires peuvent avoir de la difficulté à repérer une boiterie subtile sans un œil exercé, puisque les chevaux compensent souvent en déplaçant leur poids ou en raccourcissant leur foulée plutôt qu’en présentant une boiterie évidente.

Les tissus osseux, tendineux et ligamentaires s’adaptent plus lentement à l’entraînement que les muscles. Les chevaux conditionnés trop rapidement présentent donc un risque accru de lésions légères des tissus mous pouvant entraîner une boiterie subtile. [18]

Des examens réguliers de la santé locomotrice, idéalement avec la participation du cavalier ou de l’entraîneur ainsi que d’un vétérinaire, aident à détecter ces problèmes avant qu’ils ne deviennent graves. Un cheval qui semble atteindre un plateau malgré un programme d’entraînement solide mérite souvent d’être évalué pour détecter une douleur avant de supposer que la condition physique est le seul élément manquant.

Ulcères gastriques et santé digestive

Le syndrome des ulcères gastriques équins est remarquablement fréquent chez les chevaux soumis à un travail régulier. Les estimations de la prévalence des ulcères varient selon la discipline et l’intensité de l’entraînement, allant d’environ 40 % dans certaines populations de chevaux de sport à plus de 90 % chez les chevaux de course en entraînement intensif. [19]

Les ulcères sont associés à plusieurs facteurs de stress, notamment l’exercice intense, les horaires d’alimentation intermittents, les régimes riches en amidon ainsi que le stress lié au transport et à la compétition.

Des recherches menées chez des chevaux de course trotteurs américains ont révélé une association mesurable entre la gravité des ulcères gastriques et une diminution des paramètres de condition physique lors d’épreuves d’effort standardisées, ce qui laisse entendre que les ulcères ne causent pas seulement de l’inconfort, mais peuvent également nuire directement aux capacités athlétiques. [20]

Parce que les symptômes d’ulcères peuvent être subtils, notamment une légère perte de poids, une aversion au sanglage ou un léger changement d’attitude sous la selle, la santé gastrique est souvent négligée comme facteur de performance. [19]

Les pratiques alimentaires qui favorisent le fonctionnement digestif naturel, notamment un accès fréquent au fourrage et la limitation des longues périodes sans nourriture, jouent un rôle préventif important en complément de tout traitement vétérinaire.

Visceral+
Magasiner
  • Effet positif sur les ulcères testé en clinique
  • Rétablit l'intégrité de la muqueuse intestinale
  • Empêche la récurrence des troubles gastriques
  • Fait à 100% d'ingrédients naturels sûrs

Ajustement de la selle et restrictions biomécaniques

Une selle mal ajustée peut restreindre les mouvements du cheval et causer une douleur qu’il est facile de confondre avec un problème d’entraînement ou de comportement.

Des recherches utilisant une technologie de cartographie des pressions ont montré que la réduction de la pression maximale sous la selle, particulièrement autour de la dixième à la treizième vertèbre thoracique, est associée à des améliorations mesurables de la qualité des allures, même avec des selles qui avaient déjà été ajustées conformément aux lignes directrices standards. [21]

Une selle peut sembler correctement ajustée lors d’une évaluation visuelle et manuelle tout en créant des points de pression qui influencent la façon dont le cheval se déplace. La forme du dos d’un cheval change selon sa condition physique, son développement musculaire et son âge, de sorte qu’une selle qui était bien ajustée il y a un an peut ne plus l’être aujourd’hui.

Les évaluations de l’ajustement de la selle, idéalement effectuées une ou deux fois par année chez les chevaux qui travaillent régulièrement, peuvent aider à détecter ces changements avant qu’ils n’affectent la performance.

Les propriétaires peuvent surveiller certains comportements chez leur cheval qui indiquent que la selle n’est pas correctement ajustée, notamment :

  • Réticence à avancer
  • Résistance au sanglage
  • Musculature inégale de la ligne du dessus
  • Diminution soudaine de la qualité des mouvements sans boiterie évidente

Surentraînement et récupération inadéquate

Le syndrome de surentraînement chez les chevaux est semblable au surentraînement chez les athlètes humains. Il peut causer une fatigue persistante et une diminution de la performance, même lorsque le cheval continue de s’entraîner ou que la charge de travail augmente. [22]

Les signes reconnus comprennent : [22]

Le surentraînement a tendance à se développer progressivement, ce qui fait qu’il est facile de le confondre avec un cheval qui est simplement difficile. Les entraîneurs décrivent parfois les chevaux touchés comme blasés ou récalcitrants, des termes qui renvoient au même phénomène sous-jacent de stress physique et mental accumulé plutôt qu’à un problème d’attitude.

La façon la plus fiable de prévenir le surentraînement consiste à prévoir une récupération adéquate dans le calendrier d’entraînement dès le départ. Les chevaux qui suivent un calendrier de compétition intensif bénéficient de semaines périodiques d’entraînement plus léger, de routines d’entraînement variées et d’une attention particulière aux changements de performance, d’appétit ou de comportement.

Nutrition et performance athlétique

La nutrition favorise la performance athlétique en fournissant l’énergie nécessaire à l’exercice ainsi que les nutriments requis pour la fonction musculaire, la réparation des tissus, l’hydratation et la récupération.

À mesure que l’intensité de l’entraînement augmente, les besoins nutritionnels d’un cheval peuvent également augmenter, et une alimentation adéquate pour un travail léger peut ne pas répondre aux exigences d’un calendrier de compétition plus intensif.

Sources d’énergie pour les chevaux de performance

Les chevaux de performance ont besoin d’un apport calorique adéquat pour soutenir l’entraînement et la compétition. La provenance de ces calories est également importante.

La quantité et le type d’énergie requis dépendent de l’intensité et de la durée de l’exercice, de l’état corporel du cheval et des exigences de la discipline.

Un fourrage de haute qualité devrait constituer la plus grande partie de l’alimentation. Le fourrage n’est pas seulement une source de fibres. Du foin de bonne qualité ou des pâturages peuvent fournir une part importante de l’énergie et des protéines nécessaires à l’exercice tout en favorisant une fonction digestive normale.

Une analyse du foin peut être utilisée pour estimer la quantité d’énergie et de protéines fournie par le fourrage. Les chevaux soumis à un travail plus intense peuvent bénéficier d’un fourrage plus digestible et plus riche en nutriments, ce qui peut réduire la quantité de concentrés nécessaire pour maintenir l’état corporel et soutenir la performance.

Analyse de foin
Découvrez exactement les nutriments que votre cheval reçoit dans son alimentation grâce à notre analyse complète de fourrage pour chevaux.
Commandez

Lorsque le fourrage seul ne répond pas aux besoins énergétiques du cheval, des calories supplémentaires peuvent provenir de fibres digestibles, de matières grasses, d’amidon ou d’une combinaison de ces sources :

  • Fibres digestibles : Des ingrédients comme la pulpe de betterave et les écales de soya sont principalement fermentés dans l’intestin postérieur et fournissent de l’énergie sans ajouter de grandes quantités d’amidon. Ces ingrédients sont couramment inclus dans les aliments destinés aux chevaux de performance afin d’augmenter l’apport calorique tout en maintenant une alimentation plus riche en fibres.
  • Matières grasses : Les huiles et autres ingrédients riches en matières grasses augmentent la densité calorique de l’alimentation sans accroître l’apport en amidon. Les matières grasses sont particulièrement utiles pour les chevaux qui ont de la difficulté à maintenir leur poids et pour les disciplines comportant un exercice aérobique prolongé.
  • Amidon : Les grains céréaliers fournissent du glucose provenant de l’amidon, qui peut être stocké sous forme de glycogène musculaire. L’amidon est donc utile pour les chevaux qui effectuent des exercices répétés de haute intensité, notamment les courses et d’autres disciplines nécessitant de la vitesse ou une puissance explosive. Cependant, les gros repas de grains augmentent la quantité d’amidon susceptible d’atteindre l’intestin postérieur et de perturber la fermentation normale.

L’équilibre approprié dépend du travail effectué. Un cheval d’endurance peut tirer une plus grande proportion de ses calories supplémentaires des fibres digestibles et des matières grasses, tandis qu’un cheval de course ou de course de barils peut avoir besoin de davantage d’amidon alimentaire pour soutenir les exercices qui dépendent du glycogène. Les chevaux participant à des compétitions de saut d’obstacles, de concours complet, de dressage ou de reinage peuvent avoir besoin d’une combinaison de ces sources d’énergie.

Lorsque de l’amidon est nécessaire, il devrait être fourni dans plusieurs repas de taille appropriée plutôt que dans un ou deux gros repas de grains, en visant un maximum de 1 gramme d’amidon par kg de poids corporel par repas. [23] L’amidon contenu dans l’avoine est généralement digéré plus facilement que celui du maïs non transformé, tandis que des méthodes de transformation comme le floconnage à la vapeur et l’extrusion peuvent améliorer la digestibilité du maïs et de l’orge. [24]

Les horaires d’alimentation peuvent également devoir être modifiés en fonction de l’entraînement et des compétitions. Le moment où le fourrage et les aliments concentrés sont distribués peut influencer le remplissage du tube digestif, la glycémie, l’insuline et les sources d’énergie utilisées pendant l’exercice. L’alimentation le jour d’une compétition devrait donc être planifiée en fonction de la durée et de l’intensité de l’épreuve plutôt que de présumer qu’un gros repas de grains immédiatement avant l’exercice améliorera la performance.

Adapter l’apport énergétique à la charge de travail, plutôt que de supposer qu’un apport plus élevé en calories améliore automatiquement la performance, aide à maintenir un état corporel sain. La sous-alimentation comme la suralimentation peuvent nuire à la performance, que ce soit en raison d’un apport énergétique insuffisant pour le travail demandé ou d’un excès de poids qui impose une contrainte inutile aux articulations et aux tissus mous.

Pour les chevaux qui ont besoin de calories supplémentaires sans forte augmentation de l’amidon alimentaire, W-3 Oil fournit une source concentrée d’énergie provenant des matières grasses, ainsi que des acides gras oméga-3 et de la vitamine E naturelle.

w-3 Oil
Magasiner
  • Favorise le confort des joints
  • Aide à combattre l'inflammation
  • état de la peau et du pelage
  • Source appétente d'oméga-3

Électrolytes, hydratation et équilibre hydrique

Les chevaux perdent de grandes quantités de liquide par la transpiration pendant l’exercice, ce qui fait de l’hydratation et de l’équilibre électrolytique des éléments importants de tout programme de nutrition pour chevaux de performance. La sueur contient du sodium, du chlorure et du potassium, et un exercice prolongé ou intense peut entraîner des pertes importantes de ces électrolytes. [25]

Un accès constant à de l’eau propre, une alimentation adéquatement équilibrée et une supplémentation en électrolytes pendant les périodes de travail intense ou de temps chaud aident à maintenir un équilibre hydrique et une fonction musculaire normaux. [25]

La déshydratation et les déséquilibres électrolytiques peuvent nuire à la performance avant l’apparition de signes cliniques évidents. Les premiers signes peuvent comprendre une diminution de la performance, une réticence à travailler ou une récupération plus lente après l’exercice. [25] Un plan constant d’hydratation et d’apport en électrolytes peut aider à prévenir ces problèmes chez les chevaux de performance.

Pour les chevaux soumis à un entraînement ou à des compétitions régulières, Performance XL Electrolytes fournit des électrolytes pour remplacer ceux perdus par la transpiration pendant un exercice intense ou par temps chaud. Il favorise l’hydratation, la fonction musculaire normale et la récupération après l’exercice. Donner 2 mesures dans 4 litres d’eau avant et après un exercice intense ou une transpiration abondante.

Performance XL: Electrolytes
Magasiner
  • Formulé scientifiquement
  • équilibre optimal des électrolytes
  • Favorise la performance à l'effort
  • Favoriser la récupération à l'effort

Protéines et acides aminés pour la récupération musculaire

L’exercice augmente la dégradation des protéines musculaires et cause de petites lésions aux fibres musculaires. L’organisme du cheval réagit en réparant les tissus existants et en produisant de nouvelles protéines musculaires. Ce processus contribue à accroître la force, la masse musculaire et la capacité à effectuer des efforts répétés pendant l’entraînement et la compétition.

Un apport adéquat en protéines est nécessaire à cette réponse, mais la qualité des protéines est également importante. Les protéines alimentaires doivent fournir des quantités suffisantes des acides aminés essentiels que le cheval ne peut pas produire lui-même.

Si un acide aminé essentiel est fourni en quantité inférieure aux besoins, la synthèse des protéines musculaires peut être limitée même lorsque l’apport total en protéines semble adéquat. [25]

La lysine est généralement considérée comme le premier acide aminé limitant dans l’alimentation des chevaux, suivie de la thréonine et de la méthionine. Ces acides aminés participent à la synthèse des protéines musculaires, à la réparation des tissus et au maintien de la ligne du dessus. Les besoins peuvent être plus élevés chez les chevaux en croissance et les chevaux qui font régulièrement de l’exercice ou qui effectuent un exercice intense.

L’apport en protéines et en acides aminés doit être évalué dans le contexte de la ration complète. Un fourrage de grande qualité peut fournir suffisamment de protéines à certains chevaux, tandis que d’autres peuvent avoir besoin d’un apport supplémentaire en protéines ou en acides aminés en raison de la qualité du fourrage, de la charge de travail, de la croissance ou de la difficulté à maintenir leur masse musculaire.

Les chevaux soumis à des programmes d’entraînement exigeants peuvent bénéficier d’un apport supplémentaire en acides aminés lorsque la ration ne fournit pas des quantités adéquates des principaux acides aminés limitants.

Three Amigos de Mad Barn fournit de la lysine, de la méthionine et de la thréonine pour soutenir la synthèse des protéines musculaires, le maintien de la masse musculaire, le développement de la ligne du dessus et la réparation des tissus. Il peut être utilisé parallèlement à un programme équilibré de vitamines et de minéraux lorsque l’apport en acides aminés peut limiter la récupération ou le développement musculaire.

Three Amigos
Magasiner
  • Synthèse protéique optimale
  • Qualité des sabots et du poil
  • Développement de la ligne du dos
  • Performance athlétique

Antioxydants, vitamines et minéraux

L’exercice augmente l’utilisation de l’oxygène et la production d’énergie dans les muscles au travail. Ces processus augmentent également la production d’espèces réactives de l’oxygène.

À des concentrations normales, les espèces réactives de l’oxygène participent à la signalisation cellulaire impliquée dans l’adaptation à l’exercice et l’activité métabolique normale. Toutefois, une production excessive peut dépasser la capacité antioxydante de l’organisme et entraîner un stress oxydatif. [25]

Le stress oxydatif peut endommager les membranes cellulaires, les protéines et d’autres structures cellulaires. Chez les chevaux de performance, un statut antioxydant inadéquat peut contribuer aux douleurs musculaires, à une récupération plus lente et à une capacité réduite à maintenir la performance lors d’exercices répétés. Les nutriments antioxydants aident à contrôler les espèces réactives de l’oxygène et à protéger les cellules contre les dommages oxydatifs.

La vitamine E est un antioxydant important dans l’alimentation des chevaux parce qu’elle aide à protéger les membranes cellulaires, notamment celles des tissus musculaires et nerveux. Les besoins augmentent avec l’exercice, et une supplémentation peut être nécessaire, particulièrement chez les chevaux qui ont un accès limité à des pâturages frais, puisque les concentrations de vitamine E dans le fourrage diminuent lorsqu’il est récolté et entreposé. [26]

Le sélénium soutient également la fonction antioxydante en tant que composant de la glutathion peroxydase, une enzyme qui aide à neutraliser les espèces réactives de l’oxygène dans les cellules.

D’autres vitamines et oligo-éléments soutiennent des fonctions qui influencent la performance athlétique. Le cuivre, le zinc et le manganèse contribuent à la formation des tissus conjonctifs, au métabolisme osseux et à l’activité des enzymes antioxydantes. Les vitamines B participent au métabolisme énergétique, tandis que des minéraux comme le magnésium interviennent dans le fonctionnement normal des muscles et des nerfs.

Ces nutriments doivent être fournis en quantités et en proportions appropriées. Fournir davantage que ce dont le cheval a besoin n’améliore pas nécessairement ses performances et peut nuire à l’absorption ou au métabolisme d’autres nutriments. Une analyse du fourrage et une évaluation complète de la ration peuvent aider à repérer les carences ou les déséquilibres avant l’ajout de suppléments.

Pour les chevaux qui s’entraînent régulièrement, Omneity® de Mad Barn aide à équilibrer les rations en fournissant des vitamines essentielles, des oligo-éléments organiques, des acides aminés et des nutriments antioxydants. Ces nutriments soutiennent le fonctionnement normal des muscles et des nerfs, le maintien des tissus conjonctifs, la fonction immunitaire et la récupération après l’exercice.

Un programme équilibré de vitamines et de minéraux aide également à faire en sorte que les carences ne limitent pas la réponse du cheval à l’entraînement.

Omneity® Premix
Magasiner
  • 100% de minéraux organiques
  • Enrichissement complet en vitamine B
  • Alimentation optimale et équilibrée
  • Notre vitamine la plus vendue

Soutien de la fonction respiratoire

La capacité respiratoire est essentielle à la performance athlétique, puisque les muscles au travail dépendent d’un apport constant en oxygène. Même une légère irritation des voies respiratoires peut rendre la circulation de l’air moins efficace chez le cheval, particulièrement pendant un exercice intense lorsque les besoins en oxygène augmentent.

Chez les chevaux de performance, le soutien respiratoire commence par l’environnement. La poussière, les moisissures, l’ammoniac, une mauvaise ventilation et les fines particules provenant du foin ou de la litière peuvent irriter les voies respiratoires et contribuer à la toux, à la production de mucus ou à une diminution de l’endurance. Les chevaux qui travaillent régulièrement bénéficient souvent de fourrages peu poussiéreux, d’une litière propre, d’une bonne ventilation de l’écurie et d’une sortie régulière lorsque cela est possible. [27]

Les pratiques alimentaires peuvent également avoir une incidence sur la quantité de poussière et d’autres particules inhalées par le cheval. Faire tremper ou étuver le foin poussiéreux, distribuer le foin en position basse et éloigner les chevaux des espaces clos pendant la manipulation du foin peuvent aider à réduire l’exposition. Ces changements sont particulièrement importants chez les chevaux ayant des antécédents de toux, d’allergies ou d’asthme équin. [27]

Cependant, les problèmes respiratoires chez les chevaux de performance ne sont pas tous causés par des irritants en suspension dans l’air. Les chevaux soumis à un exercice intense peuvent également présenter une hémorragie pulmonaire induite par l’exercice (HPIE), qui se produit lorsque de petits vaisseaux sanguins dans les poumons se rompent pendant l’exercice.

L’HPIE est fréquente chez les chevaux de course et peut également survenir chez les chevaux qui participent à d’autres disciplines de haute intensité. La plupart des chevaux atteints ne présentent pas de sang visible aux naseaux, mais l’HPIE peut être associée à une diminution de la tolérance à l’exercice ou à de moins bonnes performances. Un examen vétérinaire après l’exercice peut être nécessaire pour détecter la présence de sang dans les voies respiratoires et déterminer si une inflammation des voies respiratoires ou un autre problème respiratoire est également présent. [28] [29]

Les chevaux chez lesquels une HPIE est soupçonnée, qui présentent une toux inexpliquée, une diminution de la tolérance à l’exercice ou du sang aux naseaux devraient être évalués par un vétérinaire. La prise en charge respiratoire peut comprendre l’utilisation de nébuliseurs, la réduction des irritants en suspension dans l’air et un soutien nutritionnel favorisant le fonctionnement normal des voies respiratoires, le statut antioxydant et les exigences respiratoires liées à l’exercice intense.

Pour les chevaux dont les besoins respiratoires sont plus élevés pendant l’entraînement ou la compétition, NOCR de Mad Barn fournit des ingrédients à base de plantes et des antioxydants étudiés chez des chevaux à l’exercice. Il est formulé pour favoriser le bon fonctionnement des voies respiratoires, une utilisation efficace de l’oxygène et une réponse respiratoire normale à l’exercice intense.

NOCR
Magasiner
  • Maintient la fonction pulmonaire
  • Aide les chevaux à mieux respirer
  • Contribue à la fonction immunitaire
  • Soutient la performance & l’endurance
Les propriétaires devraient prendre les changements respiratoires au sérieux. Un cheval qui tousse pendant l’échauffement, qui met plus de temps à récupérer après le travail, qui présente une diminution de la tolérance à l’exercice ou qui a du sang aux naseaux pendant ou après l’exercice devrait faire l’objet d’une évaluation vétérinaire plutôt que de voir ces signes attribués uniquement à un manque de conditionnement.

Soins proactifs pour la santé digestive

La santé digestive peut affecter les performances athlétiques en influençant l’appétit, l’absorption des nutriments, l’état corporel et le confort pendant l’exercice. [25]

L’inconfort gastrique est particulièrement préoccupant chez les chevaux de performance, surtout lorsque l’entraînement, les déplacements, la compétition et les changements dans les habitudes alimentaires augmentent le risque d’irritation gastrique ou d’ulcères.

Les chevaux atteints peuvent tout de même sembler en bonne santé, mais présenter une diminution de l’appétit, une perte de poids, une ligne du dessus peu développée, une attitude terne, une sensibilité au sanglage, une réticence au travail ou des performances irrégulières. [20]

Les chevaux de performance sont souvent exposés simultanément à plusieurs facteurs de stress digestif, notamment :

  • Déplacements
  • Compétition
  • Horaires d’alimentation intermittents
  • Repas riches en amidon
  • Confinement au box
  • Changements de fourrage ou de routine
  • Changements dans les groupes de chevaux

Ces facteurs peuvent affecter la santé gastrique, l’équilibre microbien et le fonctionnement de l’intestin postérieur, particulièrement lorsque les pratiques alimentaires ne tiennent pas suffisamment compte des changements dans la charge de travail ou la routine. [20][30]

Les propriétaires peuvent réduire le stress digestif en offrant un accès fréquent ou continu au fourrage, en évitant les longues périodes sans nourriture, en apportant les changements alimentaires progressivement et en divisant les concentrés en repas plus petits.

Fournir du fourrage avant l’exercice, les déplacements ou les compétitions peut également aider à réduire la durée pendant laquelle l’estomac demeure vide. Les concentrés et les suppléments doivent être choisis de façon à répondre aux besoins liés à l’exercice sans fournir des quantités excessives d’amidon et de sucre. [25][30][31]

Comme de nombreuses perturbations associées à l’entraînement et aux compétitions ne peuvent pas être évitées, un soutien proactif de l’estomac et de l’intestin postérieur constitue une partie importante du maintien du confort digestif, de l’appétit, de l’état corporel et de performances constantes.

Visceral+ de Mad Barn est formulé pour soutenir la santé gastrique, la fonction de l’intestin postérieur, l’équilibre microbien et le confort digestif normal chez les chevaux de performance.

Donner Visceral+ quotidiennement peut aider les chevaux de performance à maintenir une fonction digestive normale pendant l’entraînement, les déplacements, les compétitions et les changements de routine, de sorte que l’inconfort digestif soit moins susceptible de nuire aux performances.

Visceral+
Magasiner
  • Effet positif sur les ulcères testé en clinique
  • Rétablit l'intégrité de la muqueuse intestinale
  • Empêche la récurrence des troubles gastriques
  • Fait à 100% d'ingrédients naturels sûrs

Les soins digestifs proactifs signifient également surveiller les changements subtils. Un cheval qui devient difficile avec sa nourriture, perd de l’état corporel, résiste au sanglage, présente des crottins mous ou montre une diminution soudaine de sa volonté ou de ses performances devrait faire l’objet d’une évaluation vétérinaire.

Ces signes ne sont pas propres aux ulcères gastriques. Il faut donc également examiner la gestion de l’alimentation, le stress, l’entraînement et les autres problèmes de santé possibles.

Mesure de la performance athlétique

Le suivi de mesures objectives de la condition physique aide à déterminer si un programme de conditionnement améliore les performances et si la charge de travail est adaptée au cheval. Les mesures sont plus utiles lorsqu’elles sont recueillies de façon constante et comparées au fil du temps.

Fréquence cardiaque et suivi du temps de récupération

La fréquence cardiaque est l’un des outils les plus accessibles pour suivre la condition physique. La fréquence cardiaque normale au repos d’un cheval adulte se situe généralement entre 30 et 40 battements par minute, et cette valeur de référence demeure habituellement stable à mesure que la condition physique s’améliore. [32]

La condition physique est mieux évaluée en mesurant la fréquence cardiaque pendant l’exercice et en surveillant la rapidité avec laquelle elle diminue par la suite. Lorsque le même cheval effectue un entraînement semblable dans des conditions comparables, une fréquence cardiaque plus basse pendant l’exercice ou une récupération plus rapide peuvent indiquer une amélioration de la condition cardiovasculaire.

Un cheval dont la fréquence cardiaque revient près des valeurs de repos en environ 15 minutes récupère généralement bien de la charge de travail. Une récupération qui prend constamment plus de 30 minutes peut indiquer que l’exercice dépasse le niveau actuel de condition physique du cheval. La chaleur, l’humidité, la déshydratation, la douleur, la maladie et la fatigue peuvent également retarder la récupération. Les résultats doivent donc être interprétés en contexte. [33]

La fréquence respiratoire peut être surveillée en comptant les respirations pendant 15 secondes, puis en multipliant le résultat par quatre. [32] Après l’exercice, la respiration devrait revenir progressivement vers la fréquence normale du cheval au repos. Une récupération plus lente que ce qui est habituel pour ce cheval peut indiquer de la fatigue, un stress thermique ou un conditionnement insuffisant pour le travail effectué. [33]

Mesure du lactate sanguin

La mesure du lactate sanguin fournit des renseignements plus détaillés sur la façon dont un cheval produit de l’énergie à différentes intensités d’exercice. Les concentrations de lactate augmentent lorsque la demande énergétique dépasse ce que le métabolisme aérobie peut fournir et que le cheval dépend davantage du métabolisme anaérobie. [34]

Les mesures sont habituellement prises pendant ou peu après une séance d’exercice standardisée. Les entraîneurs peuvent comparer la vitesse ou la charge de travail du cheval à une concentration donnée de lactate, ainsi que la vitesse à laquelle les concentrations de lactate diminuent pendant la récupération. À mesure que sa condition physique s’améliore, un cheval peut être capable de travailler à une vitesse ou à une intensité plus élevée avant que le lactate sanguin augmente fortement. [35]

Des mesures répétées peuvent aider à déterminer le seuil de lactate du cheval, à établir des intensités d’entraînement appropriées et à mesurer sa réponse au conditionnement. Les résultats sont plus fiables lorsque le protocole d’exercice, le moment du prélèvement, l’équipement et les conditions environnementales demeurent constants d’un test à l’autre. La mesure du lactate est surtout utilisée chez les chevaux de course et les chevaux de sport de haut niveau, sous la supervision d’un vétérinaire ou d’un physiologiste de l’exercice équin.

Évaluation de la condition physique et repères de performance

Une évaluation structurée de la condition physique aide également à établir des repères d’entraînement et à suivre les progrès de votre cheval au fil du temps.

Des échauffements et des protocoles d’exercice standardisés, appliqués de façon constante, permettent aux entraîneurs de comparer la réponse d’un cheval à différents moments d’un programme d’entraînement. Les tests de condition physique réalisés sur le terrain, comme des intervalles chronométrés sur une distance connue ou des séries standardisées en montée, offrent une façon pratique d’appliquer le même principe et de suivre les tendances sans équipement spécialisé. [36]

Effectuer les tests dans des conditions semblables, à des moments semblables de la journée et avec un échauffement similaire produit des données plus fiables et permet de distinguer plus facilement une véritable baisse de la condition physique des variations normales d’un jour à l’autre.

Travailler avec des vétérinaires et des spécialistes

Les propriétaires et les entraîneurs peuvent suivre eux-mêmes de nombreux indicateurs utiles de la condition physique. Cependant, un vétérinaire ou un spécialiste en médecine sportive équine dispose d’outils qui vont bien au-delà de ce qu’il est pratique d’utiliser à la maison.

L’imagerie diagnostique, la gastroscopie et les tests standardisés sur tapis roulant peuvent permettre de détecter une boiterie subtile, des ulcères gastriques ou des limitations cardiovasculaires qui pourraient ne pas être évidentes lors d’une observation au sol.

Faire intervenir un vétérinaire tôt, plutôt que seulement après une baisse évidente des performances, favorise une approche plus proactive. Des examens réguliers intégrés au calendrier d’entraînement permettent de détecter les problèmes en développement alors qu’ils sont encore plus faciles à prendre en charge.

Une approche collaborative impliquant le cavalier, l’entraîneur, le vétérinaire et souvent un nutritionniste équin tend à produire les résultats les plus constants. Les performances athlétiques sont mieux soutenues lorsque l’entraînement, les soins vétérinaires et la nutrition sont coordonnés plutôt que gérés séparément.

Foire aux questions

Voici quelques questions fréquemment posées sur la performance athlétique chez les chevaux :

Résumé

La performance athlétique chez les chevaux reflète la capacité de l’organisme à convertir le potentiel génétique, l’entraînement et la nutrition en vitesse, en puissance, en endurance, en coordination et en récupération. Un programme de performance complet favorise la condition physique tout en tenant compte de la santé, de la charge de travail, de la récupération et des exigences propres à chaque discipline.