Un étrille pour chevaux est l’un des outils les plus reconnaissables dans une trousse de pansage. Conçue avec de courtes dents ou des reliefs, l’étrille est utilisée avec des mouvements circulaires pour déloger la saleté, la boue et les poils morts du pelage tout en stimulant la peau sous-jacente. [1]
Au-delà du nettoyage de la surface du pelage, les étrilles jouent un rôle important dans le maintien de la santé de la peau et favorisent la répartition des huiles naturelles pour l’imperméabilisation et la brillance du pelage.
Lorsqu’elles sont utilisées correctement, elles soulèvent les débris afin que les brosses utilisées par la suite puissent les éliminer, rendant le pansage plus efficace et plus confortable pour le cheval. [2]
Comprendre le fonctionnement des étrilles et savoir quand utiliser des modèles plus doux ou plus fermes permet de s’assurer que le pansage favorise le confort du cheval plutôt que de causer de l’irritation.

Qu’est-ce qu’une étrille pour chevaux?
Une étrille est un outil de pansage portatif généralement fabriqué en caoutchouc, en plastique ou en métal. La plupart sont rondes ou ovales et tiennent confortablement dans la paume de la main. Leur surface comporte de courtes dents, des reliefs ou des picots flexibles qui créent une friction lorsqu’ils sont déplacés sur le pelage.
Contrairement aux brosses de finition qui lissent la couche externe du poil, l’étrille agit plus près de la peau. Son rôle est de déloger les débris près de la base du poil et de séparer les poils morts afin qu’ils puissent être retirés à l’aide d’une brosse utilisée par la suite. Pour cette raison, l’utilisation de l’étrille constitue généralement la première étape d’une routine de pansage. [2][3][4]
Les routines de pansage des chevaux utilisent généralement une gamme de brosses dans un ordre précis : [5]
- Étrille
- Brosse dure (brosse étrille ou brosse dandy)
- Brosse douce (brosse de corps)
- Outils de finition au besoin
L’utilisation de l’étrille en premier permet de déloger la saleté et les poils, ce qui aide les brosses utilisées ensuite à éliminer les débris plus efficacement.
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À quoi sert une étrille?
Bien que les étrilles soient couramment associées au nettoyage de base, elles remplissent plusieurs fonctions pendant le pansage. [3][4]
1) Déloge la saleté et les débris
La fonction principale d’une étrille est de déloger la saleté, la boue séchée et les résidus de transpiration présents dans le pelage. Lorsqu’elle est utilisée en petits mouvements circulaires, l’étrille déloge les débris compactés et les soulève de la peau, ce qui permet aux personnes qui pansent le cheval de les enlever plus facilement avec une brosse. [1][2][6]
Sans cette étape, le brossage seul peut pousser la saleté plus profondément dans le pelage plutôt que de l’éliminer.
2) Enlève les poils morts
Les chevaux perdent des poils tout au long de l’année, avec une mue plus importante lors des changements de pelage saisonniers. L’utilisation de l’étrille aide à séparer les poils déjà détachés du follicule, ce qui les rend plus faciles à enlever avec une brosse. [2]
Au printemps, cette fonction devient particulièrement utile lorsque de grandes portions du pelage d’hiver commencent à se détacher.
3) Stimule la circulation
Le mouvement circulaire utilisé lors de l’étrillage procure une légère stimulation mécanique de la peau. Cette action augmente le flux sanguin local dans les tissus superficiels, de façon similaire à l’effet d’un massage. Une meilleure circulation soutient le fonctionnement normal de la peau en apportant de l’oxygène et des nutriments aux cellules cutanées. [1][2][7]
Cet effet est localisé plutôt que systémique, et une pression modérée est suffisante. Une force excessive n’augmente pas les bienfaits et peut provoquer une irritation.
Certains chevaux semblent également se détendre pendant l’étrillage, en abaissant la tête ou en s’appuyant contre la pression. Ces réactions reflètent probablement le confort procuré par cette stimulation rythmique.
4) Favorise la santé de la peau et du pelage
En délogeant les débris et en séparant les poils, l’étrillage peut aussi aider à répartir les huiles naturelles de la peau (sébum) le long de la tige du poil. Le sébum contribue à l’état du pelage et aide à protéger les poils contre l’humidité. [2][7][8]
Des séances de pansage régulières permettent également aux propriétaires de chevaux d’examiner la peau de plus près. Les coupures, les enflures, les parasites ou les affections cutanées sont souvent remarqués pour la première fois lors du pansage de routine. [8]
Types d’étrilles
Les étrilles sont fabriquées à partir de divers matériaux, et chaque type interagit légèrement différemment avec le pelage du cheval. Le choix du bon outil dépend de l’épaisseur du pelage, de la sensibilité de la peau et de la quantité de débris à retirer. [3][4][6]
Étrille en caoutchouc
Les étrilles en caoutchouc sont les plus utilisées et représentent généralement l’option la plus polyvalente. Fabriquées en caoutchouc souple avec des picots arrondis, elles épousent les contours du corps du cheval et répartissent la pression de façon uniforme.
Comme elles sont plus douces que les outils plus rigides, les étrilles en caoutchouc conviennent bien au pansage quotidien. Elles sont couramment utilisées sur les grands groupes musculaires comme l’encolure, les épaules, le tronc et l’arrière-main.
Les personnes qui manipulent les chevaux peuvent également utiliser des étrilles en caoutchouc très souples sur la tête du cheval si celui-ci tolère la pression. Toutefois, comme la peau du visage est plus délicate, plusieurs préfèrent utiliser une brosse douce ou un gant de pansage. La pression doit toujours demeurer légère autour des yeux, de la mâchoire et de la nuque.
Les étrilles en caoutchouc sont aussi couramment utilisées pendant le bain pour aider à faire pénétrer le shampoing dans le pelage et à déloger la saleté des poils.
Étrille en plastique
Les étrilles en plastique sont plus fermes et moins flexibles que les modèles en caoutchouc. Leurs dents rigides peuvent être efficaces pour briser la boue séchée et déloger les accumulations importantes de saleté. [6]
Comme le plastique ne s’adapte pas aux contours du corps du cheval, la pression est répartie de façon moins uniforme. Chez les chevaux sensibles ou sur les zones osseuses, une force excessive peut causer de l’inconfort. Pour cette raison, les étrilles en plastique doivent être utilisées avec une pression contrôlée et sont généralement évitées sur les régions délicates.
Elles sont parfois privilégiées lors des changements de pelage saisonniers lorsqu’une plus grande quantité de poils morts doit être retirée avant le brossage.
Étrille métallique
Les étrilles métalliques sont conçues principalement pour nettoyer les brosses dures. Leurs dents dentelées permettent de retirer efficacement les poils et la saleté accumulés dans les brosses rigides, contribuant ainsi à maintenir leur efficacité.
L’étrille métallique est généralement tenue dans une main tandis que la brosse est tenue dans l’autre, ce qui permet aux dents de retirer les poils et les débris coincés. [5][6][9]
Gants de toilettage et outils de rechange
Les gants de toilettage en caoutchouc fonctionnent de façon similaire aux étrilles, mais répartissent la pression sur l’ensemble de la main. Cette plus grande surface de contact est souvent plus douce tout en délogeant efficacement les débris, ce qui les rend utiles pour les chevaux sensibles ou pendant le bain.
Les lames de mue sont parfois regroupées avec les étrilles, mais elles servent à un usage différent. Plutôt que d’effectuer des mouvements circulaires, les soigneurs font glisser les lames de mue sur le pelage en longs mouvements afin d’éliminer les poils saisonniers lâches. Les lames de mue retirent les poils de façon plus agressive et ne sont pas interchangeables avec les étrilles.
Tableau 1. Aperçu des types d’étrilles et de leurs solutions de rechange
| Type de brosse | Meilleure utilisation | Douceur | Remarques |
|---|---|---|---|
| Étrille en caoutchouc | Toilettage quotidien, bain, déloger la saleté et les poils | Douce à modérée | Option polyvalente pour les grands groupes musculaires; les versions souples peuvent être utilisées sur le visage avec une légère pression. |
| Étrille en plastique | Défaire la boue séchée et la saleté incrustée | Plus ferme | Utiliser une pression contrôlée; éviter les zones sensibles ou osseuses. |
| Étrille métallique | Nettoyage des brosses dures | Trop abrasive pour une utilisation courante sur les chevaux | Généralement non utilisée directement sur le cheval puisqu’elle peut irriter la peau. |
| Gant de toilettage | Chevaux sensibles, bain, étrillage en douceur | Doux | Répartit la pression sur la main et peut être plus confortable. |
| Lame de mue | Retrait des poils saisonniers lâches | Plus agressive | Utilisée en longs mouvements plutôt qu’en mouvements circulaires; n’est pas interchangeable avec une étrille. |
Comment utiliser correctement une étrille
Utiliser correctement une étrille aide à déloger la saleté et les poils tout en gardant le cheval confortable. L’outil est généralement déplacé en petits mouvements circulaires sur le pelage du cheval, ce qui permet de soulever la saleté incrustée, les poils morts et les squames de peau à la surface du pelage.
Voici les étapes de base pour utiliser une étrille sur un cheval : [1][2]
- Commencez près du haut de l’encolure du côté du cheval le plus près de vous.
- Travaillez progressivement sur l’ensemble du corps en étrillant l’encolure, le poitrail, les épaules, le garrot, le dos, les flancs, le ventre, l’arrière-main et l’extérieur du grasset.
- Suivez une méthode constante afin de vous assurer que les débris sont délogés uniformément avant le brossage.
- Après avoir terminé un côté du cheval, passez de l’autre côté et répétez le processus.
Une fois la saleté et les poils ramenés à la surface, utilisez une brosse dure pour retirer les débris délogés du pelage.
Pendant le pansage, portez attention aux réactions de votre cheval. Des signes comme les oreilles plaquées vers l’arrière, les sursauts ou le fait de s’éloigner de l’outil peuvent indiquer que la pression est trop forte ou que la zone est sensible. Dans ces cas, réduire la pression ou utiliser un outil de pansage plus doux peut aider à maintenir son confort. [10]
Où utiliser une étrille pendant le pansage du cheval
Les étrilles conviennent mieux aux zones du corps comportant de grands groupes musculaires et une peau plus épaisse. Ces régions tolèrent généralement bien les mouvements circulaires et la pression modérée nécessaires à un étrillage efficace.
Les zones couramment pansées comprennent l’encolure, les épaules, le tronc et l’arrière-main. Ces parties du corps accumulent souvent de la poussière, de la sueur et des poils morts, ce qui les rend idéales pour l’étrillage avant le brossage.
Les zones plus délicates nécessitent davantage de précautions. La tête comporte une peau plus fine ainsi que des structures sensibles autour des yeux et de la mâchoire; le pansage y est donc généralement effectué avec une brosse douce ou un gant de pansage. Certains chevaux tolèrent les étrilles en caoutchouc très souples dans ces régions, mais la pression doit demeurer légère. [10]
Évitez d’utiliser une étrille sur le bas des membres, où la peau repose près des os et des tendons. De même, les zones osseuses comme la colonne vertébrale, les hanches et la pointe de l’épaule peuvent être inconfortables pour le cheval si le palefrenier applique trop de pression. Une brosse plus douce est souvent une meilleure option à ces endroits.
Les étrilles et la mue saisonnière
Les étrilles deviennent particulièrement utiles pendant la mue saisonnière. Les chevaux développent un pelage d’hiver plus épais en réponse à la diminution des heures d’ensoleillement, puis commencent à perdre ce pelage lorsque les journées s’allongent au printemps.
Pendant cette transition, une grande quantité de poils morts s’accumule dans le pelage. L’étrillage aide à soulever ces poils afin qu’ils puissent être facilement retirés à l’aide d’une brosse dure. Un pansage régulier pendant la saison de la mue peut aider à empêcher les poils morts de s’emmêler contre la peau et peut améliorer l’apparence générale du pelage.
Comme la période de mue peut parfois rendre la peau sensible, il est important de surveiller le confort du cheval pendant l’étrillage. Certains chevaux peuvent préférer des étrilles en caoutchouc plus souples ou des gants de pansage pendant les périodes de mue intense.
Quand ne pas utiliser une étrille
Bien que les étrilles soient utiles pour le pansage de routine, il existe des situations où elles ne constituent pas le choix approprié de brosse. [1][2]
Les chevaux présentant des plaies ouvertes, de l’enflure ou des infections cutanées ne devraient pas être étrillés sur les zones touchées. Des affections comme la dermatophilose ou la dermatite peuvent rendre la peau plus sensible, et le frottement causé par les outils de pansage peut aggraver l’irritation.
Les chevaux récemment tondus peuvent également avoir une peau sensible parce qu’ils n’ont plus leur couche protectrice de poils. Dans ces cas, des outils de pansage plus doux peuvent être plus confortables jusqu’à ce que le poil repousse. [10]
Si le pelage est fortement recouvert de boue mouillée, laisser la boue sécher avant le pansage peut réduire le frottement contre la peau. Dans certains cas, il est préférable de rincer le cheval plutôt que de tenter d’enlever une épaisse couche de boue avec des outils de pansage.
Observer la réaction de votre cheval pendant le pansage peut vous aider à déterminer s’il faut poursuivre ou réduire l’utilisation de l’étrille.
Signes que votre cheval aime ou n’aime pas l’étrillage
De nombreux chevaux manifestent des réactions comportementales claires pendant le pansage. Certains semblent apprécier l’étrillage et peuvent s’appuyer contre la pression ou baisser la tête pendant que l’étrille passe sur leur corps. [11][12]
Une posture détendue, des oreilles souples et un comportement calme indiquent souvent que la pression exercée pendant le pansage est confortable. Dans ces cas, l’étrillage peut produire un effet semblable à un massage.
D’autres chevaux peuvent montrer des signes d’inconfort si la pression est trop forte ou si une zone est particulièrement sensible. Ces signes peuvent inclure des oreilles plaquées vers l’arrière, des mouvements de queue, un éloignement de l’outil ou une tension musculaire. [4]
L’observation de ces réactions aide les personnes qui manipulent les chevaux à adapter leur technique de pansage afin de maintenir une expérience positive pour le cheval.
Garder les étrilles propres
Comme les autres outils de pansage, les étrilles doivent être nettoyées régulièrement afin de prévenir l’accumulation de saleté, de poils et de débris.
Les matières accumulées dans une étrille peuvent réduire l’efficacité de l’outil et réintroduire des contaminants dans le pelage. Les outils de pansage partagés entre plusieurs chevaux peuvent également transmettre des agents pathogènes, y compris des bactéries et des champignons, s’ils ne sont pas nettoyés adéquatement. [8][13]
Les personnes qui pansent les chevaux peuvent nettoyer les étrilles en caoutchouc et en plastique avec de l’eau et un savon doux. Les laisser sécher complètement entre les utilisations contribue à maintenir une bonne hygiène de pansage.
Les étrilles métalliques, qui sont couramment utilisées pour nettoyer d’autres brosses, doivent être inspectées afin de repérer toute dent tordue ou endommagée susceptible d’accrocher les outils de pansage. [5]
Garder l’équipement de pansage de votre cheval propre contribue à maintenir la performance des outils et favorise une routine de pansage plus efficace. [1]
Favoriser la santé du pelage de votre cheval au-delà du pansage
Bien qu’un pansage régulier avec une étrille aide à éliminer les débris, à stimuler la circulation et à favoriser la répartition naturelle des huiles, la santé du pelage et de la peau est également fortement influencée par l’alimentation. Les chevaux qui reçoivent une alimentation équilibrée, axée d’abord sur les fourrages et riche en nutriments essentiels présentent souvent une meilleure qualité de poil, davantage de lustre et une meilleure condition générale, ce qui complète les bienfaits du pansage. [14]
Une approche globale combine un pansage régulier, des pratiques de bain appropriées et un soutien nutritionnel constant. Pour les chevaux qui ont besoin d’un soutien supplémentaire pour la qualité du pelage ou la condition corporelle, des suppléments nutritionnels comme l’huile W-3 peuvent fournir des sources concentrées d’acides gras oméga-3. Ces gras contribuent à soutenir l’intégrité de la peau, la croissance du poil et un pelage lustré, tout en fournissant des calories froides sans ajouter inutilement du sucre ou de l’amidon. [15][16]
Observer la réaction de votre cheval au pansage, l’état de son pelage et sa vitalité générale peut aider à orienter les ajustements apportés à ses soins et à sa gestion. L’intégration de ces pratiques permet de maintenir la peau et le poil dans un état optimal, favorisant le confort, l’apparence et le bien-être à long terme du cheval.
Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquemment posées au sujet des étrilles pour chevaux :
Une étrille sert à décoller la saleté, la sueur, la boue séchée, les poils morts et les squames du pelage d’un cheval pendant le pansage. Il s’agit généralement du premier outil utilisé dans une routine de pansage, car elle agit près de la peau en soulevant les débris afin qu’ils puissent être retirés plus efficacement avec une brosse dure par la suite. L’étrillage procure également une légère stimulation mécanique de la peau, favorisant la circulation et la répartition des huiles naturelles. Une utilisation régulière aide à maintenir un pelage plus propre et facilite la détection des coupures, enflures, parasites ou irritations cutanées.
De nombreux chevaux apprécient l’étrillage, particulièrement lorsqu’une pression modérée est appliquée sur les grandes masses musculaires comme l’encolure, les épaules, le tronc et l’arrière-main. Les signes d’appréciation comprennent le fait de s’appuyer contre la pression, d’abaisser la tête, de détendre les oreilles ou de rester immobile calmement. Toutefois, la sensibilité varie d’un individu à l’autre. Les chevaux peuvent ne pas aimer l’étrillage si la pression est trop forte, si l’outil est trop rigide ou si des zones sensibles comme la tête, le bas des membres ou la colonne vertébrale sont travaillées. L’observation du langage corporel aide à déterminer le niveau de confort et à ajuster la pression de manière appropriée.
Pour utiliser une étrille, faites-la bouger en petits mouvements circulaires sur le pelage du cheval, en commençant près de l’encolure ou de l’épaule et en couvrant progressivement le corps, y compris le poitrail, les épaules, le garrot, le dos, le tronc, le ventre, l’arrière-main et la région du grasset. Répétez le même schéma des deux côtés pour assurer une couverture uniforme. Après avoir décollé la saleté et les poils, utilisez une brosse dure pour retirer les débris. Évitez d’exercer une forte pression sur les zones délicates et envisagez d’utiliser des étrilles en caoutchouc plus souples ou des gants de pansage sur les régions sensibles comme la tête.
Une pression modérée est recommandée lors de l’étrillage d’un cheval. La pression doit être suffisante pour déplacer légèrement la peau et décoller la saleté, les poils et les débris, sans toutefois causer d’inconfort. Observez les réactions du cheval : la détente, le fait de s’appuyer contre la pression ou de rester calme indiquent une pression confortable, tandis que les sursauts, les oreilles couchées, les mouvements de queue ou la tension musculaire signalent qu’il faut alléger la pression. Les zones sensibles, les chevaux récemment tondus ou les chevaux présentant des blessures doivent toujours être pansés plus délicatement.
Les étrilles sont offertes en caoutchouc, en plastique et en métal, chacune étant adaptée à des usages différents. Les étrilles en caoutchouc sont les plus polyvalentes et les plus douces, idéales pour le pansage quotidien et le bain. Les étrilles en plastique sont plus fermes et utiles pour défaire la boue séchée ou la saleté incrustée, mais elles nécessitent une pression contrôlée. Les étrilles métalliques servent généralement à nettoyer les brosses plutôt qu’à être utilisées sur le pelage du cheval, car leurs dents sont trop rigides pour être en contact avec la peau. Les gants de pansage et autres solutions souples offrent des options supplémentaires pour les chevaux sensibles.
Les étrilles sont mieux adaptées aux grands groupes musculaires recouverts d’une peau plus épaisse, comme l’encolure, les épaules, le tronc et l’arrière-main. Ces régions tolèrent bien les mouvements circulaires et une pression modérée. Les zones délicates comme la tête, le bas des membres, la colonne vertébrale, les hanches et les pointes des épaules devraient être évitées ou pansées à l’aide d’une brosse plus douce ou d’un gant de pansage. Observer le confort et les réactions du cheval aide à rendre l’expérience sécuritaire et agréable.
Pendant la mue saisonnière, les étrilles sont particulièrement utiles pour soulever les poils du pelage d’hiver qui se détachent afin qu’ils puissent être retirés avec une brosse. L’utilisation régulière d’une étrille aide à prévenir l’emmêlement, réduit l’accumulation de poils contre la peau et améliore l’apparence générale du pelage. Certains chevaux peuvent préférer des étrilles en caoutchouc plus souples ou des gants de pansage durant la mue afin d’éviter l’inconfort dans les zones sensibles.
Les étrilles ne doivent pas être utilisées sur des plaies ouvertes, des enflures ou des infections cutanées, car le frottement peut aggraver l’irritation. Les chevaux récemment tondus peuvent avoir une peau plus sensible et nécessiter des outils de pansage plus doux. Évitez d’utiliser une étrille sur de la boue mouillée jusqu’à ce qu’elle sèche, ou rincez d’abord le cheval si nécessaire. Surveillez toujours les réactions du cheval afin de vous assurer que le pansage demeure confortable et sécuritaire.
Les signes qu’un cheval apprécie l’étrillage comprennent une posture détendue, des oreilles relâchées, un comportement calme, le fait de s’appuyer contre la pression ou d’abaisser la tête. Les signes d’inconfort comprennent les oreilles couchées, les mouvements de queue, le fait de s’éloigner, les sursauts ou la tension musculaire. L’observation de ces indices comportementaux permet au manipulateur d’ajuster la pression, de changer d’outil ou d’éviter les zones sensibles afin de maintenir une expérience de pansage positive.
Les étrilles doivent être nettoyées régulièrement afin d’éviter l’accumulation de saleté, de poils et d’agents pathogènes. Les étrilles en caoutchouc et en plastique peuvent être rincées avec de l’eau et un savon doux, puis laissées à sécher complètement. Les étrilles métalliques devraient être inspectées pour détecter toute dent pliée ou endommagée, d’autant plus qu’elles servent principalement au nettoyage des brosses. Garder les outils de pansage propres aide à maintenir leur efficacité et réduit le risque de transférer des bactéries ou des champignons entre les chevaux.
Résumé
Les étrilles sont des outils de pansage pour chevaux qui délogent la saleté, la boue et les poils morts du pelage à l’aide de mouvements circulaires.
- Elles constituent généralement la première étape du pansage, aidant à soulever les débris afin que les brosses puissent les enlever plus efficacement.
- Le passage de l’étrille peut favoriser la santé de la peau et du pelage en stimulant la circulation et en répartissant les huiles naturelles.
- Les étrilles en caoutchouc, en plastique et en métal ont des usages différents, le caoutchouc étant le matériau le plus couramment utilisé directement sur le cheval.
- Les étrilles sont particulièrement adaptées aux grandes masses musculaires comme l’encolure, les épaules, le tronc et l’arrière-main.
- Évitez d’utiliser des étrilles sur les zones sensibles, notamment le visage, le bas des membres, les plaies ou la peau irritée.
Références
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