Bien que des hectares de champs verdoyants peuvent sembler idylliques pour une ferme équestre, un accès constant à des pâturages de haute qualité n’est pas toujours ce qu’il y a de mieux pour la santé de votre cheval.
Pour certains établissements équestres, l’accès à l’herbe peut également être impossible dû au manque d’espace et aux conditions environnementales. Dans ces situations, une parcelle sèche offre une solution alternative pour les propriétaires de chevaux.
Les parcelles sèches sont de petits enclos qui contiennent peu ou pas de végétation. Ces espaces utilisés pour les sorties des chevaux, également appelés enclos de sacrifice, sont conçus pour résister à une utilisation intensive, même en cas de pluie ou de sécheresse accrue. Une parcelle sèche protège la santé des pâturages en permettant aux champs d’herbe de se reposer.
De plus, les enclos secs ou clairsemés constituent des options sécuritaires pour les sorties des chevaux qui ont besoin d’un régime alimentaire contrôlé en raison de problèmes métaboliques ou d’autres conditions de santé.
Dans le présent article, nous passerons en revue les avantages des parcelles sèches pour les chevaux et nous expliquerons comment instaurer une parcelle sèche à votre écurie.
Avantages des parcelles sèches pour les chevaux
Les parcelles sèches gardent les animaux confinés afin de limiter l’accès à l’herbe ou d’éviter d’endommager les pâturages. Cet espace peut être utilisé pour les sorties hivernales, pour l’alimentation, pour faire reposer les pâturages et comme une option de sortie plus sécuritaires dans des conditions pluvieuses.
Certains chevaux ne doivent sortir que sur des parcelles sèches et ce, tout au long de l’année en raison de problèmes de santé, notamment la laminite, l’obésité et l’insulinorésistance (résistance à l’insuline). Ces espaces aident également à contrôler l’apport en herbe pendant que les chevaux s’adaptent aux sorties au pâturage au printemps.
Contrôler l’apport en herbe
En raison de problèmes métaboliques, il est possible que certains chevaux doivent éviter un accès illimité à l’herbe riche des pâturages. Le fait de sortir son cheval sur une parcelle sèche promeut l’exercice et le mouvement tout en évitant la surconsommation de calories et de sucres issus de l’herbe.
Des exemples de problèmes de santé qui peuvent requérir les sorties sur parcelle sèche incluent l’insulinorésistance, la maladie de Cushing, le syndrome métabolique équin et la myopathie à stockage des polysaccharides (PSSM). [3] Les chevaux qui prennent du poids facilement (easy keepers) et les chevaux en surpoids peuvent également bénéficier des sorties sur parcelle sèche ou clairsemée.
Les parcelles sèches donnent aux propriétaires un contrôle total sur l’alimentation de leur cheval lorsqu’ils ont des besoins nutritionnels uniques. [3] Le fourrage fourni sur une parcelle sèche peut être soigneusement sélectionné et testé pour garantir qu’il convient à votre cheval.
Santé des pâturages
La circulation intense des chevaux se rassemblant autour des zones d’alimentation et d’abreuvement peut engendrer de la boue et endommager la végétation des pâturages. Le surpâturage et l’humidité accrue pendant l’hiver affectent la solidité du sol et rendent l’ensemble du champ plus vulnérable aux dommages. [1]
Une forte circulation des chevaux dans des conditions pluvieuses augmente le compactage et réduit l’aération du sol, ce qui rend la croissance de la végétation plus ardue. Le sol ne peut pas absorber l’eau et les nutriments nécessaires à une croissance saine de l’herbe, permettant ainsi aux mauvaises herbes de prospérer. [2]
Sortir les chevaux sur des parcelles sèches favorise la santé des pâturages en limitant ce type de dommage et en permettant à l’herbe de se reposer et de repousser. Une gestion appropriée des pâturages avec des parcelles sèches permet aux propriétaires de chevaux d’économiser le temps et l’argent nécessaires au désherbage et à la réparation des pâturages surutilisés.
Les pâturages nécessitent généralement du repos lorsque l’herbe mesure moins de 10 cm (4 pouces) de hauteur ou lorsque la végétation cesse de croître en hiver. [3]
Éviter le surpâturage
Dans un pacage surexploité, les chevaux consomment davantage la tige de l’herbe, soit la portion de la pousse de la plante se trouvant le plus proche du sol. C’est dans ces premiers 7,5 à 10 cm (3 à 4 pouces) que la plante stocke la plupart de ses réserves de glucides. [3]
Une consommation excessive de glucides non structurels (GNS) peut contribuer à des problèmes digestifs et métaboliques chez les chevaux. Des niveaux élevés de GNS peuvent atteindre l’intestin postérieur et perturber les populations microbiennes. [4]
Au printemps, les graminées de saison fraîche produisent des sucres supplémentaires pour soutenir la croissance et les stockent pendant la nuit lorsque les températures se refroidissent. [5] Les parcelles sèches peuvent aider les propriétaires de chevaux à gérer l’apport en herbe au printemps et à faire une transition graduelle vers le pâturage.
Consultez votre vétérinaire et votre nutritionniste équin pour déterminer la meilleure option de sortie et d’horaire pour votre cheval. Vous pouvez en apprendre davantage sur la gestion sécuritaire reliée à l’herbe dans nos articles sur la mise à l’herbe printanière et la laminite associée aux pâturages.
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Construire une parcelle sèche
On délimite généralement les parcelles sèches en les séparant des pâturages avec des clôtures. Ces espaces peuvent également servir de point central donnant accès à plusieurs enclos.
Lors de la construction d’une parcelle sèche, les propriétaires de chevaux doivent tenir compte de plusieurs facteurs ayant un impact sur le fonctionnement et la sécurité de cet espace.
Tous les chevaux ont besoin d’un accès constant à un abri adéquat, à de la nourriture et à de l’eau, peu importe leur contexte d’hébergement. D’autres facteurs de conception, tels que l’emplacement, la taille, les clôtures et les surfaces, dépendent de l’utilisation de la parcelle sèche.
Emplacement
Les parcelles sèches doivent être situées dans un secteur plat et bien drainé. Construire une parcelle sèche dans un endroit surélevé peut favoriser un bon drainage et prévenir la formation de fossés due au ruissellement des eaux.
Le département d’agriculture des États-Unis (USDA) recommande de construire les parcelles sèches aussi loin que possible des cours d’eau naturels. Ces cours d’eau peuvent collecter les eaux de ruissellement contaminées de la parcelle sèche et introduire des agents pathogènes des crottins dans l’approvisionnement en eau. [6]
Taille
Les sorties à l’extérieur soutiennent le bien-être équin en permettant aux chevaux une liberté de mouvement qui imite leurs conditions de vie naturelles. Les parcelles sèches doivent offrir un espace suffisant pour que les animaux puissent se déplacer librement, boire, manger et socialiser. [7]
En ce qui a trait à la taille, les besoins varient en fonction du nombre de chevaux hébergés dans la parcelle sèche. Un cheval de taille moyenne doit disposer d’un minimum de 400 pieds carrés d’espace lors de ses sorties. Cela étant dit, le fait de fournir 1 000 pieds carrés ou plus par cheval encouragera le mouvement et une meilleure dynamique au sein du troupeau. [7]
La taille optimale de la parcelle sèche variera également en fonction de l’âge, du tempérament et de la race. Par exemple, les grands chevaux athlétiques auront besoin de plus d’espace que les autres.
Clôtures
La sécurité entourant les clôtures est primordiale dans les petits enclos et les parcelles sèches. Les coins, les bouts pointus et les poteaux métalliques en T peuvent être dangereux pour les chevaux ainsi que les humains dans des contextes d’hébergement encombrés. Afin d’être sécuritaire, la clôture de votre parcelle sèche devrait être haute, solide et facilement visible.
Les parcelles sèches sont des espaces permanents; les propriétaires ne devraient donc pas utiliser de ruban électrique ou des clôtures temporaires pour délimiter la zone. Les chevaux dans les parcelles sèches sont également plus motivés à tenter d’atteindre l’herbe à proximité en passant à travers les clôtures.
Un entretien et des réparations réguliers sont souvent nécessaires pour remédier aux pressions accrues sur les clôtures des parcelles sèches. Le fait d’installer un fil électrique le long du haut de la clôture peut aider à décourager les chevaux de se pencher par-dessus cette dernière.
Surfaces
Le va-et-vient intense des sabots dans des zones concentrées endommage facilement les petits enclos d’herbe. La construction d’une parcelle sèche dotée d’une surface appropriée peut aider le site à résister à une utilisation fréquente.
Construire une parcelle sèche peut nécessiter l’embauche d’un entrepreneur en construction pour évaluer la stabilité, la texture et la perméabilité de votre sol local. Votre entrepreneur recommandera un matériau de surface qui contrôle l’érosion et favorise un bon drainage. [8]
Généralement, la construction d’une parcelle sèche débute en retirant la couche supérieure du sol et en nivelant le site avant de déposer une couche de base de gravier ou de pierre concassée. [8]
Les surfaces couramment utilisées dans les parcelles sèches incluent la poussière de pierre, le sable, le caoutchouc déchiqueté, les copeaux de bois et le gravier fin. Votre vétérinaire et votre maréchal-ferrant peuvent recommander un type de surface spécifique si votre cheval a des problèmes de sabots.
Les chevaux n’ayant pas accès à des surfaces molles peuvent souffrir d’un manque de sommeil. Quelle que soit la surface que vous choisissez pour votre parcelle sèche, n’oubliez pas de fournir des zones abritées avec une litière moelleuse pour encourager les chevaux à s’allonger. [9]
Gestion des parcelles sèches
Peu importe la surface que vous choisissez, toute parcelle sèche nécessite un entretien régulier. Sans une gestion appropriée, certains matériaux peuvent augmenter le risque de problèmes respiratoires ou digestifs.
Un contrôle efficace des parasites et une gestion des déchets sont également essentiels à la santé du troupeau lorsque les chevaux sont gardés dans des espaces plus petits. Étant donné que ces zones ne disposent pas de végétation naturelle sur laquelle les chevaux peuvent paître, les propriétaires doivent s’assurer de fournir un fourrage adéquat dans les parcelles sèches.
Minimiser la poussière
Les parcelles sèches aident à prévenir l’exposition aux surfaces mouillées, mais les surfaces sèches peuvent produire de la poussière lorsque les chevaux bougent ou piétinent.
La poussière peut irriter les muqueuses du cheval et entraîner des problèmes respiratoires tels que la maladie inflammatoire des voies respiratoires. Certains matériaux de surface, tels que le sable et la poussière de pierre, produisent plus de poussière que d’autres. [10]
Pour aider à gérer les niveaux de poussière et à limiter les risques de problèmes respiratoires, vous pouvez arroser la parcelle sèche une journée sur deux en période de sécheresse. Lorsque l’eau n’est pas disponible, les huiles végétales peuvent également aider à contrôler la poussière mais elles sont salissantes si les chevaux s’allongent et se roulent dans ces huiles.
Boue et sol mouillé
Les parcelles sèches sans drainage ni surface appropriés peuvent devenir humides et boueuses. Une humidité excessive peut compromettre la solidité du sabot et augmenter le risque de problèmes de sabots tels que la pourriture de la fourchette. [11]
Si votre parcelle sèche n’est pas dans un emplacement bien drainé, les jardins pluviaux et les rigoles peuvent aider à collecter et à rediriger l’eau du secteur. Vous pouvez en apprendre plus sur la gestion de la boue dans notre guide How to Manage Mud in Your Horse’s Paddock.
Ingestion de sable
Les chevaux sur parcelle sèche qui consomment du foin au sol peuvent accidentellement ingérer de la terre ou du sable. Lorsque les chevaux n’ont pas accès à du fourrage à volonté, ils peuvent intentionnellement manger de la terre – un phénomène connu sous le nom de géophagie.
L’ingestion de terre peut entraîner des coliques de sable lorsque des particules s’accumulent dans le système digestif du cheval et bloquent la motilité intestinale. Afin de réduire le risque de colique de sable ou d’impaction, assurez-vous que les chevaux sur parcelles sèches aient toujours accès à du fourrage à volonté et évitez de les nourrir à même le sol. [12]
Placer des tapis en caoutchouc dans les zones d’alimentation peut également contribuer à minimiser l’ingestion de sable. Si votre cheval vit sur une parcelle sèche, votre vétérinaire ou votre nutritionniste équin pourrait vous recommander un supplément à base de psyllium pour faire avancer le sable dans le tube digestif. [12]
Contrôle des parasites
Les mouches sont des parasites pour les chevaux et ce, peu importe leur milieu de vie. Sur les parcelles sèches, les stratégies efficaces de lutte contre les mouches incluent l’élimination des crottins ainsi que la prévention de l’accumulation d’eau stagnante.
De nombreux parasites équins internes dépendent des plantes fourragères dans le cadre de leur cycle de vie, de sorte que bien souvent, les chevaux vivant sur des parcelles sèches n’ont pas besoin d’être vermifugés aussi fréquemment. Cependant, une bonne gestion du crottin est essentielle pour minimiser l’exposition aux larves dans les milieux de vie surpeuplés. [13]
La gestion des déchets
Le crottin s’accumule rapidement dans les parcelles sèches. L’élimination quotidienne des déchets aidera à préserver l’intégrité de la surface, à contrôler les parasites et à favoriser la santé des sabots.
Les chevaux qui vivent sur une parcelle sèche préfèrent souvent uriner au même endroit. L’urine peut dégrader les surfaces et entraîner un excès d’humidité, des odeurs et de l’ammoniac dans la zone de latrines. Ajoutez des matériaux absorbants à l’endroit où votre cheval urine et retirez la litière souillée pour minimiser ces problématiques. [14]
Santé du troupeau
Les restrictions d’espace peuvent accroître les contacts entre les chevaux dans les environnements densément peuplés. Le fait de confiner des chevaux ensemble dans des parcelles sèches augmente le risque d’éclosions de maladies infectieuses en raison de ces conditions de vie au sein d’un espace restreint. [15]
Le respect des calendriers de vaccination de routine ainsi qu’une surveillance minutieuse de la santé des individus peuvent aider à préserver la santé du troupeau chez les chevaux vivant dans des parcelles sèches. Les propriétaires devraient retirer les chevaux présentant des signes de maladie infectieuse du troupeau afin d’éviter la propagation de la maladie. [15]
Remédier à l’ennui
Les chevaux qui vivent en milieu naturel vont paître de façon intermittente tout au long de la journée. Lorsque les chevaux n’ont pas accès à du fourrage à volonté dans les parcelles sèches, l’ennui peut entraîner des problèmes de comportement et de gestion. [16]
Dans les parcelles sèches, les mangeoires à alimentation lente peuvent aider à réduire l’ennui tout en contrôlant l’apport calorique des chevaux obèses. De plus, le fait de répartir le foin dans divers endroits de l’enclos peut encourager les chevaux à faire de l’exercice lorsqu’ils se déplacent d’un site à l’autre.
Sortir les chevaux ensemble dans des parcelles sèches combat également l’ennui en répondant au besoin d’interaction sociale du cheval. Si les sorties en groupe ne sont pas possibles, les contacts sociaux par-dessus une clôture commune peuvent également répondre à ce besoin. [16]
Ce ne sont pas tous les chevaux qui aiment les jouets, mais ceux qui servent également de mangeoires lentes peuvent fournir un enrichissement supplémentaire aux chevaux dans les parcelles sèches. [16]
Vous pouvez aussi réduire l’ennui en installant des outils de pansage autonome, tels que des tapis de grattage, dans l’enclos.
Alimentation et nutrition
Au total, les chevaux adultes doivent consommer 2 % de leur poids corporel en quantité de nourriture quotidiennement. Les chevaux au pâturage peuvent y parvenir en broutant mais les chevaux sur les parcelles sèches dépendent du foin comme pierre angulaire de leur alimentation. [17]
Les propriétaires de chevaux devraient fournir du foin à volonté aux chevaux sur parcelles sèches afin d’imiter les comportements naturels de pâturage. Pour les chevaux soumis à un régime alimentaire restreint, les mangeoires à alimentation lente et les filets à foin préviennent la surconsommation de foin tout en prolongeant la durée des repas.
Le meilleur type de foin pour votre cheval dépendra de son état physiologique, de son niveau de travail et de son état de santé général. Pour les chevaux présentant des problèmes métaboliques, choisissez du foin de graminées mature avec une teneur plus faible en énergie ainsi qu’en glucides non structuraux et envisagez de mélanger de la paille riche en fibres dans leur ration.
D’autres substituts fourragers pour les chevaux sur parcelles sèches incluent les cubes de foin, les granulés et l’ensilage. [17] Certains chevaux peuvent avoir besoin de foin trempé pour réduire davantage leur consommation de sucres et de glucides.
Vitamines & minéraux
Si votre cheval suit un régime alimentaire restrictif et a un accès limité aux pâturages, il y a de fortes chances pour que son alimentation soit déficiente en un ou plusieurs vitamines et minéraux essentiels.
Par exemple, il est possible que les chevaux qui ont une alimentation à base de foin ne consomment pas suffisamment de vitamine E, un antioxydant généralement abondant dans l’herbe verte fraîche. La carence en vitamine E est associée à des maladies neurologiques et à un système immunitaire affaibli. [18]
D’autres carences nutritionnelles courantes dans l’alimentation équine incluent :
La meilleure façon d’éviter les carences nutritionnelles est de donner à votre cheval un supplément équilibré en vitamines et minéraux, tel que AminoTrace+ de Mad Barn.
AminoTrace+ est un supplément granulé complet spécialement formulé pour répondre aux besoins des chevaux atteints du syndrome métabolique. Avec un taux d’alimentation bas, sans additifs ni sucres ajoutés, AminoTrace+ équilibre correctement une large gamme de fourrages et fournit les nutriments nécessaires pour soutenir une santé optimale.
Foire aux questions
Voici quelques questions fréquemment posées au sujet des dry lots pour chevaux :
Un dry lot sert d’aire de sortie contrôlée qui remplace ou complète l’accès au pâturage. Cette configuration permet une sortie sans exposer les chevaux à des graminées riches en nutriments, ce qui aide à gérer l’apport en calories et en sucres chez les animaux ayant des préoccupations métaboliques. Un dry lot prévient aussi les dommages aux pâturages durant les saisons humides ou en cas d’utilisation intensive, en laissant aux champs le temps de récupérer tout en permettant aux chevaux de bouger, de socialiser et de consommer du fourrage en toute sécurité.
L’utilisation d’un dry lot protège les graminées de pâturage en retirant les chevaux des champs lorsque la végétation est stressée, surpâturée ou en dormance. Cela empêche les chevaux de consommer les tiges inférieures riches en glucides, ce qui affaiblit les réserves racinaires et favorise l’envahissement par les mauvaises herbes. Laisser les pâturages se reposer de cette façon favorise une repousse plus saine, une meilleure structure du sol et une production de fourrage plus durable tout au long de la saison de pâturage.
Un dry lot bien conçu devrait offrir à chaque cheval suffisamment d’espace pour se déplacer et interagir socialement de manière sécuritaire. De nombreuses lignes directrices recommandent un minimum de 400 pieds carrés par cheval, mais offrir 1 000 pieds carrés ou plus favorise une meilleure dynamique de troupeau et davantage de confort. Les besoins en espace varient aussi selon la race, l’âge et le tempérament; les chevaux plus grands ou plus actifs profitent donc d’aires de sortie plus vastes.
Les chevaux qui dépendent entièrement du foin manquent souvent de vitamines et de minéraux clés naturellement abondants dans le fourrage frais. La vitamine E diminue rapidement après la coupe et est couramment faible dans les rations à base de foin. Des minéraux comme le sodium, le sélénium, le cuivre et le zinc peuvent aussi être inférieurs aux besoins, surtout dans les rations restreintes. De nombreux chevaux nourris au foin bénéficient d’un supplément équilibré de vitamines et de minéraux pour soutenir la santé globale.
Résumé
- Les parcelles sèches sont de petits enclos sans végétation qui offrent une alternative pour les sorties des chevaux lorsque les pâturages d’herbe ne sont pas disponibles ou pratiques.
- Sortir les chevaux sur des parcelles sèches permet aux pâturages d'herbe de se reposer et de repousser tout en limitant les dommages à la couche superficielle du sol.
- Les parcelles sèches sont la seule option de sortie sûre pour les chevaux qui doivent éviter l’herbe riche des pâturages en raison de problèmes métaboliques.
- Une construction et une gestion appropriées sont essentielles pour assurer la sécurité et la santé des chevaux dans les parcelles sèches.
- Les chevaux n’ayant pas accès au pâturage ont besoin de foin à volonté afin de répondre à leurs besoins fourragers et requièrent une supplémentation pour combler les carences nutritionnelles.
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