L’oméprazole est un médicament approuvé par la Food and Drug Administration américaine (FDA), vendu sous les dénominations commerciales GastroGard®et UlcerGard. On l’emploie pour prévenir ou soigner le syndrome d’ulcération gastrique équin (EGUS en anglais).
L’ulcération gastrique est une affection douloureuse extrêmement prévalente chez les chevaux. Jusqu’à 90 % des chevaux de performance ont des ulcères gastriques. Cette pathologie affecte aussi un grand nombre de chevaux de loisir.
Les ulcères sont des plaies ou des lésions qui se forment dans la muqueuse gastrique ou intestinale du cheval. Ils peuvent faire en sorte que le cheval devienne sensible au passage de sangle, résistant à l’entraînement, agité et généralement grincheux. Les ulcères peuvent également causer des problèmes de santé plus sérieux, tels que la diarrhée, des saignements gastriques, des épisodes de colique et un mauvais état général.
L’oméprazole soigne les ulcères en empêchant la production d’acide gastrique. Ce médicament est un inhibiteur de la pompe à protons qui bloque l’enzyme responsable du pompage des ions hydrogène dans l’estomac.
Le traitement des ulcères gastriques peut être un engagement à long terme qui coûte cher. Malheureusement, il y a un risque de récurrence des ulcères, souvent appelé effect rebond. Des changements au niveau de la gestion et de l’alimentation du cheval peuvent contribuer à réduire ces risques.
Les propriétaires de chevaux doivent être conscients de la façon dont l’oméprazole agit pour prévenir et guérir les ulcères, ainsi que de toutes les complications qui peuvent survenir durant le traitement, comme l’effet de rebond qui engendre l’hypersécrétion d’acide.
Comment traiter les ulcères chez les chevaux
Pourquoi les chevaux ont-ils des ulcères et comment peut-on les prévenir ou les traiter?
La cause du syndrome d’ulcération gastrique équin est souvent multifactorielle, ce qui signifie que plusieurs facteurs de risque en interaction peuvent provoquer la formation des ulcères. Ces facteurs de risque peuvent inclure l’alimentation, l’exposition au stress, la charge de travail et l’environnement.
L’estomac du cheval est un milieu très acide. Les pompes à protons dans l’estomac sécrètent continuellement des acides, tels que l’acide chlorhydrique (HCl), pour faciliter la digestion des aliments.
Ce mécanisme se poursuit même lorsque l’estomac ne contient pas de nourriture. Un cheval ordinaire de 500 kilogrammes (1 100 livres) peut produire jusqu’à 60 litres (16 gallons) d’acides gastriques par jour.

Légende
| Anglais | Français |
|---|---|
| Squamous Area | Région squameuse ou non glandulaire |
| Glandular Area | Région glandulaire |
| Pylorus | Pylore |
| Duodenum | Duodénum |
| Esophagus | Œsophage |
L’estomac équin est divisé en deux parties : la région squameuse supérieure, ou région non glandulaire, et la région glandulaire.
La région glandulaire produit du mucus et du bicarbonate qui protègent la muqueuse de l’estomac en tamponnant naturellement les acides.
La région squameuse supérieure n’a pas cette chance. Elle ne produit pas de mucus. Elle mise plutôt sur la nourriture et la salive pour tamponner les acides.
Si le cheval broute toute la journée, la nourriture et la salive protègent naturellement la région squameuse supérieure. En revanche, si l’estomac du cheval est vide, cette région est vulnérable au milieu acide.
Cela peut entraîner la formation de lésions et de plaies douloureuses qui se développent le long de la paroi du tube digestif. Lorsque les ulcères se forment dans l’estomac, on parle de syndrome d’ulcération gastrique équin.
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Les causes fréquentes des ulcères équins
De nombreux facteurs contribuent potentiellement au développement des ulcères, notamment ceux qui suivent :
- la composition de l’alimentation;
- la gestion des repas;
- l’entraînement ou le travail intense;
- les changements environnementaux;
- le stress social;
- l’emploi prolongé de médicaments anti-inflammatoires, c.-à-d. les AINS.
Connaître certaines des causes du syndrome d’ulcération gastrique équin peut aider les propriétaires de chevaux à modifier leur gestion pour prévenir naturellement l’apparition des ulcères.
Les signes et symptômes
Tous les cas d’ulcération gastrique ne sont pas symptomatiques. Le cheval peut avoir des ulcères sans montrer de signes extérieurs.
Cependant, la plupart présentent des signes d’ulcères, notamment des changements de comportement, une réticence au travail, la sensibilité au passage de sangle ou l’irritabilité.
Lorsque certains de ces signes et symptômes potentiels d’ulcères se manifestent, une visite du vétérinaire s’impose.
Les signes et symptômes à surveiller incluent :
- un manque d’appétit;
- la diarrhée chronique;
- la perte de poids ou un mauvais état de chair;
- un poil rêche ou une robe en piètre état;
- une baisse de performance;
- un comportement agressif ou nerveux;
- le tic à l’appui et d’autres comportements stéréotypés;
- des crises de colique.
Diagnostiquer le syndrome d’ulcération gastrique équin
En plus d’examiner l’historique médical et d’effectuer un examen physique, pour savoir si le cheval a des ulcères, le vétérinaire effectue une gastroscopie. Cette procédure consiste à introduire un petit tube flexible muni d’une caméra à son extrémité pour voir l’intérieur de l’œsophage, de l’estomac et de la partie supérieure de l’intestin.
Le vétérinaire est ainsi en mesure de confirmer la présence de lésions. La gastroscopie permet d’évaluer visuellement le nombre et la gravité des ulcères, ce qui permet de choisir le meilleur traitement pour le cheval concerné.
Le seul moyen de diagnostiquer catégoriquement le syndrome d’ulcération gastrique équin est l’examen gastroscopique par un vétérinaire. Toutefois, cette procédure peut s’avérer onéreuse et elle n’est pas nécessairement accessible à tous les propriétaires de chevaux.
Compte tenu de l’extrême prévalence des ulcères équins, de nombreux propriétaires de chevaux présument que leur cheval en souffre en constatant les signes révélateurs mentionnés précédemment.
Même si le cheval n’a pas reçu de diagnostic d’ulcération, il est sage d’intégrer les mesures préventives dans sa routine quotidienne.
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Comment agit l’oméprazole pour soigner les ulcères?
L’oméprazole est le traitement le plus courant pour les ulcères et requiert une ordonnance du vétérinaire. On trouve sur le marché deux produits homologués qui contiennent de l’oméprazole pour les ulcères équins : GastroGard®et UlcerGard.
GastroGard® est le traitement approuvé par la Food and Drug Administration américaine (FDA) pour soigner le syndrome d’ulcération gastrique équin. Il est vendu uniquement sur ordonnance d’un vétérinaire agréé. Ce médicament se présente sous forme d’une pâte administrée par voie orale.
UlcerGard est une version offerte en vente libre que les propriétaires de chevaux peuvent donner à des doses plus faibles pour prévenir les ulcères gastriques.
L’oméprazole a démontré son efficacité pour le traitement des ulcères gastriques dans la région squameuse supérieure (non glandulaire) de l’estomac du cheval. [1][2]
Néanmoins, des recherches récentes suggèrent que l’oméprazole pourrait ne pas être efficace pour traiter les ulcères dans la région glandulaire de l’estomac. [3] Il faut aussi tenir compte de ses effets indésirables.
Lorsqu’on traite un cheval avec GastroGard® ou UlcerGard, on doit penser à adapter son alimentation et sa gestion pour diminuer le risque de formation d’ulcères et favoriser la santé de son système digestif.
Le mécanisme d’action
L’oméprazole est un inhibiteur de la pompe à protons. Il bloque la production d’acide gastrique et hausse le pH dans l’estomac.
L’oméprazole traverse l’estomac jusqu’à l’intestin grêle où il est absorbé dans la circulation sanguine. Puis, une fois assimilé par les cellules qui sécrètent l’acide de l’estomac, appelées cellules pariétales, il interfère avec leur fonction.
Dans l’estomac, de nombreuses pompes à protons échangent des ions hydrogène contre des ions potassium en exploitant l’enzyme hydrogène-potassium ATPase.
L’oméprazole se lie à cette enzyme et empêche la pompe de fonctionner normalement. Cela inhibe la sécrétion d’acide gastrique et contribue à diminuer l’acidité de l’estomac.
Lorsque l’oméprazole se lie aux cellules qui sécrètent de l’acide, il les empêche définitivement de produire de l’acide gastrique. Toutefois, ces cellules se renouvellent constamment. Les vieilles cellules meurent et de nouvelles cellules les remplacent.
C’est ce qui explique pourquoi on doit administrer l’oméprazole de manière continue pour en obtenir l’effet. Le traitement en continu est nécessaire pour contrôler la sécrétion d’acide gastrique.
En réduisant l’acidité, l’oméprazole peut favoriser la réparation des tissus et donner à la muqueuse de l’estomac le temps de guérir.
La posologie et le mode d’administration
On administre la pâte GastroGard® par voie orale. L’unique dose quotidienne équivaut à 4 mg par kilogramme de poids corporel. [4] Pour un cheval de 500 kilogrammes, la dose de GastroGard® est de 2 000 mg.
La concentration d’oméprazole dans le produit GastroGard® est de 2,28 g par tube de 6,15 g, soit 37 %. Un cheval de 500 kilogrammes qui reçoit 2 000 mg de GastroGard® ingère donc 740 mg d’oméprazole.
Le traitement dure généralement jusqu’à quatre semaines ou 28 jours. Le vétérinaire peut recommander de poursuivre le traitement pendant quatre semaines supplémentaires à une dose plus faible, soit 2 mg par kilogramme de poids corporel.
La prolongation du traitement vise à sevrer progressivement le cheval de l’oméprazole afin de réduire le risque de rebond acide. Le rebond acide qui suit l’arrêt de l’oméprazole est un facteur majeur de récurrence des ulcères.
On utilise UlcerGard pour prévenir les ulcères chez les chevaux qui courent un risque élevé de contracter cette maladie. Ce médicament est administré à un quart de la dose thérapeutique.
La dose d’UlcerGard recommandée est de 1 mg par kilogramme de poids corporel, ou 500 mg pour un cheval de 500 kilogrammes.
UlcerGard contient 2,28 g d’oméprazole par tube de 6,15 g, soit une concentration de 37 %. Par conséquent, un cheval de 500 kilogrammes reçoit 185 mg d’oméprazole par dose.
Le mode d’emploi
GastroGard® et UlcerGard sont tous deux administrés par voie orale au moyen d’une seringue. [4]
On doit régler la seringue au poids exact du cheval afin d’administrer une dose de 4 mg par kilogramme de poids. Pour une dose de 2 mg par kilogramme de poids, on règle la seringue à 50 % ou à la moitié du poids du cheval.
La bouche du cheval doit être vide de tout aliment lorsqu’on administre l’oméprazole. On introduit la seringue dans l’espace interdentaire.
On garantit ainsi que l’ingrédient actif atteint l’arrière de la langue ou la cavité de la joue.
Le cheval doit avaler la dose entière, sans perte ni rejet.
Si le tube n’est pas vide, on peut replacer le bouchon et le ranger pour une utilisation ultérieure. Le médicament se conserve à une température située entre 20 et 25 degrés Celsius (entre 68 et 77 degrés Fahrenheit).
Le coût de l’oméprazole
Un tube de 6,15 g ou 6 150 mg de GastroGard® coûte environ 35 USD ou 50 CAD.
Chaque tube dure trois jours pour un cheval de 500 kilogrammes. Un plan de traitement typique d’une durée de quatre semaines nécessite donc dix tubes au coût minimal de 350 USD ou 500 CAD.
Ces montants ne comprennent pas les frais de diagnostic vétérinaire, les bilans de santé, ainsi que le mois supplémentaire de GastroGard® pour sevrer le cheval et prévenir l’hypersécrétion d’acide causé par l’effet de rebond.
Le traitement du syndrome d’ulcération gastrique équin peut facilement s’élever à plus de 1 000 dollars. C’est pourquoi il vaut mieux prévenir la pathologie que de devoir la guérir.
Inconvenients de l’oméprazole
L’oméprazole est efficace pour traiter le syndrome d’ulcération gastrique équin, mais il peut avoir un impact à long terme sur la fonction générale de l’estomac du cheval s’il est utilisé pendant de longues périodes.
Les chercheurs ont souligné les effets qui suivent liés à l’administration d’oméprazole.
1. L’hypersécrétion d’acide causé par le rebond
La principale préoccupation liée à l’utilisation d’inhibiteurs de la pompe à protons tels que l’oméprazole est l’hypersécrétion d’acide causée par l’effet de rebond, ou rebond acide. [3]
Le rebond acide se produit lorsque le traitement par l’oméprazole cesse brusquement. Les cellules de l’estomac commencent à sécréter des acides gastriques à l’excès, ce qui provoque une baisse du pH gastrique.
On attribue ce phénomène à un taux élevé de gastrine, une hormone régulatrice. L’organisme libère de la gastrine pour stimuler la sécrétion d’acide gastrique. [3]
Lorsque le cheval reçoit de l’oméprazole, les pompes à protons ne peuvent plus sécréter d’acides gastriques. Cet effet n’interrompt toutefois pas la sécrétion de gastrine.
Après le traitement, les pompes à protons recommencent à fonctionner et peuvent réagir par une sécrétion excessive d’acide chlorhydrique et d’autres acides gastriques.
De plus, l’organisme a accumulé de grandes quantités de gastrine. Les chercheurs rapportent que les niveaux de gastrine chez les chevaux ont doublé après seulement 14 jours de traitement à l’oméprazole. [5]
Ce surplus exacerbe la production d’acides gastriques et conduit à un pH anormalement bas (acidité excessive) dans l’estomac.
La muqueuse est ensuite exposée à ce milieu hyperacide. De nouvelles lésions peuvent se former qui entraînent souvent un autre diagnostic d’ulcération gastrique.
Cet effet peut être particulièrement frustrant pour les propriétaires de chevaux qui, après avoir payé le coût élevé du traitement à l’oméprazole, constatent que leurs chevaux ont besoin d’un autre traitement.
2. La digestibilité réduite des protéines
L’estomac est acide pour une bonne raison. Les acides aident à décomposer les aliments en particules plus petites pour permettre aux enzymes digestives de libérer les nutriments que l’organisme doit assimiler.
L’estomac est la première phase de digestion chimique, le mécanisme qui décompose les aliments en nutriments que l’organisme peut absorber et exploiter.
Les acides gastriques activent de nombreuses enzymes digestives, par exemple la pepsine. La pepsine est une enzyme qui décompose les protéines en peptides plus petits avant qu’elles n’atteignent l’intestin grêle.
La pepsine requiert l’activation de l’acide gastrique. Lorsqu’on supprime la sécrétion d’acide gastrique en administrant de l’oméprazole, on peut involontairement réduire l’activation de la pepsine et compromettre la capacité de digérer les protéines.
Des chevaux arabes traités à l’oméprazole pendant onze jours présentaient un métabolisme protéique affaibli comparativement aux sujets du groupe témoin. [6]
À court terme, cet effet peut ne pas avoir d’impact significatif sur le bien-être du cheval. Cependant, l’utilisation à long terme de l’oméprazole peut entraîner des carences secondaires en protéines qui peuvent avoir une incidence sur le développement musculaire, la croissance, les performances et la cicatrisation des plaies.
3. La digestibilité réduite des minéraux
L’oméprazole inhibe l’absorption du calcium et du magnésium chez les chevaux. Les enzymes digestives impliquées dans le métabolisme de ces deux minéraux dépendent aussi de l’activation des acides gastriques.
Les chercheurs ont découvert que l’oméprazole empêchait l’absorption du magnésium dans l’intestin grêle dans les modèles de culture cellulaire. [7]
Lors d’un essai de recherche portant sur des chevaux, la digestibilité du calcium a diminué après 21 jours de traitement à l’oméprazole à une dose de 4 mg/kg de poids corporel. Cette étude n’a pas noté de différence dans la digestibilité du magnésium ou d’autres minéraux. [5]
Le calcium et le magnésium sont des minéraux importants pour la formation et l’intégrité des os du cheval. Ils jouent également un rôle clé dans l’entretien et le fonctionnement des muscles. De plus, le calcium et le magnésium contribuent à tamponner les acides gastriques.
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Une mauvaise absorption du calcium et du magnésium peut avoir un effet négatif sur la santé du cheval s’il souffre d’une carence en ces minéraux.
Chez l’humain, l’utilisation à long terme d’inhibiteurs de la pompe à protons, tels que l’oméprazole, semble augmenter le risque de fractures osseuses. [8] La recherche n’a pas encore confirmé cet effet chez les chevaux.
Des études à long terme sur des chevaux recevant de l’oméprazole sont nécessaires pour comprendre les effets secondaires éventuels sur la digestibilité des nutriments et l’absorption des minéraux.
4. L’accroissement des bactéries pathogènes
Le milieu acide de l’estomac aide à protéger le cheval contre les bactéries pathogènes. De nombreux agents pathogènes ne peuvent pas survivre au pH extrême de l’estomac, ce qui contribue à favoriser la fonction immunitaire du cheval.
L’oméprazole agit en haussant le pH du système digestif. Un pH plus élevé peut augmenter le risque que des bactéries pathogènes colonisent l’estomac et pénètrent la barrière muqueuse, endommageant les tissus et déclenchant une réponse immunitaire.
Chez l’humain, l’administration d’oméprazole semble stimuler la croissance des bactéries gastriques. [9] Ce phénomène est censé affecter également les chevaux, mais les études ont obtenu des résultats mitigés.
Une étude a constaté des changements dans le type de microbes présents dans l’estomac des chevaux après seulement sept jours de traitement à l’oméprazole. Cependant, cette étude n’a pas trouvé d’augmentation du nombre global de microbes chez les sujets. [11]
Une autre étude menée sur des chevaux traités avec la dose recommandée d’oméprazole (4 mg/kg) pendant 28 jours n’a constaté aucun changement marqué de croissance microbienne gastrique. Les chercheurs ont signalé des différences mineures dans la composition et la diversité des microbes. Toutefois, cette différence n’était pas significative d’un point de vue clinique. [10]
Davantage d’études sont nécessaires pour comprendre les effets de l’oméprazole sur le microbiote gastrique des chevaux.
5. Les effets secondaires possibles
Il n’existe pas d’effets secondaires connus de l’oméprazole lorsqu’il est utilisé tel qu’indiqué par un vétérinaire. Toutefois, on sait qu’il cause certains effets indésirables chez l’humain.
Parmi les effets secondaires rapportés chez l’humain, on trouve ceux qui suivent :
- des maux de tête;
- des maux d’estomac;
- des nausées;
- de la diarrhée;
- une carence en vitamine B12;
- l’inflammation;
- des lésions rénales;
- des polypes ou des tumeurs sur la muqueuse de l’estomac.
Prévenir les ulcères gastriques
Pour citer le dicton, « mieux vaut prévenir que guérir ».
Compte tenu du coût élevé du traitement des ulcères gastriques avec l’oméprazole, et du risque de rebond acide et d’autres effets secondaires, il importe d’envisager la mise en œuvre de moyens pour atténuer naturellement le risque d’apparition des ulcères équins.
Pour ce faire, les propriétaires peuvent apporter quelques modifications à l’alimentation, à l’environnement et à la routine du cheval. De nombreuses stratégies sûres et naturelles peuvent empêcher les ulcères de se développer, notamment :
- veiller à ce que le cheval ait toujours accès à l’eau;
- éviter qu’il ait l’estomac vide pendant de longues périodes;
- toujours entraîner ou faire travailler le cheval après l’avoir nourri;
- lui donner un régime riche en fibres et du foin de bonne qualité;
- fournir des protéines de grande qualité;
- minimiser l’utilisation à long terme des AINS dans le cas d’ulcères glandulaires;
- limiter les déplacements lorsque cela est possible;
- en cas de déplacements, mettre des stratégies d’atténuation des risques en place;
- augmenter la durée des périodes de mises en liberté et l’accès au pâturage;
- permettre au cheval d’avoir des contacts sociaux;
- lui donner des suppléments pour favoriser la santé de son système digestif.
La supplémentation pour la santé du système digestif
Il faut d’abord mettre en œuvre les stratégies préventives, y compris les conseils d’alimentation et de gestion énumérés précédemment, avant de se tourner vers des suppléments pour soigner ou prévenir les ulcères.
Si le cheval bénéficie déjà d’un régime alimentaire équilibré axé sur le fourrage, le produit Visceral+ de Mad Barn est un supplément en granulés qui favorise la santé de l’estomac et de l’intestin postérieur, ainsi que la fonction immunitaire.
Avant de modifier le régime alimentaire de votre cheval, nous vous conseillons de consulter un nutritionniste qualifié. Transmettez le régime alimentaire de votre cheval en ligne, et l’un de nos nutritionnistes équins l’évaluera gratuitement.
Si vous pensez que votre cheval souffre d’ulcères, contactez votre vétérinaire pour obtenir un diagnostic complet. Il vous aidera à mieux comprendre les options de traitement possibles, y compris l’oméprazole, ainsi que les moyens de minimiser le risque de récurrence des ulcères.
Foire aux questions
Voici quelques questions fréquemment posées au sujet de l’oméprazole chez les chevaux :
L’oméprazole est un inhibiteur de la pompe à protons utilisé pour traiter ou prévenir le syndrome des ulcères gastriques équins (EGUS). Il agit en bloquant l’enzyme hydrogène-potassium ATPase dans les cellules de l’estomac qui produisent l’acide, réduisant ainsi efficacement la production d’acide gastrique et laissant le temps à la muqueuse de l’estomac de guérir. Les versions d’oméprazole approuvées par la FDA comprennent GastroGard® (sur ordonnance) et UlcerGard (sans ordonnance). [1][2]
La plupart des ulcères équins surviennent dans la région squameuse supérieure de l’estomac, qui ne possède pas de défenses naturelles contre l’acide, comme la production de mucus et de bicarbonate. Cette région dépend d’un apport continu de fourrage et de la salive pour maintenir sa protection, et lorsque l’estomac est vide ou exposé au stress, elle devient vulnérable aux dommages causés par l’acide. C’est pourquoi l’EGUS touche le plus souvent la portion squameuse de l’estomac. [3]
L’hypersécrétion d’acide causée par l’effet de rebond survient lorsque le traitement à l’oméprazole prend fin et que l’estomac commence à surproduire de l’acide en réponse à des niveaux élevés de l’hormone gastrine. Cela peut entraîner une réapparition des ulcères peu après l’arrêt du traitement, surtout en l'absence d'une diminution graduelle de la dose. Afin d'atténuer ce risque, il est important de diminuer graduellement la dose d’oméprazole au fil du temps et de mettre en œuvre des stratégies de prévention des ulcères. [3][5]
Résumé
L’oméprazole (GastroGard®/UlcerGard) est un inhibiteur de la pompe à protons approuvé par la FDA, utilisé pour prévenir et traiter le syndrome des ulcères gastriques équins.
- L’oméprazole prend en charge les ulcères de la région squameuse en supprimant l’acide gastrique, mais il peut être moins efficace pour les ulcères glandulaires.
- Une utilisation prolongée ou un arrêt brusque de l’oméprazole peut déclencher une hypersécrétion d’acide causée par l’effet de rebond et peut réduire la digestibilité des protéines et des minéraux ou modifier les microbes gastriques.
- Les propriétaires devraient utiliser l’oméprazole sous supervision vétérinaire, diminuer graduellement la dose lors de l’arrêt et privilégier une alimentation axée d’abord sur les fourrages, un accès constant à l’eau et la réduction du stress afin de prévenir les récidives.
Références
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- Andrews F.M. et al. Efficacy of omeprazole paste in the treatment and prevention of gastric ulcers in horses. Equine Vet. 1999. View Summary
- Sykes B.W. A free ride: is long-term omeprazole therapy safe and effective. Br Equine Vet Edu. 2021.
- Merial Inc. GastroGard-omeprazole paste. 2018.
- Pagan J.D. et al. Omeprazole reduces calcium digestibility in Thoroughbred horses. J Equine Vet Sci. 2020. View Summary
- Melo S.K.M. et al. A proton-pump inhibitor modifies the concentration of digestion biomarkers in healthy horses. J Equine Vet Sci. 2014.
- Thongon N. & Krishnamra N. Omeprazole decreases magnesium transport across Caco-2 monolayers. World J Gastroenterol. 2011.
- Hansen K.E. et al. Do proton pump inhibitors decrease calcium absorption? J Bone Mineral Research. 2010.
- Sharma B.K. et al. Intragastric bacterial activity and nitrosation before, during, and after treatment with omeprazole. Br Med J. 1984.
- Tyma J.F. et al. Investigation of effects of omeprazole on the fecal and gastric microbiota of healthy adult horses. Am J Vet Res. 2019. View Summary
- Cerri S. et al. Effect of oral administration of omeprazole on the microbiota of the gastric glandular mucosa and feces of healthy horses. J Vet Intern Med. 2020. View Summary










