L’obstruction des voies respiratoires supérieures chez le cheval se produit lorsque des structures des fosses nasales, du pharynx ou du larynx restreignent partiellement le flux d’air, réduisant ainsi l’efficacité de la respiration.

Comme les chevaux sont des animaux dont la respiration doit obligatoirement se faire à travers le nez, même de légères modifications dans les voies respiratoires supérieures peuvent affecter de manière significative l’apport en oxygène, en particulier pendant l’exercice.

Une obstruction des voies respiratoires supérieures peut se développer soudainement à la suite d’une infection, d’une inflammation ou d’un traumatisme, ou elle peut progresser graduellement et devenir apparente seulement lors d’une augmentation de la demande respiratoire. Dans de nombreux cas, une respiration anormale ou bruyante constitue l’un des premiers signes observables d’une altération du flux d’air, signalant la nécessité d’une évaluation plus approfondie.

L’article qui suit explique la structure et la fonction des voies respiratoires supérieures du cheval, présente les causes courantes d’obstruction et examine les signes cliniques, les outils diagnostiques et les stratégies de prise en charge utilisés pour identifier et traiter les affections qui interfèrent avec une respiration normale chez le cheval.

Obstruction des voies respiratoires supérieures chez le cheval

Un flux d’air efficace à travers le tractus respiratoire supérieur est essentiel pour la santé, les performances sportives, la thermorégulation et le confort général du cheval.

Lorsque le flux d’air est restreint, l’effort respiratoire augmente et l’apport en oxygène diminue, ce qui peut entraîner une baisse de performances et une fatigue précoce pendant l’exercice.

 

equine respiratory system
Légende :
Equine respiratory system : Système respiratoire équin
Lower : Inférieur
Upper : Supérieur
Cervical Trachea : Partie cervicale de la trachée
Thoracic Trachea : Partie thoracique de la trachée
Lung : Poumon
Nostrils : Naseaux
Bronchi : Bronches
Bronchioli : Bronchioles
Alveoli : Alvéoles

Dans les cas graves, l’obstruction des voies respiratoires supérieures peut nuire à la respiration même au repos et peut devenir une urgence médicale mettant la vie de l’animal en danger.

Comme les chevaux doivent absolument respirer par le nez, les affections touchant les voies respiratoires supérieures peuvent produire des signes cliniques immédiats, notamment des bruits respiratoires anormaux, une intolérance à l’exercice, un écoulement nasal ou une détresse respiratoire.

Anatomie et fonction du système respiratoire équin

Les chevaux sont des animaux qui doivent obligatoirement respirer par le nez, ce qui signifie que tout l’air qu’ils inspirent doit passer par leurs fosses nasales.

Contrairement aux humains, ils ne peuvent pas respirer par la bouche. [1] Cette adaptation s’est probablement développée pour permettre aux chevaux de brouter et de respirer en même temps, tout en leur permettant de détecter les prédateurs par l’odorat. [1]

Les chevaux possèdent un long voile du palais qui sépare les fosses nasales de la bouche. Le voile du palais (ou palais mou) est une membrane de tissu buccal qui s’étend de l’arrière de la bouche jusqu’au larynx. Chez le cheval, le voile du palais est étroitement appuyé contre le larynx, formant une séparation complète entre les cavités buccale et nasale. [1]

« Les premiers signes d’une obstruction des voies respiratoires supérieures incluent souvent des bruits respiratoires anormaux, une baisse d’endurance ou une récupération prolongée après l’effort. Si votre cheval présente des signes de respiration difficile, surtout au repos, contactez immédiatement votre vétérinaire. »

Dre Jennifer Skaggs, D.M.V.
Vétérinaire équin

 
Le larynx est principalement composé de cartilage et comporte deux éléments principaux : l’épiglotte et les cartilages aryténoïdes. [1] L’épiglotte est une pièce de cartilage en forme de langue qui repose au-dessus du voile du palais. Les cartilages aryténoïdes sont des cartilages appariés en forme de croissant qui contrôlent l’accès à la trachée.

Lors de la déglutition, l’épiglotte guide les aliments au-delà de la trachée et vers l’œsophage. Lors de l’inspiration, les aryténoïdes s’écartent vers l’extérieur, élargissant l’ouverture de la trachée pour faciliter l’entrée d’air. Ils se referment l’un sur l’autre, formant un joint étanche lorsque le cheval avale. Cela garantit que seul l’air puisse pénétrer dans les voies respiratoires. [1]

Le mouvement coordonné du voile du palais et du larynx est important pendant l’exercice pour optimiser l’apport d’air. Une défaillance de ce système coordonné peut entraîner un blocage partiel de la trachée par les tissus, provoquant une obstruction des voies respiratoires supérieures.

Les chevaux atteints peuvent présenter une baisse de performances ou une intolérance à l’exercice parce qu’ils ne peuvent pas absorber la quantité d’air dont ils ont besoin, surtout lorsque les besoins augmentent avec l’effort.

Signes d’obstruction des voies respiratoires supérieures

Les signes d’obstruction des voies respiratoires supérieures chez les chevaux peuvent inclure :

  • Baisse des performances ou fatigue précoce pendant l’exercice
  • Bruit respiratoire anormal
  • Effort respiratoire accru
  • Apparition soudaine d’anomalies respiratoires après une maladie ou un traumatisme
  • Détresse respiratoire, y compris des signes au repos dans les cas graves

Le signe clinique le plus courant associé à l’obstruction des voies respiratoires supérieures est une baisse de performance. Les chevaux peuvent être réticents à effectuer un travail à grande vitesse ou peuvent se fatiguer rapidement. [2]

De nombreux chevaux développent également une respiration bruyante. Ce bruit respiratoire résulte du passage de l’air à travers les tissus obstrués. Le type exact de bruit varie selon les affections et peut survenir à tout moment du cycle respiratoire.

Les chevaux gravement atteints, présentant une obstruction presque complète, peuvent développer une détresse respiratoire. Cela inclut la dyspnée (difficulté à respirer) et la tachypnée (respiration rapide). Selon la gravité de l’affection, ces signes peuvent être présents même au repos. [3]

Quand consulter votre vétérinaire

Une évaluation vétérinaire est recommandée si le bruit respiratoire est persistant ou s’aggrave, si les performances diminuent ou si la fatigue survient plus tôt que prévu, ou si la respiration semble laborieuse pendant ou après l’effort. Des soins vétérinaires rapides sont conseillés en cas d’apparition soudaine de signes respiratoires à la suite d’une maladie ou d’un traumatisme, ou pour tout signe de détresse respiratoire au repos. Une évaluation précoce est particulièrement importante chez les chevaux de compétition, car certaines obstructions des voies respiratoires supérieures évoluent avec le temps et répondent mieux à une intervention précoce.

Causes de l’obstruction des voies respiratoires supérieures

Il existe plusieurs causes potentielles d’obstruction des voies respiratoires supérieures chez les chevaux, notamment : [2]

  • Déplacement dorsal du voile du palais
  • Neuropathie laryngée récurrente
  • Accrochement de l’épiglotte
  • Chondrite aryténoïdienne
  • Cicatrice nasopharyngée
  • Gourme

Ces affections varient en termes de cause sous-jacente et de gravité, allant d’anomalies structurelles ou neuromusculaires à des maladies inflammatoires ou infectieuses. Par conséquent, la signification clinique, l’approche thérapeutique et la gestion à long terme dépendent du diagnostic spécifique. [2]

Déplacement dorsal du voile du palais (DDVP)

Le déplacement dorsal du voile du palais (DDVP) se produit lorsque le voile du palais se replie vers le haut, au-dessus de l’épiglotte. Cette affection est plus fréquente pendant l’exercice et peut contribuer à une baisse de performances. Environ 10 à 20 % des chevaux de course en sont atteints. [2]

Le DDVP produit généralement un bruit respiratoire caractéristique de gargouillement ou de vibration que certains propriétaires décrivent comme un « étouffement ». [2] Dans la plupart des cas, les chevaux ne développent ce bruit respiratoire que pendant un exercice à grande vitesse ou vers la fin de leur séance d’entraînement.

La cause sous-jacente et les facteurs de risque du DDVP sont en grande partie inconnus. [2] Les chevaux présentant une flaccidité (mollesse) ou un dysfonctionnement des muscles de la gorge sont plus susceptibles de développer cette affection.

Certains chevaux peuvent développer un DDVP si leurs muscles laryngés tirent excessivement le larynx vers l’arrière pendant l’exercice, ce qui permet au voile du palais de se retourner vers le haut. [2] Certains chevaux peuvent avoir un larynx positionné de manière inhabituelle par rapport à leur voile du palais, même au repos, ce qui les prédispose au DDVP. [5]

Lors d’une endoscopie à l’effort, le vétérinaire peut observer le voile du palais se relâcher et le cheval commence à avaler de façon répétée. On pense que la déglutition peut aider le cheval à stabiliser le palais afin de tenter de prévenir le DDVP. [5] Si le cheval n’y parvient pas, l’épiglotte passe sous le voile du palais. [5]

Les stratégies de traitement du DDVP comprennent : [2][5]

  • Les attache-langues : des sangles en tissu sont placées dans la bouche et fixées autour de la mâchoire inférieure afin de tirer le larynx et la langue vers l’avant
  • Le collier Cornell : un dispositif qui exerce une pression vers l’avant et vers le haut sur le larynx
  • Palatoplastie : une intervention chirurgicale qui ressère le voile du palais
  • Résection des muscles sterno-hyoïdiens : une procédure qui consiste à couper les muscles qui tirent le larynx vers l’arrière
  • Chirurgie d’avancement du larynx (tie-forward) : une chirurgie qui « attache » le larynx en position avancée

Parmi ces procédures, la d’avancement du larynx est la plus couramment utilisée. [5] Les taux de réussite sont d’environ 80 %, et de nombreux chevaux retournent à la course et à leur niveau de performance antérieur. [2][5]

Neuropathie laryngée récurrente

La neuropathie laryngée récurrente (« cornage ») entraîne une ouverture incomplète des cartilages aryténoïdes, ce qui fait que le cartilage obstrue partiellement le flux d’air. [2] Environ 1,6 à 8 % des Pur-sang et environ 42 % des chevaux de trait souffraient de ce problème de santé. [2]

Cette affection se développe en raison de dommages au nerf laryngé récurrent, le nerf qui envoie le signal au cartilage aryténoïde de s’ouvrir. Le nerf laryngé récurrent gauche est le plus souvent affecté, car il est considérablement plus long que le nerf droit, ce qui le rend plus susceptible aux dommages. [2] Les dommages peuvent provenir soit d’une blessure traumatique, soit d’une atrophie progressive du nerf pouvant survenir en raison de sa longueur. [2]

Les chevaux atteints de cette affection développent fréquemment un « cornage », un bruit respiratoire caractéristique qui se produit lors de l’inspiration. Les propriétaires peuvent décrire ce bruit comme un sifflement aigu ou un rugissement pendant l’exercice. [6] Ce bruit résulte d’un flux d’air turbulent passant par le cartilage aryténoïde dysfonctionnel pendant la respiration.

À l’endoscopie, le vétérinaire peut observer le mouvement des cartilages aryténoïdes afin de voir s’ils s’ouvrent complètement pendant la respiration. Les chevaux présentant une paralysie partielle ou complète ont un, ou les deux, de leurs cartilages aryténoïdes qui n’arrivent pas à s’ouvrir complètement lors de l’inspiration. [6]

Le traitement principal pour cette pathologie est la laryngoplastie prothétique, où un chirurgien place des sutures entre le cartilage aryténoïde et la paroi du larynx afin de maintenir le cartilage ouvert de façon permanente. [2]

Cette procédure est communément appelée tie-back. Les chevaux ayant subi cette intervention présentent un risque plus élevé de pneumonie d’aspiration, car leurs voies respiratoires peuvent ne pas se fermer complètement lors de la déglutition. [6] Cependant, plusieurs peuvent reprendre la compétition après la procédure.

Accrochement de l’épiglotte

L’accrochement de l’épiglotte est similaire au déplacement dorsal du voile du palais, mais implique un accrochement de l’épiglotte sous une fine membrane appelée le repli aryépiglottique.

Cette membrane s’étend entre les deux cartilages aryténoïdes et les côtés de l’épiglotte. Lorsqu’il y a accrochage, la pointe de l’épiglotte se situe sous cette membrane. [2]

Le traitement consiste en une chirurgie visant à retirer ou raccourcir le repli aryépiglottique. [2] La plupart des chevaux ont un bon pronostic, mais présentent un risque plus élevé de DDVP après la chirurgie. [2]

Chondrite aryténoïdienne

La chondrite aryténoïdienne désigne une inflammation d’un cartilage aryténoïde. [2] La cause exacte de cette inflammation est inconnue dans la plupart des cas, mais elle peut se développer après des infections respiratoires.

À l’endoscopie, le cartilage est hypertrophié et peut présenter des problèmes de mobilité. [2] En général, un seul des cartilages aryténoïdes présente des signes de maladie, mais le cartilage opposé peut présenter des tissus de granulation (kissing lesions) qui se développent à l’endroit où les deux cartilages se touchent lors de la déglutition. [2]

Les cas légers peuvent être pris en charge avec des antibiotiques et des vaporisateurs anti-inflammatoires pour la gorge. [2] Chez certains chevaux, l’ablation chirurgicale du cartilage aryténoïde atteint peut être nécessaire afin de rétablir la fonction des voies respiratoires. [2]

Cicatrice nasopharyngée

La cicatrice nasopharyngée est une affection inflammatoire observée presque exclusivement chez les chevaux vivant au pâturage dans le sud des États-Unis. [2] La cause de cette affection est inconnue, mais les chercheurs soupçonnent actuellement qu’il s’agit d’une réponse à un allergène environnemental.

Les chevaux atteints développent une inflammation et une cicatrisation du nasopharynx, la zone menant au larynx. [2] Les cartilages aryténoïdes sont également enflammés et cicatrisés dans jusqu’à 70 % des cas. [2]

Sans prise en charge, les voies respiratoires du cheval peuvent cicatriser complètement, le rendant incapable de respirer. Le traitement implique généralement de retirer le cheval du pâturage et d’administrer des médicaments anti-inflammatoires.

Chez les chevaux gravement atteints, il peut être nécessaire de procéder à une trachéotomie permanente, soit la création d’une ouverture chirurgicale dans la trachée pour contourner les voies respiratoires supérieures et permettre la respiration. [2] De nombreux chevaux peuvent reprendre leurs activités normales après la mise en place d’une trachéotomie permanente. [2]

Gourme

La gourme est une maladie infectieuse causée par Streptococcus equi equi. L’infection touche généralement les ganglions lymphatiques dans et autour de la gorge, entraînant une augmentation importante de la taille des ganglions atteints. Dans certains cas, ces ganglions lymphatiques élargis peuvent comprimer les voies respiratoires du cheval et provoquer des obstructions partielles ou complètes. [2]

Le drainage des abcès et la mise en place d’une trachéostomie peuvent être nécessaires pour rétablir le passage de l’air. [2]

Tableau 1. Résumé des obstructions des voies respiratoires supérieures chez le cheval

Cause de l’obstruction Bruit respiratoire associé Présentation typique Facteurs de risque
Déplacement dorsal du voile du palais (DDVP)
  • Bruit de gargouillement ou de vibration, souvent décrit comme un « étouffement »
  • Plus apparent pendant l’exercice
  • Survient pendant l’expiration
  • Travail à haute vitesse
  • Dysfonctionnement des muscles de la gorge ou position anormale du larynx
Neuropathie laryngée récurrente (cornage)
  • Sifflement aigu ou bruit de « rugissement »
  • Survient pendant l’inspiration
  • S’aggrave à l’effort
  • Plus fréquent chez les Pur-sang et les chevaux de trait
  • Lésion du nerf laryngé récurrent
Accrochement de l’épiglotte
  • Bruit respiratoire anormal pouvant ressembler à d’autres obstructions dynamiques
  • Généralement observé pendant l’exercice
  • Peut affecter l’inspiration et l’expiration
  • Anomalies congénitales
Chondrite aryténoïdienne
  • Bruit respiratoire variable
  • Peut être présent au repos ou à l’effort
  • Affecte souvent l’inspiration
  • Peut se développer après une infection respiratoire
  • Affecte généralement un cartilage aryténoïde
Cicatrice nasopharyngée
  • Bruit respiratoire progressif
  • Peut survenir au repos et s’aggraver pendant l’exercice
  • Affecte l’inspiration et l’expiration à mesure que l’obstruction progresse
  • Chevaux au pâturage dans le sud des États-Unis
  • Allergène environnemental soupçonné
Gourme
  • Difficulté respiratoire due à une compression des voies respiratoires plutôt qu’à un bruit constant
  • Au repos ou pendant l’exercice selon la gravité
  • Vaccination incomplète ou non à jour
  • Mesures de biosécurité insuffisantes
  • Contact avec des chevaux à risque ou infectés

Diagnostic des obstructions des voies respiratoires supérieures chez le cheval

L’examen le plus courant pour diagnostiquer une obstruction des voies respiratoires supérieures est l’endoscopie. Cette procédure consiste à faire passer un tube muni d’une caméra dans les voies respiratoires supérieures du cheval et à observer leur mouvement et leur fonctionnement. [4]

À l’aide de cet outil diagnostique, le vétérinaire peut visualiser : [4]

  • Les fosses nasales
  • L’épiglotte et sa position par rapport au voile du palais
  • Les cartilages aryténoïdes et leurs mouvements

Pour simuler un effort respiratoire maximal, le vétérinaire peut boucher les naseaux du cheval avec sa main, forçant le cheval à retenir sa respiration. Lorsqu’ils sont libérés, le cheval prend une grande inspiration qui simule la respiration pendant l’exercice ou l’entraînement. [4]

L’endoscopie respiratoire peut également être réalisée pendant l’exercice, ce qui permet aux vétérinaires d’évaluer les voies respiratoires supérieures dans des conditions où les signes cliniques apparaissent réellement. [4]

Cette endoscopie dynamique ou à l’exercice est particulièrement utile pour identifier les obstructions qui se développent uniquement lors d’un travail soutenu, lorsque l’augmentation des besoins en débit d’air et les pressions négatives peuvent entraîner un affaissement ou un déplacement anormal des structures des voies respiratoires. [4]

En visualisant les voies respiratoires en temps réel pendant que le cheval est en activité, l’endoscopie dynamique fournit une évaluation plus précise de l’obstruction fonctionnelle des voies respiratoires et aide à orienter les décisions appropriées en matière de traitement et de gestion.

Pronostic et gestion à long terme

L’obstruction des voies respiratoires supérieures est une cause importante de baisse de performances et de bruits respiratoires chez les chevaux, et dans les cas graves, elle peut devenir une urgence mettant la vie en danger. Comme les chevaux doivent absolument respirer par le nez, même un rétrécissement partiel des voies respiratoires supérieures peut affecter de manière significative le flux d’air et l’apport en oxygène, en particulier pendant l’exercice.

De nombreux problèmes des voies respiratoires supérieures sont dynamiques et peuvent n’apparaître que lors d’un effort accru, d’où l’importance d’une évaluation attentive. L’endoscopie, y compris l’examen dynamique pendant l’exercice lorsque nécessaire, demeure l’outil le plus précieux pour identifier le site spécifique et la cause de l’obstruction.

Avec un diagnostic précis, de nombreuses affections peuvent être gérées avec succès grâce à un traitement médical, une correction chirurgicale ou des ajustements de l’entraînement et de l’équipement.

Reconnaître les premiers signes cliniques et demander une évaluation vétérinaire rapide peut aider à améliorer le confort, à préserver la fonction respiratoire à long terme et à permettre aux chevaux atteints de retrouver leur niveau de performance antérieur lorsque cela est possible.

Foire aux questions

Voici quelques questions fréquemment posées sur l’obstruction des voies respiratoires supérieures chez les chevaux :

Résumé

Chez les chevaux, une obstruction des voies respiratoires supérieures peut compromettre de manière significative la respiration et les performances sportives, allant d’un bruit léger lié à l’exercice à une détresse respiratoire sévère. Étant donné que les chevaux sont des animaux dont la respiration doit obligatoirement se faire à travers le nez, tout rétrécissement des voies respiratoires supérieures est cliniquement important.

  • L’obstruction des voies respiratoires supérieures désigne une restriction partielle ou complète du flux d’air à travers les fosses nasales, le pharynx, le larynx ou la partie supérieure de la trachée
  • De nombreux troubles des voies respiratoires sont dynamiques et ne deviennent apparents que pendant l’effort, lorsque les besoins en flux d’air augmentent
  • Les signes cliniques courants comprennent des bruits respiratoires anormaux, une diminution des performances, de la toux, un écoulement nasal et un effort respiratoire accru
  • L’endoscopie est l’outil diagnostique principal, et une endoscopie dynamique à l’effort peut être nécessaire pour une évaluation précise
  • Les causes fréquentes incluent le DDVP, la neuropathie laryngée récurrente, l’accrochement de l’épiglotte, les maladies inflammatoires du cartilage et des infections telles que la gourme
  • Les options de prise en charge dépendent de l’affection sous-jacente et peuvent inclure un traitement médical, une chirurgie ou des modifications de l’entraînement et de l’équipement
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Références

  1. Hinchcliff, K. W., et al., eds. Equine Exercise Physiology: The Science of Exercise in the Athletic Horse. Saunders/Elsevier, Edinburgh and New York, 2008.
  2. Reed, S. M., et al. Equine Internal Medicine. 3rd ed., Saunders Elsevier, St. Louis, MO, 2010.
  3. Lascola, K. Arytenoid Chondropathy in Horses. Merck Veterinary Manual, 2025.
  4. Costa, L. R. R., and Paradis, M. R. Manual of Clinical Procedures in the Horse. Wiley Blackwell, Hoboken, NJ, 2018.
  5. Boone, L. Dorsal Displacement of the Soft Palate in Horses. Merck Veterinary Manual, 2025.
  6. Boone, L. Laryngeal Hemiplegia in Horses. Merck Veterinary Manual, 2025.