Si votre cheval est ce qu’on appelle en angais un « easy keeper », vous avez peut-être parfois l’impression qu’il prend du poids juste à voir de l’herbe.
Certaines races équines sont connues pour être plus efficaces sur le plan métabolique que d’autres. Ces chevaux nécessitent moins d’énergie digestible (calories) pour maintenir une condition corporelle idéale que les autres chevaux. Cela signifie qu’ils peuvent facilement être en surpoids.
Des recherches démontrent que jusqu’à 40 % des chevaux et poneys sont en surpoids. [21] Cela peut avoir des conséquences négatives à long terme sur la santé et le bien-être de ces chevaux, entraînant une inflammation, une dysfonction métabolique et un risque accru de laminite.
Cependant, il existe plusieurs stratégies efficaces que vous pouvez utiliser pour aider votre « easy keeper » à perdre du poids et maintenir une condition corporelle saine. Ces stratégies incluent le choix du fourrage, la gestion des pâturages, le trempage du foin et la sélection de suppléments de vitamines et minéraux à faible teneur en calories.
Le présent article discutera de la meilleure façon de nourrir votre « easy keeper » et de comment garder un oeil sur sa note d’état de chair au fil du temps. Si vous souhaitez des recommandations personnalisées pour nourrir votre cheval, soumettez son régime en ligne pour une consultation gratuite par nos nutritionnistes équins.
Qu’est-ce qu’un « easy keeper » ?
Le terme anglais « easy keeper », qu’on pourrait traduire par cheval facile à entretenir, ou cheval qui mainten/prend du poids facilement, est un cheval ou poney qui n’a pas besoin de beaucoup de calories pour garder une condition corporelle optimale.
Ces chevaux appartiennent souvent à des races robustes, indigènes ou de type Cob qui se portent particulièrement bien dans des contextes aux paysages peu fertiles.
Les « easy keepers » ont tendance à prendre du poids lorsqu’on les laisser paître librement sur des pâturages d’herbe riche. Ils n’ont besoin que de très peu ou aucune moulée concentrée dans leur alimentation.
Ces chevaux peuvent présenter plusieurs différences par rapport aux chevaux qui prennent difficilement du poids (appelés « hard keepers »). Ces différences leur permettant de prendre et de maintenir plus facilement du poids incluent notamment : [22][23]
- Une digestion et une absorption plus efficaces
- Des différences dans le microbiome intestinal
- La capacité de constituer des réserves de graisse facilement et une résistance à la perte de graisse corporelle
Le problème de nos modes de gestion moderne
Dans un contexte domestique, les « easy keepers » sont susceptibles de présenter un surpoids et de développer des problèmes de santé qui y sont associés.
La disponibilité de pâturages d’herbe riche, de foin de haute qualité et de moulées concentrés riches en calories signifie souvent que l’apport énergétique est plus élevé que nécessaire.
De plus, la présence d’abris, l’utilisation de couvertures et les sorties à l’extérieur limitées de ces chevaux peuvent entraîner une diminution significative de la dépense énergétique par rapport à leurs homologues sauvages.
Un apport énergétique plus élevé et une dépense énergétique plus faible peuvent rapidement entraîner une prise de poids, si cela n’est pas géré correctement.
Problèmes liés à l’obésité
Si votre « easy keeper » prend du poids, il court un risque accru de développer de nombreuses affections liées à l’obésité, notamment : [8][11][18]
- L’arthrose
- Des coliques
- De mauvaises performances
- Des problèmes cardiovasculaires
L’obésité est un problème croissant chez les chevaux domestiques. On estime que jusqu’à 54 % de la population équine du Royaume-Uni est obèse, avec des résultats similaires en Europe et en Amérique. [18][21]
Le syndrome métabolique équin (SMÉ), l’hyperinsulinémie et la laminite sont plus courants chez les chevaux obèses. Cela est dû au fait que les chevaux atteints de SMÉ présentent une résistance à l’insuline qui facilite l’obésité, et non pas parce que l’obésité cause directement le SMÉ.
Pourquoi vous ne devriez pas restreindre l’apport alimentaire
Une façon de gérer la prise de poids chez les « easy keepers » est de limiter l’apport alimentaire en rationnant la nourriture ou en réduisant la fréquence des repas.
Restreindre l’accès à la nourriture de votre cheval peut sembler être un bon moyen de réduire sa consommation de calories, mais cela peut entraîner plus de problèmes que cela n’en résout, incluant des comportements stéréotypés et des ulcères gastriques.
Les chevaux sont des animaux qui mangent de petites quantités à la fois et qui ont évolué pour brouter en continu jusqu’à 16 heures par jour. [1]
Le programme alimentaire de votre cheval doit satisfaire son désir naturel de brouter tout au long de la journée. Sinon, votre cheval pourrait commencer à manger d’autres éléments de son environnement, y compris la litière, les clôtures, les planches de grange et le sol.
Quelle est votre priorite numero un pour la sante de votre cheval?
Comment nourrir un « easy keeper »
Que devriez-vous nourrir votre cheval facile à entretenir pour éviter qu’il ne prenne du poids ?
Nous savons que ce type de chevaux ont un métabolisme plus lent et nécessitent moins de calories que les chevaux catégorisés « hard keeper » pour maintenir leur poids corporel.
Cependant, ils ont toujours les mêmes besoins en protéines, vitamines et minéraux que les autres chevaux, en fonction de leur charge de travail et de leur catégorie de poids. [5]
Ainsi, le régime alimentaire de votre « easy keeper » doit satisfaire les trois contraintes suivantes :
- Le régime doit fournir un niveau de calories approprié.
- Le régime doit fournir suffisamment de protéines, vitamines et minéraux.
- Le régime doit satisfaire le désir de votre cheval de brouter tout au long de la journée.
Un nutritionniste peut vous aider à élaborer un programme alimentaire équilibré qui optimise ces contraintes. Voici toutes les considérations auxquelles un nutritionniste doit penser lorsqu’il tente d’équilibrer un régime.
1) Évaluation des besoins alimentaires de votre cheval
Tout d’abord, nous devons déterminer le niveau de calories cible pour le plan alimentaire de votre cheval. Cela commence par évaluer le poids et la note d’état de chair de votre cheval.
Avant d’apporter des changements alimentaires, nous voulons savoir si votre cheval est à un poids optimal, s’il doit perdre du poids ou en prendre.
La note d’état de chair est une méthode d’évaluation du poids et de la composition adipeuse de votre cheval. Cette note évalue les dépôts de graisse sur le cou, le corps et l’arrière-train à l’aide de l’échelle de Henneke à neuf points.
L’échelle de 0 à 9 évalue les chevaux comme suit : [2]
- Émacié
- Très maigre
- Maigre
- Légèrement maigre
- Idéal
- Légèrement gras (début d’embonpoint)
- Embonpoint
- Obèse
- Très obèse
Les « easy keepers » doivent être maintenus à une note de 4-5 pour une santé optimale. Le suivi de la note d’état de chair au fil du temps vous aidera à observer et à réagir rapidement aux changements de santé métabolique de votre cheval.
Les dépôts adipeux sont évalués visuellement et par palpation. Ils seront sera généralement plus mous et plus spongieux au toucher que le muscle, sauf sur l’arrière-train et le dos où la peau est tendue et épaisse.
Une crête d’encolure dure est un signe d’un dépôt adipeux potentiellement dangereux et pourrait être un indicateur de la résistance à l’insuline ou du syndrome métabolique équin.
Vous devez également peser votre cheval pour déterminer s’il est à un poids sain. Utilisez une balance pour une mesure précise.
Bien qu’ils ne fournissent pas une mesure précise, les rubans barymétriques (permettant d’estimer le poids) s’avèrent tout de même un outil utile pour surveiller si votre cheval prend ou perd du poids. [3]
2) Déterminer la charge de travail de votre cheval
Nous devons également tenir compte du niveau de travail de votre cheval. Les chevaux ayant une charge de travail plus élevée auront des besoins caloriques plus élevés, mais devront également répondre à des besoins plus élevées en matière de protéines, vitamines et minéraux. [4]
Les charges de travail sont classées par le NRC selon les quatre catégories suivantes : [5]
Entretien : repos au box, au pré ou chevaux à la retraite.
Travail léger : balades lentes, promenades en sentier ou légers exercices d’école. Ces chevaux font entre 1 à 3 heures d’exercice par semaine.
Travail modéré : balades, promenades en sentier ou travail de ranch tous les jours jusqu’à 3 à 5 heures par semaine. Comprend également les chevaux d’école, de concours et de polo.
Travail intensif : entraînement intensif et compétitions pendant 4 à 5 heures par semaine, comprenant une importante période de trot, de petit ou de grand galop. Cette catégorie inclut le travail de ranch intensif, l’entraînement de course ainsi que les chevaux de concours complet, de course de baril et de dressage de niveau bas à moyen.
Travail très intensif : cette catégorie inclut les chevaux de course, d’endurance et de concours complet d’élite sur trois jours. Comprend au moins 6 à 12 heures par semaine de travail lent et 1 à 2 heures de travail rapide.
Le niveau de votre cheval peut changer tout au long de l’année, en fonction de divers facteurs tels que la boiterie, la reproduction et les saisons de compétition. Le régime alimentaire de votre cheval doit être ajusté en fonction des changements de sa charge de travail.
3) Identification des besoins individuels
Les besoins alimentaires de votre « easy keeper » dépendront également de son état physiologique et de toute considération spéciale de santé.
Par exemple, les juments gestantes ou allaitantes et les étalons reproducteurs auront des besoins nutritionnels différents des chevaux adultes au repos. Les chevaux en croissance ont également des besoins différents pour soutenir leur développement et la formation osseuse.
Les chevaux souffrant de problèmes dentaires auront besoin de fourrages facilement digestibles qui ne nécessitent pas beaucoup de mastication. Les chevaux souffrant de problèmes digestifs peuvent nécessiter un soutien digestif supplémentaire.
Les informations présentées dans cet article sont principalement destinées aux chevaux adultes matures, mais nos nutritionnistes sont disponibles pour vous aider si votre cheval a des besoins individuels spécifiques.
4) Sélection du fourrage pour le cheval « easy keeper »
Une fois que vous avez identifié les besoins alimentaires de votre cheval, la sélection du fourrage est l’étape suivante pour élaborer son plan alimentaire.
Le fourrage devrait constituer 80 à 100 % du régime d’un cheval facile à entretenir, en fonction de la charge de travail et du poids corporel. Les fourrages riches en fibres – tels que l’herbe, le foin, le foin enrubanné, l’ensilage et la paille – sont décomposés par les microbes dans l’intestin pour produire des acides gras volatils (AGV).
Les acides gras volatils fournissent une énergie à libération lente pour le cheval et n’augmentent pas significativement le taux de sucre dans le sang. Les AGV devraient être la principale source de calories pour tous les chevaux, mais surtout pour les chevaux qui prennent du poids facilement et ont un métabolisme lent.
Quel est le meilleur type de fourrage pour ces chevaux? Choisissez du foin de graminées à densité énergétique réduite. Dans des conditions de croissance et de récolte normales, les graminées suivantes produisent généralement un foin à faible teneur en calories (avec un contenu énergétique digestible inférieur ou égal à 1,98 Mcal/kg) :
- Cynodon dactylon
- Teff
- Mil (fléole des prés)
- Dactyle
Cependant, l’heure de la journée de la récolte, les conditions météorologiques et les conditions sèches peuvent toutes affecter les niveaux de sucre et d’amidon, donc les foins doivent être analysés.
La paille peut être utilisée pour ajouter du volume au régime sans augmenter significativement l’apport calorique. Alternativement, le foin peut être trempé pendant 30 à 60 minutes pour réduire considérablement la teneur en sucre. Lorsqu’on ajoute de la paille dans l’alimentation, il peut être nécessaire d’inclure aussi un supplément de protéines et de macro-minéraux.
Pâturages
Le cheval facile à entretenir prendra rapidement du poids s’il a un accès libre à un pâturage d’herbe de haute qualité. L’herbe fraîche est riche en fructanes (glucides de stockage), ou en amidon et sucres simples. Les jeunes pousses sont particulièrement riches en protéines, en sucre et en autres glucides et pauvres en fibres.
Les sucres simples, les glucides solubles à l’éthanol (GSEt) et l’amidon augmentent la glycémie (sucre dans le sang) et augmentent donc l’insuline sanguine. Une insuline élevée est le seul facteur de risque pour la laminite associée au pâturage. [26][27][28]
Les chevaux peuvent consommer 5 % de leur poids corporel en herbe de pâturage en quelques heures seulement. Les chevaux mis au pâturage sur une herbe riche peuvent rapidement dépasser leurs besoins caloriques. [6]
Il est préférable de sortir les « easy keepers » sur un pâturage contenant un mélange d’herbes plutôt que de le laisser brouter dans une monoculture d’herbe à haute teneur calorique.
Un mélange de graminées de saison chaude (comme le chiendent pied-de-poule), de saison fraîche (comme la fléole des prés, le fétuque et le dactyle pelotonné) et de légumineuses (comme la luzerne et le trèfle blanc) représente la meilleure option pour ces chevaux.
Suivez ces stratégies pour contrôler la teneur en sucre dans l’herbe lorsque votre « easy keeper » est au pâturage : [6]
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- Sortez votre cheval pendant la nuit ou tôt le matin et tard en soirée. La teneur en sucre de l’herbe est la plus élevée pendant la journée lorsque la plante effectue la photosynthèse.
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- Évitez les sorties au pâturage lorsque le sol est gelé. Par temps froid, l’herbe est stressée et cesse de croître et de métaboliser le sucre, ce qui entraîne une teneur en sucre plus élevée.
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- Évitez les pâturages contenant de jeunes pousses. L’herbe qui a fleuri et est monté en graine a une teneur en sucre et en amidon significativement plus faible par rapport à l’herbe en pleine floraison ou préfloraison.
- Évitez les sorties sur des pâturages surpâturés. Les pâturages stressés ont une teneur en sucre plus élevée. Minimisez les opportunités pour votre cheval de broutter de l’herbe donc la longueur est inférieure à 4 pouces (10 cm).
- Équipez votre cheval d’une muselière de pâturage. Les plus efficaces sont celles avec un seul trou au niveau de la bouche qui peut être bouché pour restreindre complètement l’accès si nécessaire.
Foin/foin enrubanné/ensilage
Choisissez du foin, du foin enrubanné ou de l’ensilage de bonne qualité (exempt de moisissure, propre et sec) mais dont la teneur en calories est modérée à faible.
L’ensilage ne devrait pas être donné aux chevaux en raison du risque de botulisme. Le foin enrubanné spécialement traité pour les chevaux afin de réduire le risque de botulisme doit être manipulé avec précaution pour éviter de perforer l’emballage et doit être distribué dans le délai recommandé après ouverture.
Le foin coupé à maturité provenant d’herbes indigènes ou non améliorées est idéal pour les « easy keepers ». Ces foins auront une teneur en sucre plus faible que l’herbe coupée tôt. Le foin coupé tardivement ne doit être utilisé que si l’herbe n’a pas été exposée à des températures inférieures à 4 degrés Celsius (39,2 degrés Fahrenheit) avant la coupe. [6]
Si vous n’êtes pas sûr de la teneur en calories et de la composition de votre foin, envoyez un échantillon de fourrage pour analyse des nutriments. Pour les « easy keepers », les informations suivantes sont les plus importantes lors de la lecture d’une analyse de fourrage : [6]
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- Glucides solubles dans l’eau (GSE) : inclut les fructanes et les sucres simples trouvés dans l’herbe et le foin/foin enrubanné/ensilage. La teneur en GSE ne devrait idéalement pas dépasser 12 % dans le fourrage donné aux chevaux qui prennent facilement du poids.
- Glucides non structuraux (GNS) : sucres simples, fructanes plus l’amidon trouvés dans l’herbe et le foin/foin enrubanné/ensilage. La teneur en GNS ne devrait idéalement pas dépasser 12 % dans le fourrage offert aux chevaux faciles à entretenir.
Les chevaux souffrant du syndrome métabolique devraient recevoir un fourrage dont la teneur combinée de glucides solubles dans l’éthanol (GSEt/sucres simples) et d’amidon est inférieure à 10 %.
Paille
La paille offre une valeur nutritive et une teneur en sucre inférieures par rapport aux autres fourrages. Elle peut être donnée aux « easy keepers » et aux chevaux en surpoids qui nécessitent moins de calories, mais certains chevaux peuvent la trouver peu appétissante.
La paille prend également beaucoup plus de temps à mâcher, ce qui prolonge le temps de repas et réduit le temps passé à jeun pour les chevaux soumis à un régime restreint. Cela réduit l’incidence des comportements stéréotypés et pourrait diminuer le risque de syndrome d’ulcère gastrique équin (SUGE). [7]
Une alimentation incluant de la paille présente également des avantages métaboliques pour les « easy keepers ». Les régimes contenant de la paille réduisent les niveaux d’insuline dans le sang, aidant ainsi à réduire le risque de laminite. [7]
La paille d’avoine et de blé convient à ces chevaux et peut être achetée en balles ou sous forme de paille hachée. Choisissez une paille propre, sèche et exempte de moisissure.
La paille doit être introduite très progressivement dans l’alimentation sur une période de quelques semaines, mais peut éventuellement constituer jusqu’à 50 % du contenu de matière sèche du régime.
Bien que donnner de la paille puisse être utile, gardez à l’esprit les considérations suivantes :
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- Les chevaux qui mangent de grandes quantités de paille développent souvent un abdomen distendu et peuvent souffrir du syndrome d’écoulement anal.
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- Étant donné que la paille a une faible teneur en vitamines et minéraux, un équilibreur de ration ou un supplément de vitamines et minéraux doit toujours être administré pour éviter les carences dans le régime alimentaire.
- Le cheval aura également probablement besoin d’une supplémentation en protéines. Une autre solution consiste à fournir un foin de graminée faible en calories et contenant suffisamment de protéines.
5) Déterminer la quantité de fourrage à donner
Quelle quantité de fourrage faut-il donner par jour? Tous les chevaux ont besoin d’au moins 1,5 % de leur poids corporel en fourrage par jour, sauf avis contraire d’un vétérinaire.
Restreindre le fourrage en dessous de ce niveau peut entraîner une hyperlipidémie, qui est la libération des graisses stockées en raison d’une crise énergétique.
Les ânes, les poneys et les chevaux miniatures sont susceptibles à l’hyperlipémie, une forme sévère d’hyperlipidémie accompagnée d’une résistance à l’insuline, d’une perte d’appétit et potentiellement mortelle.
D’autres problèmes de santé tels que les ulcères gastriques, les coliques et les comportements stéréotypés peuvent apparaître lorsque la nourriture est trop sévèrement restreinte. [6]
Pour maintenir votre cheval à son poids actuel, donnez-lui du fourrage à raison d’au moins 2 % de son poids corporel par jour. Par exemple, pour maintenir le poids d’un cheval de 500 kg, il faudrait lui donner 10 kg de fourrage par jour.
Pour perdre du poids, un cheval devrait recevoir 1,5 % de son poids corporel actuel ou 2 % de son poids corporel idéal par jour, selon le plus grand des deux. Un cheval de 500 kg ayant besoin de perdre du poids devrait recevoir 7,5 kg de fourrage par jour.
Les chevaux qui ont peu ou pas accès aux pâturages et qui sont nourris avec du foin mature à faible énergie ou de la paille peuvent être nourris à raison de 2 % de leur poids corporel pour viser une perte de poids. Cependant, un cheval de 500 kg consommant 10 kg de foin avec une teneur en énergie digestible de seulement 1,76 Mcal/kg dépassera toujours les besoins énergétiques de base estimés par le NRC. Par conséquent, une restriction est probablement encore nécessaire pour atteindre un déficit énergétique.
Des filets à foin ou des mangeoires à alimetation lente peuvent être utilisés pour prolonger le temps que votre cheval passe à consommer du fourrage tout en réduisant l’apport calorique.
Surveillez régulièrement la charge de travail, le poids et l’état corporel de votre cheval et ajustez la quantité de fourrage qu’il reçoit en conséquence.
Trempage du fourrage
Si votre analyse de fourrage sec montre une forte teneur en sucre, le fourrage peut être trempé pour aider à réduire la densité calorique.
Il a été démontré que le trempage du foin dans l’eau froide réduit les fructanes et les sucres simples jusqu’à 50 % dans certains types de foin. [9][10] Cela peut rendre votre foin plus adapté aux chevaux faciles à entretenir. [8]
Cependant, le trempage éliminera également certains minéraux solubles dans l’eau du fourrage. Un supplément de vitamines et minéraux doit être donné pour remplacer les minéraux perdus.
Certains fourrages peuvent encore contenir de grandes quantités de sucres même après le trempage. Dans ces cas-là, il est conseillé de choisir un autre type de fourrage.
Voici quelques points importants à retenir lors du trempage du fourrage : [8]
- Trempez votre foin dans le plus grand volume d’eau possible pour éliminer plus de sucre.
- Des périodes de trempage plus longues élimineront plus de sucre, mais des trempages de 30 à 60 minutes suffisent généralement et n’ont pas d’effets significatifs sur les minéraux autres que le potassium et le sodium.
- Par temps chaud, raccourcissez la durée de trempage du foin car les bactéries et les champignons peuvent se multiplier rapidement dans l’eau.
- Le traitement à la vapeur de votre fourrage avec un purificateur de foin n’est pas efficace pour éliminer les sucres.
- Ne trempez que du fourrage frais, propre et sans moisissure et changez l’eau chaque fois que vous trempez un nouveau filet à foin.
6) Éviter les carences en vitamines et minéraux
Les chevaux faciles à entretenir suivant un régime alimentaire à base de fourrage restreint en calories courent un plus grand risque de carences en protéines, en acides aminés, en vitamines et en minéraux.
Des pratiques telles que la restriction de foin, l’ajout de paille à l’alimentation ou les sorties au pâturage avec une muselière aident à éviter une surconsommation de calories, mais limitent également l’apport en nutriments nécessaires.
Bien que les « easy keepers » aient besoin de moins de calories pour maintenir leur poids, ils ont toujours les mêmes besoins en vitamines, minéraux et protéines que les autres chevaux présentant un poids et une charge de travail similaires. [8]
Un équilibreur de ration ou un supplément de vitamines et minéraux doit être donné pour combler les lacunes courantes dans l’alimentation équine. [11] Omneity de Mad Barn est un supplément complet de vitamines et minéraux disponible sous forme de prémélange en poudre ou de granulés à faible teneur en GNS. Il contient également des acides aminés essentiels pour prévenir les carences en acides aminés dans le cadre d’un régime alimentaire restreint.
Omneity fournit tous les nutriments nécessaires pour équilibrer la plupart des régimes à base de fourrage sous une forme concentrée qui n’ajoutera pas de calories significatives au régime. Il convient aux chevaux faciles à entretenir et aux chevaux métaboliques.
Il est également important de donner un accès libre au sel en vrac (chlorure de sodium) à votre cheval.
Les carences en sodium sont fréquentes dans les régimes à base de fourrage ou les programmes d’alimentation à base de céréales. La supplémentation en sel soutient le statut électrolytique et favorise l’hydratation.
Surveillez l’apport en sel de votre cheval pour vous assurer qu’il consomme au moins 30 grammes par jour par temps frais et 60 grammes par temps chaud. S’il n’en consomme pas autant, essayez de saupoudrer le sel sur du foin humidifié.
D’autres électrolytes peuvent également être nécessaires si votre cheval transpire beaucoup, en particulier par temps chaud ou lorsqu’il fait du travail intense de façon régulière.
7) Choix alimentaires appropriés
Les chevaux faciles à entretenir n’ont généralement pas besoin de concentrés ou de céréales dans leur alimentation. Ils peuvent généralement tirer toute l’énergie dont ils ont besoin à partir du fourrage.
Cependant, certains chevaux ayant une charge de travail élevée peuvent avoir besoin de calories supplémentaires pour compenser les dépenses énergétiques. Des fourrages à haute teneur calorique, tels que la luzerne, peuvent être ajoutés sous forme de copeaux ou de granulés, mais doivent être soigneusement équilibrés en raison de leur forte teneur en calcium.
Si votre « easy keeper » présente un poids sain ainsi qu’une bonne condition corporelle mais nécessite tout de même plus d’énergie pour répondre aux demandes reliées à son niveau d’exercice, des calories supplémentaires peuvent être fournies sous forme de mélanges ou de cubes provenant de sources « d’énergie fraîche » (cool calories). Ces aliments sont riches en matières grasses et en fibres, mais faibles en sucre pour permettre une libération lente d’énergie.
Cela aide à prévenir une augmentation de la glycémie, ce qui peut déclencher une hyperinsulinémie et une laminite chez les chevaux atteints du syndrome métabolique.
Alternativement, un mélange dans un rapport de 2:1 de pulpe de betterave sans mélasse et de son de blé offert sous forme de purée est très apprécié des chevaux. Ce type de mélange représente une base intéressante dans laquelle on peut ajouter les suppléments et le sel, et a la même ou une densité énergétique plus élevée que l’avoine ordinaire sans amidon ou sucre élevé.
Gestion de votre cheval facile à entretenir
En plus de nourrir votre « easy keeper » avec un régime équilibré à base de fourrage, vous pouvez soutenir son bien-être en adoptant des pratiques de gestion appropriées.
Cela peut inclure la gestion des pâturages, l’utilisation d’une muselière de pâturage, l’exercice et d’autres stratégies pour éviter les comportements stéréotypés tout en contrôlant l’apport calorique.
Gestion de l’herbe
Pour aider à réduire l’apport calorique de ce type de cheval, envisagez les techniques de gestion des pâturages suivantes : [8]
Pâturage en bandes : divisez votre champ avec des clôtures et permettez à votre cheval de brouter de petites sections à la fois. Faites attention de ne pas surpâturer le terrain.
Pâturages clairsemés ou parcelles sèches : pour le « easy keeper » présentant un surpoids, les sorties dans une parcelle sèche permettront d’éviter la consommation d’herbe trop riche. Offrez du foin trempé, de la paille ou du foin à faible teneur en calories en tout temps à votre cheval.
Systèmes de piste (track system) : créez une piste autour d’un champ avec des clôtures. La nourriture, l’eau et l’abri sont répartis autour du système de piste, encourageant le cheval à faire de l’exercice.
Milieux naturels : laissez votre cheval sortir dans des environnements correspondant aux conditions dans lesquelles ces races ont évolué. Cela inclut les landes, les terrains montagneux rocailleux, les bois ou les zones désertiques. Ces environnements fournissent une nourriture à faible teneur en calories et obligent le cheval à bouger davantage. Faites attention aux plantes toxiques et assurez-vous que votre cheval ait accès à un abri et à de l’eau fraîche.
Pâturages non améliorés: Choisissez un champ avec de l’herbe qui n’a pas été fertilisée ni hersée. Sinon, sortez votre cheval dans un pâturage avec une espèce d’herbe indigène qui n’a pas été améliorée génétiquement. Beaucoup d’herbes ont été sélectionnées pour augmenter la densité calorique pour les vaches laitières et celles destinées à la viande.
Activités d’enrichissement
Les chevaux ont évolué pour brouter naturellement jusqu’à 16 heures par jour. Restreindre le temps passer à paître peut augmenter le risque de comportements stéréotypés et de problèmes gastriques.
Les outils d’enrichissement peuvent aider à prolonger les temps d’alimentation et à promouvoir le comportement naturel de recherche de nourriture, à la fois à l’intérieur et à l’extérieur de l’écurie. Ces stratégies aident également à réduire l’ennui et le stress chez votre cheval.
Les options d’enrichissement comprennent : [12][13]
- Des balles contenant du foin
- Des balles contenant des friandises (avec des friandises peu caloriques ou des granulés riches en fibres)
- Accrocher du fourrage dans des filets à différentes hauteurs et emplacements
- Accrocher des légumes peu caloriques – y compris du rutabaga, du panais, du céleri et du concombre
- Accrocher des branches d’arbres d’espèces non toxiques
- Offrir différents types de fourrage, comme du foin, des granulés trempés, secs et de la paille
Muselières de pâturage
Les muselières de pâturage peuvent empêcher votre cheval de prendre du poids tout en lui permettant de sortir avec ses amis. Ces muselières sont recommandées pour les chevaux faciles à entretenir qui se trouvent dans des pâturages riches en herbe sucrée lorsque les stratégies de gestion des pâturages ne sont pas une option.
Des recherches ont montré que le port d’une muselière de pâturage peut réduire la consommation quotidienne d’herbe de près de 80 %. [14] Chez les poneys en surpoids autorisés à avoir un accès libre au pâturage, il a été démontré que le port d’une muselière pendant 10 heures pendant la journée et son retrait la nuit favoriser=nt la perte de poids. [15]
Surveillez votre cheval pour détecter les signes de stress lorsqu’il commence à porter une muselière de pâturage. Assurez-vous qu’il puisse toujours boire de l’eau avec la muselière et évaluez l’état corporel de votre cheval chaque semaine pour détecter les changements au niveau de son poids.
Donnez trois semaines à votre cheval pour s’habituer à porter une muselière. Le comportement naturel n’est pas affecté chez la plupart des chevaux qui passent progressivement au port d’une muselière de pâturage. [16][17]
Votre cheval consommera moins d’herbe en portant la muselière, ce qui entraînera des carences en nutriments. Donnez-lui un supplément de vitamines et minéraux et offrez-lui un accès libre au sel en vrac non iodé lorsqu’il ne porte pas la muselière.
Températures plus froides
Il est naturel que les chevaux sauvages perdent une partie de leur graisse corporelle pendant les mois d’hiver lorsque la nourriture est rare et que l’énergie est dépensée pour maintenir la température corporelle. Les chevaux sauvages reprennent naturellement du poids au printemps et en été. [24]
Vous pouvez soutenir la gestion du poids de votre cheval facile à entretenir en lui permettant de perdre du poids pendant l’hiver. Pour maintenir un poids idéal, les côtes devraient être tout juste visibles lorsque le printemps arrive. Au printemps, votre cheval reprendra naturellement un peu de poids.
La perte de poids naturelle en hiver peut être obtenue en limitant l’utilisation de couvertures pour votre cheval. Les chevaux sont à l’aise à des températures ambiantes plus basses que les humains et dépenseront de l’énergie pour maintenir leur température corporelle.
Pour les chevaux souffrant d’insuffisance pondérale, malades, tondus ou âgés, il peut être plus approprié d’utiliser des couvertures. [18]
Exercice pour la perte de poids
Augmenter le niveau d’exercice de votre cheval contribuera non seulement à maintenir un poids corporel sain, mais améliorera également la sensibilité à l’insuline. Lorsque les chevaux font de l’exercice, les cellules musculaires deviennent plus réceptives à l’insuline.
Il existe de nombreuses formes d’exercice pour aider votre cheval à maintenir un poids santé : [8]
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- Monté : promenade en sentier, travail rapide, travail en pente lent, école, travail avec des barres et des sauts.
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- Non monté : promenade en main, dressage en main, parcours d’aventure en main, longe, longues rênes, accompagnement par un autre cheval (ponying), tapis roulant sec, travail de barres en main et marcheurs pour chevaux.
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- Natation : particulièrement bénéfique pour la perte de poids mais contre-indiquée dans certains cas comme en présence de problèmes de dos ou de difficultés respiratoires.
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- Tapis roulant aquatique : adapté aux chevaux souffrant de problèmes articulaires ou de blessures
- Étirements actifs avec friandises : favorise la flexibilité, la souplesse et la force du tronc
Suppléments pour les « easy keepers
Cannelle
L’utilisation de la cannelle pour favoriser la perte de poids chez les chevaux suscite un intérêt croissant. La cannelle est utilisée depuis longtemps en phytothérapie traditionnelle et est censée agir en améliorant la sensibilité à l’insuline. [19]
L’ingrédient actif de la cannelle – un polymère polyphénolique soluble dans l’eau – présente des propriétés similaires à l’insuline et agit comme antioxydant. [19] Ce processus a été confirmé dans certaines études sur des animaux et des humains. [20]
Une dose sûre allant jusqu’à 5 g de cannelle par 100 kg de poids corporel par jour a été suggérée chez les chevaux. Cependant, il n’existe aucune étude disponible pour évaluer si l’administration de cannelle aux chevaux favorise la perte de poids. [19]
Spiruline
La spiruline est une algue bleu-vert nutritionnellement dense, riche en antioxydants, en acides gras et en protéines.
Dans une étude, la supplémentation en spiruline a favorisé la perte de poids chez les chevaux atteints du syndrome métabolique équin. Après 3 mois de supplémentation, ces chevaux présentaient une meilleure sensibilité à l’insuline et un diminution des dépôts adipeux au niveau de la crête d’encolure. [25]
Conclusion
Nourrir un cheval ou un poney facile à entretenir peut être un défi. Il faut un équilibre minutieux pour s’assurer que votre cheval reçoit les nutriments nécessaires favorisant son bien-être tout en limitant son apport énergétique.
Ce guide propose plusieurs pratiques d’alimentation et de gestion qui peuvent vous aider à éviter un gain de poids excessif chez votre « easy keeper ». Un régime alimentaire pauvre en énergie, en sucre et en amidon et riche en fourrage aidera également à réguler les niveaux d’insuline chez les chevaux atteints du syndrome métabolique, réduisant ainsi le risque de laminite.
Lorsque vous nourrissez un cheval, suivez ces quatre règles d’or pour soutenir la santé intestinale et le bien-être général :
- Nourrissez peu et souvent
- Effectuez tout changement progressivement
- Adaptez l’alimentation en fonction du travail et du poids corporel
- Assurez-vous de fournir des quantités de fourrage adéquates
Obtenez une analyse de foin et travaillez avec un nutritionniste pour vérifier que le régime alimentaire de votre cheval facile à entretenir répond à tous ses besoins nutritionnels. Évaluez régulièrement l’état de chair de votre cheval et apportez les modifications nécessaires pour maintenir votre cheval à une note de 4 ou 5 sur l’échelle de Henneke.
Foire aux questions
Voici quelques questions fréquemment posées au sujet des chevaux « easy keepers » :
Un « easy keeper », aussi appelé « good doer » ou cheval frugal, est un cheval qui a besoin de moins de calories pour maintenir une condition corporelle optimale. Ces chevaux sont généralement des races rustiques, indigènes ou de type cob, qui s’épanouissent dans des environnements où les ressources sont limitées. Ils ont tendance à prendre et à maintenir du poids facilement, surtout lorsqu’ils peuvent brouter librement dans une pâture riche. Si votre cheval n’a pas besoin de beaucoup de calories pour rester en bonne condition et prend facilement du poids, il pourrait être un « easy keeper ».
Les « easy keepers » présentent un risque plus élevé de devenir en surpoids, ce qui peut entraîner plusieurs problèmes de santé. Les « easy keepers » en surpoids sont plus susceptibles de souffrir d’affections comme l’arthrose, les coliques, une baisse de performance, des problèmes cardiovasculaires et des maladies métaboliques comme le syndrome métabolique équin (SME) et la fourbure. Il est essentiel de gérer leur poids avec soin pour prévenir ces problèmes de santé liés à l’obésité.
Pour aider un « easy keeper » à perdre du poids sans compromettre sa santé, concentrez-vous sur la gestion de son apport calorique tout en veillant à ce qu’il comble tout de même ses besoins nutritionnels. Cela comprend le choix d’un fourrage faible en calories, le contrôle de l’accès à la pâture et l’utilisation d’un panier de pâturage au besoin. Évitez de restreindre complètement la nourriture, car les « easy keepers » sont des brouteurs continus et ont besoin de fourrager tout au long de la journée afin de prévenir les comportements stéréotypés et les ulcères gastriques. Une alimentation équilibrée avec des suppléments appropriés peut également soutenir une perte de poids saine.
Résumé
La gestion d’un easy keeper exige d’équilibrer son apport calorique et de prévenir les problèmes de santé liés à l’obésité. Ces chevaux sont plus efficaces sur le plan métabolique, ce qui les rend sujets à la prise de poids.
- Les easy keepers sont des races de chevaux qui nécessitent moins de calories pour maintenir une condition corporelle optimale
- La suralimentation ou l’accès libre à des pâturages riches peut entraîner une prise de poids, augmentant le risque d’affections comme la fourbure et le syndrome métabolique
- Les régimes alimentaires devraient se concentrer sur l’apport de calories, de vitamines et de minéraux appropriés, tout en gérant le désir du cheval de brouter
- Une évaluation régulière de l’état corporel (BCS) aide à surveiller le poids et à assurer une condition corporelle saine
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