Avez-vous déjà eu à gérer un cheval qui a du mal à maintenir son état de chair? Peut-être avez-vous déjà entendu l’expression anglaise hard keeper? Pour les propriétaires de chevaux, ce terme n’est pas qu’une simple expression : c’est une réalité bien connue, souvent déconcertante.

Les chevaux qu’on appelle des hard keepers ont souvent du mal à maintenir un poids santé même lorsqu’ils semblent recevoir une quantité suffisante de nourriture. Prendre soin de ces chevaux peut s’avérer exigeant physiquement et émotionnellement, tant pour les propriétaires que pour les manieurs.

La bonne nouvelle, c’est qu’une stratégie alimentaire holistique axée sur un régime équilibré à base de fourrage peut réellement faire une différence en améliorant la santé, les performances et le bien-être général des chevaux ayant de la difficulté à maintenir leur poids.

Poursuivez votre lecture pour découvrir comment choisir les meilleurs fourrages et aliments pour ces chevaux, et comment leur offrir un soutien nutritionnel adapté.

Les chevaux qui ont du mal à maintenir leur poids

Les chevaux qui ont du mal à maintenir leur poids, souvent appelés hard keepers en anglais, sont des chevaux qui ont besoin d’un apport calorique supérieur à la moyenne pour maintenir leur état de chair. Ces chevaux peuvent avoir un métabolisme accéléré, être soumis à un travail intense ou présenter d’autres caractéristiques rendant l’extraction des nutriments de leur alimentation moins efficace.

Même si n’importe quel cheval, quelle que soit sa race, peut avoir de la difficulté à maintenir son poids, certaines races ou types de chevaux sont plus enclins à cette problématique. Les Pur-sang, les Standardbreds et les chevaux à sang chaud sont généralement prédisposés à cette difficulté en raison de leur métabolisme plus élevé.

Les chevaux de performance peuvent également éprouver des difficultés à maintenir leur poids en raison d’une dépense énergétique accrue liée à l’entraînement et à la compétition, ainsi que du stress associé aux déplacements.

L’âge est aussi un facteur important, car la capacité des chevaux à assimiler les calories peut être réduite par des problèmes dentaires ou une diminution de l’efficacité digestive. [2] Les chevaux ayant souffert de négligence ou de malnutrition dans le passé ont souvent de la difficulté à maintenir un poids sain.

Equine Keeper Status Score

L’Equine Keeper Status Score (EKSS) est une échelle standard développée pour classer les chevaux selon leur capacité à maintenir leur poids corporel. Cette note prend en compte l’état de chair, les besoins en énergie digestible et l’apport en énergie digestible.

Grâce à ce système de notation, les propriétaires et professionnels équins peuvent déterminer si leur cheval fait partie de la catégorie de chevaux peinant à maintenir leur poids, afin de prendre des décisions éclairées en matière d’alimentation et de gestion. [1]

Cette note doit être évaluée en parallèle avec des données mesurables telles que le poids corporel et l’état de santé général pour orienter les décisions de gestion.

Quelles sont les causes d’un faible poids corporel chez le cheval?

La première étape pour prendre en charge un cheval qui a de la difficulté à maintenir son poids est d’identifier les facteurs alimentaires, de santé ou environnementaux qui contribuent à cette difficulté. Parmi les facteurs les plus courants, on trouve : [3]

  • Un faible apport calorique
  • Une mauvaise qualité des aliments
  • Des parasites internes ou d’autres troubles gastro-intestinaux
  • Des problèmes métaboliques, comme le DPIP
  • Une mauvaise santé dentaire
  • De l’arthrose ou une boiterie
  • Des facteurs environnementaux augmentant les besoins caloriques, comme un terrain difficile ou le froid
  • La dynamique de troupeau

Il est important d’avoir une vision globale de l’état de santé de votre cheval et de comprendre pourquoi il ne parvient pas à maintenir son état de chair avant d’apporter des changements majeurs dans votre routine de gestion.

Problèmes médicaux et poids corporel

Si vous ne savez pas comment gérer les problèmes de poids de votre cheval, consultez un nutritionniste équin et votre vétérinaire. Ces professionnels qualifiés peuvent vous aider à identifier des carences nutritionnelles, à discuter des changements de gestion possibles, et à établir un plan alimentaire qui favorise une prise de poids saine pour votre cheval.

Il est essentiel de consulter votre vétérinaire pour diagnostiquer et traiter d’éventuels problèmes de santé sous-jacents pouvant contribuer aux problèmes de poids.

Une fois le plan de traitement en place, des examens vétérinaires réguliers sont importants afin de suivre les progrès de votre cheval et de vous assurer qu’il répond adéquatement aux ajustements alimentaires.

Le paradoxe des céréales

Une stratégie courante pour favoriser la prise de poids chez les chevaux est d’augmenter l’apport en concentrés. Les concentrés sont des aliments riches en énergie, comme les céréales et les moulées commerciales.

L’augmentation de l’apport en concentrés peut effectivement accroître la consommation de calories, ce qui peut sembler une solution simple pour favoriser la prise de poids. Toutefois, les régimes riches en céréales contiennent une grande quantité de glucides hydrolysables, ce qui peut augmenter le risque de problèmes digestifs tels que les ulcères gastriques et l’acidose de l’intestin postérieur. [4][5] Ces affections peuvent rendre la gestion du poids encore plus difficile chez ces chevaux.

Au lieu d’augmenter l’apport en céréales, envisagez d’autres stratégies de prise de poids telles que maximiser l’apport en fourrage et fournir des aliments à base de gras et de fibres à faible teneur en glucides hydrolysables.

8 étapes simples pour nourrir un cheval qui peine à maintenir son poids

Lors de l’élaboration d’un régime alimentaire pour un cheval qui a de la difficulté à maintenir son poids, l’objectif principal est d’assurer un apport équilibré en protéines, en vitamines et en minéraux, tout en fournissant une quantité accrue de calories issues de sources pauvres en glucides hydrolysables.

Pour obtenir des résultats durables, toutes les décisions relatives à l’alimentation et à la gestion doivent tenir compte du poids initial du cheval, de son état de chair et de sa charge de travail.

1) Évaluer l’état de chair et le poids

Un plan alimentaire efficace commence par l’évaluation de l’état de chair actuel de votre cheval. Avant d’apporter des changements à son alimentation, il est important de déterminer si son poids actuel est approprié ou s’il doit prendre du poids.

Le système de notation de l’état de chair de Henneke propose une échelle en neuf points pour classer l’accumulation de graisse chez le cheval : [6]

  • Émacié
  • Très maigre
  • Maigre
  • Légèrement maigre
  • Modéré (idéal)
  • Légèrement gras
  • Gras
  • Très gras
  • Extrêmement gras

La note d’état corporel optimale se situe entre 4 et 6 sur l’échelle de Henneke. Les chevaux qui maintiennent facilement une note de 4 sont souvent appelés des hard keepers et sont donc considérés comme des chevaux qui ont de la difficulté à maintenir leur poids. [1]

En plus d’évaluer l’état de chair, il est également recommandé de surveiller le poids corporel de votre cheval, car cela a un impact majeur sur ses besoins nutritionnels et caloriques. Bien que l’utilisation d’une balance ou d’un pont-bascule permette de mesurer le poids de votre animal avec une plus grande précision, ces outils ne sont pas toujours facilement accessibles aux propriétaires de chevaux.

Dans de tels cas, les rubans barymétriques ou les formules d’estimation basées sur les mesures corporelles peuvent constituer une alternative pratique pour suivre les variations de poids au fil du temps.

2) Déterminer la charge de travail

La quantité d’exercice effectuée par votre cheval influence non seulement ses besoins énergétiques, mais aussi ses besoins en protéines, en vitamines et en minéraux.

Dans son document Nutrient Requirements of Horses de 2007, le National Research Council (NRC) classe la charge de travail d’un cheval en quatre catégories, selon la fréquence, la durée et l’intensité de l’exercice : [7]

  • Exercice léger : 1 à 3 heures de travail par semaine, principalement au pas et au trot. Cette catégorie inclut les chevaux utilisés pour les promenades de plaisance, ceux qui débutent un programme d’entraînement, et ceux qui participent occasionnellement à des compétitions.
  • Exercice modéré : 3 à 5 heures de travail par semaine, principalement au trot. Dans cette catégorie, on retrouve certains chevaux de plaisance, d’écoles d’équitation, de polo, de ranch ainsi que des chevaux qui débutent un programme d’entraînement ou participent fréquemment à des concours.
  • Exercice intense : 4 à 5 heures de travail par semaine, principalement au trot et au petit galop, incluant parfois le grand galop, le saut ou d’autres exercices techniques. Cette catégorie comprend certains chevaux de ranch ou de polo, des chevaux qui participent souvent à des concours exigeants, des chevaux de concours complet de niveau débutant à intermédiaire et des chevaux qui sont au milieu de leur programme d’entraînement de course.
  • Exercice très intense : durées plus variables, allant d’une heure de travail rapide par semaine à 6 à 12 heures de travail de plus faible intensité. Les chevaux de course et les chevaux de concours complet de haut niveau font généralement partie de cette catégorie.

La plupart des chevaux ont tendance à perdre du poids durant l’hiver ou au début d’un programme d’entraînement, car leurs besoins caloriques augmentent dans de telles conditions. Les chevaux ayant une note d’état de chair de 4 avant le début d’une telle hausse des besoins énergétiques ont besoin d’un plan alimentaire individualisé.

En apportant des modifications proactives à la routine alimentaire de votre cheval qui peine à maintenir son poids, vous pouvez l’aider à maintenir ou à améliorer son état de chair et éviter qu’il ne devienne excessivement maigre (note d’état de chair de 3 ou moins).

3) Évaluer les besoins nutritionnels

Le statut physiologique d’un cheval influence également ses besoins en énergie, en protéines, en vitamines et en minéraux.

Les chevaux en gestation, en lactation, en croissance ou ceux utilisés comme étalons reproducteurs ont des besoins nutritionnels plus élevés que les chevaux à l’entretien. [7]

D’autres facteurs, comme la santé dentaire, peuvent influencer la quantité optimale et le type de foin qu’un cheval peut consommer. Si votre cheval souffre de problèmes dentaires contribuant à sa perte de poids, envisagez de lui fournir du foin haché ou des cubes ou granulés de foin trempés pour compléter son apport en fourrage.

Le foin haché et transformé est généralement consommé plus rapidement que le foin à longues tiges. La distribution de plusieurs petits repas au cours de la journée permet donc d’éviter que le cheval passe de longues périodes sans accès au fourrage. Pour la plupart des chevaux, le foin à longues tiges est recommandé comme principale source alimentaire, car il favorise davantage la santé digestive et mentale. [8][9]

Le trempage du foin est aussi bénéfique pour les chevaux souffrant de problèmes dentaires. Sa texture plus souple et sa teneur accrue en humidité facilitent la mastication et la déglutition chez les chevaux ayant des dents usées ou manquantes. Cette texture plus agréable peut également les inciter à consommer davantage de fourrage. [10]

4) Fournir une alimentation axée sur le fourrage

Un accès constant à volonté au fourrage est une stratégie efficace pour les chevaux ayant de la difficulté à maintenir leur poids. Un accès ininterrompu au fourrage garantit un apport continu en calories et en fibres à votre cheval, ce qui répond aux besoins accrus nécessaires à la prise de poids.

Le fourrage à volonté favorise également la santé digestive, les besoins comportementaux et le bien-être mental. [11][14][15]

Le fait de permettre aux chevaux d’adopter des comportements naturels de recherche de nourriture augmente le temps passé à mâcher, ce qui favorise la production de salive. [12] La salive aide à maintenir un pH gastrique adéquat et prévient le développement d’ulcères gastriques. [12][13]

Palatabilité

Le fourrage constitue la base de l’alimentation équine. Il est donc crucial d’offrir des options appétissantes aux chevaux pour s’assurer qu’ils consomment suffisamment de fibres pour maintenir un poids adéquat.

Selon les options disponibles, les fourrages les plus appétissants comprennent probablement un mélange de pâturage et de foin souple de graminées ou de légumineuses, comme la luzerne. L’utilisation de ces options appétissantes permet de maximiser l’apport calorique du cheval provenant des fourrages et ainsi favoriser un poids santé.

Herbes de pâturage

De nombreux chevaux préfèrent naturellement brouter de l’herbe fraîche de pâturage, qui est agréable au goût et riche en énergie et en protéines. Le pâturage permet aussi aux chevaux d’exprimer leurs comportements naturels de recherche de nourriture et favorise un environnement stable dans l’intestin postérieur grâce à un apport continu de petites quantités de fourrage. [16]

Selon ce qui est disponible dans chaque région, le pâturage peut également être plus économique, car il diminue les besoins en foin ou en concentrés.

Malheureusement, l’accessibilité aux pâturages est souvent saisonnière ou limitée par les conditions environnementales. Les hivers froids et les climats arides contribuent tout particulièrement à la rareté de la végétation sur de nombreuses fermes équestres.

La qualité des pâturages peut également varier considérablement. Par exemple, un champ d’apparence luxuriante peut comporter de nombreuses zones où l’on retrouve des plantes surpâturées ou des mauvaises herbes non comestibles. [17]

Sans accès à des pâturages bien entretenus, il est difficile de proposer une alimentation constante à un cheval. Les propriétaires et les soigneurs de chevaux peuvent envisager de faire analyser leur pâturage pour évaluer sa qualité comme source de nourriture.

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Foin de graminées

La plupart des chevaux à l’entretien ou qui font du travail modéré peuvent combler leurs besoins en énergie et en protéines avec du foin de graminées. Pour les chevaux ayant de la difficulté à maintenir leur poids, maximiser l’apport en foin de graminées est l’un des moyens les plus sûrs et les plus efficaces de favoriser la prise de poids.

Si votre cheval est nourri exclusivement au foin, visez à lui fournir au moins 2 % de son poids corporel en foin de graminées à longues tiges. Par exemple, un cheval de 1 100 lb (500 kg) devrait recevoir au moins 24 lb (11 kg) de foin par jour, sur une base de matière sèche. [7]

Foin de légumineuses

Les foins de légumineuses, comme la luzerne, ont une teneur plus élevée en calories et en protéines comparativement aux foins de graminées. [18]

Chez les chevaux qui maintiennent difficilement leur poids, un excès de calories et de protéines peut favoriser la prise de poids et le maintien de la masse musculaire. Le foin de luzerne immature est également très digestible et agréable au goût. [7] L’ajout de luzerne à l’alimentation de votre cheval contribue également à sa santé digestive en maintenant l’intégrité de sa muqueuse gastrique. [19]

Pour la plupart des chevaux, la luzerne ne devrait pas représenter plus de 20 % de la consommation totale de fourrage, car elle est riche en calcium. Un excès de calcium peut entraîner un déséquilibre du rapport calcium-phosphore. Travaillez avec un nutritionniste pour vous assurer que l’alimentation globale de votre cheval est bien équilibrée.

Achat de foin

Lors de l’achat de foin de bonne qualité pour les chevaux, prenez en compte les éléments suivants : [20]

  • Contamination : le foin doit être exempt de moisissures, de poussière, de mauvaises herbes, de corps étrangers, etc.
  • Entreposage : les fournisseurs doivent entreposer le foin dans un endroit propre, sec et bien ventilé
  • Rapport feuilles/tiges : le foin immature et feuillu est généralement plus riche sur le plan nutritionnel que le foin mature et très fibreux
  • Coupe : optez pour du foin de deuxième ou troisième coupe, qui a tendance à avoir une texture plus fine et à être plus appétissant

Idéalement, le foin devrait être analysé pour vérifier son contenu nutritionnel et vous assurer que les niveaux de protéines, de fibres et d’énergie conviennent à votre cheval. Un foin peut vous paraître de bonne qualité, mais sans une analyse des nutriments qu’il contient, il est difficile de déterminer ce qu’il manque pour équilibrer l’alimentation de votre cheval.

Filets à foin

Les filets à foin sont d’excellents outils permettant d’offrir un accès au fourrage à volonté tout en réduisant le gaspillage.

La distribution du foin dans un filet à foin à distribution lente prolonge le temps nécessaire à un cheval pour consommer sa ration. Cela peut être bénéfique pour les chevaux qui ont de la difficulté à maintenir leur poids, car ce type de filets permettent de le garder occupés et stimulés plus longtemps, ce qui réduit l’ennui et le stress. [21][22]

Une consommation plus lente favorise également une consommation de petites quantités de nourriture à la fois, réparties sur de longues périodes, ce qui est bénéfique pour la santé digestive et permet à votre cheval de recevoir un apport régulier en énergie et en nutriments pour maintenir ou prendre du poids. [13]

Dans un groupe, l’utilisation de plusieurs filets à foin permet de réduire la concurrence pour les ressources et empêcher certains chevaux de monopoliser les sources de nourriture. [23] Les filets à foin permettent aussi de garder le foin au-dessus du sol, ce qui limite la contamination par la saleté et les excréments. Cela réduit non seulement le gaspillage, mais également le risque de problèmes de santé tels que les coliques dues au sable. De plus, cela incite les chevaux qui doivent prendre du poids à consommer toute leur ration de fourrage.

Les filets à foin permettent également de surveiller l’apport alimentaire de votre cheval et d’ajuster sa ration au besoin. Choisissez un filet avec une taille de maille adaptée aux besoins de votre cheval. Des mailles trop petites peuvent le frustrer et limiter sa consommation de foin, alors que des mailles trop grandes risquent d’augmenter le gaspillage.

Dans tous les cas, les filets à foin doivent être suspendus à la hauteur de la poitrine ou plus bas afin de favoriser une posture d’alimentation naturelle. [24] Un filet positionné plus bas aide également au drainage des voies respiratoires supérieures, ce qui favorise une bonne santé respiratoire. [25]

Palatabilité et ajouts alimentaires

Pour les chevaux particulièrement difficiles en matière de fourrage, vous pouvez envisager des ajouts alimentaires (appelés toppers en anglais) afin d’améliorer la palatabilité du foin. Ces aliments complémentaires ajoutent de la saveur, rendant le fourrage plus attrayant. Les saveurs populaires incluent l’anis, la pomme et la menthe poivrée.

Parmi les options courantes, on retrouve des moulées sucrées, des huiles, du fenugrec, des feuilles de menthe poivrée ou des produits commerciaux spécifiques. Ces ajouts alimentaires ne conviennent pas à tous les chevaux, mais s’ils sont bien tolérés, ils constituent un outil précieux pour encourager les chevaux qui peinent à maintenir leur poids à consommer davantage de fourrage. [26][27]

5) Répondre aux besoins en vitamines et minéraux

Les carences en vitamines et minéraux dans l’alimentation de votre cheval peuvent affecter tous les aspects de sa santé, y compris la gestion du poids. Ces nutriments essentiels sont nécessaires à presque tous les processus physiologiques de l’organisme équin.

Chez les chevaux qui perdent du poids facilement, les carences en zinc, en cuivre, en sélénium et en vitamine E peuvent compliquer davantage le maintien d’un poids santé.

L’utilisation d’un supplément équilibré en vitamines et minéraux permet de corriger ces carences, ce qui améliore le métabolisme, le système immunitaire, la fonction musculaire et la santé osseuse. [7]

Omneity® de Mad Barn est un supplément complet de vitamines et minéraux conçu pour équilibrer les régimes à base de fourrage. Il convient aux chevaux qui ont de la difficulté à maintenir leur poids, car il ne contient aucun agent de remplissage à base de céréales et fournit des enzymes digestives ainsi que de la levure pour améliorer l’efficacité alimentaire.

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6) Gérer l’hydratation

Les chevaux doivent toujours avoir accès à de l’eau propre et fraîche pour rester bien hydratés. Une hydratation adéquate est essentielle à la régulation de l’appétit, à la santé digestive, à la digestion des aliments et à l’absorption des nutriments.

Certains chevaux sont sensibles à la température de l’eau, en particulier pendant l’hiver. Il est donc recommandé d’isoler ou de chauffer l’approvisionnement en eau durant l’hiver. [30]

En plus de fournir de l’eau facilement accessible à volonté, il est essentiel d’ajouter du sel aux repas de votre cheval et de lui offrir du sel en vrac à volonté avec son fourrage. L’ajout de sel est crucial, car il stimule la soif et permet de répondre aux besoins en sodium de votre cheval.

Les chevaux qui font de l’exercice intense ou qui vivent dans un climat chaud et humide bénéficient également d’une supplémentation en électrolytes pour compenser les pertes dues à la sueur.

Le supplément Performance XL: Electrolytes de Mad Barn offre une solution pratique et efficace pour remplacer les électrolytes et prévenir la déshydratation.

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7) Ajouter des aliments supplémentaires au besoin

Pour les chevaux qui ont besoin de calories supplémentaires pour maintenir un poids santé, l’ajout d’aliments riches en énergie peut augmenter leur apport calorique quotidien. Choisissez des aliments pauvres en sucres et en amidon pour éviter un excès de glucides hydrolysables.

Pulpe de betterave

La pulpe de betterave sans mélasse est pauvre en glucides hydrolysables et contient des fibres fortement digestibles, qui libèrent de l’énergie progressivement lors de la digestion.

La pulpe de betterave doit être trempée avant d’être distribuée. Cela augmente sa teneur en eau et améliore l’hydratation générale du cheval. Le trempage facilite également sa consommation, ce qui en fait une excellente option pour accroître l’apport en fibres et en calories chez les chevaux ayant des difficultés à mâcher. [31][32]

Suppléments de gras

Une autre façon efficace d’augmenter l’apport calorique chez un cheval qui peine à maintenir du poids consiste à ajouter des sources de matières grasses, telles que des huiles, dans sa ration. Les huiles sont très riches en calories et hautement digestibles, représentant ainsi une source d’énergie efficace tout en impliquant des taux d’alimentation bien inférieurs aux céréales ou aux concentrés.

Les huiles procurent également une libération lente d’énergie, ce qui aide à stabiliser la glycémie et favorise la santé digestive sans contribuer à des comportements surexcités. [33][34]

Les huiles végétales comme l’huile de canola, de son de riz ou de graines de lin moulues sont toutes des options pratiques pour ajouter des matières grasses à l’alimentation.

Vous pouvez également opter pour des suppléments lipidiques enrichis en acides gras oméga-3, qui sont bénéfiques, comme l’huile w-3 de Mad Barn, enrichie en DHA et en vitamine E naturelle.

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Moulées commerciales

Les moulées commerciales sont généralement très appétissantes et contiennent une variété d’ingrédients comme des céréales, de la mélasse, des sucres ajoutés, des sources de protéines, des matières grasses, des vitamines, des minéraux et des arômes.

La formulation et le taux d’alimentation spécifiques des moulées commerciales varient considérablement d’un produit à l’autre. Il est particulièrement important d’évaluer la teneur en sucre et en amidon avant de les utiliser, car un apport excessif de ces nutriments peut nuire à la santé digestive.

Une estimation de la teneur en amidon et en sucre de certaines moulées commerciales apparaît sur l’étiquette. Vous pouvez aussi lire la liste des ingrédients pour repérer ceux qui sont riches en glucides hydrolysables comme le maïs, l’orge ou la mélasse.

N’oubliez pas que l’alimentation totale de votre cheval devrait contenir moins de 10 % de sucre et d’amidon.

8) Envisager l’utilisation de suppléments digestifs

Certains suppléments digestifs peuvent aider les chevaux ayant de la difficulté à maintenir un poids santé en soutenant la fonction de l’intestin postérieur et la santé gastrique, ce qui améliore leur capacité à absorber les nutriments de leur alimentation.

Voici quelques ingrédients qu’on retrouve dans les suppléments digestifs et dont les bienfaits chez les chevaux ont été démontrés :

La levure et les probiotiques sont des micro-organismes qui contribuent à la fermentation dans l’intestin postérieur en facilitant la digestion des fibres chez le cheval. De plus, des recherches montrent qu’une supplémentation avec de la levure peut atténuer les effets négatifs d’une alimentation riche en amidon. [35]

La levure est également bénéfique pour les chevaux pour qui la prise de poids est ardue et qui reçoivent une alimentation riche en fibres. En effet, ce supplément améliore la digestibilité des fourrages, ce qui accroît l’absorption des nutriments au niveau intestinal. Une meilleure digestibilité permet aux chevaux d’extraire plus d’énergie de la nourriture, favorisant ainsi la prise de poids ou le maintien d’un poids corporel sain. [36]

Les prébiotiques sont des fibres complémentaires servant de nourriture aux microbes bénéfiques présents dans l’intestin postérieur. Des recherches indiquent que les chevaux recevant un supplément de prébiotiques, comme des fructo-oligosaccharides, digèrent mieux les fibres et produisent plus d’acides gras volatils (AGV) dans l’intestin postérieur.

Les AGV constituant une source d’énergie majeure pour les chevaux, ces recherches suggèrent donc qu’une supplémentation en prébiotiques pourrait accroître l’apport calorique chez les chevaux qui ont de la difficulté à prendre du poids. [37][38]

Des études ont aussi démontré les bienfaits d’une supplémentation contenant un complexe pectine-lécithine pour la santé gastrique, un facteur clé dans le maintien du poids. La pectine est un type de prébiotique présent dans la pulpe de betterave, tandis que la lécithine est un phospholipide qu’on retrouve dans diverses plantes. [39][40]

Visceral+® de Mad Barn est un supplément complet pour la santé digestive, formulé à partir de plusieurs ingrédients qui favorisent la santé de l’estomac et de l’intestin postérieur tout en soutenant le système immunitaire. L’ajout de Visceral+® à l’alimentation est recommandé pour les chevaux ayant de la difficulté à prendre du poids qui pourraient bénéficier d’un soutien digestif accru pour améliorer l’absorption des nutriments et la santé globale.

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Stratégies de gestion

En plus des changements alimentaires visant à augmenter l’apport calorique, vous pouvez adopter différentes pratiques de gestion pour que votre cheval ait les meilleures chances qui soient de maintenir un poids santé.

La mise en place de stratégies telles qu’offrir plusieurs petits repas répartis tout au long de la journée, réduire le stress, fournir un abri contre les intempéries et soutenir une bonne santé dentaire peut contribuer de façon importante au maintien d’un poids santé chez les chevaux.

Dans des conditions naturelles, les chevaux ont tendance à paître et à continuellement chercher de la nourriture tout au long de la journée. La consommation de grandes quantités d’aliments dans un seul repas nuit à une digestion efficace. La distribution de repas plus petits et plus fréquents améliore la digestibilité et favorise une meilleure réponse métabolique à l’alimentation. [41][42][43]

Réduction du stress

Une bonne gestion du stress est essentielle chez les chevaux qui ont de la difficulté à prendre du poids, car le stress peut entraîner une perte de poids. [2][44] Vous pouvez diminuer le niveau de stress de votre cheval en le sortant à l’extérieur en liberté aussi souvent que possible afin de lui permettre de bouger librement et d’adopter des comportements naturels.

En tant qu’animaux sociaux, les chevaux bénéficient des interactions sociales, qui procurent un enrichissement mental et une stimulation physique. [45]

Établir et maintenir une routine quotidienne régulière pour l’alimentation, les sorties, le pansage et l’exercice peut également réduire l’anxiété et atténuer le stress.

Protection contre les intempéries

Les chevaux doivent être adéquatement protégés contre les conditions météorologiques extrêmes. Ainsi, on doit s’assurer de leur offrir de l’ombre et de l’eau par temps chaud, et un abri ou des couvertures en hiver.

Les chevaux qui ont du mal à maintenir leur poids ont généralement besoin d’aide supplémentaire pour maintenir un poids corporel sain pendant les périodes de froid. Le frissonnement, qui est une réaction naturelle au froid, amène les chevaux à brûler davantage d’énergie pour se réchauffer, ce qui peut contrecarrer les efforts visant à leur faire prendre du poids. [46]

Planifier des examens dentaires réguliers

Les problèmes dentaires, tels que des saillies coupantes, des pics dentaires ou une usure inégale des dents, peuvent nuire à la mastication efficace des aliments chez votre cheval. Cela peut entraîner une mauvaise digestion et une réduction de l’absorption des nutriments provenant de l’alimentation et du fourrage.

Des soins dentaires réguliers sont essentiels pour détecter et traiter les problèmes dentaires dès les premiers signes, ce qui permet de prévenir l’apparition de maladies dentaires plus graves. Un râpage dentaire adéquat permet aux chevaux de manger sans douleur ni inconfort, ce qui les aide à maintenir ou à prendre du poids selon les besoins.

Suivre les progrès avec des photos

Comme les propriétaires et les soigneurs de chevaux passent beaucoup de temps avec ces derniers, il peut être difficile d’évaluer les progrès en matière de gestion du poids chez les chevaux qui doivent prendre du poids. Prendre des photos de votre cheval toutes les deux semaines est une méthode simple vous permettant de suivre l’évolution de son état de chair.

Questions Fréquemment Posées

Voici quelques questions fréquemment posées sur les chevaux qui ont du mal à maintenir leur poids :

Résumé

Les chevaux ayant de la difficulté à maintenir un poids santé ont besoin d'une alimentation personnalisée et d'une gestion attentive afin d’atteindre et de maintenir un état de chair sain.

  • Consultez un vétérinaire et un nutritionniste équin pour déterminer la cause sous-jacente du faible poids corporel de votre cheval
  • Utilisez des stratégies d’alimentation pour maximiser l’apport calorique et optimiser la santé de l'intestin postérieur de votre cheval
  • Des suppléments digestifs et des aliments complémentaires riches en énergie peuvent aider les chevaux qui perdent du poids facilement à maintenir un poids corporel sain
  • Les stratégies de gestion visant à améliorer le maintien du poids incluent des repas légers et fréquents, la réduction du stress et la protection contre les conditions météorologiques extrêmes
  • Suivez les progrès de votre cheval à l’aide de photos et réévaluez fréquemment son état de chair afin d’apporter les ajustements nécessaires au besoin

Votre cheval a du mal à maintenir un poids santé et vous avez des questions concernant son programme alimentaire? Soumettez les informations relatives à son alimentation en ligne pour obtenir une consultation gratuite avec nos nutritionnistes équins qualifiés, qui vous aideront à mettre en place un plan de gestion du poids.

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Références

  1. Johnson, A.C.B. and Biddle, A.S. A Standard Scale to Measure Equine Keeper Status and the Effect of Metabolic Tendency on Gut Microbiome Structure. Animals. 2021. View Summary
  2. Geor, R. J. (Ed.). Equine applied and clinical nutrition: health, welfare and performance. Oxford: Saunders Elsevier, 2013.
  3. Jarvis, N. and McKenzie III, H.C. Nutritional Considerations when Dealing with an Underweight Adult or Senior Horse. Vet Clin North Am Equine Pract.. 2021. View Summary
  4. Colombino, E. et al. Gut health of horses: effects of high fibre vs high starch diet on histological and morphometrical parameters. BMC Vet Res. 2022.View Summary
  5. Willard, J.G. et al. Effect of Diet on Cecal Ph and Feeding Behavior of Horses. J Anim Sci. 1977. View Summary
  6. Henneke, D.R. et al. Relationship between condition score, physical measurements and body fat percentage in mares. Equine Vet J. 1983. View Summary
  7. National Research Council. Nutrient Requirements of Horses: Sixth Revised Edition. National Academies Press. 2007.
  8. Drogoul, C. et al. Feeding Ground and Pelleted Hay Rather than Chopped Hay to Ponies. Animal Feed Science and Technology. 2000.
  9. Bonin, S. J. et al. Comparison of Mandibular Motion in Horses Chewing Hay and Pellets. Equine Veterinary Journal. 2007. View Summary
  10. Hill, J. et al. Effect of dental condition on short-term intake rates of hay and faecal particle size in adult horses. Proceedings of the 51st European Association of Animal Science. 2000.
  11. Ermers, C. et al. The fiber Requirements of Horses and the Consequences and Causes of Failure to Meet Them. Animals. 2023. View Summary
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