Les chevaux de haute performance ne sont pas différents des meilleurs athlètes humains du monde. Tout comme les joueurs de football professionnels ou les nageurs olympiques, les athlètes équins d’élite doivent être extrêmement en forme pour accomplir des activités physiques intenses de façon régulière et concourir au plus haut niveau dans leur discipline partout sur la planète.
Vous vous demandez comment nourrir un cheval de haute performance pour qu’il maintienne une forme physique optimale? Bien que les exigences en matière d’exercice varient selon la discipline, tous les chevaux de compétition ont des besoins nutritionnels importants en raison de l’effort physique accru qu’ils accomplissent, ainsi que de l’intensité de leur entraînement.
Toutefois, la formulation d’un programme alimentation pour un cheval de sport de classe mondiale va bien au-delà que de simplement répondre à ses besoins nutritionnels de base. Ce programme alimentaire devrait également intégrer des stratégies pour améliorer la santé musculaire, favoriser la récupération après l’exercice et réduire le temps de fatigue en soutenant les voies physiologiques impliquées dans l’exercice.
Une nutrition appropriée soutient non seulement les performances athlétiques, mais elle favorise également la santé générale, le bien-être et la préparation pour la compétition. Suivez notre guide pour optimiser l’alimentation de votre cheval de haute performance et l’aider à atteindre son plein potentiel athlétique.
Nutrition pour chevaux de performance
Un cheval de compétition est un athlète équin qui concourt au plus haut niveau ou prèsque dans des sports équestres tels que le saut d’obstacles, le concours complet, les courses, les épreuves d’endurance et d’autres disciplines nécessitant une forme physique optimale.
Ces chevaux suivent des programmes d’entraînement rigoureux et participent à des compétitions exigeantes qui nécessitent une forme physique, une puissance, une endurance et une agilité exceptionnelles. Pour maintenir des performances optimales, les chevaux de haute performance nécessitent des soins spécialisés, y compris des plans nutritionnels personnalisés adaptés à leurs besoins uniques.
Les chevaux de compétition ne doivent pas seulement composer avec les rigueurs des horaires d’entraînement et de concours intensifs. Des facteurs de stress comme les déplacements fréquents sur de longues distances, des lieux hébergements inconnus pendant les compétitions et des changements d’environnement, de groupes sociaux et de routines alimentaires augmentent la pression que subissent ces chevaux. [1]
Ces facteurs expliquent pourquoi les chevaux de performance présentent un risque accru d’ulcères gastriques ainsi qu’une plus grande prévalence de problèmes respiratoires et de articulaires. [2]
La gestion de ces risques nécessite des soins attentifs et une nutrition précise. La mise en place du bon programme alimentaire peut préserver la santé et optimiser les performances de ces athlètes équins d’élite.
Besoins nutritionnels
Les besoins nutritionnels pour les chevaux établis par le National Research Council (NRC) (2007) établissent des lignes directrices basées sur l’âge, le sexe, le statut physiologique et le niveau d’exercice du cheval. [3]
Bien que la charge d’exercice varie selon la discipline, les chevaux de haute performance appartiennent généralement aux catégories de travail « intense »” et « très intense ». Les chevaux de ces niveaux d’exercice nécessitent 60 à 90 % d’énergie de plus qu’un cheval au repos, ainsi que des quantités plus élevées de protéines et d’électrolytes. [3]
Tableau 1. Exigences nutritionnelles pour un cheval de performance adulte de 500 kg (1 100 lb) [3]
| Nutriment | Travail intense | Travail très intense |
|---|---|---|
| Énergie digestible | 26,6 mcal / jour | 34,5 mcal / jour |
| Protéines | 862 grammes / jour | 1 004 grammes / jour |
| Lysine | 37 grammes / jour | 43 grammes / jour |
| Calcium (Ca) | 40 grammes / jour | 40 grammes / jour |
| Phosphore (P) | 29 grammes / jour | 29 grammes / jour |
| Sodium (Na) | 26 grammes / jour | 41 grammes / jour |
| Potassium (K) | 39 grammes / jour | 53 grammes / jour |
| Magnésium (Mg) | 15 grammes / jour | 15 grammes / jour |
Ces quantités représentent l’apport minimal nécessaire pour prévenir les carences lors d’un exercice intense et très intense. Cependant, il est possible qu’elles ne reflètent pas les niveaux optimaux nécessaires pour répondre pleinement aux besoins de votre cheval de haute performance.
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Comment formuler une ration pour les chevaux de haute performance
La formulation d’une ration alimentaire optimale pour votre cheval d’élite est aussi importante que la planification de son programme d’entraînement. Équilibrer les besoins des chevaux de compétition implique de leur fournir l’énergie nécessaire pour des performances optimales, de soutenir la récupération après l’effort, d’assurer leur préparation pour les compétitions et de promouvoir leur santé à long terme.
Les chevaux participant à différentes disciplines équestres peuvent nécessiter diverses stratégies d’alimentation pour répondre à leurs besoins et optimiser leurs performances. Les étapes ci-dessous englobent des stratégies générales applicables à tout cheval de performance. Pour personnaliser la ration de votre cheval en fonction de sa discipline spécifique, vous pouvez contacter un nutritionniste pour des ajustements supplémentaires.
1) Choisir un fourrage de haute qualité comme base de l’alimentation
Le fourrage constitue la base de l’alimentation équine, fournissant des nutriments essentiels, soutenant la santé intestinale et favorisant un comportement alimentaire naturel. L’anatomie digestive du cheval est conçue pour une alimentation à base de fourrage; celle-ci contribue à maintenir un microbiome intestinal sain tout en réduisant les risques de troubles digestifs.
Les fibres issues des pâturages frais ou du foin sont fermentées dans l’intestin postérieur pour fournir une libération constante d’énergie. La consommation de fourrage stimule également la production de salive, ce qui aide à tamponner l’acidité gastrique, réduisant ainsi le risque d’ulcères gastriques.
De plus, une alimentation à base de fourrage répond au besoin évolutif du cheval de paître en continu, favorisant ainsi sa santé physique et son bien-être mental. Offrir du fourrage de haute qualité à volonté peut couvrir la majorité des besoins énergitiques et protéiques des chevaux de performance, tout en prévenant l’ennui et en minimisant le risque de comportements stéréotypés.
Les propriétaires de chevaux peuvent sélectionner leur fourrage en fonction de sa qualité, de sa maturité ou de l’espèce de plante pour maintenir leurs chevaux dans un état physique optimal tout en leur offrant un accès à volonté. Les chevaux effectuant un travail intense ou très intense bénéficient souvent d’une combinaison de foin de graminées et de légumineuses de haute qualité, comme la luzerne, pour répondre à leurs besoins accrus en énergie et en protéines.
Pour les chevaux soumis à un travail intensif, optez pour du foin récolté tôt, qui est donc moins mature. Ce type de foin est généralement plus tendre, plus feuillu et plus appétissant, en plus de contenir plus de nutriments que le foin grossier et fibreux. Cela encourage votre cheval de performance à consommer suffisamment de fourrage pour répondre à ses besoins en énergie et en protéines.
Le meilleur moyen de déterminer la qualité du foin est de soumettre un échantillon pour analyse. Si une analyse du fourrage n’est pas disponible, connaître la maturité des plantes lors de la récolte peut aider à estimer la teneur en protéines et en énergie. [1]
Quelle quantité de foin donner?
Au fur et à mesure que le niveau d’exercice d’un cheval augmente, son appétit augmente naturellement, ce qui lui permet de consommer plus de fourrage pour répondre à ses besoins accrus en énergie et en protéines. Un accès libre au fourrage lui permet d’ajuster sa consommation en fonction de son appétit, réduisant ainsi la dépendance aux céréales pour soutenir sa charge de travail.
Les chevaux à l’exercice intense consomment généralement environ 2,5 % de leur poids corporel en fourrage (matière sèche) chaque jour, contre 2 % pour les chevaux au repos. Pour un cheval moyen de 500 kg (1 100 lb), cela équivaut à environ 3 kg (6 lb) de foin supplémentaire par jour pour répondre à ses besoins énergétiques et nutritionnels accrus. [3]
Les recherches actuelles soutiennent l’idée de fournir du fourrage à volonté aux chevaux de performance. Les Standardbred de course, soumis à un exercice très intense, peuvent maintenir leur état de chair et leurs performances avec un régime composé uniquement de fourrage de haute qualité et riche en énergie. [4]
De plus, les performances des trotteurs standardbreds restent constantes, qu’ils soient nourris avec une ration riche en amidon ou en fibres. [5] Cela indique qu’une alimentation basée sur le fourrage, avec une teneur plus élevée en fibres, peut produire des résultats similaires à ceux d’une ration à base de céréales, riche en amidon.
Si le foin est rationné en raison de contraintes de gestion, il est important de veiller à ce que les chevaux ne restent pas plus de 3 à 4 heures sans accès au foin. Cela permet de minimiser les risques d’ulcères gastriques en gardant de la nourriture dans l’estomac, protégeant ainsi la muqueuse de l’estomac contre le contact avec l’acide gastrique et d’autres sucs digestifs.
2) Fournir des sources d’énergie hautement digestibles pour un apport d’énergie supplémentaire
De nombreux chevaux de performance nécessitent des sources d’énergie digestibles supplémentaires dans leur ration pour soutenir leurs performances et maintenir une bonne condition physique.
Les chevaux effectuant un travail intense ont souvent besoin de plus de calories que ce que le fourrage seul peut fournir. Il est essentiel de sélectionner la bonne source d’énergie pour offrir un apport supplémentaire en calories afin de répondre aux besoins énergétiques accrus et d’optimiser les performances.
Les chevaux tirent principalement leur énergie de trois macronutriments : les glucides, les protéines et les lipides (gras). Chacune de ces sources d’énergie est digérée, absorbée et métabolisée différemment, fournissant des quantités variables de calories au cheval.
- Glucides : les amidons et les sucres sont rapidement digérés pour fournir une énergie immédiate. Tout excédent est stocké sous forme de glycogène ou de graisse. Les fibres, une autre source de glucides, sont fermentées dans l’intestin postérieur pour produire des acides gras volatils, qui offrent une énergie soutenue.
- Protéines : bien que les protéines contiennent une quantité d’énergie similaire à celle des glucides, elles ne constituent pas une source d’énergie efficace. Elles sont principalement utilisées pour fournir des acides aminés nécessaires à la construction et à la réparation des tissus, plutôt qu’à alimenter les performances.
- Lipides : les lipides sont les nutriments les plus énergétiques, fournissant deux fois plus d’énergie que les glucides ou les protéines, ce qui en fait une source de calories très efficace pour les chevaux.
Intensité de l’exercice et énergie disponible
Le corps produit de l’énergie de manière plus efficace à partir des glucides et des lipides. Le type et la durée de l’exercice déterminent si un cheval brûle principalement des glucides ou des lipides pour obtenir de l’énergie.
Avec une alimentation à base de fourrage, la majeure partie de l’énergie provient des acides gras volatils (AGV) produits lors de la fermentation des fibres dans l’intestin postérieur. Les AGV fournissent une source d’énergie stable et durable pour les muscles.
On dit souvent des lipides qu’ils sont « à combustion lente » puisqu’ils nécessitent plus de temps pour être convertis en énergie utilisable. Cela en fait une source d’énergie idéale pour les chevaux qui font de l’exercice prolongé d’intensité faible à modérée.
Cependant, à mesure que l’intensité de l’exercice augmente, la demande en sources d’énergie rapidement accessibles s’accroît. Les chevaux effectuant du travail de haute intensité dépendent des glucides à combustion rapide, comme le glucose provenant du sang et le glycogène stocké dans les muscles. Ces sources d’énergie fournissent le carburant immédiat nécessaire pour soutenir des poussées intenses de puissance et de vitesse. [1]
Pendant un exercice intense, les réserves d’énergie provenant des lipides et des glucides ne peuvent pas être reconstituées aussi rapidement qu’elles sont dépensées. La fatigue survient lorsque les chevaux épuisent ces réserves énergétiques, en particulier si les réserves de glucose ou de glycogène sont insuffisantes. Une diminution des réserves de glycogène d’environ 30 % peut diminuer considérablement la capacité de performance d’un cheval. [5]
Pour éviter cela, les chevaux ont besoin d’une alimentation qui favorise des réserves énergétiques optimales avant l’exercice. Cela inclut un apport en nutriments riches en énergie, tels que des fourrages de haute qualité, des sources concentrées de glucides et des suppléments de lipides, adaptés à la charge de travail et à l’intensité de l’exercice du cheval.
Les problèmes liés à un excès de céréales
Historiquement, les besoins énergétiques des chevaux de travail étaient comblés par des céréales comme l’avoine, le maïs ou l’orge. Ces aliments sont riches en amidon et se digèrent rapidement dans l’intestin antérieur du cheval.
Bien que l’amidon soit une source d’énergie précieuse, des quantités excessives peuvent perturber la santé digestive, entraînant potentiellement une dysbiose de l’intestin postérieur et augmentant le risque de coliques et d’ulcères gastriques. C’est pourquoi il faut éviter les gros repas riches en amidon dans l’alimentation équine.
Au lieu de cela, de l’énergie supplémentaire peut être fournie par des fibres digestibles et des lipides. Des fibres hautement fermentescibles comme la pulpe de betterave, les coques de soja ou le remoulage de blé peuvent être utilisées pour augmenter la densité énergétique de l’alimentation.
Ces sources de fibres fermentent facilement dans l’intestin postérieur, fournissant une énergie à libération lente. Le remplacement d’une partie des céréales par ces fibres favorise une santé digestive optimale et favorise un microbiome équilibré.
Les régimes riches en lipides
Une autre option consiste à opter pour un régime riche en lipides afin d’augmenter l’utilisation des lipides à combustion lente. Le corps des chevaux adaptés à un régime riche en lipides peut privilégier l’utilisation des lipides comme source d’énergie pendant l’exercice. [6] Cela aide à préserver les réserves de glycogène et à limiter la fatigue lors d’exercices de haute intensité.
Les lipides sont très caloriques, fournissant 2,25 fois plus de calories par gramme que les glucides ou les protéines. Les huiles, qui apportent 100 % de leurs calories sous forme de lipides, sont les ingrédients les plus denses en énergie disponibles pour l’alimentation équine. Ainsi, elles peuvent augmenter considérablement la teneur calorique de l’alimentation sans ajouter de volume aux repas de votre cheval.
Les suppléments de lipides offrent également des avantages métaboliques par rapport à d’autres sources de calories. Par exemple, la digestion et le métabolisme des lipides génèrent moins de chaleur corporelle que ceux des glucides et des protéines. Cela signifie que les chevaux retirant davantage d’énergie des lipides utilisent moins d’énergie pour réguler leur température corporelle. [7]
Les huiles adaptées aux chevaux de haute performance incluent l’huile de canola, l’huile végétale ou l’huile w-3 de Mad Barn. D’autres aliments riches en lipides incluent le son de riz et les graines de lin.
Lors du choix d’une huile, privilégiez celles riches en acides gras oméga-3, en particulier le DHA et l’EPA. On retrouve ces acides gras essentiels dans les sources marines comme l’huile de poisson et les microalgues.
Contrairement aux huiles végétales telles que l’huile de lin ou de caméline, qui contiennent de l’ALA, les huiles contenant du DHA et de l’EPA sont reconnues pour leur capacité à favoriser une régulation saine de l’inflammation dans le corps.
Ces acides gras oméga-3 jouent un rôle essentiel dans le maintien de la santé articulaire, de la fonction respiratoire et de la santé cardiovasculaire, ce qui les rend particulièrement bénéfiques pour les chevaux de performance. [8][9][10][11]
L’huile w-3 de Mad Barn fournit 1 500 mg de DHA par portion de 100 ml à partir de microalgues appétissantes. L’huile w-3 contient également des niveaux élevés de vitamine E naturelle pour soutenir les chevaux à l’exercice.
3) Ajouter de l’amidon et du sucre avec précaution
L’amidon et le sucre sont des sources d’énergie facilement disponibles qui peuvent soutenir les performances et reconstituer les réserves de glycogène. Les sources alimentaires courantes de ces nutriments pour les chevaux incluent les céréales comme l’avoine, le maïs et l’orge, ainsi que la mélasse et de nombreuses moulées commerciales.
Des quantités modérées d’amidon et de sucre peuvent être bénéfiques pour les chevaux pratiquant des activités de haute intensité, comme les Quarter Horses et les Pur-sang.
Cependant, les chevaux ont évolué pour paître de façon continue et n’ont pas la capacité de digérer de grandes quantités d’amidon en un seul repas. Un apport excessif en amidon peut surcharger le système digestif, entraînant des problèmes tels que l’acidose de l’intestin postérieur, les ulcères, les coliques et un comportement réactif. [1]
Si l’alimentation de votre cheval est déjà bien équilibrée, l’ajout d’une quantité modérée d’un aliment simple comme l’avoine peut être un moyen facile et économique d’augmenter l’apport énergétique pour les performances. Toutefois, il est important d’éviter de donner un apport excessif en amidon, autant au niveau de l’alimentation en général, que dans chaque repas individuel.
Pour minimiser les risques de problèmes digestifs, les chevaux ne devraient pas consommer plus de deux grammes d’amidon par kilogramme de poids corporel par repas. Pour un aliment comme l’avoine, contenant 40 à 50 % d’amidon, cela équivaut à environ 2 kg (4,5 lb) par repas pour un cheval de 500 kg (1 100 lb). [12]
Il est important de noter que cette recommandation reflète l’apport maximal en amidon pour les chevaux. De nombreux chevaux n’ont pas besoin de niveaux aussi élevés pour soutenir leurs performances. En fournissant de l’énergie à partir d’un mélange d’amidon, de fibres et de lipides, vous pouvez répondre aux besoins énergétiques tout en réduisant les risques de problèmes digestifs et comportementaux.
Moment de la consommation des céréales avant l’exercice
Le moment où les céréales sont consommées par rapport à l’exercice est important, en particulier pour les chevaux pratiquant des exercices courts et intenses, comme les Pur-sang de course. Ces athlètes devraient avoir des réserves optimales de glycogène et de lipides avant la course pour alimenter leur performance. Un cheval n’ayant pas suffisamment de glycogène pourrait se fatiguer plus rapidement pendant la course et avoir une capacité réduite pour effectuer des exercices de haute intensité. [13]
Après un repas riche en amidon ou en sucre, l’insuline, une hormone, transfère le glucose dans les cellules musculaires et active la synthèse de glycogène pour stocker le glucose. Cependant, cela bloque la dégradation du glycogène. Si le cheval fait de l’exercice alors que les niveaux d’insuline sont élevés après un repas, il est possible que ses muscles n’utilisent pas efficacement leurs réserves de glycogène et la mobilisation des lipides sera également réduite. [14]
Il est recommandé de nourrir les chevaux de course avec des repas à base de céréales au moins 4 heures avant l’exercice. Cela optimisera la disponibilité du carburant pour soutenir un exercice court et de haute intensé. Pour éviter de travailler à jeun, un petit repas de foin ou de pulpe de betterave peut être donné 1 à 1,5 heure avant l’exercice pour réduire le risque d’ulcères gastriques.
Pour les chevaux d’endurance, il sera nécessaire de ravitailler pendant les longues épreuves, en particulier lors des compétitions de haut niveau. Ces chevaux devraient également commencer l’événement avec des réserves de glycogène pleinement reconstituées pour alimenter leur travail. Comme les muscles seront préparés pour une absorption élevée de glucose, ces chevaux sont moins susceptibles de connaître des pics prolongés de glucose et d’insuline après un repas riche en amidon/sucre.
Pour les chevaux d’endurance, on peut aider à maintenir des niveaux stables de sucre en donnant des céréales 1,5 heure avant la prochaine période d’exercice. S’il est difficile de le faire dû à la gestion du temps, du foin accompagné de pulpe de betterave et de son de blé devrait suffire pour répondre aux besoins en énergie et en protéines.
4) Optimiser l’apport en protéines
Tous les chevaux ont besoin d’une quantité adéquate de protéines pour soutenir leurs muscles et leur santé générale. Les protéines sont nécessaires à la construction et la réparation des tissus, la production des enzymes et des hormones et au maintien d’un système immunitaire en santé.
Pour les chevaux de performance, les besoins en protéines sont considérablement plus élevés en raison des exigences reliées à un entraînement intense. Une alimentation dont la teneur en protéines est suffisante soutient la force musculaire, l’endurance et la récupération, garantissant ainsi que les athlètes équins soient prêts pour la compétition.
Les besoins en protéines peuvent souvent être comblés en donnant une combinaison de foin de graminées de haute qualité et de foin de luzerne. Pour confirmer que votre fourrage répond à ces besoins, effectuez une analyse de foin.
Bien qu’il soit essentiel de fournir suffisamment de protéines alimentaires, un excès de protéines n’offre aucun avantage et peut affecter négativement l’équilibre hydrique et perturber la fonction du gros intestin. Il peut également supplanter les lipides et les glucides dans l’alimentation, qui sont des sources d’énergie plus facilement accessibles pour les chevaux actifs.
Si le fourrage seul ne fournit pas assez de protéines, des options hautement digestibles comme la luzerne, le tourteau de soja ou le tourteau de canola peuvent efficacement combler cette lacune.
5) S’assurer que le profil d’acides aminés est équilibré
Il existe 21 acides aminés différents qui servent de composantes de base pour les protéines, mais seulement dix sont considérés comme essentiels pour les chevaux. Ces acides aminés ne peuvent pas être synthétisés par le cheval et doivent être fournis par l’alimentation.
La lysine, la thréonine et la méthionine sont des acides aminés « limitants », ce qui signifie qu’ils sont les acides aminés essentiels les plus susceptibles d’être déficients dans l’alimentation des chevaux. Des niveaux adéquats de ces acides aminés sont cruciaux pour le développement des muscles, en particulier chez les athlètes équins d’élite pour soutenir le conditionnement et la récupération.
Les régimes alimentaires qui ne répondent pas aux besoins en acides aminés peuvent entraîner : [1]
- Une perte de masse musculaire maigre
- Une mauvaise croissance
- Une récupération lente après une maladie
- De mauvaises performances
- Un pelage terne
- Des sabots fragiles
Le produit Three Amigosde Mad Barn est un supplément d’acides aminés essentiels qui fournit un mélange équilibré de lysine, de thréonine et de méthionine. Un apport incluant Three Amigos améliore la qualité des protéines dans le régime, favorisant ainsi la santé musculaire et les performances générales.
Acides aminés à chaîne ramifiée (AACR)
Les acides aminés à chaîne ramifiée (AACR), notamment la leucine, l’isoleucine et la valine, jouent également un rôle crucial dans la synthèse des protéines, la croissance musculaire et la production d’énergie. Une supplémentation incluant des quantités élevées de AACR pourrait favoriser la récupération musculaire après l’exercice, réduire la fatigue et améliorer la composition corporelle des chevaux.
Toutefois, les études montrent des résultats mitigés, certaines ne trouvant aucun bienfait significatif de la supplémentation sur les métabolites liés à l’exercice, les enzymes musculaires, l’expression des gènes liés à la fonction musculaire ou les marqueurs de dommages musculaires et du métabolisme. [15][16][17]
Il est intéressant de noter que les variations dans les concentrations circulantes de AACR après l’exercice diffèrent considérablement entre les disciplines, suggérant que le métabolisme des AACR est très complexe. [18] Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer si les AACR peuvent soutenir les performances physiques des chevaux de différentes disciplines.
6) Prévenir les carences en vitamines et minéraux
Il est essentiel de répondre aux besoins en vitamines et minéraux pour garantir une santé, des performances et une longévité optimales de tous les chevaux. Les chevaux de compétition en particulier ont des besoins accrus en vitamines et minéraux essentiels, également appelés micronutriments.
Les carences en vitamines ou minéraux peuvent entraîner une diminution des performances, une croissance lente des sabots, une mauvaise qualité du pelage, une récupération lente après l’effort, des changements de comportement et une réponse immunitaire altérée.
L’analyse de plus de 6 500 régimes alimentaires équins de Mad Barn a révélé que le zinc, le cuivre, le sélénium et la vitamine E sont souvent insuffisants dans l’alimentation des chevaux. Cette information est particulièrement pertinente pour les chevaux de haute performance, dont les besoins accrus en nutriments pendant l’exercice intensif augmentent le risque de carences.
La façon la plus efficace de prévenir les carences en micronutriments est de fournir un supplément complet en vitamines et minéraux. Les moulées en sacs requièrent généralement des taux d’alimentation élevés pour répondre à ces besoins, ce qui les rend moins pratiques que les suppléments concentrés ou les équilibreurs de ration.
Le produit Omneity® de Mad Barn est un supplément complet de vitamines et minéraux conçu pour répondre aux besoins des chevaux de performance. Omneity® est formulé avec des ingrédients de haute qualité, y compris des minéraux organiques à 100 %, des protéines de qualité supérieure, de la levure et le complexe entier des vitamines B, avec 20 mg de biotine par portion pour soutenir la santé des sabots et du pelage. [3]
7) Assurer un apport adéquat en antioxydants
Les chevaux produisent de l’énergie par le biais de processus oxydatifs, qui entraînent la formation de dérivés réactifs de l’oxygène (DRO). Pendant l’exercice, les chevaux travaillent plus intensément et ont besoin de plus d’énergie, ce qui augmente la production de DRO.
Les DRO interagissent avec l’ADN, les lipides et les protéines, provoquant des modifications de leur structure et leur fonction, ainsi qu’une accumulation d’électrons (radicaux libres) dans les tissus. Une certaine oxydation de ces molécules est importante pour le fonctionnement normal et peut stimuler une adaptation saine des muscles et d’autres tissus à l’exercice. Cependant, une accumulation excessive de radicaux libres peut entraîner des dommages oxydatifs.
Les antioxydants sont des molécules présentes dans le corps du cheval qui neutralisent les radicaux libres et préviennent les dommages aux cellules et aux tissus. Les antioxydants importants dans le corps du cheval incluent : [19]
- Les vitamines : par exemple, la vitamine E, la vitamine C et la vitamine A
- Les minéraux : par exemple, le sélénium, le zinc, le cuivre et le manganèse
- Les enzymes : par exemple, la glutathion peroxydase et la superoxyde dismutase
- Les protéines
La vitamine E est l’un des antioxydants les plus importants pour les chevaux à l’exercice, jouant un rôle clé dans la protection des cellules musculaires contre les dommages oxydatifs. La vitamine E s’intègre dans les membranes cellulaires et protège les lipides ainsi que d’autres molécules des radicaux libres. Il a été démontré qu’une supplémentation de 4 000 UI par jour en vitamine E naturelle améliore la réponse oxydative et inflammatoire à l’exercice chez les chevaux. [20]
Il existe également des preuves qu’il existe une relation synergique entre la vitamine E et la vitamine C. Des recherches suggèrent que la vitamine C pourrait aider à recycler ou à préserver la vitamine E pour maintenir le statut antioxydant dans le corps. [3] Bien que les chevaux produisent généralement suffisamment de vitamine C pour répondre à leurs besoins physiologiques, une supplémentation peut être bénéfique pour les chevaux soumis à un exercice intense.
Le sélénium, le zinc, le cuivre et le manganèse sont des oligo-éléments essentiels au fonctionnement des enzymes antioxydantes, telles que la glutathion peroxydase, la superoxyde dismutase cuivre/zinc et la superoxyde dismutase à manganèse.
Ces enzymes travaillent ensemble pour neutraliser les dérivés réactifs de l’oxygène (DRO), comme le superoxyde, en les convertissant en molécules moins nocives comme l’eau, protégeant ainsi les cellules des dommages oxydatifs.
Tableau 2. Besoins minimaux en antioxydants pour un cheval adulte de 500 kg (1 100 lb) [3]
| Nutriment | Travail intense | Travail très intense |
|---|---|---|
| Vitamine E | 1 000 UI / jour | 1 000 UI / jour |
| Cuivre | 125 mg / jour | 125 mg / jour |
| Sélénium | 1,25 mg / jour | 1,25 mg / jour |
| Zinc | 500 mg / jour | 500 mg / jour |
8) Combler les besoins en vitamines B pour soutenir le métabolisme énergétique
Les vitamines B sont essentielles pour divers processus physiologiques, notamment le métabolisme de l’énergie et des acides aminés, l’équilibre électrolytique, les fonctions antioxydantes et anti-inflammatoires, la circulation, l’activité neuronale et la santé immunitaire.
Le groupe des vitamines B inclut :
- La thiamine (B1)
- La riboflavine (B2)
- La niacine (B3)
- L’acide pantothénique (B5)
- La pyridoxine (B6)
- La biotine (B7)
- Le folate (B9)
- La cobalamine (B12)
Pour les chevaux de performance, les vitamines B sont particulièrement importantes car elles soutiennent la production d’énergie à partir des lipides et des glucides. Les fonctions importantes incluent :
- Support des enzymes impliquées dans le métabolisme des glucides et la production de glucose
- Facilitation de la synthèse, de l’oxydation et du stockage des lipides
- Maintien du métabolisme énergétique oxydatif
À l’heure actuelle, seuls les besoins en thiamine et riboflavine ont été établis chez les chevaux. Les carences cliniques en autres vitamines du complexe B sont rares, car les chevaux produisent généralement des quantités suffisantes grâce à la fermentation microbienne dans l’intestin postérieur pour répondre à leurs besoins. [3]
Cependant, les chevaux soumis à un exercice intense peuvent avoir une demande accrue pour ces nutriments en raison de leur métabolisme énergétique élevé. De plus, les problèmes digestifs souvent signalés chez ces chevaux peuvent affecter négativement la fonction microbienne et la synthèse de ces vitamines dans l’intestin postérieur.
Les besoins en vitamines B des chevaux recevant un supplément complet de vitamines et minéraux sont généralement comblés. Cependant, il est possible que certains suppléments moins complets ne couvrent pas toutes les vitamines B. Dans de tels cas, il pourrait être nécessaire d’ajouter un supplément ciblé, tel que le B Vitamin Pak de Mad Barn, pour garantir un soutien nutritionnel optimal.
9) Miser sur une hydratation adéquate
Les chevaux ont besoin d’eau pour de nombreux processus corporels, y compris le maintien de l’équilibre hydrique, la fonction digestive et la température corporelle (thermorégulation). Tous les chevaux doivent avoir accès en tout temps à de l’eau fraîche et propre. Cela est particulièrement important pour les chevaux qui font beaucoup d’exercice, qui peuvent perdre environ 20 L (5 gal) d’eau en transpirant pendant un exercice prolongé et intense. [3]
La consommation quotidienne totale d’eau d’un cheval de taille moyenne à l’exercice peut varier de 36 à 92 L (9,5 à 24 gal) par jour. Des facteurs environnementaux et circonstanciels, comme la température de l’air, l’humidité, la durée et l’intensité de l’exercice ainsi que le transport vers et depuis les compétitions, peuvent également influencer les besoins en eau. [3]
Les chevaux peuvent satisfaire leurs besoins en eau via la consommation directe d’eau, mais aussi via la consommation d’aliments et de fourrages, bien que la teneur en eau de ces sources varie considérablement. Par exemple, tandis que les pâturages peuvent contenir environ 80 % d’eau, le foin n’en contient généralement que 10 à 15 %. [3] De plus, des facteurs comme la teneur en fibres, en protéines et en minéraux de l’alimentation peuvent influencer la consommation d’eau. [3]
La déshydratation survient lorsqu’un cheval perd 5 % de son eau corporelle totale, soit environ 15 L (4 gal) pour un cheval de taille moyenne. La déshydratation peut altérer des fonctions corporelles importantes et entraîner des déficits de la fonction cognitive et des performances. [21] Si elle n’est pas traitée, la déshydratation peut évoluer vers un coup de chaleur, une affection potentiellement mortelle.
Afin de vous assurer que votre cheval de performance reste correctement hydraté, appliquez ces pratiques de gestion : [3]
- Fournir un accès constant à de l’eau fraîche de bonne qualité, exempte de contaminants, d’odeurs ou de goûts désagréables susceptibles de décourager la consommation
- Ajouter un minimum de 2 onces (4 cuillères à soupe) de sel ordinaire en vrac dans l’alimentation quotidienne pour répondre aux besoins en sodium et stimuler la soif
- Supplémenter avec des électrolytes pour encourager la consommation d’eau et remplacer les minéraux perdus par la sueur, notamment pendant des périodes d’exercice intense ou de stress thermique causé par la chaleur
- Proposer de l’eau dans des récipients ou des seaux familiers, surtout lors de déplacements, pour réduire les réticences à boires dues à des goûts ou odeurs inhabituels
- Offrir à la fois de l’eau pure et de l’eau enrichie en électrolytes avec un produit au goût familier
- Faire des pauses fréquentes pendant le transport sur de longues distances pour offrir de l’eau et prévenir la déshydratation
- Faire tremper le foin ou ajouter de l’eau aux moulées pour augmenter l’apport en eau via les fourrages et les repas, particulièrement pendant les voyages ou les périodes d’entraînement intense
- Surveiller la consommation quotidienne d’eau pour identifier tout changement pouvant indiquer un problème de santé potentiels ou un stress environnemental
Restez vigilant face à la déshydratation dans des conditions chaudes ou humides pour réduire les risques de coup de chaleur. Utilisez l’index de la qualité de l’air pour les équidés de Mad Barn pour évaluer si les conditions de votre région sont adaptées à l’exercice et ajustez votre programme d’entraînement en conséquence.
10) Soutenir la fonction mitochondriale pour améliorer la production d’énergie
Les mitochondries, connues comme la « centrale énergétique de la cellule », sont responsables du métabolisme aérobie, qui utilise l’oxygène pour transformer les lipides et sucres en énergie. Ce processus produit l’adénosine triphosphate (ATP), la principale monnaie énergétique pour des fonctions cellulaires telles que la contraction musculaire et le transport des ions.
Le métabolisme aérobie est beaucoup plus efficace que le métabolisme anaérobie, produisant plus d’ATP et moins de sous-produits tels que l’acide lactique. Pour les athlètes de haut niveau, le développement de la capacité aérobie est bénéfique car cela permet aux muscles de s’appuyer sur ce système énergétique plus efficace, soutenant ainsi des performances soutenues pendant un exercice prolongé.
Illustration : Dr. Ana Mesa, PhD Légende:
Glycogen Stores: Réserves de glycogène
Blood Glucose: Glucose sanguin
Glycolysis: Glycolyse
ATP: ATP
Aerobic: Aérobie
Mitochondrion: Mitochondrie
Pyruvate: Pyruvate
Anaerobic: Anaérobie
Lactate: Lactate
La production d’énergie mitochondriale peut être améliorée en augmentant le nombre de mitochondries dans les cellules musculaires ou en soutenant leur fonction. Des recherches montrent que fournir un soutien antioxydant avec des suppléments comme le CoQ10 et l’acétyl-L-carnitine aide à améliorer la densité et la fonction mitochondriales.
Coenzyme Q10
La coenzyme Q10 (CoQ10) est un puissant antioxydant qui est synthétisé dans chaque cellule du corps du cheval. Elle joue un rôle clé dans la production d’ATP. En plus de protéger directement les cellules contre les dommages causés par les radicaux libres, la CoQ10 soutient également la capacité antioxydante d’autres antioxydants, tels que les vitamines C et E. [22]
Dans une étude sur des Pur-sang de course, les chercheurs ont observé une baisse significative des niveaux plasmatiques de CoQ10 après un exercice de haute intensité. Des niveaux plus bas de CoQ10 pourraient affecter négativement les performances physiques, suggérant que les chevaux qui font beaucoup d’exercice pourraient bénéficier d’une supplémentation. [23]
L’apport de CoQ10 donné aux Pur-sang soumis à un exercice intense a conduit à des adaptations dans la production d’ATP, ce qui pourrait aider à minimiser l’accumulation de radicaux libres. [24] Cependant, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour comprendre pleinement comment cette découverte se traduit par des améliorations des performances.
Acétyl-L-carnitine
L’acétyl-L-carnitine (ALCAR) est un métabolite naturellement présent de l’acide aminé L-carnitine qui joue un rôle crucial dans le métabolisme énergétique. [25]
Elle soutient la fonction mitochondriale et offre plusieurs avantages, notamment : [26][27][28]
- Elle soutient la production d’énergie : aide à réguler l’équilibre énergétique au niveau cellulaire
- Elle optimise l’utilisation des carburants : maintient l’équilibre entre le métabolisme aérobie et anaérobie pendant l’exercice
- Elle soutient la récupération post-exercice : réduit la raideur après l’entraînement chez les chevaux actifs
Un apport en ALCAR est particulièrement bénéfique pour les chevaux ayant des besoins énergétiques importants, tels que ceux qui participent à des courses, au saut d’obstacles, au dressage ou d’autres formes d’entraînement intense.
11) Améliorer l’endurance et retarder l’apparition de la fatigue
Dans un contexte sportir, la « fatigue » désigne le moment où le corps n’est plus en mesure d’effectuer un exercice au niveau d’intensité, de précision ou de rapidité attendu. La fatigue résulte des changements physiques, biochimiques et mentaux qui se produisent pendant l’exercice.
Les principaux facteurs contribuant à l’apparition de la fatigue chez les chevaux de performance comprennent : [29][30]
- L’épuisement des réserves d’énergie : le glycogène, une forme de glucose stockée dans les muscles et le foie, sert de source rapide d’énergie pendant un exercice intense ou prolongé. Lorsque les réserves de glycogène sont épuisées, le corps passe à un métabolisme aérobie des lipides, qui produit de l’énergie plus lentement. Ce retard dans la disponibilité de l’énergie contribue à la fatigue en limitant la quantité d’énergie disponible immédiatement pour les muscles.
- L’accumulation de métabolites : l’exercice entraîne l’accumulation de métabolites comme le phosphate inorganique et les ions oxonium, qui sont des déchets cellulaires pouvant nuire à la performance des cellules musculaires. Les ions oxonium causent directement une réduction de la force et de la vitesse des contractions musculaires, tandis que les phosphates inorganiques diminuent la force de contraction et réduisent le renouvellement de l’enzyme qui hydrolyse l’ATP pendant la contraction musculaire.
- La déshydratation et les déséquilibres électrolytiques : les pertes importantes d’eau et d’électrolytes via la sueur peuvent contribuer à une accumulation rapide de déchets dans les muscles pendant l’exercice.
Retarder l’apparition de la fatigue améliore les performances en permettant au cheval de maintenir un niveau plus élevé d’intensité, de vitesse et d’agilité pendant une plus longue durée.
Les facteurs suivants peuvent aider à réduire le risque d’épuisement et améliorer l’endurance des chevaux soumis à un exercice intense : [29]
- Gestion des problèmes de santé : les chevaux souffrant de problèmes médicaux tels qu’une boiterie, des problèmes respiratoires ou une maladie cardiovasculaire se fatiguent plus rapidement. Le diagnostic et la gestion de ces problèmes de santé peuvent aider à limiter leur impact sur les performances.
- Amélioration du conditionnement : les chevaux qui ne sont pas correctement conditionnés pour bien performer dans leur discipline se fatiguent plus rapidement. Un bon entraînement et un conditionnement adapté peuvent aider votre cheval à s’adapter aux exigences reliées à l’exercice et prévenir une fatigue prématurée.
- Surveillance de l’état d’hydratation : une hydratation adéquate aide les chevaux à réguler leur température corporelle et soutient la fonction musculaire. Soutenir un apport suffisant en liquides et en électrolytes peut prévenir la fatigue liée au stress thermique causé par la chaleur et à la déshydratation.
- Amélioration de l’alimentation et de la récupération : l’épuisement des réserves de glycogène prive les chevaux de sources rapides de carburant, ce qui peut entraîner une fatigue plus rapide. Assurez-vous que votre cheval reçoit une quantité suffisante de glucides et de lipides et prévoyez suffisamment de temps entre les compétitions et l’exercice pour permettre à votre cheval de reconstituer ses réserves de glycogène.
12) Optimiser les horaires d’alimentation le jour de la compétition
Un horaire de repas approprié lors de la journée d’une compétition peut avoir un impact considérable sur les réserves de glycogène, les niveaux d’énergie et les performances générales de votre cheval. Un régime alimentaire idéal fournit un équilibre optimal de carburant pour répondre aux exigences de la compétition et retarder la fatigue.
Lorsque vous nourrissez les chevaux le jour de la compétition, prenez en compte les éléments suivants : [29]
- Assurez-vous que le cheval a un apport adéquat en électrolytes et encouragez-le à s’hydrater
- Fournissez des glucides facilement digestibles pour soutenir le maintien du glycogène
- Fournissez des lipides pour encourager l’épargne du glycogène et alimenter le métabolisme aérobie
Il est important de planifier correctement les repas par rapport au moment de l’exercice pour éviter de supprimer le métabolisme des lipides et d’accélérer l’utilisation des glucides pendant l’exercice. Pour ce faire, il est recommandé de fournir un repas supplémenté en glucides et en lipides au moins trois heures avant la compétition. [29]
Du foin de haute qualité doit également être disponible pour les chevaux avant la compétition. Le fourrage tamponne l’acidité de l’estomac pour réduire le risque de problèmes digestifs, y compris les ulcères gastriques.
Cependant, lors de certaines compétitions de haute intensité, avoir un important volume de fourrage dans le tractus digestif ajoute un excédent de poids que le cheval doit porter, ce qui peut nuire aux performances. Comme alternative, donnez plusieurs petits repas de foin de haute qualité avant la compétition pour privilégier à la fois la santé digestive et les performances. [31]
Pour les chevaux participant à des compétitions de faible intensité mais de longue durée, il peut être bénéfique d’offrir un repas riche en fibres avec une grande capacité de rétention d’eau avant l’exercice. Les fibres telles la pulpe de betterave peuvent aider à créer un réservoir de liquide dans l’intestin pour prévenir la déshydratation lors des épreuves d’endurance. [32]
13) Reconstituer les réserves d’électrolytes perdus dans la sueur
Les chevaux font partie des mammifères qui transpirent le plus, perdant des quantités importantes de liquides et d’électrolytes via la sueur pendant l’exercice. Les chevaux dépendent fortement de la sueur comme mécanisme principal de dissipation de la chaleur générée par l’activité musculaire.
La sueur équine contient des électrolytes comme le sodium, le potassium, le chlorure, le calcium et le magnésium qui doivent être réapprovisionnés par l’alimentation du cheval. Ces minéraux remplissent des fonctions importantes dans les muscles et autres tissus, en particulier pour les chevaux à l’exercice.
Le sodium agit également sur les centres qui contrôlent la soif dans le cerveau, où un taux élevé de sodium dans le sang et un faible volume sanguin vont stimuler l’apport en eau. [33] Cependant, bien que les chevaux perdent de grandes quantités de sueur, leurs niveaux de sodium sanguin restent généralement stables grâce au sodium du liquide extracellulaire qui pénètre dans le plasma. [21] Par conséquent, malgré la perte de grandes quantités de sueur, il est possible que le système d’un cheval n’active pas son réflexe de boire suffisamment d’eau.
Pour reconstituer les réserves d’électrolytes perdues dans la transpiration, assurez-vous que votre cheval reçoit suffisamment de sel dans son alimentation et fournissez des suppléments d’électrolytes avant et après l’exercice. Cela aidera à encourager la consommation d’eau pour soutenir la réhydratation ainsi que le réapprovisionnement en sodium.
Indépendamment de leur niveau d’exercice, tous les chevaux ont besoin de sel supplémentaire dans leur alimentation car les céréales commerciales, le foin et l’herbe ne fournissent pas suffisamment de sodium pour répondre à leurs besoins quotidiens. Les chevaux devraient recevoir un minimum de 2 onces (4 cuillères à soupe) de sel par jour et avoir un accès libre au sel ordinaire en vrac dans leur environnement.
De plus, donner un supplément d’électrolytes formulé spécifiquement pour les chevaux aide à reconstituer les pertes dues à l’exercice ou aux conditions chaudes et humides. Choisissez un supplément qui fournit des proportions adéquates de sodium, potassium, calcium et magnésium pour restaurer efficacement les niveaux d’électrolytes.
Les suppléments d’électrolytes contenant une source de sucre, comme le dextrose, aident à augmenter l’absorption des électrolytes par l’intestin. Le sucre fournit également un substrat pour reconstituer les réserves de glycogène dans les muscles. [34]
Performance XL de Mad Barn est un électrolyte conçu pour répondre aux besoins des chevaux de haute performance. Performance XL est formulé scientifiquement pour remplacer les électrolytes perdus dans la sueur et contient de la vitamine E et de la vitamine C pour soutenir les soins post-entraînement.
Moment de la supplémentation en électrolytes
Pour les compétitions de courte durée, comme les courses de chevaux ou les courses de barils, il est recommandé d’encourager les chevaux à boire une solution électrolytique une heure avant l’exercice. Cette recommandation est particulièrement importante pour les chevaux transportés avant la période d’exercice, car ces derniers peuvent perdre une quantité importante de transpiration pendant le transport. [35]
Pour les événements de plus longue durée comme les courses d’endurance ou les compétitions de cross-country, il est recommandé d’offrir une solution électrolytique aux chevaux autant avant la compétition que pendant les périodes de repos. Pour tout exercice d’une durée supérieure à une heure, des solutions électrolytiques doivent être offertes régulièrement pour éviter la déshydratation. [35]
Après l’exercice, de l’eau et des électrolytes doivent être fournis avant les aliments secs pour encourager la réhydratation et stimuler l’apport en nourriture. Les chevaux peuvent continuer à transpirer jusqu’à une heure après l’exercice; c’est pourquoi la réhydratation suite à l’exercice est essentielle. [35]
14) Améliorer la récupération post-entraînement
La période de récupération après l’exercice est essentielle pour maximiser les bienfaits de l’exercice et préparer les chevaux à leur prochaine séance d’entraînement ou compétition.
Pendant l’exercice, les cellules musculaires sont endommagées, ce qui entraîne de la douleur et de la fatigue. Ces dommages activent la réponse immunitaire du corps et stimulent les cellules musculaires à réparer et reconstruire les tissus, les renforçant pour résister aux futurs entraînements de même intensité ou plus exigeants.
Sans une récupération adéquate, les chevaux sont à plus grand risque de surentraînement, ce qui peut mener à des blessures et une diminution des performances.
Pour soutenir la récupération, assurez-vous que l’alimentation globale de votre cheval est équilibrée avec un apport suffisant en énergie, en acides aminés, en électrolytes et en antioxydants. Ces nutriments favorisent la réhydratation, reconstituent les réserves de glycogène, réparent les tissus musculaires et combattent les dommages oxydatifs.
Les aliments comme l’avoine et les huiles fournissent de l’énergie, tandis que des suppléments comme Performance XL et Three Amigos fournissent des électrolytes et des acides aminés pour soutenir les soins suite à l’exercice.
15) Soutenir la santé gastrique et de l’intestin postérieur
Les chevaux de haute performance sont sujets aux ulcères gastriques en raison des exigences reliées à l’exercice, de leur mode de vie très stressant, de leurs horaires de voyage et de leur alimentation à base de céréales.
Les études démontrent que l’exercice réduit le pH de l’estomac, ce qui entraîne un environnement plus acide. L’exercice peut également provoquer des éclaboussures d’acide gastrique sur la muqueuse squameuse — la couche sensible de la partie supérieure de l’estomac — ce qui peut entraîner des irritations ou des lésions. [36]
Donner des repas, en particulier du foin, avant l’exercice, peut aider à réduire le risque d’ulcérations gastriques. [36] Le foin agit comme un tampon naturel pour les sucs gastriques et forme un tapis fibreux dans l’estomac, minimisant les éclaboussures d’acide. [37]
Toutefois, même avec une alimentation optimale, les chevaux de compétition demeurent exposés aux problèmes gastriques en raison de stress inévitables tels que le transport en remorque, les changements fréquents d’environnement et les horaires imprévisibles. Bien qu’une gestion rigoureuse puisse réduire ce risque, elle ne peut pas prévenir entièrement l’apparition d’ulcères chez ces chevaux.
Pour cette raison, des suppléments digestifs sont ajoutés au programme d’alimentation de la plupart des athlètes équins d’élite afin de soutenir la santé gastrique et de l’intestin postérieur.
Visceral+ de Mad Barn est un supplément digestif efficace, développé en collaboration avec des vétérinaires et testé cliniquement pour soutenir la santé de l’estomac. Utilisé par des athlètes de haut niveau dans diverses disciplines, Visceral+ est formulé avec des ingrédients naturels de haute qualité pour maintenir la santé de l’estomac et de l’intestin postérieur en plus de soutenir le système immunitaire.
16) Soutenir la santé articulaire
Les articulations des chevaux de performance subissent un stress considérable par rapport à celles des chevaux ayant des charges de travail plus légères ou des chevaux de loisir.
Les mouvements répétitifs à fort impact tels que le saut, le galop et l’exécution de manœuvres précises exercent une pression sur les structures articulaires, notamment le cartilage et le liquide synovial.
- Le cartilage aux extrémités des os sert d’amortisseur, protégeant les articulations contre les forces d’impact générées lors de ces activités
- Le liquide synovial agit comme un lubrifiant naturel, réduisant la friction dans l’articulation et permettant un mouvement fluide
Les tensions associées à l’exercice peuvent entraîner une inflammation des articulations et un stress oxydatif, accélérant la dégradation du cartilage, réduisant la production de nouveau cartilage et altérant la lubrification du liquide synovial. [31]
Les chevaux de haute performance souffrant de problèmes articulaires, tels que l’arthrose, présentent un risque accru de boiterie et peuvent être contraints de prendre une retraite prématurée. La priorisation des soins articulaires est essentielle pour préserver leur mobilité, leur confort et leur potentiel de performance à long terme.
Le maintien d’un état de chair sain est primordial pour la santé des articulations. Les chevaux en surpoids exercent une pression supplémentaire sur leurs articulations, augmentant le risque de blessures dues à l’usure. En revanche, les chevaux dont la masse musculaire n’est pas assez développée peuvent avoir du mal à exécuter correctement les mouvements, ce qui peut entraîner des problèmes mécaniques et un risque plus élevé de blessures. [31]
D’autres stratégies visant à favoriser la santé des articulations chez les chevaux de performance d’élite incluent une alimentation équilibrée ainsi qu’un soutien anti-inflammatoire et antioxydant pour maintenir des tissus conjonctifs sains.
Le méthylsulfonylméthane (MSM) est un supplément articulaire naturel qui aide à maintenir la production de collagène, la fonction articulaire et une régulation normale de l’inflammation.
Des études démontrent également que le MSM possède des propriétés antioxydantes et peut soutenir la récupération après un travail intense. Dans une étude sur des chevaux de performance, il a été démontré que le MSM réduisait les biomarqueurs du stress oxydatif après un exercice intense. [38]
L’acide docosahexaénoïque (DHA) est un acide gras oméga-3 qui favorise une régulation homéostatique normale de l’inflammation, contribuant ainsi à maintenir la santé des articulations chez les chevaux. Il a été démontré qu’il soutient la mobilité chez les chevaux en bonne santé et ceux souffrant d’arthrose. [8][39]
Dans une revue systématique sur l’efficacité des suppléments articulaires, les acides gras oméga-3 étaient l’un des suppléments ayant les meilleurs résultats de recherche en ce qui a trait au soutien de la santé des articulations. [40]
L’huile w-3 de Mad Barn est enrichie en DHA de microalgues pour soutenir la fonction articulaire, les tissus conjonctifs, la qualité de la peau et du pelage et plus encore.
17) Soutenir la santé respiratoire de votre cheval
La santé respiratoire est essentielle pour de bonnes performances, puisque l’exercice physique exerce une plus grande pression sur le système respiratoire. Le rôle principal du système respiratoire est de fournir de l’oxygène à la circulation sanguine et d’éliminer le dioxyde de carbone des tissus, favorisant ainsi la production d’énergie dans les muscles pendant l’exercice.
La santé respiratoire a un impact direct sur la capacité du cheval à maintenir l’exercice, à récupérer efficacement et à performer à des niveaux optimaux. Une fonction respiratoire compromise peut limiter l’apport en oxygène, réduire l’endurance et nuire à la récupération.
Les chevaux de performance présentent un risque plus élevé de problèmes respiratoires en raison de facteurs tels que : [31][41]
- La stabulation: les chevaux de performance passent souvent plus de temps dans des box que les autres chevaux. Il y a généralement moins de ventilation et de circulation d’air dans les box par rapport aux champs et aux enclos, ce qui entraîne une exposition accrue à la poussière
- Le transport: une ventilation limitée, la tête en position verticale sur une période prolongée et la présence de contaminants en suspension dans l’air dans les remorques contribuent aux problèmes respiratoires tels que la fièvre du transport pendant et après le voyage
- L’exposition aux maladies: lorsque les chevaux se rendent à des compétitions, ils sont plus susceptibles d’entrer en contact avec d’autres chevaux porteurs de maladies respiratoires infectieuses
- Le stress: le stress lié au transport et à la compétition peut également compromettre le système immunitaire, augmentant la vulnérabilité aux problèmes respiratoires
Les stratégies de gestion préventive sont essentielles pour maintenir la santé respiratoire et optimiser les performances sportives. Des pratiques clés incluent :
- Améliorer la ventilation: optimisez le temps de sortie à l’extérieur, assurez-vous que les écuries sont bien ventilées et gardez les box propres pour minimiser l’impact d’une mauvaise qualité de l’air sur la santé respiratoire des chevaux de performance.
- Vérifier la qualité de l’air: consultez l’index de la qualité de l’air pour les équidés de Mad Barn avant de travailler avec votre cheval pour vous assurer que les conditions sont sûres pour l’entraînement. Si la qualité de l’air est mauvaise dans votre secteur, modifiez ou évitez l’exercice.
- Optimiser le transport: assurez-vous que les chevaux sont en mesure d’abaisser la tête pendant le transport pour favoriser le drainage des voies respiratoires. Améliorez la circulation de l’air dans la remorque, gardez-la propre et minimisez la poussière pour limiter les impacts négatifs sur le système respiratoire.
- Limiter l’exposition aux maladies: vaccinez votre cheval contre les maladies respiratoires courantes et minimisez l’exposition aux chevaux inconnus lors des compétitions pour réduire le risque qu’il contracte des maladies respiratoires. Conformez-vous à toutes les mesures de biosécurité et aux protocoles de quarantaine avant, pendant et après le voyage pour aider à protéger tous les chevaux contre la transmission de maladies.
Vous pouvez mettre en place des pratiques d’alimentation visant à réduire la quantité de particules microscopiques que votre cheval inhale. Par exemple, vous pouvez fournir du foin à faible teneur en poussière et tremper le foin ou le traiter à la vapeur. Ces pratiques aident à limiter la poussière en suspension dans l’air.
Il a été démontré que certains suppléments nutritionnels soutiennent la fonction respiratoire globale. Les principales options incluent : [9][42][43]
- Le DHA (acide docosahexaénoïque) :
- Soutient une réponse inflammatoire normale, aidant à maintenir la santé respiratoire des chevaux confrontés à des défis respiratoires induits par l’exercice.
- L’huile w-3 de Mad Barn est enrichie en DHA pour soutenir la fonction respiratoire et la régulation homéostatique de l’inflammation.
- La spiruline :
- Fournit un soutien antioxydant et antihistaminique pour aider à maintenir un système respiratoire sain et réduire le stress oxydatif chez les chevaux souffrant d’allergies saisonnières.
- Le jiaogulan :
- Soutient une circulation sanguine saine, favorise une bronchodilatation normale et la fonction des voies respiratoires pour maintenir l’efficacité respiratoire.
Une étude de terrain a démontré qu’un apport de 2 grammes en jiaogulan et de 20 grammes en spiruline deux fois par jour a considérablement réduit la toux, les reniflements et les secouements de tête chez les chevaux ayant des problèmes de santé respiratoire. [43]
18) Travailler avec un nutritionniste
Il peut être difficile de rester à jour avec les plus récentes pratiques d’alimentation basées sur la recherche alors que vous concentrez vos énergies sur tout ce qui est nécessaire pour entraîner votre cheval à exceller dans sa discipline et à se préparer pour la compétition. Le fait de travailler avec un nutritionniste équin professionnel garantit que vous avez accès à des stratégies de pointe qui produisent des résultats et permettent à votre cheval de donner le meilleur de lui-même.
Un nutritionniste équin qualifié évaluera le plan alimentaire de votre cheval pour s’assurer qu’il répond aux besoins optimaux en matière d’énergie, de protéines, de vitamines et de minéraux en fonction de son programme d’entraînement et de son calendrier de compétitions. Il recommandera également des nutraceutiques ciblés pour soutenir les besoins individuels de votre cheval et les objectifs de performance reliés à sa discipline spécifique.
Un soutien nutritionnel continu garantit également que l’alimentation de votre cheval s’adapte à mesure que l’intensité de son entraînement, les horaires de compétitions et ses besoins de santé évoluent.
La collaboration avec un nutritionniste équin vous permet de bénéficier de conseils d’experts pour optimiser chaque aspect du régime alimentaire de votre cheval, y compris :
- Interpréter les analyses de foin pour vous assurer que le fourrage de votre cheval est adéquat et correctement équilibré
- Sélectionner des aliments et des suppléments qui répondent à des besoins nutritionnels précis
- Prendre en compte les besoins de soins particuliers uniques aux chevaux soumis à un exercice intense, tels que le soutien des systèmes digestif, respiratoire et articulaire
- Élaborer des plans de nutrition pour le jour de la compétition afin de maximiser les performances et la récupération après l’exercice
- Ajuster l’alimentation pendant les périodes hors-saison pour maintenir la forme physique et éviter un apport excessif en nutriments
- Créer des plans de transition pour des changements alimentaires sûrs et progressifs afin d’éviter les problèmes digestifs
Les nutritionnistes équins de Mad Barn ont soutenu des athlètes d’élite à tous les niveaux de la compétition, y compris des athlètes olympiques et des cavaliers de Grand Prix.
Grâce à l’accès à un tel niveau d’expertise en nutrition personnalisée, vous pouvez contribuer à libérer le plein potentiel de votre cheval afin qu’il soit prêt à concourir pour une place sur le podium.
Exemple de régime alimentaire
Le régime alimentaire ci-dessous fournit un modèle général pour nourrir un cheval adulte de 500 kg (1 100 lb) en travail intense. L’objectif principal de ce régime est de répondre aux besoins en nutriments tout en évitant un apport excessif ou insuffisant en énergie. Le régime est entièrement équilibré avec du sel, des vitamines et minéraux essentiels ainsi qu’un soutien digestif supplémentaire pour la santé de l’estomac et de l’intestin postérieur.
Bien que cet exemple de plan alimentaire offre un cadre général pour nourrir des chevaux de haute performance, tous les régimes doivent être personnalisés selon la discipline spécifique de votre cheval. Par exemple, les chevaux d’endurance et les chevaux de course peuvent avoir des besoins nutritionnels similaires mais nécessitent des formulations alimentaires différentes pour répondre aux exigences uniques de leurs activités.
Tableau 3. Exemple de régime alimentaire pour un cheval adulte de 500 kg (1 100 lb) effectuant un travail intense
| Aliment | Alimentation pour travail intense |
|---|---|
| (Quantité par jour) | |
| Foin de graminées (10 % de protéines brutes) | 10 kg (22 lb) |
| Foin de luzerne (20 % de protéines brutes) | 1,5 kg (3,3 lb) |
| Flocons d’avoine roulés à la vapeur | 1 kg (2,2 lb) |
| Copeaux de pulpe de betterave | 1,5 kg (3,3 lb) |
| Huile w-3 | 120 ml (4 oz) |
| Sel | 45 g (3 c. à soupe) |
| Granulés Omneity® | 120 g (4 mesures) |
| Visceral+ | 80 g (1 mesure) |
| Analyse du régime | |
| Énergie digestible (% des besoins) | 111 % |
| Protéines (% des besoins) | 165 % |
| GNS (% de l’apport) | 13 % |
| Lipides (% de l’apport) | 3,9 % |
Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur l’alimentation des chevaux de haute performance :
Un régime alimentaire pour un cheval de performance est basé sur un fourrage de haute qualité, avec un apport supplémentaire en énergie, en protéines et en suppléments pour répondre aux exigences du travail. Le fourrage soutient la santé digestive et fournit une énergie constante, tandis que des calories supplémentaires peuvent provenir des fibres, des matières grasses ou de l’amidon géré avec soin. Le sel, les électrolytes ainsi qu’un supplément équilibré de vitamines et de minéraux sont également nécessaires pour soutenir l’hydratation, la récupération et la performance globale.
Les besoins caloriques d’un cheval de performance augmentent considérablement avec l’intensité de l’exercice, nécessitant beaucoup plus d’énergie que les niveaux d’entretien. Un cheval de 500 kg (1 100 lb) en travail intense a généralement besoin d’environ 26,6 Mcal par jour, ce qui peut atteindre 34,5 Mcal pour un travail très intense. Les besoins exacts varient selon la discipline, l’intensité de l’entraînement et le métabolisme individuel, donc les rations doivent être ajustées pour maintenir la condition corporelle et soutenir la performance.
Un foin de haute qualité pour les chevaux de performance est coupé tôt, feuillu et riche en nutriments afin de soutenir des besoins accrus en énergie et en protéines. Le foin de graminées constitue une base solide, tandis que l’ajout de luzerne peut aider à répondre aux besoins plus élevés en calories et en protéines. Un fourrage propre et appétent offert à volonté soutient la santé digestive, maintient une libération d’énergie constante et aide à tamponner l’acidité gastrique pendant l’entraînement et la compétition.
L’alimentation en grains chez les chevaux de performance peut soutenir un travail de haute intensité en fournissant une énergie rapidement disponible et en maintenant les réserves de glycogène. Cependant, de grandes quantités de grains peuvent augmenter le risque de troubles digestifs, d’ulcères et de problèmes comportementaux. De nombreux programmes alimentaires reposent sur le fourrage, les fibres digestibles et les matières grasses comme principales sources d’énergie, en ajoutant l’amidon en quantités modérées seulement lorsque nécessaire pour certaines disciplines.
Les carences en vitamines et minéraux dans l’alimentation des chevaux de performance incluent souvent la vitamine E, le zinc, le cuivre, le sélénium et le sodium en raison des besoins accrus et des pertes par la sueur. Ces nutriments soutiennent la fonction musculaire, la défense antioxydante, la santé immunitaire et la récupération. Comme le fourrage et les aliments ne couvrent pas toujours entièrement ces besoins, de nombreux chevaux bénéficient d’un apport supplémentaire en sel, d’une supplémentation en électrolytes et d’un produit complet de vitamines et minéraux.
Les électrolytes sont essentiels pour les chevaux de compétition, car une transpiration abondante entraîne des pertes importantes de sodium, de potassium, de chlorure, de calcium et de magnésium. Ces minéraux soutiennent l’hydratation, la contraction musculaire et la régulation de la température pendant l’exercice. Le remplacement des électrolytes par le sel et les suppléments aide à maintenir l’équilibre hydrique, encourage la consommation d’eau et réduit le risque de déshydratation et de fatigue.
L’alimentation du cheval le jour de la compétition doit viser à maintenir l’énergie, l’hydratation et le confort digestif avant et pendant l’exercice. Les repas sont généralement donnés plusieurs heures avant le travail afin de soutenir les réserves de glycogène sans perturber le métabolisme, tandis que le fourrage est offert pour aider à tamponner l’acidité gastrique. Les stratégies alimentaires varient selon la discipline, donc ajuster le moment et les sources de nutriments aide à optimiser la performance et la récupération.
L’apport en fourrage chez les chevaux de performance augmente généralement avec la charge de travail, atteignant souvent environ 2,5 % du poids corporel en matière sèche chaque jour. Un cheval de 500 kg (1 100 lb) peut consommer environ 12,5 kg (27,5 lb) de fourrage par jour en exercice intense. Offrir un accès à volonté permet aux chevaux de répondre naturellement à leurs besoins énergétiques tout en soutenant la santé digestive et en réduisant la dépendance aux grains.
Les régimes riches en matières grasses peuvent être bénéfiques pour les chevaux de performance en fournissant une source d’énergie concentrée qui soutient l’endurance et aide à préserver les réserves de glycogène. Les matières grasses fournissent plus du double des calories des glucides ou des protéines, permettant un apport énergétique accru sans augmenter le volume. Les chevaux adaptés au métabolisme des graisses peuvent présenter une meilleure endurance et une production de chaleur réduite lors d’un exercice prolongé ou d’intensité modérée.
L’apport en protéines chez les chevaux de performance soutient la réparation musculaire, le maintien des tissus et la récupération après un entraînement intense. Les exigences accrues en exercice augmentent les besoins en acides aminés, en particulier les acides aminés essentiels comme la lysine, la thréonine et la méthionine. Bien que le fourrage fournisse souvent une grande partie de ces protéines, des sources supplémentaires comme la luzerne ou les concentrés protéiques peuvent être nécessaires pour maintenir la condition musculaire et soutenir la performance.
Résumé
Le régime alimentaire d'un cheval de haute performance doit faire bien plus que de simplement répondre aux besoins nutritionnels de base. L'objectif est d' optimiser l'alimentation pour soutenir les performances et la récupération après l'exercice. Prenez en compte les éléments suivants lors de la planification du programme d'entraînement et du plan alimentaire de votre cheval de haute performance :
- Adaptez l'alimentation de votre cheval pour soutenir tous les aspects de l'entraînement : exercice, récupération et conditionnement
- Optez pour un régime alimentaire à base de fourrage à volonté pour maximiser l'apport énergétique et favoriser une santé intestinale optimale
- Fournissez de l'énergie supplémentaire à partir de sources facilement disponibles de lipides et de glucides
- Offrez du fourrage de haute qualité pour soutenir la santé digestive et répondre aux besoins élevés en protéines
- Une fois le régime de base bien équilibré, évaluez les besoins potentiels en supplémentation
- Fournissez un soutien ciblé pour la santé musculaire, articulaire et respiratoire
La meilleure façon de peaufiner le régime alimentaire de votre cheval de performance est de travailler avec un nutritionniste équin qualifié. Soumettez les informations relatives à l'alimentation de votre cheval en ligne pour une analyse gratuite par l'un de nos experts en nutrition. Notre équipe se fera un plaisir de vous donner des recommandations personnalisées sur l'alimentation et la gestion de votre cheval de haute performance.
Références
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