Nourrir votre cheval avec un régime à base de fourrage est la meilleure façon de soutenir sa santé et son bien-être, en reflétant le comportement de pâturage naturel des chevaux. Prioriser le fourrage aide à promouvoir la fonction digestive équine, soutient la santé métabolique, aide à la gestion du poids et répond aux besoins comportementaux.

Par fourrages, on entend des matières végétales riches en fibres, comme les graminées, les légumineuses et le foin. Contrairement aux moulées à base de céréales, qui sont plus riches en sucre et en amidon, les fourrages fournissent une source d’énergie stable et à libération lente, qui correspond mieux à la physiologie digestive du cheval.

Le choix du type, de la quantité et de la qualité appropriés de fourrage est crucial pour un régime à base de fourrage qui porte ses fruits. Vous pouvez utiliser de l’herbe de pâturage, du foin ou des produits fourragers transformés pour répondre aux besoins en fourrage de votre cheval.

Les nutritionnistes équins recommandent également de tester le fourrage de votre cheval pour déterminer son contenu nutritionnel, y compris les niveaux de glucides, d’énergie, de protéines et de minéraux. Une analyse de fourrage vous permet d’équilibrer l’alimentation de votre cheval en fonction de ses besoins nutritionnels précis.

Bien que les fourrages soient essentiels, ils ne répondent pas à tous les besoins nutritionnels d’un cheval, tels que les vitamines et minéraux. De plus, certains fourrages ont des carences en protéines et/ou en acides aminés spécifiques comme la lysine et la méthionine. Les régimes à base de fourrage uniquement doivent être complétés avec du sel et un mélange de vitamines et de minéraux pour répondre à tous les besoins de votre cheval.

Alimentation à base de fourrage pour les chevaux

Une alimentation à base de fourrage vise à maximiser l’apport en fourrage tout en minimisant l’utilisation de moulées concentrées.

Un régime à base de fourrage est optimal pour le système digestif de votre cheval, favorisant la santé des intestins antérieur et postérieur.

Par rapport aux régimes à base de céréales, les régimes à base de fourrage contiennent généralement moins de glucides hydrolysables (sucre et amidon). Au lieu de compter sur le sucre et l’amidon comme sources de calories, l’énergie est dérivée des fibres, imitant plus étroitement le régime naturel des chevaux sauvages. Pour les chevaux atteints du syndrome métabolique ou de DPIP (maladie de Cushing), maintenir les glucides hydrolysables (GH) sous la barre de 10 % est un élément important de la prévention de la laminite.

Une alimentation priorisant le fourrage offre de nombreux avantages pour les chevaux, incluant :

  • La promotion de la recherche constante de nourriture, menant à un apport en nourriture plus régulier et à un temps réduit entre les repas
  • La diminution du risque d’ulcères gastriques associés à l’apport intermittent de céréales
  • La réduction du risque de problèmes digestifs et métaboliques associés à une consommation élevée de céréales
  • Le soutien du bien-être mental et la réduction du risque de stéréotypies via l’adoption de comportements de pâturage naturels

Les régimes à base de fourrage sont également souvent plus rentables que ceux qui dépendent fortement de grandes quantités de céréales commerciales ou de moulées complètes.

Comment faire la transition vers un régime à base de fourrage ?

Transitionner vers une alimentation à base de fourrage pour votre cheval nécessite une planification minutieuse pour garantir que tous les besoins nutritionnels de votre cheval sont comblés. Vous pouvez travailler avec un nutritionniste équin pour remplacer progressivement les céréales et les concentrés par du fourrage approprié.

La première étape de la transition vers un régime à base de fourrage est de faire analyser votre fourrage pour déterminer sa teneur en énergie, en protéines et en minéraux. Il est essentiel de comprendre le profil nutritionnel de votre fourrage afin de prendre des décisions éclairées lors de l’ajustement de l’alimentation de votre cheval.

Bien que le fourrage soit généralement suffisant pour répondre aux besoins énergétiques et protéiques de la plupart des chevaux, la majorité des foins ne fournissent pas des quantités adéquates de nutriments clés, tels que : [1]

L’herbe des pâturages est une meilleure source de vitamines que le foin, mais les niveaux de nutriments dans les pâturages sont variables tout au long de l’année et peuvent ne pas répondre aux besoins de tous les chevaux selon leur état physiologique. [2]

Pour compenser les carences potentielles en nutriments, vous pouvez ajouter un supplément complet de vitamines et de minéraux à votre programme alimentaire. Une option est le produit Omneity de Mad Barn, qui est un supplément complet conçu pour équilibrer la majorité des régimes à base de fourrage.

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Les chevaux ont également besoin d’un supplément de sel pour répondre à leurs besoins en sodium. [1] L’ajout de sel en vrac ordinaire à l’alimentation de votre cheval favorise l’équilibre électrolytique et encourage l’hydratation. De nombreux chevaux préfèrent le gros sel comme le sel casher ou le sel à bretzel, qui peut être placé dans un petit distributeur mural.

Certains chevaux à l’exercice nécessitent plus d’énergie dans leur alimentation pour répondre à leurs besoins caloriques. Après avoir maximisé l’apport en fourrage et équilibré l’alimentation pour fournir suffisamment de protéines, de vitamines et de minéraux, vous devrez peut-être ajouter des moulées et fourrages plus riches en énergie pour fournir les calories nécessaires.

Des exemples d’excellentes sources de calories pour les chevaux à faible teneur en glucides hydrolysables incluent :

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Les chevaux d’endurance ou les chevaux performant à de grandes vitesses peuvent avoir besoin de glucides concentrés comme des céréales simples pour maintenir leurs niveaux de glycogène. Le glycogène est une forme de stockage du glucose.

Avantages d’une alimentation à base de fourrage

Les chevaux sont adaptés pour paître en continu. À l’état sauvage, ils consomment de grandes quantités de fourrage d’herbe riche en fibres, en mangeant continuellement de petites quantités tout au long de la journée et de la nuit. Ce comportement alimentaire a façonné l’évolution de leur système digestif. [3]

Fournir à votre cheval un régime à base de fourrage est la meilleure façon de reproduire ce mode d’alimentation naturel, favorisant ainsi la santé et le bien-être général.

Outre les avantages pour la santé et le bien-être, les régimes à base de fourrage sont généralement plus rentables que ceux qui reposent fortement sur des moulées complètes.

Dans les sections suivantes, nous discuterons des avantages d’une alimentation à base de fourrage pour soutenir la fonction digestive, les besoins nutritionnels, la santé métabolique et le bien-être mental de votre cheval.

Santé digestive

Un régime alimentaire à base de fourrage est plus adapté à la biologie naturelle du cheval, favorisant un système digestif plus sain et réduisant le risque de coliques et d’ulcères gastriques.

L’intestin antérieur des chevaux est relativement petit par rapport à l’intestin postérieur. L’intestin antérieur comprend la bouche, l’œsophage, l’estomac (environ 15 litres) et l’intestin grêle (environ 60 litres). L’intestin postérieur comprend le cæcum (environ 30 litres), le gros et le petit côlon (environ 90 litres) et le rectum. [4]

En raison de la capacité relativement petite de l’intestin antérieur, les chevaux sont adaptés à consommer de petits repas fréquents et à brouter en continu tout au long de la journée. Cet apport continu garantit que le système digestif n’est jamais submergé par de grandes quantités de nourriture, réduisant ainsi le risque de troubles digestifs.

L’alimentation à base de fourrages riches en fibres crée également un environnement optimal pour que le microbiome de l’intestin postérieur se développe, en plus de fournir une source d’énergie continue pour votre cheval.

La recherche de nourriture maintient également les chevaux occupés, évitant de longues périodes entre les repas. Sans cette stimulation et cet apport constant de nourriture, les chevaux peuvent s’ennuyer et développer des stéréotypies, des ulcères et d’autres problèmes digestifs. [5][6][7][8]

Réduction du risque de coliques

Les recherches démontrent qu’un alimentation à base de fourrage réduit le risque de coliques chez les chevaux par rapport aux régimes contenant de grandes quantités de moulées à base de céréales. [9][10]

Les chevaux consomment des aliments en granulés ou de petites particules plus rapidement que le fourrage, car ces aliments nécessitent moins de mastication. Lorsque les chevaux consomment rapidement un gros repas de moulées concentrées, cela déclenche la sécrétion de salive et d’autres liquides digestifs qui aident à la digestion. [9]

Cependant, cela peut entraîner une diminution temporaire du volume de plasma sanguin d’environ 15 %, ce qui peut affecter l’hydratation générale, la pression artérielle et la circulation. [9]

Ce changement de volume de plasma sanguin associé à la consommation d’un gros repas déclenche une cascade de changements hormonaux qui aboutissent finalement à la réabsorption du liquide par l’intestin grêle et le côlon pour corriger le volume sanguin. Cela réduit la teneur en eau des aliments ingérés passant dans le tractus gastro-intestinal, augmentant le risque de colique d’obstruction. [9]

Offrir des gros repas peut également surcharger l’intestin grêle, qui a une capacité limitée à digérer l’amidon. En conséquence, il est possible qu’une plus grande quantité d’amidon atteigne l’intestin postérieur, où il est rapidement fermenté par des microbes. [10] La fermentation rapide des glucides entraîne une production rapide d’acide lactique et une diminution du pH de l’intestin postérieur. [9]

Un apport de concentrés à long terme peut éventuellement entraîner des changements dans la microflore de l’intestin postérieur qui favorisent les bactéries productrices d’acide lactique, affectant davantage le pH de l’intestin postérieur. Dans les cas extrêmes de surcharge de céréales, cela peut entraîner des problèmes de l’intestin postérieur tels que la colite, l’acidose de l’intestin postérieur et les ulcères de l’intestin postérieur, tous associés aux coliques. [9]

De plus, il existe des preuves d’un risque accru de coliques chez les chevaux nourris avec de gros repas de concentrés. [11][12][13]

Manger du foin tout au long de la journée entraîne une production constante de salive et évite le risque de débordement d’amidon dans le gros intestin. C’est pourquoi un régime à base de fourrage est un moyen simple et efficace de réduire le risque de problèmes digestifs comme les coliques.

Pour les chevaux ayant besoin de plus d’énergie que le fourrage seul ne peut fournir, des aliments tels que la luzerne, la pulpe de betterave et les huiles peuvent augmenter l’apport calorique sans ajouter d’excès d’amidon à l’alimentation. Si l’inclusion de grandes quantités de moulées riches en énergie est inévitable, diviser les rations de céréales en plusieurs petits repas au lieu d’un ou deux gros repas peut limiter le risque de coliques. [9][10] Vous pouvez également tirer le meilleur parti d’une alimentation à base de céréales en prévoyant les repas dans les 30 à 60 minutes suivant l’exercice, lorsque l’absorption musculaire du glucose est la plus efficace. [14][15]

Réduction du risque d’ulcères

Les chevaux sont sujets aux ulcères gastriques, car ils sécrètent continuellement de l’acide dans leur estomac. La consommation constante de fourrage contribue à tamponner cet acide et réduit le risque d’ulcères en maintenant un pH plus stable dans l’estomac.

En comparaison, des études montrent que les chevaux consommant de grandes quantités de céréales dans leur alimentation ont un risque accru d’ulcères. [17][18][19]

Les régimes riches en céréales entraînent une augmentation des niveaux de gastrine, une hormone qui stimule la sécrétion d’acide gastrique. De plus, la fermentation des glucides par les microbes de l’estomac produit des acides gras volatils qui peuvent endommager la région non glandulaire de l’estomac. [16]

De nombreux chevaux dont l’alimentation est à base de céréales ont également un apport limité en fourrage et passent de longues périodes sans manger entre les repas. Cela est courant chez les chevaux de performance ou ceux qui sont au box pendant la journée, sans accès libre au fourrage.

Les schémas alimentaires intermittents augmentent le risque d’ulcères, car de longues périodes sans nourriture font chuter le pH de l’estomac, conduisant à une acidité plus élevée. Cela peut endommager la région non glandulaire de l’estomac, qui manque de mucus protecteur et est plus vulnérable aux ulcères. [16]

Pour les chevaux qui ont besoin de plus de calories, remplacer une partie des calories provenant des céréales par du foin de luzerne peut aider à réduire le risque d’ulcères. La luzerne a une teneur relativement élevée en calcium et en protéines, ce qui peut aider à tamponner l’acide gastrique, protégeant ainsi les tissus sensibles de l’estomac. [16]

Valeur nutritionnelle

Les propriétaires de chevaux se tournent souvent vers des moulées à base de céréales pour s’assurer que leurs chevaux reçoivent suffisamment d’énergie et de protéines. Cependant, pour la plupart des chevaux, un régime basé uniquement sur le fourrage, supplémenté avec du sel, des acides gras et un mélange de vitamines et minéraux bien équilibré, suffit à répondre aux besoins nutritionnels.

Notre analyse des régimes équins a révélé que la plupart des chevaux reçoivent trop d’énergie et de protéines. Cela suggère que de nombreux chevaux bénéficieraient de moins de céréales et plus de fourrage dans leur routine alimentaire. En fait, le fourrage de qualité moyenne peut à lui seul satisfaire aux besoins énergétiques et protéiques de la plupart des chevaux à l’entretien et ceux performant à des niveaux d’exercice modérés. [20][21]

La faible teneur en glucides hydrolysables (sucre et amidon) du fourrage favorise la santé digestive et métabolique. Par conséquence, une alimentation à base de fourrage est idéale pour les chevaux souffrant de problèmes digestifs, métaboliques ou de contrôle de poids.

De plus, une alimentation à base de fourrage offre une flexibilité en ce qui a trait à la gestion de l’‘état de chair, car la quantité de fourrage fournie peut être ajustée pour répondre aux besoins caloriques individuels de votre cheval.

Les chevaux doivent recevoir des quantités spécifiques de moulées complètes et d’équilibreurs de ration afin que leurs besoins en vitamines et minéraux sont comblés. Offrir un apport inférieur dans le but de réduire les calories peut entraîner des carences en nutriments, tandis qu’un apport accru ajoute des calories inutiles et peut entraîner une surconsommation de vitamines et de minéraux.

De nombreux chevaux consomment un excès de calories, ce qui contribue à des taux d’obésité et des notes d’état de chair élevés. On estime que 25 à 50 % de la population équine est obèse, ce qui joue un rôle dans les problèmes de santé pouvant affecter le bien-être et les performances. [22][23][24][25]

Pour les chevaux qui prennent du poids facilement, opter pour un régime à base de fourrage ainsi qu’un supplément complet de vitamines et minéraux permet de réduire l’apport calorique tout en répondant aux besoins nutritionnels.

Pour les chevaux qui ont de la difficulté à garder et prendre du poids, la combinaison d’un supplément complet de vitamines et de minéraux avec du fourrage de haute qualité et des sources d’énergie supplémentaires comme la pulpe de betterave, la luzerne ou l’huile permet un meilleur contrôle de l’apport calorique. Des ajustements peuvent être faits aux aliments denses en énergie sans se soucier des carences ou des excès nutritionnels.

Santé métabolique

Un régime à base de fourrage offre également des avantages pour la santé métabolique des chevaux. L’énergie dérivée du fourrage provient principalement de la digestion des fibres dans l’intestin postérieur, tandis que les repas à base de céréales fournissent principalement de l’énergie à partir des sucres et des amidons digérés dans l’intestin grêle.

Lorsque le cheval consomme du foin, la faible teneur en sucre et en amidon entraîne une augmentation progressive de la glycémie qui reste stable au fil du temps. Lorsque le foin atteint l’intestin postérieur, les microbes décomposent les fibres, produisant des acides gras volatils que le cheval absorbe et utilise comme source d’énergie. [26]

En revanche, les aliments à base de céréales contiennent des niveaux plus élevés de sucres et d’amidons, qui sont rapidement décomposés et absorbés dans l’intestin grêle. Cela entraîne une augmentation rapide de la glycémie, provoquant un pic des niveaux d’insuline. [26]

L’insuline est l’hormone responsable de la régulation de la glycémie en déplaçant le glucose dans les cellules. Au fil du temps, des niveaux élevés d’insuline peuvent affaiblir les lamelles des sabots, entraînant le développement de la laminite chez les chevaux présentant des réponses exagérées à l’insuline dues à une maladie métabolique. [27]

Les chevaux atteints du syndrome métabolique équin et du dysfonctionnement de la pars intermedia de la glande pituitaire (DPIP ; anciennement connu sous le nom de maladie de Cushing) présentent généralement des niveaux élevés d’insuline circulante, ce qui augmente le risque de laminite chez ces chevaux. [28][29]

Pour ces chevaux, il est essentiel d’éviter les pics de glycémie et d’insuline, car de telles fluctuations peuvent compromettre davantage la santé des sabots. Les régimes à base de fourrage, qui empêchent ces pics, sont donc idéaux pour les chevaux souffrant de problèmes métaboliques liés à la sensibilité à l’insuline. Pour ces chevaux, l’alimentation doit contenir un niveau de GH inférieur à 10 %.

Bien-être mental

D’un point de vue évolutif, les chevaux se sont adaptés à brouter en continu, passant naturellement 10 à 14 heures par jour à consommer du fourrage. La restriction du temps qu’il consacre à la recherche de nourriture entraîne souvent des comportements indésirables, comme la consommation de litière ou les stéréotypies. [30]

Les recherches montrent que lorsque les chevaux ont un accès libre au fourrage, beaucoup d’espace ainsi qu’une faible densité de population, le temps qu’ils consacrent à diverses activités comme manger, se reposer, s’allonger et se déplacer ressemble davantage aux modèles observés chez les chevaux semi-féraux. [31] Par conséquent, fournir suffisamment de fourrage et de temps de sortie à l’extérieur est essentiel pour promouvoir les comportements naturels.

Les chevaux démontrent une envie accrue de consommer du fourrage lorsqu’ils sont nourris avec un régime pauvre en fibres. De plus, les chevaux ayant une alimentation à base de granulés passent plus de temps à chercher de la nourriture et à rester inactifs par rapport aux chevaux consommant un régime à base de foin. [32]

En plus d’encourager les comportements naturels, les régimes riches en fibres sont associés à une réactivité moindre lorsque les chevaux sont maniés ou s’ils découvrent de nouveaux objets. [33] Cela suggère que les chevaux recevant une alimentation à base de fourrage peuvent être plus calmes et moins stressés que ceux dont l’alimentation est à base de céréales.

Une alimentation pauvre en fourrage et riches en céréales perturbe également le microbiote de l’intestin postérieur, ce qui peut contribuer à une vigilance et un stress accrus lorsque les chevaux font face à de nouvelles situations ou interagissent avec d’autres chevaux. [34]

Dans l’ensemble, maximiser l’apport en fourrage tout en évitant les aliments riches en amidon encourage les comportements naturels et réduit le stress et la réactivité, favorisant ainsi le bien-être mental et physique des chevaux.

Types de fourrage pour les chevaux

Le terme fourrage désigne les parties comestibles des graminées et des légumineuses que les chevaux consomment soit lorsqu’ils paissent, soit sous forme de fourrage conservé. Il existe plusieurs types de fourrages disponibles pour les chevaux, y compris les pâturages, le foin, ainsi que des options transformées comme les cubes et les granulés de fourrage.

Pâturage

Les pâturages sont composés de graminées et/ou de légumineuses fraîches que les chevaux broutent. Les chevaux passent environ 10 à 17 heures à brouter les pâturages lorsqu’ils y ont un accès illimité. [35] On estime que le consommation de pâturage varie de 1,5 à 3,3 % du poids corporel d’un cheval en matière sèche par jour. [36]

Types de pâturages

Les plantes des pâturages peuvent inclure des graminées et des légumineuses telles que la luzerne ou le trèfle. En général, la digestibilité, l’énergie et la teneur en protéines des pâturages mixtes graminées-légumineuses sont supérieures à celles des pâturages constitués seulement de graminées. [37]

Pour cette raison, les pâturages mixtes graminées-légumineuses conviennent mieux aux chevaux qui font de l’exercice ou qui ont besoin de prendre du poids. Les pâturages de graminées sont souvent plus appropriés pour les chevaux ayant des besoins énergétiques moindres.

Il est possible que les chevaux souffrant de problèmes métaboliques ne tolèrent pas les pâturages en raison de leur teneur élevée en GH. Le meilleur moment pour que ces chevaux aient accès aux pâturages est après que l’herbe ait atteint sa pleine hauteur et qu’elle soit montée en graine. Toutefois, cela ne garantit tout de même pas que l’accès au pâturage est sécuritaire pour ces chevaux en raison des fluctuations naturelles des GH.

Les chevaux peuvent également avoir des préférences de goût pour certaines espèces d’herbe, ce qui peut affecter la quantité de fourrage qu’ils consomment et, par conséquent, leur apport global en nutriments.

Parmi les graminées sélectionnées, les chevaux semblent préférer les espèces suivantes : [38]

  • Le pâturin des prés
  • La fléole des prés
  • La fétuque des prés

Les graminées ci-dessus sont préférées par rapport au brome des prés et au dactyle pelotonné. [38]

En ce qui concerne les légumineuses, les chevaux semblent préférer le trèfle rouge et le trèfle blanc à la luzerne. [39]

Valeur nutritive des pâturages

Les pâturages représentent une bonne source d’énergie, de protéines, d’acides gras essentiels et de certains vitamines et minéraux. Cependant, la teneur en nutriments des pâturages peut varier selon les saisons et il est possible qu’elle ne réponde pas entièrement aux besoins en vitamines et minéraux de votre cheval. [2][36]

Par conséquent, les régimes alimentaires uniquement basés sur les pâturages doivent être équilibrés avec un supplément de vitamines et de minéraux pour garantir que tous les besoins nutritionnels sont comblés.

Vous pouvez soumettre un échantillon de fourrage de votre pâturage pour une analyse des nutriments et consulter un nutritionniste équin qualifié pour équilibrer le régime alimentaire à base de pâturage de votre cheval. Cela permet de garantir que votre cheval reçoit les nutriments appropriés pour une santé optimale.

Aspects à prendre en considération concernant les pâturages

Bien que les pâturages représentent une source de fourrage précieuse pour de nombreux chevaux, ils peuvent contenir des niveaux élevés de glucides hydrolysables (GH), y compris du sucre et de l’amidon. Les niveaux de GH dans les pâturages varient en fonction de facteurs tels que la température, les conditions météorologiques et la saison.

Les niveaux variables de GH ainsi que la teneur élevée en énergie et en protéines peuvent rendre la gestion du pâturage difficile pour les chevaux en surpoids ou ceux souffrant de problèmes métaboliques.

Travailler avec un nutritionniste équin peut vous aider à déterminer si les pâturages sont appropriés pour votre cheval. Certains chevaux peuvent avoir besoin d’une muselière de pâturage ou de sortir sur une parcelle sèche pour éviter les risques pour leur santé.

Foin

Les foins sont constitués de graminées et/ou de légumineuses conservées qui sont récoltées puis séchées pour un entreposage à long terme.

Lorsqu’ils ont un accès à volonté, les chevaux consomment généralement 2 à 2,5 % de leur poids corporel en foin par jour sur une base de matière sèche. Cela correspond à 11 à 14 kg (24 à 31 lb) de foin pour un cheval moyen de 500 kg (1 100 lb). [40] Cependant, les chevaux métaboliques résistants à l’insuline sont également résistants à la leptine, l’hormone qui contrôle l’appétit et mangeront trop s’ils sont nourris à volonté. [41]

Types de foin

Les foins sont classés comme des fourrages de graminées ou de légumineuses, selon les espèces végétales dont ils sont issus.

Les foins de graminées sont généralement plus faibles en protéines et en énergie, mais riches en fibres, ce qui les rend adaptés à la plupart des chevaux. Les foins de graminées courants comprennent :

  • La fléole
  • Le dactyle pelotonné
  • Le brome
  • Le teff
  • Le chiendent pied-de-poule (cynodon)

Les foins de légumineuses contiennent généralement des niveaux plus élevés d’énergie, de protéines et de macrominéraux (comme le calcium et le magnésium) par rapport aux foins de graminées. Cela fait des foins de légumineuses une option idéale pour les chevaux ayant des besoins accrus en énergie et en protéines, tels que ceux qui sont :

  • En croissance
  • En fin de gestation ou en début de lactation
  • À l’exercice intensif

Les foins de légumineuses courants comprennent :

  • La luzerne
  • L’arachide
  • Le trèfle

Valeur nutritive du foin

La digestibilité, la teneur en énergie et en protéines des foins dépendent largement de facteurs tels que :

  • Les espèces de plantes
  • La maturité de la plante au moment de la récolte
  • Les conditions météorologiques et de préservation pendant la récolte

Malgré ces variables, le foin de graminées de qualité moyenne, offert à volonté, répond généralement aux besoins énergétiques et protéiques de la plupart des chevaux à l’entretien et de ceux qui suivent des programmes d’exercice léger.

Les foins sont généralement une bonne source de macrominéraux tels que le calcium, le phosphore, le magnésium et le potassium. Cependant, il est important de surveiller le rapport calcium-phosphore pour éviter les carences secondaires en calcium. [42] Un excès de phosphore par rapport au calcium peut interférer avec l’absorption du calcium et causer des problèmes au fil du temps.

Bien que les foins représentent une bonne source de macrominéraux, ils sont souvent pauvres en certaines vitamines et en oligo-éléments comme le zinc, le cuivre et la vitamine E. Dépendant de l’endroit où votre foin est cultivé, il peut également être pauvre en sélénium.

Pour cette raison, les régimes à base de foin uniquement devraient être complétés par un supplément de vitamines et minéraux pour répondre pleinement aux besoins nutritionnels de votre cheval.

Aspects à prendre en considération concernant le foin

La teneur en glucides hydrolysables (GH) du foin peut varier en fonction de facteurs tels que les conditions météorologiques, l’heure de la journée et la saison de la récolte. Cependant, les niveaux de GH dans le foin sont généralement inférieurs à ceux des pâturages frais. [43] Cette teneur plus faible en GH fait du foin une meilleure option pour les chevaux sujets à des problèmes métaboliques ou ceux qui doivent perdre du poids.

La variabilité de la teneur en nutriments autant pour le foin que les pâturages souligne l’importance de tester régulièrement le fourrage de votre cheval. Des analyses de fourrage régulières garantissent que les besoins nutritionnels de votre cheval sont comblés et vous permet d’ajuster son alimentation pour équilibrer les niveaux de nutriments.

Fourrages transformés

Les fourrages transformés sont constitués de foins de graminées ou de légumineuses qui sont coupés, conservés et souvent compressés sous forme de granulés ou de cubes après la récolte.

Types de fourrages transformés

Le foin haché est disponible en sacs dans la plupart des coopératives agricoles ou peut être préparé à domicile à partir de foin coupé à l’aide d’un outil comme un broyeur à feuilles. Le hachage produit généralement des morceaux de foin de 5 à 10 centimètres (2 à 4 pouces) de diamètre.

Les cubes de foin sont faits de foin coupé et pressé en forme de cube. Ils ont généralement une taille de particules plus petite que le foin haché, mais plus grande que d’autres fourrages transformés, comme les granulés.

Des exemples courants de cubes de foin incluent :

  • Les cubes de luzerne
  • Les cubes de fléole
  • Les cubes mixtes luzerne/graminées

Les granulés de foin sont coupés et pressés pour former des granulés. Ils ont généralement une taille de particules plus petite que le foin haché et les cubes de foin.

Des exemples courants de granulés de fourrage comprennent :

  • Les granulés de luzerne
  • Les granulés de fléole
  • Les granulés mixtes luzerne/graminées
  • Les granulés de chiendent pied-de-poule (cynodon)
  • Les granulés de dactyle peletonné
  • Les granulés de teff
  • Les granulés de brome

Valeur nutritive des fourrages transformés

Le foin haché, les cubes et les granulés conservent une teneur en nutriments similaire aux fourrages dont ils sont issus.

Ainsi, les chevaux nourris avec une alimentation à base de fourrage transformé, ou recevant un mélange de fourrage et de fourrage transformé, nécessitent toujours un supplément complet de vitamines et de minéraux pour s’assurer que leur régime alimentaire est bien équilibré et qu’il répond à tous leurs besoins nutritionnels.

Certains produits de fourrage transformé sont enrichis de nutriments supplémentaires. Si vous utilisez l’un de ces produits, consultez un nutritionniste équin pour vous assurer que le régime alimentaire de votre cheval est correctement équilibré.

Aspects à prendre en considération avec les fourrages transformés

Pour la plupart des chevaux, le fourrage transformé ne devrait pas constituer une grande partie de l’alimentation, car il est consommé plus rapidement que le foin à tiges longues. Cela peut laisser de longues périodes entre les repas sans accès au fourrage, ce qui peut perturber les comportements alimentaires naturels et augmenter le risque de problèmes digestifs.

Cependant, pour les chevaux qui nécessitent un régime plus riche en fourrage transformé, tels que ceux ayant des problèmes dentaires ou respiratoires, les produits fourragers peuvent être donnés en plusieurs petits repas tout au long de la journée.

Gardez à l’esprit que les fourrages transformés sont plus chers que le foin traditionnel. Il est important d’évaluer la rentabilité de l’inclusion de fourrage transformé dans l’alimentation de votre cheval, surtout si de grandes quantités sont régulièrement nécessaires.

Choisir le fourrage pour votre cheval

Le principal facteur à considérer lors du choix d’un fourrage est de s’assurer qu’il répond aux besoins de votre cheval en terme de digestibilité, d’énergie et de protéines. Alors que les niveaux de vitamines et de minéraux puissent être ajustés avec des suppléments, un déséquilibre au niveau de la digestibilité ainsi que de la teneur en énergie ou en protéines du fourrage lui-même peut être difficile à compenser.

Quand opter pour le pâturage

La mise au pâturage de votre cheval offre de multiples avantages, notamment la liberté de mouvement, la possibilité de socialiser avec d’autres chevaux ainsi que des coûts relativement faibles. Cependant, le pâturage doit être correctement géré pour assurer le contrôle des mauvaises herbes et limiter le surpâturage.

L’herbe des pâturages a généralement une bonne digestibilité et est relativement facile à mâcher. Cela en fait une bonne source de nutrition pour les chevaux âgés, les chevaux ayant de la difficulté à prendre du poids ainsi que ceux ayant des besoins accrus en énergie et en protéines tels que les juments gestantes et allaitantes, les chevaux en croissance et ceux qui font de l’exercice intense.

Cependant, l’accès aux pâturages doit être évité ou limité pour les chevaux souffrant de problèmes métaboliques en raison de leur teneur relativement élevée et variable en GH. De plus, les chevaux en surpoids doivent avoir un accès limité aux pâturages en raison de leur teneur élevée en énergie et en protéines, ce qui peut contribuer à une prise de poids supplémentaire.

Pour restreindre la consommation de pâturage, vous pouvez utiliser une muselière de pâturage ou limiter le temps que votre cheval passe au pâturage et lui fournir du foin à volonté dans une parcelle sèche pour le reste de la journée.

Pour limiter l’apport en GH des herbes de pâturage, on peut restreindre l’accès et ne laisser les chevaux paître que tôt le matin, lorsque la teneur en sucre du pâturage est plus faible, à condition que les températures nocturnes ne descendent pas en dessous de 4,4 °C (40 °F). [45]

Comment équilibrer un régime alimentaire à base de pâturage

La première étape pour mettre en place un régime alimentaire à base de pâturage est de garantir une disponibilité adéquate du fourrage. Les pratiques clés de gestion du pâturage pour optimiser la disponibilité du fourrage incluent :

  • Le maintien d’un taux de chargement approprié
  • L’ensemencement
  • La fertilisation
  • La tonte régulière
  • Le contrôle des mauvaises herbes
  • Le repos des pâturages

Il est également important de tester la teneur en nutriments de votre pâturage pour déterminer les vitamines et minéraux supplémentaires qui peuvent être nécessaires dans l’alimentation de votre cheval. Les nutriments qui manquent souvent dans les pâturages, tels que le sélénium, le zinc et le cuivre, doivent être évalués pour s’assurer que les besoins de votre cheval sont comblés.

Pour les chevaux au pâturage à temps plein, le produit Omneity Premix de Mad Barn peut être offert à volonté dans un seau placé dans un abri, loin de l’humidité et de l’eau.

Bien que ce système soit facile à gérer, il peut être difficile de s’assurer que votre cheval consomme une quantité suffisante du produit pour répondre à ses besoins nutritionnels. Alternativement, Omneity peut être donné quotidiennement en fonction du poids corporel de votre cheval, garantissant ainsi un apport nutritif adéquat. L’utilisation de sacs d’alimentation individuels peut fonctionner dans un environnement de groupe.

Omneity® Premix
Magasiner
  • 100% de minéraux organiques
  • Enrichissement complet en vitamine B
  • Alimentation optimale et équilibrée
  • Notre vitamine la plus vendue

Après avoir ajouté un supplément de vitamines et minéraux à l’alimentation de votre cheval, l’étape suivante consiste à inclure du sel en vrac pour répondre à ses besoins en sodium.

Pour un cheval moyen de 500 kg (1 100 lb) à l’entretien, ajouter 1 à 2 cuillères à soupe de sel à sa ration quotidienne et offrir du sel en vrac à volonté est un moyen efficace de s’assurer qu’il reçoit suffisamment de sodium.

Comme il est difficile de surveiller la consommation à partir des blocs de sel et que de nombreux chevaux ne les utilisent pas régulièrement, il est recommandé d’ajouter du sel directement à leur alimentation, même si un bloc de sel est disponible.

Exemple de régime alimentaire: cheval adulte de 500 kg (1,100 lb) à l’exercice modéré avec un accès constant à des pâturages de bonne qualité

Aliment Régime alimentaire à l’entretien
Granulés Omneity 200 g
Sel 3 c. à soupe
Nutriment % des besoins
Énergie (ED) 109 %
Protéines brutes (PB) 232 %
Sodium 138 %
Zinc 150 %
Cuivre 170 %
Sélénium 203 %
Vitamine E 140 %

Quand opter pour le foin

Opter pour le foin comme base du régime alimentaire de votre cheval offre plusieurs avantages :

  • Disponibilité fiable toute l’année
  • Teneur en calories et en glucides hydrolysables (GH) plus faible et plus stable que celle des pâturages
  • Facilité de restriction de l’apport
  • Meilleur contrôle de la qualité des nutriments grâce à une sélection minutieuse

Le foin est une excellente source de fourrage pour les chevaux qui ont besoin d’un apport calorique contrôlé. Contrairement aux pâturages, où la teneur en nutriments est difficile à ajuster rapidement, le foin permet de choisir un fourrage ayant une densité calorique appropriée. Cela facilite la gestion de l’apport énergétique de votre cheval et l’atteinte des objectifs reliés à sa note d’état de chair.

Puisque la densité énergétique et la teneur en GH du foin sont généralement plus faibles et moins variables que celles des pâturages, les chevaux peuvent consommer plus de foin sur une base de matière sèche sans dépasser les besoins en calories, en sucre et en amidon.

Le foin est également un élément important de l’alimentation lorsque l’accès au pâturage est limité, comme en hiver ou dans les régions où la croissance des pâturages est insuffisante pour répondre aux besoins alimentaires de votre cheval.

L’alimentation à base de foin demande généralement plus de gestion que de laisser les chevaux paître, mais cela peut être simplifié avec un accès libre à des balles rondes ou à de grandes balles carrées.

La qualité hygiénique du foin est importante à prendre en compte, car les moisissures, les bactéries et les levures nuisibles peuvent causer des problèmes digestifs, respiratoires ainsi que d’autres soucis de santé.

La récolte du foin à un faible taux d’humidité (au moins 85 % de teneur en matière sèche) et son stockage à l’abri de la lumière et de l’humidité peuvent aider à limiter le risque de problèmes hygiéniques. [46]

Comment équilibrer un régime à base de foin

La première étape pour mettre en place un régime alimentaire à base de foin est de sélectionner un foin approprié pour les besoins nutritionnels de votre cheval.

Les foins de graminées sont un bon choix pour les chevaux à l’entretien ou à l’exercice léger. Un foin de graminées de qualité moyenne offert à volonté couvrira les besoins énergétiques et protéiques de la plupart des chevaux.

Pour les chevaux en surpoids, il est important de choisir un foin qui correspond aux objectifs de perte de poids. Les foins de qualité inférieure, plus fibreux, sont meilleurs pour les chevaux qui ont besoin d’un apport calorique restreint. Si nécessaire, tremper le foin, le rationner et/ou le mettre dans des filets peut également aider à diminuer son apport énergétique.

Les foins de qualité élevée de graminées et de légumineuses peuvent être utilisés pour les chevaux ayant des besoins accrus en énergie et en protéines ou pour les chevaux qui ont du mal à maintenir leur poids. Les foins de légumineuses sont riches en énergie et en protéines, ce qui en fait une bonne option pour les chevaux ayant des besoins plus élevés. L’ajout d’huile à votre foin est une autre stratégie pour augmenter la densité énergétique du fourrage.

Après avoir choisi un foin pour votre cheval, soumettez un échantillon de foin pour une analyse. Le rapport d’analyse que vous recevrez vous aidera à équilibrer avec précision l’apport en énergie, en protéines, en GH, en vitamines et en minéraux de votre cheval.

Ensuite, déterminez la quantité appropriée de foin à donner. Une alimentation à base de foin de graminées à volonté peut aider bon nombre de chevaux à l’entretien ou à l’exercice modéré à maintenir leur poids en plus de répondre à leurs besoins en protéines.

Cependant, certains chevaux ont besoin de limiter leur apport calorique pour maintenir une note d’état de chair appropriée. Les chevaux devraient être nourris avec un minimum de 1,5 % de leur poids corporel en matière sèche de fourrage par jour. Cela équivaut à 7,5 kg (16,5 lb) pour un cheval moyen de 500 kg (1 100 lb).

En cas d’obésité sévère, votre vétérinaire ou nutritionniste peut recommander de rationner l’apport de foin de votre cheval à seulement 1 % de son poids corporel par jour en matière sèche de fourrage. [4] Cependant, cela ne devrait être fait que sous supervision professionnelle.

Après avoir évalué la teneur en nutriments de votre foin et décidé de la quantité à donner par jour, vous pouvez déterminer avec précision les besoins en vitamines et minéraux pour équilibrer l’alimentation de votre cheval. Comme pour le pâturage, le foin manque souvent de nutriments clés tels que la vitamine E, le sélénium, le zinc et le cuivre.

L’ajout d’un supplément équilibré de vitamines et minéraux peut combler les lacunes nutritionnelles des régimes à base de foin, garantissant que votre cheval reçoit une nutrition optimale pour favoriser la croissance des sabots, la qualité du pelage, la fonction immunitaire, les performances physiques et bien plus encore.

Le produit Omneity de Mad Barn est un excellent choix pour répondre aux besoins nutritionnels des chevaux ayant un régime alimentaire à base de foin. L’inclusion d’Omneity avec 1 à 2 cuillères à soupe de sel et 100 ml d’huile W-3 équilibrera un régime alimentaire à base de foin uniquement pour un cheval moyen de 500 kg (1 100 lb).

Exemple de régime alimentaire: cheval adulte de 500 kg (1,100 lb) à l’entretien

Aliment Régime alimentaire à l’entretien
Foin de graminées de qualité moyenne 10 kg
Granulés Omneity 200 g
Sel 1 c. à soupe
Nutriment % des besoins
Énergie (ED) 106 %
Protéines brutes (PB) 141 %
Sodium 142 %
Zinc 158 %
Cuivre 175 %
Sélénium 228 %
Vitamine E 186 %

Quand opter pour les fourrages transformés

Le foin haché, les cubes de foin et les granulés de foin sont de bonnes sources de fourrage pour les chevaux ayant des problèmes respiratoires ou dentaires qui ont besoin d’options peu poussiéreuses ou faciles à consommer. De plus, ces options peuvent être utilisées lorsque le fourrage à tiges longues n’est pas facilement disponible, par exemple en cas de pénurie de foin.

Cependant, les fourrages transformés ont une taille de particules plus petite, nécessitant moins de mastication. De ce fait, ils sont consommés plus rapidement que le foin à tiges longues. [47] Cela peut mener à de longues périodes sans nourriture entre les repas si de petits repas ne sont pas offerts tout au long de la journée.

De plus, il peut être assez coûteux d’offrir une quantité appropriée de fourrage transformé s’il est utilisé comme seule source de fourrage. Pour ces raisons, il est souvent plus facile et plus économique d’offrir des fourrages transformés conjointement avec du fourrage à tiges longues.

Comment équilibrer un régime alimentaire à base de fourrage transformé

Comme pour l’alimentation à base de foin, la première étape pour mettre en place un régime alimentaire équilibré basé sur le fourrage transformé est de choisir un type de fourrage approprié pour les besoins nutritionnels de votre cheval. Les légumineuses ou les mélanges graminées/légumineuses hachés, en cube ou en granulés sont de bonnes options pour les chevaux ayant du mal à maintenir leur poids – un problème fréquent chez les chevaux âgés souffrant de problèmes dentaires.

Les graminées hachées, en cube ou en granulés représentent de bons choix pour les chevaux qui maintiennent leur poids facilement, comme les chevaux ayant des problèmes respiratoires à l’entretien ou ceux ayant des charges d’exercice plus légères.

La quantité appropriée de fourrage transformé à donner doit être déterminée en fonction des besoins caloriques de votre cheval et de l’analyse garantie fournie par le fabricant. Le cheval moyen dont le régime alimentaire est uniquement à base de fourrage devrait consommer environ 2 % de son poids corporel par jour en matière sèche de fourrage.

Cela équivaut à 11 kg (24 lb) par jour de fourrage haché, en cubes ou en granulés sur une base telle que distribuée pour un cheval moyen de 500 kg (1 100 lb).

Pour la plupart des produits commerciaux, cela signifie que les chevaux consommeront environ la moitié d’un sac de fourrage transformé par jour. Pour les chevaux nécessitant un régime alimentaire composé uniquement de fourrage transformé, ce dernier est généralement acheté en vrac et est souvent assez coûteux.

Cependant, vous pouvez réduire les coûts en hachant le foin vous-même ou en incluant soigneusement un peu de foin à tiges longues dans l’alimentation.

Pour les chevaux souffrant de problèmes dentaires, le foin à tiges longues peut être haché à la maison à l’aide d’outils comme un broyeur à feuilles. Bien qu’elle demande un peu plus d’effort, cette option peut considérablement réduire le coût des régimes alimentaires à base de fourrage pour les chevaux ayant des problèmes dentaires.

Si votre cheval a des problèmes pour mâcher le fourrage, les cubes ou les granulés de foin doivent être trempés avant d’être servis afin de les rendre plus faciles à consommer. Pour ramollir le fourrage, il suffit d’immerger complètement les cubes ou les granulés et de les laisser tremper pendant 30 minutes dans de l’eau froide ou 15 minutes dans de l’eau tiède. [46]

Pour les chevaux qui sont aux prises avec des problèmes respiratoires, les régimes alimentaires à base de fourrage uniquement peuvent être supplémentés avec du foin à tiges longues trempé. Bien que le trempage nécessite un effort supplémentaire, il réduit considérablement la poussière, les bactéries et la moisissure dans le foin, ce qui en fait une option plus sûre pour les chevaux présentant des problèmes respiratoires. [48]

Un mélange de foin haché à la maison avec une taille de particules plus grande ou du foin à tiges longues peut également permettre à votre cheval de mâcher plus longtemps, réduisant ainsi la nécessité d’offrir plusieurs repas quotidiens de fourrage.

Comme le foin et les pâturages, le fourrage transformé manque souvent des nutriments importants tels que les acides gras, la vitamine E, le sélénium, le zinc et le cuivre. Il est important de donner un supplément complet de vitamines et minéraux à votre cheval, en plus de 1 à 2 cuillères à soupe de sel pour équilibrer un régime alimentaire composé uniquement de fourrage transformé.

Exemple de régime alimentaire: cheval adulte de 500 kg (1,100 lb) à l’entretien

Aliment Régime alimentaire à l’entretien
Cube de foin de graminées de qualité moyenne 10 kg
Granulés Omneity 200 g
Sel 1 c. à soupe
Nutriment % des besoins
Énergie (ED) 102 %
Protéines brutes (PB) 128 %
Sodium 151 %
Zinc 198 %
Cuivre 237 %
Sélénium 316 %
Vitamine E 186 %

Questions fréquemment posées

Voici quelques questions fréquemment posées sur les régimes alimentaires à base de fourrage pour les chevaux :

Résumé

Une alimentation à base de fourrage est le meilleur moyen de soutenir la physiologie gastro-intestinale et les besoins comportementaux de votre cheval. Le fourrage fournit des nutriments importants tout en réduisant le risque de problèmes digestifs, métaboliques et de poids associés à une consommation excessive d'aliments à base de céréales.

  • Les options de fourrage courantes pour les chevaux incluent les pâturages, le foin à tiges longues et le fourrage transformé tel que le foin haché, les cubes ou les granulés.
  • Les pâturages, les foins de légumineuses et les foins de graminées de haute qualité sont un bon choix de fourrage pour les chevaux ayant des besoins accrus en énergie et en protéines. Les foins de graminées de qualité moyenne ou faible peuvent aider à soutenir la gestion du poids chez les chevaux qui prennent du poids facilement et les chevaux en surpoids.
  • La première étape pour mettre en place un régime alimentaire à base de fourrage est de connaître la teneur en nutriments de votre fourrage. Tester votre foin peut aider à équilibrer correctement l'alimentation pour éviter les carences en nutriments.
  • Les régimes alimentaires à base de fourrage uniquement doivent être supplémentés avec un mélange de vitamines et de minéraux, un supplément d'acides gras et un peu de sel pour répondre aux besoins de votre cheval et encourager l'hydratation.
  • Vous pouvez consulter un nutritionniste équin pour aider à déterminer le meilleur type et la quantité de fourrage pour votre cheval, ainsi que les suppléments nécessaires pour répondre à tous ses besoins.
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