Que devez-vous savoir pour bien soigner et nourrir votre cheval pendant les mois froids de l’hiver ? Les chevaux s’adaptent très bien à une large gamme de températures et sont bien adaptés à la vie dans des climats froids.
Toutefois, vous aurez peut-être à ajuster vos pratiques d’alimentation et de gestion lorsque les températures refroidissent afin de répondre aux besoins caloriques croissants de votre cheval.
Les chevaux qui passent l’hiver à l’extérieur auront besoin de consommer plus de nourriture pour pouvoir maintenir leur température corporelle sans perdre du poids.
Habituellement, les besoins en énergie digestible d’un cheval de 500 kg (1 100 lb) augmentent de 2,5 % pour chaque degré inférieur à -15 oC (5 oF). [1]
Les aspects clés de l’alimentation et de la gestion des chevaux en hiver incluent l’augmentation de l’accès au fourrage, l’inclusion de sources de calories soutenant la santé intestinale ainsi que le fait de fournir un accès à un abri adéquat et à de l’eau tiède.
Dans cet article, nous examinerons comment nourrir les chevaux en hiver en prenant compte de leur état corporel, de leur âge et des pratiques de gestion en place. Afin de vous aider à optimiser le programme d’alimentation hivernal de votre cheval, soumettez le régime alimentaire de votre cheval pour qu’il soit évalué par nos nutritionnistes équins.
La thermorégulation chez les chevaux
Comme tous les mammifères, les chevaux sont des animaux homéothermes (à sang chaud), signifiant qu’ils maintiennent leur température corporelle centrale dans une marge restreinte, indépendamment des changements de température ambiante.
Lorsque les températures de son milieu descendent sous ce qu’on appelle la température critique inférieure (TCI), le cheval devra dépenser plus de calories pour rester au chaud.
Pour un cheval adulte de 500 kg, la TCI est d’environ -15oC ou 5oF. En dessous de cette température, les chevaux devront augmenter leur taux métabolique (brûler plus de calories) pour maintenir leur température corporelle centrale.
Ces calories supplémentaires peuvent provenir d’un apport accru en foin et en moulée ou de la métabolisation des réserves de graisse.
Prenez note que la TCI de chaque cheval diffère en fonction de plusieurs facteurs animaux et environnementaux, incluant :
- L’état corporel et la taille
- L’âge
- L’état de santé
- Le statut reproducteur
- L’état du pelage
- La génétique
- L’accès à un refuge
- L’utilisation de couvertures
Comment les chevaux maintiennent leur température corporelle
Il existe plusieurs mécanismes physiologiques que les chevaux utilisent afin de maintenir l’homéostasie thermique, soit une température corporelle centrale stable.
À titre d’exemple, les chevaux transpirent pour dissiper l’excès de chaleur lorsqu’il fait chaud. Lorsqu’il fait froid, les mécanismes suivants peuvent contribuer à préserver ou à générer de la chaleur :
- Le frissonnement
- L’augmentation du taux métabolique
- Le changement de comportement
- Le développement d’un pelage d’hiver plus épais
Si la température corporelle centrale de votre cheval descend sous la barre des 33 à 34 oC, les fonctions mentales et physiologiques seront affectées.
Dans des cas extrêmes, une mauvaise adaptation à une exposition prolongée au froid peut causer une hypothermie grave pouvant mener à une insuffisance cardiaque. Heureusement, ces extrêmes sont peu probables dans des climats typiques et dans des conditions de gestion modernes. [2]
L’adaptation au temps froid
Les chevaux, comme tous les mammifères, ont des récepteurs spéciaux au niveau de leur peau ainsi que de la portion centrale du corps qui détectent la température, qu’on appelle thermorécepteurs.
Pendant une exposition au froid intense et de courte durée, il existe plusieurs mécanismes que les chevaux peuvent utiliser pour maintenir leur température corporelle, incluant :
- La vasoconstriction: réduction du flux sanguin vers la peau et les extrémités menant à la réduction de la perte de chaleur
- La piloérection: redressement des poils dans le but d’emprisonner l’air près de la peau afin de l’isoler
- Le frissonnement : contraction musculaire involontaire dans le seul but de générer de la chaleur
Il peut également y avoir des changements de comportement alors que les chevaux détectent la température plus froide, notamment en se blottissant les uns contre les autres, en trouvant un abri, en se tenant dos au vent et en augmentant leur niveau d’activité, par exemple en courant et en jouant.
Si l’exposition à des températures plus froides persiste, des méthodes d’adaptation supplémentaires entrent en jeu pour aider le cheval à rester au chaud, incluant :
- L’augmentation de l’appétit et de l’apport alimentaire
- La croissance d’un pelage dense pour l’isolation
L’efficacité avec laquelle les chevaux s’adaptent à une exposition prolongée aux températures plus froides peut être influencée par la façon dont ils sont gérés, ce qui inclut notamment leur programme d’alimentation ainsi que la présence ou l’absence d’un abri approprié.
Une gestion inadéquate des chevaux en hiver peut mener à une perte excessive de poids, avec comme conséquence que votre cheval soit trop maigre. Cela peut le rendre à risque pour certains problèmes de santé ou avoir un impact sur les performances de la saison suivante.
Quelle est votre priorite numero un pour la sante de votre cheval?
Comment nourrir votre cheval en hiver
Les saisons changeantes donnent aux propriétaires de chevaux une excellente opportunité d’évaluer dans quelle mesure leurs programmes d’alimentation répondent aux besoins de leurs chevaux.
La majorité des chevaux suivent naturellement un régime alimentaire différent en hiver par rapport aux chauds mois d’été, avec un accès restreint aux pâturages pendant les mois d’hiver.
Les niveaux d’activité, l’environnement, les conditions d’hébergement et les problèmes de santé communs peuvent également varier en hiver comparativement au printemps, à l’été et à l’automne.
Vous trouverez ci-dessous sept considérations clés afin d’établir un programme d’alimentation approprié pour votre cheval tout au long de l’hiver.
1) Évaluez la cote de chair de votre cheval
La cote de chair de votre cheval est une mesure clé afin d’évaluer dans quelle mesure l’apport énergétique fournit par l’alimentation correspond à ses besoins caloriques.
L’échelle de cote de chair représente une façon objective d’estimer la quantité de graisse corporelle dont dispose votre cheval. Les évaluations de l’état corporel doivent être réalisées toute l’année, mais tout particulièrement en automne et en hiver.
La cote de chair idéale est de 5 sur une échelle de 9 points. Lorsque vous attribuez une cote de chair à un cheval en hiver, assurez-vous de palper les côtes, le cou et la croupe de votre cheval. Un pelage d’hiver épais peut camoufler une perte de poids.
Les chevaux en surpoids ou qu’on appelle « surconditionnés » disposent d’une meilleure isolation du tissu adipeux face au froid, ainsi que de meilleures réserves d’énergie pour générer de la chaleur. Ces chevaux ont probablement une TCI plus basse et sont moins susceptibles de requérir des calories supplémentaires dans leur alimentation afin de les aider à maintenir leur température corporelle.
Tout en offrant un avantage en ce qui a trait à la tolérance au froid, le fait d’être en surpoids peut avoir des effets néfastes sur la santé, incluant un risque plus élevé de maladies douloureuses et débilitantes telles que la laminite et l’arthrose.
Les chevaux dont la cote de chair est trop basse ont moins d’isolation et seront plus susceptibles aux pertes de chaleur excessives par temps froid. Ces chevaux ont une TCI plus élevée, ce qui signifie qu’ils requièrent des calories supplémentaires pour maintenir une température corporelle stable.
Il est utile de couvrir les chevaux souffrant d’insuffisance pondérale afin de les aider à minimiser les pertes de chaleur et qu’ils soient confortables.
2) Identifiez les problèmes de santé
Des examens vétérinaires réguliers peuvent vous aider à identifier les problèmes de santé potentiels avant qu’ils ne deviennent plus inquiétants. Plus précisément, si vous remarquez une diminution de la cote de chair, investiguez pour trouver les facteurs contribuant, incluant :
- Les problèmes de santé dentaire tels que la résorption odontoclastiques et l’hypercémentose des dents équines (EOTRH)
- Les troubles métaboliques tels que la maladie de Cushing/DPIP
- Les problèmes gastro-intestinaux
- L’endoparasitisme
- Les problèmes sociaux et comportementaux
Les chevaux âgés sont tout particulièrement susceptibles de souffrir d’insuffisance pondérale pendant les mois d’hiver. Le processus de vieillissement affecte les processus métaboliques ainsi que la diversité microbienne intestinale, ce qui peut contribuer à une perte de poids. [3]
Les problèmes dentaires et les troubles métaboliques sont également plus courants chez les chevaux plus âgés et peuvent compromettre leur capacité à conserver un état corporel adéquat.
3) Estimez la température critique inférieure
Il est important de connaître la température critique inférieure (TCI) de votre cheval et d’augmenter l’apport calorique dans son alimentation lorsque les températures descendent en dessous de ce chiffre.
En moyenne, les chevaux adultes en bonne santé ayant un état corporel normal et ayant été acclimatés progressivement aux températures hivernales ont une TCI d’environ -15oC / 5oF.
Les jeunes chevaux en pleine croissance sont plus sensibles aux températures froides et ont une TCI plus élevée. [1] On estime que les poulains nouveau-nés ou âgés entre 1 et 2 ans ont les TCI suivantes:
- Poulain entre 1 et 2 ans nourri à volonté : TCI de -11oC/ 12oF
- Poulain entre 1 et 2 ans nourri avec certaines limites : TCI de 0oC/ 32oF
- Poulain nouveau-né : TCI de 20oC/ 68oF
L’apport d’énergie digestible (ED) requis pour qu’un cheval adulte en bonne santé maintienne son poids actuel augmente de 2,5 % pour chaque degré Celsius en dessous de la TCI.
Par exemple, le cheval adulte moyen aura besoin d’une augmentation de 12,5 % des calories à -20 oC, soit -5 oC en dessous de la TCI.
Pour les poulains entre 1 et 2 ans en bonne santé, les besoins énergétiques augmentent de 1,3 % par degré Celsius en dessous de la TCI. [1] Ainsi, à -20oC, un poulain âgé entre 1 et 2 ans nourri à volonté aura besoin d’une augmentation de 11,7 % des calories.
Il faut mentionner que ces chiffres ne sont que des estimations. Chaque cheval est unique et doit être nourri comme tel. Il existe une grande variation entre les races en ce qui a trait à la TCI.
Par exemple, un cheval en surpoids ayant un pelage épais, qui vit dehors pendant l’hiver et ayant accès à un abri peut avoir une TCI inférieure à celle d’un cheval à sang chaud tondu qui est à l’intérieur toute l’année et effectue un travail modéré.
Une évaluation régulière du poids et de la cote de chair de votre cheval vous aidera à déterminer si votre cheval reçoit assez d’énergie afin de maintenir son poids dans des températures plus froides.
4) Nourrissez de façon à répondre à la demande énergétique
Fourrage
Une alimentation à base de fourrage est la meilleure façon de nourrir votre cheval, puisqu’elle favorise la santé du tube digestif et contribue à éviter des problèmes tels que l’obésité, la résistance à l’insuline et la laminite.
Les fourrages tels que le foin, l’ensilage, les granulés/cubes et la paille, sont tous des options appropriées pour les chevaux. Idéalement, les fourrages devraient être choisis en fonction des besoins individuels du cheval.
Le fait de procéder à une analyse de votre foin vous donnera une meilleure idée de la qualité nutritionnelle du foin que vous donnez à votre cheval et vous aidera à identifier les carences potentielles dans son alimentation.
Les chevaux qui ont besoin de prendre du poids ou qui font un travail intense peuvent être nourris avec du foin de haute qualité riche en légumineuses. Cependant, ce foin est probablement trop riche en nutriments pour un cheval au repos qui est facile à entretenir (easy keeper).
Tout au long de l’hiver, les chevaux doivent consommer du fourrage à raison de 1,5 à 3 % de leur poids corporel. Lorsque possible, il est préférable d’offrir du fourrage à volonté en tout temps.
Offrir à votre cheval une alimentation dont le fourrage est la composante principale contribue à promouvoir un mode de vie adapté à l’espèce et favorise la santé des manières suivantes :
- Maintient un environnement gastrique sain
- Contribue à la fermentation de l’intestin postérieur
- Réduit le risque d’ulcères gastriques
- Prévient les stéréotypies
Nourrir un cheval au fourrage aide également à maintenir la température corporelle en hiver via la production de chaleur interne.
Le fourrage est principalement digéré par les microbes de l’intestin postérieur qui produisent des acides gras volatils (AGV) que le cheval absorbe ensuite pour produire de l’énergie. La production microbienne d’AGV produit également de la chaleur comme sous-produit, favorisant une température corporelle stable lors de températures plus froides.
Les glucides non fibreux (tels que les sucres et les amidons), ainsi que le gras, ne sont pas fermentés par les microbes présents dans l’intestin et ne produisent pas directement de chaleur pendant le processus digestif. Cependant, ils fournissent des calories afin de soutenir la production métabolique de chaleur. [4]
Autres sources d’énergie
Outre le fourrage, plusieurs autres aliments peuvent être ajoutés à l’alimentation de votre cheval afin de fournir des calories tout en soutenant la santé intestinale.
Dans les régimes équins conventionnels, des céréales sont souvent ajoutées pour répondre aux besoins caloriques excédentaires. Cependant, les régimes riches en céréales sont reconnus pour contribuer à un large éventail de problèmes : [7]
- Les ulcères gastriques
- La dysbiose intestinale
- L’acidose de l’intestin postérieur
- Un comportement surexcité (« chaud »)
- Le syndrome métabolique équin
- La laminite
Au lieu de compter sur des céréales riches en amidon pour de l’énergie supplémentaire, envisagez les options suivantes :
- La pulpe de betterave : Une source de fibres hautement digestibles avec une faible teneur en glucides non structuraux. Pendant l’hiver, il peut être préférable de faire tremper de la pulpe de betterave râpée dans de l’eau chaude pendant une courte période avant de la servir au lieu d’utiliser d’autres formes qui nécessitent un trempage prolongé.
- Les coques de soja: une source de fibres hautement digestibles qui agit en tant que prébiotique pour les microbes de l’intestin postérieur. Le trempage peut également aider à ramollir ces granulés et ainsi favoriser l’appétence ainsi que l’hydratation.
- Le son de riz : Une source de gras hautement digestible pour la densité énergétique. Le son de riz est riche en phosphore minéral, qui doit être équilibré avec du calcium dans l’alimentation totale.
- Les huiles: les sources de gras telles que les huiles ajoutées fournissent plus de deux fois plus de calories par gramme comparativement aux glucides. Les huiles riches en acides gras oméga-3 fournissent des avantages supplémentaires pour soutenir la santé articulaire, la fonction cardiovasculaire ainsi que le soutien anti-inflammatoire.
5) Offrez un accès à l’eau à volonté en tout temps
Généralement, l’hydratation est surtout une préoccupation pour les propriétaires de chevaux pendant les mois chauds et humides de l’été. Cependant, ils doivent également garder un œil sur la quantité d’eau que leur cheval boit lorsque les températures sont froides.
Les chevaux consomment généralement 5 à 10 gallons (18 à 36 L) d’eau quotidiennement. Toutefois, des recherches démontrent que les chevaux boivent jusqu’à 14 % moins d’eau en hiver comparativement aux mois plus chauds de l’année.
Combinée avec la diminution de mouvement due au fait d’être gardé à l’intérieur, cette réduction de la consommation d’eau augmente considérablement le risque de coliques d’impaction. [5] [6]
Il est crucial que votre cheval demeure bien hydraté tout au long de l’hiver. L’eau est indirectement impliquée dans tous les processus physiologiques et soutient la motilité intestinale.
Les chevaux qui reçoivent de l’eau tiède (seaux d’eau auxquels on ajoute de l’eau chaude deux fois par jour) boivent 40 % de plus d’eau que les chevaux dont les seaux sont presque gelés.
Les seaux d’eau peuvent être chauffés en ajoutant de l’eau chaude ou à l’aide de chauffe-eaux tout au long de l’hiver pour encourager les chevaux à boire. [5]
On doit vérifier les seaux d’eau et les abreuvoirs au moins deux fois par jour pendant l’hiver pour s’assurer qu’ils n’ont pas gelé. Afin de prévenir le gel, il peut être utile d’isoler les abreuvoirs et la tuyauterie des systèmes de remplissage automatique.
Le fait de fournir des aliments tièdes et trempés, tels que de la pulpe de betterave trempée ou des granulés de fourrage, augmentera également la consommation d’eau de votre cheval.
Un moyen facile d’inciter votre cheval à boire plus d’eau est d’offrir du sel en vrac. [8] Le sel augmente l’apport en sodium, ce qui déclenche la soif et encourage l’hydratation.
Un cheval de 500 kg (1 100 lb) doit recevoir entre 30 et 60 grammes de sel en vrac (1 à 2 onces) par jour en plus d’avoir un accès libre au sel en vrac.
6) Assurez-vous que les besoins en vitamines et minéraux sont comblés
Les vitamines et les minéraux sont des nutriments essentiels au soutien des processus métaboliques effectués par les enzymes corporels.
Si votre cheval brûle plus de calories afin de maintenir sa température corporelle pendant les froids d’hiver, il aura un taux métabolique plus élevé. Cela peut mener à des besoins accrus en vitamines et minéraux.
Le fourrage à lui seul ne comblera pas les besoins en vitamines et minéraux de votre cheval. En hiver, les carences sont plus fréquentes puisque certains nutriments (tels que la vitamine E) se dégradent rapidement dans le foin coupé.
Certains des nutriments clés requis pour soutenir les chevaux par temps froid incluent :
- Le zinc, le cuivre, le sélénium et la vitamine E: ces nutriments sont des antioxydants qui neutralisent les radicaux libres nocifs produits lorsque les calories sont brûlées pour obtenir de l’énergie.
- Les vitamines du groupe B: ces vitamines sont des cofacteurs pour plusieurs enzymes qui effectuent des réactions métaboliques.
- Les acides aminés : les acides aminés limitants tels que la lysine sont souvent inclus dans les équilibreurs de rations car ils sont requis dans la fabrication des enzymes (protéines) qui effectuent des processus métaboliques.
Le produit Omneity de Mad Barn est un supplément complet de vitamines et de minéraux pour chevaux qui fournit un apport complet afin de pallier les carences courantes en vitamines et minéraux dans l’alimentation équine.
Il fournit des niveaux élevés de vitamine E, un profil complet de vitamines B ainsi que des acides aminés ajoutés et des oligo-éléments 100 % organiques pour une absorption et une utilisation par l’organisme optimales.
Omneity est conçu pour équilibrer la majorité des régimes alimentaires à base de fourrages et de céréales en Amérique du Nord.
7) Soutenez la santé intestinale
En hiver, la plupart des chevaux sont gardés à l’intérieur et ont un accès limité, voire inexistant, aux pâturages.
Les chevaux gardés au box peuvent passer de longues périodes sans fourrage entre les repas. Ils peuvent également recevoir davantage de concentrés afin d’aider à prévenir la perte de poids alors que les températures chutent.
Un temps à l’extérieur limité, une alimentation intermittente ainsi qu’un apport accru en concentrés représentent tous des facteurs de risque pour des problèmes intestinaux, incluant les ulcères gastriques et la dysbiose de l’intestin postérieur.
Par conséquent, il est important de porter une attention particulière à la santé intestinale de votre cheval pendant l’hiver. Si votre cheval présente des signes courants de problèmes intestinaux, vous aurez peut-être à ajuster son plan alimentaire.
Ulcères gastriques
En hiver, un temps accru au box est associé à des niveaux de stress plus élevés, à des quantités limitées de fourrage, à la restriction de mouvement ainsi qu’à des contacts sociaux limités avec les autres chevaux. Ces facteurs augmentent le risque de développer le syndrome d’ulcération gastrique équin (SUGE).
Dans une étude portant sur 30 chevaux, dans un délai de 14 jours suivant le début d’une stabulation et d’une alimentation incluant de grandes quantités de concentrés (6 kg par jour), tous les chevaux ont développé des ulcères gastriques. [9]
Pour réduire le risque de SUGE, les chevaux doivent avoir accès à du fourrage en tout temps. Pour les chevaux en surpoids, le foin peut être trempé afin de réduire la densité énergétique ou de la paille faible en calories peut être utilisée à la place.
Le fait d’offrir des concentrés doit être évité et les niveaux de stress doivent quant à eux être limités le plus possible. [9]
Envisagez d’ajouter Visceral+ à l’alimentation de votre cheval afin de soutenir la santé digestive. Visceral+ est un supplément de granulés qui soutient la santé gastrique et intestinale ainsi que la fonction immunitaire.
Santé de l’intestin postérieur
Pendant les mois d’hiver, le temps à l’extérieur limité et la diminution de la consommation d’eau peuvent également contribuer à des complications au niveau de l’intestin postérieur telles que les coliques d’impaction et la dysbiose.
La transition des chevaux du pâturage vers la consommation de foin est également associée à un risque de problèmes intestinaux, tels que la diarrhée. Chaque fois que le programme alimentaire de votre cheval change, le microbiome peut en être affecté.
Le fait d’inclure un probiotique peut aider à soutenir la digestion, la fermentation des fibres et la santé générale de l’intestin postérieur. [10][11]
Le produit Optimum Probiotic de Mad Barn est un mélange microbien de 5 souches qui fournit 20 milliards d’unités formant colonie (UFC) viables par portion.
Notre supplément Optimum Digestive Health contient également des prébiotiques, de la levure, des enzymes et un mélange exclusif de nucléotides pour les chevaux qui ont besoin d’un soutien supplémentaire pour la digestion de l’intestin postérieur.
Considérations relatives à l’hébergement et la gestion
En plus des pratiques alimentaires, les facteurs reliés à l’hébergement et la gestion doivent également être examinés en préparation pour l’hiver afin de vous assurer que votre cheval est aussi confortable que possible.
Abri
Même pour les chevaux en bonne santé et acclimatés au froid, il est important de prévoir un abri pour les mois d’hiver. Même si les chevaux peuvent survivre à des températures bien inférieures à la TCI, la pluie et le vent peuvent rapidement faire baisser la température corporelle via la conduction et la convection thermiques.
Une étude a révélé que des poneys islandais acclimatés passaient 70 % de leur temps à l’extérieur à -31 oC, ne se déplaçant à l’intérieur que lorsqu’il ventait et pleuvait. [2]
Fait intéressant, la conception d’un abri a un impact majeur sur la décision des chevaux de rechercher ou non un abri par temps froid. Une étude réalisée au Danemark a démontré que les chevaux étaient plus susceptibles d’utiliser des abris ayant deux entrées plutôt qu’une.
Chez les chevaux ayant accès à un abri doté de deux entrées, on détectait également des niveaux plus faibles de l’hormone de stress cortisol dans les excréments, ce qui suggère un stress amoindri. [12]
Les chevaux doivent pouvoir avoir accès à leur source de nourriture et d’eau même lorsqu’ils utilisent leur abri au cours de conditions météorologiques difficiles. Pensez à avoir deux sources d’eau ainsi que deux stations d’alimentation pendant l’hiver et à les séparer afin que l’une de chaque soit accessible à l’intérieur et à l’extérieur de l’abri.
Couvertures
De nombreux propriétaires de chevaux choisissent de couvrir leurs chevaux avec une couverture lorsque les températures ambiantes chutent en deçà d’un niveau qui est confortable.
Dans le cadre d’un sondage réalisé auprès de propriétaires de chevaux des pays nordiques, 80 % ont déclaré qu’ils couvraient leurs chevaux lorsque ces derniers sont à l’extérieur, la majorité choisissant de commencer lorsque les températures atteignent 10oC / 50oF. [13]
Toutefois, ce que les humains perçoivent comme froid diffère grandement de ce que vivent les chevaux. Ces derniers semblent avoir une tolérance supérieure au froid entre 10oC et -10oC.
Dans le cadre d’une étude qui analysait la préférence des chevaux pour les couvertures, les chevaux ont utilisé des symboles pour communiquer leur préférence. À des températures inférieures à -10oC/14oF, 80 à 90 % des chevaux ont choisi de porter les couvertures.
Lorsque la température se situait entre -10 oC et 0 oC (14 oF et 32 oF), la décision était influencée par d’autres facteurs, notamment le vent et la pluie. À des températures supérieures à 10oC / 50oF, la majorité des chevaux préféraient se passer de couvertures. [14]
Cette recherche démontre que le niveau de confort des chevaux par temps froid peut différer de notre perception de leur confort. Leur préférence concernant les couvertures dépend non seulement de la température, mais également de la pluie et de la vitesse du vent. Cette étude n’a indiqué aucune différence entre les chevaux à sang chaud et à sang froid en ce qui a trait aux préférences en matière de couverture.
Il est recommandé de couvrir les chevaux lorsque les températures descendent sous la barre des -10 oC / 14 oF et de prendre en compte le vent et la pluie lorsque vous choisissez de couvrir lors de températures plus chaudes.
Il est important de noter que l’utilisation des couvertures a un impact sur les besoins énergétiques alimentaires du cheval tout au long de l’hiver, car il devra brûler moins de calories pour maintenir sa température corporelle.
Une étude a comparé les chevaux couverts et non couverts dans le Midwest américain (Wisconsin). L’apport en matière sèche de foin à volonté différait entre les groupes. Les chevaux portant une couverture consommaient 2,31 % de leur poids corporel alors que les chevaux sans couverture consommaient 2,51 % de leur poids corporel, ce qui représente une différence de 8 % dans la consommation de foin. [19]
Si on prend l’exemple d’un cheval de 500 kg, cette différence représente 1 kg de foin en moins par jour (sur une base de matière sèche) lorsqu’il est couvert. En supposant que le foin a une teneur en énergie digestible de 2 Mcal/kg, cela équivaut à 2 Mcal par jour. Pour remettre les choses dans leur contexte, un cheval au repos requiert 16,6 Mcal d’énergie digestible par jour.
Enrichissement
Les chevaux sont des animaux qui paissent et qui ont évolué pour brouter jusqu’à 16 heures par jour. Cependant, les pratiques de gestion domestiques, telles que la stabulation en hiver, peuvent limiter l’expression naturelle des comportements de recherche de nourriture.
Les chevaux qui n’ont pas un accès quasi constant au fourrage présentent un risque plus élevé de développer des stéréotypies et des problèmes de santé tels que des ulcères gastriques et des coliques.
Les outils et activités d’enrichissement peuvent contribuer à prolonger les périodes d’alimentation et à promouvoir un comportement naturel de recherche de nourriture, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’écurie. Quelques exemples d’idées d’enrichissement incluent : [15] [16]
- Des filets ou des balles à foin
- Des balles à gâteries (contenant des gâteries ou des granulés riches en fibres)
- Des cordes sur lesquelles sont suspendus des fruits ou légumes, notamment des pommes, des carottes, des rutabagas ou des panais
- Du fourrage suspendu à différents endroits et à différentes hauteurs
- Offrir du fourrage sous différentes formes, comme le foin, les granulés trempés, les granulés secs et les balles
Les activités d’enrichissement peuvent également ne pas être liées à l’alimentation. Par exemple, vous pourriez inclure des articles d’auto-toilettage ainsi que d’autres nouveaux objets dans l’environnement de votre cheval pour piquer sa curiosité.
Programmes d’alimentation hivernale
Vous vous demandez quoi donner spécifiquement à votre cheval en hiver? Les exemples de plans d’alimentation suivants sont basés sur les besoins d’un cheval adulte typique en bonne santé de 500 kg au repos.
Nos nutritionnistes équins se feront un plaisir de vous aider à formuler un plan alimentaire spécifique aux besoins de votre cheval. Soumettez le régime alimentaire de votre cheval en ligne et nos nutritionnistes pourront vous aider à concevoir un programme alimentaire équilibré qui répondra aux besoins nutritionnels de votre cheval et l’aidera à maintenir sa condition pendant l’hiver.
Maintien de l’état corporel
Pour les chevaux qui débutent l’hiver avec un état corporel idéal, le foin à volonté suffit souvent à satisfaire les besoins caloriques. Le rationnement du foin pourrait même être nécessaire s’il est de haute qualité afin de limiter la prise de poids.
Il est toujours recommandé de soumettre un échantillon de foin pour analyse afin de comprendre dans quelle mesure il répond aux besoins de votre cheval.
Le foin de haute qualité peut être entrecoupé d’un foin de moindre qualité ou de paille. À l’inverse, si vous donnez du foin de mauvaise qualité, l’ajout de cubes de fourrage et d’huile est une bonne façon d’augmenter l’apport calorique.
Alimentation hivernale de maintien
| Aliment | Régime de maintien |
|---|---|
| (Quantité / Jour) | |
| Foin (Qualité moyenne) | À volonté |
| Granulés Omneity | 200 grammes (2 mesures) |
| Optimum Probiotic | 1 gramme (1 mesure) |
| Sel | 30 grammes (2 c. à table) |
| ANALYSE DE L’ALIMENTATION | |
| Énergie digestible (% des besoins) | 104% |
| Protéines brutes (% des besoins) | 138% |
| Glucides non structuraux (% de la ration) | 8,9% |
Chevaux âgés en hiver
Les chevaux âgés de plus de 20 ans ont généralement une moins bonne tolérance au froid. Cela signifie que les chevaux âgés peuvent avoir besoin de plus de fourrage pour maintenir leur température corporelle ainsi que leur poids.
Les chevaux âgés peuvent également nécessiter un abri au champ s’ils ne sont pas à l’intérieur de l’écurie en plus d’avoir potentiellement besoin d’une couverture. [1]
Si votre cheval plus âgé a du mal à manger du fourrage long et fibreux, il préférera peut-être les granulés de fourrage trempés pour remplacer partiellement ou complètement le fourrage.
Assurez-vous que votre vétérinaire effectue régulièrement des examens dentaires, en particulier chez les chevaux plus âgés ou souffrant d’insuffisance pondérale.
Le fait de tremper des granulés garantira de plus que votre cheval boit suffisamment d’eau. Au besoin, de l’huile peut être ajoutée aux granulés trempés afin de contribuer à la prise de poids. [17]
Alimentation d’un cheval senior en hiver
| Aliment | Régime |
|---|---|
| (Quantité / jour) | |
| Foin | À volonté |
| Pulpe de betterave râpée (trempée) | 1 kg (~2 lb) |
| Cubes luzerne-mil (trempés) | 5 kg (11 lb) |
| Huile w-3 | 100 ml (3 onces) |
| Omneity Premix | 120 grammes (4 mesures) |
| Optimum Digestive Health | 80 grammes (1 mesure) |
| Sel | 30 grammes (2 c. à table) |
| ANALYSE DE L’ALIMENTATION | |
| Énergie digestible (% des besoins) | 136% |
| Protéines brutes (% des besoins) | 182% |
| Glucides non structuraux (% de la ration) | 5,1% |
Chevaux en surpoids
Il est naturel que les chevaux sauvages perdent quelque peu de gras corporel pendant les mois d’hiver, alors que la nourriture est rare et que de l’énergie est dépensée pour maintenir la température corporelle.
Les chevaux sauvages reprennent naturellement du poids au printemps et en été afin d’être prêts pour l’hiver suivant. [18]
Les chevaux en surpoids ou enclins à être « surconditionnés » devraient avoir l’occasion de perdre un peu de poids pendant l’hiver. Avec un plan de perte de poids bien conçu, les côtes devraient être tout juste visibles au moment où le printemps arrive.
Cela peut être accompli en ne couvrant pas ou en couvrant moins tout au long de l’hiver. De cette façon, votre cheval aura à dépenser plus d’énergie pour maintenir sa température centrale, l’aidant ainsi à éliminer l’excès de graisse corporelle.
Le poids ainsi que la cote de chair doivent être évalués de façon hebdomadaire et notés afin de suivre les changements au fil du temps.
Régime amaigrissant d’hiver
| Aliment | Régime |
|---|---|
| (Quantité / Jour) | |
| Foin | ~ 9 kg (20 lb) |
| Granulés Omneity | 200 grammes (2 mesures) |
| Optimum Probiotic | 1 gramme (1 mesure) |
| Sel | 30 grammes (2 c. à table) |
| ANALYSE DE L’ALIMENTATION | |
| Énergie digestible (% des besoins) | 94% |
| Protéine brute (% des besoins) | 126% |
| Glucides non structuraux (% de la ration) | 8,8% |
Chevaux en insuffisance pondérale
Les chevaux qui peinent à maintenir leur poids idéal pendant l’hiver devraient pouvoir prendre du poids au printemps et en été en vue de se préparer à l’hiver. Ces chevaux sont généralement couverts et gardés à l’intérieur dans l’écurie pendant l’hiver.
Pour favoriser la prise de poids, les chevaux doivent être nourris avec un fourrage de bonne qualité à 3 % de leur poids corporel, conjointement avec d’autres sources de fibres telles que de la pulpe de betterave râpée ainsi qu’un supplément d’huile pour ajouter des calories.
Les huiles convenables incluent l’huile W-3, l’huile de lin, l’huile de soja, l’huile de son de riz, l’huile de caméline et l’huile de canola.
Un supplément pour la santé digestive, tel qu’Optimum Digestive Health, peut également être administré pour améliorer la digestibilité des fibres ainsi que l’efficacité alimentaire.
Régime de prise de poids hivernal
| Aliment | Régime |
|---|---|
| (Quantité / Jour) | |
| Foin | À volonté |
| Pulpe de betterave râpée (trempée) | 1 kg (~2 lb) |
| Huile w-3 | 150 ml (5 onces) |
| Omneity Premix | 120 grammes (4 mesures) |
| Optimum Digestive Health | 80 grammes (1 mesure) |
| Sel | 30 grammes (2 c. à table) |
| ANALYSE DE L’ALIMENTATION | |
| Énergie digestible (% des besoins) | 130% |
| Protéines brutes (% des besoins) | 157% |
| Glucides non structuraux (% de la ration) | 9% |
Points clés pour l’alimentation hivernale
- Donnez amplement de fourrage (de 1,5 à 3 % du poids corporel selon l’état corporel)
- Assurez-vous que votre cheval boit beaucoup d’eau (l’eau tiède et le sel encouragent à boire)
- Offrez de l’huile, de la pulpe de betterave ainsi que des granulés de fourrage trempés et tièdes aux chevaux ayant besoin de prendre du poids ou ayant une mauvaise dentition
- Évaluez la cote de chair de façon hebdomadaire et mesurez les changements dans la composition des graisses
- Utilisez des outils d’enrichissement comme des filets à foin pour prolonger la durée des repas et éviter l’ennui
Les chevaux sont bien adaptés à la vie dans des climats froids. La fermentation des fibres dans l’intestin postérieur produit de la chaleur et les chevaux peuvent développer un pelage épais et isolant.
En autant que du fourrage adéquat, de l’eau et un abri sont fournis, la majorité des chevaux se portent bien dehors pendant l’hiver. Cependant, tous les chevaux sont des individus à part entière et doivent être évalués en fonction de leurs besoins en matière d’alimentation et de gestion hivernales.
Tous les chevaux, peu importe qu’ils vivent dans l’écurie ou à l’extérieur, doivent faire l’objet d’une évaluation hebdomadaire de leur cote de chair et ce, tout au long de l’hiver afin de garantir qu’ils reçoivent la quantité appropriée de calories dans leur alimentation. De plus, il est également important de surveiller la consommation d’eau durant l’hiver.
Les chevaux qui sont à l’intérieur pendant l’hiver sont plus à risque pour les stéréotypies, les ulcères gastriques et les épisodes de colique.
De plus, ces chevaux peuvent avoir besoin d’un soutien supplémentaire afin de réduire le stress et favoriser la santé intestinale dans le but de minimiser le risque de développement de conditions défavorables pendant les mois d’hiver.
En offrant une alimentation adéquate à votre cheval tout au long de l’hiver, vous mettez toutes les chances de votre côté afin de l’aider à amorcer le printemps au meilleur de sa forme.
Foire aux questions
Voici quelques questions fréquemment posées sur l’alimentation de votre cheval en hiver :
Les chevaux gardés à l’extérieur en hiver ont besoin de calories supplémentaires pour maintenir leur température corporelle centrale. Les besoins en énergie digestible augmentent d’environ 2,5 % pour chaque degré Celsius sous la température critique inférieure (TCI) du cheval, qui est d’environ -15 °C (5 °F) pour la plupart des chevaux adultes en santé. [1] Surveiller régulièrement l’état corporel et ajuster l’alimentation en conséquence aide à prévenir la perte de poids hivernale.
Les chevaux restent au chaud grâce à plusieurs adaptations, notamment la pousse d’un pelage épais, le frisson, la vasoconstriction et la digestion du fourrage, qui produit de la chaleur interne. Offrir un abri, du foin à volonté et de l’eau tiède soutient leur thermorégulation naturelle. Le couvert peut aider les chevaux en mauvais état corporel ou ayant une TCI plus élevée, mais ce n’est pas nécessaire pour tous les chevaux. [2]
Évaluez régulièrement la note d’état corporel (NEC) de votre cheval — surtout en hiver, car les pelages épais peuvent masquer une perte de poids. Les chevaux trop maigres ont besoin de plus de calories pour éviter le stress dû au froid et peuvent bénéficier d’un couvert et d’aliments plus énergétiques. Les chevaux en surpoids, bien que mieux isolés, devraient tout de même être surveillés afin d’éviter les problèmes de santé liés à l’obésité. [3]
Donnez du fourrage de haute qualité comme base, et utilisez des options denses en calories et douces pour l’intestin, comme la pulpe de betterave, les coques de soya ou les huiles, pour apporter de l’énergie supplémentaire. Évitez de vous fier fortement aux céréales, ce qui augmente le risque d’ulcères gastriques, de fourbure et de troubles digestifs. [4] Les aliments tièdes et trempés favorisent aussi l’hydratation et le confort digestif pendant les mois froids.
Oui, les chevaux boivent généralement 14 % moins par temps froid, ce qui augmente le risque de colique par impaction. [5][6] Encouragez l’hydratation en offrant de l’eau tiède, en donnant des aliments trempés et en fournissant du sel en vrac chaque jour pour stimuler la soif. [8] Les sources d’eau devraient être vérifiées deux fois par jour pour éviter le gel.
Le couvert n’est pas nécessaire pour tous les chevaux, mais il peut être bénéfique pour les chevaux âgés, tondus ou trop maigres, surtout sous -10 °C (14 °F). Les chevaux ont des préférences individuelles quant aux couvertures et choisissent souvent d’en porter lors de conditions froides, venteuses ou humides. [13][14] Gardez à l’esprit que les chevaux couverts ont besoin de moins de calories pour rester au chaud; leur consommation alimentaire peut donc diminuer. [20]
Résumé
Le temps froid augmente les besoins caloriques de votre cheval. Sous la température critique inférieure d’un cheval (environ –15 °C pour un cheval acclimaté de 500 kg), les besoins énergétiques augmentent d’environ 2,5 % par degré de baisse de température.
- Nourrir avec 1,5 à 3 % du poids corporel en fourrage chaque jour favorise la digestion, la production de chaleur et la santé intestinale; on peut ajouter de la pulpe de betterave, des enveloppes de soya ou des huiles pour des calories supplémentaires.
- Fournissez de l’eau tiède, vérifiez les abreuvoirs gelés et donnez 30 à 60 g de sel en vrac par jour pour encourager l’abreuvement et prévenir la colique d’impaction.
- Évaluez l’état corporel chaque semaine, corrigez les problèmes dentaires ou métaboliques et ajustez les rations des chevaux âgés ou maigres avec des fourrages trempés et des sources de fibres riches en calories.
- Complétez les rations à base de foin avec des nutriments essentiels comme la vitamine E, les vitamines B et les oligo-éléments pour soutenir les besoins métaboliques plus élevés en hiver.
- Offrez un abri, une couverture appropriée et un accès constant au fourrage pour réduire le stress, favoriser la digestion et prévenir les ulcères ou les coliques pendant les mois froids.
Références
- Cymbaluk, N.F. Thermoregulation of horses in cold, winter weather: a review.. Livest Prod Sci. 1994.
- Mejdell, C.M. et al. Caring for the horse in a cold climate—Reviewing principles for thermoregulation and horse preferences. Appl Anim Behav Sci. 2020.
- Dougal, K. et al. Characterisation of the Faecal Bacterial Community in Adult and Elderly Horses Fed a High Fibre, High Oil or High Starch Diet Using 454 Pyrosequencing. PLoS One. 2014.
- Al Jassim, R.A. and Andrews, F.M. The bacterial community of the horse gastrointestinal tract and its relation to fermentative acidosis, laminitis, colic, and stomach ulcers. Vet Clin: Equine Pract. 2009.
- Kristula, M.A. and McDonnell, S.M. Drinking water temperature affects consumption of water during cold weather in ponies. Appl Anim Behav Sci. 1994.
- White II, N.A. and Dabareiner, R.M. Treatment of impaction colics. Vet Clin North Am: Equine Pract. 1997.
- King, C. and Mansmann, R.A. Preventing laminitis in horses: dietary strategies for horse owners. Clin Tech Equine Pract. 2004.
- Coenen, M. Exercise and stress: impact on adaptive processes involving water and electrolytes. Livest Prod Sci. 2005.
- Vatistas, N.J. et al. Induction and maintenance of gastric ulceration in horses in simulated race training. Equine Vet J. 1999.
- Garber, A. et al. Factors Influencing Equine Gut Microbiota: Current Knowledge. J Equine Vet Sci. 2020.
- Weese, J.S. Probiotics, Prebiotics, and Symbiotic. J Equine Vet Sci. 2002.
- Christensen, J.W. et al. The effect of shelter design on shelter use by Icelandic horses in the winter period. J Vet Behav. 2018.
- Hartmann, E. et al. Management of horses with focus on blanketing and clipping practices reported by members of the Swedish and Norwegian equestrian community. J Anim Sci. 2017.
- Mejdell, C.M. et al. The effect of weather conditions on the preference in horses for wearing blankets. Appl Anim Behav Sci. 2019.
- Goodwin, D. et al. Foraging enrichment for stabled horses: effects on behaviour and selection. Equine Vet J. 2002.
- Thorne, J.B. et al. Foraging enrichment for individually housed horses: Practicality and effects on behaviour. Appl Anim Behav Sci. 2005.
- Ralston, S.L. Care for the Older Horse: Diet and Health. Recent Adv Equine Nutr. 2001.
- Brabender, K. et al. Seasonal Changes in Body Condition of Przewalski's Horses in a Seminatural Habitat. J Equine Vet Sci. 2016.
- DeBoer, M. et al. Dry Matter Intake, Body Weight, and Body Condition Scores of Blanketed and Nonblanketed Horses in the Upper Midwest. J Equine Vet Sci. 2020.










