La nécropsie, aussi appelée examen post-mortem, est un outil diagnostique important en médecine vétérinaire équine. Lorsqu’un cheval meurt subitement ou dans des circonstances obscures, la réalisation d’une nécropsie peut fournir des renseignements cruciaux sur la cause du décès.
La nécropsie est tout particulièrement utile dans les cas impliquant une maladie infectieuse, une exposition à des toxines ou des enjeux de santé au sein d’un troupeau, puisque l’identification de la source du problème peut contribuer à protéger les autres animaux. Une nécropsie peut également apporter des réponses aux questions restées en suspens et, dans certaines situations, avoir d’importantes répercussions sur le plan juridique ou en matière d’assurance.
Le processus de nécropsie comprend un examen externe et interne approfondi du corps du cheval, généralement réalisé par un pathologiste vétérinaire ou un vétérinaire expérimenté. Des tissus sont prélevés et analysés sur les plans histologique, microbiologique ou toxicologique, selon la cause présumée du décès. Les résultats sont compilés dans un rapport détaillé qui peut orienter les futures décisions médicales et éclairer les stratégies de contrôle des maladies.
Poursuivez votre lecture pour en apprendre davantage sur l’importance de la nécropsie en médecine équine, les situations où elle devrait être envisagée, à quoi s’attendre durant le processus et la façon dont les résultats peuvent bénéficier à la fois aux propriétaires de chevaux et à l’ensemble de la communauté équine.
La nécropsie en médecine équine
La nécropsie, aussi appelée examen post-mortem, est le processus qui consiste à examiner médicalement un corps après le décès. [1] Cette procédure permet aux vétérinaires d’identifier la cause du décès ou de diagnostiquer des pathologies qui n’étaient pas détectables du vivant de l’animal. La nécropsie peut également apporter un certain apaisement aux propriétaires en leur permettant de mieux comprendre les raisons du décès ou de l’euthanasie de leur animal. [1]
Lors d’une nécropsie, le vétérinaire examine de manière systématique l’ensemble des systèmes corporels du cheval. Dans certains cas, il prélève des échantillons de tissus afin de les soumettre à une analyse histopathologique, c’est-à-dire l’examen des tissus au microscope pour identifier des maladies. Il peut également recueillir des échantillons destinés à des cultures bactériennes, des analyses virologiques, fongiques ou toxicologiques, etc. Ces analyses augmentent la probabilité d’établir un diagnostic définitif.
Les nécropsies peuvent être réalisées soit à la ferme, soit dans un laboratoire de diagnostic. [2] À la ferme, elles sont généralement effectuées par le vétérinaire traitant du cheval, tandis qu’en laboratoire, elles sont pratiquées par des pathologistes vétérinaires, soit des vétérinaires ayant reçu une formation spécialisée supplémentaire en nécropsie et en diagnostic.
De nombreux vétérinaires préfèrent éviter de réaliser des nécropsies eux-mêmes et exigent que leurs clients confient leur cheval à un laboratoire pour examen lorsqu’une évaluation post-mortem est indiquée. De plus, les compagnies d’assurance ou les organismes gouvernementaux peuvent exiger un examen en laboratoire dans certains cas. [2] Discutez avec votre vétérinaire afin de déterminer l’endroit le plus approprié pour la nécropsie en fonction de votre situation particulière.
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Utilisations cliniques
Le rôle principal de la nécropsie est de permettre le diagnostic de la cause du décès lorsqu’un cheval meurt pour des raisons inconnues. Une compréhension adéquate des raisons expliquant le décès est importantes pour la gestion du troupeau, notamment dans les cas de maladies infectieuses ou d’intoxications.
En identifiant la cause du décès, il est possible de mettre en place des changements pour traiter ou gérer le reste du troupeau, et ainsi prévenir d’autres maladies ou décès. Certaines maladies, comme la rage, peuvent également affecter les humains; un diagnostic rapide et précis est donc essentiel afin de prévenir la transmission chez l’humain.
Dans certains cas, les organismes gouvernementaux exigent une nécropsie chez les chevaux soupçonnés d’être atteints de certaines maladies. Cela permet un diagnostic rapide et la mise en œuvre de mesures de contrôle afin de prévenir la propagation de la maladie.
Les maladies qui peuvent nécessiter une nécropsie dans certaines juridictions comprennent : [3][4]
- La peste équine
- La métrite contagieuse équine
- Dourine
- L’anémie infectieuse équine
- La piroplasmose équine
- La myéloencéphalopathie causée par l’herpèsvirus équin
- La morve
- Le virus Hendra
- Le virus de l’encéphalomyélite équine
- La rage
- Le virus du Nil occidental
Toutefois, la nécropsie peut servir à de nombreuses autres fins, au-delà de l’identification et du contrôle des maladies.
D’autres raisons de soumettre le cadavre d’un cheval à une nécropsie comprennent : [1]
- Vérifier la cause du décès ou la gravité d’une maladie
- Aider les propriétaires à faire leur deuil
- Répondre à une exigence des compagnies d’assurance
- Utiliser le processus à des fins de recherche, y compris la rédaction de rapports de cas portant sur des pathologies inhabituelles
- Former des étudiants en médecine vétérinaire ou d’autres praticiens vétérinaires
Équipement
Que la nécropsie équine soit réalisée à la ferme ou dans un laboratoire de diagnostic, l’équipement nécessaire est similaire. Les outils utilisés par les vétérinaires comprennent : [2]
- Des couteaux
- Des costotomes
- Des ciseaux
- Des pinces à dissetion
- Des scalpels
- Des scies manuelles
- Des équipements de protection individuelle, comme des gants, des lunettes de protection, des tabliers, etc.
Si le vétérinaire choisit de prélever des échantillons de tissus, il utilise des contenants stériles pour y placer les tissus. Selon le type d’analyse souhaitée, les tissus peuvent être fixés au formol ou congelés.
Les nécropsies doivent être réalisées dans des zones faciles à désinfecter, au cas où le vétérinaire identifierait un agent infectieux. [5] Un plancher de béton est idéal et préférable aux bâches, à l’herbe ou à la terre. D’autres éléments à prendre en considation incluent l’accès à de l’eau afin de nettoyer les débris, le sang et les petits fragments de tissus.
Procédure
Le vétérinaire qui réalise la nécropsie doit examiner avec soin toutes les parties du corps du cheval afin d’établir un diagnostic précis. Ce processus implique la dissection, soit la découpe des tissus, afin d’accéder aux organes internes du cheval.
Pour commencer, le vétérinaire examine l’extérieur du corps afin d’identifier tout problème. La peau est évaluée minutieusement pour détecter tout signe de maladie, d’éraflures, de brûlures ou d’autres abrasions. [5]
Le vétérinaire note également toute marque distinctive, cicatrice ou marque au fer permettant d’identifier le cheval pour référence ultérieure. [5] Cela est particulièrement important dans les dossiers de nature juridique ou pour permettre aux compagnies d’assurance de confirmer l’identité exacte de l’animal. [5]
Le vétérinaire procède ensuite à l’ouverture du corps, permettant ainsi l’exposition des organes thoraciques et abdominaux. [6] Cette étape implique le dégagement des membres antérieur et postérieur d’un côté du corps du cheval ainsi que la section des muscles abdominaux et de la cage thoracique.
Une fois l’intérieur du corps exposé, le vétérinaire peut examiner less organes et leur position afin de déceler tout changement. Cette étape est particulièrement importante dans les cas suspectés de coliques, puisque les changements de position des intestins sont plus facilement repérables à ce stade. [2] De nombreux vétérinaires prélèvent également des échantillons de tissus durant cette étape, puisque les organes ne sont pas encore contaminés par l’environnement extérieur.
Après avoir observé les organes exposés, le vétérinaire procède au retrait de chaque système d’organes pour un examen plus approfondi. Tout au long de cet examen, il recherche toute anomalie, comme des signes d’inflammation, des tumeurs ou des lésions tissulaires.
Les organes thoraciques
Les organes thoraciques, soit la langue, la trachée, l’œsophage, la thyroïde, le cœur et les poumons, sont ensuite retirés en un seul bloc. En anglais, le terme pluck désigne l’ensemble de ces organes. Le vétérinaire examine chaque organe individuellement, en le sectionnant souvent en plusieurs sections afin d’observer tous les aspects des tissus.
Les affections spécifiques que le vétérinaire peut identifier lors de l’évaluation des organes thoraciques comprennent : [7]
- L’asthme équin
- L’hémorragie pulmonaire induite par l’effort
- La pneumonie et la pleuropneumonie
- La fibrose pulmonaire multinodulaire équine
- La rupture de vaisseaux sanguins
- Les anomalies cardiaques congénitales
- La maladie cardiaque
Le tube digestif
Le vétérinaire examine l’ensemble du tube digestif, en étalant généralement les intestins au sol. Cela permet un examen minutieux de chaque section et l’identification de toute anomalie.
Les affections que le vétérinaire peut identifier à cette étape de la nécropsie comprennent : [7]
- Des déplacements ou des torsions menant à des coliques
- Des lipomes causant une obstruction étranglée
- Des ulcères gastriques
- Une rupture gastrique
- Une maladie dentaire
- Les causes de diarrhée
- Des infections parasitaires
L’appareil génito-urinaire
Ce segment comprend les reins, les glandes surrénales, la vessie et l’urètre du cheval. Le vétérinaire coupe chaque rein en deux afin d’examiner le parenchyme (tissu interne) à la recherche d’anomalies.
Les pathologies que le vétérinaire peut identifier à partir de cet échantillon comprennent : [7]
Le foie et la rate
Le foie est un organe d’une importance vitale, puisqu’il joue un rôle dans la détoxification, le métabolisme, la coagulation sanguine, etc. De même, la rate joue un rôle important dans le contrôle des infections et l’élimination des cellules mortes de la circulation sanguine. Un examen approfondi de ces organes implique de couper de nombreuses sections de tissu afin d’examiner le parenchyme.
Les affections hépatiques et spléniques que le vétérinaire peut identifier comprennent : [7]
- Des infections bactériennes, incluant la rhodococcose et la maladie de Tyzzer
- La lipidose due à une hyperlipémie
- Certaines intoxications, telles que l’empoisonnement aux alcaloïdes pyrrolizidiniques ou l’aflatoxicose
- Des tumeurs hépatiques
Le cerveau
Après son retrait de la boîte crânienne, le cerveau est généralement envoyé à un laboratoire diagnostique sans dissection supplémentaire. Cela s’explique par le fait que plusieurs maladies affectant le cerveau et le système nerveux du cheval ne produisent pas de lésions macroscopiques (lésions visibles à l’œil nu).
Pour diagnostiquer ces affections, des examens supplémentaires tels que des analyses bactériologiques, virologiques ou histopathologiques sont nécessaires.
Le système musculosquelettique
En raison de la taille importante des chevaux, un examen complet du système musculosquelettique est très complexe à réaliser. La plupart des vétérinaires ne pratiquent pas d’examen musculosquelettique approfondi, à moins que l’historique du cheval ne suggère un problème au niveau de ce système.
Un tel examen peut impliquer une combinaison de dissection minutieuse, l’ébullition des os afin de retirer les tissus, ou la section des membres en deux pour une inspection plus approfondie.
Interprétation des résultats
Une fois son évaluation terminée, le vétérinaire rédige un rapport de nécropsie. Ce rapport résume ses observations et propose des diagnostics potentiels permettant d’expliquer ses constatations. Toute lésion (anomalie) y est décrite, incluant son emplacement, sa forme, sa couleur, sa taille et sa gravité. [2]
Selon les pathologies soupçonnées, des analyses supplémentaires peuvent être nécessaires afin d’établir un diagnostic. Les échantillons de tissus prélevés durant la nécropsie sont soumis à un laboratoire diagnostique pour un examen plus poussé.
Les analyses additionnelles demandées par le vétérinaire peuvent comprendre : [2]
- La recherche de virus
- Des cultures bactériennes
- Des cultures fongiques
- Une sérologie
- La recherche de toxines
- Une histopathologie
- Des tests génétiques
Le laboratoire diagnostique rédige un rapport résumant ses résultats, incluant souvent leur interprétation. Le vétérinaire reçoit ces informations et les communique au propriétaire.
Nettoyage et élimination
En raison de la grande taille des chevaux, il est important d’établir un plan approprié de nettoyage et d’élimination avant de procéder à une nécropsie. Les contraintes pratiques entourant le transport et l’élimination du corps constituent une raison fréquente pour laquelle les propriétaires refusent une nécropsie après le décès d’un cheval. [1]
Lors d’une nécropsie effectuée à la ferme, il est crucial d’éliminer le corps de façon sécuritaire et conforme à la loi après l’intervention. Par exemple, le corps peut représenter un risque pour la biosécurité si le cheval est décédé d’une maladie infectieuse. [2]
Les chevaux euthanasiés à l’aide de barbituriques représentent également un risque environnemental, puisque ces produits peuvent empoisonner les animaux charognards ou contaminer les eaux souterraines. [2]
Les méthodes courantes d’élimination lors d’une nécropsie à la ferme comprennent : [2]
- Le transport vers un site d’enfouissement ou de compostage
- L’enfouissement dans une fosse profonde, selon la règlementation municipale
- L’abandon du corps à la disposition des charognards dans les cas de mort subite ou d’euthanasie sans barbituriques
- Le transport vers un crématorium pour animaux
Étant donné que les organes internes sont retirés durant l’intervention, leur élimination requiert souvent une gestion particulière. Cela peut impliquer l’enfouissement, l’élimination des organes dans des barils scellés, ou la remise des organes dans le corps suivie de la suture de l’incision.
Pour les nécropsies réalisées en laboratoire, les restes sont généralement envoyés à une usine de transformation des carcasses à haute biosécurité pour leur élimination.
Dans certaines régions, la crémation peut être offerte aux propriétaires de chevaux. Généralement, la crémation équine consiste à incinérer la tête, le cœur et les sabots afin de produire une quantité de cendres gérable pour le propriétaire. Certaines régions peuvent être en mesure de procéder à la crémation du cheval entier.
Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur la nécropsie équine :
Une nécropsie chez les chevaux est un examen post-mortem effectué après la mort afin de déterminer la cause du décès ou d’identifier une maladie. Ce processus comprend une évaluation interne et externe détaillée du corps, incluant souvent le prélèvement de tissus pour des analyses en laboratoire. Les résultats peuvent aider à expliquer une perte inattendue, orienter les décisions de gestion du troupeau et fournir des informations médicales ou diagnostiques utiles.
Un cheval peut avoir besoin d’une nécropsie lorsque la cause du décès n’est pas claire ou lorsqu’il existe une inquiétude concernant une maladie, des toxines ou des risques pour la santé du troupeau. Cet examen permet d’identifier des conditions sous-jacentes qui n’ont pas été diagnostiquées de son vivant. Les résultats peuvent protéger les autres chevaux en orientant les stratégies de traitement ou de prévention et peuvent également être requis à des fins d’assurance ou juridiques.
Une nécropsie chez les chevaux peut être effectuée par un vétérinaire généraliste, bien que de nombreux cas soient référés à des laboratoires diagnostiques pour une évaluation plus spécialisée. Les pathologistes vétérinaires possèdent une formation avancée en examen post-mortem et en interprétation diagnostique. Dans certaines situations, les assureurs ou les autorités réglementaires peuvent exiger qu’une nécropsie en laboratoire soit réalisée.
Les nécropsies chez les chevaux peuvent être réalisées soit à la ferme, soit dans un laboratoire diagnostique, selon la situation. Les examens à la ferme sont généralement effectués par le vétérinaire traitant, tandis que les nécropsies en laboratoire sont réalisées par des pathologistes formés. Le choix de l’emplacement dépend souvent de la complexité du cas, des préoccupations de biosécurité et de la nécessité de tests avancés ou de documentation officielle.
Les résultats d’une nécropsie chez les chevaux sont généralement disponibles en plusieurs étapes, en commençant par un rapport préliminaire dans un délai d’environ 48 heures. Cette évaluation initiale présente les principales constatations observées lors de l’examen. Les analyses de laboratoire supplémentaires, telles que l’histopathologie ou la toxicologie, peuvent prendre plusieurs semaines, souvent entre 4 et 6 semaines, selon les tests effectués.
Une nécropsie chez un cheval implique un examen systématique du corps, commençant par une inspection externe suivie d’une évaluation interne des principaux systèmes d’organes. Les vétérinaires évaluent les tissus pour détecter des signes de maladie, de blessure ou d’anomalies. Des échantillons peuvent être prélevés pour des analyses en laboratoire, ce qui augmente la probabilité d’identifier un diagnostic clair et précis.
Une nécropsie chez les chevaux peut détecter une large gamme de maladies, y compris des infections, des expositions à des toxines et des troubles des organes. Des affections touchant les poumons, le cœur, le système digestif, le foie, les reins et le cerveau peuvent être identifiées par l’examen et les analyses. Ce processus est particulièrement utile pour diagnostiquer des maladies difficiles à confirmer lorsque le cheval est vivant.
Une nécropsie peut aider à protéger les autres chevaux en identifiant des maladies contagieuses ou des risques environnementaux qui peuvent encore être présents. Lorsque la cause du décès implique une infection ou des toxines, les résultats permettent aux propriétaires et aux vétérinaires de prendre des mesures ciblées pour réduire l’exposition. Ces informations jouent un rôle important dans la gestion de la santé du troupeau et la prévention de pertes supplémentaires.
Après une nécropsie, le corps d’un cheval doit être manipulé et éliminé conformément aux réglementations locales et aux considérations de sécurité. Les options courantes incluent l’inhumation, le transport vers un site d’enfouissement ou une installation d’équarrissage, le compostage ou la crémation. Dans certains cas, les tissus sont gérés séparément, surtout si des échantillons ont été prélevés ou si des risques de biosécurité sont présents.
Résumé
La nécropsie consiste en un examen minutieux des organes internes d’un cheval afin de déterminer la cause du décès ou la gravité d’une maladie.
- La nécropsie est particulièrement importante dans les cas impliquant une maladie infectieuse ou une intoxication, car d’autres chevaux peuvent être à risque de maladie ou de décès
- La nécropsie peut également aider les propriétaires à faire leur deuil et leur permettre de mieux comprendre les raisons ayant mené à la mort de leur animal
- Tous les systèmes d’organes sont examinés avec soin durant le processus de nécropsie
- Dans certains cas, les nécropsies peuvent être réalisées à la ferme, bien que la plupart soient effectuées dans un laboratoire diagnostique
Références
- Inglis. Z. E. et al., Owner Perceptions and Experiences with Equine Necropsy. Journal of Equine Veterinary Science. 2024.
- Frank. C. et al., Field Necropsy of the Horse. Veterinary Clinics of North America: Equine Practice. 2015.
- Reportable Diseases: Terrestrial Animals. Canadian Food Inspection Agency. 2011.
- National List of Reportable Animal Diseases. US Department of Agriculture. 2025.
- Taylor. F. G. et al. Diagnostic Techniques in Equine Medicine (Second Edition). W.B. Saunders, Edinburgh. 2009.
- King. J. M. et al. The Necropsy Book: A Guide for Veterinary Students, Residents, Clinicians, Pathologists, and Biological Researchers. First University Press. 2013.
- Buergelt. C. D. and Del Piero. F. Color Atlas of Equine Pathology. Wiley Blackwell. 2013.










