La monte naturelle, aussi appelée live cover en anglais, est une méthode de reproduction courante dans l’industrie équine, au cours de laquelle un étalon et une jument s’accouple physiquement. Cette méthode est relativement peu coûteuse et nécessite moins d’intervention du personnel que l’insémination artificielle.
Les éleveurs peuvent choisir entre la monte au pâturage et la monte en main comme options de saillie naturelle pour leur programme d’élevage. De nombreux éleveurs optent pour la monte au pâturage en raison du faible coût et de la nécessité minimale de manipulation des chevaux.
Pour les chevaux de grande valeur, la monte en main est plus courante, car elle réduit les risques de blessures pour la jument et l’étalon. Toutefois, cette méthode nécessite une formation rigoureuse du personnel pour que la procédure soit sans danger autant pour les chevaux que les humains. Il est essentiel de travailler avec des personnes expérimentées pour obtenir de bons résultats.
La monte naturelle augmente le risque de transmission de maladies vénériennes, ce qui oblige les éleveurs à être stricts en ce qui a trait aux protocoles de test avant d’utiliser un cheval dans leur programme. Les maladies vénériennes les plus courantes chez les chevaux sont la métrite contagieuse équine, l’artérite virale équine, l’exanthème coïtal équin et la dourine.
Chacune de ces maladies nécessite une gestion et des tests spécifiques afin de réduire le risque de transmission dans le cadre d’un programme de reproduction via la monte naturelle.
Monte naturelle
La monte naturelle désigne le processus naturel où un étalon et une jument sont amenés à s’accoupler sans aucune technologie de reproduction assistée (TRA). Ce processus se différencie de l’insémination artificielle, où le sperme est collecté chez l’étalon puis introduit dans l’utérus de la jument.
La monte naturelle est l’une des méthodes de reproduction les plus courantes dans l’industrie équine. En fait, certaines races, comme les Pur-sang, exigent que tous les poulains soient issus de méthodes de monte naturelles, plutôt que d’insémination artificielle.
De plus, les programmes de monte naturelle sont souvent moins coûteux et nécessitent moins d’intervention vétérinaire que les programmes d’insémination artificielle.
Les deux principaux types de monte naturelle sont la monte au pâturage et la monte en main, chacune ayant ses propres avantages et inconvénients.
Avantages et inconvénients
Les éleveurs doivent prendre en compte les avantages et les inconvénients de la monte naturelle par rapport à des options plus coûteuses ou plus compliquées, telles que l’insémination artificielle. Selon leurs objectifs personnels, la valeur des chevaux impliqués et les exigences de la race, l’une peut être plus avantageuse que l’autre.
Avantages de la monte naturelle :
Les avantages généraux de la monte naturelle par rapport aux techniques d’insémination artificielle sont les suivants : [1][2]
- La réduction de la gestion des juments pour le suivi de leur cycle œstral
- Il n’est pas nécéssaire d’entraîner l’étalon à utiliser un mannequin de monte pour la collecte de sperme
- La possibilité d’enregistrer les poulains dans les registres qui exigent uniquement la monte naturelle, comme le Jockey Club pour les Pur-sang
Inconvénients de la monte naturelle :
Les inconvénients généraux de la monte naturelle sont les suivants : [1][2][3]
- Un risque accru de blessure pour l’étalon et la jument
- La possibilité de propagation de maladies vénériennes par contact sexuel
- La jument et l’étalon doivent se trouver au même endroit pour que la reproduction ait lieu
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Monte au pâturage
La monte au pâturage consiste généralement à faire sortir un étalon au pâturage en liberté avec un groupe de 15 à 20 juments. [1] La plupart des éleveurs choisissent de faire sortir le groupe de juments au pâturage 1 à 2 semaines avant d’introduire l’étalon, afin que les juments puissent établir une hiérarchie sociale. [1]
Les éleveurs peuvent choisir de vérifier si leurs juments sont gestantes une fois qu’ils retirent l’étalon du troupeau, mais beaucoup attendent simplement de voir quelles juments produisent des poulains l’année suivante. [1]
Comparé à la monte en main, la monte au pâturage présente plusieurs avantages, notamment : [1]
- Peu ou pas de manipulation des chevaux
- La réduction des coûts grâce à la manipulation réduite des chevaux et à l’absence de suivi étroit des cycles œstraux des juments
Les inconvénients de la monte au pâturage sont les suivants : [1]
- Le risque de blessure pour l’étalon ou les juments en raison d’une reproduction non supervisée
- L’impossibilité d’identifier les problèmes de fertilité chez l’étalon ou les juments avant la fin de la période de reproduction
- L’impossibilité d’identifier une date de conception précise pour déterminer la date de mise bas de la jument
Monte en enclos
La monte en enclos est une variante de la méthode plus traditionnelle de monte au pâturage, mais elle est réalisée dans un espace plus petit et confiné, généralement un enclos ou un corral. L’objectif principal de la monte en enclos est d’avoir un environnement plus contrôlé qu’un grand pâturage, tout en permettant aux chevaux de s’accoupler naturellement.
Dans la monte en enclos, un seul étalon est présenté à une jument en phase d’œstrus dans un enclos. L’enclos doit être exempt d’objects pouvant être dangereux et disposer d’une clôture sécurisée.
Les avantages de la monte en enclos sont les suivants : [7]
- Il est plus facile pour les éleveurs de surveiller étroitement les chevaux
- La possibilité d’intervenir en cas de comportement agressif
- La durée plus courte car la jument et l’étalon ne sont réunis que pendant le cycle œstral de la jument
- Il est plus facile de s’assurer que l’accouplement a lieu dans un délai précis
- Nécéssite moins d’espace pour les éleveurs disposant de pâturages limités
Cependant, la monte en enclos présente également plusieurs inconvénients :
- Moins d’espace pour que la jument puisse s’éloigner si l’étalon devient agressif et vice versa
- Moins efficace puisque l’étalon est avec une seule jument à la fois
- Une supervision constante est importante pour assurer la sécurité des deux chevaux
- Ne convient pas aux chevaux particulièrement agressifs
Monte en main
La monte en main est particulièrement courante pour les chevaux de grande valeur, car elle réduit le risque de blessure pour l’étalon et la jument. Cependant, la monte en main implique une gestion beaucoup plus importante que la monte au pâturage.
Au lieu de laisser les chevaux s’accoupler librement dans un pâturage ou un enclos, ils sont réunis dans des conditions contrôlées en présence de manieurs pour assurer la sécurité des deux chevaux.
Le principal avantage de la monte en main est la réduction du risque de blessure pour les chevaux. Les autres avantages sont les suivants : [1]
- La date précise de la saillie est connue ce qui permet d’estimer la date de la mise bas de la jument
- L’évaluation du sperme de l’étalon est possible grâce au prélèvement d’un échantillon à la descente de l’étalon après la saillie
- Possibilité de nettoyer correctement le périnée de la jument et le pénis de l’étalon avant la saillie
Les inconvénients sont principalement liés à la gestion accrue et à l’implication du personnel nécéssaire à la monte en main. Les exigences en matière de gestion de la monte en main sont les suivantes : [1]
- L’entretien d’un boute-en-train ou « étalon souffleur » pour identifier le moment où les juments sont réceptives à l’accouplement
- Tests répétés auprès des juments à l’aide de l’étalon souffleur
- Palpations rectales répétées ou échographies des ovaires de la jument pour déterminer le moment optimal pour l’accouplement
- Participation d’au moins trois personnes qualifiées au cours du processus de monte en main
Contention et équipement de protection
La monte en main nécessite une contention appropriée de la jument et de l’étalon pour réduire le risque de blessure. De nombreux élevages utilisent une longe à chaîne et/ou un tord-nez pour restreindre la jument pendant la procédure. [1]
Pour empêcher la jument de donner des coups de pied à l’étalon, certains élevages utilisent une sangle autour de l’un des membres antérieurs de la jument ou des entraves d’accouplement. [1]
D’autres équipements peuvent inclure des bottes de protection, qui rembourrent les sabots de la jument pour réduire les blessures en cas de coup de pied, et un tablier de cou en cuir, qui empêche la jument d’être blessée par l’étalon. [1][2] Certaines juments doivent être mises sous sédation pour faciliter l’accouplement. [1][4]
Pour l’étalon, le manieur utilise souvent une longe à chaîne ou une bride d’accouplement pour le contrôler. [1][2]
Les étalons reçoivent un entraînement pour s’assurer qu’ils suivent bien, s’arrêtent et reculent sur commande avant l’accouplement. [2] Cet entraînement réduit le risque que l’étalon devienne incontrôlable pendant l’accouplement, ce qui met en danger la jument et les manieurs. [2]
Les étalons qui se cabrent, frappent ou mordent la jument ou le manieur doivent être retirés du service et recevoir un entraînement supplémentaire afin de réduire leur comportement dangereux. [2]
Dans le cas des étalons qui dirigent leur agressivité uniquement vers les manieurs, le changement de la configuration de la zone d’accouplement peut donner des résultats efficaces. En positionnant la jument de manière à ce que seul son arrière-train soit exposé dans un boxe situé dans un manège couvert ou un autre espace avec un sol antidérapant et qui peut être fermé, puis en laissant l’étalon aller en liberté pour s’accoupler, on peut obtenir une saillie réussie et sans incident. Les étalons sont plus faciles à gérer juste après l’accouplement.
Manieurs
La sécurité des manieurs est également primordiale, en particulier pour ceux en contact direct avec l’étalon. Toutes les personnes impliquées dans le processus d’accouplement devraient porter un casque, une veste de sécurité équestre et des bottes de travail. [1]
Au moins trois personnes sont nécessaires : [1][2][4]
- Une pour manier l’étalon
- Une pour manier la jument
- Une pour diriger l’étalon vers la jument si nécessaire
Seules des personnes qualifiées devraient être présentes dans la zone d’accouplement lorsque les chevaux sont présents.
L’aire d’accouplement
L’aire d’accouplement doit être sécuritaire pour l’étalon et la jument afin de réduire le risque de blessure. Le sol de l’aire d’accouplement doit être antidérapant et sans poussière. [2][4] De nombreux établissements d’élevage utilisent des revêtements de sol synthétiques ou en caoutchouc pour assurer une traction adéquate dans l’aire d’accouplement. [2][4]
L’aire d’accouplement doit être aussi dégagée que possible afin d’éviter que les chevaux ne s’empêtrent dans des objets. [4]
Certains étalons peuvent avoir des préférences sur le type de sol, et certains étalons peuvent préférer s’accoupler « en pente » plutôt que sur une surface plane. [2] La hauteur relative de l’étalon et de la jument peut également jouer un rôle dans l’ajustement de l’aire d’accouplement.
Des tapis peuvent être placés derrière la jument pour offrir un meilleur accès à un étalon plus petit, ou ils peuvent être placés sous les pieds arrière de la jument pour s’adapter à un étalon plus grand. [2]
Procédure d’accouplement
La première étape de la monte en main consiste à présenter la jument à un étalon souffleur, afin de s’assurer qu’elle est en chaleur et réceptive à l’accouplement. En général, les éleveurs placent les juments dans un espace de contention rembourré pendant les tests, afin de réduire le risque de blessure si la jument donne des coups de pied ou si l’étalon souffleur frappe. [1]
Si la jument est en chaleur, le manieur nettoie soigneusement son périnée avec du savon en vue de l’accouplement afin de réduire le risque de contamination bactérienne. [1] Le manieur enveloppe ensuite sa queue pour éviter que les poils ne gênent l’intromission. [1] La jument doit être soigneusement rincée car les savons/désinfectants sont spermicides.
Les dispositifs de contention ou équipements de protection sont ensuite mis en place, et un lubrifiant est ajouté au périnée pour faciliter l’accouplement. [1]
Les manieurs préparent ensuite l’étalon. Le pénis de l’étalon est soigneusement lavé avant la saillie, afin de réduire le risque de contamination bactérienne du tractus reproducteur de la jument. [1][3] L’exception concerne les étalons qui s’accouplent régulièrement car cela perturbe la flore bactérienne normale du pénis [8]
Une fois les deux chevaux préparés, les manieurs conduisent l’étalon vers le flanc de la jument et lui permettent d’interagir avec elle. Une fois qu’il est en érection, les manieurs l’autorisent à monter la jument. Un manieur tire la queue de la jument sur le côté pour éviter qu’elle n’interfère avec l’accouplement. [1][2]
Une fois l’accouplement terminé, l’étalon doit être immédiatement retiré de la zone d’accouplement pour éviter toute agression entre les deux chevaux. [1] Le manieur lave le pénis de l’étalon avant de le ramener à son box ou son enclos. [2]
Prévention des maladies
Les organes reproducteurs des étalons et des juments peuvent héberger des bactéries, virus ou protozoaires infectieux qui peuvent se transmettre par contact sexuel. [3] Le risque d’infections vénériennes est nettement plus élevé dans les cas de monte naturelle, car les antibiotiques ou autres produits utilisés dans les dileurs de sperme pour l’insémination artificielle peuvent largement éliminer les pathogènes bactériens. [3]
Les établissements d’élevage exigent souvent des tests de dépistage des maladies afin de réduire le risque de propagation des infections vénériennes.
Endométrite bactérienne
Bien qu’il ne s’agisse pas d’une véritable maladie infectieuse, l’affection la plus fréquente survenant après un contact sexuel chez les chevaux est l’endométrite bactérienne. L’endométrite, ou inflammation de la muqueuse utérine, se produit généralement lorsque des bactéries naturellement présentes sur le périnée des juments ou le pénis des étalons pénètrent dans l’utérus pendant l’accouplement. [3]
L’endométrite peut entraîner l’infertilité chez les juments, provoquant des échecs de reproduction et des pertes économiques. [3] Les bactéries courantes associées à l’endométrite bactérienne incluent Streptococcus, Klebsiella, Pseudomonas et Escherichia coli. [3]
Un nettoyage minutieux du périnée de la jument et du pénis de l’étalon peut réduire le risque d’endométrite bactérienne après l’accouplement. [1][2][5]
Métrite contagieuse équine
La métrite contagieuse équine (MCE) est une infection bactérienne due à la bactérie Taylorella equigenitalis. [2][5] Cette bactérie provoque généralement des infections vaginales et une infertilité temporaire chez les juments, les étalons ne présentant que peu de symptômes. [2][5] Certaines juments ne présentent aucun symptôme et peuvent être une source d’infection pour les étalons. [5]
Les étalons et les juments doivent être testés pour la MCE avant l’accouplement. Pour tester la MCE, le vétérinaire prélève des écouvillons du clitoris et de la muqueuse utérine chez les juments, ou de la hampe pénienne et du prépuce chez les étalons. [2][5] Un laboratoire effectue une culture bactérienne ou un test de réaction en chaîne par polymérase (PCR) pour identifier la bactérie et confirmer si le cheval est infecté. [5]
Le traitement de la MCE consiste à administrer des antibiotiques et à nettoyer soigneusement les organes génitaux externes. [2] Une fois que le cheval n’est plus testé positif à la maladie, le service naturel peut reprendre.
Artérite virale équine
L’artérite virale équine (AVE) est une infection virale qui provoque des lésions aux vaisseaux sanguins, entraînant un œdème et une enflure des membres et du bas-ventre. [5] L’AVE peut entraîner un avortement ou une fausse couche chez jusqu’à 60 % des juments gestantes. [5]
Bien que l’AVE se propage principalement par les sécrétions respiratoires, elle peut également se transmettre par voie vénérienne par le biais le sperme. [5] Il est recommandé de tester tous les étalons entrant dans un programme de reproduction, car de nombreux chevaux ne présentent aucun symptôme de la maladie. [2]
En général, l’évaluation en laboratoire de l’AVE consiste à tester le sérum sanguin pour détecter des anticorps contre le virus, ce qui indique une exposition antérieure au virus. [5] Les étalons dont le test est positif pour l’AVE peuvent encore être utilisés, mais ne doivent être accouplés qu’avec des juments ayant déjà eu l’AVE ou ayant été vaccinées contre la maladie. [5]
À titre préventif, les jeunes étalons qui ne sont pas encore en reproduction peuvent être vaccinés contre l’AVE, ce qui les empêchera de devenir des porteurs asymptomatiques. [2]
Exanthème coïtal équin
L’exanthème coïtal équin est une infection virale causée par l’herpèsvirus équin-3 (HVE-3). L’infection est fortement contagieuse et provoque de petites érosions ou ulcérations sur la vulve ou le pénis qui se résorbent en 2-3 semaines. [5]
Une fois qu’un cheval est infecté, l’HVE-3 reste latent dans le tractus reproducteur du cheval. Il peut être réactivé à tout moment, provoquant une autre série d’ulcérations du système reproducteur. [5]
L’impact principal de l’HVE-3 pour les opérations d’accouplement est principalement dû à la diminution d’utilisation d’un étalon affecté, ce qui réduit le nombre de juments avec lesquelles il est en mesure de s’accoupler pendant une même saison. [5][6] Les juments sont également désavantagées car elles manqueront des opportunités de reproduction et peuvent ne pas tomber enceintes avant la fin de la période de reproduction souhaitée. [5]
La prévention de l’HVE-3 repose principalement sur un examen minutieux des animaux reproducteurs avant l’accouplement, afin que les animaux activement affectés ne soient pas accouplés et ne propagent donc pas le virus à d’autres chevaux. [5][6]
Dourine
La dourine est une maladie protozoaire mortelle causée par Trypanosoma equiperdum, que l’on trouve principalement en Afrique, en Amérique du Sud et Centrale, ainsi qu’au Moyen-Orient. [2][5] La voie de transmission exacte de la dourine est inconnue, mais on suppose qu’elle est vénérienne.
La dourine provoque de la fièvre, des écoulements du pénis ou de la vulve ainsi que des lésions cutanées surélevées, évoluant vers une maladie neurologique et la mort. [2][5] Environ 50 % des chevaux meurent dans les 6 à 8 semaines suivant l’apparition des symptômes. [5]
Certains chevaux semblent être des porteurs asymptomatiques de la maladie; c’est pourquoi les chevaux des régions où la dourine est fréquente doivent être testés pour le protozoaire avant l’accouplement. [5] Certaines réglementations internationales exigent l’euthanasie des chevaux testés positifs dans le cadre d’une stratégie d’éradication. [5]
Foire aux questions
Voici des réponses aux questions courantes sur la reproduction par monte naturelle (saillie naturelle) chez les chevaux :
La reproduction par monte naturelle, aussi appelée saillie naturelle, est une méthode de reproduction dans laquelle un étalon et une jument s’accouplent physiquement sans recours aux technologies de reproduction assistée. Cette méthode est couramment utilisée dans l’industrie équine et est exigée par certains registres de race, comme les Thoroughbreds.
La reproduction par monte naturelle offre plusieurs avantages, notamment un coût global inférieur à l’insémination artificielle, une moindre intervention vétérinaire et l’admissibilité aux registres de race qui exigent la saillie naturelle. Elle ne nécessite pas la collecte ni le traitement de la semence et peut réduire le besoin d’une surveillance intensive des chaleurs chez les juments. Toutefois, la reproduction par monte naturelle comporte aussi des risques notables, notamment une probabilité plus élevée de blessures tant pour l’étalon que pour la jument, ainsi qu’un risque accru de transmission de maladies vénériennes. Comme les deux chevaux doivent être présents physiquement, la monte naturelle offre aussi moins de flexibilité sur le plan logistique comparativement à l’insémination artificielle.
La saillie en main, aussi appelée saillie contrôlée, est une méthode où l’étalon et la jument sont rapprochés sous étroite supervision, des handlers contrôlant les deux chevaux pendant l’accouplement. Cette approche permet un choix du moment précis de la saillie, une meilleure hygiène et un risque réduit de blessures, ce qui en fait l’option privilégiée pour les chevaux de grande valeur et les programmes de reproduction gérés. En revanche, la saillie au pâturage consiste à mettre un étalon avec un groupe de juments et à laisser la reproduction se produire naturellement avec un minimum d’intervention humaine. Bien que la saillie au pâturage soit moins coûteuse et exige moins de manipulation, elle offre moins de contrôle sur le moment, augmente le risque de blessures et rend plus difficile le suivi de la fertilité ou l’identification de problèmes liés à la reproduction.
La reproduction par monte naturelle peut être utilisée pour des chevaux de grande valeur, mais la saillie en main est généralement privilégiée afin de réduire le risque de blessures. Cette méthode exige des handlers expérimentés, une contention adéquate et des installations appropriées pour assurer la sécurité de l’étalon, de la jument et du personnel.
Certains registres de race, notamment les Thoroughbreds, exigent la reproduction par monte naturelle afin de préserver l’intégrité du pedigree et les normes traditionnelles d’élevage. Les poulains conçus par insémination artificielle ne sont pas admissibles à l’enregistrement dans ces registres.
La reproduction par monte naturelle implique l’accouplement naturel d’un étalon et d’une jument et est souvent moins coûteuse et nécessite moins d’intervention vétérinaire que l’insémination artificielle. Elle est aussi exigée par certains registres de race, comme les Thoroughbreds. Toutefois, la reproduction par monte naturelle comporte un risque plus élevé de blessures et de transmission de maladies vénériennes et offre moins de flexibilité, puisque les deux chevaux doivent être présents au même endroit. L’insémination artificielle permet de recueillir, de traiter et d’expédier la semence, offrant un meilleur contrôle du moment de la reproduction, un risque réduit de maladies et une sécurité accrue pour les chevaux et les handlers. Bien que l’insémination artificielle soit plus coûteuse et plus exigeante sur le plan de la gestion, elle est souvent privilégiée pour les chevaux de grande valeur et les programmes de reproduction qui accordent la priorité à la sécurité et à la flexibilité logistique.
Résumé
- Les principales formes de reproduction naturelle sont la monte au pâturage et la monte en main
- La monte naturelle présente un risque accru de transmission de maladies vénériennes, nécessitant que les animaux soient testés avant l'accouplement
- La monte en main peut réduire le risque de blessure pour la jument et l'étalon, cependant cette méthode nécessite une implication et une formation exhaustives du personnel
- Les principales maladies sexuellement transmissibles chez les chevaux sont la métrite contagieuse équine, l'artérite virale équine, l'exanthème coïtal équin et la dourine
Références
- Dascanio. J. J. et al., Eds. Equine Reproductive Procedures, 2nd edition. Wiley-Blackwell. 2021.
- McKinnon, A. O. et al. Equine Reproduction. Wiley-Blackwell, 2010.
- Cerny, K. L. et al. Presence of Bacteria on the External Genitalia of Healthy Stallions and Its Transmission to the Mare at the Time of Breeding by Live Cover. Journal of Equine Veterinary Science. 2014.
- Zent, W. W. Thoughts on Standing Stallions for Natural Service. Clinical Techniques in Equine Practice. 2007.
- Lu, K. G. and Morresey, P. R. Infectious Diseases in Breeding Stallions. Clinical Techniques in Equine Practice. 2007.
- Barrandeguy, M. and Thiry, E. Equine Coital Exanthema and Its Potential Economic Implications for the Equine Industry. The Veterinary Journal. 2012. doi: 10.1016/j.tvjl.2011.01.016. View Summary
- Parker, R. Equine Science. 5th Edition. Cengage Learning. 1998.
- Dascanio, J.J and McCue, P. M., Eds, Washing the Penis: Equine Reproductive Procedures. Wiley-Blackwell. 2014.










