Aussi appelées vessigons, les mollettes sont de petites bosses palpables contenant du liquide qui se forment sur les parties inférieures des membres du cheval. [1] Elles apparaissent le plus souvent sur les côtés et à l’arrière de l’articulation du boulet. [1]
Les mollettes se développent en raison d’une accumulation de liquide à l’intérieur de la gaine digitale, qui enveloppe et protège à la fois le tendon fléchisseur profond du doigt (TFPD) et le tendon fléchisseur superficiel du doigt (TFSD). [2]
Bien que les mollettes ne soient généralement pas associées à une boiterie ni à une douleur, elles peuvent apparaître en même temps qu’une blessure. [6] Il est important d’en rechercher la cause sous-jacente, car elle peut avoir un impact sur la mobilité et la carrière sportive du cheval.
Les facteurs contribuant à la formation de mollettes incluent une conformation inadéquate, un déséquilibre des pieds et une activité physique exigeante sur un sol dur ou profond. [4] Des lésions aux ligaments, aux tendons, à la capsule articulaire du boulet ou au cartilage articulaire peuvent également favoriser leur apparition. [4]
Mollettes chez le cheval
Les mollettes (ou vessigons) sont des tuméfactions palpables causées par une accumulation de liquide dans les parties inférieures des membres du cheval. Elles peuvent toucher une ou plusieurs jambes et affecter aussi bien les membres antérieurs que postérieurs. [1]
Bien qu’elles soient généralement considérées comme bénignes et qu’on les observe souvent chez des chevaux en parfaite santé, il demeure important d’en comprendre les causes, les symptômes et les options de prise en charge.
On distingue deux grands types de mollettes :
- Idiopathiques : mollettes dont la cause est inconnue et qui ne posent généralement pas de problème autre qu’une imperfection esthétique. [6]
- Pathologiques : mollettes provoquées par une maladie ou une affection sous-jacente. [6]
Développement des mollettes
Les mollettes résultent d’une accumulation de liquide à l’arrière de l’articulation du boulet, dans la gaine synoviale digitale. [3]
La gaine synoviale digitale est une structure protectrice abritant à la fois le tendon fléchisseur profond du doigt (TFPD) et le tendon fléchisseur superficiel du doigt (TFSD). Ces tendons longent l’arrière des membres inférieurs du cheval.
Les deux tendons descendent à l’arrière du boulet. Le TFPD se prolonge jusque dans le sabot pour s’attacher à l’os du pied (troisième phalange), tandis que le TFSD s’attache à l’os de la deuxième phalange.
La gaine digitale entoure ces deux tendons et est tapissée d’une membrane synoviale. Cette membrane produit le liquide synovial, permettant aux tendons de glisser en douceur au niveau de l’articulation du boulet. [3]
Lorsque la gaine tendineuse est endommagée ou enflammée, la production de liquide synovial augmente, provoquant une enflure et une distension de la gaine vers l’extérieur. [3] L’enflure peut s’étendre du milieu du canon jusqu’à la région du milieu du paturon, à l’arrière du boulet.
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Types de mollettes
L’accumulation de liquide synovial peut produire des gonflements visibles sur les côtés et à l’arrière du boulet, dans les zones où la gaine tendineuse n’est pas restreinte par d’autres structures. Ces enflures se présentent sous deux formes :
- Mollette articulaire : caractérisée par une distension de la capsule articulaire du boulet. [3][4]
- Mollette non articulaire : aussi appelée mollette tendineuse, elle implique un gonflement de la gaine du tendon fléchisseur digital. [4][5]
Même si les mollettes ne sont pas nécessairement le signe d’une blessure, leur apparition est fréquente durant le processus de guérison d’une lésion du boulet. [8]
Les mollettes peuvent se développer sur un seul membre, sur les deux antérieurs, les deux postérieurs ou sur les quatre membres. [3]
Mollettes idiopathiques
Le type le plus fréquent est la mollette idiopathique, c’est-à-dire une mollette dont la cause sous-jacente est inconnue. Typiquement, ces mollettes apparaissent des deux côtés du tendon et sont symétriques aux deux postérieurs. [6]
Les mollettes idiopathiques sont souvent chroniques, et elles affectent le cheval sur une longue période. Toutefois, leur volume peut augmenter après l’effort, en raison d’un stress accru sur les tendons. [9]
Certains chevaux ont une prédisposition anatomique à développer ce type de mollette en raison de leur conformation. À titre d’exemple, les chevaux ayant des pieds bots sont plus sujets aux mollettes.
Les mollettes idiopathiques ne sont pas associées à une boiterie, puisqu’elles ne résultent d’aucune blessure sous-jacente.
Mollettes inflammatoires
Il est essentiel de distinguer les mollettes – qui sont des gonflements mous et froids autour du boulet – d’un gonflement provoqué par une inflammation articulaire. [8] Il est possible que le gonflement touche à la fois l’articulation du boulet et la gaine digitale.
Les mollettes inflammatoires s’accompagnent souvent de chaleur, de douleur et parfois de boiterie. Ces mollettes plus volumineuses peuvent indiquer une blessure sous-jacente.
Une mollette tendineuse inflammatoire touche généralement un seul membre de façon plus marquée. Elle s’accompagne souvent d’une certaine boiterie, parfois subtile. [6]
Les mollettes et la boiterie peuvent survenir en même temps que des lésions tendineuses ou ligamentaires. Plus particulièrement, les blessures aux tendons fléchisseurs digitaux ou aux ligaments avoisinants peuvent entraîner des mollettes. Des lésions provoquant des adhérences à l’intérieur de la gaine tendineuse peuvent également en être la cause.
Les mollettes inflammatoires peuvent aussi apparaître à la suite d’une boiterie sur un autre membre, lorsque la surcharge sur le membre opposé cause une hyperextension chronique de l’articulation du boulet.
Signes et symptômes
Même si les mollettes ne sont généralement pas douloureuses, elles peuvent révéler un problème sous-jacent ou une prédisposition aux blessures.
Si votre cheval souffre de mollettes, surveillez attentivement les variations de taille et de symétrie du gonflement. Les membres atteints doivent également être examinés pour détecter la présence de chaleur ou de boiterie.
Caractéristiques
Molles et palpables : les mollettes sont généralement molles au toucher et donnent une impression spongieuse, semblable à celle d’une poche remplie de liquide. Elles cèdent souvent à une légère pression.
Emplacement : elles se situent généralement à l’arrière de l’articulation du boulet, dans la zone de la gaine digitale. L’enflure peut s’étendre du milieu du canon jusqu’au milieu du paturon.
Symétrie bilatérale : elles surviennent souvent de manière bilatérale, c’est-à-dire sur les deux jambes ou sur les quatre membres.
Indolores : les mollettes ne sont généralement pas douloureuses à la palpation. Les chevaux atteints ne montrent habituellement aucun signe d’inconfort lors de la flexion du boulet ou lorsqu’on manipule la zone.
Froides au toucher : contrairement aux affections inflammatoires qui peuvent s’accompagner de chaleur et de douleur, les mollettes sont généralement froides au toucher et ne présentent aucun autre signe d’inflammation. [8]
Causes
Les mollettes tendineuses se développent en raison d’une accumulation excessive de liquide synovial dans la gaine du tendon fléchisseur digital. [3] Elles peuvent se former à la suite d’un traumatisme ou d’un stress accru exercé sur les tendons fléchisseurs digitaux, souvent provoqué par une hyperextension de l’articulation du boulet. [9]
Ce type de mollette est considéré comme une blessure d’usure progressive, susceptible de s’aggraver avec le temps.
Les mollettes résultent généralement d’épisodes répétés d’inflammation articulaire (synovite), d’affections dégénératives des articulations, de problèmes structurels intra-articulaires (comme des fragments osseux ou des lésions d’ostéochondrose), ou encore d’un étirement excessif de la capsule articulaire. [3][5]
Facteurs de risque
Plusieurs facteurs peuvent prédisposer un cheval au développement de mollettes. Il est important que les propriétaires de chevaux comprennent et gèrent ces facteurs.
Âge :
Les mollettes peuvent apparaître chez des chevaux de différents âges, mais selon des observations anecdotiques, elles sont plus fréquentes chez les athlètes équins âgés. [17]
Charge répétitive et hyperextension :
Les chevaux soumis à un entraînement régulier présentent un risque accru de mollettes en raison du stress répété et de l’hyperextension de l’articulation du boulet. [9] Le problème est plus courant chez les chevaux ayant une longue carrière dans le sport de compétition.
Déséquilibre du sabot :
Les mollettes peuvent se développer à cause d’un déséquilibre du sabot résultant d’un parage ou d’un ferrage inadéquat. [9] Un sabot déséquilibré modifie la manière dont le cheval répartit son poids, ce qui peut engendrer une distribution inégale des forces sur les articulations, les tendons et les ligaments du membre.
Conformation :
Toute conformation entraînant une hyperextension chronique du boulet peut favoriser des mollettes. Les chevaux présentant les conformations suivantes sont sujets à l’hyperextension du boulet : [9]
- Pince longue
- Talon bas
- Paturons longs et inclinés
- Paturons excessivement droits
Diagnostic
Si vous soupçonnez que votre cheval souffre de mollettes, consultez votre vétérinaire afin d’obtenir un diagnostic. Celui-ci déterminera si les mollettes sont idiopathiques ou liées à un processus inflammatoire.
Le diagnostic peut être établi à partir des antécédents médicaux du cheval, de sa carrière sportive, d’examens d’imagerie diagnostique et d’une analyse du liquide synovial.
Antécédents médicaux
Assurez-vous que votre vétérinaire soit informé de toute blessure ou affection médicale antérieure touchant les membres de votre cheval. Si votre cheval a de petites mollettes depuis longtemps, sans montrer d’inconfort, celles-ci ne constituent probablement pas une préoccupation majeure.
Cependant, si vous observez des changements soudains, comme un membre plus enflé que l’autre ou des signes de boiterie, informez-en immédiatement votre vétérinaire.
Si vous remarquez une accumulation de liquide au niveau de la gaine synoviale digitale, prenez note des éléments suivants :
- Depuis combien de temps le gonflement est présent
- S’il y a une accumulation similaire de liquide sur le membre opposé
- Si le cheval boite ou a déjà souffert d’une boiterie
Discuter de ces détails avec votre vétérinaire l’aidera à déterminer si l’accumulation de liquide résulte de mollettes ou d’une blessure à la gaine synoviale digitale.
Votre vétérinaire effectuera également un test de flexion du membre distal afin d’évaluer la présence d’une boiterie.
Échographie
L’échographie est un outil d’imagerie diagnostique permettant d’évaluer les tissus mous ainsi que la présence de liquide dans et autour de la gaine du tendon fléchisseur digital profond (TFPD). [10][11] Elle aide à orienter le traitement et à établir un pronostic probable.
L’échographie offre plusieurs avantages diagnostiques :
- Elle permet de détecter des particules flottantes dans le liquide, pouvant indiquer une infection.
- Elle permet d’identifier des déchirures dans les tendons fléchisseurs ou à leurs insertions.
- Elle peut révéler des plaies punctiformes difficiles à détecter lors de l’examen clinique, ainsi que la présence de corps étrangers dans la gaine.
Les corps étrangers apparaissent sous forme de points brillants à l’échographie, car les ultrasons ne les traversent pas et sont réfléchis.
Radiographie
La radiographie peut s’avérer utile pour examiner les structures osseuses adjacentes au TFPD, y compris les os sésamoïdes proximaux, qui peuvent être impliqués dans la formation des mollettes.
Les radiographies permettent d’identifier d’éventuelles modifications ou anomalies osseuses autour de l’articulation du boulet susceptibles de contribuer à l’apparition du gonflement. Si le cheval a subi un traumatisme, les radiographies peuvent révéler des fractures ou d’autres lésions associées aux mollettes.
Certains chevaux peuvent souffrir d’arthrite ou d’autres maladies articulaires entraînant des changements de la structure osseuse et favorisant l’accumulation de liquide. Les radiographies aident à diagnostiquer ces pathologies.
Analyse du liquide synovial
Le prélèvement d’un échantillon de liquide synovial de la gaine tendineuse peut également fournir des informations diagnostiques précieuses. [12] Cette procédure est appelée ponction articulaire ou arthrocentèse.
L’analyse du liquide permet de vérifier la présence de niveaux élevés de cellules inflammatoires. Une augmentation de ces cellules indique un processus inflammatoire actif, pouvant révéler une blessure ou une maladie dans l’articulation ou la gaine tendineuse.
Le liquide synovial peut aussi être analysé pour détecter des signes d’infection. La présence de bactéries ou une augmentation du nombre de globules blancs peuvent indiquer une infection septique de l’articulation ou de la gaine tendineuse.
Des taux élevés de protéines dans le liquide peuvent également témoigner d’une inflammation ou d’une lésion dans l’articulation ou la gaine tendineuse.
Diagnostic différentiel
Le diagnostic différentiel désigne le processus par lequel un vétérinaire détermine quelle maladie ou affection explique les symptômes du cheval. Il consiste à écarter d’autres problèmes de santé pouvant présenter des signes cliniques similaires.
Votre vétérinaire distinguera les mollettes d’autres affections en évaluant l’état physique du cheval et en réalisant divers examens diagnostiques.
L’évaluation du cheval peut inclure un bloc de la gaine tendineuse sous anesthésie, une échographie, une imagerie par résonance magnétique (IRM) ou une ténoscopie, qui consiste à examiner visuellement l’intérieur de la gaine à l’aide d’une caméra à fibre optique.
Les affections à exclure lors du diagnostic des mollettes incluent l’œdème de stagnation, la paraténonite et la desmite du ligament annulaire proximal.
Œdème de stagnation
Il est important de différencier les mollettes de l’œdème de stagnation, qui correspond à un gonflement dû à l’inactivité. Certains chevaux présentent un gonflement des membres lorsqu’ils demeurent immobiles pendant de longues périodes, notamment après un exercice intense.
Bien que ce gonflement ressemble aux mollettes, l’œdème de stagnation résulte d’une mauvaise circulation. Ce gonflement est transitoire (de courte durée) et diminue lorsque le cheval recommence à bouger ou à faire de l’exercice.
Paraténonite
La paraténonite est une affection caractérisée par une accumulation de liquide dans la gaine synoviale digitale, ce qui peut imiter l’apparence des mollettes. [7] Elle implique une inflammation de la membrane synoviale entourant la gaine tendineuse.
La paraténonite se distingue des mollettes, car elle s’accompagne d’un gonflement aigu, de douleur à la palpation de la zone affectée et d’une boiterie. [15]
Desmite du ligament annulaire proximal
La desmite du ligament annulaire proximal correspond à une inflammation du ligament annulaire situé dans la partie supérieure (proximale) de la gaine du tendon fléchisseur digital.
Ce ligament stabilise les tendons fléchisseurs digitaux à l’arrière du boulet, assurant ainsi un mouvement fluide et évitant tout déplacement excessif du tendon.
La desmite du ligament annulaire proximal peut entraîner une douleur, un gonflement et une limitation des mouvements des tendons concernés. On peut parfois observer une enflure au-dessus et au-dessous du ligament. [6][7]
Pronostic
Le pronostic des mollettes chez le cheval est généralement favorable. Ces gonflements bénins remplis de liquide sont souvent d’ordre esthétique et ne révèlent généralement pas de problème sous-jacent grave. Toutefois, les mollettes chroniques sont difficiles à éliminer complètement.
Les traitements thérapeutiques, comme le drainage du liquide et l’administration de corticostéroïdes, d’acide hyaluronique ou de divers médicaments régénératifs, peuvent réduire temporairement l’accumulation de liquide, mais le gonflement tend souvent à réapparaître avec le temps.
Traitement
Consultez votre vétérinaire afin d’établir un plan de traitement approprié pour les mollettes de votre cheval. Le traitement dépendra des symptômes de votre animal, de la carrière sportive et de la cause sous-jacente de l’accumulation de liquide.
Repos
Si les mollettes résultent d’un surentraînement, réduire la charge de travail du cheval ou lui accorder du repos peut contribuer à atténuer le gonflement. Dans certains cas, votre vétérinaire pourrait recommander du repos au box avec des sorties restreintes, afin de limiter les mouvements et de contrôler l’inflammation.
Dans la majorité des cas, une fois l’inflammation de la gaine tendineuse digitale résorbée, il est possible de reprendre progressivement le travail monté. Si une lésion tendineuse sous-jacente est présente, le processus de réparation et de remodelage peut prendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois. [16]
Médicaments
Votre vétérinaire peut prescrire des médicaments anti-inflammatoires dans le cadre du plan de traitement.
Des injections intramusculaires de glycosaminoglycanes polysulfatés (GAGPS), comme Adequan®, peuvent également être administrées.
Dans les cas plus graves, votre vétérinaire peut envisager des interventions supplémentaires, telles que des stéroïdes, des injections ou un drainage.
Soins des sabots
Des soins appropriés des sabots jouent un rôle important dans le traitement et la prévention des mollettes chez les chevaux. Un équilibre correct du pied est essentiel pour réduire la tension exercée sur les tendons et les ligaments.
Travaillez avec un maréchal-ferrant qualifié pour évaluer et corriger tout déséquilibre des sabots de votre cheval grâce au parage et au ferrage.
Thérapies de soutien
La thérapie par le froid, les bandages de soutien et les cataplasmes peuvent aider à soigner les foulures ou les entorses mineures susceptibles de favoriser la formation de mollettes.
L’application d’un onguent tel que le furacine sous un bandage peut également aider à réduire l’enflure.
Gestion à long terme
Chez les chevaux âgés présentant des mollettes chroniques, une surveillance continue est cruciale pour éviter la progression ou l’augmentation de la distension de la gaine tendineuse. Cependant, dans la plupart des cas chroniques, les mollettes sont considérées comme des imperfections esthétiques et n’affectent pas significativement les performances ni la qualité de vie du cheval.
Les chevaux souffrant de mollettes chroniques devraient sortir à l’extérieur en liberté de façon régulière afin de favoriser la circulation et de réduire l’enflure.
Traitement des causes sous-jacentes
Si les mollettes apparaissent en raison d’un problème sous-jacent, collaborez avec votre vétérinaire pour en traiter la cause première. Si elles ne sont pas prises en charge, les mollettes peuvent s’aggraver et entraîner une boiterie allant de légère à sévère.
Par exemple, les mollettes peuvent être associées à des lésions des tendons fléchisseurs digitaux, entraînant la formation d’adhérences à l’intérieur de la gaine digitale. Cela peut provoquer un épaississement du ligament annulaire palmaire ou plantaire. L’articulation du boulet des membres affectés peut également présenter une résistance lors du test de flexion.
Il est essentiel de résoudre ces problèmes sous-jacents pour prévenir la boiterie.
Prévention
Il n’est pas toujours possible d’éviter les mollettes chez le cheval. Cependant, certaines pratiques de gestion peuvent être mises en place pour réduire les risques.
Suivez ces conseils pour prévenir la formation de mollettes chez votre cheval :
- Parage des sabots : maintenez un bon équilibre des sabots de votre cheval grâce à un parage et un ferrage réguliers réalisés par un maréchal-ferrant qualifié.
- Suivi vétérinaire : des examens réguliers permettent de détecter une boiterie et de traiter rapidement tout signe de problème articulaire.
- Échauffement avant l’exercice : mettez en place des routines complètes d’échauffement et de retour au calme avant et après l’exercice pour réduire le risque de blessure.
- Prévention du surmenage : élaborez un programme d’entraînement et d’exercice approprié afin de limiter la tension exercée sur les tendons et les ligaments des membres.
- Sorties à l’extérieur : offrez à votre cheval des opportunités de sorties à l’extérieur régulières sur un pâturage adéquat pour favoriser une bonne circulation sanguine.
- Détection de la boiterie : soyez attentif aux premiers signes d’inconfort ou de boiterie et demandez rapidement l’avis d’un vétérinaire.
Nutrition
Une alimentation équilibrée peut contribuer à réduire le risque de mollettes et à soutenir une régulation saine de l’inflammation.
Misez sur une alimentation à base de fourrage et évitez les aliments complets à base de céréales contenant des niveaux élevés de sucre et d’amidon. Assurez-vous également que votre cheval reçoive des quantités adéquates de nutriments anti-inflammatoires clés, notamment :
Le supplément Omneity® de Mad Barn est un supplément complet de vitamines et minéraux qui permet de répondre aux besoins nutritionnels de votre cheval. Omneity® soutient la santé des sabots, le métabolisme énergétique, les défenses antioxydantes, les performances et le bien-être général.
Pour les chevaux ayant besoin d’un soutien articulaire supplémentaire, envisagez d’ajouter un supplément d’acides gras oméga-3 afin de réguler l’inflammation et de favoriser la santé des tissus conjonctifs.
L’huile w-3 de Mad Barn est un supplément de gras enrichi en acide gras oméga-3 DHA. L’huile w-3 fournit également 1500 UI de vitamine E naturelle par portion. [14]
Vous pouvez aussi favoriser la santé articulaire de votre cheval en lui donnant du MSM, une source naturelle de soufre, un minéral qui contribue au maintien de la santé des articulations, des tendons et des ligaments. [13]
Le MSM aide également à réguler l’inflammation et soutient la synthèse du collagène, une protéine essentielle à la formation et à l’entretien du cartilage.
Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur les molettes chez les chevaux :
Les molettes chez les chevaux sont des enflures molles remplies de liquide qui se forment autour du bas de la jambe, le plus souvent près de l'arrière et des côtés du boulet. Elles se développent lorsque du liquide synovial s'accumule dans la gaine du tendon fléchisseur digital ou, plus rarement, dans la capsule articulaire du boulet. De nombreuses molettes sont uniquement esthétiques, mais des changements de taille, de chaleur, de douleur ou de boiterie devraient être évalués par un vétérinaire.
Les molettes apparaissent généralement autour du boulet, particulièrement le long des côtés et à l'arrière de l'articulation. L'enflure peut s'étendre du milieu du canon jusqu'au milieu du paturon. Certains chevaux développent des molettes sur une seule jambe, tandis que d'autres en présentent sur les deux membres antérieurs, les deux membres postérieurs ou les quatre membres. Une enflure symétrique et froide est souvent moins préoccupante qu'une enflure soudaine sur un seul membre.
Les molettes ne sont généralement pas douloureuses lorsqu'elles sont molles, froides et chroniques. De nombreux chevaux sans boiterie présentent des molettes sans montrer d'inconfort pendant le mouvement ou lorsque la région est touchée doucement. La douleur, la chaleur, la boiterie ou une enflure d'un seul côté peuvent indiquer une inflammation, une blessure tendineuse, une blessure ligamentaire ou un autre problème nécessitant une évaluation vétérinaire.
Les molettes chez les chevaux peuvent se développer lorsque des tensions répétées ou une hyperextension du boulet augmentent la quantité de liquide dans la gaine tendineuse. Parmi les facteurs contributifs courants, on retrouve l'entraînement intensif, les surfaces dures ou profondes, le déséquilibre des sabots, une mauvaise conformation, des pinces longues, des talons bas et des blessures antérieures aux tendons, ligaments ou structures articulaires. Certains chevaux développent également des molettes idiopathiques sans cause sous-jacente claire.
Monter un cheval qui a des molettes est souvent acceptable lorsque les enflures sont froides, molles, présentes depuis longtemps et non associées à une boiterie. De nombreux chevaux poursuivent un travail normal malgré des molettes esthétiques. L'exercice devrait être réduit et un vétérinaire consulté si l'enflure devient plus importante, chaude, douloureuse, asymétrique entre les membres ou associée à un changement de démarche.
Les molettes sont diagnostiquées à l'aide d'un examen vétérinaire tenant compte de l'historique du cheval, de l'enflure du membre, de la locomotion et de la réponse aux tests de flexion. Une échographie peut être utilisée pour évaluer la gaine du tendon fléchisseur digital, les tendons et les tissus mous environnants. Des radiographies peuvent aider à identifier des changements osseux ou articulaires, tandis qu'un prélèvement de liquide synovial peut être recommandé en cas de suspicion d'inflammation ou d'infection.
Le traitement des molettes dépend du fait que l'enflure soit esthétique ou liée à une blessure. Les molettes bénignes peuvent seulement nécessiter une surveillance, tandis que les cas inflammatoires peuvent exiger du repos, une réduction de l'exercice, une thérapie par le froid, des bandages de soutien, des médicaments anti-inflammatoires ou des soins correctifs des sabots. Une enflure grave ou persistante peut nécessiter un traitement vétérinaire supplémentaire, surtout si des dommages aux tendons, aux ligaments ou aux articulations sont présents.
Les molettes diminuent souvent avec le repos ou une réduction de l'inflammation, mais les molettes chroniques peuvent ne jamais disparaître complètement. Les enflures chroniques remplies de liquide peuvent demeurer comme défauts esthétiques même lorsque le cheval est sans boiterie. Le drainage du liquide ou l'utilisation de médicaments injectables peuvent réduire temporairement l'enflure, mais le liquide peut revenir si la gaine tendineuse ou l'articulation demeure étirée ou irritée.
Un vétérinaire devrait examiner les molettes qui apparaissent soudainement, affectent une jambe plus que les autres, sont chaudes, causent de la douleur ou surviennent avec une boiterie. Des changements rapides peuvent indiquer une blessure tendineuse, une blessure ligamentaire, une inflammation articulaire, une infection ou une autre affection nécessitant un traitement. Les molettes chroniques et symétriques sont souvent moins urgentes, mais elles devraient tout de même être surveillées pour détecter tout changement.
Les molettes ne peuvent pas toujours être prévenues, mais une bonne gestion peut réduire les tensions exercées sur les membres inférieurs. Des soins réguliers par un maréchal-ferrant aident à maintenir l'équilibre des sabots et à limiter les tensions inégales sur les tendons et les ligaments. Un conditionnement progressif, des échauffements et retours au calme appropriés, des surfaces adaptées, du temps au pâturage et une prise en charge précoce de la boiterie peuvent également aider à réduire le risque d'enflure autour du boulet.
Résumé
- Les mollettes chez les chevaux peuvent survenir à la suite d’une accumulation de liquide dans la gaine digitale entourant le tendon fléchisseur profond (TFPD) et le tendon fléchisseur superficiel (TFSD).
- La plupart du temps, les mollettes ne sont ni douloureuses ni nuisibles pour le cheval et constituent uniquement un problème esthétique.
- Certains cas de mollettes sont idiopathiques, d’origine inconnue, tandis que d’autres résultent de processus inflammatoires suite à une blessure.
- Les mollettes peuvent se manifester au niveau de l’articulation du boulet ou le long du tendon fléchisseur digital profond, près du boulet.
- Consultez un vétérinaire pour déterminer si les mollettes de votre cheval découlent d’une cause sous-jacente nécessitant un traitement.
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